William Aliotti face au plus gros Uluwatu de l’année

14 août 2025

Le surfeur français William Aliotti n’a jamais caché son goût pour les lignes de vagues puissantes et les planches qui sortent de l’ordinaire. Basé entre l’Europe, les Caraïbes et l’Indonésie, il a bâti sa réputation sur un surf fluide, créatif et sans compromis. Début août 2025, il s’est offert un défi à la hauteur de sa réputation : affronter le plus gros swell de l’année à Uluwatu, Bali, sur un twin asymétrique signé Ryan Lovelace.

Une session d’exception

Le mercredi 6 août 2025, un train de houle massif s’abat sur l’archipel indonésien. Les prévisions annoncent un Uluwatu XXL, avec des séries solides qui réveillent toute la puissance de la célèbre gauche. Plutôt que de sortir un gun classique, William opte pour sa 5’10” Asym Twin, une planche atypique aux courbes dissymétriques, taillée pour combiner vitesse et liberté.

« C’était le plus gros Uluwatu que j’ai jamais surfé », explique-t-il. « Insensé et intense, certaines vagues comptent parmi les plus grosses que j’ai jamais prises là-bas. Ça m’a rappelé le snowboard. » Une comparaison qui prend tout son sens : lignes longues, virages puissants et sensation de glisse fluide, le tout avec un engagement total.

Le style Aliotti

Le style est une notion insaisissable : difficile à définir, mais évident à reconnaître. Chez William Aliotti, il se traduit par une combinaison unique de vitesse, puissance et flow, agrémentée de cette touche personnelle qui rend chaque manœuvre différente. Dans les murs d’eau massifs d’Uluwatu, son approche prend une dimension supplémentaire : placement précis, trajectoires tendues et variations de rythme qui transforment chaque vague en terrain de jeu.

Ce qui surprend dans cette session, c'est la taille de la planche de surf. Surfer des vagues massives, pleines d'eau en petite planche est tout sauf anodin. William pousse depuis quelques années les limites des Twin-Fins. Le résultat ? Des bottoms engagés suivis de carves appuyés, le tout avec une fluidité qui contraste avec la violence du spot ce jour-là.

Plutôt que de suivre les standards imposés par les compétitions, il choisit ses planches, ses vagues et ses projets en fonction de ce qu’il veut exprimer. Ce choix assumé lui a permis de développer une identité forte, respectée autant par ses pairs que par les passionnés. Un des seuls surfeurs français à avoir une réputation au niveau international.

Cette session à Uluwatu illustre parfaitement cette philosophie : un swell historique, une planche atypique, et un style qui, plus que jamais, fait la différence.

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