Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Fiji Pro 2026 : Le 10 de Gabriel Medina questionné par Kelly Slater et un nouveau record statistique

    Fiji Pro 2026 : Le 10 de Gabriel Medina questionné par Kelly Slater et un nouveau record statistique

    Lors de la finale du Fiji Pro le 3 septembre 2026, le Brésilien Gabriel Medina a décroché la note parfaite de 10 face à Cole Houshmand. Un score maximal publiquement remis en cause par Kelly Slater sur les réseaux sociaux. Malgré cette vague mémorable, le triple champion du monde s’est incliné, établissant un nouveau record inattendu sur le World Championship Tour.

    L’incompréhension de Kelly Slater face à la tactique du Brésilien

    Sur la gauche de Cloudbreak, Gabriel Medina a trouvé un tube profond qui s’est largement ouvert au fil de la section. À sa sortie, le surfeur brésilien a brandi ses dix doigts avant d’esquiver volontairement la dernière section, surnommée le « Shish kebab », pour remonter immédiatement au pic et récupérer la priorité sur son adversaire.

    Cette gestion stratégique de la vague a interpellé Kelly Slater. Selon le média brésilien Globo Esporte, l’Américain aux onze couronnes mondiales s’est exprimé en commentaire sur Instagram pour faire part de ses doutes quant au jugement de la WSL. « Superbe tube, mais comment peut-on obtenir un 10 sur une vague qui offre encore un long mur, et en sortir juste pour aller chercher la priorité ? J’ai cru que Gabe allait enchaîner trois manœuvres assurées, c’était ma première impression », a-t-il déclaré.

    Medina et la malédiction de la note parfaite en finale

    Malgré ce beau tube, Gabriel Medina a fini par perdre la série face à l’américain Cole Houshmand. Les données relayées par Surf Stats soulignent une statistique frappante : le Brésilien détient désormais le record du nombre de séries perdues en ayant pourtant scoré un 10. Sur les trois éliminations de ce type qu’il a subies en carrière, deux ont eu lieu lors d’une finale (contre Julian Wilson à Pipeline en 2014, et aux Fidji en 2026).

    Entre 2010 et 2026, le circuit professionnel a recensé 189 séries contenant un 10, dont 21 en finale. Seules quatre de ces grandes finales ont été perdues par le détenteur de la note parfaite. Ironie du sort, Kelly Slater figure également dans ce cercle très restreint (à Bells Beach en 2012), tout comme l’Australienne Tyler Wright (en France en 2013). Slater conserve néanmoins le record absolu de notes parfaites obtenues en compétition avec 25 vagues évaluées à 10, juste devant Medina qui en comptabilise désormais 18.

  • La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    Ce vendredi 4 septembre 2026, la World Surf League a acté l’annulation officielle du Surf Abu Dhabi Pro, manche initialement programmée du 25 au 29 novembre aux Émirats arabes unis. Face aux restrictions pesant sur les liaisons aériennes internationales et à un climat géopolitique régional sous haute tension, la ligue a choisi la sécurité plutôt que le maintien d’une étape devenue intenable sur le plan logistique.

    Un retrait contraint par la situation régionale

    D’abord décalée d’octobre à fin novembre, la manche en bassin artificiel n’aura finalement pas lieu. Ryan Crosby, directeur général de la WSL, a confirmé une décision inévitable :

    « Les conditions actuelles et les contraintes logistiques ne permettaient pas d’avancer sereinement. C’est un choix difficile, mais c’était la seule décision raisonnable. »

    Entre les risques sécuritaires au Moyen-Orient et les perturbations du trafic aérien, l’organisation a privilégié l’intégrité physique des compétiteurs et du staff.

    Aucun impact sur la course au titre mondial

    Cette déprogrammation n’altère pas l’attribution des couronnes mondiales. Le format du Championship Tour intègre le retrait des trois plus mauvais scores de chaque surfeur, tandis que l’ajout récent du Philippines Pro compense cette disparition.

    Avant le Lexus Trestles Pro prévu du 11 au 20 septembre en Californie, l’Italien Leonardo Fioravanti et l’Hawaïenne Carissa Moore occupent la tête du classement général. La saison se clôturera en décembre sur le reef de Pipeline, à Hawaï.

  • Pourquoi la free surfeuse française Maud Le Car débarque sur OnlyFans

    Pourquoi la free surfeuse française Maud Le Car débarque sur OnlyFans

    On s’était posé la question il y a quelques mois : à quand une surfeuse ou un surfeur français sur OnlyFans ? Après de nombreuses signatures à travers le monde: Billy Kemper, Nathan Florence ou Lucia Martino… C’est désormais chose faite. Si le nom de la plateforme fait immédiatement penser à des contenus sulfureux, vous risquez d’être surpris. La free surfeuse tricolore Maud Le Car vient d’annoncer son arrivée sur le réseau, et elle compte bien en casser les codes.

    Un Vlog et un contenu pour les fans

    Oubliez les clichés. Sur son compte, dont l’accès est pour l’instant totalement gratuit, la rideuse ne proposera pas de contenu subversif, mais une immersion brute et sans filtre dans son quotidien d’athlète.

    Dans une récente publication sur Instagram, Maud a dévoilé les coulisses de ce projet atypique. Son objectif ? Vous embarquer avec elle dans ce qu’elle appelle « le vrai voyage derrière les rêves ». Concrètement, ses abonnés auront droit à ses routines d’entraînement, ses expéditions dans les grosses vagues, mais aussi un accès privilégié à son univers de peintre. Elle y partagera également ses engagements pour l’océan, notamment ses actions de terrain avec l’association Save La Mermaid.

    « Je partagerai le travail, les défis, les doutes, les aventures, et tous les petits moments qui accompagnent le fait d’essayer de s’améliorer chaque jour », explique-t-elle à sa communauté. Une façon de reprendre le contrôle de sa ligne éditoriale et de partager sa vie loin des algorithmes capricieux des réseaux traditionnels.

    La Française ne s’aventure d’ailleurs pas en terre inconnue. Elle intègre officiellement la « Team Athlètes » de la plateforme, rejoignant ainsi d’autres grands noms de la discipline qui ont déjà franchi le pas. Des pointures comme Moana Jones Wong (l’incontestable reine de Pipeline), le chargeur hawaïen Billy Kemper ou encore le Brésilien Pedro Scooby utilisent déjà ce canal pour diffuser leurs coulisses.

    Une nouvelle ère pour la création de contenu dans le surf de haut niveau commence.

  • Les Français valident leur ticket au Xacobeo Norte Surf Fest

    Les Français valident leur ticket au Xacobeo Norte Surf Fest

    Ce jeudi 3 septembre 2026, malgré des petites vagues capricieuses à Matosinhos (Portugal), le contingent français a tiré son épingle du jeu lors du Xacobeo Norte Surf Fest (QS 6000). Tiago Carrique, Renan Grainville et Paul-César Distinguin décrochent leur qualification pour le tour suivant, gardant le cap vers les prestigieuses Challenger Series.

    Un marathon international aux enjeux cruciaux

    Le circuit Qualifying Series de la World Surf League (WSL) s’apparente souvent à un véritable parcours du combattant. Avec sa classification internationale à 6000 points, l’étape portugaise attire une foule de compétiteurs venus du monde entier. Si les premiers tours sont particulièrement longs en raison d’une densité de surfeurs impressionnante — le Round of 96 masculin est un test d’endurance —, l’enjeu reste maximal. Il s’agit d’accumuler de précieux points pour se hisser sur les Challenger Series, l’ultime tremplin avant le Championship Tour (WCT). Dans ce contexte électrique, la houle fuyante et le petit clapot du spot de Leça da Palmeira n’ont laissé aucune place à l’erreur.

    Tiago Carrique impressionne dans les petites vagues

    Face à des séries hachées par de longues accalmies, le Français Tiago Carrique a fait parler son jeu aérien et sa puissance. Dans les ultimes secondes de son heat, le tricolore a scoré un 6.50 et un 6.43 pour arracher la victoire avec un total de 12.93 sur 20, éliminant au passage de sérieux concurrents et devançant le talentueux Britannique Lukas Skinner.

    « J’ai vraiment trouvé un bon rythme à l’eau », a confié Carrique aux micros de la WSL. « La série s’est déroulée en douceur, donc je suis heureux. J’aime tout du Portugal, je suis ravi de continuer sur ma lancée. »

    Bilan positif pour les Bleus face à la domination portugaise

    D’autres tricolores ont également su lire ce plan d’eau complexe. Renan Grainville s’impose solidement dans sa confrontation (11.43), emmenant dans son sillage son compatriote Justin Becret (9.80), qui assure l’essentiel en passant à la deuxième place. De son côté, Paul-César Distinguin remporte un heat très serré avec 9.60 points, validant lui aussi son ticket pour le Round of 64.

