Bagarre surfeur santa cruz

L’embrouille tourne mal à Steamer Lane : il harcèle un maître de jiu-jitsu et finit en larmes sur le parking

L’histoire se déroule sur le célèbre spot de Steamer Lane, à Santa Cruz. Début mai, ce qui ressemblait à une énième embrouille de line-up pour une priorité non respectée a pris une tournure inattendue. La vidéo de l’incident tourne en boucle sur les réseaux, et pour cause : elle offre une satisfaction immédiate face à la bêtise.

PS: nous n’étions pas présent, donc on rapporte les propos recueillis par la presse étrangère.

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Un harcèlement en règle au line-up

Vers 7h20 du matin, un surfeur local s’en prend violemment à un autre. Le motif ? Une simple remarque faite la semaine précédente sur les règles de courtoisie au pic (ne pas sauter depuis la falaise et taxer la première série qui passe). L’agresseur perd rapidement ses nerfs : il insulte sa cible, lui hurle de « retourner dans son pays », menace de le noyer, l’éclabousse et finit par lui asséner plusieurs coups de poing.

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Face à ce déchaînement de violence gratuite, la victime encaisse sans rendre les coups. Elle se contente de bloquer les attaques, de s’éloigner et lui donne rendez-vous sur la terre ferme. Ce que le harceleur de Steamer Lane ignore totalement, c’est qu’il vient de frapper Sandro « Batata » Santiago. Et Sandro n’est pas qu’un simple free surfeur : c’est une ceinture noire 6ème dan de jiu-jitsu brésilien.

La soumission sur le parking

Une fois sortis de l’eau, le rapport de force s’inverse radicalement. Les images partagées par Sandro sur Instagram montrent l’agresseur complètement neutralisé sur la falaise, maintenu au sol par une prise implacable. Pas de coups de poing vengeurs, pas de bagarre de rue sanglante. Juste une maîtrise absolue.

« Avec tact et sans lui faire de mal, je l’ai simplement forcé à s’excuser pour son comportement stupide », explique le Brésilien. L’homme, si menaçant dans l’eau, s’est transformé en véritable pleurnichard, suppliant qu’on le relâche.

En tant que véritable expert en arts martiaux, Santiago a choisi la voie de la discipline. Il savait pertinemment ce dont il était capable, mais a préféré offrir à ce « bully » une leçon d’humilité monumentale plutôt qu’un passage aux urgences. Une scène de justice expéditive que les habitués de la zone affirment ne pas avoir vue depuis les années 90.