Catégorie : Combinaison surf

  • Le film choc « The Big Sea » balance la vérité sur l’industrie du néoprène

    Le film choc « The Big Sea » balance la vérité sur l’industrie du néoprène

    En tant que surfeurs, nous aimons nous voir comme des protecteurs de l’océan. On ramasse trois déchets avant de quitter la plage, on évite le plastique… mais avez-vous déjà regardé de près ce que vous portez sur le dos ? J’ai plongé dans le documentaire « The Big Sea », et ce que j’y ai découvert risque de changer radicalement votre prochain achat de matériel.

    L’odeur du néoprène : un parfum de « Cancer Alley »

    On connaît tous cette odeur caractéristique d’une combinaison neuve. Pour nous, c’est l’odeur de la session qui arrive. Pour les habitants de la « Cancer Alley » en Louisiane, c’est l’odeur de la mort. Le film de Lewis Arnold, Chris Nelson et Demi Taylor met en lumière un lien direct et glaçant entre la production du néoprène — ce matériau pétrochimique dont sont faites 90 % de nos combinaisons — et des taux de cancer records dans les populations locales.

    Ce n’est pas seulement un problème écologique, c’est une question de santé public. Les usines qui fabriquent les composants chimiques nécessaires à notre confort thermique sont souvent implantées dans des zones habitées par des communautés marginalisées qui en paient le prix fort.

    Derrière le rêve à 10 milliards de dollars

    L’industrie du surf pèse aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Elle s’est construite sur une image de pureté, de liberté et de respect de la nature. Mais « The Big Sea » brise ce miroir. Le documentaire expose comment le greenwashing a permis à de grandes marques de fermer les yeux sur l’impact humain et environnemental de leur chaîne de production pendant des décennies.

    Keme Nzerem, journaliste nominé aux BAFTA, ne mâche pas ses mots en qualifiant l’œuvre de « l’un des films de plein air les plus importants de tous les temps ». Il ne s’agit plus de savoir si votre combi est souple ou si elle sèche vite, mais de savoir si quelqu’un est mort pour qu’on puisse surfer au chaud cet hiver.

    La solution pousse littéralement sur les arbres

    La bonne nouvelle — car il y en a une — c’est que ce film n’est pas qu’un constat d’échec. C’est un véritable appel à l’action. Il existe une alternative : le caoutchouc naturel (souvent connu sous le nom de Yulex). Une matière qui pousse sur les arbres, qui ne nécessite pas de chimie lourde et qui offre aujourd’hui des performances désormais équivalentes au néoprène classique.

    Grâce à la pression exercée par ce documentaire réalisé en 2024 et les campagnes associées, le vent tourne :

    • Plus de 25 marques de combinaisons ont déjà abandonné le néoprène pétrochimique.
    • Des leaders de l’industrie, comme l’ancien CMO de Xcel Wetsuits, affirment que ce film a « changé l’industrie ».

    Quel domino sera le prochain à tomber ?

    Le néoprène ne se cache pas que dans nos combinaisons. On le retrouve dans les pneus de voitures, les baskets de luxe et même dans l’architecture. Mais c’est nous, les surfeurs, qui menons la charge.

    En refusant d’acheter des produits issus de cette industrie toxique, nous avons le pouvoir de faire basculer le marché. « The Big Sea » nous rappelle que le prix de la vague parfaite ne doit plus être la santé de populations entières.

    Pour en savoir plus sur les projections et la campagne : thebigsea.org

  • Quiksilver et Primaloft : la combinaison qui promet de changer l’hiver des surfeurs

    Quiksilver et Primaloft : la combinaison qui promet de changer l’hiver des surfeurs

    Quiksilver vient de lever le voile sur une innovation qui pourrait bien transformer nos sessions hivernales : une nouvelle génération de combinaisons intégrant la technologie Primaloft Bio.
    Une avancée qui permettrait, selon la marque, de surfer en 3/2 quand tout le monde enfile une 4/3. Rien que ça.

    Une fibre née dans l’armée américaine

    Inventée il y a quarante ans pour l’armée des États-Unis, la fibre Primaloft a été pensée comme une alternative synthétique au duvet naturel.
    Légère, respirante et chaude, elle est aujourd’hui utilisée dans la plupart des doudounes techniques haut de gamme.
    Mais jusqu’à présent, elle n’avait jamais franchi la barrière du surf.

