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  • El Quemao Class : Joan Duru magistral, mais privé d’un second sacre historique

    El Quemao Class : Joan Duru magistral, mais privé d’un second sacre historique

    Le village de La Santa, sur l’île de Lanzarote, a une nouvelle fois vibré au rythme de l’El Quemao Class, cet événement sur invitation qui réunit la crème du surf et du bodyboard européen. Si la première journée a laissé les observateurs sur leur faim avec un plan d’eau capricieux, la seconde a offert le spectacle tant attendu : des tubes massifs, techniques et cette gauche de Quemao qu’on compare fréquemment à Pipeline. Mais au-delà du spectacle, c’est le verdict des juges qui est aujourd’hui sur toutes les lèvres.

    Un duel au sommet dans le « Pipe Européen »

    La gauche de Quemao est une bête à part. Puissante, creuse et imprévisible, elle demande un engagement total. Dans ces conditions, les « goofies » (surfeurs ayant le pied droit devant) partent souvent avec un léger avantage technique pour s’engouffrer dans ces cavernes liquides.

    Le Landais Joan Duru, ancien pensionnaire du CT et déjà vainqueur de l’épreuve par le passé, était l’un des favoris de la compétition. Après le sacre d’un autre Français, Marc Lacomare, l’an dernier, Joan Duru semblait en route pour ramener une nouvelle fois le trophée dans les Landes. Calme, précis et d’un engagement rare, il a enchaîné les tubes profonds avec une aisance déconcertante.

    Le verdict qui fâche : Un arbitrage trop « local » ?

    La finale opposait Duru à trois Espagnols, dont le local de l’étape, Conor Donegan. Le score final affiche une victoire de l’Espagnol avec un total de 18,30 points contre 17,50 pour le Français.

    C’est là que le bât blesse. Pour beaucoup d’observateurs présents sur place et derrière leurs écrans (dont moi avec plus de 15 ans sur le tour), la hiérarchie des scores pose question. Dès les demi-finales, un certain penchant du jury pour les surfeurs canariens se faisait sentir. En finale, malgré un tube parfait avec la note de 10 et un deuxième barrel que beaucoup estimaient supérieur, Joan Duru se voit relégué à la deuxième place.

    « Joan méritait clairement la victoire. Son placement et la profondeur de ses tubes étaient un cran au-dessus », murmure-t-on dans les bureaux.

    Un bilan contrasté malgré le spectacle

    Si la victoire de Conor Donegan est officielle, elle laisse un goût amer aux fans de surf français. On ne peut s’empêcher de penser que Duru a été « sous-noté » pour favoriser un succès local dans ce temple du surf canarien.

    Malgré cette frustration, l’El Quemao Class prouve encore qu’elle est l’une des plus belles compétitions de l’hiver. Joan Duru repart de Lanzarote avec une belle deuxième place, mais surtout avec le respect de tous ceux qui savent que, ce jour-là, le vrai patron de la gauche, c’était lui.

  • Alerte lancée à La Santa : Le Lanzarote Quemao Class 2026 prêt à rugir

    Alerte lancée à La Santa : Le Lanzarote Quemao Class 2026 prêt à rugir

    Le « Pipe Masters » des Canaries est sur le point de s’embraser. Les organisateurs du Lanzarote Quemao Class ont officiellement activé l’alerte pour la tenue de l’événement entre le 22 et le 24 février 2026. Si les conditions se maintiennent, les deux meilleures journées de cette fenêtre seront choisies pour lancer l’une des compétitions les plus spectaculaires et périlleuses d’Europe.

    Suivez la compétition sur Youtube

    Suivez le jour 2 de la compétition

    Un plateau de « Gladiateurs » XXL

    L’événement, qui fonctionne exclusivement sur invitation, rassemble 64 athlètes d’élite (32 surfeurs et 32 bodyboarders) prêts à défier la puissance brute de la vague El Quemao.

    Parmi les têtes d’affiche confirmées sur la liste des surfeurs invités (voir visuel), on retrouve un contingent français et international de très haut niveau :

    • Les cadors tricolores : Joan Duru, Marc Lacomare, Sam Piter et William Aliotti.
    • Les stars internationales : Mason Barnes (USA), Noa Deane (Australie), Parker Coffin (USA) et le chargeur de grosses vagues Lucas Chianca (Brésil).
    • L’élite locale : José María Cabrera et une forte délégation des Canaries, habituée à dompter ce récif volcanique acéré.

