Imaginez un instant : vous rentrez d’un voyage de surf, vous reprenez votre vie quotidienne, vous consultez même plusieurs médecins… tout en ignorant qu’un morceau de plastique de 3 centimètres est planté au milieu de votre visage. C’est le scénario de film d’horreur qu’a vécu le surfeur toscan Davide Lopez après une session mémorable (et brutale) sur le spot de Supertubos, au Portugal.
Le « Crack-Crack » qui aurait pu être fatal
Tout commence lors d’une session que Davide décrit comme « l’une des meilleures de sa vie ». Mais à Supertubos, la sanction n’est jamais loin. Une lèvre épaisse projette sa planche directement dans son visage. Sur le coup, Davide entend deux sons secs : « Crack, crack ».
En état de choc mais conscient, il regagne la plage le visage en sang. À ce moment-là, il est persuadé d’avoir pris un rail ou le nose de sa planche. « L’impact était si fort que je me suis dit que si c’était une dérive, je serais déjà mort », confie-t-il. Les secours arrivent, perplexes face à l’ampleur des dégâts.
Le gros raté du diagnostic médical
C’est ici que l’histoire bascule dans l’absurde. Emmené à l’hôpital, Davide reçoit dix points de suture et passe un scanner. L’opérateur du scanner lui demande si sa planche va bien, car il voit « quelque chose de bizarre » dans son nez. Pourtant, après cinq heures d’attente, le verdict tombe : un simple nez cassé. Les médecins lui disent que « le truc bizarre » a disparu des images et le laissent repartir.
Le lendemain, Davide s’envole pour l’Italie. Il appelle son médecin, lui envoie les scans : « Ne vous inquiétez pas, le nez a l’air normal ».
« Félicitations, c’est une dérive ! »
Pendant six jours, Davide vit avec ce corps étranger. Il ne ressent aucune douleur particulière, si ce n’est une difficulté persistante à respirer. C’est finalement une spécialiste, horrifiée lors d’un examen en personne, qui découvre la vérité. En insérant une caméra dans ses narines, l’écran affiche une forme bleue. Impossible que ce soit de l’os ou du cartilage.
Le lendemain, Davide passe sur la table d’opération. Les chirurgiens extraient un morceau de dérive de 3 cm de côté. Par un miracle absolu, l’objet n’a touché ni ses yeux, ni son cerveau.

Un retour à l’eau sous protection
Aujourd’hui, Davide Lopez a repris le travail, mais le sel attendra. Son nez est encore en piteux état. S’il prévoit de retourner à l’eau d’ici un mois, ce sera avec un masque de protection digne d’un footballeur professionnel.
« J’ai un ange gardien, c’est certain », conclut l’Italien, qui garde un amour intact pour les tubes portugais malgré la « taxe » très élevée qu’il a dû payer. Quant à son choix de dérives pour le futur ? Disons qu’il risque de regarder son matériel d’un œil un peu plus méfiant lors de son prochain « wipeout ».
