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  • CT 2026 : le retour des superstars… dans le format le plus brutal de l’histoire du surf moderne

    CT 2026 : le retour des superstars… dans le format le plus brutal de l’histoire du surf moderne

    Le surf professionnel adore les revirements. Mais celui que vit la World Surf League en 2026 a quelque chose d’unique : alors qu’elle durcissait comme jamais son système de compétition, les plus grandes stars de la discipline ont décidé… de revenir. Carissa Moore, Stephanie Gilmore, John John Florence, Gabriel Medina : quatre icônes, quatre générations, quatre visions du surf, un même choix.

    Mais là où l’histoire devient fascinante, c’est que ce retour massif survient au moment précis où la WSL adopte son format le plus impitoyable, le plus sélectif de toute son histoire.
    Le CT 2026 est une révolution silencieuse : un mélange de nostalgie assumée et de modernité brutale qui redéfinit entièrement la manière de devenir champion du monde.

    Le retour du championnat cumulatif : la décision que voulaient les champions

    Finies les WSL Finals façon “champion du monde en une journée”. Terminé le format winner-takes-all sur un spot unique. La WSL a remis la couronne là où elle a toujours eu le plus de légitimité : sur la durée d’une saison complète.

    Ce retour à un titre construit étape après étape, performance après performance, a eu l’effet d’un électrochoc dans le monde du surf.

    John John Florence l’avait dit : “Un titre doit se jouer sur une saison entière, pas en un seul jour.”
    Carissa Moore a souffert de deux titres perdus malgré une saison parfaite.
    Steph Gilmore a toujours défendu l’idée que le champion doit être celui qui brille toute l’année.
    Medina, enfin, a toujours favorisé les systèmes exigeants et réguliers.

    En bref, les anciens champions du monde ont eu ce qu’ils voulaient. Simple, net, efficace.

    Sur le plan marketing, la WSL est gagnante : quatre méga-stars de retour, des millions d’abonnés qui réintègrent l’écosystème CT, et un engouement médiatique retrouvé.

    Mais sportivement ?
    L’histoire est beaucoup moins simple.

    Le format 2026 : une montée en puissance… dans un champ de mines

    Pendant que les superstars reprennent place dans le Tour, la WSL annonce des règles plus dures :
    plus de rounds non-éliminatoires
    plus aucune seconde chance
    chaque heat fait avancer ou sortir

    Le CT 2026 devient un système de survie permanente. Même les surfeurs les plus expérimentés n’ont plus le droit à un seul faux pas. C’est la fin du round 2, le round « Joker ». Le problème n’est pas seulement la sévérité des éliminations directes. Le cœur du débat se trouve déplacer ailleurs : dans le système de seeds et dans la manière dont les tableaux sont construits.

    Les wildcards : les vraies sacrifiées du nouveau système

    Contrairement aux rumeurs, aucune superstar ne revient en 2026 via une wildcard saisonnière.
    En revanche, ce sont bien les wildcards classiques — locales ou event wildcards — qui héritent d’un rôle quasi sacrificiel.

    Leur situation est extrêmement compliquée :

    • elles commencent obligatoirement en Round 1,
    • elles affrontent des surfers classés 29 à 34,
    • puis, si elles gagnent, elles tombent directement sur les seeds 1 à 4 (hommes) ou 1 à 8 (femmes),
    • le tout dans un format éliminatoire sans aucun repêchage.

    Le bracket 2026 ressemble plus à une colline verticale qu’à un escalier logique.
    Les wildcards, elles, commencent tout en bas… les pieds attachés.

    Ce n’est pas un hasard : le système est pensé pour “protéger” les têtes de série. Mais dans un format où la moindre erreur coûte toute une étape, cette protection devient un avantage énorme — quasi insurmontable.

    Et les superstars dans tout ça ?

    Ironiquement, les champions historiques — Moore, Gilmore, Florence, Medina — qui reviennent en 2026 ne subissent aucune pénalité structurelle.

    Ils ont :

    • un seed réel (au bout de la première épreuve, j’imagine),
    • une entrée dans le tableau équilibrée,
    • une progression logique,
    • la possibilité d’accumuler des points durablement,
    • et la saison pour construire leur titre.

    En clair :
    Ils reviennent dans le format le plus dur, mais aussi dans les conditions les plus favorables.

    Ce qui crée une situation paradoxale — presque théâtrale :

    • les légendes reviennent grâce à un format qu’ils ont toujours voulu,
    • ce format devient plus brutal que jamais,
    • mais ce sont les wildcards et les rookies… qui en paient le prix fort.

    Un CT 2026 plein de promesses et de dommages collatéraux

    Le surf professionnel vit une mutation rarissime. D’un côté, le retour d’un système plus crédible et respecté par les champions. De l’autre, une intensité compétitive qui n’a jamais été aussi élevée.

