Occy éternel : le film Billabong qui remet le surf à l’endroit

18 juin 2025

Trois semaines après sa sortie, le film OCCY! signé Billabong continue de faire vibrer les surfeurs du monde entier. Plus qu’un simple edit, c’est une déclaration d’amour à un style de surf qu’on croyait révolu — et qui revient ici avec une force rare. Un retour en grâce signé Mark Occhilupo, à presque 60 ans, dans deux vagues mythiques : Bells Beach et Cloudbreak.

Un comeback ? Plutôt une renaissance

Mark Occhilupo, dit "Occy", n’a jamais vraiment quitté le cœur des surfeurs. Champion du monde en 1999, icône des années 80 et 90, le "Raging Bull" revient dans ce court-métrage avec une forme physique et mentale bluffante. Sobre depuis six ans, rayonnant, il semble surfer avec plus de joie et de fluidité qu’à l’époque de l’Occumentary.

Dans le film, il retrouve deux spots qui ont marqué sa carrière : Bells Beach, sa vague fétiche sur le World Tour, et Cloudbreak, à Fidji, où il avait remporté le Quiksilver Pro en 1999. Mais ce n’est pas une rétrospective figée. C’est un film d’action pure, où Occy déploie une puissance, un timing et un style qui ridiculisent les années qui passent. Il a 59 ans, qui ne rêve pas de surfer comme lui à 59 ans....

Une vidéo qui parle aux surfeurs puristes

Ce qui fait le succès fulgurant d’OCCY! — au-delà des images spectaculaires — c’est son ADN profondément nostalgique. La réalisation, le montage, la musique (Gang Gajang, Yothu Yindi) : tout rappelle l’époque des films cultes comme Green Iguana ou Bunyip Dreaming. Des œuvres qui ont formé toute une génération de surfeurs, et qui trouvent ici un écho contemporain saisissant.

Les commentaires YouTube sont éloquents :

“Le meilleur edit de la décennie.”
“J’ai eu la chair de poule quand Yothu Yindi est arrivé.”
“On dirait un film de Jack McCoy, mais en 2025.”
“Le surf moderne manque d’âme, ce film le prouve.”

Et difficile de les contredire.

Une ode au surf sur le rail

Pas un air reverse en vue. Juste des bottom turns profonds, des carves puissants, des tubes solides, et une lecture de vague chirurgicale. Occy surfe comme un artisan du rail, comme s’il sculptait chaque section avec une intention presque spirituelle, nostalgique de surf d'une époque. À Cloudbreak, il engage frontside avec l’élégance d’un félin et la force d’un buffle. À Bells, il retrouve ses marques sur le Bowl avec une aisance stupéfiante.

Et ce n’est pas un hasard. Comme il l’explique dans l’interview qui accompagne le film, le brief était clair : surfer comme à l’époque de ses films de surf. Sans forcer. Avec style. Résultat : une démonstration intemporelle de ce que peut être le surf quand il est habité.

Un passage de relais générationnel

Le film est aussi l’occasion de voir Occy partager ce moment avec son fils Jay, lui-même surfeur prometteur. Une capsule père-fils dans l’univers de Billabong, la marque qui sponsorise Mark depuis 40 ans — un record dans l’histoire du surf pro. Cette longévité, aujourd’hui célébrée à travers une collection capsule Occy 2025, est elle aussi un hommage à une autre époque. Couleurs vives, coupes old school, énergie brute : une ligne qui pourrait être portée aussi bien par un ado que par son père.

Plus qu’un film, un manifeste

OCCY! arrive dans un contexte où le surf compétitif peine parfois à séduire. Les figures aériennes, devenues monnaie courante, peinent à transmettre l’émotion brute du surf. Ce film, lui, ravive cette émotion. Il nous rappelle pourquoi on est tombés amoureux du surf : pour ce sentiment de liberté, pour l’expression personnelle, pour le flow.

Et il le fait sans nostalgie molle. Juste avec du surf pur, de la sueur, des lignes parfaites, et un Occy plus vivant que jamais.

Une postérité déjà assurée

Trois semaines après sa mise en ligne, la vidéo atteint déjà un statut culte. Elle est partagée, commentée, revisitée. Certains la comparent déjà aux chefs-d’œuvre de Jack McCoy. D’autres réclament une suite. Un nouveau Occumentary ? Peut-être. Mais en attendant, OCCY! version 2025 a déjà marqué les esprits. Et probablement redonné envie à beaucoup de surfeurs de (re)prendre une planche et d’aller tirer un bon gros bottom backside.

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