Auteur/autrice : Kelly Slater

  • Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Vingt-et-un ans après l’opus original de 2005 qui a profondément marqué la culture glisse, la marque à la montagne et à la vague ravive la flamme. Le nouveau film Quiksilver Young Guns 2026 est enfin disponible, et il vient secouer les standards du surf de haute performance.

    Un casting XXL dans le perfectionnement indonésien

    Pour faire honneur à ce monument de la vidéo de surf, l’équipe s’est engouffrée dans les tubes parfaits de l’archipel indonésien. À l’image, on retrouve logiquement la crème du surf mondial actuel. Griffin Colapinto et Kanoa Igarashi mènent la charge, solidement épaulés par des talents bruts tels qu’Al Cleland Jr., Kehu Butler, Hughie Vaughn sans oublier les trajectoires toujours électriques de Mikey Wright. Grosse section à Tahiti avec Kauli Vaast et Jérémy Florès sur un bon son de Capleton. Marco Mignot a également une grosse part.

    Entre sections aériennes ultra-techniques et carves surpuissants sur le rail, ce cru 2026 célèbre le style avec un engagement total. Un pur concentré d’action qui prouve que l’héritage Young Guns ne mourra jamais. À visionner d’urgence avant votre prochaine session.

  • Tahiti Pro 2026 : Soirée noire pour les Bleues, la jeune Kelia Gallina enflamme Teahupo’o

    Tahiti Pro 2026 : Soirée noire pour les Bleues, la jeune Kelia Gallina enflamme Teahupo’o

    Mardi 11 août 2026, le premier tour féminin du Outerknown Tahiti Pro s’est disputé dans des conditions difficiles à Teahupo’o. Si la Polynésienne Vahine Fierro et la Française Tya Zebrowski ont subi de cruelles éliminations, la jeune wildcard locale Kelia Gallina, 14 ans à peine, a créé la sensation mondiale en sortant la double championne du monde Tyler Wright.

    La septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League a démarré sous tension. Avec une houle diifcile et des vents forts en cross-offshore, le spot de Teahupo’o a offert des vagues techniques de 1,20 m à plus de 2 m, rendant le placement périlleux. Dans ce véritable champ de mines, la hiérarchie mondiale a été bousculée, laissant un goût amer au clan tricolore malgré l’émergence spectaculaire d’une nouvelle prodige.

    Vahine Fierro, la reine de Teahupo’o tombe d’entrée

    C’est la douche froide de ce premier tour. Vahine Fierro, tenante du titre de l’édition 2024 et véritable spécialiste de la vague, a été éliminée par l’Australienne Isabella Nichols. Après un restart forçant une série marathon de 55 minutes, la Tahitienne semblait pourtant avoir le contrôle.

    Fierro a rapidement scoré la meilleure vague de l’échange, un 5.83 récompensant un tube propre sur la section intérieure. Mais Isabella Nichols a su ajuster sa stratégie. Grâce à un changement de planche de dernière minute, l’Australienne a enchaîné deux vagues autour des 4 points, combinant des turns puissants en backside et un tube court mais critique pour prendre l’avantage sur le fil (8.77 contre 7.13). Cette défaite prématurée est un coup dur pour Vahine Fierro, actuellement 19e mondiale, qui avait impérativement besoin d’un gros résultat à domicile pour remonter au classement.

    Tya Zebrowski s’incline face à Erin Brooks

    La désillusion avait commencé quelques minutes auparavant pour les représentantes tricolores avec la sortie de Tya Zebrowski. Opposée à la Canadienne Erin Brooks, la jeune Française n’a pas réussi à trouver son rythme dans ce line-up capricieux, s’inclinant avec un faible total de 2.00 points.

    De son côté, Erin Brooks (18e mondiale) a joué la carte de l’adaptation. Après un début de série chaotique marqué par un mauvais choix de vague et un set pris sur la tête, la Canadienne a finalement trouvé un tube et l’emporter avec 6.90 points. Brooks affrontera la quintuple championne du monde Carissa Moore au prochain tour.

    L’exploit majuscule de Kelia Gallina à 14 ans

    La véritable étincelle de cette journée est venue de la jeunesse locale. Au lendemain de son quatorzième anniversaire, Kelia Gallina a signé l’une des plus belles surprises de la saison en éliminant l’Australienne Tyler Wright (5.34 contre 4.57).

