Catégorie : Actualités surf

  • Gravement blessé au Mexique, le chargeur Rolando Stanley Ozuna appelle à l’aide

    Gravement blessé au Mexique, le chargeur Rolando Stanley Ozuna appelle à l’aide

    On a beau pointer du doigt les petits travers de notre milieu, quand la communauté du surf doit serrer les coudes, elle répond toujours présent. Surtout pour ceux qui ont l’habitude de donner aux autres. Aujourd’hui, c’est le solide chargeur mexicain Rolando Stanley Ozuna qui se retrouve dans une impasse et a désespérément besoin de notre soutien.

    Lors d’une grosse session sur son homespot au Mexique, Rolando a subi un accident dévastateur : une violente fracture du fémur. À cause de la houle massive, il a fallu près d’une heure d’efforts acharnés pour réussir à le sécuriser sur un jet-ski, avant de le charger à l’arrière d’un pick-up direction les urgences les plus proches.

    Cela me ramène quelques années en arrière, quand le shaper Christian Bradley s’était brisé le fémur lors d’une session de step-off ou de tracté à Hossegor (d’après mes souvenirs). La douleur était une agonie absolue, et pourtant, cela se passait en France, à quelques minutes d’hôpitaux parfaitement équipés. Il ne faut jamais sous-estimer ce type de traumatisme : une fracture du fémur peut très vite engager le pronostic vital si l’artère fémorale est touchée. Traverser un tel calvaire dans une zone reculée du Mexique tient du miracle, mais le plus dur reste à venir.

    Sans assurance maladie, Rolando fait face à un mur. Entre la chirurgie, les traitements et une rééducation qui s’annonce interminable, les frais sortent directement de sa poche alors qu’il sera incapable de travailler pendant des mois.

    Très proche du surfeur Al Cleland Jr., Rolando rentrait tout juste des Fidji où il s’était investi dans un projet d’accès à l’eau potable. C’est le genre de gars qui agit avec le cœur. Aujourd’hui, c’est à nous de lui renvoyer l’ascenseur en participant à la cagnotte GoFundMe créée pour le sauver du naufrage financier.

  • Accident au Santocha : un surfeur secouru in extremis après un violent choc contre les rochers

    Accident au Santocha : un surfeur secouru in extremis après un violent choc contre les rochers

    Vendredi 28 août 2026, vers 17h40, un surfeur de 57 ans a été violemment projeté contre un épi rocheux sur le célèbre spot du Santocha à Capbreton (Landes). Récupéré en arrêt cardio-respiratoire par les nageurs-sauveteurs, le pratiquant a pu être réanimé avant d’être évacué, conscient, vers l’hôpital de Bayonne.

    Un sauvetage décisif face à une noyade de stade 4

    L’océan a rappelé toute sa puissance en cette journée sur le littoral sud-landais. Emporté par la houle et les forts courants de la zone, le quinquagénaire a heurté de plein fouet l’enrochement. À sa sortie de l’eau, la situation était critique : la victime se trouvait au stade 4 de la noyade. C’est la réactivité immédiate des sauveteurs du poste de Capbreton, rapidement rejoints par une équipe du SMUR, qui a permis de relancer son activité cardiaque. Souffrant d’une plaie sévère au crâne, il a été stabilisé puis transféré au centre hospitalier de la côte basque.

    Drapeau rouge : éviter le raccourci de l’insouciance

    Si la baignade était formellement interdite ce vendredi — le drapeau rouge étant hissé —, l’analyse des conditions pour la pratique du surf exige un regard plus technique. Contrairement aux discours hâtifs évoquant une imprudence manifeste, le surf demeure un sport à risque évoluant dans un environnement brut et imprévisible.

    Les conditions de ce vendredi 28 août n’étaient résolument pas adaptées aux débutants, mais elles restaient tout à fait gérables pour les habitués. Les line-ups de Capbreton comptent une forte densité de surfeurs au niveau technique très élevé, capables de surfer ce type de vagues. Même avec une solide expérience, une erreur de placement, un leash qui casse ou une mauvaise chute près de l’épi peuvent transformer une session classique en urgence absolue. Le drapeau rouge s’adresse avant tout aux baigneurs ; pour les surfeurs, il signale l’exigence du plan d’eau, sans pour autant le rendre impraticable.

    Complément d’information: si vous lisez les commentaires, vous lirez que le surfeur était au prévent et que le drapeau était jaune. On n’a pas modifié l’article, car contrairement à Sud Ouest, nos lecteurs sont des surfeurs, et savent très bien que Santosha ou Prévent, drapeau rouge ou jaune, cela ne change pas grand chose, c’est un accident, on espère que le surfeur blessé soit le plus vite de nouveau dans l’eau….

    Retour de la houle : la plus grande prudence de rigueur

    Le Syndicat mixte de gestion des baignades landaises (SMGBL) a tenu à alerter les usagers de l’océan sur les conditions des prochains jours. Le retour de vagues consistantes s’accompagne d’importants mouvements d’eau, de courant et de puissants rouleaux de bord (shorebreak). Attention aux surfeurs les moins expérimentés et aux baigneurs

  • Fiji Pro 2026 : touché au visage à Cloudbreak, Italo Ferreira assure sa qualification au round 3

    Fiji Pro 2026 : touché au visage à Cloudbreak, Italo Ferreira assure sa qualification au round 3

    Touché au visage mercredi 26 août 2026 lors d’une session d’entraînement matinale à Tavarua, Italo Ferreira a dû recevoir cinq points de suture au niveau du nez après un impact violent avec le rail de sa planche. Malgré cette blessure spectaculaire survenue juste avant le lancement de la journée, le champion du monde 2019 a tenu sa place dans l’eau et s’est qualifié pour le troisième tour de la compétition.

    Un choc au free-surf suivi de cinq points de suture

    L’accident s’est produit quelques heures avant le début des séries du round 2 sur le reef engagé de Cloudbreak. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux par le surfeur de Baía Formosa, la coupure profonde au niveau de l’arête nasale laissait planer le doute sur son aptitude médicale. L’encadrement de l’athlète a rapidement confirmé la prise en charge par l’équipe médicale locale :

    « L’athlète a nécessité des points de suture sur le nez après avoir heurté le rail de sa planche de surf, mais il est stable. Malgré l’incident, Italo est confirmé pour participer à l’événement. »

    Ce n’est pas la première fois cette saison que le Brésilien compose avec les traumatismes physiques. En juin dernier, avant le Surf City El Salvador Pro, Ferreira avait déjà récolté huit points de suture au genou après une collision à El Sunzal, avant d’atteindre la finale de l’épreuve.

    Victoire maîtrisée au round 2 face à Matt McGillivray

    Aligné en série de repêchage face au Sud-Africain Matthew McGillivray, le surfeur auriverde a fait abstraction de la douleur dans un Cloudbreak balayé par un léger vent offshore. Très incisif dans les sections critiques, Ferreira a dominé son duel pour s’ouvrir les portes du tour suivant, où l’attend le Japonais Connor O’Leary. Déjà vainqueur à Pipeline et Teahupo’o, le Brésilien conserve intactes ses ambitions de victoire sur la gauche fidjienne.

  • Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Pour nous, surfeurs, le constat de ces mois de juillet et août est amer : des conditions minuscules, une houle aux abonnés absents, un record depuis plus de vingt ans, le tout parsemé d’épisodes d’algues et de méduses dans le Sud-Ouest. Un océan qui ressemblait davantage à un lac. Pourtant, c’est précisément cette accalmie exceptionnelle qui cache une réalité glaçante.

    Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère des Sports, 301 personnes ont perdu la vie par noyade depuis la mi-juin. Une mortalité en hausse vertigineuse de 14 % par rapport à l’année précédente. Comment expliquer une telle hécatombe alors que les vagues n’ont jamais été aussi inoffensives ?

    Le danger invisible d’un « lac » salé

    La Première hypothèse se trouve paradoxalement dans ce manque de houle. Moins de vagues, c’est un océan moins impressionnant et donc un danger complètement sous-estimé par le grand public.

    • Baisse de la vigilance : L’absence de vagues massives pousse les vacanciers à s’aventurer beaucoup plus loin du bord.
    • Multiplication des baignades « sauvages » : Fuyant la foule des zones surveillées, les baigneurs, poussés par les vagues de canicule, choisissent des secteurs non autorisés.

    Face à ce triste bilan, les autorités durcissent le ton : se baigner hors des drapeaux expose désormais à une amende de 68 euros.

    Choc thermique et surestimation de soi

    L’autre facteur aggravant mis en lumière par les statistiques concerne le profil des victimes. Les fortes chaleurs incitent à des mises à l’eau précipitées, brûlant les étapes de transition thermique. Chez les personnes plus âgées, ce comportement provoque des hydrocutions fatales, même dans une eau parfaitement lisse.

    Ce bilan tragique nous rappelle une règle fondamentale que chaque surfeur connaît : un océan sans vagues n’est jamais un océan sans risque. Les baïnes, les courants et les chocs thermiques ne prennent pas de vacances quand la houle disparaît.

  • Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail vient de s’offrir un monumental bad buzz. Le vénérable média britannique a publié une vidéo de Teahupo’o tournée pendant la fenêtre du CT, mais avec un détail totalement lunaire : la séquence a été passée en miroir. La plus célèbre gauche de la planète est soudainement devenue une droite.

    Ce qui rend l’histoire complètement folle, c’est qu’appliquer un effet miroir sur une vidéo demande une manipulation délibérée. Pourquoi s’être embêté à perdre du temps pour inverser la réalité de la vague ? Le mystère reste entier.

    Les pros n’ont évidemment pas raté la boulette. L’Australien Ace Buchan a taclé sec : « Arrêtez d’utiliser l’IA et commencez à vérifier les faits. » Le Brésilien Caio Ibelli a préféré en rire en affirmant que c’était « la droite de ses rêves », tandis que le photographe local Tim McKenna y est allé de son petit jeu de mots avec un ironique « Right on ».

    Malgré les moqueries, le média fait la sourde oreille et n’a toujours pas supprimé sa publication.

    Pire, ils se sont dits, ça fait du buzz, autant la mettre dans le bon sens, prêt à tout faire le buzzz….

  • Quiksilver Festival 2026 : Kelly slater invité de marque, une programmation musicale incroyable

    Quiksilver Festival 2026 : Kelly slater invité de marque, une programmation musicale incroyable

    Le Quiksilver Festival by Swatch fait son grand retour sur la côte landaise. Cochez bien les dates dans votre calendrier, car du 19 au 27 septembre 2026, l’épicentre du surf européen va de nouveau vibrer au rythme des vagues et du bon son.

    Comme à son habitude, l’événement prendra ses quartiers dans le célèbre triangle d’or du littoral néo-aquitain : Capbreton, Hossegor et Seignosse. La période de fin septembre est traditionnellement bénie pour la région. Les premières grosses houles d’automne commencent à balayer l’Atlantique, les bancs de sable sont souvent optimaux après la saison estivale, et l’ambiance y est unique. C’est un rendez-vous de fin d’été qui s’annonce déjà incontournable.

    Pourquoi le retour du King enflamme tout le monde

    Vous l’avez vu à Tahiti. Sa prestation magistrale sur la vague de Teahupo’o a laissé la planète surf sans voix. Alors quand j’ai vu l’annonce officielle « Guess who’s coming » confirmant la présence de Kelly Slater au Quiksilver Festival 2026, j’ai compris que l’enjeu venait de monter d’un cran. Kelly Slater, présent à Hossegor, vous pouvez être sûr que de nombreux surfeurs vont se déplacer voir le « King ». À 54 ans, voir Kelly sur les plages landaises risquent de se raréfier dans le temps, c’est peut-être l’une des dernières occasions de voir le « King ». (PS: il était annoncé l’année dernière, mais n’avait pas fait le déplacement, mais cette année, j’y crois)

    À ses côtés, le plateau donne tout simplement le vertige. Il partagera le line-up avec notre champion olympique Kauli Vaast et l’incontournable Jérémy Florès, maître absolu des barrels landais. Ajoutez à cela des talents explosifs comme Marco Mignot, Coco Ho, Noah Beschen, Hughie Vaughan ou encore Milla Coco Brown, et vous obtenez des sessions qui s’annoncent d’ores et déjà impressionnantes.

    Mais si je vous parle de ces 9 jours de festival, ce n’est pas uniquement pour l’eau salée. Sur le bitume, ça va voler haut. La prodige Sky Brown et le technicien Gustavo Ribeiro vont martyriser le skatepark, pendant que Matthias Dandois (BMX) et Sam Pilgrim (freeride VTT) viendront retourner le flat et les rampes.

    Ed Banger aux commandes : l’alliance parfaite de l’art et du ride

    La grande nouveauté de cette édition 2026 réside dans sa direction artistique. Quiksilver a confié les clés de son identité visuelle à So Me, l’emblématique directeur artistique du label Ed Banger Records. L’objectif ? Créer un univers graphique explosif qui fait le pont entre la culture skate, le rock, le rap et l’électro.

    L’intéressé n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme face à ce défi de taille, expliquant vouloir concevoir un monde très coloré et débordant de liberté, à l’image de ce qu’il produit depuis des années avec le célèbre label parisien. Il promet de s’appuyer sur la solide base des éditions précédentes pour y insuffler cet ADN urbain qui matche à la perfection avec l’énergie si particulière du sud-ouest.

    Des soirées mémorables signées Pedro Winter

    Que serait un festival landais sans une bande-son à la hauteur ? L’implication de l’écurie Ed Banger dépasse très largement le cadre purement graphique. Pedro Winter (alias Busy P), le fondateur du label, a pris en charge la programmation musicale pour faire transpirer les différents spots de Capbreton, Hossegor et Seignosse à la nuit tombée.

    Pour lui, le Quiksilver Festival est le terrain de jeu idéal, l’endroit exact où les frontières entre les disciplines et les communautés s’effacent. Côté concerts et DJ sets, attendez-vous à un mélange des genres très pointu. Le programme live s’annonce électrique avec le groupe de rock et dance-pop Alexsucks, la nouvelle étoile montante de la scène bass française Tatyana Jane, ou encore l’inclassable et toujours très festif Myd. Pedro Winter l’assure : cette programmation est une véritable invitation à la découverte, mêlant valeurs sûres de la famille Ed Banger et étoiles montantes de la scène actuelle.

    Note de la rédaction : Cet article est mis à jour régulièrement. Au fil des semaines, nous rajouterons ici même le planning détaillé des compétitions, les heures de passage des concerts et les éventuelles nouvelles wildcards. Gardez cette page dans vos favoris !

  • Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    On connaît Nathan Florence pour son engagement aveugle dans les vagues les plus dangereuses de la planète. Pourtant, la véritable terreur de sa vie n’a rien eu à voir avec une série de 10 mètres qui lui tombait sur la tête.

