Après un hiver que beaucoup qualifieront de "saison en enfer", le littoral aquitain a enfin offert un répit aux surfeurs. Entre la mi-janvier et la fin février 2026, la région a subi un record de 35 jours de pluie consécutifs, couronné par les ravages des différentes tempêtes. Entre inondations massives, érosion galopante et le triste spectacle de petits pingouins s’échouant par dizaines, épuisés par les tempêtes, le moral des locaux était au plus bas. Mais ce début mars a tout changé.
C’est pourtant vers Hossegor que tous les regards se sont tournés. La Gravière, spot mythique s’il en est, a délivré une prestation que les anciens décrivent déjà comme la meilleure depuis plus de dix ans. Un banc de sable parfaitement calé, une houle longue et propre, et surtout cette puissance brute qui fait la renommée mondiale des Landes.
Si l'on parle souvent de la concentration de talents à Hossegor, ce n'est pas par hasard : ce jour-là, l'élite du surf européen s'est partagé des barrels d'une perfection rare. "On a eu un alignement de planètes," confie un photographe présent sur la dune. "Après autant de frustration hivernale, voir La Gravière s'allumer comme ça, c’était presque religieux."
SI ce n'était pas la session de la décennie, il faut avouer qu'on a assisté à 4 jours d'affilé de vagues incroyables, ce qui est assez exceptionnel.
La fenêtre météo tant attendue s’est ouverte brusquement. À Anglet, les bancs de sable, pourtant malmenés par les houles successives, ont tenu bon. Dans une vidéo qui tourne en boucle sur les réseaux, on peut voir le local Thomas Bady faire une démonstration de lecture de vague impressionnante. Au cœur de tubes profonds et techniques, il a rappelé pourquoi les spots basques n'ont rien à envier à leurs voisins landais lorsque la période de la houle s'aligne enfin avec le vent offshore.
Plus au nord, la Gironde a également profité de l'aubaine. À Lacanau, malgré un plan d’eau parfois plus physique, les surfeurs les plus aguerris ont pu dénicher des pépites sur la plage centrale. L’ensemble de la côte Sud-Ouest, du sud des Landes au nord de la Gironde, semble avoir bénéficié de ce "miracle de mars".
Cette parenthèse enchantée arrive juste avant une nouvelle dégradation annoncée. Pour les surfeurs du coin, il s'agissait de ne pas rater le coche : une telle communion entre des bancs de sable performants et une météo clémente est le meilleur remède contre un hiver morose.