Étiquette : attaque requin

  • Un terrible drame ravive la psychose des squales sur cette plage brésilienne

    Un terrible drame ravive la psychose des squales sur cette plage brésilienne

    Le surf et la baignade ont parfois un visage bien sombre. Dimanche dernier, la plage de Piedade, située à Jaboatão dos Guararapes près de Recife, a été le théâtre d’une scène d’horreur absolue. Un jeune garçon de seulement 11 ans y a perdu sa jambe gauche après l’attaque d’un squale, sous les yeux terrifiés de sa famille.

    PS: nous avons décidé de ne pas diffuser les images

    « S’il vous plaît, ne me laissez pas mourir »

    Alors qu’il se baignait vers 13h40, l’impensable s’est produit. Son oncle, sorti de l’eau quelques instants plus tôt, raconte avoir entendu un bruit étrange. En se retournant, l’eau était déjà rouge de sang. Dans un élan de courage, il a plongé pour extirper son neveu des vagues. Conscient malgré le choc, l’enfant a supplié les sauveteurs de le sauver. Transféré en urgence absolue à l’Hospital da Restauração, les chirurgiens ont dû se résoudre à l’amputation. Ses jours ne sont aujourd’hui plus en danger.

    Un « hotspot » mondial sous haute surveillance

    Ce secteur de la région de Pernambouc est connu des surfeurs pour être l’un des points noirs de la planète concernant les attaques. Nous déconseillons aux surfeurs français de se surfer sur la zone. L’accident s’est d’ailleurs produit dans une zone pourtant truffée de panneaux de signalisation interdisant la baignade. Il s’agit de la 83ème attaque recensée dans l’État depuis 1992, et la 24ème sur cette seule plage de Piedade. Une des plages les plus danegreuses au monde.

    Bien que l’espèce de requin (probablement un bouledogue ou un tigre) n’ait pas été identifiée, ce drame rappelle cruellement le décès d’un adolescent de 13 ans en janvier dernier sur la plage voisine de Del Chifre. Une tension palpable alors que l’élite mondiale du surf s’apprête à débarquer dans le pays du 19 au 27 juin 2026 pour le Vivo Rio Pro.

  • Il se fait mordre deux fois par un requin et conduit calmement jusqu’à l’hôpital

    Il se fait mordre deux fois par un requin et conduit calmement jusqu’à l’hôpital

    Le genre d’histoire qu’on ne trouve qu’en Australie

    Mardi 7 octobre 2025, sur Kangaroo Island, au sud de l’Australie, un surfeur d’une cinquantaine d’années s’est fait attaquer deux fois par un requin Cuivre (bronze whaler).
    Jusqu’ici, rien d’inédit sous les tropiques… sauf que l’homme a rejoint la plage, plié sa planche, et conduit lui-même jusqu’à l’hôpital, sérieusement blessé à la jambe.
    Les médecins ont confirmé : blessures graves, mais pronostic vital non engagé.
    Un scénario digne de Mad Max… mais version surf.

    “Le phoque m’a balancé”

    Selon Shark Watch South Australia, le requin poursuivait un phoque à travers la baie de D’Estrees, sur le spot ironiquement nommé The Sewer (“l’égout”).
    Et c’est là que la scène devient cartoonesque :

    “Un phoque a utilisé le surfeur comme leurre pour échapper au requin”, rapporte l’organisation.
    Résultat : deux morsures, une planche entamée, et un phoque qui repart libre comme l’air.
    Pas sûr que les relations interespèces s’en remettent.

    Le témoin du hasard absolu

    Ce jour-là, un visiteur, Jon Souter, se promenait avec sa famille sur les falaises de Kangaroo Island.
    Ils n’avaient “pas vu un seul être humain depuis des heures”, quand soudain, le hasard du siècle : deux silhouettes à l’eau, un phoque qui file, et derrière… un aileron.
    Souter sort son téléphone, filme le phoque qui passe entre les surfeurs — juste avant que le requin ne frappe.

    “J’ai vu la queue du requin fouetter l’eau, et là j’ai compris qu’il y avait un surfeur au mauvais endroit au mauvais moment.”

    Le tout sur un spot désert, perdu entre les falaises et le grand Sud.
    Pas d’autre témoin que quelques mouettes et… un smartphone.

    “C’était comme être percuté par un camion”

    Le surfeur, prénommé Lee, a raconté plus tard aux policiers que l’impact l’avait projeté hors de sa planche :

    “C’était comme être frappé par un camion. Il m’a mordu le dos, la fesse et le coude avant de disparaître.”

    Un témoignage aussi sec que son humour local.
    Et pourtant, le calme olympien.
    En regagnant la plage, Lee croise la famille Souter — qui, par miracle, avait une trousse de secours.
    Encore plus fort : l’autre surfeur à l’eau était médecin.
    Pas de panique : bandage, compresses, un peu de sang, beaucoup de sang-froid.

    “Le docteur a vérifié que ce n’était pas une artère, on a bandé la jambe, et Lee était surtout inquiet pour sa planche,” raconte Souter.
    “Il demandait où était son matériel, pendant qu’on nettoyait la plaie.”

    Toujours aller surfer avec un médecin

    Après quelques minutes d’impro de secourisme, le docteur-surfeur embarque son ami blessé, et les deux partent direction Kingscote, à 40 minutes de route.
    Pas d’hélico, pas d’ambulance.
    Juste un surfeur mordu deux fois, au volant de sa propre voiture, direction l’hôpital. Le lendemain matin ?
    Lee va bien. Il poste même une photo, un flat white à la main. “Il est très reconnaissant pour les soins reçus,” confirme son employeur, Craig Wickham, qui ajoute qu’il “a eu une sacrée chance”.

