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Imaginez la scène. Vous rentrez d’un trip mémorable, vous arrivez à l’aéroport à 2 heures du matin et on vous annonce que votre quiver ne passera pas l’embarquement. C’est exactement l’enfer qu’a vécu Jorge Sangachi à l’aéroport JFK de New York. Après un changement de compagnie inattendu de son vol United vers JetBlue, ce surfeur équatorien s’est heurté à un mur : la politique stricte de la nouvelle compagnie n’autorisant qu’une seule board par housse.
Résultat ? Après une heure de négociations acharnées en pleine nuit face à un guichetier inflexible, il a dû se résoudre à l’impensable : abandonner l’une de ses planches dans une poubelle du terminal. Une vidéo devenue virale le montre en train de forcer sa board dans une corbeille classique, en espérant qu’un chanceux la récupère. Les compagnies aériennes et le matériel de glisse, c’est une relation historiquement toxique. Entre la casse et les règles aléatoires, voyager avec son équipement ressemble souvent à la roulette russe.
J’ai frôlé la catastrophe au retour d’Indonésie
En lisant cette histoire, j’ai eu des sueurs froides. C’est triste, mais cela m’a rappelé une situation quasi identique vécue en rentrant d’Indo via Londres. Bloqué au comptoir, j’ai failli devoir faire le même choix déchirant. La compagnie n’acceptait pas les planches de surf à bord. Heureusement, j’avais une marge de temps suffisante devant moi ce jour-là. J’ai remué ciel et terre et réussi in extremis à dégoter un transporteur privé pour rapatrier mes planches en France.
Si vous prévoyez un surftrip, tirez une leçon de ce gâchis. Ne regardez pas uniquement le prix d’appel du billet d’avion. Épluchez scrupuleusement la politique de la compagnie concernant les bagages hors format et lisez les petites lignes sur le nombre de planches autorisées par boardbag. Payer un vol 50 euros moins cher pour finalement devoir sacrifier une board à plus de 600 euros dans un hall d’aéroport, c’est sans doute le pire calcul que vous puissiez faire.


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