    Une journée rassurante pour le clan français, tandis que du côté du tableau féminin, les têtes d’affiche locales ont dicté leur loi en terre portugaise. Maria Salgado a notamment signé la meilleure vague de la journée (8.23) devant son public, imitée par l’expérimentée Teresa Bonvalot qui a facilement dominé sa série.

    Le prochain appel est fixé à ce vendredi 4 septembre à 6h30 (heure locale). Le clan tricolore, qui verra l’entrée en lice des meilleurs compétiteurs comme le français Jorgann Couzinet qui rentre dans la compétition au 4e tour….

  • Gravement blessé au Mexique, le chargeur Rolando Stanley Ozuna appelle à l’aide

    Gravement blessé au Mexique, le chargeur Rolando Stanley Ozuna appelle à l’aide

    On a beau pointer du doigt les petits travers de notre milieu, quand la communauté du surf doit serrer les coudes, elle répond toujours présent. Surtout pour ceux qui ont l’habitude de donner aux autres. Aujourd’hui, c’est le solide chargeur mexicain Rolando Stanley Ozuna qui se retrouve dans une impasse et a désespérément besoin de notre soutien.

    Lors d’une grosse session sur son homespot au Mexique, Rolando a subi un accident dévastateur : une violente fracture du fémur. À cause de la houle massive, il a fallu près d’une heure d’efforts acharnés pour réussir à le sécuriser sur un jet-ski, avant de le charger à l’arrière d’un pick-up direction les urgences les plus proches.

    Cela me ramène quelques années en arrière, quand le shaper Christian Bradley s’était brisé le fémur lors d’une session de step-off ou de tracté à Hossegor (d’après mes souvenirs). La douleur était une agonie absolue, et pourtant, cela se passait en France, à quelques minutes d’hôpitaux parfaitement équipés. Il ne faut jamais sous-estimer ce type de traumatisme : une fracture du fémur peut très vite engager le pronostic vital si l’artère fémorale est touchée. Traverser un tel calvaire dans une zone reculée du Mexique tient du miracle, mais le plus dur reste à venir.

    Sans assurance maladie, Rolando fait face à un mur. Entre la chirurgie, les traitements et une rééducation qui s’annonce interminable, les frais sortent directement de sa poche alors qu’il sera incapable de travailler pendant des mois.

    Très proche du surfeur Al Cleland Jr., Rolando rentrait tout juste des Fidji où il s’était investi dans un projet d’accès à l’eau potable. C’est le genre de gars qui agit avec le cœur. Aujourd’hui, c’est à nous de lui renvoyer l’ascenseur en participant à la cagnotte GoFundMe créée pour le sauver du naufrage financier.

  • Résultats du Fiji Pro 2026 : Le sacre de Cole Houshmand et Erin Brooks

    Résultats du Fiji Pro 2026 : Le sacre de Cole Houshmand et Erin Brooks

    Ce jeudi 3 septembre 2026, à Cloudbreak, l’Américain Cole Houshmand et la Canadienne Erin Brooks ont remporté le Fiji Pro, 8e étape du Championship Tour de la World Surf League (WSL). Une journée marquée par des vagues massives, un 10 parfait de Gabriel Medina et un quart de finale très accroché pour le Tahitien Kauli Vaast.

    Houshmand domine Medina dans une finale épique

    Dans des conditions solides de plus de deux mètres, Cole Houshmand a sauvé sa saison en s’offrant sa troisième victoire sur le CT. Le natif de San Clemente s’impose avec un solide total de 16.87 face au triple champion du monde Gabriel Medina (15.17). Le Brésilien a pourtant enflammé la mythique gauche fidjienne en décrochant un 10 parfait, disparaissant complètement derrière de multiples sections tubulaires. Cependant, grâce à une excellente gestion de la priorité dans les cinq dernières minutes, l’Américain a validé sa couronne.

    Brooks enchaîne, Kauli Vaast tout proche de l’exploit

    Chez les femmes, la Canadienne de 19 ans, Erin Brooks, s’offre une deuxième victoire consécutive sur le circuit après son triomphe à Tahiti. Elle l’emporte par forfait, l’Australienne Isabella Nichols s’étant lourdement tordu la cheville lors de sa demi-finale victorieuse.

    Du côté tricolore, le parcours de Kauli Vaast s’est arrêté en quarts de finale face à Gabriel Medina (15.66 contre 7.33). Un score final trompeur pour le Tahitien, passé à quelques détails de remporter la série. Sur sa meilleure tentative notée 5.33, Vaast a chuté sur son dernier gros turn qui lui aurait assuré un score au-delà des 8 points. Face à un adversaire du calibre de Medina, assurer n’est pas une option. Obligé de prendre des risques, le Français s’est ensuite engagé un peu trop profondément dans un tube à très fort potentiel. Une prise de risque nécessaire qui prouve son niveau d’engagement avant la grande finale du Lexus Trestles Pro qui débutera le 11 septembre prochain.

  • La rentrée des classes au pic

    La rentrée des classes au pic

    La cloche a sonné, c’est la rentrée. Pour beaucoup d’entre nous, c’est la délivrance : la maison retrouve enfin son calme. Miracle du calendrier, cette première journée d’école a coïncidé avec l’arrivée d’une jolie houle et du vent offshore le matin. L’alignement des planètes semblait parfait.

    Armé de ma caméra, j’ai filé vers l’océan, persuadé de profiter d’un line-up désert. J’avais juste oublié un détail crucial : je n’étais pas le seul daron à avoir eu cette idée. Sur certains spots, c’était la panique absolue. À se demander si tous les parents de la côte n’avaient pas posé leur journée !

    En fouillant un peu, j’ai quand même déniché quelques bowls à peu près surfables avec Edouard Delpero, Louis marchiset et confrères…. et épargnés par la foule. L’ambiance m’a tellement fait sourire que j’en ai tiré une vidéo décalé. Quelques vagues, des plans insolites hors de l’eau (merci l’IA), le tout rythmé par Wild in the streets des Circle Jerks. Un bon vieux son punk, qu’on retrouve sur « Lost Across America 2 », une vidéo de surf punk l’idéal, pour le père de famille que je suis.

    Et ma propre session dans tout ça ? Rassurez-vous, j’ai fini par me mettre à l’eau en fin de journée. Juste à temps pour la sortie des classes… et un vent qui avait malheureusement tourné onshore.

    @icones_surf Petit clip fun sur la rentrée scolaire avec @edouarddelpero @louis_marchiset Images IA en dehors du surf #surf #surfing #surfer ♬ son original – Icônes Surf, le média surf
  • Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Le prodige tahitien a une nouvelle fois repoussé les limites. Lors d’un Round 3 d’anthologie, Kauli Vaast s’est imposé avec brio face au Brésilien Miguel Pupo. Le clou du spectacle ? Une vague notée 10/10 grâce à un double tube magistral, propulsant son total à 19,07 points.

    L’histoire s’écrit sous nos yeux. On savait que Kauli Vaast était capable de coups d’éclat surtout sur des gauches tubulaires, mais ce qu’il a accompli lors de ce troisième tour relève du génie. Face à un Miguel Pupo pourtant très solide, le Tahitien a sorti le grand jeu, imposant un rythme infernal et une lecture de vague chirurgicale dès les premières minutes de la série.

    Un double tube d’une technicité rare

    Le moment de grâce est survenu à mi-parcours. Sur une vague offrant une section ultra-creuse, Vaast a fait parler sa science du placement. Après avoir disparu très profondément dans une première caverne, il a su ajuster sa vitesse avec une technique irréprochable pour s’extirper d’une seconde section tout aussi mutante. Un double tube magistral, salué par une ovation unanime depuis le channel. Les juges n’ont pas hésité une seule seconde : 10 parfait.

    En adossant ce 10 à un autre excellent ride (9,07), le champion olympique boucle sa série avec un total effrayant de 19,07 sur 20.

    Le premier 10 français depuis Jérémy Florès

    Ce score parfait résonne particulièrement dans l’histoire du surf tricolore. En effet, la dernière note parfaite de 10/10 obtenue par un Français sur le Championship Tour (WCT) de la World Surf League remonte à Jérémy Florès, lors du Billabong Pro Tahiti en août 2015. Lors du 3ème tour de cette compétition (qu’il finira d’ailleurs par remporter face à Gabriel Medina), Florès avait trouvé un tube ultra-profond à Teahupo’o, récompensé par la note suprême. Il est d’ailleurs impossible de parler de Jérémy Florès et de la note de 10 sans évoquer son exploit historique de 2011, toujours à Tahiti, où il avait réalisé l’un des rares 20/20 de l’histoire en scorant deux vagues parfaites (10 + 10) dans la même série.

