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Premier point, nous n’étions pas sur les lieux et nous ne connaissons pas les circonstances. Je pense que peu de gens en savent plus, d’où la recherche de témoignage.
Samedi 26 septembre, la baie d’Audierne envoyait du lourd. À Penhors, spot incontournable du Finistère sud, ce qui devait être une simple session d’automne s’est transformé en véritable tragédie.
L’alerte au pic et la solidarité des locaux
Il est un peu plus de 16 heures et le plan d’eau est physique. Entre les séries, l’impensable se produit : des témoins repèrent un corps inerte à la dérive dans la zone d’impact. C’est là que l’esprit de notre communauté prend tout son sens. Avant même que l’alerte ne soit officiellement donnée au CROSS Corsen, les surfeurs présents à l’eau n’hésitent pas une seconde. À la force des bras, luttant contre les vagues et le courant, ils parviennent à récupérer la victime de 44 ans (53 ans d’après une autre source), à la ramener sur le sable et à entamer les tout premiers gestes de réanimation.
Bravo à ces personnes, qui sont surement choquées actuellement.
Un déploiement de secours impuissant
Très vite, la plage de Pouldreuzic voit débarquer un dispositif de sauvetage massif. Un hélicoptère de la Marine nationale dans le ciel breton, et une vedette de la SNSM quadrille la zone, pendant que les pompiers prennent le relais sur le sable. Malgré la rapidité de la chaîne de secours et l’acharnement des locaux, l’homme ne s’en sortira pas et est déclaré décédé sur la plage.
Le surf est un sport à risques
Hors de question d’alimenter ici des polémiques stériles – d’ailleurs, notre communauté a toujours fait preuve d’une grande décence à ce sujet, et nous vous en remercions. Au fond, en tant que surfeurs, nous connaissons tous les règles du jeu. Malaise, choc contre la planche ou violence d’une série… chercher à décortiquer les causes exactes de ce drame n’a pas grand intérêt aujourd’hui. L’essentiel est ailleurs. À chaque mise à l’eau, on accepte cette part de risque inhérente à l’océan, tout en sachant pertinemment que le trajet en bagnole pour rejoindre le spot reste bien souvent l’étape la plus dangereuse de la session.
Ce drame nous frappe de plein fouet. Il rappelle douloureusement que la solidarité au pic, bien qu’héroïque samedi dernier, ne suffit pas toujours quand les éléments se déchaînent. La communauté surf bretonne perd l’un des siens, et la prochaine mise à l’eau dans le Finistère se fera assurément avec le cœur lourd. Toutes nos condoléances à la famille, aux amis de la victime et aux personnes qui ont tenté de sauver ce surfeur.


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