Catégorie : Actualités surf

  • Après avoir frôlé la mort au Prévent, le surfeur accidenté raconte son sauvetage et sa rééducation

    Après avoir frôlé la mort au Prévent, le surfeur accidenté raconte son sauvetage et sa rééducation

    Le 28 août 2026, à Capbreton, un surfeur de 57 ans heurtait violemment la digue du Prévent, terminant en arrêt cardio-respiratoire. Plus d’un mois après ce drame qui a marqué la communauté landaise, la victime, désormais en pleine rééducation, a souhaité prendre la parole pour rassurer sur son état de santé et rappeler l’imprévisibilité de l’océan.

    Fin août, l’image avait glacé le sang des témoins présents sur la plage. Un surfeur percutait de plein fouet l’épi rocheux séparant le Santocha du Prévent. Récupéré in extremis, son pronostic vital était alors engagé. Un peu plus d’un mois après ce traumatisme, Sébastien a choisi de s’exprimer en nous contactant. Sorti d’affaire, il revient sur ce concours de circonstances tragique et donne des nouvelles encourageantes sur sa convalescence.

    Un sauvetage décisif et un lourd bilan médical

    La violence du choc frontal contre l’enrochement n’a laissé aucune chance au surfeur, provoquant un scalp complet, une perte de connaissance immédiate, puis un arrêt cardiaque caractéristique d’une noyade de stade 4. C’est la lucidité et l’intervention providentielle d’Isham, un bodyboarder présent sur le spot qui a aperçu un bras dépasser des rochers, qui a permis de déclencher l’alerte.

    Sorti de l’eau avec l’aide des secouristes et autres témoins, Sébastien a bénéficié d’un massage cardiaque prodigué par Benji et Amandine, les nageurs-sauveteurs du poste local. « En moins de quatre minutes, ils m’ont permis de revenir à la vie », confie le quinquagénaire, profondément reconnaissant. Évacué vers le centre hospitalier de Bayonne par les pompiers, le bilan clinique est lourd : de multiples fractures aux vertèbres, aux côtes, au sternum et au bassin, accompagnées de 54 points de suture sur le crâne. Plongé dans un coma artificiel pendant cinq jours et intubé durant dix jours, le surfeur a entamé un véritable parcours du combattant. Transféré fin septembre au centre de rééducation, lors de son dernier mail la semaine dernière, il effectuait ses premiers pas.

    Quand la houle déjoue toute expérience

    Si le drapeau rouge hissé ce vendredi 28 août avait suscité quelques commentaires expéditifs sur l’imprudence supposée du surfeur dans certains médias. Sébastien est loin d’être un novice. Avec quarante années de surf à son actif, dont quatorze passées à affronter les vagues exigeantes des passes de Tahiti, comme l’intimidante gauche de Vairao, l’homme possède une solide lecture de l’océan.

    L’accident résulte de circonstances aussi rares que brutales. Alors qu’il surfait une droite et sortait de la vague afin d’éviter la digue, un phénomène de double vague l’a projeté sur la digue sans lui laisser une chance. Vous voyez le phénomène dont je parle, une vague finit par rattraper celle sur laquelle il évoluait (un doublon, il sort de la première sans voir la deuxième juste derrière), le projetant avec fracas contre les blocs de pierre. Un scénario imprévisible, transformant une session de tous les jours en urgence absolue.

    L’expérience face aux conditions engagées

    Cet événement rappelle crûment que le surf reste un sport brut, soumis aux caprices des éléments. Nous ne reviendrons pas sur cette fausse polémique des drapeaux (les drapeaux c’est pour les baigneurs encore une fois, et en plus il n’était pas rouge au Prévent mais au Santocha).

    Malgré la violence de l’impact et la gravité de ses blessures, la passion de Sébastien reste intacte. Il se projette déjà vers l’avenir, avec la ferme volonté de retrouver le line-up en douceur, entouré de ses amis, sur une planche longue et stable. Bon courage Sébastien, on est de tout coeur avec toi…Cet article a pour but de faire de la prévention mais également de rassurer des témoins de la scène qui nous ont contacté pour avoir des nouvelles.

  • Kelly Slater boude le Quiksilver Festival pour une session glaçante au pays du golf

    Kelly Slater boude le Quiksilver Festival pour une session glaçante au pays du golf

    Les fans français ont scruté l’horizon landais en vain. Alors que le Quiksilver Festival 2026 battait son plein avec le gratin du surf mondial, le plus grand surfeur de tous les temps avait d’autres plans. À quelques jours près, Kelly Slater était bien en Europe, mais à des centaines de kilomètres des beachbreaks parfaits de Capbreton-Hossegor-Seignosse.

    Le King a préféré troquer son lycra contre des clubs de golf pour disputer son classique de l’automne : l’Alfred Dunhill Links Championship, en Écosse. Mais chassez le naturel, il revient au galop.

    L’obsession de la mer du Nord

    Cela faisait des années que l’Américain participait à cette compétition en lorgnant les vagues balayées par le vent glacial de la côte écossaise. Cette fois, les conditions se sont enfin alignées. Slater a délaissé les greens le temps d’un coucher de soleil pour se mettre à l’eau sur le spot de St Andrews East Sands.

    Une apparition surprise qui a totalement sidéré les locaux. L’organisation du tournoi s’en est même amusée sur ses réseaux : « Il y a un GOAT dans l’eau… ». Une session de chauffe atypique qui prouve que la légende a toujours l’œil pour dénicher l’es vagues, même dans une mer fermée, pas vraiment réputée pour ses vagues. Honnêtement, avec un tel timing, il aurait quand même pu faire un petit crochet par le Sud-Ouest pour nous régaler sur quelques vagues, non ?

  • Une session cauchemar : la houle de Penhors emporte un surfeur

    Une session cauchemar : la houle de Penhors emporte un surfeur

    Premier point, nous n’étions pas sur les lieux et nous ne connaissons pas les circonstances. Je pense que peu de gens en savent plus, d’où la recherche de témoignage.

    Samedi 26 septembre, la baie d’Audierne envoyait du lourd. À Penhors, spot incontournable du Finistère sud, ce qui devait être une simple session d’automne s’est transformé en véritable tragédie.

    L’alerte au pic et la solidarité des locaux

    Il est un peu plus de 16 heures et le plan d’eau est physique. Entre les séries, l’impensable se produit : des témoins repèrent un corps inerte à la dérive dans la zone d’impact. C’est là que l’esprit de notre communauté prend tout son sens. Avant même que l’alerte ne soit officiellement donnée au CROSS Corsen, les surfeurs présents à l’eau n’hésitent pas une seconde. À la force des bras, luttant contre les vagues et le courant, ils parviennent à récupérer la victime de 44 ans (53 ans d’après une autre source), à la ramener sur le sable et à entamer les tout premiers gestes de réanimation.

    Bravo à ces personnes, qui sont surement choquées actuellement.

    Un déploiement de secours impuissant

    Très vite, la plage de Pouldreuzic voit débarquer un dispositif de sauvetage massif. Un hélicoptère de la Marine nationale dans le ciel breton, et une vedette de la SNSM quadrille la zone, pendant que les pompiers prennent le relais sur le sable. Malgré la rapidité de la chaîne de secours et l’acharnement des locaux, l’homme ne s’en sortira pas et est déclaré décédé sur la plage.

    Le surf est un sport à risques

    Hors de question d’alimenter ici des polémiques stériles – d’ailleurs, notre communauté a toujours fait preuve d’une grande décence à ce sujet, et nous vous en remercions. Au fond, en tant que surfeurs, nous connaissons tous les règles du jeu. Malaise, choc contre la planche ou violence d’une série… chercher à décortiquer les causes exactes de ce drame n’a pas grand intérêt aujourd’hui. L’essentiel est ailleurs. À chaque mise à l’eau, on accepte cette part de risque inhérente à l’océan, tout en sachant pertinemment que le trajet en bagnole pour rejoindre le spot reste bien souvent l’étape la plus dangereuse de la session.

    Ce drame nous frappe de plein fouet. Il rappelle douloureusement que la solidarité au pic, bien qu’héroïque samedi dernier, ne suffit pas toujours quand les éléments se déchaînent. La communauté surf bretonne perd l’un des siens, et la prochaine mise à l’eau dans le Finistère se fera assurément avec le cœur lourd. Toutes nos condoléances à la famille, aux amis de la victime et aux personnes qui ont tenté de sauver ce surfeur.

  • Lady Gaga contre-attaque et exige une petite fortune à Matt Biolos

    Lady Gaga contre-attaque et exige une petite fortune à Matt Biolos

    On pensait le feuilleton juridique entre la pop star et l’industrie du surf définitivement clos. Il vient de prendre un virage à 180 degrés. Si vous suivez l’actualité surf sur Icônes Surf, vous vous souvenez forcément du coup de tonnerre de mars 2025 : Matt Biolos, le charismatique fondateur de …Lost Surfboards, attaquait Lady Gaga en justice.