    À titre de comparaison récente, si la nouvelle génération tahitienne brille intensément, la note parfaite de 10 leur échappait encore sur le circuit principal. Vahine Fierro a remporté le Shiseido Tahiti Pro en mai 2024 avec des scores excellents (dont un 9.63 en finale), mais c’est paradoxalement son adversaire Tatiana Weston-Webb qui avait obtenu un 10. De son côté, si Kauli Vaast a multiplié les vagues d’anthologie sur le WCT et aux Jeux Olympiques 2024 (où il a remporté l’or avec un 17.67 au total en finale), sa meilleure note individuelle sur le WCT frôlait le 10 sans l’atteindre. C’est désormais chose faite.

    Un quart de finale de gala face à Gabriel Medina

    La suite de la compétition s’annonce tout simplement explosive. Fort de cette dynamique incroyable et de son surf incandescent, Kauli Vaast retrouvera en quart de finale un adversaire de taille : le triple champion du monde Gabriel Medina. Ce remake de la demi-finale des Jeux Olympiques entre le prodige local et le titan brésilien s’annonce déjà comme le choc incontournable de l’épreuve.

    @icones_surf 10 points Kauli Vaast, le premier 10 points français en WCT depuis 2015 #surf #surfer #surfing #surfers #wsl @kaulivaast ♬ son original – Icônes Surf, le média surf

  • Matahi Drollet lâche le palonnier pour la guitare avec son nouveau single « Hava’e »

    Matahi Drollet lâche le palonnier pour la guitare avec son nouveau single « Hava’e »

    Connu pour repousser les limites dans les vagues de Teahupo’o, le chargeur tahitien Matahi Drollet se lance un nouveau défi. En collaboration avec Mat Bastard, leader de Skip the Use, il vient de tourner fin août le clip de son premier single « Hava’e », véritable déclaration d’amour à la vague qui l’a vu grandir et bande originale de son futur documentaire.

    Une rencontre fortuite transformée en projet musical

    À l’origine, la musique ne devait être qu’un habillage sonore extérieur. Mat Bastard, producteur et co-compositeur du titre, s’était rendu en Polynésie pour travailler sur la bande originale d’un documentaire consacré au surfeur tahitien. L’objectif de ce long-métrage, réalisé par Thomas Bevilacqua : retracer la quête de Matahi Drollet sur les cinq vagues les plus dangereuses de la planète.

    La donne a changé lorsque le leader de Skip the Use a découvert que le chargeur jouait de la guitare dans sa « bamboo house ». Une passion cultivée depuis l’adolescence, jusqu’ici restée dans le cadre privé. Après avoir partagé quelques riffs, le musicien lui propose de composer ensemble. Le projet s’est concrétisé à une vitesse fulgurante, propulsant le jeune Polynésien sur la scène des Francofolies de La Rochelle en juillet dernier, pour une prestation en direct devant plus de 20 000 spectateurs.

    Hava’e : la personnification de la vague tahitienne

    Entièrement chanté en tahitien, le titre Hava’e rend un hommage direct aux racines du sportif. Plus qu’un simple spot de glisse, la vague est ici abordée comme une entité protectrice et formatrice. Matahi Drollet la décrit comme une figure maternelle ou un guide : un élément qui forge le caractère et vers lequel on finit inéluctablement par revenir.

    Ce single fera office de pilier central pour la bande-son du documentaire, dont la sortie en salles est espérée pour mai 2027. Le clip officiel, tourné le 29 août dernier, sera quant à lui dévoilé au public sur les plateformes dès le début de l’année 2027.

    Surfeurs et musiciens : une tradition bien ancrée au line-up

    Si la transition de Matahi Drollet vers les studios d’enregistrement peut surprendre le grand public, elle s’inscrit en réalité dans une longue tradition culturelle. L’océan a toujours influencé les musiciens passionnés de surf, et le passage du line-up à la scène est fréquent.

    La légende Kelly Slater et le stylé Rob Machado ont souvent prouvé que la guitare accompagnait naturellement le quiver lors des tournées mondiales. D’autres ont poussé l’exercice jusqu’à bâtir des carrières internationales colossales, à l’image de Jack Johnson ou de Donavon Frankenreiter, passés maîtres dans l’art de troquer la wax pour les scènes de festivals. Avec Hava’e, Matahi Drollet s’ajoute à cette liste.

  • Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    La World Surf League (WSL) opère une mutation stratégique dans sa pyramide de qualification. Avec l’arrivée des nouveaux WQS 6000 Internationaux, la frontière entre les circuits régionaux et le Challenger Series (CS) vole en éclats, redonnant à la course vers le Championship Tour (CT) l’intensité de l’ancien circuit mondial.

    Une passerelle directe vers le CT et le Challenger Series

    Depuis la réforme post-Covid de 2021, la hiérarchie semblait strictement cloisonnée : les Qualifying Series (WQS) se disputaient en circuits régionaux fermés pour accéder au Challenger Series, unique antichambre de l’élite.

    Le lancement de cinq étapes labellisées « QS 6000 International » (Pantín, Matosinhos, Saquarema, Cloud 9 et Taïwan) change la donne. Contrairement aux QS régionaux habituels, ces épreuves accueillent des compétiteurs du monde entier.

    Le barème redistribue les cartes :

    Profil du surfeurUtilisation des points (victoire = 6 000 pts)Impact stratégique
    Athlète du Challenger Series (CS)Intégrable comme l’un de ses 4 meilleurs résultats CSÉquivaut presque à une 3ᵉ place sur un CS (6 085 pts) pour valider l’accession au CT
    Surfeur régional (hors CS)Comptabilisé dans le classement QS de sa région d’origineBoost massif pour intégrer le circuit Challenger Series de la saison suivante

    Les surfeurs du Challenger Series ne peuvent intégrer qu’un seul résultat de QS 6000 dans leur total annuel, ce qui rend chaque participation particulièrement ciblée.

    Le retour des tableaux XXL sur les beach breaks

    Cette formule recrée l’effervescence de l’ancien World Qualifying Series d’avant 2021. Dès la première manche à Pantín, en Galice, les séries affichent une densité impressionnante : anciens pensionnaires du CT (Frederico Morais, Maxime Huscenot, Ian Gouveia, Teresa Bonvalot), jeunes prodiges du freesurf et du circuit (Sierra Kerr, Sky Brown, Hayden Rogers) et meilleurs espoirs européens.

    Si cette ouverture internationale complique la tâche des talents locaux — contraints de battre des prétendants au top mondial dès les premiers tours —, elle réintroduit une confrontation directe et élève le niveau d’exigence. Ces WQS 6000 s’imposent déjà comme stratégique dans la course aux points des surfeurs compétiteurs.

  • Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Ce lundi 31 août 2026, les vagues de Cloudbreak (Fidji) ont été le théâtre de surprises majeures lors de la fin du Round 2 féminin du Fiji Pro. La rookie Yolanda Hopkins a notamment éliminé la numéro 1 mondiale Gabriela Bryan, bouleversant la course au titre sur le Championship Tour de la WSL.

    Une journée fatale pour les têtes de série

    Dans des conditions techniques de 1 à 1,5 mètre, l’outsider portugaise Yolanda Hopkins s’est imposée de justesse (10.17 contre 9.93) face à l’Hawaiienne Gabriela Bryan. Cette défaite prématurée de la leader du classement relance totalement la fin de saison.

    « Les conditions étaient changeantes, mais j’ai gardé mon rythme. J’ai vraiment consacré beaucoup de temps à m’entraîner pour ce type d’épreuve avec de gros barrels », a déclaré Hopkins via le communiqué officiel de la WSL.

    Hennessy et Peterson assurent leur place

    Autre coup de tonnerre, la Costaricienne Brisa Hennessy a vaincu la numéro 4 mondiale Molly Picklum, profitant de son expérience locale pour bloquer l’Australienne dans les derniers instants. Par ailleurs, Isabella Nichols et la vétérane américaine Lakey Peterson complètent le tableau des quarts de finale en éliminant respectivement les rookies Nadia Erostarbe et Francisca Veselko.

    Avec l’arrivée d’une nouvelle houle, l’organisation a décrété un jour de repos ce mardi. Le prochain call est fixé au mercredi 2 septembre pour lancer les quarts de finale féminins, dont un duel très attendu entre la Française Vahine Fierro et Erin Brooks.

  • WQS 6000 Pantin : Kerr et Kainalo vainqueurs, Couzinet 3e

    WQS 6000 Pantin : Kerr et Kainalo vainqueurs, Couzinet 3e

    L’Australienne Sierra Kerr et le Brésilien Ryan Kainalo ont remporté ce dimanche 30 août 2026 le Pantin Classic Galicia Pro (QS 6000) en Espagne, dans des vagues de plus d’un mètre. Côté tricolore, Jorgann Couzinet signe un retour marquant en se hissant jusqu’en demi-finale, s’emparant ainsi de la troisième place du classement européen.

