À quelques jours du coup d’envoi du World Championship Tour (WCT) le 1er avril à Bells Beach, Marco Mignot, le « Rookie of the Year » 2025, vient de boucler une préparation hors norme. Pour échapper aux tempêtes portugaises et françaises, il a choisi les droites parfaites du Maroc. Mais ne vous fiez pas à son sourire permanent : derrière la décontraction, se cache un athlète qui a « signé un contrat avec lui-même ».
« Je ne suis pas là juste pour faire partie du tour »
L’ambition de Marco est limpide. Dans son dernier documentaire, il l’affirme sans détour : « Maintenant que je suis dans le CT, j’ai pas juste envie d’être là. Je veux être le meilleur surfeur du monde. » Pour transformer ce rêve en réalité, il s’est entouré d’une équipe soudée, dont son coach Jason, avec qui il partage une connexion quasi fraternelle. « Quand je perds, il perd aussi. Quand je gagne, il gagne », confie-t-il. Au Maroc, chaque session a été filmée, disséquée et répétée jusqu’à l’automatisme pour que, sous la pression de Bells Beach, son surf devienne une seconde nature.
La « zone d’inconfort » comme moteur de progression
Le quotidien de Marco au Maroc n’avait rien d’un séjour touristique. Entre deux tajines partagés avec les locaux, l’entraînement suivait un rythme militaire : bains d’eau glacée au réveil pour « réveiller le corps », musculation spécifique et heures interminables à l’eau.
Ce qui impressionne chez lui, c’est cette maturité dans l’effort. Marco cherche activement la difficulté : « Je cherche cet endroit où c’est dur, ma zone d’inconfort. C’est là que je me retrouve face à la réalité. » Pour lui, la discipline n’est pas une option, c’est une règle de vie : « Même si je suis fatigué, j’y vais quand même. J’ai signé un contrat avec moi-même, il n’y a pas d’excuses. »
Cap sur Bells Beach et le titre mondial
Le travail physique, axé sur l’ancrage et la puissance, vise à rendre son surf plus « mature » et solide sur les rails, une nécessité pour affronter les murs d’eau australiens. Marco Mignot ne se contente pas de viser un top 5 ou un top 10. « On joue au jeu pour gagner », lance-t-il avec cette détermination qui nous fascine.
Bonne chance Marco, il nous tarde de te voir casser les droites de Bells Beach.