    Gagnante des Tahiti Trials, la jeune wildcard a fait preuve d’une maturité impressionnante face à la double championne du monde. Tandis que Wright multipliait les wipeouts violents et peinait à lire le plan d’eau, Gallina a utilisé sa parfaite connaissance du récif pour sélectionner les bonnes vagues et gérer sa priorité avec sang-froid. « C’est définitivement le plus gros Teahupo’o que j’ai jamais surfé », a confié la jeune surfeuse à la WSL. « J’ai pris une grosse série sur la tête, j’étais presque sonnée. Je ne pensais même pas passer une série, alors je suis super heureuse. »

    Prochain call décisif

    L’aventure continue pour Kelia Gallina qui sera confrontée à un défi de taille au deuxième tour : faire tomber l’Américaine Caroline Marks, championne du monde 2023 et médaillée d’or olympique. Le prochain call est fixé à ce mercredi 12 août à 7h00 (heure locale), soit 19 heures en France, pour un lancement potentiel à 7h35. Côté masculin, tous les yeux seront rivés sur le round 3, avec notamment l’entrée en lice du Français Kauli Vaast face au Mexicain Alan Cleland, et le choc très attendu entre Kelly Slater et Jack Robinson.

  • Prévisions météo à Teahupo’o : pourquoi l’épreuve pourrait s’achever dès jeudi

    Prévisions météo à Teahupo’o : pourquoi l’épreuve pourrait s’achever dès jeudi

    Après une houle en baisse depuis dimanche, la direction de course à Teahupo’o (Tahiti) s’apprête à exploiter une fenêtre météo décisive. Entre ce soir, mercredi, jeudi voir vendredi matin, une houle de 2 à 3 mètres croisée à des vents favorables devrait permettre de boucler l’événement avant que les conditions ne se dégradent drastiquement.

    Une fenêtre offshore jusqu’à jeudi

    Si la taille des vagues diminue progressivement depuis ce week-end, le spot polynésien conserve un potentiel majeur pour la compétition. L’analyse des modèles Surfline confirme le maintien de vagues entre 2 et 3 mètres pour la journée d’aujourd’hui. Mercredi, un nouveau push de houle est attendu en cours de journée. Le facteur clé sera le vent : la bascule vers un flux offshore garantira un plan d’eau parfait, après une nuit et un début de matinée potentiellement marqués par quelques grains.

    Dès jeudi, la houle commencera à s’atténuer plus rapidement, offrant tout de même de solides séries à 2 M sous un vent toujours idéal pour creuser les tubes.

    Le tableau féminin en clôture

    Face à une fin de période d’attente (waiting period) qui s’annonce moins favorable, les organisateurs devraient opter pour un planning resserré.

    Couronner les champions jeudi soir si le timing le permet, les phases finales féminines clôturant probablement cet événement. En cas de retard, les ultimes séries féminines basculeront sur vendredi matin, dans des vagues résiduelles de 1m20 à 2m, avant que le vent ne tourne défavorablement dans l’après-midi.

  • Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    Quand Nathan Florence défiait Kaiborg, le patron du North Shore

    On connaît Nathan Florence pour son engagement aveugle dans les vagues les plus dangereuses de la planète. Pourtant, la véritable terreur de sa vie n’a rien eu à voir avec une série de 10 mètres qui lui tombait sur la tête.

    Pour quiconque traîne ses dérives ou ses caméras dans l’industrie du surf depuis une vingtaine d’années, le nom de Kai Garcia, alias « Kaiborg », impose un respect immédiat. Ceinture noire de jiu-jitsu et figure incontournable du North Shore hawaïen, le bonhomme n’a jamais été réputé pour sa tendresse envers les jeunes imprudents qui s’approchent d’un peu trop près de sa famille ou des vagues du North Shore

    C’est exactement le mur sur lequel Nathan, alors âgé de 18 ans, est allé s’écraser.

    L’amour au temps du localisme

    L’histoire remonte à l’école primaire. Dès le CE2, Mahina, la fille de Kaiborg, avait jeté son dévolu sur ce « petit blondinet ». Elle l’avait même bombardé « petit ami officiel » dans la cour de récréation, pétrifiant le jeune Nathan qui n’avait alors pas osé lui adresser la parole de toute l’année scolaire.

    Les années ont passé. Mahina est devenue l’une des filles les plus courtisées de l’île, tandis que Nathan commençait à se faire un prénom dans le surf de gros, bien décidé à sortir de l’ombre de son grand frère John John. À 18 ans, lors d’un été à Hawaï, les deux jeunes officialisent enfin leur relation. Et c’est là que les sueurs froides commencent.