    Le spot de Pantin, en Galice, a enfin délivré son potentiel ce week-end après plusieurs jours d’attente. Dans des conditions solides de trois à quatre pieds (environ 1 à 1,2 mètre) balayées par un vent offshore, les finales du premier QS 6000 international de la saison ont couronné deux surfeurs en pleine ascension.

    Sierra Kerr confirme sa domination mondiale

    L’Australienne Sierra Kerr, actuelle leader des Challenger Series, a ajouté une nouvelle victoire de prestige à son palmarès. Déjà lauréate de l’US Open of Surfing le mois dernier, elle a survolé la compétition espagnole. Lors de la finale féminine, elle a rapidement pris l’ascendant sur la Portugaise Maria Salgado.

    Grâce à un enchaînement de manœuvres radicales sur une longue droite, Kerr a scoré un 7.50 d’entrée de jeu, avant de sceller le sort de la série avec un 5.60 sur une puissante manœuvre dans la section de fermeture. Avec un total de 13.10 contre 5.17 pour son adversaire, l’Australienne empoche les 6000 points. Selon le communiqué de la World Surf League (WSL), la surfeuse s’est dite ravie d’enchaîner les succès, soulignant l’aspect symbolique de cette victoire partagée avec son père, Josh Kerr, qui avait lui-même obtenu un 10 parfait sur cette même vague en 2005.

    Ryan Kainalo, le hold-up parfait en finale

    Chez les hommes, le scénario a tenu le public en haleine jusqu’aux ultimes secondes. Le Brésilien Ryan Kainalo, 20 ans, s’est imposé face à l’Australien Kobi Clements au terme d’une finale très disputée. Les deux surfeurs se sont rendu coup pour coup, alternant surf sur le rail et manœuvres aériennes.

    Alors que Clements menait la danse avec un total solide, Kainalo s’est retrouvé sous pression dans les deux dernières minutes. Ayant besoin d’un 6.68 pour repasser en tête, le surfeur d’Ubatuba s’est élancé sur une rampe pour replaquer un air full rotation complet impeccable. Les juges l’ont récompensé d’un 6.77, portant son total à 13.94 contre 13.84 pour l’Australien. Cette première place lui permet d’engranger des points vitaux dans sa campagne de qualification pour le Championship Tour (CT).

    Jorgann Couzinet de retour aux affaires en Europe

    Si la victoire finale échappe de peu au clan français, Jorgann Couzinet a marqué les esprits sur les côtes galiciennes. Pour sa première participation à une compétition européenne cette saison, le surfeur tricolore a atteint les demi-finales où il s’est incliné d’un rien face au futur finaliste, Kobi Clements (13.34 contre 13.90).

    Couzinet a notamment fait trembler l’Australien en décrochant l’une des meilleures vagues du tournoi, un excellent 9.17 récompensant son surf puissant et maîtrisé. Cette grosse performance n’en reste pas moins une excellente opération comptable : elle lui permet de se hisser directement à la troisième place du classement WQS Europe, juste derrière Sam Piter et Hans Odriozola.

    Cap sur le Portugal

    Les compétiteurs n’auront pas le temps de se reposer. Le circuit enchaîne très rapidement avec la deuxième étape du QS 6000, le Xacobeo Norte Surf Fest, qui se tient du mardi 1er au dimanche 6 septembre 2026 sur le spot de Matosinhos, au Portugal. L’occasion pour les têtes d’affiche de confirmer leur dynamique et pour les surfeurs européens de continuer à engranger des points avant la fin de la saison.

  • Haakon VIII, le nouveau roi de Norvège qui rêvait du World Tour

    Haakon VIII, le nouveau roi de Norvège qui rêvait du World Tour

    Vendredi dernier, le roi Harald de Norvège s’est éteint à l’âge de 89 ans, laissant le trône à son fils, Haakon VIII. Ce que le grand public ignore, c’est que le nouveau monarque européen est un avide pratiquant de surf qui visait le plus haut niveau mondial.

    Un destin partagé entre la couronne et le CT

    Selon des déclarations récemment relayées par Surfer Magazine, Haakon VIII n’a jamais caché son amour inconditionnel pour les vagues. S’il n’avait pas été le premier dans l’ordre de succession, son plan de carrière était tout tracé : « J’aurais été un surfeur professionnel sur le World Tour. Peut-être même un ancien pro, car j’approche la cinquantaine », avait-il confié avec humour. On confirme que c’est une blague, cf la vidéo en-dessous.

    Le line-up attendra

    L’heure est aujourd’hui au recueillement. Après les 35 années de règne de son père, le nouveau roi troque sa planche de surf pour les plus hautes responsabilités d’État. « Nous sommes en deuil, mais savoir que beaucoup partagent notre peine nous donne de la force », a-t-il déclaré officiellement. Si la World Surf League devra se passer de ses services en compétition, Haakon VIII reste, aux côtés du Prince Harry, l’une des très rares têtes couronnées à fréquenter régulièrement les line-ups froids de l’Europe du Nord.

  • Accident au Santocha : un surfeur secouru in extremis après un violent choc contre les rochers

    Accident au Santocha : un surfeur secouru in extremis après un violent choc contre les rochers

    Vendredi 28 août 2026, vers 17h40, un surfeur de 57 ans a été violemment projeté contre un épi rocheux sur le célèbre spot du Santocha à Capbreton (Landes). Récupéré en arrêt cardio-respiratoire par les nageurs-sauveteurs, le pratiquant a pu être réanimé avant d’être évacué, conscient, vers l’hôpital de Bayonne.

    Un sauvetage décisif face à une noyade de stade 4

    L’océan a rappelé toute sa puissance en cette journée sur le littoral sud-landais. Emporté par la houle et les forts courants de la zone, le quinquagénaire a heurté de plein fouet l’enrochement. À sa sortie de l’eau, la situation était critique : la victime se trouvait au stade 4 de la noyade. C’est la réactivité immédiate des sauveteurs du poste de Capbreton, rapidement rejoints par une équipe du SMUR, qui a permis de relancer son activité cardiaque. Souffrant d’une plaie sévère au crâne, il a été stabilisé puis transféré au centre hospitalier de la côte basque.

    Drapeau rouge : éviter le raccourci de l’insouciance

    Si la baignade était formellement interdite ce vendredi — le drapeau rouge étant hissé —, l’analyse des conditions pour la pratique du surf exige un regard plus technique. Contrairement aux discours hâtifs évoquant une imprudence manifeste, le surf demeure un sport à risque évoluant dans un environnement brut et imprévisible.

    Les conditions de ce vendredi 28 août n’étaient résolument pas adaptées aux débutants, mais elles restaient tout à fait gérables pour les habitués. Les line-ups de Capbreton comptent une forte densité de surfeurs au niveau technique très élevé, capables de surfer ce type de vagues. Même avec une solide expérience, une erreur de placement, un leash qui casse ou une mauvaise chute près de l’épi peuvent transformer une session classique en urgence absolue. Le drapeau rouge s’adresse avant tout aux baigneurs ; pour les surfeurs, il signale l’exigence du plan d’eau, sans pour autant le rendre impraticable.

    Complément d’information: si vous lisez les commentaires, vous lirez que le surfeur était au prévent et que le drapeau était jaune. On n’a pas modifié l’article, car contrairement à Sud Ouest, nos lecteurs sont des surfeurs, et savent très bien que Santosha ou Prévent, drapeau rouge ou jaune, cela ne change pas grand chose, c’est un accident, on espère que le surfeur blessé soit le plus vite de nouveau dans l’eau….

    Retour de la houle : la plus grande prudence de rigueur

    Le Syndicat mixte de gestion des baignades landaises (SMGBL) a tenu à alerter les usagers de l’océan sur les conditions des prochains jours. Le retour de vagues consistantes s’accompagne d’importants mouvements d’eau, de courant et de puissants rouleaux de bord (shorebreak). Attention aux surfeurs les moins expérimentés et aux baigneurs

  • Fiji Pro 2026 : touché au visage à Cloudbreak, Italo Ferreira assure sa qualification au round 3

    Fiji Pro 2026 : touché au visage à Cloudbreak, Italo Ferreira assure sa qualification au round 3

    Touché au visage mercredi 26 août 2026 lors d’une session d’entraînement matinale à Tavarua, Italo Ferreira a dû recevoir cinq points de suture au niveau du nez après un impact violent avec le rail de sa planche. Malgré cette blessure spectaculaire survenue juste avant le lancement de la journée, le champion du monde 2019 a tenu sa place dans l’eau et s’est qualifié pour le troisième tour de la compétition.