    Le motif ? L’utilisation du mot « Mayhem » sur les produits dérivés de la tournée de la chanteuse. Une marque déposée et utilisée depuis toujours par le shaper californien. Biolos réclamait alors la somme délirante de 100 millions de dollars.

    Mais la justice fédérale américaine en a décidé autrement.

    De l’offensive au cauchemar financier

    L’affaire s’est soldée par une victoire totale et écrasante de Lady Gaga, les juges estimant qu’il n’y avait aucun plagiat caractérisé de la part de l’artiste. Dossier classé ? Pas pour les avocats de la star.

    Loin d’en rester là, le camp Gaga vient de déposer un nouveau recours. L’objectif n’est plus de se défendre, mais de faire payer l’addition. La chanteuse exige aujourd’hui 232 484 dollars très exactement à la marque …Lost. Cette somme correspond au centime près aux frais d’avocats déboursés par la star pour assurer sa défense l’année dernière.

    « Un coup de pub déguisé »

    Pour Orin Snyder, l’avocat de Lady Gaga, la pilule de l’attaque initiale n’est jamais passée. Dans des propos relayés par Billboard, il n’a pas mâché ses mots à l’encontre de la figure de proue du surf californien.

    Selon lui, Biolos a purement et simplement tenté de surfer sur la notoriété de sa cliente. « Un plaideur ne devrait pas être autorisé à utiliser les tribunaux fédéraux pour monter un coup de pub déguisé en procès contre une artiste très acclamée », a-t-il déclaré au juge, fustigeant une procédure abusive.

    Une situation ironique pour Matt Biolos. Celui qui voulait protéger l’identité « core » de son label historique se retrouve aujourd’hui acculé par la machine hollywoodienne, avec une facture d’un quart de million de dollars au-dessus de la tête. Reste à savoir si le juge estimera que le shaper a effectivement abusé du système judiciaire, ou s’il devra simplement éponger les frais d’une bataille qu’il a lui-même déclenchée.

    Honnêtement d’un point de vue extérieur et français, cette histoire n’aurait jamais pu existé en France, et je pense que Lady Gaga aurait même perdu, mais les states restent les stated, ça serait dommage que Lost coule à cause de cette histoire….

  • Comment une embrouille nocturne avec Patrick Beven a donné naissance au morceau « SNI »

    Comment une embrouille nocturne avec Patrick Beven a donné naissance au morceau « SNI »

    Vous connaissez cette situation : fin de soirée un peu arrosée, les esprits s’échauffent, et un type décide de vous expliquer la vie. C’est exactement ce qui s’est passé une nuit à Biarritz. Sauf que le type en question a très mal choisi sa cible.

    Il a passé une bonne partie de la nuit à saouler son interlocuteur, revendiquant fièrement son statut de « local de La Grande Plage ». Son erreur ? La personne en face s’appelait Patrick Beven.

    Si vous suivez un peu le surf, vous savez que l’ancien pro a passé de nombreuses années au Pays Basque et qu’il connaît la région comme sa poche. Mais surtout, derrière le surfeur au talent brut et le mec réputé pour son immense gentillesse, se cache un expert du Jiu-Jitsu brésilien.

    Le local de La Grande a fini au sol

    La fatigue d’écouter ce monologue territorial aurait pu s’arrêter au comptoir. Mais l’histoire s’est prolongée dehors. La tension monte, le ton change, et le fameux local décide de faire un pas de trop.

    Quand on connaît le bagage martial de Patrick, la suite tient presque du comique de répétition : un petit mouvement de Jiu-Jitsu clinique, et l’affaire est classée. Pas de drame, juste une maîtrise physique expéditive.

    Mais c’est ici que l’histoire bascule de la simple anecdote de comptoir à la légende locale.

    Un message sur répondeur devenu un tube

    Patrick Beven est un mec profondément sympa. Tellement sympa qu’une fois la pression redescendue, il culpabilise. Il veut s’excuser auprès de ce gars qui l’a pourtant harcelé toute la nuit. Après quelques coups de fil, il finit par récupérer le numéro d’un contact du fameux « local » et laisse un long message d’excuse sur le répondeur.

    Ce message vocal ne s’est pas perdu dans les limbes de la messagerie. Il a été récupéré et intégré à une piste musicale par Tim. Le résultat ? Le morceau SNI.

    Pour les plus jeunes, le terme ne vous dit peut-être rien. Aujourd’hui on parlerait d’un kook. Mais à l’époque, un lambda, un gars ni connu ni vraiment du coin qui se prenait pour un cador, on l’appelait un SNI : un Surfeur Non Identifié.

    Le son est cool, l’origine de la prod l’est encore plus. Comme quoi, une embrouille avec le mauvais gars peut parfois vous valoir une petite clé de bras, mais surtout votre place dans l’histoire de la culture surf locale.

    Le titre est sur Spotify, non, je ne rigole pas – Tapez SNI de l’artiste Tim. C’est le titre dans la video en dessous, mais je vous conseille d’écouter le morceau entier c’est incroyable.

  • Le parcours de Marco Mignot à l’honneur pour lancer l’EuroSIMA Surf Summit 2026

    Le parcours de Marco Mignot à l’honneur pour lancer l’EuroSIMA Surf Summit 2026

    Les jeudi 24 et vendredi 25 septembre 2026, l’industrie européenne de la glisse se donne rendez-vous dans les Landes pour la 25e édition de l’EuroSIMA Surf Summit. Organisé au Belambra Club Les Estagnots de Seignosse, l’événement fédère les professionnels du secteur autour des nouveaux enjeux technologiques, économiques et environnementaux.

    « Drop in » : un appel à la prise de position

    À quelques jours de son ouverture, le rassemblement annuel de l’industrie européenne des Action Sports affiche ses ambitions. Le président de l’EuroSIMA, Jean-Louis Rodrigues, a placé cette nouvelle édition sous le mot d’ordre « Drop in ». Cette thématique incite les dirigeants et professionnels présents à prendre des décisions concrètes plutôt que de simplement observer les fluctuations du marché.

    Pour répondre à ces problématiques, le programme s’articule autour de quatre piliers majeurs : le marché et son modèle économique, les marques face aux consommateurs, la durabilité liée aux réglementations, ainsi que l’humain face à l’intelligence artificielle. L’objectif est de fournir des outils pour redonner de la solidité économique à un secteur en pleine mutation.

    Le marché, l’IA et les réglementations au cœur des débats

    L’économie de la filière sera scrutée lors d’une table ronde confrontant les données générales du marché sportif européen aux résultats spécifiques de l’étude Surf Panorama. Au-delà des chiffres de vente, l’innovation technologique occupera une place centrale. Le consultant Thomas Escot interviendra notamment sur la Generative Engine Optimization (GEO), détaillant comment l’intelligence artificielle bouleverse la recherche en ligne et modifie la visibilité des marques de surf.

    Sur le plan environnemental, la mise en conformité devient un impératif. Le cabinet COSE 361 et l’éco-organisme Refashion proposeront une cartographie des nouvelles réglementations européennes, en insistant sur la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) pour la filière textile. Le développement durable sera également abordé sous l’angle de la science, avec une conférence dédiées à l’apport de la biomécanique et de la recherche sur les matériaux pour l’équipement technique.

    L’innovation et le sport de haut niveau en fil rouge

    En marge des conférences, l’EuroSIMA récompensera l’innovation de l’année. L’événement dévoilera le nom du lauréat de l’Appel à Projets Innovation 2026, succédant ainsi à la planche démontable New Wave primée lors de l’édition précédente. Les participants pourront découvrir divers produits et services au sein du Surfing Lounge.

    Bien que profondément orienté B2B, le sommet conserve un lien étroit avec le sport de haut niveau. Le surfeur professionnel Marco Mignot lancera ces deux journées en revenant sur sa récente qualification pour le Championship Tour. En clôture le 25 septembre, les professionnels assisteront à la projection du documentaire « Step Up », réalisé par Arthur Picard, en présence du spécialiste de grosses vagues Clément Roseyro.

    Entre ces différentes interventions, l’EuroSIMA a prévu d’importantes plages dédiées au networking, notamment lors de la soirée officielle du 24 septembre prévue au 70 Hectares. Ces moments d’échange restent le socle de ce sommet, permettant de consolider le réseau des professionnels européens de la glisse, et nous y serons présent….

  • Localisme en Bretagne : un surfeur de 43 ans jugé pour violences à l’eau

    Localisme en Bretagne : un surfeur de 43 ans jugé pour violences à l’eau

    « La prochaine fois, je te finis ». Cette phrase ne sort pas d’un film d’action, mais bien d’une session de surf qui a totalement dégénéré sur la côte d’Émeraude.

