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  • Le rêve fou d’Édouard Delpero : à une série du sacre mondial

    Le rêve fou d’Édouard Delpero : à une série du sacre mondial

    Il y a encore quelques semaines, personne n’aurait osé y croire. Édouard Delpero, 13ᵉ au classement mondial, voyait s’éloigner la grande finale du World Longboard Tour. Et pourtant… Après une victoire incroyable à Abu Dhabi, le Français se retrouve aujourd’hui n°1 mondial, à une seule série d’un titre de champion du monde WSL, le seul qui manque à sa légende.

    D’Abu Dhabi à El Salvador : la remontée d’un miraculé

    Le décor ? Une piscine à vagues au cœur du désert. Le scénario ? Totalement improbable. Avant la compétition, Delpero n’était même pas qualifié pour la finale mondiale. Il lui fallait un miracle. Ce miracle a pris la forme d’une victoire magistrale lors du Surf Abu Dhabi Longboard Classic, où il a survolé la compétition, grâce à sa maîtrise parfaite du barrel sur chaque vague artificielle.

    Grâce à ce succès, le Biarrot grimpe du 13ᵉ au 1er rang mondial, décrochant le statut de tête de série pour la grande finale au Salvador. Un renversement de situation comme le surf en produit rarement, et qui résume à lui seul la détermination d’un athlète toujours animé par la passion du longboard et du surf.

    Une finale à suspense : le format “winner-take-all”

    La Surf City El Salvador Longboard Championships (5 au 9 novembre) s’annonce comme un moment historique. Huit hommes et huit femmes s’y disputeront les couronnes mondiales dans un format inspiré du Championship Tour.
    Les règles sont simples : les surfeurs les mieux classés affrontent les autres dans une succession de séries éliminatoires, jusqu’au “Title Match”, où attend le n°1 mondial.

    Pour Édouard Delpero, cela signifie qu’une seule série gagnée pourrait le sacrer champion du monde WSL 2025.
    En cas de défaite lors de la première manche, il aura droit à une revanche immédiate, dans un duel au meilleur des trois séries. Une dernière marche pour boucler un parcours exceptionnel.

    Le rendez-vous d’El Sunzal

    La scène de cette bataille finale : El Sunzal, un point break den droite d’une beauté saisissante, situé à La Libertad, au cœur du projet Surf City du Salvador.
    Une vague longue, régulière, parfaite pour exprimer la grâce et le flow du longboard moderne. “C’est juste une vague parfaite pour un longboard”, résume le quadruple champion du monde Taylor Jensen, qui sera l’un des prétendants.

    Delpero, 35 ans, connaît bien l’endroit. Il y a surfé pour la dernière fois en 2023. Cette fois, il y revient avec un seul objectif : décrocher la couronne mondiale, un titre qui viendrait couronner une carrière exemplaire, marquée par la constance, la technique et une élégance rare.

    Une consécration attendue depuis toujours

    Déjà multiple champion d’Europe, finaliste à plusieurs reprises sur le circuit mondial, Champion du monde ISA, Édouard Delpero a tout connu sauf cette ultime consécration.
    Longtemps dans l’ombre du frère cadet Antoine, également star du longboard, Édouard a tracé sa propre voie, fidèle à un surf pur et sans artifice.

    Aujourd’hui, le Français a l’occasion de marquer l’histoire du surf hexagonal : aucun surfeur tricolore n’a encore remporté le titre mondial WSL Longboard.
    Avec son expérience, sa maturité et sa vision du surf, il est plus prêt que jamais. Et si le scénario de cette saison s’est déjà révélé incroyable, le meilleur reste peut-être à venir.

    🏆 Un champion du monde français ?

    La réponse pourrait tomber dans les heures à venir à El Sunzal. Une victoire, une seule, séparerait désormais Édouard Delpero d’un rêve poursuivi depuis plus d’une décennie.
    Et si la France tenait enfin son premier champion du monde WSL Longboard ? Rendez-vous ce jeudi ou vendredi en fonction des conditions.

  • Louis Marchiset, longboardeur basque qui bouscule les limites

    Louis Marchiset, longboardeur basque qui bouscule les limites

    On l’a croisé d’abord dans les Landes, sur le sable avec Édouard Delpero. « C’est un bon lui », glissait alors le multiple champion. Depuis, j’entends revient régulièrement son nom dans les conversations longboard : Louis Marchiset. Vingtaine d’années, style propre, appétit pour les vagues qui ne pardonnent pas. Et ces derniers mois, une idée fixe : pousser le longboard là où on ne l’attend pas.

    D’un style glissé aux vagues qui serrent le cœur

    Louis a grandi entre Guéthary et les bancs landais, où la culture longboard côtoie des line-ups teigneux. Très vite, il tape dans l’œil des marques et de la scène française et s’impose chez les jeunes, avec un titre national Espoir en 2021, sauf erreur de ma part.

    Mais au-delà des nose-rides parfaitement calés, il cultive une autre obsession : engager des planches de 9 pieds dans des vagues à sections creuses. Une lignée qu’on a déjà vue chez les Delpero, chez Paul Duvignau dans les Landes, ou encore chez quelques locaux d’Hawaii sur le North Shore. Cette école du « longboard sous stéroïdes » réclame ligne, lecture et sang-froid.

