Tristan Guilbaud vient de dévoiler le premier épisode de sa web-série, un projet intime qui retrace un parcours loin d’être un long fleuve tranquille. Ce n’est pas seulement du surf ; c’est l’histoire d’un gamin de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui a transformé un rêve d’enfant en une carrière de dix ans au plus haut niveau.
Tout a commencé dans un garage vendéen
Si Tristan a pris ses premières vagues à 4 ans à Tahiti (Papenoo), c’est bien dans le garage familial en Vendée que tout s’est joué. Il se souvient encore de l’odeur de la résine et du bruit du ponçage lorsque son père lui fabriquait sa première planche. Ce lien père-fils, d’abord dans l’eau puis derrière la caméra, a été le socle de sa construction. De ses années en sport-étude à Bayonne jusqu’à son immersion chez la famille Beven (coach de Jérémy Florès), Tristan a tout fait pour atteindre l’excellence.
La « claque » téléphonique à 20 ans
Le documentaire révèle un moment charnière : alors qu’il rentre d’un séjour formateur en Australie et qu’il intègre le top 10 européen pro junior, Tristan perd son sponsor principal… par téléphone. Une claque brutale qui aurait pu le stopper net. Au contraire, cette épreuve a décuplé sa détermination. Sans sponsor, il a continué de travailler pour prouver qu’il avait sa place parmi les pros.
L’œil de la rédaction : un talent pur parfois bridé
Le petit plus d’Icones Surf : Pour avoir partagé un trip au Cap-Vert avec lui (on aperçoit d’ailleurs une image dans le film), je peux vous dire que Tristan est un surfeur de courbes et de puissance. En le voyant charger à Punta Preta, j’ai compris que le circuit de compétition classique ne lui rendait pas toujours justice. C’est un surfeur qui a besoin de longs murs, comme à J-Bay, pour exprimer son plein potentiel.
