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  • « Out Of Line » par Vincent Duvignac, le jour où le paradis landais a viré au cauchemar

    « Out Of Line » par Vincent Duvignac, le jour où le paradis landais a viré au cauchemar

    C’était un 14 janvier. Un froid polaire, -5°C au thermomètre, et cette brume épaisse qui enveloppe la côte landaise, transformant l’Océan en un terrain de jeu fantomatique. Pour Vincent Duvignac, l’un des meilleurs tube-riders français, les conditions étaient « impeccables » sur le papier. Un banc de sable qu’il connaît par cœur, des droites tubulaires de 1,20 m à 1,50 m. Rien d’insurmontable pour un surfeur de sa trempe. Et pourtant, en une fraction de seconde, le destin a failli lui arracher bien plus que sa passion pour le surf.

    L’impact du choc dans le tube

    Dans la vidéo « OUT OF LINE »réalisée par Pierre Frechou et produite par Oxbow, Vincent revient sur cet instant précis où tout bascule. Une vague plus puissante, une onde qui rattrape la précédente. Vincent tente un airdrop engagé, mais son pied glisse. Il se retrouve le genou sur la planche, incapable d’accélérer. Il subit. L’impact est d’une violence inouïe. « C’est une implosion dans le tube », décrit-il. Sa tête percute le sable, dur comme du béton à cause de la faible profondeur.

    Sur le moment, la douleur est insoutenable, une résonance macabre dans la boîte crânienne. Accompagné par son ami Pierre, il sort de l’eau, figé, conscient que quelque chose de grave vient de se produire. Le diagnostic tombe aux urgences : fractures instables sur les vertèbres C2 et C3. À quelques millimètres près, la moelle épinière était sectionnée. Le verdict est glaçant : Vincent a frôlé la tétraplégie, voire la mort.

    La prison de résine : trois mois dans l’ombre

    Pour cet amoureux du mouvement, l’immobilisation est une torture. Équipé d’un corset sur-mesure lui enserrant le buste et la tête, Vincent devient une ombre. Plus de surf, plus de conduite, et surtout, l’impossibilité de serrer ses enfants et sa compagne dans ses bras. « Je me sentais hyper vulnérable », confie-t-il, évoquant les escarres causés par le plastique et les nausées dues aux médicaments.

    Pendant trois mois, la question n’est plus de savoir s’il va un jour ressurfer, mais s’il pourra simplement retrouver une vie normale. Le combat est autant mental que physique. Entre les larmes et les doutes, le Landais s’accroche à une rééducation millimétrée, guidé par une équipe médicale qui veille sur chaque millimètre de rotation de son cou.

    La renaissance : de « Robocop » à La Nord

    C’est en avril 2025 que le miracle se produit. Sans corset, Vincent retrouve enfin l’eau. Mais la reprise est loin d’être idyllique. Ramer est une douleur, lever la tête pour regarder l’horizon est un défi physique. Pourtant, la flamme est toujours là. Le processus est lent, frustrant, mais nécessaire pour « soigner sa santé mentale ».

    Le point d’orgue de cette reconstruction arrive dix mois après l’accident. Vincent se présente au pic de La Nord, à Hossegor, pour une session test dans du solide. La peur au ventre, un casque sur la tête pour protéger ce cou si fragile, il affronte ses démons. Après deux heures d’appréhension, le déclic : une bombe dénichée au large, un ride qui efface des mois de souffrance. « Ça a débloqué des choses », lâche-t-il à sa sortie de l’eau, les yeux brillants.

    Un nouveau regard sur l’Océan

    Aujourd’hui, Vincent Duvignac ne surfe plus tout à fait de la même manière. S’il a retrouvé son style fluide et son engagement, il porte désormais un casque et une humilité nouvelle face aux éléments. Son histoire, racontée avec une pudeur touchante dans « OUT OF LINE », nous rappelle que derrière l’esthétique des vidéos de surf se cache une réalité parfois brutale. Le « chercheur de vagues » est revenu de l’enfer, et chaque nouveau tube est désormais savouré comme un cadeau de la vie.

  • Vincent Duvignac, de la chute au retour : le teaser d’un film bouleversant

    Vincent Duvignac, de la chute au retour : le teaser d’un film bouleversant

    Le 14 janvier 2025, la carrière – et la vie – de Vincent Duvignac bascule sur un banc de sable landais. Multiple champion de France de free surf, le Landais est victime d’un accident aussi brutal qu’improbable sur un spot proche de Vielle-Saint-Girons.

    Ce jour-là, les vagues ne sont pas énormes. “Très jolies”, racontera-t-il plus tard. Après deux heures à l’eau avec des amis et un cameraman, il décide de prendre une dernière vague. La plus belle. La plus creuse aussi. Son pied arrière glisse. Projeté vers l’avant, il heurte violemment le fond. “J’ai tapé la tête directement dans le sable.” Il entend deux craquements : un au niveau du crâne, l’autre aux cervicales.

    Le diagnostic est glaçant : dislocation et triple fracture des cervicales. À quelques millimètres près, c’était la paralysie ou pire. Conscient, il parvient pourtant à sortir de l’eau avant d’être évacué vers l’hôpital. Très vite, il mesure l’ampleur du choc. “J’ai de la chance d’être vivant.”

    Trois mois immobile, des doutes à la pelle

    Commencent alors trois mois d’immobilisation dans un corset sur mesure. Lit médicalisé. Douleurs constantes. Incertitude totale. Les quinze premiers jours sont les plus durs : la possibilité de ne plus jamais surfer devient réelle. S’ajoutent les doutes, la peur, les pleurs. Un suivi psychologique accompagne la rééducation.

    Puis, lentement, le corps répond. La mobilité revient. La confiance aussi.

    Neuf mois après l’accident, sur la plage de Seignosse, Vincent Duvignac renoue avec l’eau. Il parle d’“énorme victoire”. Il retrouve la sensation de glisse. Mieux encore : il replaque ses premiers tubes. L’extase, dit-il. Récemment, il a même participé au Challenge de La Nord à Hossegor, malgré une mobilité encore réduite.

    Un film pour raconter la résilience

    C’est cette traversée – de la chute à la renaissance – que retrace le teaser d’un film très attendu. Plus qu’un simple récit d’accident, il s’agit d’une plongée intime dans la fragilité d’un sportif de haut niveau et dans la puissance de la reconstruction.

    Dates des avant-premières :

    • Hossegor ► Samedi 28/02, Le Rex
    • Nantes ► Lundi 02/03, Pathé Nantes
    • Vannes ► Mercredi 04/03, Cinéville Parc Lann
    • Bordeaux ► Jeudi 05/03, Mégarama
    • Marseille ► Jeudi 05/03, Pathé Madeleine
    • Biarritz ► Vendredi 06/03, Le Royal
    • Paris ► Vendredi 06/03, Le Grand Rex