    Pourquoi on vous parle de lui aujourd’hui

    Parce que Louis est allé chercher plus loin. Direction Tahiti. Une vague au nom qui claque et qui cloue : Teahupo’o. Un mur d’eau vivant, puissant, mutique, qu’on aborde en respect absolu. Et lui a choisi d’y entrer… en longboard, en backside comme un regular qu’il est, avec ce mélange de témérité et d’humilité qui force l’attention.

    Sur ses réseaux, il raconte surtout le chemin. Pas de fanfaronnade, plutôt une méthode : tenter, analyser, recommencer. Et surtout, accepter que Teahupo’o décide.

    « The End of the Road porte bien son nom.
    Des mois de galères et de travail acharné avant de pouvoir rêver à nouveau.
    […] Repousser les limites du longboard, encore et encore. »

    Cette progression, c’est aussi l’art de se replacer. Être « plus deep », sans se mettre à la faute, pour laisser la lèvre vous engloutir juste ce qu’il faut.

    « Je fais, j’analyse, j’apprends, et je recommence.
    Respect, humilité, patience.
    Ready for the next swell. Go big, but go deep. »

    Le prix de l’engagement : quand le corps dit stop

    Le trip tahitien n’a pas été une ligne droite. Louis raconte avoir contracté la ciguatera après un mauvais poisson. Fièvre, faiblesse, fourmillements : impossible de surfer pendant plusieurs jours. Et puis, la veille du vol retour, deux heures d’énergie retrouvée, suffisantes pour chasser la bombe.

    « Bien deep, sûrement la meilleure gauche de ma vie. Pas d’image, mais elle restera gravée… et dans celle de quelques locaux. »

    Et maintenant ?

    Note à nous-mêmes : le rencontrer. Aller chercher son parcours (coachs, boards, réglages de dérive, quiver tahitien), comprendre ce qui change concrètement entre un nose ride à la maison et un take-off critique à Teahupo’o. Et documenter cette lame de fond du longboard engagé qui traverse la côte basque et au-delà.

  • Longboard en Guadeloupe, quand la magie opère

    Longboard en Guadeloupe, quand la magie opère

    Il y a des vidéos qui marquent par leur puissance visuelle et par l’émotion qu’elles dégagent. Celle-ci en fait partie. On parle souvent du surf dans les Caraïbes à travers Porto Rico, la Barbade ou la République Dominicaine, mais beaucoup plus rarement de la Guadeloupe. Et encore moins à travers le prisme du longboard. C’est ce qui rend cette production si précieuse : elle ouvre une fenêtre sur un visage inédit du surf caribéen.

    Un joyau rare du surf caribéen

    La Guadeloupe ne figure pas parmi les destinations surf les plus médiatisées. Pourtant, ses côtes volcaniques et ses récifs coralliens abritent de véritables trésors. Le surf y existe bel et bien, porté par une communauté passionnée, mais il reste souvent en retrait dans l’imaginaire collectif. La vidéo dont il est question ici vient justement combler ce vide : elle capte l’essence du surf local avec une élégance rare.

    On y découvre des paysages luxuriants, des vagues parfaitement mises en valeur, et cette atmosphère si particulière propre aux îles. L’océan y apparaît à la fois puissant et accueillant, dans une lumière caribéenne qui sublime chaque détail.

    Le longboard sous un nouveau jour

    Quand on pense à la Guadeloupe, on imagine davantage des vagues rapides et parfois capricieuses, plus adaptées au shortboard qu’à autre chose. C’est pourquoi voir des images de longboard est une vraie surprise. La vidéo dévoile des vagues qui déroulent avec une douceur idéale pour tracer de longues courbes, marcher vers le nose ou simplement savourer le plaisir d’une glisse fluide.

    Le longboard, par nature, exige des vagues régulières et pas trop creuses. Les séquences filmées démontrent que la Guadeloupe peut offrir tout cela, quand les conditions s’alignent. C’est une redécouverte du potentiel de l’île, une sorte de révélation pour qui n’avait jamais imaginé le longboard dans ce décor.

    Plus qu’un sport, une culture en mouvement

    Mais ce qui frappe avant tout, au-delà des vagues, c’est l’ambiance. La vidéo n’est pas seulement un montage de sessions surf : c’est une plongée dans la culture caribéenne. La musique, les couleurs, les visages, tout concourt à une expérience sensorielle complète. On sent que le surf n’est pas seulement un sport, mais un élément intégré dans un mode de vie, un langage commun entre l’océan et les habitants. Bien que la culture locale ne soit pas par tradition tournée vers l’océan, on ressent le besoin des nouvelles générations de faire ce pas vers l’eau.

    Cette dimension culturelle apporte une profondeur unique au film. Le surf en Guadeloupe n’est pas un produit d’exportation pour touristes en quête d’exotisme, mais une pratique authentique, enracinée dans l’île et en résonance avec son identité.

    Une invitation à voir plus loin

    Au final, cette vidéo est bien plus qu’un simple clip de surf. C’est une invitation à élargir notre regard, à sortir des clichés habituels et à reconnaître la richesse de scènes moins connues. Elle donne envie de croire que la Guadeloupe a encore beaucoup à offrir au monde du surf, et pourquoi pas de la voir émerger un jour comme une destination phare du longboard caribéen.