    Pour quiconque traîne ses dérives ou ses caméras dans l’industrie du surf depuis une vingtaine d’années, le nom de Kai Garcia, alias « Kaiborg », impose un respect immédiat. Ceinture noire de jiu-jitsu et figure incontournable du North Shore hawaïen, le bonhomme n’a jamais été réputé pour sa tendresse envers les jeunes imprudents qui s’approchent d’un peu trop près de sa famille ou des vagues du North Shore

    C’est exactement le mur sur lequel Nathan, alors âgé de 18 ans, est allé s’écraser.

    L’amour au temps du localisme

    L’histoire remonte à l’école primaire. Dès le CE2, Mahina, la fille de Kaiborg, avait jeté son dévolu sur ce « petit blondinet ». Elle l’avait même bombardé « petit ami officiel » dans la cour de récréation, pétrifiant le jeune Nathan qui n’avait alors pas osé lui adresser la parole de toute l’année scolaire.

    Les années ont passé. Mahina est devenue l’une des filles les plus courtisées de l’île, tandis que Nathan commençait à se faire un prénom dans le surf de gros, bien décidé à sortir de l’ombre de son grand frère John John. À 18 ans, lors d’un été à Hawaï, les deux jeunes officialisent enfin leur relation. Et c’est là que les sueurs froides commencent.

    Opération infiltration

    Dormir chez les Garcia ressemblait à une véritable opération de survie. Nathan raconte comment il restait paralysé dans la chambre au petit matin, écoutant les lourds bruits de pas du colosse hawaïen qui prenait tranquillement son café dans la pièce d’à côté.

    « J’attendais qu’il finisse et qu’il parte pour pouvoir m’éclipser de la maison sur la pointe des pieds », confie le surfeur, encore amusé par la scène. L’angoisse de croiser le regard de son beau-père au saut du lit était supérieure à celle de prendre une vague de set sur la tête à Pipeline.

    Le point culminant de cette tension dramatique a lieu lors d’un grand barbecue organisé par Vans sur la plage. Kaiborg s’approche, domine Nathan de toute sa carrure, et lâche cette phrase digne d’un film de Scorsese : « Écoute Nate, je t’aime bien. Mais si tu fais le con avec ma fille, je vais te détruire. »

    Le message est passé cinq sur cinq. Nathan a gardé le cap et s’est tenu à carreau. Aujourd’hui marié à Mahina, il considère son ancien bourreau comme un ami proche, voire un mentor spirituel avec qui il refait le monde. Une fin heureuse pour celui qui préfère définitivement braver des montagnes d’eau plutôt que de contrarier l’un des locaux les plus effrayants d’Hawaï.

  • Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    La communauté surf vient de perdre l’un de ses regards les plus affûtés. Brian Stephen, que le line-up connaissait sous le nom légendaire de « Hank Foto », a tiré sa révérence à l’âge de 62 ans. Il s’est éteint au Queen’s Hospital d’Honolulu, emporté par un cancer qu’il combattait avec la même hargne qu’il affrontait les séries massives de Waimea Bay.

    Si vous avez feuilleté des magazines de surf dans les années 90, vous avez forcément frissonné devant ses clichés. Californien d’origine et ancien compétiteur en kneeboard, Hank était un personnage hors norme. À une époque où les photographes aquatiques vivaient comme des rockstars, lui évoluait littéralement à 200 à l’heure. Il assumait pleinement son passé de fêtard sulfureux sur la côte nord d’Oahu, une vie d’excès qu’il avait finalement laissée derrière lui pour célébrer fièrement 17 années de sobriété.

    Hank refusait de rester sagement sur le sable avec un téléobjectif. Il a été l’un des véritables pionniers du jet-ski pour shooter au cœur de l’action sur les outer reefs hawaïens, et a fait partie des premiers à capturer la perfection brute de Tahiti dès 1983. En s’engageant dans les pires conditions, il avait gagné le respect des locaux les plus intransigeants de l’île.

    Mais derrière le trompe-la-mort se cachait une réalité poignante. Veuf depuis 2018, Hank élevait seul son fils de 15 ans, Fender. La paternité l’avait profondément métamorphosé, l’ancrant dans une relation fusionnelle avec l’océan et son garçon.

    Aujourd’hui, l’adolescent se retrouve seul face à ce deuil. Face aux frais médicaux colossaux non pris en charge, la grande famille de la glisse a immédiatement réagi. Une cagnotte a été mise en ligne pour assurer l’avenir de Fender, récoltant déjà les dons de grands noms comme Kai Lenny. L’œil de Hank s’est fermé, mais ses images, elles, restent immortelles.

  • Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    CJ Nelson vient de jeter un pavé dans la mare. Le shaper et icône de la glisse classique a posé une question frontale sur ses réseaux : le circuit mondial de longboard a-t-il vraiment de l’importance pour vous ? Sur 650 passionnés sondés, la sentence est tombée et elle fait mal : 58 % ont répondu non.

    Un désaveu cinglant qui a poussé le champion du monde Harrison Roach à monter au créneau. Pour l’Australien, si vous contestez l’existence d’un circuit officiel, autant raccrocher tout de suite. Il rappelle à juste titre qu’en dehors de la WSL, il n’y a aucune plateforme pour couronner un vrai champion du monde. Les festivals alternatifs célèbrent brillamment la culture, mais n’offrent pas la légitimité d’un titre sportif. Il invite d’ailleurs les critiques à chercher eux-mêmes les financements pour organiser des étapes dans des destinations premium.

    Et honnêtement, je suis clairement d’accord….

    L’aberration des vagues molles

    Pourtant, le public adore la discipline. Il suffit de voir les centaines de milliers de vues qu’engrangent les vidéos de free surf sur YouTube ou les réseaux sociaux pour comprendre l’engouement. Le problème ne vient pas du support, mais bien du format proposé.

    Regarder l’élite mondiale s’affronter uniquement sur des vagues molles d’un petit mètre est devenu une aberration. Ce que l’on veut vraiment voir, ce sont des longboarders s’engager, trouver des tubes et charger des conditions massives avec 9 pieds sous le bras. Le véritable frisson est là.

    Le piège du jugement esthétique

    L’autre frein majeur reste la notation. Le style est l’essence même du longboard, c’est indiscutable. Mais à trop vouloir juger l’esthétisme pur, la compétition devient parfois illisible et difficile à comprendre pour le grand public. Ce débat éternel sur les critères de jugement, couplé à des choix de spots souvent moyens, explique sans doute pourquoi la majorité des puristes – à l’image d’un Steve Sawyer nostalgique de l’événement unique – tourne aujourd’hui le dos au circuit.

  • Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Le triple champion du monde de surf Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes traversent une terrible épreuve. Ce mardi 4 août 2026, cinq jours seulement après la célébration de leur mariage, le couple a confirmé la perte de son futur enfant. Une nouvelle bouleversante qui laisse le monde du surf sous le choc, à l’aube du Tahiti Pro.

    Une tragédie intime confirmée par le surfeur

    La joie de ces derniers jours a brutalement laissé place au deuil. Le 31 juillet dernier, Gabriel Medina et Isabella Arantes s’unissaient officiellement et profitaient de cet instant de bonheur pour annoncer publiquement qu’ils attendaient leur premier enfant. Un projet de vie cher au prodige de Maresias, qui n’avait jamais caché son désir profond de devenir père.