    Un choc au free-surf suivi de cinq points de suture

    L’accident s’est produit quelques heures avant le début des séries du round 2 sur le reef engagé de Cloudbreak. Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux par le surfeur de Baía Formosa, la coupure profonde au niveau de l’arête nasale laissait planer le doute sur son aptitude médicale. L’encadrement de l’athlète a rapidement confirmé la prise en charge par l’équipe médicale locale :

    « L’athlète a nécessité des points de suture sur le nez après avoir heurté le rail de sa planche de surf, mais il est stable. Malgré l’incident, Italo est confirmé pour participer à l’événement. »

    Ce n’est pas la première fois cette saison que le Brésilien compose avec les traumatismes physiques. En juin dernier, avant le Surf City El Salvador Pro, Ferreira avait déjà récolté huit points de suture au genou après une collision à El Sunzal, avant d’atteindre la finale de l’épreuve.

    Victoire maîtrisée au round 2 face à Matt McGillivray

    Aligné en série de repêchage face au Sud-Africain Matthew McGillivray, le surfeur auriverde a fait abstraction de la douleur dans un Cloudbreak balayé par un léger vent offshore. Très incisif dans les sections critiques, Ferreira a dominé son duel pour s’ouvrir les portes du tour suivant, où l’attend le Japonais Connor O’Leary. Déjà vainqueur à Pipeline et Teahupo’o, le Brésilien conserve intactes ses ambitions de victoire sur la gauche fidjienne.

  • Ben Gravy surfe une vague de ferry d’une perfection irréelle

    Ben Gravy surfe une vague de ferry d’une perfection irréelle

    Vous pensiez avoir tout vu en matière de spots insolites ? Oubliez les mascarets ou les vagues de rivière. Le chasseur de houles improbables, Ben Gravy, vient de dénicher ce qui ressemble à son Saint Graal : une vague de ferry à la perfection troublante.

    Pour que la magie opère, il a fallu s’armer de patience. Le phénomène ne se déclenche que sous des conditions drastiques : une marée spécifique, un vent quasi nul, et surtout, un navire filant à la vitesse exacte pour que son sillage percute la bathymétrie d’un haut-fond. Le résultat en vidéo est tellement fou qu’il a poussé certains journalistes américains à vérifier s’il ne s’agissait pas d’un montage IA.

    Note de la rédaction : Si la localisation reste un secret jalousement gardé (bien que quelques malins l’aient déjà géolocalisée), Gravy a prévenu : sa prochaine mission sera d’y retourner pour se caler au fond du tube. Maintenant, une question m’obsède, je sais qu’il existe une vague équivalente mais moins impressionnante au Portugal, mais existe t’il une vague similaire en France, on attend vos suggestions…

  • Fiji Pro 2026 : Vahine Fierro fonce en quarts et défend sa place sur le Tour

    Fiji Pro 2026 : Vahine Fierro fonce en quarts et défend sa place sur le Tour

    Ce vendredi 28 août 2026, la Française Vahine Fierro s’est hissée en quarts de finale du Fiji Pro à Cloudbreak. Face à l’Américaine Sawyer Lindblad, la Tahitienne a décroché une victoire déterminante pour espérer conserver sa place sur le Championship Tour (CT) la saison prochaine.

    Un heat décisif dans les tubes de Cloudbreak

    Dans des vagues glassy mais capricieuses d’un mètre à un mètre cinquante, le duel 100 % « goofy-foot » a tourné à l’avantage de la Française. Avec un score combiné de 11,67 contre 10,43 pour l’actuelle numéro 3 mondiale, Fierro a su parfaitement lire le plan d’eau. « J’ai eu quelques virages et un petit barrel aussi », a-t-elle confié au micro de la WSL, soulignant l’importance de son long tube noté 7,00 points dans un océan ralenti par le changement de marée.

    L’enjeu majeur du maintien sur le CT 2027

    Cette qualification marque le meilleur résultat de Vahine Fierro cette saison. Sous pression, la surfeuse devait impérativement performer à Fidji pour ne pas perdre sa place dans l’élite du surf mondial l’an prochain. Motivée par le soutien du staff local sur l’île de Tavarua, elle a su « oublier les quarts et le classement » pour se concentrer sur son surf.

    La compétition est actuellement en standby dans l’attente de la nouvelle houle annoncée. Au prochain tour, Vahine Fierro affrontera la Canadienne Erin Brooks dans un quart de finale de haut vol, avec l’objectif de valider définitivement son maintien.

  • WSL Fiji Pro 2026 : Kauli Vaast élimine Crosby Colapinto avec maîtrise

    WSL Fiji Pro 2026 : Kauli Vaast élimine Crosby Colapinto avec maîtrise

    Ce jeudi sur le spot de Cloudbreak, le Tahitien Kauli Vaast s’est qualifié pour les huitièmes de finale du Fiji Pro en dominant largement l’Américain Crosby Colapinto. La huitième étape du Championship Tour a également été marquée par les performances de Griffin Colapinto et le retour victorieux de Carissa Moore.

    Kauli Vaast dicte son rythme sur le récif fidjien

    Dans des conditions consistantes offrant de longs murs sur la gauche de Cloudbreak, Kauli Vaast a confirmé sa montée en puissance. Opposé au rookie Crosby Colapinto lors du deuxième tour, le Polynésien a immédiatement pris le contrôle de la série. Confiant sur ses gauches fidjiennes, le goofyfooter a enchaîné des manœuvres radicales sur le rail.

    Lors de l’émission post-compétition de la World Surf League (WSL), les commentateurs ont particulièrement salué sa lecture de l’océan et la puissance de ses appuis, soulignant que le Tahitien avait posé « les plus gros carves de sa saison ». Son adversaire américain, contraint de réagir tardivement avec une vague notée 7 points, n’a jamais pu refaire son retard face à l’avance construite par Kauli Vaast.

    Les favoris assurent le spectacle

    Outre la qualification du Français, cette journée fidjienne a livré son lot de sensations fortes. Le duel le plus serré s’est joué entre Connor O’Leary et Filipe Toledo, tournant finalement à l’avantage de l’Australo-Japonais avec un score cumulé de 16,40 contre 16,00. De son côté, Griffin Colapinto a scoré la meilleure vague de la compétition jusqu’ici : un tube profond et technique récompensé par un excellent 9,50.

    Chez les femmes, l’Hawaiienne Carissa Moore célébrait son anniversaire de la meilleure des manières. Pour sa première apparition à Cloudbreak depuis dix ans, elle s’est défaite de la vétérane Sally Fitzgibbons grâce à un enchaînement de puissants rollers backside noté 8,33.

    Les prévisions météorologiques annoncent des vents offshore favorables pour les prochains jours, promettant des conditions optimales pour le troisième tour où Kauli Vaast tentera de décrocher sa place pour les quarts de finale.

  • Ce surfeur prodige aurait pu dominer le World Tour, mais la rue en a décidé autrement

    Ce surfeur prodige aurait pu dominer le World Tour, mais la rue en a décidé autrement

    Vous avez sûrement déjà entendu parler du sulfureux « Biarritz Surf Gang ». Si vous avez regardé le documentaire, vous connaissez forcément ce visage marqué et ce sourire de défi. Olivier Nagouas, que tout le monde ici appelait « Kikette », s’est éteint à l’âge de 57 ans. Et croyez-moi, son parcours est le reflet brut d’une époque où le surf européen n’avait aucune limite.

    L’âge d’or et le talent pur

    On est au cœur des années 80. Sur les spots de la Grande Plage et de Marbella, une bande de gamins insolents bouscule l’ordre établi. Parmi Sammy, La Mouche ou Nabo, Kikette sort du lot. Il ne se contente pas d’être bon : il éclabousse l’eau de son talent. Champion d’Europe, il dispute les Mondiaux de 1986 et décroche une wild card prestigieuse pour l’Arena Surfmasters de Biarritz en 88. Face à des pointures comme Martin Potter, il prouve qu’un Français peut rivaliser avec l’élite mondiale. Avec ses potes, il voyage des mois entiers à Hawaii, Bali ou au Panama, sans un sou, avec pour seules armes des planches sous le bras et une caméra Super 8.

    Le point de bascule

    Mais si vous grattez un peu le vernis des mémoires locales, la face sombre de ce conte de fées refait surface. L’adrénaline des vagues ne suffisait plus. La suite s’écrit dans les nuits sans fin, les drogues dures et une longue descente aux enfers de plus de 25 ans. Il ira jusqu’à purger une peine de prison pour financer ses addictions. « Ce qui fait le plus mal, c’est de voir la mer à travers les barreaux », avouait-il sans filtre.

    Pourtant, l’océan finit toujours par laver les erreurs. En 2010, 24 ans après sa première sélection, il rechaussait le leash pour les Mondiaux Masters, arrachant une 17e place. Kikette incarnait ce surf viscéral, loin des stéréotypes lisses de notre époque. Un gars de Marbella qui s’est brûlé les ailes, mais dont la trace restera indélébile sur le sable biarrot.

  • Opéré de l’œil du surfeur, Jamie O’Brien vit un véritable cauchemar

    Opéré de l’œil du surfeur, Jamie O’Brien vit un véritable cauchemar

    Vous pensez que la pire angoisse d’un chargeur hawaiien est un violent wipeout sur la vague de Pipeline ? Détrompez-vous. Pour l’emblématique Jamie O’Brien, la descente aux enfers a commencé par une simple vision floue au réveil.

