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Le chaos des bateaux à Teahupoo : Matahi Drollet évite le pire de justesse

C’est l’un des spectacles les plus intenses de la planète, mais la situation est en train de devenir incontrôlable. À Tahiti, la mythique vague de Teahupoo attire autant les chargeurs d’élite que les touristes avides de sensations fortes. Le problème ? Pour admirer le show, tout le monde s’entasse en bateau dans ce qu’on appelle le « channel », le chenal, quelques mètres de quiétude dans ce chaos. Sauf qu’à Teahupoo, cette zone de sécurité est une illusion.

Un choix à la fraction de seconde

Lors du dernier gros swell, le surfeur tahitien Matahi Drollet a bien failli voir sa carrière — et sa vie — s’arrêter net. Après avoir dompté un monstre de plusieurs mètres de haut, le local s’est retrouvé nez à nez avec une embarcation de spectateurs garée en plein milieu de sa trajectoire de sortie.

« J’ai dû choisir entre le bateau ou la lèvre… Mon mode survie m’a poussé à attraper le rail et à faire un cutback en pleine explosion pour éviter de le percuter », a-t-il confié. Un réflexe de génie qui lui évite le pire à quelques centimètres près.

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Le « channel » de la mort ?

Ceux qui connaissent la vague le savent : le chenal de Teahupoo ne fait que quelques mètres de large, ce n’est pas une passe (qui elle se trouve plus loin). Juste derrière la célèbre gauche, un « bowl » en droite ferme la zone. L’espace y est minuscule.

Pourtant, le nombre d’embarcations explose. Photographes à l’affût de l’image du siècle, caméramans et charters de touristes s’agglutinent au plus près du Peak, quitte à mettre la vie des surfeurs en péril pour satisfaire le client.

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Ce n’est pas le premier avertissement. Par le passé, il y avait eu une photographe brésilienne qui s’étaient brisée les vertèbres.

Même le King, Kelly Slater, est monté au créneau suite à ce nouvel incident : « Il faut faire quelque chose pour la conduite de ces bateaux. Ça va mal finir, tôt ou tard. » La question n’est plus de savoir si un drame va arriver, mais quand.