    Le CT 2026 sera un mélange explosif avec le retour des superstars, la brutalité du tableau en élimination directe pourrait bien créer autant de héros que de victimes.

    Une chose est sûre :
    la saison 2026 ne sera pas seulement un retour aux sources — ce sera un stress-test permanent.

  • Le grand retour de Stephanie Gilmore sur le CT en 2026 : une nouvelle bataille générationnelle

    Le grand retour de Stephanie Gilmore sur le CT en 2026 : une nouvelle bataille générationnelle

    Après deux ans hors du circuit et une vie bien remplie entre voyages, projets et collaborations, Stephanie Gilmore, huit fois championne du monde et icône du surf moderne, revient officiellement sur le Championship Tour en 2026. La World Surf League a confirmé qu’elle bénéficierait du season wildcard, lui offrant un ticket direct pour l’intégralité de la saison… et une place de choix dans un affrontement qui s’annonce historique : Carissa Moore et Stephanie Gilmore d’un côté, Caitlin Simmers et Molly Picklum de l’autre.

    Le retour tant attendu d’une championne hors norme

    Le 18 novembre 2025, la WSL a annoncé ce que beaucoup espéraient : Gilmore fera son retour plein temps sur le Tour, qui fêtera cette année-là ses 50 ans.
    Après son huitième titre mondial en 2022, l’Australienne avait marqué une pause, laissant derrière elle une carrière déjà légendaire :
    – 34 victoires en CT (seul Slater fait mieux)
    – Une domination technique basée sur le flow, les rails puissants et une élégance rare
    – Un style devenu une référence pour toute une génération

    Dans le communiqué, Gilmore confie :

    « Je suis très excitée d’accepter la wildcard pour 2026. J’ai profité de ces années pour explorer d’autres projets, mais j’ai très envie de revenir affronter les jeunes talents du Tour. »

    Une phrase simple, mais lourde de sens : Stephanie revient pour gagner, pas pour faire de la figuration.

    Un parcours unique, une influence immense

    Arrivée sur la scène mondiale en 2005, elle remporte sa première épreuve du CT… en tant que wildcard, à 17 ans, à Snapper Rocks.
    Deux ans plus tard, elle décroche le titre mondial dès sa saison rookie, une première dans l’histoire du surf.

    Son règne s’étendra sur près de quinze ans, avec des titres en 2007, 2008, 2009, 2010, 2012, 2014, 2018 et enfin 2022.
    Son style, mélange de grâce absolue et d’autorité sur le rail, a élevé le niveau du surf féminin.
    Et sa victoire « impossible » en 2022 — remontant de la 5e place pour battre successivement les quatre meilleures mondiales à Trestles — reste un moment fondateur du surf moderne.

    Une pause… mais une vie très loin d’être calme

    Pendant son break, Gilmore n’a pas simplement « pris des vacances ». Elle a voyagé à travers le monde pour The Search avec Rip Curl, surfé avec Tom Curren ou Mason Ho, développé plusieurs collections, lancé une marque de tequila (Cinca) et même monté sur scène avec le groupe Spiderbait.

    « C’était fun, mais finalement plus chargé que ce que j’imaginais. Revenir sur le Tour me donnera presque un peu de routine ! », dit-elle.

    Une routine qui commencera le 1er avril 2026, au Rip Curl Pro Bells Beach, qu’elle a déjà remporté quatre fois.

    2026 : l’année du choc des générations

    Le retour de Gilmore intervient seulement quelques jours après une autre bombe : Carissa Moore revient elle aussi sur le CT en 2026.
    Deux légendes vivantes. Deux surfeuses qui ont redéfini leur sport. Deux recordswomen. Et probablement leurs dernières années à leur apogée.

    Face à elles, une génération qui n’a plus peur de rien :

    • Caitlin Simmers, 18 ans, spectaculaire, imprévisible, explosive.
    • Molly Picklum, championne du monde en titre et autorité montante en vagues puissantes.
    • Bettylou Sakura Johnson, ultra régulière.
    • Erin Brooks, phénomène aérien qui pousse déjà les limites techniques.

    2026 pourrait bien être l’une des saisons les plus excitantes de l’histoire du surf féminin, entre héritage, rivalités et affrontements de styles.

    La quête ultime : Pipeline, Tahiti, Fiji

    Gilmore le dit elle-même : certaines étapes lui échappent encore.

    « Pipeline, Tahiti, Fiji… ce sont des endroits où je veux vraiment mieux faire. J’ai envie d’y performer dans de belles vagues. »

    Autrement dit : elle revient pour combler les derniers chapitres manquants d’un palmarès déjà monumental.