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  • Un crocodile géant s’invite sur le meilleur spot de surf du monde aux Mentawai

    Un crocodile géant s’invite sur le meilleur spot de surf du monde aux Mentawai

    Si vous avez déjà rêvé d’un boat trip parfait, les îles Mentawai sont forcément en haut de votre bucket list. Des vagues parfaites, une eau cristalline, la chaleur tropicale… et apparemment, des prédateurs préhistoriques capables de vous engloutir tout rond.

    Le capitaine de légende Martin Daly, véritable pionnier de la zone avec son célèbre Indies Trader, vient de jeter un énorme pavé dans l’eau turquoise. Dans une vidéo qui secoue actuellement les adeptes de surf sur internet, il a capturé les images glaçantes d’un crocodile marin (le redouté « saltie ») d’au moins 3 mètres, en train de patrouiller tranquillement à quelques encablures des line-ups les plus convoités de la planète.

    Le Disneyland du surf prend des airs de Jurassic Park

    Si les surfeurs ont l’habitude d’entendre des histoires de crocos égarés au fond des rivières du Costa Rica ou aux abords des spots mexicains, l’archipel indonésien n’est pas réputé pour ce genre de face-à-face. Pourtant, ce monstre marin d’eau saumâtre est bel et bien là. Pour rappel, ces reptiles sont les plus grands au monde : un mâle moyen frôle facilement les 5 mètres pour près d’une demi-tonne.

    Le commentaire laissé par Daly fait d’ailleurs froid dans le dos : « Je n’aimerais vraiment pas croiser le croco qui a arraché la patte de ce gros pépère de plus de 3 mètres que nous avons repéré il y a une semaine ». Vous avez bien lu : il y en a un autre, et il est visiblement plus agressif.

    Une nouvelle donne pour votre prochain surf trip ?

    Ce n’est malheureusement pas un cas isolé. L’année dernière, le boss de l’Indies Trader avait déjà signalé la présence de ces super-prédateurs sur l’une de ses vagues favorites, qu’il surfe pourtant depuis 40 ans. « Surfer avec des prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire n’est pas l’idéal. Ils nous ont laissés tranquilles jusqu’à présent, mais… » avouait-il.

    La haute saison des Mentawai s’étend d’avril à octobre. Si vous avez déjà booké votre charter pour aller scorer les vagues de votre vie dans les mois qui viennent, une nouvelle règle de survie s’impose au pic : entre deux séries, évitez de laisser traîner vos orteils trop longtemps.

  • Kai Lenny défie Greenbush en switch stance

    Kai Lenny défie Greenbush en switch stance

    Greenbush, cette gauche mythique des Mentawai réputée pour ses tubes aussi profonds que dangereux, n’avait sans doute jamais imaginé accueillir un Kai Lenny… en switch stance. Et pourtant, le surfeur hawaiien, habitué à repousser toutes les limites possibles du surf, vient de signer une performance qui fait déjà beaucoup parler.

    Greenbush : une vague aussi sublime que brutale

    Située au large des îles Mentawai, en Indonésie, Greenbush est une gauche redoutée. Creuse, rapide et souvent imprévisible, elle se déroule au-dessus d’un reef tranchant comme une lame de rasoir. En backside, elle demande une précision chirurgicale pour se caler dans le tube et surtout en sortir. En frontside, elle offre une vision totale du barrel, mais réclame autant de technique que de courage.

    Pour un surfeur regular comme Kai Lenny, Greenbush est donc normalement une vague backside. Mais Kai n’aime pas faire « normalement ». Résultat : il l’a surfée en switch, pied droit devant, pour transformer ce backside en un frontside parfaitement contrôlé.

    Le switch stance selon Kai Lenny

    Le switch stance n’est pas une simple fantaisie pour Kai Lenny. C’est un vrai outil d’entraînement. Dans une interview récente, il expliquait :

    « Tu travailles une autre partie de ton cerveau en surfant dans la position opposée. Quand tu reviens à ta stance normale, ta technique est encore plus affinée, car ton cerveau a dû forcer pour l’assimiler. »

    Pour lui, surfer switch n’est donc pas un numéro de cirque, mais un exercice de neuro appliqué au surf. Chaque vague surfée ainsi renforce sa lecture des trajectoires, son équilibre et sa capacité d’adaptation.

    Une démonstration à Greenbush

    La vidéo, postée sur sa chaîne YouTube, montre un Kai Lenny, quasi seul à l’eau à Greenbush, enchaînant les tubes comme si de rien n’était. Ce qui frappe, c’est la fluidité : pas de raideur, pas d’hésitation. Ses bottom-turns, ses entrées dans le barrel, tout semble naturel, alors qu’il surfe du « mauvais » pied.

    Et lorsqu’arrivent les sections les plus critiques, Kai repasse en backside… comme pour rappeler qu’il maîtrise les deux registres, sans jamais perdre le fil.

    L’ADN d’un surfeur hors catégorie

    Ce qui fait la différence chez Kai Lenny, ce n’est pas seulement son talent, mais sa curiosité. Là où d’autres se contentent d’exceller dans une discipline, lui multiplie les terrains de jeu : surf, foil, windsurf, kitesurf, tow-in, SUP… Et maintenant, le switch stance devient une corde de plus à son arc.

    Cette approche expérimentale et sans barrière le pousse à explorer toutes les possibilités offertes par l’océan. À Greenbush, il a non seulement prouvé sa capacité d’adaptation, mais aussi ouvert une nouvelle voie : et si surfer switch devenait un véritable outil de progression pour tous les surfeurs ? Surfer en switch stance montre une technique et connaissance parfaite d’une vague. Il existe d’autres exemples comme Kauli Vaast à Teahupoo ou Jamie O’Brien à Pipeline. Mais, il faut avouer que Kai Lenny le pratique avec une fluidité et une maitrise rare.

    Une performance qui restera

    Greenbush restera toujours une vague impitoyable, mais Kai Lenny vient d’y écrire une page originale. En surfant switch, il transforme un backside contraint en un frontside libéré. Et surtout, il continue à bousculer les codes du surf de haut niveau, en montrant que la technique pure ne suffit pas : il faut aussi savoir sortir du cadre.

    Kai Lenny ne surfe pas seulement des vagues. Il surfe aussi les limites du possible.