    Le célèbre YouTubeur vient de subir une lourde opération à l’œil droit pour retirer un ptérygion. Plus connue sous le nom redouté d’ »œil du surfeur », cette excroissance anormale menaçait directement sa vue. Une intervention chirurgicale qu’il a repoussée pendant trop longtemps, et qu’il paie aujourd’hui au prix fort.

    Le prix à payer : 6 mois d’isolement total

    Confiné loin de l’océan, J.O.B traverse une période extrêmement douloureuse. « C’est horrible. Aujourd’hui, c’est le cinquième ou sixième jour et je ne peux toujours pas ouvrir mon œil », a-t-il confié.

    Le verdict médical est strict : interdiction absolue de toucher l’eau douce pendant une semaine, et l’eau salée pendant au moins un mois. Mais la rééducation pourrait bien l’écarter du surf et de la pêche pour les six prochains mois. Une véritable éternité pour celui qui a passé sa vie dans les vagues, et un rappel brutal pour nous tous : protégez vos yeux à l’eau !

  • Fiji Pro : Un 10 historique pour Erin Brooks, Vahine Fierro assure l’essentiel à Cloudbreak

    Fiji Pro : Un 10 historique pour Erin Brooks, Vahine Fierro assure l’essentiel à Cloudbreak

    Ce mercredi 26 août 2026, la huitième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League s’est ouverte dans des vagues plutôt timides en début de journée puis en forte hausse à Fidji. Si la Canadienne Erin Brooks a marqué les esprits avec ce qui est sans doute le plus beau tube féminin jamais surfé en compétition, le clan tricolore dresse un bilan mitigé : Vahine Fierro avance au tour suivant, tandis que Marco Mignot et Tya Zebrowski quittent déjà l’épreuve de façon cruelle.

    Erin Brooks repousse les limites du surf féminin

    La relève est définitivement en marche. Un peu plus d’une semaine après sa victoire retentissante à Tahiti, la jeune prodige de 19 ans, Erin Brooks (CAN), a de nouveau frappé un grand coup dans le Pacifique Sud. Sur un set massif de Cloudbreak, la Canadienne s’est engagée très profond, naviguant avec maîtrise sous plusieurs sections critiques avant d’être recrachée par le souffle dans le chenal.

    La note des juges a été immédiate : un 10 parfait. Une note rarissime qui récompense ce qui s’impose déjà comme le plus beau tube de l’histoire du surf féminin en compétition. Soutenue par un 8.00 en back-up pour une série de turns aiguisés, Brooks décroche un total de 18.00 points sur 20. Elle relègue loin derrière l’Australienne Sophie McCulloch et confirme son statut de favorite sur ce spot où elle s’était déjà imposée comme wildcard en 2024.

    Vahine Fierro dans son élément, désillusion pour les autres Bleus

    Après une sortie prématurée et inattendue à Teahupo’o, Vahine Fierro (FRA) se devait de réagir. Les gauches tubulaires de Cloudbreak convenaient parfaitement à la Polynésienne. Mission accomplie face à l’Américaine Alyssa Spencer. Avec un total solide de 14.17, construit notamment sur un enchaînement tube-manœuvres noté 7.50, la Française valide son ticket pour le round suivant avec autorité.

    La pilule est en revanche beaucoup plus difficile à avaler pour le reste de la délégation tricolore. Au round 2, Marco Mignot (FRA) a livré un combat intense face à l’Hawaïen Seth Moniz, récent vainqueur du Tahiti Pro et sur un nuage depuis la naissance de sa fille. Marco s’incline finalement d’une courte tête (11.80 contre 12.67), payant cash quelques erreurs tactiques dans des conditions compliquées.

    La défaite est encore plus cruelle pour la jeune rookie Tya Zebrowski (FRA). Opposée à la Portugaise Yolanda Hopkins lors du premier tour féminin, la Française voit la qualification lui échapper pour deux misérables dixièmes de point (9.57 contre 9.77 pour Hopkins). Un apprentissage à la dure sur le CT pour la surfeuse tricolore.

    Il est marocain, mais un peu français dans nos coeurs, Ramzy Boukhiam a réussi à se qualifier pour le round 2.

    Ramsy Boukhiam Fiji 2026 Round 1

    Les vétérans répondent présent en attendant la suite

    Cette journée d’ouverture a également été le théâtre d’un affrontement au sommet entre deux légendes australiennes. Sally Fitzgibbons, en grande difficulté au classement mondial, a réussi à prendre le meilleur sur l’octuple championne du monde Stephanie Gilmore. Un remake de la finale de 2014 sur ce même spot, qui permet à Fitzgibbons de rester en vie dans la course au maintien.

    Chez les hommes, le champion du monde en titre Yago Dora (BRA) a rappelé pourquoi il avait été sacré ici même l’an dernier, postant un impressionnant 15.40 face à Mateus Herdy.

    Le prochain appel est fixé à ce jeudi 27 août à 7h00 (heure locale), soit 21 heures (heure française) pour la suite du Round 2 masculin et féminin. L’enjeu sera de taille avec l’entrée en lice de Caroline Marks face à Erin Brooks, et le duel très attendu entre Vahine Fierro et Sawyer Lindblad.

  • La maladie inavouable qui détruit silencieusement toutes vos sessions

    La maladie inavouable qui détruit silencieusement toutes vos sessions

    Tout surfeur normalement constitué a déjà contracté cette pathologie sans jamais l’assumer publiquement. Vous êtes seul sur un banc de sable correct, l’esprit tranquille. Soudain, un inconnu prend une vague à 200 mètres de là. Trente secondes plus tard, vous ramez frénétiquement dans sa direction. Les très sérieux chercheurs de l’Institut d’observation des line-ups ont enfin mis un nom sur ce fléau : le syndrome du pic d’à côté.

    Le mirage de la série parfaite

    Au line-up, le protocole est immuable. Le surfeur observe. Le surfeur doute. Le surfeur finit par ramer. Peu importe que la vague de l’inconnu ait lamentablement fermé ou qu’elle soit aussi molle qu’une houle d’août : l’important, c’est qu’elle a cassé ailleurs.

    Selon cette étude, 94 % d’entre nous se délocalisent pour rejoindre un pic strictement identique à celui que l’on vient de fuir. Les 6 % restants sont simplement ceux qui rentrent à la voiture.

    La preuve sociale aquatique

    Le second symptôme de ce syndrome est encore plus dévastateur. S’il y a quarante personnes agglutinées sur un même pic, votre cerveau en déduit que c’est obligatoirement « The Place To Be« . Vous rejoignez donc la meute, bataillez pendant quarante minutes pour ne absolument rien prendre, et rentrez chez vous persuadé d’avoir ramé sur le meilleur spot de la journée.

    Pendant ce temps-là, à 300 mètres de votre bouchon flottant, un grand débutant seul au monde enchaîne des séries parfaites. Personne ne le regarde. Il ne le sait même pas.

    Le traitement miracle

    Les scientifiques sont pourtant formels quant au remède : restez sur votre pic pourri. Statistiquement, il est prouvé qu’il redeviendra parfait à la seconde précise où vous déciderez finalement de le quitter.

  • Banque Populaire Surf de Nuit Anglet : L’édition 2026 illuminera les Sables d’Or

    Banque Populaire Surf de Nuit Anglet : L’édition 2026 illuminera les Sables d’Or

    Le jeudi 27 août 2026, la plage des Sables d’Or accueillera l’unique compétition nocturne de surf en France : le Banque Populaire Surf de Nuit Anglet. Dès 22 heures, 18 surfeurs professionnels équipés de planches lumineuses s’affronteront en équipe dans les vagues de la Chambre d’Amour.

    Un format tag team inédit sous les projecteurs

    L’événement, organisé par l’Office de Tourisme et de Loisirs d’Anglet et présenté par Oxbow, rassemble chaque été des milliers de spectateurs sur le littoral basque. Le format sportif repose sur un « tag team » d’une heure et demie. Sans aucune interruption, les membres de chaque équipe se relaient dans l’océan, éclairés par des spots géants installés sur la plage.

    L’objectif de cette épreuve est double : cumuler un maximum de points en exécutant les meilleures manœuvres techniques pour remporter la victoire, mais aussi récolter un prize money qui sera ensuite intégralement reversé aux associations caritatives représentées par les compétiteurs.