    On a tous déjà connu des tensions au pic. Une taxe un peu limite, un regard noir, quelques noms d’oiseaux échangés. Mais ce qui s’est passé récemment sur les spots de Saint-Lunaire et du Cap Fréhel va au-délà. Petit rappel : la personne est présumée innocente, nous n’étions pas sur les lieux et nous ne connaissons aucun protagoniste;

    PS: Bien sûr l’image est fictive, on n’allait pas mettre le visage des protagonistes ou la photo de la plage où a lieu l’incident.

    Quand la loi de la jungle remplace les règles de priorité

    Ce mardi 15 septembre 2026, un surfeur expérimenté de 43 ans a dû s’expliquer à la barre du tribunal de proximité de Dinan, dans les Côtes-d’Armor. Les faits qui lui sont reprochés : violences et menaces de mort envers deux autres pratiquants.

    Le prévenu est accusé d’avoir maintenu ses victimes sous l’eau. Un acte dangereux qui transforme un simple litige de priorité en véritable agression physique.

    En Bretagne nord, les vagues de qualité se méritent. La saturation des spots pousse à un certain localisme ou du moins à des actes isolés dangereux. Attention, on parle de la Bretagne Nord, mais soyons réaliste, le phénomène tend à se développer avec un nombre de plus en plus croissant de surfeurs.

    Une sanction rarissime réclamée par le procureur

    Face à la gravité des faits, la justice a décidé de frapper fort. Le procureur de la République n’y est pas allé par quatre chemins et a requis de la prison avec sursis.

    Mais c’est surtout la deuxième peine demandée qui risque de faire jurisprudence : une interdiction totale de paraître sur ces spots. Bannir judiciairement un surfeur de ses vagues locales est une mesure rarissime en France.

    Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 20 octobre 2026. Une date que beaucoup de surfeurs de la région attendent avec impatience, car elle pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des conflits à l’eau.

  • Big Wave Challenge 2026 : Justine Dupont au sommet, Tom Lowe miraculé

    Big Wave Challenge 2026 : Justine Dupont au sommet, Tom Lowe miraculé

    Le monde du surf de gros s’est réuni pour célébrer les vainqueurs du Big Wave Challenge 2026. La Française Justine Dupont y a décroché le prestigieux titre de Surfeuse de l’Année, confirmant sa suprématie mondiale lors d’une cérémonie également marquée par le retour émouvant du Britannique Tom Lowe.

    Justine Dupont, la reine incontestée des vagues géantes

    Originaire de Lacanau, Justine Dupont continue d’écrire l’histoire du surf tricolore. Récompensée par le titre suprême de « Women’s Surfer of the Year », elle prouve une fois de plus son engagement total sur les spots les plus dangereux de la planète. Cette consécration vient couronner une saison hivernale complexe. La Française s’impose comme la référence absolue du surf de gros féminin, inspirant toute une nouvelle génération de chargeuses.

    Tom Lowe et Natxo Gonzalez : la résilience à l’honneur

    Chez les hommes, l’émotion a submergé l’assemblée. Le Britannique Tom Lowe, revenu d’une blessure quasi fatale, a été élu Surfeur de l’Année. Dans son discours de remerciement, il a rappelé l’importance de repousser les limites du surf à la rame, notamment sur le redoutable slab irlandais de Mullaghmore, prouvant qu’il n’est plus toujours nécessaire d’utiliser un jet-ski sur ces vagues mutantes. C’est d’ailleurs sur ce même spot que le Basque Natxo Gonzalez, lui aussi rescapé de graves traumatismes crâniens, a remporté la « Ride of the Year » pour un drop hallucinant à la seule force des bras.

    Le palmarès complet du Big Wave Challenge 2026

    Si l’absence d’Hawaï et de la côte ouest américaine s’est cruellement fait ressentir cette année, des vagues comme Teahupo’o, Mullaghmore et Nazaré ont permis à la compétition de survivre. Voici les lauréats de cette édition :

    • Surfeuse de l’Année : Justine Dupont (Lacanau, France)
    • Surfeur de l’Année : Tom Lowe (Cornouailles, Royaume-Uni)
    • Vague de l’Année (Femmes) : Izzi Gomez (Teahupo’o, Tahiti)
    • Vague de l’Année (Hommes) : Natxo Gonzalez (Mullaghmore, Irlande)
    • Plus Grosse Vague (Femmes) : Michelle Des Bouillons (Nazaré, Portugal)
    • Plus Grosse Vague (Hommes) : Rodrigo Koxa (Nazaré, Portugal)
    • Performance à la Rame (Femmes) : Zoe Chait (Todos Santos, Mexique)
    • Performance à la Rame (Hommes) : Grant Baker (Nazaré, Portugal)
    • Jeune Talent (-18 ans) : Ian Pegoraro (Maui, Hawaï)
    • Wipeout de l’Année : Alberto Truncer (Nazaré, Portugal)

    Avec une saison 2026 ayant prouvé que les limites du surf à la rame pouvaient encore être repoussées sur des vagues autrefois réservées au tow-in, une question se pose : la prochaine saison hivernale signera-t-elle le déclin définitif du jet-ski pour la performance pure ? El Nino annonce t’il un hiver record avec des houles XXL dans le pacifique. Le rendez-vous est pris pour les prochaines alertes XXL.

  • Jérémy Florès rend un dernier hommage aux pompiers disparus

    Jérémy Florès rend un dernier hommage aux pompiers disparus

    Des dizaines de casques étincelaient sous le soleil bordelais ce vendredi 18 septembre. Sur l’esplanade des Quinconces, la nation a rendu un hommage solennel aux caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter. Tragiquement emportés à 34 ans lors du terrible incendie de Mérignac le 21 juillet dernier, ces deux hommes ont été élevés au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume par le ministre de l’Intérieur. Une cérémonie poignante pour des héros qui ont laissé une trace indélébile bien au-delà des casernes.

    Leur disparition résonne particulièrement fort au sein de la communauté surf. Profondément touché, Jérémy Florès a tenu à saluer la mémoire de ces deux amoureux de l’océan. Le lien avec le grand bleu était viscéral pour eux, et tout spécialement pour « Will ».

    Fervent pratiquant, Wilfried Schmitter était un membre actif de la section surf des sapeurs-pompiers. Entre deux gardes éprouvantes, c’est dans les vagues qu’il puisait son équilibre. Le chargeur réunionnais a rappelé que derrière les uniformes se cachaient souvent des frères de l’océan. Une passion partagée qui rend aujourd’hui l’hommage du monde du surf d’autant plus sincère et appuyé face au sacrifice ultime de ces soldats du feu.

    On en profite pour dire que les championnats de france des sapeurs pompiers a lieu actuellement à LacanaU, allez les encourager…

  • Quiksilver Festival 2026 : Casting de haut vol et alliance inédite avec Ed Banger

    Quiksilver Festival 2026 : Casting de haut vol et alliance inédite avec Ed Banger

    Du 19 au 27 septembre 2026, le Quiksilver Festival by Swatch reprend ses quartiers d’automne sur les spots emblématiques de Capbreton, Hossegor et Seignosse. Si l’absence de Kelly Slater est désormais confirmée, le public landais pourra compter sur un plateau de légendes, rythmé par une direction artistique et musicale inédite confiée au célèbre label parisien Ed Banger Records.

    Un line-up surf prestigieux dans les vagues landaises

    L’attente est terminée pour les passionnés massés sur les plages du sud-ouest. Le casting officiel du festival rassemble plusieurs générations de surfeurs d’exception. Jérémy Florès, maître incontesté des barrels locaux, partagera le line-up avec des icônes comme Bruce Irons, Nathan Fletcher, ou encore le Tahitien Michel Bourez. Les spectateurs pourront également admirer le surf radical de Clay Marzo, Jack Freestone et Mikey Wright tout au long de la semaine.

    Côté français, l’armada est solide avec la présence de Joan Duru, Marc Lacomare, Justin Becret et Sam Piter. À noter que notre champion olympique Kauli Vaast et Marco Mignot figurent bien sur la liste officielle des invités. Actuellement retenus à Trestles pour l’étape finale du WCT, ils devraient rejoindre la côte landaise dans les jours à venir. Le surf féminin sera, quant à lui, dignement représenté par Coco Ho, Alana Blanchard, Macy Callaghan, ainsi que les surfeuses locales Maud Le Car et Juliette Lacome.

    L’empreinte Ed Banger : quand la board culture rencontre la French Touch

    Cette édition 2026 marque un tournant avec une direction visuelle entièrement repensée par SO ME, figure créative d’Ed Banger Records. Cette collaboration dépasse le simple cadre graphique pour s’emparer des nuits landaises. Pedro Winter (Busy P) a concocté un line-up musical pointu, taillé pour prolonger l’énergie des sessions de surf.

