Miguel blanco surf afrique

Seul au monde : Miguel Blanco a tout misé sur une rumeur en Afrique (et il a bien fait)

Imaginez un instant : vous habitez à Ericeira, avec des tubes world-class à votre porte. Pourquoi tout plaquer pour s’enfermer dans des aéroports, traverser des pistes poussiéreuses en pick-up et finir par attendre 10 jours sous une tempête de sable ? La réponse tient en un mot : Orienta.

Le pari fou d’un « right point » désert

Pour Miguel Blanco, la quête du Graal ne se trouve pas sur Google Maps. Le surfeur portugais a décidé de suivre une simple intuition, une rumeur concernant une droite perdue quelque part sur le littoral africain.

« On est partis chercher une vague sans trop savoir quand, ni où, si elle allait fonctionner », confie-t-il.

Après une semaine de doutes, de sable dans les yeux et d’attente interminable, la magie a fini par opérer. Le décor ? Une eau cristalline, du sable jaune vif, et une droite interminable qui déroule sur des centaines de mètres. Le choc : pas une seule âme à l’horizon.

Une seule planche pour des tubes infinis

Fidèle à l’esprit minimaliste de l’expédition, Miguel n’a emporté que deux planches, passant la quasi-totalité de son temps sur un twinnie signé Akila Aipa. Un choix audacieux pour dompter des sections parfois très « rondes » et imprévisibles.

Si la tentation est grande de vouloir épingler ce spot sur une carte, on respectera ici la règle d’or : on ne nomme pas ce paradis. À l’heure où chaque recoin de la planète est tagué sur Instagram, Blanco nous rappelle que le vrai luxe en 2026, c’est de surfer une merveille avec ses seuls amis. Un souvenir gravé à vie, loin de la foule et du bruit, que vous pouvez découvrir dans son dernier projet visuel.

Le message est clair : la route est longue, mais elle en vaut encore la peine.