    Avec cette collaboration inédite, Quiksilver (et Roxy) deviennent les premiers à intégrer Primaloft dans une combinaison néoprène.
    Objectif affiché : plus de chaleur, moins d’épaisseur, donc plus de liberté sur la planche.

    35 % plus chaud que les précédentes générations

    Selon les tests réalisés par la marque, le Primaloft Bio offrirait une chaleur supérieure de 35 % à celle de l’ancien revêtement interne Warmflight Eco Velvet.
    Pour le prouver, les équipes ont mené une expérience scientifique :

    “On expose la combinaison à une plaque froide contrôlée, on attend quelques minutes, et on mesure la température à l’intérieur avec un laser. Résultat : les modèles Primaloft conservent bien mieux la chaleur”,
    explique Paolo Magiorelli, designer chez Quiksilver et ancien architecte naval (qui, paraît-il, fabrique aussi son propre limoncello).

    Concrètement, cela signifie qu’un surfeur équipé d’une 3/2 Primaloft pourra surfer dans des eaux à 15°C, là où une 4/3 était jusque-là indispensable.

    Chaleur, souplesse et durabilité

    L’innovation ne se limite pas à l’isolation.
    Le Primaloft est tissé dans la doublure interne des combinaisons, sous forme de deux variantes :

    • Primaloft Warm, plus épais et isolant, utilisé sur le corps et les jambes,
    • Primaloft Stretch, plus fin et souple, réservé aux bras et épaules.

    Résultat : une sensation de légèreté et de liberté rarement atteinte.
    Comme le résume le surfeur indonésien Rio Waida :

    “Je n’ai pas l’habitude de surfer en combinaison, mais celle-ci est folle. Je me sens au chaud dans une 3/2 comme dans une 4/3. C’est léger, c’est souple, c’est un vrai plaisir.”

    Des tests grandeur nature

    Lors d’une session de tests organisée au Portugal, avec des températures d’eau autour de 15°C et un vent glacial, la plupart des surfeurs du team Quiksilver — Kanoa Igarashi, Jackson Bunch — ont surfé en 3/2 toute la semaine.

    “C’est un game-changer absolu. J’ai porté une 3-millimètres tout le trip, alors que tout le monde était en 4/3”,
    témoigne Jackson Bunch, surfeur hawaiien du CT.

    Pour Kanoa Igarashi, l’innovation se ressent surtout à la rame :

    “Le meilleur wetsuit, c’est celui auquel tu ne penses pas. Là, je ne pense plus à la combinaison, ni au froid. C’est exactement ce qu’on recherche.”

    Une démarche écologique assumée

    Autre atout de taille : la fibre Primaloft Bio est biodégradable et fabriquée à partir de matériaux recyclés.
    Quiksilver l’associe à un néoprène naturel, issu du caoutchouc végétal, et à des tissus extérieurs en fibres recyclées post-consommation.
    Un pas vers une production plus responsable, même si la marque reste lucide :

    “Une combinaison restera toujours un produit imparfait écologiquement, mais on veut avancer dans la bonne direction, sans greenwashing”, souligne Alain Riou, un représentant de Quiksilver.

    Une gamme complète pour tous les surfeurs

    La technologie Primaloft sera intégrée sur l’ensemble des gammes 2025 :

    • Highline : la plus légère et la plus stretch, pour les compétiteurs.
    • Marathon Session : la plus chaude, avec Primaloft Warm sur tout le corps.
    • Everyday Session : le modèle accessible (environ 200 €), intégrant déjà la technologie Primaloft Stretch.

    Une démocratisation de l’innovation, qui permet à chacun de bénéficier du même niveau de confort que les pros du team Quik.

    Vers un nouveau standard du surf technique

    Plus chaude, plus légère, plus souple et plus durable : la nouvelle génération de combinaisons Quiksilver x Primaloft Bio pourrait bien redéfinir les attentes des surfeurs du monde entier.
    Et surtout, elle pose une question simple :

    Et si, cet hiver, on pouvait troquer nos 4/3 pour une 3/2 sans grelotter ?

    Nous sommes actuellement en train de tester la combinaison pour faire un review plus personnalisé avec nos impressions après plusieurs sessions. Nous avons choisi la combinaison 4/3mm Marathon Sessions à 410 euros TTC, ce qui est un budget, il faut l’avouer, mais si cher pour du haut de gamme. Bientôt plus d’infos pratiques.