Étiquette : jamie o brien

  • 3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    Trop de clips sont sortis d’un coup aujourd’hui. Plutôt que de vous noyer sous des articles individuels, on va droit au but avec les trois sessions qu’il ne fallait pas rater, entre drame au Mexique, pure culture free-surf et voyage au Maroc.

    Le Pacifique en furie engloutit un camion à Puerto Escondido

    Le dernier vlog de Jamie O’Brien à Zicatela fait froid dans le dos. Une houle massive de plus de 20 pieds (plus de 6 mètres de face) s’est abattue sur le beachbreak mexicain, transformant le line-up en véritable exercice de survie.

    Mais le choc visuel s’est produit sur le sable : Matthew Smith, photographe local et pilier de la sécurité en mer, a vu son pick-up et l’intégralité de son matériel photo emportés puis engloutis par l’océan. Un coup dur pour ce travailleur de l’ombre, pour qui une cagnotte GoFundMe a immédiatement été lancée par la communauté.

    « Ritualistic Tendencies » : Le prétendant au film de l’année

    Le collectif Ritual — la marque de lunettes pilotée par Noa Deane, Mikey Wright, Harry Bryant et Dion Agius — vient de lâcher son tout premier long-métrage. Le modèle économique est simple : vendre des solaires accessibles pour financer des productions indépendantes.

    Le résultat, filmé sur 18 mois entre le North Shore et l’Indonésie par Wade Carroll, est une mine de haute performance brute. C’est l’anti-compétition par excellence, et ça fait du bien.

    Pour les anciens, comme moi, l’introduction ne laisse pas de marbre avec le morceau de musique « kissing the sun », qui était la musique de la section Shane Powell dans « Tripping the planet ».

    Liam Sahyoun et la transmission de l’hiver marocain

    On change de rythme avec le carnet de voyage de Liam Sahyoun, qui a passé plusieurs mois à traquer les rentrées de houle sur les côtes marocaines.

    Des droites parfaites de la Pointe des Ancres aux tubes de Safi, le film documente surtout sa relation avec la gauche puissante de Tafedna et ses sessions backside dans le désert, près de Dakhla. Un trip familial et authentique partagé aux côtés de son père.

  • Waimea river, version XXL : Jamie O’Brien dompte la vague statique d’Oʻahu

    Waimea river, version XXL : Jamie O’Brien dompte la vague statique d’Oʻahu

    À Waimea Bay, il existe un mirage de surfeur : une vague qui ne vient pas de l’océan, mais d’une rivière en crue. Quand le Waimea Valley déborde et perce la barre de sable (ou plutôt quand les surfeurs creusent un tranchée), un fleuve brun se jette dans la baie, sculpte un chenal et, pendant quelques heures, transforme la plage mythique en une machine de vagues statiques dignes d’un snowpark aquatique. Ces derniers jours, le phénomène a livré son plus beau visage. Jamie O’Brien (JOB) a parlé sans trembler : “10/10, probablement la meilleure river wave de ma vie”, aux côtés de Koa Smith, à l’aube, quand la rivière prête à éclater promet le jackpot aux premiers arrivés.

    Aube, sable taillé au scalpel, vagues glassy parfaites

    La session commence avant le lever du soleil. Le chenal est gonflé, la plage encore vide, l’océan lui-même offre de beaux sets au large de Waimea, mais les deux compères préfèrent la folie douce du fleuve. Dans la lumière laiteuse, la surface devient glassy : un verre dépoli, si lisse qu’on se demande s’il va tenir sous les dérives. JOB enchaîne des runs de trois à quatre minutes avec de nombreuses manœuvres, porté par une onde stationnaire qui respire comme un poumon. “Absolument insane”, résume-t-il en sortant de l’eau, rincé et hilare.

    Comment naît une telle perfection ?

    Le décor est simple et pourtant capricieux : de fortes pluies remplissent le Waimea Valley. C’est un bassin dans un parc naturel qui n’est séparé de la plage de Waimea que par une langue de sable de quelques mètres. On commence par creuser une tranchée reliant ce bassin naturel à l’océan. L’eau douce accélère, creuse des “dunes” sous-marines dans le chenal, qui renvoient l’énergie comme un tremplin. Quand le débit et le profil du fond s’alignent, une vague statique se met à fonctionner, parfois grande, quand le débit est suffisant, mais toujours d’une régularité hypnotique. C’est une obsession pour les locaux.

    Le contraste avec la version “monstre” de l’hiver dernier

    Souviens-toi : en février, la rivière avait explosé en mode superlatif, session nocturne, crue furieuse, risques énormes. JOB, Koa, Italo Ferreira et une poignée de locaux au coucher du soleil. C’était spectaculaire… et franchement hostile. La différence cette fois ? Moins de chaos, plus propre. Une ligne lisible, glassy, idéale pour carver et jouer avec les changements de section. La vague statique de Waimea River n’a pas de standard : elle a des humeurs. Et, ce jour-là, elle était de bonne humeur.

    Une beauté, non sans danger

    Waimea River casse depuis de nombreuses années sans qu’aucun incident sérieux n’ait lieu. Cependant, c’est un phénomène puissant, qui demande d’être à l’aise avec l’élément marin. Lorsque vous tombez de votre planche, ou que vous ratez la vague. Le courant est si violent que vous allez être éjecté dans l’océan sans pouvoir faire quoique cela. Une personne sans expérience pourrait paniquer, on a l’impression d’être pris dans une baïne violente. Autre phénomène inquiétant, le risque requin existe à Hawaiii et sur le North Shore. Ce phénomène pourrait attirer des requins tigres ou boudelogues, aucune étude existante ou accident, mais je me souviens m’être fait la réflexion lorsque j’ai dans le passé surfer la vague statique de Waimea River.