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  • Localisme en Bretagne : un surfeur de 43 ans jugé pour violences à l’eau

    Localisme en Bretagne : un surfeur de 43 ans jugé pour violences à l’eau

    « La prochaine fois, je te finis ». Cette phrase ne sort pas d’un film d’action, mais bien d’une session de surf qui a totalement dégénéré sur la côte d’Émeraude.

    On a tous déjà connu des tensions au pic. Une taxe un peu limite, un regard noir, quelques noms d’oiseaux échangés. Mais ce qui s’est passé récemment sur les spots de Saint-Lunaire et du Cap Fréhel va au-délà. Petit rappel : la personne est présumée innocente, nous n’étions pas sur les lieux et nous ne connaissons aucun protagoniste;

    PS: Bien sûr l’image est fictive, on n’allait pas mettre le visage des protagonistes ou la photo de la plage où a lieu l’incident.

    Quand la loi de la jungle remplace les règles de priorité

    Ce mardi 15 septembre 2026, un surfeur expérimenté de 43 ans a dû s’expliquer à la barre du tribunal de proximité de Dinan, dans les Côtes-d’Armor. Les faits qui lui sont reprochés : violences et menaces de mort envers deux autres pratiquants.

    Le prévenu est accusé d’avoir maintenu ses victimes sous l’eau. Un acte dangereux qui transforme un simple litige de priorité en véritable agression physique.

    En Bretagne nord, les vagues de qualité se méritent. La saturation des spots pousse à un certain localisme ou du moins à des actes isolés dangereux. Attention, on parle de la Bretagne Nord, mais soyons réaliste, le phénomène tend à se développer avec un nombre de plus en plus croissant de surfeurs.

    Une sanction rarissime réclamée par le procureur

    Face à la gravité des faits, la justice a décidé de frapper fort. Le procureur de la République n’y est pas allé par quatre chemins et a requis de la prison avec sursis.

    Mais c’est surtout la deuxième peine demandée qui risque de faire jurisprudence : une interdiction totale de paraître sur ces spots. Bannir judiciairement un surfeur de ses vagues locales est une mesure rarissime en France.

    Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 20 octobre 2026. Une date que beaucoup de surfeurs de la région attendent avec impatience, car elle pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des conflits à l’eau.

  • SEAFOAM : Le choc thermique de Gaspard Larsonneur entre tempêtes bretonnes et vagues marocaines

    SEAFOAM : Le choc thermique de Gaspard Larsonneur entre tempêtes bretonnes et vagues marocaines

    La Bretagne a ce truc en plus. Loin du surf business clinquant, c’est une terre de puristes, façonnée par les éléments. Cet hiver, l’Atlantique n’a laissé aucun répit : dépressions massives, pluie continue et tempêtes en série. Pourtant, sur cette côte ultra-découpée, le jeu consiste à traquer l’impossible. Peu importe la direction du vent, il y a toujours un pli de falaise pour s’abriter et dénicher un spot offshore bien propre.

    C’est ce quotidien brut que retrace SEAFOAM, le tout dernier édit qui capture l’essence d’une saison dantesque. Au cœur du bouillon, Gaspard Larsonneur rappelle pourquoi il est l’un des surfeurs les plus stylés et respectés de l’Hexagone. Même dans le jus et le froid grisant, ses trajectoires restent fluides, engagées et d’une justesse rare.

    L’homme de l’ombre derrière l’objectif

    Mais une production de cette intensité ne se fait pas seule. On glorifie souvent ceux qui glissent, mais qu’en est-il de celui qui subit les bourrasques en gelant sur le rivage ? Le caméraman Robin Aussenac est la véritable cheville ouvrière de ce projet. (déformation professionnelle de mon ancienne carrière professionnelle)

    Trépied ancré dans la roche glissante, les doigts engourdis par le vent glacial, il a su capter la lumière rare et l’ambiance mystique de cet hiver armoricain. Sans sa persévérance à tenir le boîtier sous les grains, cette immersion n’existerait pas.

    Le salut sous le soleil marocain

    Après des mois de résistance thermique et de pénombre, le besoin de rupture est devenu vital pour l’équipe. La seconde moitié de SEAFOAM opère un virage radical vers le Maroc.

    Changement d’ambiance immédiat : place aux sessions sans cagoule, à la lumière dorée et aux longues droites parfaites des pointbreaks d’Afrique du Nord. Ce contraste thermique et visuel fait office de récompense ultime après une saison particulièrement éprouvante. Un édit sincère, qui transpire la passion du surf à l’état pur.