    La situation a malheureusement pris une tournure tragique en ce début de semaine. Le surfeur brésilien s’est d’abord confié au média national Globo Esportes, révélant que la grossesse s’était interrompue au bout de trois mois. Le couple a été confronté à cette nouvelle dévastatrice lors d’une échographie de contrôle de routine. Face à l’épreuve, Gabriel Medina a choisi de s’exprimer sobrement sur ses réseaux sociaux, publiant une image dans sa story Instagram accompagnée d’un message lourd de sens : « Ayez la foi, ne vous précipitez pas. »

    L’incertitude autour du Tahiti Pro et de la saison 2027

    Ce drame personnel intervient dans un contexte médiatique et sportif particulièrement chargé pour le champion brésilien. La semaine dernière, plusieurs médias brésiliens avançaient avec insistance que le pensionnaire du Championship Tour (CT) prévoyait de prendre une année sabbatique en 2027. Cette pause visait justement à se consacrer à l’arrivée de ce bébé, bien que Medina n’ait jamais confirmé officiellement ces rumeurs de retrait temporaire.

    Aujourd’hui, l’attention se tourne inévitablement vers l’échéance sportive la plus proche : le Tahiti Pro. À l’heure actuelle, le surfeur brésilien figure toujours dans le tableau de la compétition. En pleine course pour décrocher une place aux WSL Finals et briguer un potentiel quatrième titre mondial, Medina n’a pas encore indiqué si cette tragédie modifierait ses plans pour l’épreuve de Teahupo’o. L’ensemble de la communauté du surf, de la World Surf League aux fans, reste dans l’attente tout en respectant le temps de recueillement nécessaire au couple.

  • Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Vous pensiez tout savoir sur le King ? À 54 ans, Kelly Slater vient de lâcher une annonce sur ses réseaux sociaux.

    Le couple emblématique qu’il forme avec Kalani Miller vient tout juste d’annoncer la naissance de leur petite fille, prénommée Azumi Moon. Mais voici le détail qui a surpris tout le monde : le bébé est en réalité né il y a déjà trois mois.

    « Nous trouvons notre équilibre avec cette nouvelle arrivée », a glissé le champion à ses abonnés, dévoilant de rares instants en famille d’Azumi aux côtés de son grand frère Tao, né à l’été 2024.

    Si Slater est déjà père de Taylor, 30 ans, issue d’une précédente union, cette nouvelle paternité s’inscrit dans une volonté de protection absolue. Face à la pression médiatique, le couple a fait le choix radical du silence et garde jalousement l’anonymat visuel de ses enfants. Une intimité farouchement préservée qui donne encore plus de force à cette belle annonce. Bienvenue au monde, Azumi Moon !

  • Un potentiel grand requin blanc de 4 mètres s’invite au large de Nazaré

    Un potentiel grand requin blanc de 4 mètres s’invite au large de Nazaré

    Quand on pense à Nazaré, on imagine tout de suite des murs d’eau effrayants et des chargeurs risquant leur vie sur les plus grosses vagues de la planète. Mais aujourd’hui, ce n’est pas une houle XXL qui fait frissonner les surfeurs locaux et de passage.

    Une vidéo récemment capturée par l’équipage du bateau d’excursion Ocean Adventures montre un invité aussi rare qu’intimidant. À seulement deux milles marins au large, entre São Martinho do Porto et Nazaré, un requin massif de 3 à 4 mètres s’est approché de l’embarcation. Loin d’être agressif, l’animal a nagé calmement autour du bateau, poussé par une simple curiosité.

    Le détail qui intrigue tout le monde ? Son ventre laisse fortement penser qu’il s’agirait d’un grand requin blanc.

    Si cette hypothèse se confirme, l’événement est exceptionnel. Contrairement à la Californie ou à l’Afrique du Sud, les côtes portugaises ne sont pas réputées pour abriter des colonies de phoques. Les observations de grands blancs y sont donc quasi inexistantes.

    Alors que les surfeurs de gros se préparent pour les houles de l’hiver prochain, savoir que ce colosse des océans pourrait patrouiller sous la surface ajoute une dimension encore plus angoissante au spot. Et vous, oseriez-vous vous mettre à l’eau ?

  • Quand Lamine Yamal lâche les crampons pour une session surf avec Gabriel Medina

    Quand Lamine Yamal lâche les crampons pour une session surf avec Gabriel Medina

    Si l’on pensait, à juste titre, que Kelly Slater possédait le carnet d’adresses le plus fourni du circuit pro, Gabriel Medina est bel et bien le surfeur qui côtoie le plus de stars mondiales aujourd’hui. Et il vient encore de nous le prouver avec un timing parfait.

    Dimanche dernier, alors que l’Espagne célébrait sa victoire historique face à l’Argentine en finale de la Coupe du Monde de football, le triple champion du monde de surf a tenu à féliciter l’un des héros du tournoi : Lamine Yamal. Mais Medina ne s’est pas contenté d’un simple message de félicitations. Il a sorti de son téléphone une pépite vidéo qui a littéralement enflammé les réseaux sociaux en quelques heures.

    Une leçon VIP dans le bassin brésilien

    Les images exclusives nous ramènent un an en arrière. Le jeune prodige espagnol, alors âgé de 17 ans, s’est accordé une pause bien méritée lors d’un passage à São Paulo. Direction Beyond the Club, le complexe sportif révolutionnaire abritant une piscine à vagues Wavegarden, dont Medina est lui-même partenaire et investisseur.

    Dans cette vidéo, on y voit le surfeur endosser le rôle de moniteur de luxe. Il accompagne et pousse gentiment la planche en mousse de l’attaquant star sur une vague parfaite pour l’apprentissage. Et devinez quoi ? Lamine Yamal a l’air plutôt à l’aise pour un débutant.

    Un équilibre déconcertant et une célébration mythique

    Là où la très grande majorité des débutants auraient bu la tasse avec une bonne dose de frustration, Lamine Yamal se lève avec fluidité. Pelouse ou plan d’eau, son centre de gravité et son équilibre restent infaillibles. Mais le plus croustillant se trouve incontestablement à la fin de son tout premier ride.

    Conscient de son exploit technique, le footballeur ne peut s’empêcher de lâcher son meilleur « claim ». Au beau milieu du bassin, toujours debout sur le pont de sa planche, il se met à danser et à pomper des bras avec une joie si contagieuse qu’on croirait qu’il vient de marquer le but de la victoire devant 80 000 supporters en transe.

    La republication de cette session par le Brésilien a immédiatement fait exploser les compteurs sur Instagram.

  • Jérémy Florès remet les pendules à l’heure : « Un coach n’est pas là pour surfer à votre place »

    Jérémy Florès remet les pendules à l’heure : « Un coach n’est pas là pour surfer à votre place »

    Jérémy Florès a mené Kauli Vaast jusqu’à l’or olympique à Teahupo’o. Autant dire que niveau coaching, le Réunionnais sait de quoi il parle. Pourtant, l’ancien pensionnaire du CT vient de lâcher un message qui prend à contre-pied la tendance actuelle du « tout-analytique ».

    Aujourd’hui, les surfeurs de haut niveau sont entourés d’armadas : préparateurs physiques, analystes vidéo, psys. Une structure que Florès juge nécessaire pour la compétition moderne, mais qui cache un piège redoutable. « Le surf est censé être simple, instinctif », rappelle-t-il. Face à la sur-intellectualisation de la glisse, le constat est sans appel : à trop disséquer la technique, on en oublie l’océan.

