La côte de la Nouvelle-Galles du Sud traverse un épisode aussi rare qu’inquiétant. En l’espace de trois jours, quatre attaques de requin ont été recensées, dont plusieurs visant directement des surfeurs. Une succession d’incidents qui a conduit à la fermeture massive de plages et relancé les débats sur l’impact des conditions météo extrêmes.
Dernier incident en date : mardi matin à Point Plomer, sur la Mid North Coast, près de Crescent Head.
Un surfeur de 39 ans a vu sa planche violemment mordue par un requin bouledogue, projeté hors de l’eau selon les témoins. Touché à la jambe et légèrement au torse, il s’en sort avec des blessures superficielles et a pu quitter l’hôpital dans la journée.
Les biologistes du NSW Department of Primary Industries estiment que le requin mesurait entre 2,4 et 2,8 mètres, confirmant une nouvelle fois l’implication probable du requin bouledogue, espèce côtière connue pour fréquenter les eaux troubles.
Cette attaque s’ajoute à une série déjà lourde :
Au total, quatre attaques confirmées, dont trois sur des surfeurs, en moins de 72 heures.
Selon les autorités australiennes et plusieurs experts, cette série ne serait pas le fruit du hasard.
Les pluies torrentielles qui ont frappé Sydney et la côte du NSW ont provoqué un afflux massif d’eau douce, de nutriments agricoles et de déchets organiques vers l’océan, un phénomène largement documenté et expliqué dans une analyse vidéo récente harpa-transcripts (19).
Résultat :
De Port Macquarie à Sydney, de nombreuses plages restent fermées ou sous surveillance par drones et hélicoptères. Les autorités rappellent une règle essentielle :
👉 éviter les embouchures de rivières, surtout après de fortes pluies, et ne pas surfer dans une eau trouble.
Cette série d’attaques rappelle une réalité parfois oubliée : le surf se pratique dans un environnement sauvage, sensible aux bouleversements climatiques. Et ces derniers jours, l’océan australien l’a rappelé avec une brutalité rare.