Harshita Nair, 21 ans, et Mahial Sran, 20 ans, s’étaient endormies près du « Keyhole », une arche rocheuse entre Panther Beach et Yellow Bank Beach dans le comté de Santa Cruz. La marée montante et une houle puissante les ont emportées dans leur sommeil. Elles n’ont pas survécu.
Un piège naturel bien connu des secours
Huit nageurs-sauveteurs sont intervenus en urgence. Les deux jeunes femmes ont été retrouvées à plusieurs centaines de mètres de distance, extraites de l’eau et hospitalisées. Leurs blessures étaient trop sévères. « La marée arrive, et emporte tout », résume le capitaine Kyle Breton. C’était le cinquième sauvetage en un mois sur ce même kilomètre de côte, réputé pour ses falaises, ses grottes et ses marées imprévisibles.
L’océan ne pardonne pas l’inattention
Ce drame rappelle une réalité que tout surfeur connaît : la mer peut basculer en quelques minutes, même sur une plage en apparence tranquille. Ne jamais dormir en zone basse, toujours se renseigner après des locaux, toujours vérifier les horaires de marée avant de s’installer dans une crique ou près d’une arche. Une règle simple. Vitale.
PS: Bien évidemment ce n’est pas le surfeur sur la photo
La côte basque est une nouvelle fois endeuillée. Samedi 6 décembre 2025, vers 16 h, un surfeur de 28 ans a perdu la vie sur le spot de Lafitenia, à Saint-Jean-de-Luz, dans des conditions de mer particulièrement puissantes. Malgré l’intervention rapide d’autres pratiquants et des secours, le jeune homme n’a pu être réanimé.
Une session qui bascule dans le drame
Selon plusieurs témoins, la mer était déjà bien agitée en fin d’après-midi, avec une houle dépassant les 4 mètres et un coefficient de marée rendant l’endroit technique et potentiellement piégeux. Dans une interview donnée à Sud Ouest dans, quelques minutes avant l’accident, deux surfeurs, dont Éric Bonnamy, profitaient de la fin d’une session jugée « solide mais satisfaisante ». Assis sur la murette dominant la baie, ils observent la mer lorsqu’ils remarquent deux autres pratiquants entrer à l’eau durant une accalmie.
« Derrière, la mer a regonflé d’un coup », témoigne Éric. « On est à marée haute, l’accès au pic est délicat, et les séries étaient vraiment massives. » C’est dans cette phase que le drame se joue. Selon leurs observations, l’un des deux surfeurs semble rapidement en difficulté, surpris par une vague plus grosse que les autres.
Le corps poussé vers l’intérieur du spot
Les témoins décrivent une scène d’une grande violence. Après avoir disparu sous l’eau, le jeune homme serait resté submergé durant près de trois minutes, avant que son corps ne réapparaisse, poussé vers l’intérieur du spot par une vague de retour.
« On a vu le corps traverser le spot, emporté par la masse d’eau », raconte un surfeur présent sur place. Immédiatement, plusieurs pratiquants, déjà dans l’eau, se dirigent vers lui pour tenter de le ramener au rivage. Ils parviennent à le hisser sur une planche puis à l’extirper de l’eau en attendant les secours.
Une prise en charge immédiate, mais vaine
Les pompiers de Saint-Jean-de-Luz et d’Hendaye, rapidement rejoints par une équipe du SMUR, engagent aussitôt les manœuvres de réanimation. Malgré des tentatives prolongées, l’homme est déclaré décédé sur la plage peu après 16 h.
Pour l’heure, l’origine exacte du drame reste inconnue. Malaise ? Choc sous l’eau ? Simple noyade liée à la puissance des vagues ? Les circonstances devront être précisées par l’enquête en cours.
Une communauté sous le choc
Lafitenia est un spot réputé pour ses longues droites mais aussi pour ses mouvements d’eau, particulièrement lorsque la houle grossit. Les habitués connaissent les pièges du courant, les séries qui décalent. Ce samedi, les conditions étaient qualifiées de « sérieuses » voire « dangereuses » par plusieurs présents.
Ce décès rappelle tragiquement que, même pour des pratiquants expérimentés, l’océan peut devenir imprévisible. Ces dernières années, plusieurs accidents ont déjà endeuillé la côte basque, soulignant la nécessité d’adapter sa pratique aux conditions du jour, surtout lorsque la houle excède les seuils habituels.
En attendant plus d’informations
Pour l’instant, les autorités n’ont pas communiqué sur l’identité de la victime ni sur les conclusions premières de l’enquête. Les témoignages recueillis convergent toutefois vers un accident brutal survenu en quelques secondes, sans que le surfeur n’ait eu le temps de s’extraire de la zone de turbulence.
L’émotion est vive à Saint-Jean-de-Luz et dans toute la communauté du surf basque, qui adresse son soutien à la famille et aux proches du jeune homme.
À Hawaï, le surf perd l’une de ses voix les plus discrètes, mais les plus essentielles. Un homme qui ne montait pas sur les podiums, qui ne cherchait pas la lumière, mais qui a illuminé la vie de milliers de surfeurs avec une caméra et un sourire : Ramon Brockington.
Un œil unique, un cœur immense
Lorsque la nouvelle de sa disparition a traversé les plages d’O‘ahu, c’est tout un archipel qui s’est arrêté. Ramon, l’âme derrière Oahu Surf Films, n’était pas seulement un caméraman talentueux. Il était un repère. Une présence familière sur le sable de Waikīkī, Ala Moana ou le long des 7 miles légendaires du North Shore.