    L’art avant la méthode

    Pour lui, la véritable essence du surf reste la liberté et le feeling. Son conseil aux jeunes loups du circuit ? Ne jamais perdre cette flamme spontanée. « C’est votre projet. C’est vous qui passez des heures à l’eau, qui gérez vos doutes et la pression », insiste-t-il, avant de lâcher la phrase qui résume tout : « Le rôle d’un coach n’est pas de surfer à votre place. »

    Le coach est une boussole, un regard extérieur pour booster la confiance. Mais au moment de ramer sur la série de sa vie, la méthode s’efface. Seul l’instinct reste.

  • Comment El Niño modifie nos conditions de surf en France

    Comment El Niño modifie nos conditions de surf en France

    En tant que surfeur, on a tous le réflexe de scruter les cartes météo de l’Atlantique Nord pour débusquer la prochaine houle. Et si le grand chef d’orchestre de nos saisons de surf opère à des dizaines de milliers de kilomètres de nos côtes : dans le Pacifique.

    Le phénomène climatique El Niño, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux équatoriales, ne se contente pas de bouleverser la météo américaine ou asiatique. Par un immense effet domino atmosphérique, il dicte l’humeur de l’océan Atlantique et, par ricochet, la qualité de vos sessions sur le littoral français. Fini les théories scientifiques complexes, voici concrètement ce que ce monstre climatique change pour vous.

    L’été et l’automne : le syndrome du « lac Atlantique »

    Si vous trouvez qu’en ce mois de juillet 2026, l’Atlantique ressemble davantage à une piscine municipale qu’à un terrain de jeu pour surfeurs, vous avez trouvé le coupable.

    La phase de développement d’El Niño, qui s’étale souvent sur le printemps et l’été, agit comme un bouclier anticyclonique au-dessus de l’Europe occidentale. Concrètement, le ciel se fige. Les dépressions sont bloquées bien au nord, et le Golfe de Gascogne se transforme en un immense plan d’eau étale. Pendant des semaines, la pratique du surf se limite alors à traquer les rares vaguelettes soulevées par le vent thermique de l’après-midi. Pour l’instant, cela se confirme…

    Pire encore, El Niño coupe littéralement l’herbe sous le pied de la saison des ouragans dans l’Atlantique tropical. Ses vents d’altitude « cisaillent » les tempêtes tropicales avant même qu’elles ne se forment. Conséquence directe pour nous : adieu les fameuses « houles cycloniques » d’automne, ces houles longues, propres et puissantes qui font d’ordinaire la magie des mois de septembre et octobre dans les Landes ou au Pays Basque.

    L’hiver : quand la machine à houle devient hors de contrôle

    Si l’été est frustrant, l’hiver sous l’influence d’El Niño réserve un scénario inverse, parfois effrayant. Lorsque le phénomène atteint son apogée thermique (entre novembre et février), il dérègle le courant-jet. C’est ici qu’entre en jeu un indicateur dont vous allez beaucoup entendre parler : l’indice WEPA (West Europe Pressure Anomaly).

    Développé par des chercheurs français, cet indice explique à lui seul jusqu’à 80 % de la puissance des vagues hivernales chez nous. Lors d’un hiver El Niño, la WEPA a tendance à s’affoler. Le couloir des dépressions atlantiques s’abaisse vers le sud et pointe directement sur le Golfe de Gascogne.

    Le résultat ? Des trains de houle massifs et continus s’abattent sur nos côtes.

    Saison sous El NiñoÉtat de l’OcéanCaractéristiques de la houleConditions de vent (générales)
    Été / AutomneCalme (« Lac Atlantique »)Absente à très faibleThermiques locaux
    HiverTempétueuxTrès longue période (massive)Forts vents Onshore (défavorables)

    C’est l’heure de gloire pour les spots de gros surf du Pays Basque (comme Belharra ou Parlementia) qui encaissent ces ondes titanesques de plus de 15 secondes de période. Le revers de la médaille, c’est que ces tempêtes sont souvent accompagnées de vents d’ouest destructeurs. Les beach breaks aquitains et bretons deviennent des champs de bataille chaotiques, obligeant les surfeurs à migrer vers les rares spots de repli capables de filtrer cette énergie.

    Érosion et eau bouillante : la mutation de nos spots

    Au-delà de la taille des vagues, l’empreinte d’El Niño modifie durablement le terrain de jeu.

    • Le recul des plages : L’assaut répété des houles hivernales XXL extraie massivement le sable de nos plages et de nos dunes. En une seule saison hivernale boostée par El Niño, le trait de côte peut reculer de plusieurs dizaines de mètres.
    • Des canicules marines asphyxiantes : Poussé par le réchauffement climatique et la chaleur libérée par El Niño, l’Atlantique surchauffe. En 2026, l’eau a parfois dépassé les 22,5°C dans le Golfe de Gascogne. Si surfer en boardshort est agréable, cette température est une catastrophe écologique : elle favorise les bactéries, détruit les écosystèmes locaux, et perturbe la vie marine.

    En fin de compte, El Nino est un phénomène météorologique complexe dont il est parfois difficile de comprendre les impacts sur nos côtes françaises. De mémoire de surfeur, on a tendance à dire qu’un été El Nino est plutôt flat, avec beaucoup de houles courtes. Alors que l’hiver, le phénomène a dans le passé créé des houles XXL. On se donne rendez-vous dans un an pour faire le bilan.

  • Kelly Slater’s Pro Surfer : le monument de la PS2 enflamme à nouveau les réseaux

    Kelly Slater’s Pro Surfer : le monument de la PS2 enflamme à nouveau les réseaux

    Si vous avez passé le cap de la quarantaine, ce nom réveille forcément en vous le souvenir d’interminables sessions virtuelles. En 2002, Kelly Slater’s Pro Surfer débarquait sur nos immenses télévisions cathodiques. Plus de deux décennies plus tard, une simple vidéo de gameplay vient de créer un buzz inattendu sur les réseaux, accumulant les réactions ébahies. La raison ? Le réalisme de l’océan.

    Une claque graphique intemporelle

    « La physique de l’eau est encore meilleure que dans certains jeux d’aujourd’hui », s’étonne un internaute face aux images de la vague de Teahupo’o. Développé à l’âge d’or des jeux de glisse, ce titre est au surf ce que Tony Hawk’s Pro Skater est au skateboard : une légende fondatrice. On a poncé ce jeu sur nos vieilles PlayStation jusqu’à en effacer les boutons de la manette, enchaînant les combos irréels sur les spots de Pipeline ou de Mundaka.

    À quand la relève ?

    Depuis ce coup de maître d’Activision, notre sport a tristement déserté le paysage vidéoludique majeur sur console. Il existe bien des jeux sur les mobiles comme True Surf, que j’aime bien, me lançant dans des combats sans fin avec mes enfants, chacun sur son mobile. En attendant de voir si les rumeurs persistantes d’une option surf dans le très attendu GTA VI se confirment, la référence absolue reste inchangée. De quoi donner sérieusement envie d’aller fouiller dans les cartons du garage pour rebrancher sa bonne vieille PS2.

  • Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    C’est le grand retour que le monde du surf n’attendait plus. Suspendu trois ans après avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage, Vasco Ribeiro s’apprête à renfiler le lycra de compétition dès ce mois de juillet 2026.

    L’Association Nationale des Surfeurs Portugais a officialisé la nouvelle : le quintuple champion national retrouvera les vagues dès le 14 juillet lors du Bom Petisco Peniche Pro. Il enchaînera ensuite sur le circuit Qualifying Series (QS) de la WSL, notamment au QS4000 de Newquay en août.