    Dès la soirée d’ouverture du 19 septembre sur la Place des Landais à Hossegor, l’écurie Ed Banger donnera le ton avec les sets de Busy P et SO ME. Le programme s’annonce éclectique tout au long de la semaine : le public vibrera sur les sonorités de Breakbot & Irfane, l’énergie communicative de Myd, le rock californien d’Alexsucks, ou encore les rythmes hybrides de Tatyana Jane et Kokoprisci.

    Skate, BMX et engagements environnementaux au programme

    Si l’action se concentre principalement sur le mythique spot de la Nord, l’événement rayonne sur tout le littoral. Le festival fera la part belle au skate avec le « Cash for Tricks » orchestré par Vincent Milou en plein centre-ville d’Hossegor le 23 septembre, suivi du « Cash or Crash Skate Jam » à Seignosse le 26 septembre.

    L’événement n’oublie pas sa dimension inclusive et environnementale. Une session « Surf for All » avec Handi Surf est prévue le 23 septembre au matin, suivie d’un grand ramassage de plage l’après-midi en collaboration avec Save La Mermaid et Apex Cétacéa. Il ne reste plus qu’à scruter les cartes météo, en espérant que les célèbres bancs de sable d’Hossegor délivrent leurs tubes d’automne habituels pour couronner cette semaine.

    Agenda du Quiksilver Festival 2026 : Le programme jour par jour

    (Note : Le spot principal de compétition « La Nord » est ouvert tous les jours de 8h00 à 18h00. Le petit train OUIGROOVE assure gratuitement la liaison entre les sites toute la semaine).

    Surf tous les jours en fonction des conditions et des soirées….lol

    Samedi 19 Septembre

    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec Address Hymen (Spot de la Nord, Hossegor).
    • 21h00 – 01h00 : Ed Banger Opening Party avec Address Hymen, SO ME et Busy P (Place des Landais, Hossegor).

    Dimanche 20 Septembre

    • 09h30 – 11h00 : RVCA Photo Running Club (Thaï-Time, Hossegor).
    • 10h00 – 13h00 : Roxy Paddle Out (Plage de l’Estacade, Capbreton).
    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec Maya EWK (Spot de la Nord).
    • 19h00 – 00h00 : RVCA Surf Video – Erwin Bliss (Salle du Trinquet, Hossegor).

    Lundi 21 Septembre

    • 08h00 – 18h00 : Surf Day (Spot de la Nord).

    Mardi 22 Septembre

    • 18h00 – 00h30 : Surfing Movie Night avec Midnight Shake et The Small Fortunes (Le Surfing, Seignosse).

    Mercredi 23 Septembre

    • 09h00 – 11h00 : Surf For All avec Handi Surf (Plage du Santocha, Capbreton).
    • 14h00 – 17h00 : Beach Clean-Up avec Save La Mermaid (Spot de la Nord).
    • 18h00 – 21h00 : Vincent Milou Cash For Tricks by Element (Centre-ville, Hossegor).
    • 18h00 – 23h00 : Signing Session & Concert avec Marnie, Breakbot & Irfane (Quiksilver Store, Hossegor).
    • 22h30 – 02h00 : Swatch After Party avec Haich Ber Na (Tiger Club, Hossegor).

    Jeudi 24 Septembre

    • 19h00 – 23h30 : Quiksilver Party avec Haich Ber Na, Jwles & Mad Rey, Rebequita (Boardriders Store, Capbreton).

    Vendredi 25 Septembre

    • 16h00 – 19h00 : Unleashed Playground by Swatch (Skatepark Capzoo, Capbreton).
    • 20h00 – 00h00 : Quiksilver Festival Party avec Green Star, Alexsucks et Kokoprisci (Place des Landais, Hossegor).

    Samedi 26 Septembre

    • 16h00 – 19h00 : Cash or Crash Skate Jam (Skatepark du Penon, Seignosse).
    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec YSN (Spot de la Nord).
    • 19h30 – 01h00 : Closing Party by Deezer avec YSN, Madge & Povoa, Tatyana Jane et Myd (Place des Landais, Hossegor).

    Dimanche 27 Septembre

    • 08h00 – 18h00 : Surf Day et clôture (Spot de la Nord).
  • Découverte tragique à Saint-Aubin-sur-Mer : le pire a été confirmé

    Découverte tragique à Saint-Aubin-sur-Mer : le pire a été confirmé

    L’alerte avait été donnée le mardi 8 septembre dernier. Ce qui devait être une simple balade en stand-up paddle sur la Côte de Nacre, au nord de Caen, s’est transformé en un véritable cauchemar pour une famille normande.

    L’homme de 30 ans, parti s’aérer l’esprit sur l’eau, avait un emploi du temps pourtant classique : il devait récupérer ses enfants à la sortie de l’école quelques heures plus tard. Ne le voyant jamais arriver, son épouse, rongée par l’inquiétude, a immédiatement contacté les secours.

    Cinq jours d’angoisse et de recherches intenses

    Dès l’alerte donnée, un impressionnant dispositif a été déployé par les secours maritimes, les pompiers et les gendarmes du Calvados. La mer a été scrutée sans relâche tout au long de la semaine, dans l’espoir de retrouver le jeune père de famille. Mais l’océan n’a rendu son verdict que cinq jours plus tard.

    C’est finalement dimanche, en toute fin de journée, que le drame a été scellé. Un corps a été retrouvé échoué sur la plage même de Saint-Aubin-sur-Mer. L’information, confirmée ce lundi matin par les autorités locales, a plongé toute la commune dans le deuil.

    Un élan de solidarité pour la famille

    La municipalité de Saint-Aubin-sur-Mer n’a pas tardé à réagir face à cette tragédie. Sur ses réseaux sociaux, elle a tenu à adresser ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime. Pour les soutenir dans cette épreuve insurmontable, une cagnotte en ligne vient d’être mise en place.

    Prudence: c’est le deuxième accident mortel au mois de septembre 2026 en paddle, notre but est de faire de la prévention, ne sortez pas en mer seul, n’hésitez pas à porter un gilet si vous n’avez personne pour vous accompagner, un bon leash est indispensable surtout pour des sorties au large.

  • Disparition de Marie-Christine Delanne : le surf français perd sa première légende

    Disparition de Marie-Christine Delanne : le surf français perd sa première légende

    Imaginez la scène. Nous sommes en 1959 à la Côte des Basques, à Biarritz. Pas de leash, aucune combinaison en néoprène, et au line-up, uniquement des garçons qui se partagent de lourds troncs en balsa. C’est là qu’une gamine de 12 ans décide qu’elle aussi a le droit de glisser. Cette jeune fille, c’était Marie-Christine Delanne. La Fédération Française de Surf vient d’annoncer sa disparition, et c’est tout un pan de notre histoire qui s’en va.

    Excellente nageuse, elle s’est imposée au pic à la force des bras, bataillant avec détermination sur des planches massives qui pesaient parfois la moitié de son poids. Avec une poignée d’autres rebelles courageuses comme Catherine Tadrew, Françoise Cazayous ou Christine Lubet à Hossegor, elle a littéralement défriché la pratique du surf féminin dans l’Hexagone. À l’époque, il fallait se battre doublement pour gagner sa place à l’eau face aux locaux.

    Dès l’organisation des premiers Championnats de France, elle écrase la concurrence. Entre 1964 et 1969, elle rafle cinq couronnes nationales.

    La prochaine fois que vous verrez Johanne Defay fracasser le Tour mondial ou des surfeuses s’épanouir sur nos spots, souvenez-vous : c’est cette gamine de 12 ans qui a enfoncé la porte en premier. Bon voyage, championne.

  • La disparition de Lance Collins, l’homme qui a façonné la Californie

    La disparition de Lance Collins, l’homme qui a façonné la Californie

    Imaginez perdre une jambe à 17 ans suite à un accident de bateau. Pour beaucoup, cela marquerait la fin définitive d’un rêve aquatique. Pour Lance Collins, qui vient malheureusement de s’éteindre à l’âge de 77 ans, c’était l’étincelle d’une véritable révolution. Refusant de tourner le dos à l’océan, il a trouvé un autre moyen de le dompter : le rabot.

    C’est ainsi qu’il a donné vie à Wave Tools, une marque devenue mythique. Si vous visualisez le surf des années 80 — ces planches ultra-rapides aux shapes exagérés, ces couleurs fluos et ce style radical qui ont défini le spot d’Echo Beach à Newport — c’est l’héritage direct de Collins. Plutôt que de copier ce qui se faisait, il s’est inspiré de la course automobile pour créer des planches taillées pour la vitesse pure.

    Son atelier de Costa Mesa est devenu l’épicentre d’une génération dorée. Des noms comme Bob Hurley ou son propre fils, Richie Collins (Top 8 mondial à la fin des années 80), ont repoussé les limites de notre sport grâce à son matériel.