    Le plateau sportif de l’édition 2026

    Six équipes mixtes, composées chacune de trois athlètes, prendront part à la compétition. Le casting réunit des grands noms du surf français, des anciens pensionnaires du circuit pro et des talents locaux :

    • Banque Populaire : Margot Liets, Kailani Vincensini et Pauline Ado
    • Fédération Française de Surf : Diego Torre, Colin Doyez et Tessa Thyssen
    • Groupe Clim : Killian Guerrin, Mathieu Agnes et Camille Liets
    • Carlbreak : Thibaul Manson, Mathis Martinelly et Uhaina Joly
    • Oxbow : Erwann Blouin, Vincent Duvignac et Maud le Car
    • Ville Anglet : Romain Laulhé, Clément Roseyro et Juliette Lacome

    Programme de la soirée aux Sables d’Or

    Si la compétition débute officiellement à 22h00, les animations gratuites commenceront plus tôt dans l’après-midi. Dès 17h00, le village ouvrira ses portes pour présenter les associations partenaires. Le public pourra ensuite assister à des démonstrations de skateboard sur rampe avec des riders confirmés à 18h30, suivies d’une séance de dédicaces avec l’ensemble des surfeurs à 20h00.

    La remise des prix clôturera cette soirée estivale à 23h45. En cas de conditions météorologiques ou de houle défavorables, l’organisation précise que l’événement sera reporté au lendemain. La prochaine communication de la direction de compétition est attendue la veille de l’épreuve pour confirmer le lancement.

  • ABANCA Pantin Classic Galicia Pro 2026 : Un tournant majeur pour la qualification au WCT

    ABANCA Pantin Classic Galicia Pro 2026 : Un tournant majeur pour la qualification au WCT

    Le coup d’envoi de l’ABANCA Pantin Classic Galicia Pro est donné ce mardi 25 août 2026 sur la plage de Pantin, en Espagne. Cette 39ème édition marque une révolution historique : l’introduction du premier événement QS 6000 International, offrant une nouvelle voie de qualification directe pour le très convoité Championship Tour (WCT).

    Une réforme inédite pour l’accès à l’élite mondiale

    Jusqu’à présent, le chemin vers le WCT (ou Championship Tour) s’articulait de manière stricte autour des Challenger Series (CS). Avec le lancement de ce tout nouveau format Qualifying Series (QS) 6000 International, la World Surf League (WSL) bouscule son système de qualification.

    Ce changement structurel majeur ouvre désormais les portes de ces compétitions à l’international. Les surfeurs du monde entier peuvent y participer et choisir d’attribuer leurs 6 000 points potentiels de victoire à leur classement régional ou directement à celui des Challenger Series. L’épreuve de Pantin inaugure ce circuit composé de cinq étapes annuelles, offrant un tremplin alternatif massif vers l’élite mondiale du surf. La différence entre un challenger et un WQS 6000, le nombre de points. Si vous gagnez un Challenger Series, c’est 10 000 points alors que c’est seulement 6 000 points sur un WQS 6000 International. Résultat, c’est une compétition intéressante qui peut soit compléter votre total pour la qualification sur le World Tour, soit vous ouvrir la voie de la qualification pour le Challenger Series.

    Un plateau d’exception sur la côte galicienne

    Cette refonte stratégique et l’enjeu colossal des points suscitent logiquement un engouement sans précédent. Du 25 au 30 août, le spot galicien accueille le plateau le plus fourni de son histoire : 144 hommes et 80 femmes représentant 25 pays.

    Le tableau masculin s’annonce particulièrement relevé avec le retour d’anciens membres du CT tels que Ian Gentil (HAW) et Deivid Silva (BRA), aux côtés de têtes d’affiche européennes comme les Français Jorgann Couzinet et Maxime Huscenot. Ils devront détrôner le tenant du titre portugais, Guilherme Ribeiro.

    Du côté féminin, les Australiennes Sophie McCulloch et India Robinson viennent engranger des points décisifs pour retrouver le WCT. Elles croiseront le fer avec la Portugaise Teresa Bonvalot, déjà double vainqueur de l’événement.

    Alors que les premières séries devraient être lancées (en fonction des vagues) aujourd’hui devant des dizaines de milliers de passionnés, la bataille pour cette nouvelle voie royale vers le WCT promet d’être spectaculaire. Reste à savoir qui s’emparera du premier titre de l’ère des QS 6000 International.

  • Lancement du Fiji Pro 2026 : Une houle massive attendue sur le récif de Cloudbreak

    Lancement du Fiji Pro 2026 : Une houle massive attendue sur le récif de Cloudbreak

    Le Championship Tour (WSL) fait son grand retour aux Îles Fidji du 25 août au 4 septembre 2026. Alors que l’élite mondiale se retrouve sur la mythique gauche de Cloudbreak, les prévisions météorologiques annoncent l’arrivée d’une forte houle dès mercredi. Un scénario idéal pour cette huitième étape cruciale de la saison.

    L’heure du call : rendez-vous en soirée pour les Français

    Le tout premier call de la compétition est fixé au mardi 25 août à 7h30, heure locale. Avec le décalage horaire, les passionnés français de surf devront se connecter ce lundi 24 août à 21h30 (heure de Paris) pour suivre la décision des directeurs de course de la World Surf League.

    Cependant, l’épreuve a de très faibles chances de débuter immédiatement. Selon le bulletin météo officiel publié par Kevin Wallis, prévisionniste en chef chez Surfline, la matinée de mardi s’annonce particulièrement calme. Les signes précurseurs de la nouvelle houle de sud-ouest ne commenceront à s’installer que tard dans la journée, avec des vagues atteignant timidement 1,20 à 1,50 mètre le soir. L’organisation devrait logiquement décréter un jour de repos (« off ») pour patienter. Attention, cela reste des prévisions.

    Des conditions épiques prévues de mercredi à vendredi

    L’action devrait réellement s’enflammer le mercredi 26 août (et donc mardi pour nous). Surfline anticipe l’entrée d’une houle consistante de sud-ouest avec une longue période. Des vagues de 2,50 à 3 mètres (8 à 10 pieds), avec des séries occasionnelles flirtant avec le double overhead. Le vent, un alizé de sud-est modéré, soufflera offshore, garantissant des conditions tubulaires à Cloudbreak.

    Cette dynamique excellente se maintiendra jeudi et vendredi. Bien que la taille des vagues devraient s’amortir les prochains jours, un second swell viendra renforcer les vagues à l’approche du week-end. Le vent offshore restera favorable tout du long, offrant à la WSL une fenêtre de compétition optimale pour enchaîner les heats avant une forte baisse annoncée pour samedi.

    Ferreira et Bryan en jaune, les anciens vainqueurs en embuscade

    Sur le plan comptable, cette manche fidjienne est déterminante. Le Brésilien Italo Ferreira et l’Hawaïenne Gabriela Bryan s’avancent avec les lycras jaunes de leaders mondiaux. Ils devront toutefois composer avec la présence de Yago Dora et Molly Picklum. Ces deux athlètes, sacrés champions du monde sur cette même vague lors des WSL Finals de 2025, chercheront à répéter l’exploit. Yago Dora a publiquement déclaré viser la victoire pour relancer sa saison et défendre son titre.

    Les françaises devront faire un résultat

    On va garder un oeil inquiet sur nos surfeuses françaises, qui ne sont pas à la fête en ce début de saison. Je pense tout particulièrement à la tahitienne Vahine Fierro, qui est en grande difficulté dans le classement. Elle doit faire un excellent résultat, et elle en a le potentiel à Fidji, c’est une vague taillée pour elle. À ses côtés, Tya Zebrowski prend de l’expérience sur le tour, mais elle le paie souvent cher. Elle a clairement un potentiel de malade, mais à 15 ans, l’expérience manque. Seul le temps peut le faire, alors soyons patient.

    Kauli Vaast croisera pour la troisième fois depuis le début de la saison le chemin de Crosby Colapinto, alors que Marco Mignot aura la lourde tache d’affronter Seth Moniz, vainqueur à Teahupoo.

    Il faudra également garder un œil sur les wildcards, souvent redoutables à Cloudbreak. L’Australien Jarvis Earle, libéré de la pression du classement, sera épaulé par les locaux Ulukilupetea « Tea » Kurop et Teo Degei, tous deux vainqueurs des trials et experts du spot.

    Avec un tel plateau et des prévisions océaniques prometteuses, le spectacle s’annonce total pour relancer la course au Top 5 mondial.

  • Le double-up mutant de HT’s : Nathan Florence sort la 7’2″ aux Mentawai

    Le double-up mutant de HT’s : Nathan Florence sort la 7’2″ aux Mentawai

    HT’s Right aux îles Mentawai n’est pas une vague ordinaire. Quand la houle grossit, le spot dévoile sa vraie nature : le fameux double-up. La vague aspire une masse d’eau impressionnante, formant d’abord une longue paroi presque molle au large, avant de littéralement muter sur l’inside pour jeter un barrel surpuissant.

