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  • Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Le surf est-il devenu un sport de « flops » et de frustrations ? Pour cette première étape du Championship Tour 2026 à Bells Beach, on attendait du grand spectacle sur les vagues mythiques de Victoria. On a eu le droit à deux polémiques, pas plus : une dose massive de drama, des juges sous le feu des critiques avec deux polémiques, les deux seules choses à retenir, car côté surf, les vagues étaient nuls comme trop souvent à Bells Beach.

    1. Le « suicide » tactique de Jack Robinson (et le show de Sammy Pupo)

    C’est le premier gros séisme de la saison. Jack Robinson, l’un des favoris au titre, a quitté la compétition par la petite porte suite à une pénalité d’interférence. Sur le papier, la règle est simple.

    Alors qu’il restait 9 minutes et que Samuel Pupo tenait la priorité, Robinson a tenté un coup de poker : partir sur une vague pour forcer le Brésilien à l’utiliser ou pour améliorer son propre score. Résultat ? Une perte de contrôle au lip et une planche qui frôle Pupo. La sanction est tombée : interférence de priorité.

    Pour être honnête avec vous, c’est un cas d’école. D’un côté, Sammy Pupo en a rajouté des tonnes, jouant l’obstruction comme un attaquant de surface cherche le penalty. De l’autre, Jack a joué avec le feu et s’est brûlé. Même le « King » Kelly Slater y est allé de son petit commentaire assassin en soulignant que, de toute façon, Pupo « fumait » Robinson sur le plan du surf pur. Le verdict est amer, mais Robinson ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il a joué avec le feu et il a perdu.

    2. L’air « impossible » d’Italo Ferreira : Miracle ou mirage ?

    Si vous n’avez pas vu le replay de la série entre Italo Ferreira et Gabriel Medina, préparez-vous à hausser les sourcils. Italo nous a gratifié d’une manœuvre qui défie les lois de la physique : un air backside complet où ses pieds quittent totalement la planche en plein vol, avant qu’il ne retombe « par magie » dessus dans le bouillon.

    Le score ? Un 7.83. Pour les fans du champion olympique, c’est un vol pur et simple. Pour moi ? C’est la juste application du règlement.

    • Le critère de maîtrise : Le surf de compétition récompense la radicalité, certes, mais surtout le contrôle.
    • La comparaison avec Medina : En face, Gabriel Medina, de retour après sa blessure de 2025, a été clinique. Des rotations complètes, propres, engagées et surtout maîtrisées du début à la fin.

    Italo a réalisé un exploit de funambule, mais peut-on vraiment noter au sommet une manœuvre où le surfeur ne touche plus sa planche pendant la moitié du air ? Les juges ont tranché pour la technique plutôt que pour le spectaculaire désordonné.

    Le surf de jugement : Un éternel débat

    Ces deux polémiques nous rappellent une vérité fondamentale : le surf pro n’est pas une science exacte. C’est une affaire d’affinités, de lecture et parfois de « acting ». Que l’on soit pro-style ou pro-performance pure, il y a toujours débat dans le sport moderne….

    Et vous, vous auriez mis combien pour l’air d’Italo ?

  • À 34 ans, il réalise enfin son rêve à Bells Beach : le sacre fou de Miguel Pupo

    À 34 ans, il réalise enfin son rêve à Bells Beach : le sacre fou de Miguel Pupo

    Le célèbre spot de Bells Beach, en Australie, vient de livrer son verdict pour cette édition 2026, et le scénario semble tout droit sorti d’un film. Dans des vagues solides de 1m50 à 2m sur le spot de Winkipop, deux destins se sont croisés : celui d’un vétéran brésilien en quête de reconnaissance et d’une jeune hawaïenne bien décidée à régner sur le tour mondial.

    Le « vieux » lion Miguel Pupo enfin sur le toit du monde

    Si vous aviez dit à Miguel Pupo qu’il porterait le lycra jaune de leader mondial à 34 ans, il vous aurait sûrement ri au nez. Après 14 saisons passées sur le Championship Tour, le Brésilien a enfin fait résonner la cloche la plus convoitée du surf.

    En finale, il était opposé à son compatriote et champion du monde en titre, Yago Dora. Dans un duel de « goofy », une rareté à Bells qui n’était plus arrivée depuis 1993, Pupo a fait la différence dans les dix dernières minutes. Grâce à un enchaînement de trois gros turns backside d’une précision chirurgicale, il décroche un 8,10 salvateur.

    « Je vis ma carrière à l’envers », a confié Miguel, ému, avec sa deuxième victoire en carrière en poche. « Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma fille aînée, je lui ramène une cloche à la maison. »

    Gabriela Bryan : la nouvelle patronne du tour

    Côté féminin, la domination a été totale. Gabriela Bryan, la pépite de Kauai âgée de 24 ans, a littéralement survolé la compétition. Après une année 2025 exceptionnelle, elle commence 2026 de la plus belle des manières en dominant la championne du monde en titre, Molly Picklum, lors d’une finale à sens unique.

    Bryan a rapidement mis l’Australienne « en combo » (nécessitant deux nouvelles vagues pour repasser devant) grâce à des carves puissants et un engagement physique impressionnant. C’est sa cinquième victoire sur le CT, et la jeune hawaïenne s’affirme plus que jamais comme la prétendante numéro 1 au titre mondial cette saison.

    Cap sur Margaret River avec le maillot jaune

    Grâce à ces victoires, Pupo et Bryan s’emparent des commandes du classement général. Ils arriveront à Margaret River avec le statut de favoris et le précieux maillot jaune sur les épaules. Pour Pupo, c’est une première historique ; pour Bryan, c’est la confirmation d’un talent qui n’en finit plus de grandir. Une chose est sûre : le surf mondial a changé de visage en ce mois d’avril 2026.