    Intronisé au Hall of Fame des shapers en 2022, Lance Collins ne fabriquait pas seulement des planches de surf. Il a prouvé qu’un drame personnel pouvait redessiner toute une culture.

  • Dimanche tragique entre Anglet et Ondres

    Dimanche tragique entre Anglet et Ondres

    Dimanche 6 septembre 2026, l’océan nous a rappelé une nouvelle fois à quel point il peut être cruel. Une journée d’une rare tristesse a endeuillé notre littoral, emportant deux vies sur la côte basco-landaise. À Anglet, sur la plage de Marinella, un amateur de paddle de 59 ans a tragiquement péri au petit matin. Quelques heures plus tard, à Ondres, un baigneur de 45 ans perdait également la vie.

    Depuis le sable, la critique est souvent facile. Pourtant, face aux éléments, personne n’est infaillible, pas même les meilleurs. Je tiens le préciser avant d’entendre les amateurs de la critique. À Anglet, le drame a basculé sur un détail que nous tenons trop souvent pour acquis : la rupture du leash. Désolidarisée de sa planche, la victime s’est retrouvée en détresse. Malgré l’intervention courageuse de deux surfeurs présents, l’irréparable s’est produit.

    Toutes nos pensées vont aux familles et aux proches. Cet hommage douloureux doit servir d’électrochoc pour chaque passionné. Votre leash n’est pas une assurance vie, il finira par casser. La règle d’or est non négociable : vous devez impérativement pouvoir regagner le bord à la nage. Si vous doutez de votre condition physique face aux vagues, restez au sec ou privilégiez les spots de repli. L’humilité reste votre équipement le plus précieux.

  • Gravement blessé au Mexique, le chargeur Rolando Stanley Ozuna appelle à l’aide

    Gravement blessé au Mexique, le chargeur Rolando Stanley Ozuna appelle à l’aide

    On a beau pointer du doigt les petits travers de notre milieu, quand la communauté du surf doit serrer les coudes, elle répond toujours présent. Surtout pour ceux qui ont l’habitude de donner aux autres. Aujourd’hui, c’est le solide chargeur mexicain Rolando Stanley Ozuna qui se retrouve dans une impasse et a désespérément besoin de notre soutien.

    Lors d’une grosse session sur son homespot au Mexique, Rolando a subi un accident dévastateur : une violente fracture du fémur. À cause de la houle massive, il a fallu près d’une heure d’efforts acharnés pour réussir à le sécuriser sur un jet-ski, avant de le charger à l’arrière d’un pick-up direction les urgences les plus proches.

    Cela me ramène quelques années en arrière, quand le shaper Christian Bradley s’était brisé le fémur lors d’une session de step-off ou de tracté à Hossegor (d’après mes souvenirs). La douleur était une agonie absolue, et pourtant, cela se passait en France, à quelques minutes d’hôpitaux parfaitement équipés. Il ne faut jamais sous-estimer ce type de traumatisme : une fracture du fémur peut très vite engager le pronostic vital si l’artère fémorale est touchée. Traverser un tel calvaire dans une zone reculée du Mexique tient du miracle, mais le plus dur reste à venir.

    Sans assurance maladie, Rolando fait face à un mur. Entre la chirurgie, les traitements et une rééducation qui s’annonce interminable, les frais sortent directement de sa poche alors qu’il sera incapable de travailler pendant des mois.

    Très proche du surfeur Al Cleland Jr., Rolando rentrait tout juste des Fidji où il s’était investi dans un projet d’accès à l’eau potable. C’est le genre de gars qui agit avec le cœur. Aujourd’hui, c’est à nous de lui renvoyer l’ascenseur en participant à la cagnotte GoFundMe créée pour le sauver du naufrage financier.

  • Accident au Santocha : un surfeur secouru in extremis après un violent choc contre les rochers

    Accident au Santocha : un surfeur secouru in extremis après un violent choc contre les rochers

    Vendredi 28 août 2026, vers 17h40, un surfeur de 57 ans a été violemment projeté contre un épi rocheux sur le célèbre spot du Santocha à Capbreton (Landes). Récupéré en arrêt cardio-respiratoire par les nageurs-sauveteurs, le pratiquant a pu être réanimé avant d’être évacué, conscient, vers l’hôpital de Bayonne.

    Un sauvetage décisif face à une noyade de stade 4

    L’océan a rappelé toute sa puissance en cette journée sur le littoral sud-landais. Emporté par la houle et les forts courants de la zone, le quinquagénaire a heurté de plein fouet l’enrochement. À sa sortie de l’eau, la situation était critique : la victime se trouvait au stade 4 de la noyade. C’est la réactivité immédiate des sauveteurs du poste de Capbreton, rapidement rejoints par une équipe du SMUR, qui a permis de relancer son activité cardiaque. Souffrant d’une plaie sévère au crâne, il a été stabilisé puis transféré au centre hospitalier de la côte basque.

    Drapeau rouge : éviter le raccourci de l’insouciance

    Si la baignade était formellement interdite ce vendredi — le drapeau rouge étant hissé —, l’analyse des conditions pour la pratique du surf exige un regard plus technique. Contrairement aux discours hâtifs évoquant une imprudence manifeste, le surf demeure un sport à risque évoluant dans un environnement brut et imprévisible.

    Les conditions de ce vendredi 28 août n’étaient résolument pas adaptées aux débutants, mais elles restaient tout à fait gérables pour les habitués. Les line-ups de Capbreton comptent une forte densité de surfeurs au niveau technique très élevé, capables de surfer ce type de vagues. Même avec une solide expérience, une erreur de placement, un leash qui casse ou une mauvaise chute près de l’épi peuvent transformer une session classique en urgence absolue. Le drapeau rouge s’adresse avant tout aux baigneurs ; pour les surfeurs, il signale l’exigence du plan d’eau, sans pour autant le rendre impraticable.

    Complément d’information: si vous lisez les commentaires, vous lirez que le surfeur était au prévent et que le drapeau était jaune. On n’a pas modifié l’article, car contrairement à Sud Ouest, nos lecteurs sont des surfeurs, et savent très bien que Santosha ou Prévent, drapeau rouge ou jaune, cela ne change pas grand chose, c’est un accident, on espère que le surfeur blessé soit le plus vite de nouveau dans l’eau….

    Retour de la houle : la plus grande prudence de rigueur

    Le Syndicat mixte de gestion des baignades landaises (SMGBL) a tenu à alerter les usagers de l’océan sur les conditions des prochains jours. Le retour de vagues consistantes s’accompagne d’importants mouvements d’eau, de courant et de puissants rouleaux de bord (shorebreak). Attention aux surfeurs les moins expérimentés et aux baigneurs

  • Fiji Pro 2026 : touché au visage à Cloudbreak, Italo Ferreira assure sa qualification au round 3

    Fiji Pro 2026 : touché au visage à Cloudbreak, Italo Ferreira assure sa qualification au round 3

    Touché au visage mercredi 26 août 2026 lors d’une session d’entraînement matinale à Tavarua, Italo Ferreira a dû recevoir cinq points de suture au niveau du nez après un impact violent avec le rail de sa planche. Malgré cette blessure spectaculaire survenue juste avant le lancement de la journée, le champion du monde 2019 a tenu sa place dans l’eau et s’est qualifié pour le troisième tour de la compétition.

    Un choc au free-surf suivi de cinq points de suture

    L’accident s’est produit quelques heures avant le début des séries du round 2 sur le reef engagé de Cloudbreak. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux par le surfeur de Baía Formosa, la coupure profonde au niveau de l’arête nasale laissait planer le doute sur son aptitude médicale. L’encadrement de l’athlète a rapidement confirmé la prise en charge par l’équipe médicale locale :

    « L’athlète a nécessité des points de suture sur le nez après avoir heurté le rail de sa planche de surf, mais il est stable. Malgré l’incident, Italo est confirmé pour participer à l’événement. »

    Ce n’est pas la première fois cette saison que le Brésilien compose avec les traumatismes physiques. En juin dernier, avant le Surf City El Salvador Pro, Ferreira avait déjà récolté huit points de suture au genou après une collision à El Sunzal, avant d’atteindre la finale de l’épreuve.

    Victoire maîtrisée au round 2 face à Matt McGillivray

    Aligné en série de repêchage face au Sud-Africain Matthew McGillivray, le surfeur auriverde a fait abstraction de la douleur dans un Cloudbreak balayé par un léger vent offshore. Très incisif dans les sections critiques, Ferreira a dominé son duel pour s’ouvrir les portes du tour suivant, où l’attend le Japonais Connor O’Leary. Déjà vainqueur à Pipeline et Teahupo’o, le Brésilien conserve intactes ses ambitions de victoire sur la gauche fidjienne.

  • Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Pour nous, surfeurs, le constat de ces mois de juillet et août est amer : des conditions minuscules, une houle aux abonnés absents, un record depuis plus de vingt ans, le tout parsemé d’épisodes d’algues et de méduses dans le Sud-Ouest. Un océan qui ressemblait davantage à un lac. Pourtant, c’est précisément cette accalmie exceptionnelle qui cache une réalité glaçante.

    Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère des Sports, 301 personnes ont perdu la vie par noyade depuis la mi-juin. Une mortalité en hausse vertigineuse de 14 % par rapport à l’année précédente. Comment expliquer une telle hécatombe alors que les vagues n’ont jamais été aussi inoffensives ?

    Le danger invisible d’un « lac » salé

    La Première hypothèse se trouve paradoxalement dans ce manque de houle. Moins de vagues, c’est un océan moins impressionnant et donc un danger complètement sous-estimé par le grand public.

    • Baisse de la vigilance : L’absence de vagues massives pousse les vacanciers à s’aventurer beaucoup plus loin du bord.
    • Multiplication des baignades « sauvages » : Fuyant la foule des zones surveillées, les baigneurs, poussés par les vagues de canicule, choisissent des secteurs non autorisés.

    Face à ce triste bilan, les autorités durcissent le ton : se baigner hors des drapeaux expose désormais à une amende de 68 euros.

    Choc thermique et surestimation de soi

    L’autre facteur aggravant mis en lumière par les statistiques concerne le profil des victimes. Les fortes chaleurs incitent à des mises à l’eau précipitées, brûlant les étapes de transition thermique. Chez les personnes plus âgées, ce comportement provoque des hydrocutions fatales, même dans une eau parfaitement lisse.

    Ce bilan tragique nous rappelle une règle fondamentale que chaque surfeur connaît : un océan sans vagues n’est jamais un océan sans risque. Les baïnes, les courants et les chocs thermiques ne prennent pas de vacances quand la houle disparaît.

  • Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail s’attire les foudres du monde du surf en inversant Teahupo’o

    Le Daily Mail vient de s’offrir un monumental bad buzz. Le vénérable média britannique a publié une vidéo de Teahupo’o tournée pendant la fenêtre du CT, mais avec un détail totalement lunaire : la séquence a été passée en miroir. La plus célèbre gauche de la planète est soudainement devenue une droite.

    Ce qui rend l’histoire complètement folle, c’est qu’appliquer un effet miroir sur une vidéo demande une manipulation délibérée. Pourquoi s’être embêté à perdre du temps pour inverser la réalité de la vague ? Le mystère reste entier.

    Les pros n’ont évidemment pas raté la boulette. L’Australien Ace Buchan a taclé sec : « Arrêtez d’utiliser l’IA et commencez à vérifier les faits. » Le Brésilien Caio Ibelli a préféré en rire en affirmant que c’était « la droite de ses rêves », tandis que le photographe local Tim McKenna y est allé de son petit jeu de mots avec un ironique « Right on ».

    Malgré les moqueries, le média fait la sourde oreille et n’a toujours pas supprimé sa publication.

    Pire, ils se sont dits, ça fait du buzz, autant la mettre dans le bon sens, prêt à tout faire le buzzz….

  • Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    On connaît Nathan Florence pour son engagement aveugle dans les vagues les plus dangereuses de la planète. Pourtant, la véritable terreur de sa vie n’a rien eu à voir avec une série de 10 mètres qui lui tombait sur la tête.

    Pour quiconque traîne ses dérives ou ses caméras dans l’industrie du surf depuis une vingtaine d’années, le nom de Kai Garcia, alias « Kaiborg », impose un respect immédiat. Ceinture noire de jiu-jitsu et figure incontournable du North Shore hawaïen, le bonhomme n’a jamais été réputé pour sa tendresse envers les jeunes imprudents qui s’approchent d’un peu trop près de sa famille ou des vagues du North Shore

    C’est exactement le mur sur lequel Nathan, alors âgé de 18 ans, est allé s’écraser.

    L’amour au temps du localisme

    L’histoire remonte à l’école primaire. Dès le CE2, Mahina, la fille de Kaiborg, avait jeté son dévolu sur ce « petit blondinet ». Elle l’avait même bombardé « petit ami officiel » dans la cour de récréation, pétrifiant le jeune Nathan qui n’avait alors pas osé lui adresser la parole de toute l’année scolaire.

    Les années ont passé. Mahina est devenue l’une des filles les plus courtisées de l’île, tandis que Nathan commençait à se faire un prénom dans le surf de gros, bien décidé à sortir de l’ombre de son grand frère John John. À 18 ans, lors d’un été à Hawaï, les deux jeunes officialisent enfin leur relation. Et c’est là que les sueurs froides commencent.

    Opération infiltration

    Dormir chez les Garcia ressemblait à une véritable opération de survie. Nathan raconte comment il restait paralysé dans la chambre au petit matin, écoutant les lourds bruits de pas du colosse hawaïen qui prenait tranquillement son café dans la pièce d’à côté.

    « J’attendais qu’il finisse et qu’il parte pour pouvoir m’éclipser de la maison sur la pointe des pieds », confie le surfeur, encore amusé par la scène. L’angoisse de croiser le regard de son beau-père au saut du lit était supérieure à celle de prendre une vague de set sur la tête à Pipeline.

    Le point culminant de cette tension dramatique a lieu lors d’un grand barbecue organisé par Vans sur la plage. Kaiborg s’approche, domine Nathan de toute sa carrure, et lâche cette phrase digne d’un film de Scorsese : « Écoute Nate, je t’aime bien. Mais si tu fais le con avec ma fille, je vais te détruire. »

    Le message est passé cinq sur cinq. Nathan a gardé le cap et s’est tenu à carreau. Aujourd’hui marié à Mahina, il considère son ancien bourreau comme un ami proche, voire un mentor spirituel avec qui il refait le monde. Une fin heureuse pour celui qui préfère définitivement braver des montagnes d’eau plutôt que de contrarier l’un des locaux les plus effrayants d’Hawaï.

  • Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    La communauté surf vient de perdre l’un de ses regards les plus affûtés. Brian Stephen, que le line-up connaissait sous le nom légendaire de « Hank Foto », a tiré sa révérence à l’âge de 62 ans. Il s’est éteint au Queen’s Hospital d’Honolulu, emporté par un cancer qu’il combattait avec la même hargne qu’il affrontait les séries massives de Waimea Bay.

    Si vous avez feuilleté des magazines de surf dans les années 90, vous avez forcément frissonné devant ses clichés. Californien d’origine et ancien compétiteur en kneeboard, Hank était un personnage hors norme. À une époque où les photographes aquatiques vivaient comme des rockstars, lui évoluait littéralement à 200 à l’heure. Il assumait pleinement son passé de fêtard sulfureux sur la côte nord d’Oahu, une vie d’excès qu’il avait finalement laissée derrière lui pour célébrer fièrement 17 années de sobriété.

    Hank refusait de rester sagement sur le sable avec un téléobjectif. Il a été l’un des véritables pionniers du jet-ski pour shooter au cœur de l’action sur les outer reefs hawaïens, et a fait partie des premiers à capturer la perfection brute de Tahiti dès 1983. En s’engageant dans les pires conditions, il avait gagné le respect des locaux les plus intransigeants de l’île.

    Mais derrière le trompe-la-mort se cachait une réalité poignante. Veuf depuis 2018, Hank élevait seul son fils de 15 ans, Fender. La paternité l’avait profondément métamorphosé, l’ancrant dans une relation fusionnelle avec l’océan et son garçon.

    Aujourd’hui, l’adolescent se retrouve seul face à ce deuil. Face aux frais médicaux colossaux non pris en charge, la grande famille de la glisse a immédiatement réagi. Une cagnotte a été mise en ligne pour assurer l’avenir de Fender, récoltant déjà les dons de grands noms comme Kai Lenny. L’œil de Hank s’est fermé, mais ses images, elles, restent immortelles.

  • Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    CJ Nelson vient de jeter un pavé dans la mare. Le shaper et icône de la glisse classique a posé une question frontale sur ses réseaux : le circuit mondial de longboard a-t-il vraiment de l’importance pour vous ? Sur 650 passionnés sondés, la sentence est tombée et elle fait mal : 58 % ont répondu non.

    Un désaveu cinglant qui a poussé le champion du monde Harrison Roach à monter au créneau. Pour l’Australien, si vous contestez l’existence d’un circuit officiel, autant raccrocher tout de suite. Il rappelle à juste titre qu’en dehors de la WSL, il n’y a aucune plateforme pour couronner un vrai champion du monde. Les festivals alternatifs célèbrent brillamment la culture, mais n’offrent pas la légitimité d’un titre sportif. Il invite d’ailleurs les critiques à chercher eux-mêmes les financements pour organiser des étapes dans des destinations premium.

