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  • Quiksilver et Primaloft : la combinaison qui promet de changer l’hiver des surfeurs

    Quiksilver et Primaloft : la combinaison qui promet de changer l’hiver des surfeurs

    Quiksilver vient de lever le voile sur une innovation qui pourrait bien transformer nos sessions hivernales : une nouvelle génération de combinaisons intégrant la technologie Primaloft Bio.
    Une avancée qui permettrait, selon la marque, de surfer en 3/2 quand tout le monde enfile une 4/3. Rien que ça.

    Une fibre née dans l’armée américaine

    Inventée il y a quarante ans pour l’armée des États-Unis, la fibre Primaloft a été pensée comme une alternative synthétique au duvet naturel.
    Légère, respirante et chaude, elle est aujourd’hui utilisée dans la plupart des doudounes techniques haut de gamme.
    Mais jusqu’à présent, elle n’avait jamais franchi la barrière du surf.

    Avec cette collaboration inédite, Quiksilver (et Roxy) deviennent les premiers à intégrer Primaloft dans une combinaison néoprène.
    Objectif affiché : plus de chaleur, moins d’épaisseur, donc plus de liberté sur la planche.

    35 % plus chaud que les précédentes générations

    Selon les tests réalisés par la marque, le Primaloft Bio offrirait une chaleur supérieure de 35 % à celle de l’ancien revêtement interne Warmflight Eco Velvet.
    Pour le prouver, les équipes ont mené une expérience scientifique :

    “On expose la combinaison à une plaque froide contrôlée, on attend quelques minutes, et on mesure la température à l’intérieur avec un laser. Résultat : les modèles Primaloft conservent bien mieux la chaleur”,
    explique Paolo Magiorelli, designer chez Quiksilver et ancien architecte naval (qui, paraît-il, fabrique aussi son propre limoncello).

    Concrètement, cela signifie qu’un surfeur équipé d’une 3/2 Primaloft pourra surfer dans des eaux à 15°C, là où une 4/3 était jusque-là indispensable.

    Chaleur, souplesse et durabilité

    L’innovation ne se limite pas à l’isolation.
    Le Primaloft est tissé dans la doublure interne des combinaisons, sous forme de deux variantes :

    • Primaloft Warm, plus épais et isolant, utilisé sur le corps et les jambes,
    • Primaloft Stretch, plus fin et souple, réservé aux bras et épaules.

    Résultat : une sensation de légèreté et de liberté rarement atteinte.
    Comme le résume le surfeur indonésien Rio Waida :

    “Je n’ai pas l’habitude de surfer en combinaison, mais celle-ci est folle. Je me sens au chaud dans une 3/2 comme dans une 4/3. C’est léger, c’est souple, c’est un vrai plaisir.”

    Des tests grandeur nature

    Lors d’une session de tests organisée au Portugal, avec des températures d’eau autour de 15°C et un vent glacial, la plupart des surfeurs du team Quiksilver — Kanoa Igarashi, Jackson Bunch — ont surfé en 3/2 toute la semaine.

    “C’est un game-changer absolu. J’ai porté une 3-millimètres tout le trip, alors que tout le monde était en 4/3”,
    témoigne Jackson Bunch, surfeur hawaiien du CT.

    Pour Kanoa Igarashi, l’innovation se ressent surtout à la rame :

    “Le meilleur wetsuit, c’est celui auquel tu ne penses pas. Là, je ne pense plus à la combinaison, ni au froid. C’est exactement ce qu’on recherche.”

    Une démarche écologique assumée

    Autre atout de taille : la fibre Primaloft Bio est biodégradable et fabriquée à partir de matériaux recyclés.
    Quiksilver l’associe à un néoprène naturel, issu du caoutchouc végétal, et à des tissus extérieurs en fibres recyclées post-consommation.
    Un pas vers une production plus responsable, même si la marque reste lucide :

    “Une combinaison restera toujours un produit imparfait écologiquement, mais on veut avancer dans la bonne direction, sans greenwashing”, souligne Alain Riou, un représentant de Quiksilver.