    Plus qu’une compétition : un hommage

    Au-delà de la performance, le Lanzarote Quemao Class reste profondément ancré dans le respect et la mémoire. Comme chaque année, une cérémonie d’hommage sera rendue à David Infante « El Fula ». C’est en son honneur que la communauté du surf se réunit à La Santa, rappelant que derrière le spectacle se cache l’une des vagues les plus exigeantes du Vieux Continent.

    Le compte à rebours est lancé

    La compétition vient d’être sur les 4 prochains jours. Le but est de profiter des conditions et de choisir les deux meilleures journées.

    Samedi 21 février 2026

    • 14h30 : Enregistrement des compétiteurs. Inscription et retrait des accréditations pour les compétiteurs.
    • 16h00 : Réunion de sécurité. Compétiteurs, équipe de secours, pompiers et service d’ambulance.
    • 16h30 : Photo de famille. Compétiteurs et sponsors *Gradins de la plage de l’événement.
    • 17h30 : Hommage à David Infante « Fula ». Cérémonie près de la plaque commémorative sur la promenade et offrande en mer. La présence de tous les compétiteurs est obligatoire.
  • El Quemao Class 2025 : l’événement surf le plus redouté des Canaries

    El Quemao Class 2025 : l’événement surf le plus redouté des Canaries

    La côte sauvage de Lanzarote retient son souffle. Comme chaque année, El Quemao Class plonge la communauté surf internationale dans un mélange d’impatience et de fascination. Perchée au bord du petit village de La Santa, dans la commune de Tinajo, cette vague mythique n’accepte qu’une seule chose : la perfection. Pas de date fixe, pas de programme établi… seulement un période de waiting period qui s’étend jusqu’en avril 2026, et un système d’alertes qui rythme l’espoir des athlètes.

    Pour cette 9ᵉ édition, 64 invités triés sur le volet — 32 surfeurs et 32 bodyboardeurs — se tiennent prêts à foncer sur l’une des vagues les plus dangereuses et spectaculaires au monde. Une gauche volcanique, courte, ultra-creuse, qui explose directement sur un reef noir acéré. Chaque vague peut devenir historique… ou cauchemardesque.

    Le temple du surf engagé

    Le Quemao n’est pas une vague comme les autres. C’est une vague capricieuse qui nécessite la présence d’une houle précise, d’un vent bien orienté, d’une marée parfaitement alignée. Quand les planètes sont alignées, alors seulement, la compétition peut se lancer. C’est la raison pour laquelle l’événement fonctionne avec un code couleur :

    • Orange : période d’attente (état actuel).
    • Jaune : tentative de lancement, conditions potentiellement bonnes.
    • Vert : validation officielle des dates, show imminent.

    Cette mécanique nourrit le mythe. L’événement peut être annoncé 48 heures avant seulement, transformant Lanzarote en place forte du surf de haut niveau dès la première ondulation de houle.

    Les champions reviennent défendre leur couronne

    L’édition précédente a marqué les esprits :

    • Joan Duru, impérial, s’est offert la victoire en surf.
    • Amaury Lavernhe, double champion du monde de bodyboard, a confirmé sa suprématie dans cette arène de lave et de tubes fracassants.

    Les deux hommes seront de retour cette année, prêts à remettre leur titre en jeu. Duru, maître du rail puissant et des tubes, connaît le spot comme peu de surfers européens. Lavernhe, lui, entretient avec El Quemao une relation presque intime : technique chirurgicale, lecture millimétrée et courage.

    Une scène volcanique unique au monde

    Au-delà de la compétition, le Quemao Class est un hommage à Lanzarote elle-même. Sa géologie, son architecture naturelle, ses couleurs sombres et brûlées, tout renforce la dramaturgie de la vague. Les spectateurs se massent sur les roches volcaniques pour assister à ce ballet brutal entre mer et basalte.

    La question n’est donc pas si la compétition aura lieu. La vraie question, c’est : quand El Quemao offrira-t-il son moment de grâce ?
    Et quand cela arrivera, le monde du surf aura les yeux rivés sur Lanzarote.