    Et honnêtement, je suis clairement d’accord….

    L’aberration des vagues molles

    Pourtant, le public adore la discipline. Il suffit de voir les centaines de milliers de vues qu’engrangent les vidéos de free surf sur YouTube ou les réseaux sociaux pour comprendre l’engouement. Le problème ne vient pas du support, mais bien du format proposé.

    Regarder l’élite mondiale s’affronter uniquement sur des vagues molles d’un petit mètre est devenu une aberration. Ce que l’on veut vraiment voir, ce sont des longboarders s’engager, trouver des tubes et charger des conditions massives avec 9 pieds sous le bras. Le véritable frisson est là.

    Le piège du jugement esthétique

    L’autre frein majeur reste la notation. Le style est l’essence même du longboard, c’est indiscutable. Mais à trop vouloir juger l’esthétisme pur, la compétition devient parfois illisible et difficile à comprendre pour le grand public. Ce débat éternel sur les critères de jugement, couplé à des choix de spots souvent moyens, explique sans doute pourquoi la majorité des puristes – à l’image d’un Steve Sawyer nostalgique de l’événement unique – tourne aujourd’hui le dos au circuit.

  • Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Le triple champion du monde de surf Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes traversent une terrible épreuve. Ce mardi 4 août 2026, cinq jours seulement après la célébration de leur mariage, le couple a confirmé la perte de son futur enfant. Une nouvelle bouleversante qui laisse le monde du surf sous le choc, à l’aube du Tahiti Pro.

    Une tragédie intime confirmée par le surfeur

    La joie de ces derniers jours a brutalement laissé place au deuil. Le 31 juillet dernier, Gabriel Medina et Isabella Arantes s’unissaient officiellement et profitaient de cet instant de bonheur pour annoncer publiquement qu’ils attendaient leur premier enfant. Un projet de vie cher au prodige de Maresias, qui n’avait jamais caché son désir profond de devenir père.

    La situation a malheureusement pris une tournure tragique en ce début de semaine. Le surfeur brésilien s’est d’abord confié au média national Globo Esportes, révélant que la grossesse s’était interrompue au bout de trois mois. Le couple a été confronté à cette nouvelle dévastatrice lors d’une échographie de contrôle de routine. Face à l’épreuve, Gabriel Medina a choisi de s’exprimer sobrement sur ses réseaux sociaux, publiant une image dans sa story Instagram accompagnée d’un message lourd de sens : « Ayez la foi, ne vous précipitez pas. »

    L’incertitude autour du Tahiti Pro et de la saison 2027

    Ce drame personnel intervient dans un contexte médiatique et sportif particulièrement chargé pour le champion brésilien. La semaine dernière, plusieurs médias brésiliens avançaient avec insistance que le pensionnaire du Championship Tour (CT) prévoyait de prendre une année sabbatique en 2027. Cette pause visait justement à se consacrer à l’arrivée de ce bébé, bien que Medina n’ait jamais confirmé officiellement ces rumeurs de retrait temporaire.

    Aujourd’hui, l’attention se tourne inévitablement vers l’échéance sportive la plus proche : le Tahiti Pro. À l’heure actuelle, le surfeur brésilien figure toujours dans le tableau de la compétition. En pleine course pour décrocher une place aux WSL Finals et briguer un potentiel quatrième titre mondial, Medina n’a pas encore indiqué si cette tragédie modifierait ses plans pour l’épreuve de Teahupo’o. L’ensemble de la communauté du surf, de la World Surf League aux fans, reste dans l’attente tout en respectant le temps de recueillement nécessaire au couple.

  • Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Vous pensiez tout savoir sur le King ? À 54 ans, Kelly Slater vient de lâcher une annonce sur ses réseaux sociaux.

    Le couple emblématique qu’il forme avec Kalani Miller vient tout juste d’annoncer la naissance de leur petite fille, prénommée Azumi Moon. Mais voici le détail qui a surpris tout le monde : le bébé est en réalité né il y a déjà trois mois.

    « Nous trouvons notre équilibre avec cette nouvelle arrivée », a glissé le champion à ses abonnés, dévoilant de rares instants en famille d’Azumi aux côtés de son grand frère Tao, né à l’été 2024.

    Si Slater est déjà père de Taylor, 30 ans, issue d’une précédente union, cette nouvelle paternité s’inscrit dans une volonté de protection absolue. Face à la pression médiatique, le couple a fait le choix radical du silence et garde jalousement l’anonymat visuel de ses enfants. Une intimité farouchement préservée qui donne encore plus de force à cette belle annonce. Bienvenue au monde, Azumi Moon !

  • Un potentiel grand requin blanc de 4 mètres s’invite au large de Nazaré

    Un potentiel grand requin blanc de 4 mètres s’invite au large de Nazaré

    Quand on pense à Nazaré, on imagine tout de suite des murs d’eau effrayants et des chargeurs risquant leur vie sur les plus grosses vagues de la planète. Mais aujourd’hui, ce n’est pas une houle XXL qui fait frissonner les surfeurs locaux et de passage.

    Une vidéo récemment capturée par l’équipage du bateau d’excursion Ocean Adventures montre un invité aussi rare qu’intimidant. À seulement deux milles marins au large, entre São Martinho do Porto et Nazaré, un requin massif de 3 à 4 mètres s’est approché de l’embarcation. Loin d’être agressif, l’animal a nagé calmement autour du bateau, poussé par une simple curiosité.

    Le détail qui intrigue tout le monde ? Son ventre laisse fortement penser qu’il s’agirait d’un grand requin blanc.

    Si cette hypothèse se confirme, l’événement est exceptionnel. Contrairement à la Californie ou à l’Afrique du Sud, les côtes portugaises ne sont pas réputées pour abriter des colonies de phoques. Les observations de grands blancs y sont donc quasi inexistantes.

    Alors que les surfeurs de gros se préparent pour les houles de l’hiver prochain, savoir que ce colosse des océans pourrait patrouiller sous la surface ajoute une dimension encore plus angoissante au spot. Et vous, oseriez-vous vous mettre à l’eau ?

  • Quand Lamine Yamal lâche les crampons pour une session surf avec Gabriel Medina

    Quand Lamine Yamal lâche les crampons pour une session surf avec Gabriel Medina

    Si l’on pensait, à juste titre, que Kelly Slater possédait le carnet d’adresses le plus fourni du circuit pro, Gabriel Medina est bel et bien le surfeur qui côtoie le plus de stars mondiales aujourd’hui. Et il vient encore de nous le prouver avec un timing parfait.

    Dimanche dernier, alors que l’Espagne célébrait sa victoire historique face à l’Argentine en finale de la Coupe du Monde de football, le triple champion du monde de surf a tenu à féliciter l’un des héros du tournoi : Lamine Yamal. Mais Medina ne s’est pas contenté d’un simple message de félicitations. Il a sorti de son téléphone une pépite vidéo qui a littéralement enflammé les réseaux sociaux en quelques heures.

    Une leçon VIP dans le bassin brésilien

    Les images exclusives nous ramènent un an en arrière. Le jeune prodige espagnol, alors âgé de 17 ans, s’est accordé une pause bien méritée lors d’un passage à São Paulo. Direction Beyond the Club, le complexe sportif révolutionnaire abritant une piscine à vagues Wavegarden, dont Medina est lui-même partenaire et investisseur.

    Dans cette vidéo, on y voit le surfeur endosser le rôle de moniteur de luxe. Il accompagne et pousse gentiment la planche en mousse de l’attaquant star sur une vague parfaite pour l’apprentissage. Et devinez quoi ? Lamine Yamal a l’air plutôt à l’aise pour un débutant.

    Un équilibre déconcertant et une célébration mythique

    Là où la très grande majorité des débutants auraient bu la tasse avec une bonne dose de frustration, Lamine Yamal se lève avec fluidité. Pelouse ou plan d’eau, son centre de gravité et son équilibre restent infaillibles. Mais le plus croustillant se trouve incontestablement à la fin de son tout premier ride.

    Conscient de son exploit technique, le footballeur ne peut s’empêcher de lâcher son meilleur « claim ». Au beau milieu du bassin, toujours debout sur le pont de sa planche, il se met à danser et à pomper des bras avec une joie si contagieuse qu’on croirait qu’il vient de marquer le but de la victoire devant 80 000 supporters en transe.

    La republication de cette session par le Brésilien a immédiatement fait exploser les compteurs sur Instagram.

  • Jérémy Florès remet les pendules à l’heure : « Un coach n’est pas là pour surfer à votre place »

    Jérémy Florès remet les pendules à l’heure : « Un coach n’est pas là pour surfer à votre place »

    Jérémy Florès a mené Kauli Vaast jusqu’à l’or olympique à Teahupo’o. Autant dire que niveau coaching, le Réunionnais sait de quoi il parle. Pourtant, l’ancien pensionnaire du CT vient de lâcher un message qui prend à contre-pied la tendance actuelle du « tout-analytique ».

