Étiquette : planche de surf

  • Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    C’est sans doute la fusion la plus rafraîchissante de l’année entre l’art du shape et la culture de l’après-session. En Australie, la brasserie Gage Roads Brew Co. a bousculé les codes du marketing en créant la toute première planche de surf au monde capable de contenir et de servir de la bière pression tout en restant parfaitement fonctionnelle à l’eau.

    Un défi d’ingénierie technique et de shape

    Pour donner vie à ce projet à la frontière de l’exploit technique et du coup de génie publicitaire, la brasserie s’est associée au célèbre shaper Chris Garrett, fondateur de Phantom Surfboards. Inspiré par la mythique silhouette de la Greenough Spoon des années 60, Garrett a dû creuser le pain de mousse pour y intégrer une chambre alimentaire scellée de 10 litres.

    L’ajout d’une valve de pressurisation et d’un robinet amovible a transformé l’atelier en un véritable laboratoire d’expérimentation, non sans quelques explosions de prototypes en cours de route. Le but ultime : s’assurer que la bière reste fraîche et sous pression, sans que la planche ne perde sa flottabilité ni ses propriétés hydrodynamiques lors de la session.

    Validée au line-up par des légendes de la glisse

    Honnêtement, ce n’est que du marketing destiné à décorer un comptoir de bar, mais cette planche « Single Fin » a immédiatement été jetée à l’eau et on peut la surfer (pas sûr pour les airs, lol). Et pour valider le shape, la marque n’a pas fait les choses à moitié en recrutant des ambassadeurs de classe mondiale : le médaillé olympique et copropriétaire de la marque Jack Robinson, accompagné du free surfer de légende Brendan « Margo » Margieson.

    Les deux athlètes ont pu confirmer la viabilité de l’engin dans les vagues, ancrant cette campagne audacieuse dans une réelle crédibilité surf. Une manière parfaite pour Gage Roads, marque née en 2004 en Australie-Occidentale, de réaffirmer son attachement viscéral à l’océan et à la communauté des surfeurs.

  • Quand Ryanair transforme les planches de surf en crêpes à l’aéroport de Biarritz

    Quand Ryanair transforme les planches de surf en crêpes à l’aéroport de Biarritz

    Il y a des histoires de surf qui finissent à l’hôpital, d’autres à la douane… et puis il y a celles qui se terminent sous un camion.

    C’est exactement ce qui est arrivé à Willem Beck, surfeur gallois de retour d’un trip à Biarritz, quand ses planches flambant neuves ont connu un destin digne d’un sketch des Monty Python. Trois boards soigneusement emballées, chargées avec amour dans la soute d’un vol Ryanair pour Stansted. Et à l’arrivée ? Une scène d’horreur en slow motion sur le tarmac.

    La planche qui valait 700 euros

    Selon Willem, un véhicule d’escalier aurait tout simplement roulé sur son boardbag, avant de faire marche arrière, « pour être sûr ». Résultat : trois planches réduites en mille-feuilles, des combinaisons transformées en tapis de chantier, et des dérives fusionnées au goudron. Une œuvre d’art contemporaine qu’on pourrait baptiser “Abstract Surfing, 2025”.

    Willem raconte :

    “Le sac est resté coincé sous la roue et a été traîné sur plusieurs mètres avant qu’ils réalisent. Tout était écrasé, déchiré ou couvert de tarmac. Même mes chaussettes.”

    Un massacre. Un véritable carnage logistique. À tel point qu’on se demande si Ryanair n’envisage pas d’ouvrir une nouvelle ligne “Biarritz – Compostelle” pour planches de surf martyrisées.

    Le surf trip le plus cher du monde

    Deux des trois planches étaient toutes neuves. À 700 euros pièce, on dépasse les 2000 euros de matériel vaporisé sur le bitume biarrot. Mais pas d’inquiétude : Ryanair a bien évidemment fait preuve de son légendaire sens du service client en lui donnant… un lien pour remplir un formulaire. Depuis, silence radio.

    Pour tout surfeur qui a déjà attendu fébrilement son boardbag à l’aéroport, cette histoire réveille des sueurs froides. Les bagagistes du monde entier semblent jouer à un jeu étrange : “Devine à quoi sert cet objet long et fragile”.
    Spoiler : personne n’a encore trouvé la bonne réponse.

    Un problème vieux comme le surf trip

    Des exemples, il y en a à la pelle. L’Américaine Kirra Pinkerton avait déjà vu ses planches explosées sur un vol United Airlines. Une Britannique, Charlotte W, a raconté sur Tripadvisor que sa board avait été “complètement détruite” après un trajet EasyJet. Bref, transporter une planche d’un point A à un point B reste un sport extrême.

    Alors oui, on espère que Willem récupérera un dédommagement. Mais quelque chose nous dit que Ryanair ne verse pas les larmes aussi facilement que l’eau salée sur un spot de Biarritz.