    Opération infiltration

    Dormir chez les Garcia ressemblait à une véritable opération de survie. Nathan raconte comment il restait paralysé dans la chambre au petit matin, écoutant les lourds bruits de pas du colosse hawaïen qui prenait tranquillement son café dans la pièce d’à côté.

    « J’attendais qu’il finisse et qu’il parte pour pouvoir m’éclipser de la maison sur la pointe des pieds », confie le surfeur, encore amusé par la scène. L’angoisse de croiser le regard de son beau-père au saut du lit était supérieure à celle de prendre une vague de set sur la tête à Pipeline.

    Le point culminant de cette tension dramatique a lieu lors d’un grand barbecue organisé par Vans sur la plage. Kaiborg s’approche, domine Nathan de toute sa carrure, et lâche cette phrase digne d’un film de Scorsese : « Écoute Nate, je t’aime bien. Mais si tu fais le con avec ma fille, je vais te détruire. »

    Le message est passé cinq sur cinq. Nathan a gardé le cap et s’est tenu à carreau. Aujourd’hui marié à Mahina, il considère son ancien bourreau comme un ami proche, voire un mentor spirituel avec qui il refait le monde. Une fin heureuse pour celui qui préfère définitivement braver des montagnes d’eau plutôt que de contrarier l’un des locaux les plus effrayants d’Hawaï.

  • Tahiti Pro : Masterclass de Slater, Boukhiam fait tomber le N°1 et Colapinto impérial

    Tahiti Pro : Masterclass de Slater, Boukhiam fait tomber le N°1 et Colapinto impérial

    Lundi 10 août 2026, la mâchoire de Teahupo’o s’est refermée de façon spectaculaire sur le round 2 du Outerknown Tahiti Pro. Dans des conditions solides de 8 à 10 pieds balayées par un vent side-shore, les surfeurs régulars ont dicté leur loi, marqués par le retour tonitruant de Kelly Slater face à Gabriel Medina et la victoire stratégique de Ramzi Boukhiam sur le numéro 1 mondial.

    Le piège marocain : Boukhiam élimine son ami Fioravanti

    Le duel tant attendu a tenu toutes ses promesses au large de la presqu’île tahitienne. Ramzi Boukhiam, actuel 33e mondial au classement WSL, affrontait le porteur du maillot jaune, l’Italien Leonardo Fioravanti. Les deux hommes se connaissent par cœur et partagent une solide amitié, mais sur ce reef acéré, toute camaraderie est restée au line-up. Face à la pression du N°1 mondial, c’est la science du tube frontside du Marocain qui a fait la différence.

    Avec un engagement total sur les sections les plus creuses, Boukhiam a su naviguer sur le « foamball » de manière chirurgicale pour décrocher un excellent 8.17 au milieu de la série. Il s’impose finalement avec un total de 15.67 contre 13.50 pour l’Italien. Comme l’a déclaré le surfeur marocain dans le communiqué officiel : « J’ai atterri et j’ai dû mettre mes mains pour freiner tellement c’était gros et creux. C’était une vague trépidante. »

    Slater vs Medina : La série de la compétition

    Notre lecteur David Crespel l’avait annoncé il y a deux jours dans nos commentaires : la série 13 du round 2 allait être le moment fort de la compétition. On ne peut qu’approuver. Cette revanche de la finale de 2014 a tourné à la démonstration. À 54 ans, Kelly Slater a offert une véritable masterclass d’engagement et de lecture de vague.

    Avec des « tombettes » ahurissantes et des take-offs dans le vide absolu, l’Américain a délibérément flirté avec la limite physique du spot. Il signe deux vagues stratosphériques notées plus de 9 points pour un total frôlant la perfection (19.06 sur 20). Face à lui, le triple champion du monde Gabriel Medina a rendu une excellente copie (16.10), mais il n’a pas su trouver l’engagement les vagues nécessaires pour renverser le « King ». Dans le chenal de Teahupoo, le constat était sans appel : The King is back, mother XXXXXX.

    Teahupo’o 2026 : La revanche des « regulars »

    Historiquement, la vague polynésienne est le terrain de jeu favori des « goofies » (pied droit à l’avant), avantagés pour surfer le tube de face. Pourtant, cette folle soirée a balayé les théories statistiques. Dans ce vent side-shore rendant la vague particulièrement piégeuse, les plus gros scores ont été l’apanage des « regulars » (pied gauche à l’avant) : Kelly Slater, le Brésilien Joao Chianca (17.83), Jack Robinson et surtout l’Américain Griffin Colapinto.

