Étiquette : requin

  • Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    C’est le cauchemar de tout surfeur, et pourtant, Rex n’a absolument rien vu venir. Alors qu’il glissait tranquillement sur le spot de Seascape Beach, à Aptos en Californie, une ombre massive et sombre s’est mise à tourner autour de lui. Un grand requin, visiblement très curieux et en mode investigation, se rapprochait dangereusement de sa planche.

    La scène a été entièrement captée depuis les airs par Nick Bertocchini. Ce photographe de mariage, habitué à faire voler son drone sur la côte, a immédiatement compris l’urgence de la situation. Le squale coupait les trajectoires du surfeur, s’approchant même par l’arrière.

    Pour alerter Rex sans pouvoir lui parler, Nick a utilisé une technique audacieuse : faire vrombir les moteurs de son drone à fond et caler l’appareil juste au-dessus du requin pour matérialiser le danger. En entendant le bourdonnement anormal et en voyant le drone faire des va-and-vient insistants, le surfeur a enfin levé les yeux, repéré l’ombre, et ramer à toute vitesse vers le rivage. Le prédateur a fini par abandonner la traque.

    La tech individuelle face au modèle lourd de La Réunion

    Si cette histoire se termine bien grâce à l’œil d’un pilote amateur, elle relance le grand débat de la sécurité face au risque requin. Sommes-nous condamnés à dépendre du hasard d’un drone dans le ciel pour surfer sereinement ?

    À des milliers de kilomètres de là, l’île de La Réunion a choisi une tout autre stratégie. Face à une crise sans précédent, l’île a déployé des moyens colossaux: pêches préventives et programmes de vigies requins. Un investissement public massif qui a prouvé son efficacité absolue, puisque l’île ne déplore plus aucune attaque depuis de nombreuses années. (grâce à de nombreuses initiatives, je vous l’accorde, et pas uniquement le drône)

    Alors, quelle est la suite pour nos spots ? Entre la surveillance institutionnelle militarisée mais hors de prix, et la vigilance citoyenne connectée via les drones, le surf moderne cherche encore son équilibre économique pour protéger ses pratiquants.

  • « Ne pas tomber » : Ce foiler a été traqué par un Grand Blanc sur 15 km

    « Ne pas tomber » : Ce foiler a été traqué par un Grand Blanc sur 15 km

    Au premier abord, j’ai cru à un fake. Une mise en scène un peu trop léchée façon Hollywood. Mais quand la légende Kai Lenny relaie l’information et que les images brutes tombent, la réalité dépasse la fiction. Ce qui s’est passé entre Santa Barbara et Carpinteria est sans doute l’un des moments les plus oppressants jamais filmés en foil.

    Un jeu du chat et de la souris version prédateur

    Lors d’une session de downwind épique de 30 kilomètres, Ron Takeada et ses compagnons ont survolé, sans le vouloir, un Grand requin blanc d’environ 3,50 mètres. Ce qui n’aurait pu être qu’une observation furtive s’est transformé en une traque psychologique.

    Attiré par les vibrations de l’aile ou simple curiosité ? Le squale s’est mis à coller à la planche de Ron. « Il tournait à gauche, le requin tournait à gauche. Il accélérait, le requin accélérait », raconte son binôme. Un duel silencieux où la moindre chute aurait pu transformer cette session en drame.

    La Californie en alerte « Marine Heatwave »

    Si les experts prédisent un été particulièrement « sharky » en Californie, c’est que l’océan Pacifique subit actuellement une vague de chaleur marine. De Huntington Beach à Newport, les interactions se multiplient, mais rarement avec une telle insistance.

    Pendant de longues minutes, Ron a dû garder son sang-froid, maintenant son vol au-dessus de l’eau alors que l’aileron fendait la surface juste derrière lui. Une preuve de maîtrise technique absolue sous une pression que peu de surfeurs aimeraient connaître. Le prédateur a fini par s’éloigner, laissant les riders terminer leur run, le cœur à 200 bpm. La nature est belle, mais elle sait nous rappeler qu’on n’est que des invités.

  • Sécurité en surf : l’innovation australienne qui veut rendre les attaques de requins impossibles

    Sécurité en surf : l’innovation australienne qui veut rendre les attaques de requins impossibles

    Le traumatisme des récentes attaques en Australie et en Nouvelle-Calédonie a relancé une course contre la montre technologique. Au cœur de la Nouvelle-Galles du Sud, une équipe de scientifiques est sur le point de transformer un simple accessoire de surf en un véritable bouclier contre les attaques de requin.

    Une technologie invisible nichée dans vos dérives

    Le projet, doté d’un budget colossal de 2,5 millions de dollars, est piloté par le Surf Flex Lab de l’Université de Wollongong. L’idée ? Ne plus compter sur de lourds boîtiers fixés sous la planche, mais intégrer un dispositif de répulsion directement dans les dérives de surf.

    Le principe repose sur la surcharge sensorielle. Les requins possèdent des récepteurs ultra-sensibles appelés ampoules de Lorenzini. Le dispositif émet des impulsions électriques qui saturent ce système, provoquant chez le prédateur un inconfort immédiat et des spasmes musculaires, le poussant à s’éloigner sans le blesser.

    « L’espace est limité, une dérive pèse environ 100 grammes. Le défi est d’y loger l’intelligence sans altérer les performances de glisse », explique le professeur Marc in het Panhuis.

    « Coexister avec l’océan » : le témoignage d’un survivant

    Parmi les piliers de ce projet, on retrouve Brett Connellan. Ce nom résonne fort dans la communauté surf : il y a dix ans, il survivait miraculeusement à l’attaque d’un Grand Blanc à Bombo Beach. Aujourd’hui, il travaille main dans la main avec les chercheurs.

    Pour lui, il ne s’agit pas de « tuer » ou de « chasser » le squale, mais de redonner de la confiance aux pratiquants. Cette technologie est une passerelle vers une cohabitation apaisée, permettant aux surfeurs de reprendre le line-up avec une assurance nouvelle, là où le risque est omniprésent.

    Bientôt dans nos shops de surf ?

    Le processus suit un protocole éthique strict. Avant la commercialisation, des tests en mer sont prévus, d’abord pour valider l’hydrodynamisme des dérives, puis sous supervision scientifique en présence de la faune marine.

    À terme, cette innovation ne se limitera pas au surf. Les chercheurs envisagent déjà d’équiper :

    • Les embarcations légères (kayaks, paddles).
    • Le matériel de plongée sous-marine.
    • Les équipements de sauvetage en mer.

    Alors que les autorités de Nouvelle-Galles du Sud encouragent déjà l’usage de dispositifs personnels testés scientifiquement, cette dérive « intelligente » pourrait bien devenir le nouveau standard de sécurité mondial.