Le 14 janvier 2025, la carrière – et la vie – de Vincent Duvignac bascule sur un banc de sable landais. Multiple champion de France de free surf, le Landais est victime d’un accident aussi brutal qu’improbable sur un spot proche de Vielle-Saint-Girons.
Ce jour-là, les vagues ne sont pas énormes. “Très jolies”, racontera-t-il plus tard. Après deux heures à l’eau avec des amis et un cameraman, il décide de prendre une dernière vague. La plus belle. La plus creuse aussi. Son pied arrière glisse. Projeté vers l’avant, il heurte violemment le fond. “J’ai tapé la tête directement dans le sable.” Il entend deux craquements : un au niveau du crâne, l’autre aux cervicales.
Le diagnostic est glaçant : dislocation et triple fracture des cervicales. À quelques millimètres près, c’était la paralysie ou pire. Conscient, il parvient pourtant à sortir de l’eau avant d’être évacué vers l’hôpital. Très vite, il mesure l’ampleur du choc. “J’ai de la chance d’être vivant.”
Commencent alors trois mois d’immobilisation dans un corset sur mesure. Lit médicalisé. Douleurs constantes. Incertitude totale. Les quinze premiers jours sont les plus durs : la possibilité de ne plus jamais surfer devient réelle. S’ajoutent les doutes, la peur, les pleurs. Un suivi psychologique accompagne la rééducation.
Puis, lentement, le corps répond. La mobilité revient. La confiance aussi.
Neuf mois après l’accident, sur la plage de Seignosse, Vincent Duvignac renoue avec l’eau. Il parle d’“énorme victoire”. Il retrouve la sensation de glisse. Mieux encore : il replaque ses premiers tubes. L’extase, dit-il. Récemment, il a même participé au Challenge de La Nord à Hossegor, malgré une mobilité encore réduite.
C’est cette traversée – de la chute à la renaissance – que retrace le teaser d’un film très attendu. Plus qu’un simple récit d’accident, il s’agit d’une plongée intime dans la fragilité d’un sportif de haut niveau et dans la puissance de la reconstruction.