    Ce dernier a en effet scoré le premier 10 parfait de la compétition, portant son total combiné à 19.60, le meilleur score de sa carrière sur le CT. Le point commun entre ces trois droitiers ? L’engagement pur. Colapinto a dévalé une onde massive, perdant momentanément le contrôle de ses dérives sur la mousse avant de ressortir de la caverne. « Vous jouez à la frontière entre la vie et la mort », a confié l’athlète de 28 ans, soulignant l’exigence mentale requise pour dompter ces monstres d’eau.

    Enjeux du Round 3

    La compétition reprendra ce mardi 11 août, avec un appel fixé à 7h00 du matin (heure locale), soit 19 heures en France par la World Surf League. Les affrontements du round 3 s’annoncent électriques, avec notamment un explosif Kelly Slater contre le tenant du titre Jack Robinson….

  • John John Florence a lu nos critiques : sa nouvelle vidéo va vous choquer

    John John Florence a lu nos critiques : sa nouvelle vidéo va vous choquer

    On avait été clairs : la précédente vidéo de John John Florence ressemblait davantage à une brochure d’agence de voyage qu’à un vrai film de glisse. Notre frustration était palpable. Il faut croire que la légende hawaïenne lit attentivement nos colonnes (on rigole bien évidemment), car sa dernière publication est une véritable gifle. Fini les petites balades familiales en voilier, on retourne aux affaires sérieuses.

    Embarqué dans son expédition maritime depuis près de 400 jours, l’Hawaïen a jeté l’ancre dans l’archipel caribéen de Bocas del Toro, au Panama. Sous le vernis de la carte postale tropicale se cache l’un des meilleurs beach breaks au monde, réputé pour ses tubes caverneux qui recrachent du sable.

    Le maître incontesté des beach breaks

    Voir John John s’engager sous la lèvre de ces barrels techniques avec une telle désinvolture relève du génie. Une démonstration de force absolue qui nous rappelle l’essentiel : quand il décide de vraiment surfer, il reste absolument intouchable.

  • Tahiti Pro 2026 : Teahupo’o XXL, Mignot éliminé, Moniz impressionne et Toledo chute

    Tahiti Pro 2026 : Teahupo’o XXL, Mignot éliminé, Moniz impressionne et Toledo chute

    Ce dimanche 9 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la WSL à Teahupo’o (Tahiti) a été interrompue après seulement trois séries en raison de vents défavorables. Dans des vagues de 10 à 12 pieds, l’Hawaïen Seth Moniz a signé la performance du jour, tandis que le double champion du monde Filipe Toledo et le Français Marco Mignot ont été éliminés.

    Des conditions limites et une journée écourtée

    La houle tant attendue a bien touché la Polynésie française la nuit dernière, offrant au lever du jour des séries massives oscillant entre 10 et 12 pieds, avec quelques bombes encore plus imposantes sur le récif. Si le vent matinal a permis de lancer le deuxième tour de l’Outerknown Tahiti Pro, un flux cross-onshore tenace s’est rapidement levé.

    Après seulement trois séries, le directeur de compétition a pris la décision logique de suspendre l’événement. Le plan d’eau, balayé par ce vent latéral, rendait certaines vagues à la limite du surfable à la rame, posant un réel enjeu de sécurité pour les athlètes engagés sur ce spot réputé pour sa dangerosité.

    Seth Moniz trouve la sortie face au champion en titre

    La première série de la journée a offert un spectacle de haut vol malgré les éléments déchaînés. Seth Moniz (HAW) s’est particulièrement illustré face au champion du monde en titre, Yago Dora (BRA). L’Hawaïen a d’entrée de jeu trouvé un tube profond noté 8.17 sur 10, avant d’enchaîner avec un 7.80, totalisant un impressionnant 15.97.

    Malgré un lourd wipeout et un score de 6.33 en guise de réponse, Dora n’a pas pu rivaliser avec la lecture de vague de son adversaire. Actuellement 31e mondial et en quête de maintien sur le CT, l’Hawaïen décroche son premier ticket de l’année pour le troisième tour.