Originaire de Caroline du Sud, il débarque sur O‘ahu avec une caméra et une passion brûlante pour raconter les histoires de ceux qui glissent sur les vagues. Ce qui n’était au départ qu’une envie de filmer “les bons jours” est devenu, au fil des années, l’une des archives les plus précieuses de la culture surf hawaïenne moderne.
Un homme qui voyait vraiment les surfeurs
Ramon filmait tout le monde. Les groms, les touristes émerveillés, les watermen respectés, les pros affûtés, les locaux, les oncles qui fument entre deux vagues. Peu importe le niveau, peu importe le style : il leur accordait la même attention, la même bienveillance.
Ce qui rendait son travail exceptionnel, ce n’étaient pas seulement les milliers de vagues capturées, mais la façon dont il faisait se sentir chaque surfeur. Il retenait les prénoms, les familles, les progrès, les doutes. Il félicitait après une bonne session, encourageait après une chute, partageait les clips comme des cadeaux.
Pour beaucoup, il fut :
leur premier highlight vidéo,
leur premier souvenir filmé,
leur première reconnaissance dans la communauté,
leur premier supporter sincère.
Matt Vasquez, qu’il avait filmé dès ses 19 ans, a livré un témoignage bouleversant : une gratitude profonde, presque filiale, d’avoir été “vu”, aidé, encouragé par Ramon lorsque tout commençait.
Un bâtisseur de lien, à travers et au-delà du surf
Ramon n’était pas seulement derrière la caméra. De 2022 à 2024, il a dirigé le Oahu Surf Film Festival, rassemblant cinéastes du monde entier, donnant de la place aux voix locales, à l’écologie, aux récits locaux. Il aimait les images, mais surtout ce que les images créent : des communautés, des rencontres, des émotions partagées.
Toujours humble, toujours chaleureux, il faisait partie de ces rares personnes capables de transformer une plage — déjà sacrée à Hawaï — en un lieu encore plus accueillant.
Un héritage qui ne s’effacera jamais
Plus de 900 vidéos restent disponibles pour continuer à faire vivre son regard. Mais ce que Ramon laisse surtout derrière lui, ce sont des milliers de petites histoires humaines : des sourires, des poignées de main, des tapes sur l’épaule, des mots doux, des services rendus sans rien attendre.
Chaque série qui déroule à Ala Moana, chaque bombe hivernale sur le North Shore, portera un peu de son énergie.
Rest in peace, Ramon Brockington. Et merci d’avoir tant donné au surf.
La communauté surf de la Gold Coast pleure l’un de ses enfants prodiges. Jackson “Jacko” Graham, ancien champion des Palm Beach Boardriders et ex-compétiteur sur le circuit junior WSL, est décédé à seulement 22 ans, des suites d’une maladie récente.
À seulement 14 ans, Jackson Graham — affectueusement surnommé “Jacko” par ses amis — remportait le titre très convoité de Palm Beach Boardriders Champion. Né et élevé sur la Gold Coast australienne, il s’était rapidement imposé comme l’un des jeunes talents les plus prometteurs de la région, participant au WSL Junior Tour et accumulant les résultats solides.
Jacko n’était pas seulement un compétiteur redoutable : il était aussi l’incarnation de la culture surf australienne, partageant autant de temps à l’eau qu’à pêcher ou à partir à l’aventure avec ses amis.
Un surfeur au grand cœur
La nouvelle de sa disparition a bouleversé toute la scène locale. Les réseaux sociaux se sont rapidement remplis de messages rendant hommage à son talent, mais surtout à son humanité.
Oscar Berry, ami proche, se souvient :
« Quand je suis arrivé sur la Gold Coast depuis Yamba, le premier à m’accueillir en classe a été Jacko. Depuis ce jour, il est resté l’un de mes meilleurs amis. Jacko était unique, incroyablement talentueux, et surtout doté du plus grand cœur que je connaisse. »
Les Mad Hueys, célèbre marque de surfeurs et pêcheurs australiens, ont partagé un montage photo de leurs escapades passées, accompagné d’un message simple mais lourd de sens :
« Repose en paix, Jacko. Tu resteras toujours dans nos cœurs. »
Pour célébrer sa vie, un paddle out sera organisé à Palm Beach, son spot de cœur. Cette tradition, profondément ancrée dans la culture surf, rassemble amis, famille et inconnus autour d’un cercle formé au large. Fleurs, planches et larmes se mêlent, tandis que chacun rend hommage au disparu en jetant de l’eau vers le ciel ou en partageant un dernier mot.
Ces moments, à la fois solennels et empreints de beauté, rappellent que la communauté surf est avant tout une famille. Peu importe le niveau ou la notoriété, chaque surfeur disparu laisse une empreinte dans les vagues qu’il a tant aimées.
Icônes Surf et la mémoire des surfeurs
Chez Icônes Surf, nous avons toujours pensé que l’histoire du surf ne se racontait pas uniquement à travers les victoires et les exploits. Elle se construit aussi avec ses drames, ses disparitions, ses figures parties trop tôt. Écrire sur Jackson “Jacko” Graham, c’est rendre hommage à un jeune homme qui, même à 22 ans, avait déjà marqué ses pairs.
Parce que chaque surfeur, qu’il ait eu une carrière mondiale ou qu’il ait seulement illuminé son spot local, fait partie de cette grande fresque collective.
Le souvenir d’une vie courte mais intense
Jacko laisse derrière lui une communauté en deuil, mais aussi un héritage : celui de vivre pleinement sa passion, de rester fidèle à ses amis et à ses valeurs, et de savourer chaque session comme si c’était la dernière.
À Palm Beach, les vagues continueront de dérouler. Mais pour ceux qui l’ont connu, chaque série qui arrive rappellera l’absence d’un sourire, d’un take-off radical, et d’un surfeur que beaucoup décrivent comme “absolument unique”.