    À 31 ans, le champion du monde junior 2014 affirme avoir profité de cet exil forcé pour se reconstruire, loin de la pression médiatique. S’il revient, ce n’est pas pour régler ses comptes, mais par pur amour du sport.

    « Je ne reviens pas pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Je reviens parce que je suis toujours passionné par le surf. J’ai redécouvert la joie de surfer », confie-t-il avec humilité.

    Reste à savoir si l’ancien champion d’Europe Open saura retrouver son meilleur niveau et reconquérir le cœur des fans après trois ans passés loin du circuit mondial.

  • Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    C’est le paradoxe qui agite les parkings de la côte landaise et girondine ce vendredi. En regardant l’océan, les surfeurs tirent la tronche : la houle est minuscule, la période dépasse à peine les 10 secondes, et les coefficients de marée sont très moyen. Bref, c’est pas le lac, mais c’est pas Hawaii. Pourtant, la préfecture de Nouvelle-Aquitaine vient de déclencher l’alerte maximale aux courants de baïnes pour tout le week-end du 3 juillet 2026.

    Alors, excès de zèle administratif ou vrai danger ? Derrière cette apparente mer d’huile se cache en réalité un piège mécanique redoutable, bien connu des services de secours.

    Le piège des bancs de sable printaniers

    Après un hiver et un printemps agités, les fonds marins sont littéralement sculptés. Les baïnes – ces fameuses piscines naturelles – sont extrêmement creuses et bien formées. Même si la houle actuelle est petite et courte, elle suffit à remplir ces cuvettes à marée haute.

    C’est au moment où la marée commence à descendre que le mécanisme s’enclenche. Toute l’eau accumulée dans la baïne cherche à s’échapper vers le large par le chenal (la sortie de la baïne). Comme les coefficients sont faibles, l’eau manque de puissance pour lisser les bancs de sable, créant un effet de vidange localisé, ultra-rapide et totalement invisible depuis la plage.

    Pourquoi vous devez vous méfier de cette eau calme

    Le drame de juin – où plus de 90 personnes ont perdu la vie en France suite aux fortes chaleurs – rappelle que le grand public associe souvent « danger » à « grosses vagues ». Ce week-end, l’absence de vagues va inciter les baigneurs à s’éloigner du bord. Sans s’en rendre compte, ils entreront dans ces couloirs d’aspiration.

    Le message des MNS est clair : ne vous fiez pas aux apparences. Ce week-end, le calme est trompeur. Restez dans les zones bleues.

  • Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Une silhouette translucide, des reflets bleu-violet magnifiques, mais un véritable enfer pour les surfeurs. Les physalies font leur grand retour sur la Côte Basque, notamment repérées sur le spot d’Ilbarritz à Bidart. Ne vous fiez pas à leur beauté : ces « fausses méduses » possèdent des filaments ultra-urticants capables de paralyser une session en quelques secondes.

    Le vrai piège ? Même échouées et desséchées sur le sable depuis des semaines, leurs cellules venimeuses restent actives. Si votre planche ou votre pied effleure l’une d’elles, la sanction est immédiate : brûlure intense, vertiges, voire tachycardie.

    Le réflexe qui sauve (et l’erreur à bannir)

    Si vous vous faites intercepter entre deux vagues, oubliez immédiatement le réflexe de frotter la zone à mains nues, vous ne feriez qu’éclater les poches de venin.

    • À faire : Rincez abondamment à l’eau de mer.
    • L’astuce : Appliquez de la mousse à raser (ou du sable sec à défaut), puis raclez délicatement les tentacules avec un morceau de carton rigide (ou une vieille carte de fidélité).

    En cas de malaise ou de douleur persistante, pas de zèle : filez direct au poste de secours ou composez le 15. Soyez vigilants sur le line-up !

  • Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Comme si le line-up n’était pas déjà assez saturé entre les longboards, les soft tops et les SUP, une nouvelle mutation technologique vient de franchir les portes de l’enfer aquatique. Son nom ? Le foilscoot. L’idée, née du cerveau de Benjamin Friant, double champion d’Europe de trottinette freestyle, est simple : visser un guidon sur un pump foil pour rendre la glisse accessible au premier venu.

    Sur le papier, l’analogie avec les skateparks fait frémir. On redoutait la prolifération des trottinettes sur le béton, les voilà désormais prêtes à investir les vagues.

    Un cauchemar logistique et sécuritaire au pic

    Si la pratique est techniquement rigolote, la réalité du terrain m’inquiète au plus haut point. Le foil traditionnel génère déjà une tension au pic à cause des risques de collision majeurs. Y ajouter un guidon pour gommer la courbe d’apprentissage va inévitablement attirer des pratiquants sans aucune notion des règles de priorité et de sécurité.

    Partager une vague avec un foil tranchant à deux mètres demande déjà un cœur bien accroché. Si le line-up se transforme en skatepark flottant, la cohabitation va vite tourner au vinaigre. L’innovation a du bon, mais ce « progrès » ressemble surtout à un futur casse-tête pour la sécurité de tous.

  • Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Bloquez votre agenda. Ce jeudi 2 juillet, la communauté surf se donne rendez-vous à Anglet, 7 allées Louis de Foix, pour un événement à ne pas manquer. Le shop Moskova accueille une soirée spéciale centrée sur l’enfant du pays, Clément Roseyro, devenu le premier Européen à remporter le prestigieux Tudor Nazaré Challenge.

    Le coup d’envoi sera donné dès 19h00 avec un apéro convivial, l’occasion parfaite pour se retrouver et échanger entre passionnés autour d’un food truck et des boissons. Mais le moment fort de la soirée aura lieu à 21h30/22h. Les lumières s’éteindront pour laisser place à la projection exclusive du teaser de son tout nouveau projet : Step Up.

    Loin des clips de gros classiques et formatés, ce film réalisé par Arthur Picard et monté par Stan VLF promet une immersion psychologique totale. Clément y dévoile les coulisses de ses deux derniers hivers passés à traquer les houles dantesques, mais surtout, il y met ses peurs à nu face à des vagues de 20 mètres.

    La soirée se prolongera ensuite avec une after party pour célébrer la culture surf locale. C’est l’occasion idéale de soutenir un talent d’ici avant que le projet ne commence sa diffusion officielle. Rendez-vous demain soir

  • Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    C’est sans doute la fusion la plus rafraîchissante de l’année entre l’art du shape et la culture de l’après-session. En Australie, la brasserie Gage Roads Brew Co. a bousculé les codes du marketing en créant la toute première planche de surf au monde capable de contenir et de servir de la bière pression tout en restant parfaitement fonctionnelle à l’eau.

    Un défi d’ingénierie technique et de shape

    Pour donner vie à ce projet à la frontière de l’exploit technique et du coup de génie publicitaire, la brasserie s’est associée au célèbre shaper Chris Garrett, fondateur de Phantom Surfboards. Inspiré par la mythique silhouette de la Greenough Spoon des années 60, Garrett a dû creuser le pain de mousse pour y intégrer une chambre alimentaire scellée de 10 litres.

    L’ajout d’une valve de pressurisation et d’un robinet amovible a transformé l’atelier en un véritable laboratoire d’expérimentation, non sans quelques explosions de prototypes en cours de route. Le but ultime : s’assurer que la bière reste fraîche et sous pression, sans que la planche ne perde sa flottabilité ni ses propriétés hydrodynamiques lors de la session.