    « C’était rude là-bas », a confié Moniz aux médias de la WSL à sa sortie de l’eau. « Quand c’est gros et dangereux comme ça, l’aspect compétitif s’efface un peu au profit de la survie. Mon 8.17 est peut-être l’une des meilleures vagues de ma vie. »

    Le Français Marco Mignot cède de justesse

    Le deuxième duel du jour opposait l’Hawaïen Barron Mamiya au tricolore Marco Mignot. Mamiya a rapidement pris l’avantage avec un tube critique évalué à 7.17. Le surfeur français s’est battu pour recoller au score, mais Mamiya a sécurisé sa qualification (9.07 contre 7.84) grâce à un petit 1.90 glané dans les dernières minutes sur une vague intermédiaire.

    Filipe Toledo éliminé : une défaite à nuancer

    Le troisième et dernier heat du jour a vu l’élimination de Filipe Toledo par Connor O’Leary (JPN) dans une confrontation aux scores exceptionnellement bas (4.06 contre 1.63). Si le public et les observateurs attendaient au tournant le Brésilien dans des vagues consistantes, il est honnêtement difficile de le critiquer sur cette session.

    Le vent side avait alors rendu le plan d’eau tout sauf engageant, avec des murs d’eau hachés compliquant dangereusement les drops. Après un restart de la série, O’Leary a su tirer son épingle du jeu de justesse sur des vagues plus au sud et moins exposées au vent, gagnant ainsi le droit de poursuivre l’aventure.

    Prochain call à l’aube

    La compétition reste en standby en attendant une accalmie du vent. Le prochain appel est fixé au lundi 10 août à 7h00 (heure de Tahiti, soit 19 h heure française), pour un éventuel redémarrage à 7h35. Le prochain duel à suivre opposera le champion du monde 2019 Italo Ferreira (BRA) au rookie sud-africain Luke Thompson.

    Résultats round 2 des hommes Outerknown Tahiti Pro 2026:
    HEAT 1: Kauli Vaast (FRA) 13.50 DEF. Crosby Colapinto (USA) 10.16
    HEAT 2: Alan Cleland (MEX) 6.00 DEF. Samuel Pupo (BRA) 5.00
    HEAT 3: Seth Moniz (HAW) 15.97 DEF. Yago Dora (BRA) 14.33
    HEAT 4: Barron Mamiya (HAW) 9.07 DEF. Marco Mignot (FRA) 7.84
    HEAT 5: Connor O’Leary (JPN) 4.06 DEF. Filipe Toledo (BRA) 1.63

    Prochaine séries du round 2:
    HEAT 6: Italo Ferreira (BRA) vs. Luke Thompson (RSA)
    HEAT 7: Liam O’Brien (AUS) vs. Jake Marshall (USA)
    HEAT 8: Ethan Ewing (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    HEAT 9: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Ramzi Boukhiam (MAR)
    HEAT 10: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 11: Kanoa Igarashi (JPN) vs. Alejo Muniz (BRA)
    HEAT 12: George Pittar (AUS) vs. Cole Houshmand (USA)
    HEAT 13: Gabriel Medina (BRA) vs. Kelly Slater (USA)
    HEAT 14: Jack Robinson (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    HEAT 15: Griffin Colapinto (USA) vs. Rio Waida (INA)
    HEAT 16: Miguel Pupo (BRA) vs. Mateus Herdy (BRA)

    OuterknownSéries du premier tour féminin Tahiti Pro
    HEAT 1: Sally Fitzgibbons (AUS) vs. Anat Lelior (ISR)
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) vs. Erin Brooks (CAN)
    HEAT 3: Isabella Nichols (AUS) vs. Vahine Fierro (FRA)
    HEAT 4: Stephanie Gilmore (AUS) vs. Yolanda Hopkins (POR)
    HEAT 5: Alyssa Spencer (USA) vs. Bella Kenworthy (USA)
    HEAT 6: Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Brisa Hennessy (CRC)
    HEAT 7: Nadia Erostarbe (ESP) vs. Francisca Veselko (POR)
    HEAT 8: Tyler Wright (AUS) vs. Kelia Gallina (PYF)

  • Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    Mort de Hank Foto : le photographe rebelle du North Shore s’est éteint

    La communauté surf vient de perdre l’un de ses regards les plus affûtés. Brian Stephen, que le line-up connaissait sous le nom légendaire de « Hank Foto », a tiré sa révérence à l’âge de 62 ans. Il s’est éteint au Queen’s Hospital d’Honolulu, emporté par un cancer qu’il combattait avec la même hargne qu’il affrontait les séries massives de Waimea Bay.