    Moralité du jour, selon Souter :

    “Always go surfing with a doctor.”
    Toujours aller surfer avec un médecin.
    Pas idiot, vu le menu local.

    Le spot “The Sewer” : pas vraiment une piscine

    Ironie du sort, The Sewer doit son nom à une vieille légende locale : les tubes y “te recrachent comme une merde”, dixit les surfeurs des années 60.
    Le coin, paradisiaque en apparence, est aussi fréquenté par une forte population de phoques et lions de mer, autrement dit… le buffet préféré des requins.
    Ce n’est d’ailleurs pas la première attaque dans la zone : un surfeur y avait déjà été croqué par un grand blanc il y a cinq ans.

    Les requins Cuivre, pas si gentils qu’ils en ont l’air

    Moins célèbres que leurs cousins blancs, les requins Cuivre sont pourtant responsables d’une quinzaine d’attaques recensées depuis 1962, dont une mortelle.
    Ils peuvent mesurer jusqu’à 3 mètres et attaquent surtout par erreur — ou, comme ici, sous la mauvaise influence d’un phoque manipulateur.

    Et après ?

    Aujourd’hui, Lee se remet, les points de suture en place et le sourire en coin.

    Après avoir aidé le surfeur, la famille Souter a d’ailleurs repris sa balade, pique-nique au soleil et glace au miel à la main.
    Parce qu’en Australie, même après une attaque de requin, la journée continue.

    “C’était un moment extraordinaire de timing,” conclut Jon Souter.
    “On n’avait vu personne depuis des heures, et puis… ce truc-là est arrivé.”

    Un phoque qui balance, un requin distrait, un surfeur stoïque, un médecin providentiel, et un café au lait en guise de happy end.
    Bref : une journée typiquement australienne.

    PS: photo non contractuelle, on sait, ce n’est pas un requin Cuivre en photo…

  • Tragédie à Sydney : un surfeur tué par un requin sur la plage de Long Reef

    Tragédie à Sydney : un surfeur tué par un requin sur la plage de Long Reef

    Une attaque rarissime sur les Northern Beaches

    Sydney a été frappée par une tragédie ce samedi 6 septembre au matin. Un surfeur expérimenté, père de famille, a perdu la vie après avoir été attaqué par un requin à Long Reef Beach, près de Dee Why, sur les célèbres Northern Beaches.
    L’incident est survenu peu après 10h, alors que la plage était très fréquentée en raison d’une météo estivale.

    Selon la police locale, l’homme a été mordu à plusieurs reprises par un grand requin, probablement un requin blanc de grande taille. Son corps, retrouvé flottant dans les vagues, a été ramené au rivage par quatre ou cinq autres surfeurs présents à l’eau. Malgré des tentatives de réanimation, il est décédé sur place.

    Une scène choquante pour les témoins

    De nombreux témoins présents sur la plage décrivent une scène d’horreur.
    « J’étais assise avec mon café quand l’alarme anti-requin a retenti. Deux minutes plus tard, quatre ambulances arrivaient. Ils n’ont pas réussi à le sauver », a confié une habitante locale, Sophie Lumsden, au Daily Telegraph.

    La planche de surf de la victime a été retrouvé brisé en deux, signe de la violence de l’attaque. Le policier Stuart Thomson a confirmé que l’homme avait subi des « blessures fatales », ayant perdu plusieurs membres.

    Un drame familial

    L’identité du surfeur a été rapidement communiquée : il s’agissait d’un père de famille et surfeur expérimenté, habitué à la zone. Sa disparition, survenue à la veille de la fête des pères en Australie, a été décrite comme « particulièrement tragique » par les autorités.
    Sa famille, présente sur les lieux, a été submergée par l’émotion. Selon la presse locale, son frère s’est effondré et sa mère a dû être soutenue physiquement.

    Des plages fermées jusqu’à nouvel ordre

    À la suite de l’attaque, les autorités ont immédiatement fermé les plages entre Manly et Narrabeen, et lancé une opération en mer avec bateaux, jet-skis et hélicoptères pour tenter de localiser l’animal.
    Le Département des Industries Primaires (DPI) travaille désormais à identifier l’espèce responsable et à décider des mesures à prendre.

    Le maire des Northern Beaches, Sue Heins, a rappelé que de nouvelles technologies alternatives aux filets anti-requins étaient en cours d’expérimentation. Un sujet sensible en Australie, où les filets sont critiqués pour leur inefficacité et leur impact sur d’autres espèces marines.

    Un rappel des précédents drames à Sydney

    Cette attaque est la deuxième mortelle en trois ans dans la ville. En 2022, le plongeur Simon Nellist avait été tué par un grand requin blanc à Little Bay, une attaque qualifiée de « première depuis 1963 » dans la capitale du New South Wales.
    Bien que les attaques soient rares, leur impact émotionnel est immense dans une nation où le surf et la baignade font partie du quotidien.

    Un deuil pour toute la communauté surf

    Le drame de Long Reef résonne bien au-delà de Sydney. La communauté surf australienne, mais aussi internationale, a exprimé sa tristesse et son soutien à la famille de la victime.
    Pour les surfeurs, la présence des requins fait partie des risques connus, mais souvent refoulés. Comme le rappelait un témoin d’une attaque précédente à Cabarita Beach :
    « On sait qu’ils sont là. Mais voir un animal aussi énorme de si près reste extrêmement rare. »

    L’océan, magnifique, mais imprévisible, vient une nouvelle fois de rappeler sa puissance.