    Validée au line-up par des légendes de la glisse

    Honnêtement, ce n’est que du marketing destiné à décorer un comptoir de bar, mais cette planche « Single Fin » a immédiatement été jetée à l’eau et on peut la surfer (pas sûr pour les airs, lol). Et pour valider le shape, la marque n’a pas fait les choses à moitié en recrutant des ambassadeurs de classe mondiale : le médaillé olympique et copropriétaire de la marque Jack Robinson, accompagné du free surfer de légende Brendan « Margo » Margieson.

    Les deux athlètes ont pu confirmer la viabilité de l’engin dans les vagues, ancrant cette campagne audacieuse dans une réelle crédibilité surf. Une manière parfaite pour Gage Roads, marque née en 2004 en Australie-Occidentale, de réaffirmer son attachement viscéral à l’océan et à la communauté des surfeurs.

  • Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Imaginez passer plus de 10 heures par jour dans une eau glaciale pour enchaîner les sessions de glisse. C’est l’exploit complètement fou réalisé par l’Australien Blakey Johnston. Pour reconquérir son titre de recordman du monde, cet athlète de l’extrême a surfé pas moins de 4 097 vagues en seulement un mois.

    Un nouveau mini-documentaire vient de dévoiler les coulisses de ce marathon aquatique hors norme, et le bilan pour son corps est tout simplement effrayant. Avec une moyenne de 10,3 heures de surf quotidiennes et seulement 3,5 heures de sommeil par nuit, son organisme a frôlé la rupture. Johnston a confié avoir souffert d’une infection aiguë à l’oreille, de douleurs nerveuses inexpliquées et d’un énorme ulcère au talon causé par le frottement permanent de ses chaussons en néoprène.

    Au total, le surfeur de Cronulla aura passé près de 18 heures debout sur sa planche, enchaînant plus de 21 000 virages et 674 tubes dans les eaux hivernales. Mais derrière cette performance presque surhumaine et ces souffrances brutales se cache une cause noble : ce projet solidaire a permis de récolter 330 000 dollars pour la santé mentale des enfants. Un sacrifice immense à découvrir d’urgence en vidéo.

  • Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    L’été s’installe, l’eau se réchauffe, mais un vieil ennemi invisible vient déjà gâcher la fête sur la Côte basque. La mairie de Biarritz a été contrainte d’interdire la baignade et les activités nautiques au Port-Vieux. En cause ? Le grand retour d’Ostreopsis ovata, cette micro-algue toxique qui s’incruste désormais chaque saison, de Biarritz jusqu’aux spots espagnols.

    Favorisée par le grand soleil, l’absence de houle et une eau qui chauffe anormalement sous l’effet du changement climatique, cette intruse libère des toxines hautement volatiles. Si tu te rappelles les étés galères de 2021 ou de 2025, tu connais la chanson : états grippaux, gorges qui brûlent et yeux irrités. Le pire pour nous ? Pas besoin de boire la tasse pour morfler. Les toxines passent dans les embruns ; un simple check des vagues depuis le haut de la falaise par vent onshore peut suffire à te rendre malade.

    Le point santé : Les symptômes ressemblent à une grosse grippe estivale (rhinite, toux, fièvre). Ils apparaissent généralement quelques heures après l’exposition et s’estompent en 24 à 48 heures.

    Heureusement, on peut limiter la casse et adapter nos habitudes. Si les conditions te poussent quand même à l’eau sur les spots limitrophes, applique ces trois règles d’or :

    • Fuis le line-up par vent de mer : Les toxines se propagent via les aérosols. Un vent onshore rabat la brume toxique directement vers tes poumons. Privilégie les sessions matinales avant que le vent thermique ne se lève.
    • Douche obligatoire et immédiate : Ne laisse pas l’eau salée sécher sur ta peau. Rince-toi abondamment à l’eau douce dès la sortie du spot (pense au jerrican d’eau douce au camion).
    • Checke les applications locales : Ne joue pas au plus malin sur les plages fermées. Suis les alertes de la communauté d’agglomération avant de te mettre à l’eau. Si le drapeau violet est de sortie, passe ton tour ou monte plus au nord des Landes.

    Reste safe, et protège tes bronches !

  • Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    J’adore le longboard. C’est esthétique, c’est historique, c’est l’essence même de la glisse. Pourtant, après 18 ans à suivre le surf professionnel au quotidien, je craque : le circuit mondial m’ennuie profondément et sa mentalité actuelle me rebute.

    La guerre du longboard classic vs moderne

    Pourquoi ? Parce qu’on nous sert la même soupe en boucle. Des vagues d’un mètre propre, des point breaks standardisés, et des critères de jugement devenus totalement illisibles. Même avec des décennies de culture surf derrière moi, je ne comprends plus les notes des juges la majeure partie du temps. Le longboard est devenu le théâtre d’une guerre de clochers stérile entre les puristes nostalgiques du single fin classique et les acharnés du tri-fin ultra-moderne. Une niche dans la niche qui se regarde le nombril pendant que le navire coule.

    La réalité économique est pathétique : quand le troisième du classement européen doit renoncer aux étapes internationales parce que les prize money sont dérisoires et que voyager ne vaut plus le coup financièrement, c’est que le système est cassé.

    Le longboard intéresse t’il encore ?

    Et le pire, c’est que le public est demandeur ! Les réseaux sociaux ne mentent pas : une seule vague d’Édouard Delpero à Guéthary cumule 651 000 vues, et une bombe de Louis Marchiset à La Nord Hossegor frôle le million. Les internautes veulent voir du longboard, mais pas celui qu’on leur impose dans ces formats de compétition aseptisés.

    Il est temps de bousculer les codes. Pour être sacré champion du monde, un surfeur doit être complet : gracieux sur le nose, mais aussi capable de charger quand le plan d’eau s’énerve. La récente épreuve à Abu Dhabi a frôlé le ridicule : la majorité des compétiteurs étaient incapables de caler un tube proprement. On est bien loin des Hawaiiens qui allaient s’enfermer dans des cavernes à Pipeline avec des planches de 9 pieds. Si la discipline refuse de se moderniser et de montrer du gros surf, elle finira par mourir dans l’indifférence générale.

  • Nias et Krui Pro 2026 : Le surf professionnel victime de la politique locale

    Nias et Krui Pro 2026 : Le surf professionnel victime de la politique locale

    C’est un énorme coup dur pour le circuit qualificatif asiatique. Deux des plus belles épreuves qualificatives pour les Challenger Series, le Nias Pro et le Krui Pro, viennent d’être officiellement rayées du calendrier 2026. Si vous espériez voir les vagues parfaites de Lagundri Bay ou les longues gauches de Sumatra cette semaine, il faudra repasser.

    La raison de ce fiasco ? Un violent coup de frein budgétaire. Les récents changements de gouvernance au sein des autorités régionales indonésiennes, associés à un contexte économique local très tendu, ont poussé les institutions à couper net les subventions de ces deux événements historiques. L’an dernier, ces compétitions classées « QS 6000 » avaient pourtant couronné des surfeurs de premier plan comme Dylan Wilcoxen ou Reef Heazlewood, tout en faisant tourner l’économie locale.

    Cette double annulation met en lumière une réalité souvent occultée : la dépendance extrême du surf professionnel envers les politiques et les financements locaux. Pour 2026, la saison est morte. Les organisateurs tentent déjà de sauver les meubles en négociant une épreuve de repli aux Mentawai pour la fin de l’année, tout en promettant un retour aux affaires en 2027. Le circuit qualificatif, lui, perd ses plus belles vagues.