    Si vous avez feuilleté des magazines de surf dans les années 90, vous avez forcément frissonné devant ses clichés. Californien d’origine et ancien compétiteur en kneeboard, Hank était un personnage hors norme. À une époque où les photographes aquatiques vivaient comme des rockstars, lui évoluait littéralement à 200 à l’heure. Il assumait pleinement son passé de fêtard sulfureux sur la côte nord d’Oahu, une vie d’excès qu’il avait finalement laissée derrière lui pour célébrer fièrement 17 années de sobriété.

    Hank refusait de rester sagement sur le sable avec un téléobjectif. Il a été l’un des véritables pionniers du jet-ski pour shooter au cœur de l’action sur les outer reefs hawaïens, et a fait partie des premiers à capturer la perfection brute de Tahiti dès 1983. En s’engageant dans les pires conditions, il avait gagné le respect des locaux les plus intransigeants de l’île.

    Mais derrière le trompe-la-mort se cachait une réalité poignante. Veuf depuis 2018, Hank élevait seul son fils de 15 ans, Fender. La paternité l’avait profondément métamorphosé, l’ancrant dans une relation fusionnelle avec l’océan et son garçon.

    Aujourd’hui, l’adolescent se retrouve seul face à ce deuil. Face aux frais médicaux colossaux non pris en charge, la grande famille de la glisse a immédiatement réagi. Une cagnotte a été mise en ligne pour assurer l’avenir de Fender, récoltant déjà les dons de grands noms comme Kai Lenny. L’œil de Hank s’est fermé, mais ses images, elles, restent immortelles.

  • Débuts Explosifs au Tahiti Pro 2026 : Le Retour du King et la Maîtrise de Vaast

    Débuts Explosifs au Tahiti Pro 2026 : Le Retour du King et la Maîtrise de Vaast

    Samedi 8 août 2026, la septième étape du Championship Tour de la WSL, le Outerknown Tahiti Pro, a débuté dans des conditions solides avec un side shore, qui a rendu le choix des vagues encore plus difficiles à Teahupoo. Si Kelly Slater a prouvé qu’il restait le maître des lieux, le Tahitien Kauli Vaast a également brillé à domicile devant son public.

    Kelly Slater, toujours le maître absolu de Teahupoo

    À 54 ans, la légende américaine n’a rien perdu de sa superbe sur l’une des vagues les plus dangereuses au monde. Bénéficiant d’une wildcard, Kelly Slater a été tout simplement monstrueux dans ses tubes en backside. Il a survolé sa série du premier tour face à Eli Hanneman, compilant un impressionnant total de 16,23 points sur 20, dont une excellente note de 9,00.

    Dans un communiqué de la World Surf League, l’Américain aux onze titres mondiaux s’est confié sur son retour à l’eau : « C’est un peu comme faire du vélo, mais on oublie à quel point Teahupo’o est extrême. […] Je n’ai rien à prouver ici, mais quand on met le lycra et qu’on rame, on a besoin de sentir qu’on a quelque chose à prouver, surtout dans des vagues comme ça. »

    Kauli Vaast impérial, cruelle désillusion pour Eimeo Czermak

    Du côté des surfeurs locaux, Kauli Vaast, qui dispute pour la première fois l’épreuve en tant que membre régulier du CT, a confirmé qu’il serait extrêmement difficile à battre sur son spot. Sa maîtrise absolue et son excellent choix de vagues lui ont permis d’éliminer Crosby Colapinto au deuxième tour, avec notamment une vague notée 8,00. Cette victoire l’envoie directement au troisième tour où il affrontera le Mexicain Alan Cleland.

    La petite déception de cette journée d’ouverture vient de l’élimination d’Eimeo Czermak. Le vainqueur des Trials a offert un surf engagé comme on aime le voir, dominant presque l’intégralité de sa série. Malheureusement, à quelques minutes du coup de corne final, l’Hawaïen Seth Moniz a trouvé une véritable bombe notée 8,00. Un hold-up qui élimine cruellement le Tahitien pour seulement 0,33 point d’écart.

    La compétition a finalement été mise en pause en raison de la dégradation des conditions. Le prochain « call » est fixé au dimanche 9 août à 7h00 (heure locale), soit 19 heures françaises avec des vagues encore plus solides, mais toujours avec ce vent side shore. Tous les regards seront alors tournés vers l’affiche la plus attendue de l’événement : le choc au sommet entre Kelly Slater et Gabriel Medina.