    Pour affronter ce monstre, Nathan Florence a fait un choix matériel radical. Dans sa dernière vidéo sous la tempête indonésienne, le chargeur hawaiien ne s’est pas mis à l’eau avec un shortboard classique, mais avec une 7’2″. Une dimension inhabituelle pour ce type de tube de récif, mais indispensable pour une seule raison : partir de tout au fond, et s’engouffrer dans les plus gros double-ups de la session. Un pari technique terrifiant mais payant.

  • Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Canicule et faux sentiment de sécurité : le terrible bilan de cet été sur nos plages

    Pour nous, surfeurs, le constat de ces mois de juillet et août est amer : des conditions minuscules, une houle aux abonnés absents, un record depuis plus de vingt ans, le tout parsemé d’épisodes d’algues et de méduses dans le Sud-Ouest. Un océan qui ressemblait davantage à un lac. Pourtant, c’est précisément cette accalmie exceptionnelle qui cache une réalité glaçante.

    Selon les derniers chiffres communiqués par le ministère des Sports, 301 personnes ont perdu la vie par noyade depuis la mi-juin. Une mortalité en hausse vertigineuse de 14 % par rapport à l’année précédente. Comment expliquer une telle hécatombe alors que les vagues n’ont jamais été aussi inoffensives ?

    Le danger invisible d’un « lac » salé

    La Première hypothèse se trouve paradoxalement dans ce manque de houle. Moins de vagues, c’est un océan moins impressionnant et donc un danger complètement sous-estimé par le grand public.

    • Baisse de la vigilance : L’absence de vagues massives pousse les vacanciers à s’aventurer beaucoup plus loin du bord.
    • Multiplication des baignades « sauvages » : Fuyant la foule des zones surveillées, les baigneurs, poussés par les vagues de canicule, choisissent des secteurs non autorisés.

    Face à ce triste bilan, les autorités durcissent le ton : se baigner hors des drapeaux expose désormais à une amende de 68 euros.

    Choc thermique et surestimation de soi

    L’autre facteur aggravant mis en lumière par les statistiques concerne le profil des victimes. Les fortes chaleurs incitent à des mises à l’eau précipitées, brûlant les étapes de transition thermique. Chez les personnes plus âgées, ce comportement provoque des hydrocutions fatales, même dans une eau parfaitement lisse.

    Ce bilan tragique nous rappelle une règle fondamentale que chaque surfeur connaît : un océan sans vagues n’est jamais un océan sans risque. Les baïnes, les courants et les chocs thermiques ne prennent pas de vacances quand la houle disparaît.

  • L’Itacoatiara Big Wave 2026 a le feu vert : le grand show du tow-in brésilien est lancé

    L’Itacoatiara Big Wave 2026 a le feu vert : le grand show du tow-in brésilien est lancé

    Les organisateurs de l’Itacoatiara Big Wave (IBW) ont officiellement annoncé le lancement de la 8e édition de l’événement pour ce mardi 25 août 2026. Sur le redoutable beach break de Niterói au Brésil, les meilleurs spécialistes mondiaux du tow-in se retrouveront pour affronter une houle solide annoncée à plus de trois mètres.

    Reconnu comme l’une des compétitions de grosses vagues les plus prestigieuses d’Amérique latine, l’IBW se démarque en étant le seul de la région disputé exclusivement en format tow-in (surf tracté). Cette année, le plateau s’annonce relevé avec la présence des stars brésiliennes comme Lucas Chumbo, Pedro Scooby, Michelle des Bouillons ou encore Ian Cosenza, rejoints par des invités internationaux de marque tels que la Chilienne Dominique Charrier et les Australiens Dylan et Summa Longbottom.

    Une première mondiale technologique

    Outre l’engagement physique, cette édition 2026 introduit une innovation majeure dans son format de compétition : le déploiement d’un logiciel de jugement spécifiquement créé pour les épreuves de tow-in. Selon l’organisation, cet outil inédit permettra de structurer l’événement sous forme de séries classiques tout en diffusant des données enrichies en direct, facilitant la lecture de la compétition pour le public et les athlètes.

    Un spot XXL qui ne pardonne rien

    Réputé pour sa violence et sa puissance qui concentre l’énergie directement sur un banc de sable peu profond, Itacoatiara exige un niveau d’engagement total. « C’est un endroit qui ne tolère aucune erreur, que ce soit dans la technique, le placement ou le choix des vagues », avertit le chargeur local Gabriel Sampaio. Avec une configuration aussi brutale, la moindre erreur de lecture peut coûter très cher. Le coup d’envoi du tournoi est programmé à 7h00 du matin ce mardi, soit 12h ou midi heure française.

  • Coup dur au Fiji Pro : Caitlin Simmers blessée, une série de forfaits chez les remplaçantes

    Coup dur au Fiji Pro : Caitlin Simmers blessée, une série de forfaits chez les remplaçantes

    La surfeuse californienne Caitlin Simmers s’est retirée de l’étape du Championship Tour (CT) aux Fidji à la suite d’une blessure à Tahiti. Après une succession de refus inédite de la part des potentielles remplaçantes, c’est finalement l’Australienne Sophie McCulloch qui récupère la place in extremis.

    Une violente chute sur le récif de Teahupo’o

    L’absence de communication officielle laissait planer le doute sur le retrait de la jeune Californienne. La raison est désormais connue : Caitlin Simmers a violemment percuté le reef lors de sa série des quarts de finale à Teahupo’o. Touchée au dos et au genou, la gravité exacte de ses lésions reste à déterminer. L’athlète, comme la World Surf League (WSL), n’a pas encore donné de détails supplémentaires sur la durée de sa convalescence.

    La course aux wildcards : un défi logistique et financier

    Ce forfait a déclenché une situation exceptionnelle pour la direction de la WSL. La première remplaçante, Annette González Etxebarri, a décliné l’offre, étant en pleine rééducation après une opération. Plus surprenant, en pleine forme compétitive, Sierra Kerr, Isla Huppatz et la Française Johanne Defay ont également refusé l’invitation.

    Comment expliquer cette hécatombe ? Si la WSL n’a pas détaillé ces choix, une hypothèse solide se dégage : participer au Fiji Pro à la dernière minute représente un véritable parcours du combattant. Le coût financier élevé d’un tel déplacement, combiné à un planning extrêmement serré, freine les athlètes. De plus, surfer la vague de Cloudbreak exige un quiver (des planches de surf) très spécifique, difficile à réunir en urgence.

    C’est finalement l’Australienne Sophie McCulloch, actuelle troisième sur le circuit Challenger Series (CS) pour la région Australie/Océanie, qui a accepté de relever le défi. Son arrivée modifie complètement la composition des séries à quelques jours du début de la période d’attente. Reste à observer comment l’absence de Simmers va relancer la course aux play-offs de Trestles.

    Il est temps pour vous de modifier votre Fantasy WSL….

  • Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    La World Surf League a confirmé le mercredi 19 août 2026 l’absence de Kelly Slater parmi les wildcards du Fiji Pro, prévu du 25 août au 4 septembre à Cloudbreak. La ligue a préféré miser sur la jeunesse et les talents locaux pour compléter le tableau de cette huitième étape du Championship Tour.

    La WSL privilégie l’équité sportive

    Après sa performance remarquée lors du Tahiti Pro, le public espérait revoir le surfeur de 54 ans prolonger le plaisir sur le Tour. Toutefois, la WSL a choisi de ne pas lui accorder d’invitation supplémentaire pour les Fidji. Ce choix reflète la volonté du circuit de maintenir un professionnalisme rigoureux, sans passe-droit permanent pour ses légendes. Par ailleurs, la marque Outerknown n’étant plus le sponsor titre de l’événement comme elle l’était en 2017, Slater ne disposait pas d’option contractuelle pour intégrer la compétition. Les fans pourront tout de même espérer le retrouver au Quiksilver Festival de Hossegor dans quelques semaines.

    La relève australienne et fidjienne à l’honneur

    À la place de l’Américain, la WSL a attribué une wildcard masculine à Jarvis Earle. Le champion du monde junior 2022 fera sa deuxième apparition sur le CT après Margaret River en 2023. Il sera accompagné par le vainqueur des trials locaux, Teo Degei, qui représentera son pays au plus haut niveau. Du côté féminin, la compétition s’annonce historique avec la qualification de Ulukilupetea « Tea » Kurop. À seulement 17 ans, elle devient la première femme fidjienne à participer à une épreuve du Championship Tour, avec l’ambition déclarée d’inspirer la nouvelle génération de surfeuses de l’archipel.

    Des enjeux majeurs pour le sommet du classement

    Le retour du roster complet sur la gauche mythique de Cloudbreak, inédit depuis 2017, s’annonce décisif. Alors que Jordy Smith, blessé, cède sa place au Sud-Africain Matthew McGilivray, les actuels porteurs du maillot jaune, Italo Ferreira et Gabriela Bryan, devront défendre leur avance. Avec des prévisions à long terme annonçant une houle puissante, les nouveaux venus pourraient bien bousculer l’élite mondiale à l’approche de la fin de saison.