    Aujourd’hui, les surfeurs de haut niveau sont entourés d’armadas : préparateurs physiques, analystes vidéo, psys. Une structure que Florès juge nécessaire pour la compétition moderne, mais qui cache un piège redoutable. « Le surf est censé être simple, instinctif », rappelle-t-il. Face à la sur-intellectualisation de la glisse, le constat est sans appel : à trop disséquer la technique, on en oublie l’océan.

    L’art avant la méthode

    Pour lui, la véritable essence du surf reste la liberté et le feeling. Son conseil aux jeunes loups du circuit ? Ne jamais perdre cette flamme spontanée. « C’est votre projet. C’est vous qui passez des heures à l’eau, qui gérez vos doutes et la pression », insiste-t-il, avant de lâcher la phrase qui résume tout : « Le rôle d’un coach n’est pas de surfer à votre place. »

    Le coach est une boussole, un regard extérieur pour booster la confiance. Mais au moment de ramer sur la série de sa vie, la méthode s’efface. Seul l’instinct reste.

  • Comment El Niño modifie nos conditions de surf en France

    Comment El Niño modifie nos conditions de surf en France

    En tant que surfeur, on a tous le réflexe de scruter les cartes météo de l’Atlantique Nord pour débusquer la prochaine houle. Et si le grand chef d’orchestre de nos saisons de surf opère à des dizaines de milliers de kilomètres de nos côtes : dans le Pacifique.

    Le phénomène climatique El Niño, caractérisé par un réchauffement anormal des eaux équatoriales, ne se contente pas de bouleverser la météo américaine ou asiatique. Par un immense effet domino atmosphérique, il dicte l’humeur de l’océan Atlantique et, par ricochet, la qualité de vos sessions sur le littoral français. Fini les théories scientifiques complexes, voici concrètement ce que ce monstre climatique change pour vous.

    L’été et l’automne : le syndrome du « lac Atlantique »

    Si vous trouvez qu’en ce mois de juillet 2026, l’Atlantique ressemble davantage à une piscine municipale qu’à un terrain de jeu pour surfeurs, vous avez trouvé le coupable.

    La phase de développement d’El Niño, qui s’étale souvent sur le printemps et l’été, agit comme un bouclier anticyclonique au-dessus de l’Europe occidentale. Concrètement, le ciel se fige. Les dépressions sont bloquées bien au nord, et le Golfe de Gascogne se transforme en un immense plan d’eau étale. Pendant des semaines, la pratique du surf se limite alors à traquer les rares vaguelettes soulevées par le vent thermique de l’après-midi. Pour l’instant, cela se confirme…

    Pire encore, El Niño coupe littéralement l’herbe sous le pied de la saison des ouragans dans l’Atlantique tropical. Ses vents d’altitude « cisaillent » les tempêtes tropicales avant même qu’elles ne se forment. Conséquence directe pour nous : adieu les fameuses « houles cycloniques » d’automne, ces houles longues, propres et puissantes qui font d’ordinaire la magie des mois de septembre et octobre dans les Landes ou au Pays Basque.

    L’hiver : quand la machine à houle devient hors de contrôle

    Si l’été est frustrant, l’hiver sous l’influence d’El Niño réserve un scénario inverse, parfois effrayant. Lorsque le phénomène atteint son apogée thermique (entre novembre et février), il dérègle le courant-jet. C’est ici qu’entre en jeu un indicateur dont vous allez beaucoup entendre parler : l’indice WEPA (West Europe Pressure Anomaly).

    Développé par des chercheurs français, cet indice explique à lui seul jusqu’à 80 % de la puissance des vagues hivernales chez nous. Lors d’un hiver El Niño, la WEPA a tendance à s’affoler. Le couloir des dépressions atlantiques s’abaisse vers le sud et pointe directement sur le Golfe de Gascogne.

    Le résultat ? Des trains de houle massifs et continus s’abattent sur nos côtes.

    Saison sous El NiñoÉtat de l’OcéanCaractéristiques de la houleConditions de vent (générales)
    Été / AutomneCalme (« Lac Atlantique »)Absente à très faibleThermiques locaux
    HiverTempétueuxTrès longue période (massive)Forts vents Onshore (défavorables)

    C’est l’heure de gloire pour les spots de gros surf du Pays Basque (comme Belharra ou Parlementia) qui encaissent ces ondes titanesques de plus de 15 secondes de période. Le revers de la médaille, c’est que ces tempêtes sont souvent accompagnées de vents d’ouest destructeurs. Les beach breaks aquitains et bretons deviennent des champs de bataille chaotiques, obligeant les surfeurs à migrer vers les rares spots de repli capables de filtrer cette énergie.

    Érosion et eau bouillante : la mutation de nos spots

    Au-delà de la taille des vagues, l’empreinte d’El Niño modifie durablement le terrain de jeu.

    • Le recul des plages : L’assaut répété des houles hivernales XXL extraie massivement le sable de nos plages et de nos dunes. En une seule saison hivernale boostée par El Niño, le trait de côte peut reculer de plusieurs dizaines de mètres.
    • Des canicules marines asphyxiantes : Poussé par le réchauffement climatique et la chaleur libérée par El Niño, l’Atlantique surchauffe. En 2026, l’eau a parfois dépassé les 22,5°C dans le Golfe de Gascogne. Si surfer en boardshort est agréable, cette température est une catastrophe écologique : elle favorise les bactéries, détruit les écosystèmes locaux, et perturbe la vie marine.

    En fin de compte, El Nino est un phénomène météorologique complexe dont il est parfois difficile de comprendre les impacts sur nos côtes françaises. De mémoire de surfeur, on a tendance à dire qu’un été El Nino est plutôt flat, avec beaucoup de houles courtes. Alors que l’hiver, le phénomène a dans le passé créé des houles XXL. On se donne rendez-vous dans un an pour faire le bilan.

  • Kelly Slater’s Pro Surfer : le monument de la PS2 enflamme à nouveau les réseaux

    Kelly Slater’s Pro Surfer : le monument de la PS2 enflamme à nouveau les réseaux

    Si vous avez passé le cap de la quarantaine, ce nom réveille forcément en vous le souvenir d’interminables sessions virtuelles. En 2002, Kelly Slater’s Pro Surfer débarquait sur nos immenses télévisions cathodiques. Plus de deux décennies plus tard, une simple vidéo de gameplay vient de créer un buzz inattendu sur les réseaux, accumulant les réactions ébahies. La raison ? Le réalisme de l’océan.

    Une claque graphique intemporelle

    « La physique de l’eau est encore meilleure que dans certains jeux d’aujourd’hui », s’étonne un internaute face aux images de la vague de Teahupo’o. Développé à l’âge d’or des jeux de glisse, ce titre est au surf ce que Tony Hawk’s Pro Skater est au skateboard : une légende fondatrice. On a poncé ce jeu sur nos vieilles PlayStation jusqu’à en effacer les boutons de la manette, enchaînant les combos irréels sur les spots de Pipeline ou de Mundaka.

    À quand la relève ?

    Depuis ce coup de maître d’Activision, notre sport a tristement déserté le paysage vidéoludique majeur sur console. Il existe bien des jeux sur les mobiles comme True Surf, que j’aime bien, me lançant dans des combats sans fin avec mes enfants, chacun sur son mobile. En attendant de voir si les rumeurs persistantes d’une option surf dans le très attendu GTA VI se confirment, la référence absolue reste inchangée. De quoi donner sérieusement envie d’aller fouiller dans les cartons du garage pour rebrancher sa bonne vieille PS2.

  • Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    C’est le grand retour que le monde du surf n’attendait plus. Suspendu trois ans après avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage, Vasco Ribeiro s’apprête à renfiler le lycra de compétition dès ce mois de juillet 2026.

    L’Association Nationale des Surfeurs Portugais a officialisé la nouvelle : le quintuple champion national retrouvera les vagues dès le 14 juillet lors du Bom Petisco Peniche Pro. Il enchaînera ensuite sur le circuit Qualifying Series (QS) de la WSL, notamment au QS4000 de Newquay en août.

    À 31 ans, le champion du monde junior 2014 affirme avoir profité de cet exil forcé pour se reconstruire, loin de la pression médiatique. S’il revient, ce n’est pas pour régler ses comptes, mais par pur amour du sport.

    « Je ne reviens pas pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Je reviens parce que je suis toujours passionné par le surf. J’ai redécouvert la joie de surfer », confie-t-il avec humilité.

    Reste à savoir si l’ancien champion d’Europe Open saura retrouver son meilleur niveau et reconquérir le cœur des fans après trois ans passés loin du circuit mondial.