    Résultats du Premier Tour (Hommes)

    • Série 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) 8.17 bat Oscar Berry (AUS) 3.93
    • Série 2 : Luke Thompson (RSA) 5.50 bat Matthew McGillivray (RSA) 0.77
    • Série 3 : Seth Moniz (HAW) 14.50 bat Eimeo Czermak (PYF) 14.17
    • Série 4 : Kelly Slater (USA) 16.23 bat Eli Hanneman (HAW) 4.53

    Résultats du Deuxième Tour (Séries 1 et 2)

    • Série 1 : Kauli Vaast (FRA) 13.50 bat Crosby Colapinto (USA) 10.16
    • Série 2 : Alan Cleland (MEX) 6.00 bat Samuel Pupo (BRA) 5.00

    Les séries à venir pour le Deuxième Tour

    • Série 3 : Yago Dora (BRA) vs. Seth Moniz (HAW)
    • Série 4 : Marco Mignot (FRA) vs. Barron Mamiya (HAW)
    • Série 5 : Filipe Toledo (BRA) vs. Connor O’Leary (JPN)
    • Série 6 : Italo Ferreira (BRA) vs. Luke Thompson (RSA)
    • Série 7 : Liam O’Brien (AUS) vs. Jake Marshall (USA)
    • Série 8 : Ethan Ewing (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    • Série 9 : Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Ramzi Boukhiam (MAR)
    • Série 10 : Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    • Série 11 : Kanoa Igarashi (JPN) vs. Alejo Muniz (BRA)
    • Série 12 : George Pittar (AUS) vs. Cole Houshmand (USA)
    • Série 13 : Gabriel Medina (BRA) vs. Kelly Slater (USA)
    • Série 14 : Jack Robinson (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    • Série 15 : Griffin Colapinto (USA) vs. Rio Waida (INA)
    • Série 16 : Miguel Pupo (BRA) vs. Mateus Herdy (BRA)
  • Doublé Historique au Boardmasters 2026 : Lemoigne et Marchiset au Sommet

    Doublé Historique au Boardmasters 2026 : Lemoigne et Marchiset au Sommet

    Ce samedi 8 août 2026, la délégation française a frappé un grand coup à Fistral Beach (Angleterre) lors du Boardmasters Longboard Pro 2026. Alice Lemoigne et Louis Marchiset ont tous deux remporté cette première étape du Longboard Qualifying Series (LQS 1 000) de la World Surf League (WSL). Face à des conditions de houle capricieuses, les deux athlètes ont imposé leur rythme pour prendre d’emblée la tête du classement européen.

    Alice Lemoigne, un septième sacre historique à Newquay

    La Réunionnaise Alice Lemoigne, double championne du monde de longboard, a une nouvelle fois prouvé sa suprématie sur le célèbre spot des Cornouailles. En finale, la surfeuse de 29 ans a dominé un plateau relevé, s’imposant face à sa compatriote Canelle Lebreton (2e), la Danoise Thilde Rasmussen (3e) et la locale Emily Currie (4e).

    Malgré des incertitudes quant à sa participation liées à ses engagements professionnels, Lemoigne a fait parler son expérience de la compétition. Elle a rapidement pris l’avantage avec un score de 7.33, s’appuyant sur de longs hang fives exécutés avec la grâce qu’on lui connaît. La Danoise Thilde Rasmussen, pourtant non tête de série, a bien tenté de bousculer la hiérarchie en obtenant la seule excellente note de la série, mais une interférence de priorité l’a lourdement sanctionnée.

    Un ultime sursaut de la houle dans les dernières minutes a permis à la Française de sceller définitivement sa victoire avec une vague notée 7.17, portant son total à 14.50 sur 20. Ce septième titre au Boardmasters vient enrichir un palmarès déjà exceptionnel pour la championne d’Europe en titre.

    La première victoire éclatante de Louis Marchiset

    Chez les hommes, la finale nous a offert un scénario stratégique et haletant. Face à des pointures de la discipline comme Édouard Delpero (qui visait un septième titre) et le Portugais António Dantas, c’est le jeune Basque Louis Marchiset qui a tiré son épingle du jeu. Il décroche ainsi sa toute première victoire sur le circuit LQS, une consécration amplement méritée. Côté rédaction, on ne vous cache d’ailleurs pas notre joie : Louis est un longboarder passionné, exactement comme on les aime, et nous sommes sincèrement ravis de le voir triompher à ce niveau.

