Louis Marchiset, longboardeur basque qui bouscule les limites

26 septembre 2025

On l’a croisé d’abord dans les Landes, sur le sable avec Édouard Delpero. « C’est un bon lui », glissait alors le multiple champion. Depuis, j'entends revient régulièrement son nom dans les conversations longboard : Louis Marchiset. Vingtaine d’années, style propre, appétit pour les vagues qui ne pardonnent pas. Et ces derniers mois, une idée fixe : pousser le longboard là où on ne l’attend pas.

D’un style glissé aux vagues qui serrent le cœur

Louis a grandi entre Guéthary et les bancs landais, où la culture longboard côtoie des line-ups teigneux. Très vite, il tape dans l’œil des marques et de la scène française et s’impose chez les jeunes, avec un titre national Espoir en 2021, sauf erreur de ma part.

Mais au-delà des nose-rides parfaitement calés, il cultive une autre obsession : engager des planches de 9 pieds dans des vagues à sections creuses. Une lignée qu’on a déjà vue chez les Delpero, chez Paul Duvignau dans les Landes, ou encore chez quelques locaux d’Hawaii sur le North Shore. Cette école du « longboard sous stéroïdes » réclame ligne, lecture et sang-froid.

Pourquoi on vous parle de lui aujourd’hui

Parce que Louis est allé chercher plus loin. Direction Tahiti. Une vague au nom qui claque et qui cloue : Teahupo’o. Un mur d’eau vivant, puissant, mutique, qu’on aborde en respect absolu. Et lui a choisi d’y entrer… en longboard, en backside comme un regular qu'il est, avec ce mélange de témérité et d’humilité qui force l’attention.

Sur ses réseaux, il raconte surtout le chemin. Pas de fanfaronnade, plutôt une méthode : tenter, analyser, recommencer. Et surtout, accepter que Teahupo’o décide.

« The End of the Road porte bien son nom.
Des mois de galères et de travail acharné avant de pouvoir rêver à nouveau.
[…] Repousser les limites du longboard, encore et encore. »

Cette progression, c’est aussi l’art de se replacer. Être « plus deep », sans se mettre à la faute, pour laisser la lèvre vous engloutir juste ce qu’il faut.

« Je fais, j’analyse, j’apprends, et je recommence.
Respect, humilité, patience.
Ready for the next swell. Go big, but go deep. »

Le prix de l’engagement : quand le corps dit stop

Le trip tahitien n’a pas été une ligne droite. Louis raconte avoir contracté la ciguatera après un mauvais poisson. Fièvre, faiblesse, fourmillements : impossible de surfer pendant plusieurs jours. Et puis, la veille du vol retour, deux heures d’énergie retrouvée, suffisantes pour chasser la bombe.

« Bien deep, sûrement la meilleure gauche de ma vie. Pas d’image, mais elle restera gravée… et dans celle de quelques locaux. »

Et maintenant ?

Note à nous-mêmes : le rencontrer. Aller chercher son parcours (coachs, boards, réglages de dérive, quiver tahitien), comprendre ce qui change concrètement entre un nose ride à la maison et un take-off critique à Teahupo’o. Et documenter cette lame de fond du longboard engagé qui traverse la côte basque et au-delà.

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