  • Drame en Alaska : un surfeur local perd la vie sur un mascaret ultra-médiatisé

    Drame en Alaska : un surfeur local perd la vie sur un mascaret ultra-médiatisé

    Derrière les vidéos ultra-populaires de Jamie O’Brien ou Ben Gravy se cache une réalité bien plus sombre. Le Turnagain Arm, ce mascaret d’Alaska devenu une star des réseaux sociaux, vient de faire une victime. Vendredi dernier, Joshua Novakovich, un surfeur local de 25 ans, y a perdu la vie.

    Parti en stand-up paddle avec sa compagne, le jeune homme s’est retrouvé piégé par un courant violent et un vent de face impitoyable. Alors que sa petite amie a réussi à regagner la terre ferme, Joshua est resté bloqué au large sur un banc de sable réputé ultra-dangereux. Sous les yeux impuissants d’une vingtaine de personnes, il a lutté pendant plus de vingt minutes, tentant désespérément de ramer sur les 2,5 kilomètres qui le séparaient de la rive.

    Au téléphone avec ses proches pendant son calvaire, le surfeur a fini par succomber à l’hypothermie, épuisé, avant l’arrivée des secours retardés par la nuit. Son corps a été repéré le lendemain. Ce drame rappelle cruellement que les vagues de marée, malgré leur apparente facilité sur YouTube, restent des monstres imprévisibles. Récemment, le pro Antony Walsh y avait lui aussi frôlé le pire en Australie.

  • Louis Vuitton s’empare du surf : hommage légitime ou hold-up marketing ?

    Louis Vuitton s’empare du surf : hommage légitime ou hold-up marketing ?

    Une vague géante en plein Paris, du sable sur le catwalk et des mannequins qui portent des planches comme de simples accessoires de mode. Pour son défilé Printemps/Été 2027, Pharrell Williams a propulsé Louis Vuitton au cœur de notre culture. Au premier abord, le casting a de quoi faire rêver : la direction artistique a misé sur le free surfeur le plus stylé de la planète, Mikey February, et sur des visuels poétiques signés du photographe Brent Bielmann.

    La marque au monogramme affirme vouloir rendre hommage à la communauté surf, et plus particulièrement au Ebony Beach Club, une association historique créée en 1957 à Santa Monica pour offrir un espace sûr à la communauté noire avant d’être expropriée par la ville. Sur le papier, l’intention est noble, d’autant plus que LV promet de reverser le sable du défilé à des terrains de volley et de soutenir l’ONG Coral Gardeners.

    L’art du greenwashing et de la récupération ?

    Mais grattons un peu sous le vernis de cette esthétique parfaite. Il y a trente ans, voir le surf ainsi exposé nous aurait rendus fiers. Aujourd’hui, le sentiment est bien plus amer. Ces géants du luxe ne sont pas là par passion, mais pour s’approprier les codes d’une contre-culture authentique afin de vendre des t-shirts à des prix totalement indécents.

    Voir des mannequins tenir maladroitement des planches sur un podium parisien résume parfaitement le malaise : le surf est vidé de sa substance pour devenir une simple esthétique de riches citadins. Louis Vuitton s’achète une image cool sur le dos de notre passion. Rassurez-vous, il y a très peu de chances que la marque vienne un jour financer des campagnes de pub chez nous, et c’est tant mieux. L’âme du surf ne s’achète pas en boutique de luxe.

  • Alerte sur les spots : quand les falaises s’effondrent sur les surfeurs

    Alerte sur les spots : quand les falaises s’effondrent sur les surfeurs

    Le danger ne vient plus seulement de la série qui décale ou des courants sournois. Désormais, c’est le ciel qui tombe sur la tête des surfeurs. En l’espace de quarante-huit heures, deux des spots les plus emblématiques de la planète surf ont été le théâtre d’un phénomène terrifiant : l’effondrement soudain de pans entiers de falaises directement dans le line-up.

    Un effondrement sans conséquence en Californie

    Le premier avertissement a eu lieu en Californie, sur le mythique spot de Steamer Lane à Santa Cruz. Lundi dernier, un bloc massif s’est détaché dans la section ultra-fréquentée de « The Slot », envoyant des tonnes de gravats et de roche là où les surfeurs attendent les vagues. Si le pire a été évité de justesse de ce côté de l’Atlantique, le signal d’alarme était tiré.

    Un drame humain à Biarritz

    Malheureusement, le drame a fini par éclater. Mercredi soir, à Biarritz, l’impensable s’est produit au pied du Phare, sur la plage du Miramar. En pleine session estivale, sous les yeux des baigneurs et des locaux venus chercher la fraîcheur, un pan de falaise de 2 000 m³ s’est écroulé dans l’océan, ensevelissant plusieurs personnes. Les secours, immédiatement déployés, ont sorti le corps sans vie d’une victime, tandis que les recherches se poursuivent dans des conditions extrêmes.

    Ce double pic d’actualité met en lumière une réalité que la communauté surf va devoir affronter : le réchauffement climatique, la montée des eaux, les vagues de chaleur successives et l’érosion accélérée par les houles hivernales rendent nos parois côtières totalement instables.

    Ramer au ras de la roche pour choper le short-break ou se coller à la falaise pour s’abriter du vent devient un risque. À Santa Cruz comme au Pays Basque, le message est désormais vital : gardez vos distances avec les parois rocheuses ou falaises, ne vous installez plus dessous et observez les signes de fatigue de la roche. La nature redessine nos vagues et nos côtes, mais le prix à payer est devenu beaucoup trop lourd.

  • Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    C’est le cauchemar de tout surfeur, et pourtant, Rex n’a absolument rien vu venir. Alors qu’il glissait tranquillement sur le spot de Seascape Beach, à Aptos en Californie, une ombre massive et sombre s’est mise à tourner autour de lui. Un grand requin, visiblement très curieux et en mode investigation, se rapprochait dangereusement de sa planche.

    La scène a été entièrement captée depuis les airs par Nick Bertocchini. Ce photographe de mariage, habitué à faire voler son drone sur la côte, a immédiatement compris l’urgence de la situation. Le squale coupait les trajectoires du surfeur, s’approchant même par l’arrière.

    Pour alerter Rex sans pouvoir lui parler, Nick a utilisé une technique audacieuse : faire vrombir les moteurs de son drone à fond et caler l’appareil juste au-dessus du requin pour matérialiser le danger. En entendant le bourdonnement anormal et en voyant le drone faire des va-and-vient insistants, le surfeur a enfin levé les yeux, repéré l’ombre, et ramer à toute vitesse vers le rivage. Le prédateur a fini par abandonner la traque.

    La tech individuelle face au modèle lourd de La Réunion

    Si cette histoire se termine bien grâce à l’œil d’un pilote amateur, elle relance le grand débat de la sécurité face au risque requin. Sommes-nous condamnés à dépendre du hasard d’un drone dans le ciel pour surfer sereinement ?

    À des milliers de kilomètres de là, l’île de La Réunion a choisi une tout autre stratégie. Face à une crise sans précédent, l’île a déployé des moyens colossaux: pêches préventives et programmes de vigies requins. Un investissement public massif qui a prouvé son efficacité absolue, puisque l’île ne déplore plus aucune attaque depuis de nombreuses années. (grâce à de nombreuses initiatives, je vous l’accorde, et pas uniquement le drône)

    Alors, quelle est la suite pour nos spots ? Entre la surveillance institutionnelle militarisée mais hors de prix, et la vigilance citoyenne connectée via les drones, le surf moderne cherche encore son équilibre économique pour protéger ses pratiquants.