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot tombe les armes à la main face à l’élite

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot tombe les armes à la main face à l’élite

    Le rêve australien s’arrête brutalement pour Marco Mignot. Engagé dans le Round 3 du Rip Curl Pro Bells Beach, le surfeur tricolore a touché du doigt l’exploit face à l’un des ténors du circuit, le Brésilien Yago Dora. Dans des conditions magnifiques mais capricieuses sur le spot de Winkipop, c’est un scénario frustrant qui a scellé le sort du dernier Français en lice.

    La meilleure vague, mais pas le backup

    Le heat avait pourtant bien commencé pour Mignot. Affichant un engagement total, il a posté la meilleure note de la série avec un solide 7,00 points, prouvant qu’il avait largement le niveau pour bousculer la hiérarchie mondiale. Avec un backup de 5,63, le total du Français semblait compétitif.

    Cependant, face à lui, la régularité de Yago Dora a fait la différence. Le Brésilien a su optimiser les sections offertes par le swell de 3-4 pieds pour prendre l’avantage.

    Neuf minutes d’agonie avec la priorité

    Le plus dur à avaler pour le clan français reste cette fin de série. Alors qu’il avait besoin d’un petit 5,67 pour reprendre la tête et créer la surprise, Marco Mignot a conservé la priorité pendant les neuf dernières minutes de la bataille.

    Malheureusement, Poseidon s’est montré avare. Dans une mer devenue soudainement trop calme et inconsistante, aucune opportunité ne s’est présentée au Français. Malgré une lecture de vague impeccable et une attente stratégique, le « set » de la délivrance n’est jamais venu.

    Cette élimination précoce à Winkipop laisse un goût amer, tant le surf produit par Mignot méritait un meilleur sort. Le pensionnaire de l’élite devra désormais se remobiliser pour la suite de la saison, avec la certitude que sa pointe de vitesse et son « power surfing » sont désormais au niveau des meilleurs mondiaux.

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Le mythique « Bowl » de Bells Beach a montré son visage le plus capricieux pour le lancement de la saison féminine 2026 du Championship Tour (CT). Dans un swell désordonné de 1m50 à 2 mètres, marqué par des conditions de marée changeantes, le clan tricolore a malheureusement bu la tasse. Entre retours triomphaux et éliminations prématurées, cette deuxième journée de compétition restera gravée comme celle des paradoxes.

    Fin de parcours cruelle pour Vahine Fierro et Tya Zebrowski

    L’attente était immense, mais la déception est à la hauteur des espoirs placés en nos surfeuses françaises. Pour ses grands débuts sur le circuit d’élite, la jeune prodige de 15 ans Tya Zebrowski a dû s’incliner face à une Alyssa Spencer en état de grâce. En regardant la série, on avait l’impression que la française maitrisait le duel, mais dans les trois dernières minutes, l’Américaine a chopé une bombe, quelle a bien surfé avec un score fatal d 8.33.

    Le scénario est encore plus amer pour Vahine Fierro. Dans un duel ultra-serré face à l’Israélienne Anat Lelior, la surfeuse de Teahupo’o a manqué de réussite sur ses derniers choix de vagues. Anat Lelior l’emporte d’un cheveu (13.83 contre 13.50). Avec ces deux sorties de route dès le Round 1, la France perd ses deux meilleures chances de trophée à Victoria.

    Carissa Moore rayonne, Stephanie Gilmore chute

    C’était l’autre grand événement de la journée : le retour à la compétition des « Reines du surf ». Deux ans après s’être retirée pour devenir maman, la quintuple championne du monde Carissa Moore a prouvé qu’elle n’avait rien perdu de son « rail-to-rail » légendaire. Très sereine, elle s’impose face à Sawyer Lindblad et affiche ses ambitions pour une quatrième cloche à Bells.

    « Je n’arrivais même pas à marcher jusqu’à ma boîte aux lettres après l’accouchement il y a un an. Aujourd’hui, remettre un lycra et voir ma fille sur la plage, c’est ma plus belle victoire », a confié l’Hawaïenne avec émotion.

    À l’inverse, le conte de fées a tourné court pour Stephanie Gilmore. La « GOAT » australienne, en quête d’un cinquième titre ici, a paru manquer de rythme face à la Brésilienne Luana Silva. Un coup dur pour le public local qui espérait voir son icône aller loin.

    Séisme chez les hommes : le tenant du titre Ethan Ewing éliminé

    Le tableau masculin n’a pas été épargné par les surprises lors du Round 2. Le favori local et tenant du titre, Ethan Ewing, a été victime d’un véritable hold-up signé George Pittar. Dans un remake de leur duel de 2024, le jeune Australien a pris sa revanche en exploitant parfaitement une longue section ouverte pour décrocher un 7.67 salvateur, laissant Ewing sur le carreau.

    Les résultats notables du Round 1 (Femmes) :

    • Heat 2 : Alyssa Spencer (USA) 13.76 bat Tya Zebrowski (FRA) 12.16
    • Heat 5 : Anat Lelior (ISR) 13.83 bat Vahine Fierro (FRA) 13.50
    • Heat 6 : Carissa Moore (HAW) 11.50 bat Sawyer Lindblad (USA) 8.00
    • Heat 7 : Luana Silva (BRA) 11.83 bat Stephanie Gilmore (AUS) 6.10

    La suite de la compétition s’annonce électrique, avec des Français qui devront impérativement relever la tête dans les séries masculines restantes. Marco Mignot et Kauli Vaast sont attendus au tournant dès demain pour sauver l’honneur du surf tricolore.

    Prochain call : Demain, 5 avril, à 6h45 (heure locale).