    Une gamme complète pour tous les surfeurs

    La technologie Primaloft sera intégrée sur l’ensemble des gammes 2025 :

    • Highline : la plus légère et la plus stretch, pour les compétiteurs.
    • Marathon Session : la plus chaude, avec Primaloft Warm sur tout le corps.
    • Everyday Session : le modèle accessible (environ 200 €), intégrant déjà la technologie Primaloft Stretch.

    Une démocratisation de l’innovation, qui permet à chacun de bénéficier du même niveau de confort que les pros du team Quik.

    Vers un nouveau standard du surf technique

    Plus chaude, plus légère, plus souple et plus durable : la nouvelle génération de combinaisons Quiksilver x Primaloft Bio pourrait bien redéfinir les attentes des surfeurs du monde entier.
    Et surtout, elle pose une question simple :

    Et si, cet hiver, on pouvait troquer nos 4/3 pour une 3/2 sans grelotter ?

    Nous sommes actuellement en train de tester la combinaison pour faire un review plus personnalisé avec nos impressions après plusieurs sessions. Nous avons choisi la combinaison 4/3mm Marathon Sessions à 410 euros TTC, ce qui est un budget, il faut l’avouer, mais si cher pour du haut de gamme. Bientôt plus d’infos pratiques.

  • Washed : Quiksilver balance une déferlante mondiale

    Washed : Quiksilver balance une déferlante mondiale

    Un condensé de pur surf, sans scénario inutile

    Quiksilver revient fort avec Washed, un film sans narration, sans fioriture, mais avec une seule idée : montrer du surf brut, puissant et inspiré. Le ton est donné dès les premières secondes avec la voix de Peter Fonda tirée du mythique Easy Rider, sur fond de Loaded de Primal Scream. Une entrée en matière qui sent la liberté, la poussière et le sel.
    Mais très vite, la douceur laisse place à la fureur : Mudhoney enchaîne, et c’est Kauli Vaast qui ouvre le bal avec une vague monstrueuse à Teahupo’o. Sans exagérer, probablement la vague la plus impressionnante filmée à Tahiti. Kauli y disparaît dans un tube aussi épais qu’une grosse caverne, avant de partir avec la lèvre, si l’on peut encore appeler cela une lèvre. La suite ? Une avalanche d’images et de manœuvres insensées.

    Un casting XXL, un montage frénétique

    Washed réunit ce que Quiksilver fait de mieux : une armée de surfeurs de haut niveau, six compétiteurs du Championship Tour, des prodiges du free surf, et quelques électrons libres à la Kael Walsh, capable de tout casser en Irlande.
    Tourné par 34 cameramans différents aux quatre coins du globe, le film ressemble à un patchwork de sessions folles, sans vraie cohérence, mais avec une énergie contagieuse. Le résultat est brut, rapide, presque punk — comme un vieux fanzine de surf en VHS. Et c’est peut-être ce qui lui donne tout son charme.

    Les Français en pleine lumière : Kauli Vaast et Marco Mignot

    Les Français ont clairement marqué leur empreinte dans Washed.
    D’abord Kauli Vaast, qu’on ne présente plus. Son passage à Teahupo’o est tout simplement mythique : maîtrise, engagement et sang-froid total. Le Tahitien prouve encore une fois qu’il joue dans la cour des très grands, entre la précision d’un tube rider pro et la folie d’un gamin du reef.
    Puis vient Marco Mignot, en milieu de film. Et là, changement d’ambiance : un style plus aérien, plus moderne, avec des airs massifs, des turns précis et ultra-rapides, et une réelle aisance dans les barrels. Sa séquence respire la jeunesse, le fun et la liberté — tout ce qu’on aime voir chez un surfeur français. On aimerait d’ailleurs le voir plus souvent dans cet univers free surf où il semble totalement à sa place.
    Les deux Français, chacun dans leur registre, donnent une belle image du surf tricolore : audacieux, créatif, et libéré.

    Du surf pur jus, sans filtre

    Pas d’histoire, pas de voix off, pas de message marketing. Washed n’essaie pas de raconter autre chose que ce qu’il est : un défouloir visuel, une célébration du surf pur, de la vitesse et de la prise de risque.
    Quiksilver signe là un film qui, sans révolutionner le genre, rappelle pourquoi on aime encore regarder du surf.