Le monde du surf retenait son souffle (et ses larmes) en voyant Italo Ferreira frotter ses dérives de collection contre le goudron d'un parking australien. Mais après une deuxième vidéo postée ce matin, le mystère s'éclaircit. Si les experts se déchiraient en commentaires sur la théorie de l'hydrodynamique, la réalité est, comme souvent avec Italo, un mélange de pure folie et de pragmatisme brut.
Certains commentaires sous sa dernière vidéo ne s'y trompent pas : "Si on regarde au-delà de la ponceuse version parking, il est en train d'émousser le bord d'attaque de la dérive surf." En clair, Italo ne détruit pas son matériel, il le "shape" à la sauvage. Ce n'est pas la première fois que je vois cela, mais soyons honnête les surfeurs utilisent du papier de verre pour ce type d'opération. Une technique un peu plus orthodoxe que celle d'Italo.
Alors, est-ce un Poisson d'avril ? Oui et non. Le timing de la publication (31 mars / 1er avril) est un début de preuve, de mon point de vue. Italo adore jouer avec les nerfs des puristes. Mais la vidéo "after" le montre à l'eau, déchirant littéralement le plan d'eau de Bells avec ces mêmes dérives.
Qu'il ponce sur du papier de verre 400 ou sur le bitume d'un parking, le résultat est le même : Italo vole, et nous, on regarde.