grosses vagues Nazaré Portugal

Quand le spot de Nazaré rend aveugle : le cauchemar d’Anderson Cooper

En 2013, le monde découvrait à peine l’immensité effrayante de Nazaré. Le célèbre journaliste américain Anderson Cooper, visage emblématique de l’émission 60 Minutes, y rejoint la légende Garrett McNamara. L’objectif de la star de la télé ? S’immerger au cœur des immenses houles portugaises depuis la selle d’un jet-ski.

Pendant des heures, Cooper vit le frisson absolu. Grisé par l’adrénaline et l’ambiance, il avoue même avoir poussé McNamara à prendre des risques stupides, frôlant les zones d’impact des monstres d’eau. La session de tournage est un succès total, jusqu’à la nuit suivante.

Un réveil dans une douleur insoutenable

Au beau milieu de la nuit, le présentateur se réveille en pleine agonie. La sensation est atroce : ses yeux le brûlent à vif et, surtout, il est plongé dans l’obscurité la plus totale.

Un mauvais wipeout ? Un violent retour de jet-ski ? Rien de tout cela. Le monstre de Praia do Norte n’a pas frappé avec ses milliers de tonnes d’eau, mais avec une arme bien plus pernicieuse et invisible.

Le coupable que personne ne voyait venir

Le diagnostic est sans appel : une cécité temporaire causée par la réverbération extrême des rayons UV sur l’eau salée. Ses cornées ont été littéralement brûlées par le soleil (une photokératite aiguë).

« C’est probablement l’une des choses les plus stupides que j’ai jamais faites, et j’en ai fait beaucoup », a récemment confié Cooper en revenant sur cet incident traumatisant qui a forcé l’annulation du tournage. La cause de tout ce chaos ? Il n’avait pas mis de lunettes de soleil.

Je vais vous avouer une chose, cela m’est arrivé en Nouvelle Calédonie après une journée folle de surf dans l’eau ou sur le bateau. Lors du retour sur terre (plus de 20 minutes de trajet), je n’avais pas de lunette de soleil, et je ne m’étais pas rincé les yeux avec de l’eau douce, et j’ai vécu le même calvaire. Quand cela arrive, c’est vraiment désagréable….

En tant que surfeurs, nous passons notre vie à scruter l’horizon, souvent obnubilés par la taille de la houle ou l’orientation du vent. Cette mésaventure nous rappelle une règle de sécurité fondamentale mais trop souvent zappée au line-up : la réverbération de l’océan agit comme un miroir géant et décuple les UV. Ne jouez pas avec votre vue, le surf ne pardonne aucune négligence.