    La série a pourtant été dominée dans un premier temps par les nose rides élégants d’António Dantas sur les gauches du spot. Mais Louis, surfant avec une grande intelligence tactique et fort de sa priorité, a su se montrer patient. À cinq minutes du buzzer final, sur le meilleur set de la journée, il s’est élancé sur une longue droite. Enchaînant de puissants cutbacks et un hang time maîtrisé, il a récolté un excellent 8.07, s’assurant la première place. Dantas termine deuxième, suivi du Français Max Jamet (3e) et d’Édouard Delpero (4e).

    À sa sortie de l’eau, le vainqueur peinait à réaliser, rappelant l’important investissement personnel et financier requis pour s’aligner sur ces épreuves. Une victoire au goût de récompense pour celui qui clame concourir avant tout pour le plaisir.

    Cap sur l’Australie pour la suite du Tour

    Grâce à ce triomphe britannique, Louis Marchiset et Alice Lemoigne s’installent confortablement en tête des classements européens LQS pour la saison 2026/2027. S’il n’y a plus de compétitions régionales prévues avant plusieurs mois sur le vieux continent, les regards se tournent désormais vers le circuit mondial. Les têtes d’affiche comme Lemoigne et Delpero vont intensifier leur préparation pour la prochaine grande étape du World Longboard Tour, attendue sur la mythique vague de Bells Beach, en Australie.

  • Tahiti Pro 2026 : houle XXL à Teahupo’o et programme des Français

    Tahiti Pro 2026 : houle XXL à Teahupo’o et programme des Français

    L’Outerknown Tahiti Pro, septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League, débute ce samedi 8 août 2026 à Teahupo’o. Avec une houle massive annoncée jusqu’à 20 pieds et la présence record de cinq athlètes locaux et français, l’événement s’annonce historique. Le premier appel est fixé à 7h00 (heure de Tahiti).

    Une houle massive sous haute tension

    Les prévisions officielles de Surfline annoncent un premier week-end explosif en Polynésie française. Dès le samedi 8 août, une puissante houle de sud-sud-ouest va frapper le récif, générant des vagues de 8 à 12 pieds, avec des séries atteignant les 15 pieds.

    Le pic d’intensité est attendu pour la journée de dimanche. Les prévisionnistes anticipent des faces de vagues de 15 à 18 pieds, avec des séries exceptionnelles flirtant avec les 20 pieds (plus de 6 mètres). Ces conditions extrêmes s’accompagneront toutefois d’un défi technique de taille : le Mara’amu. Ce vent de sud-est, soufflant de manière « side-onshore » entre 15 et 25 nœuds, va dégrader le plan d’eau et obliger les surfeurs à se positionner très précisément sur le west bowl.

    Schaler Perry, manager chez Surfline, confirme cette violente dynamique : « La combinaison de la trajectoire et de la proximité de la tempête offrira une taille et une régularité solides ». Une accalmie et une amélioration de l’orientation des vents sont espérées à partir de mardi et mercredi prochains.

    Une délégation francophone prête pour l’exploit

    Face à ce mur d’eau capricieux, la représentation tahitienne et française n’a jamais été aussi forte sur le CT. Vahine Fierro, victorieuse ici même en 2024, cherchera à relancer sa saison sur un spot qu’elle maîtrise parfaitement. « C’est une telle inspiration d’être avec ce groupe qui se pousse mutuellement », a-t-elle déclaré aux équipes de la WSL.

    Chez les hommes, l’attention se portera sur Kauli Vaast, actuel leader dans la course au titre de Rookie of the Year, et sur Eimeo Czermak, vainqueur retentissant des Trials avec un score parfait de 20 points. Les jeunes prodiges Tya Zebrowski et Kelia Gallina complètent ce contingent prêt à en découdre face à l’élite mondiale.

    Les séries des Français et Tahitiens (Round 1)

    Catégorie Hommes :

    • Heat 3 : Seth Moniz (HAW) vs. Eimeo Czermak (PYF)

    Catégorie Femmes :

    • Heat 2 : Tya Zebrowski (FRA) vs. Erin Brooks (CAN)
    • Heat 3 : Isabella Nichols (AUS) vs. Vahine Fierro (FRA)
    • Heat 8 : Tyler Wright (AUS) vs. Kelia Gallina (PYF)

    Alors que les regards du monde entier se tournent vers le Pacifique, ce premier week-end de compétition s’annonce comme un véritable test d’engagement. La prochaine étape sera l’évaluation des conditions par les officiels dès l’aube pour lancer, ou non, les premières séries dans l’arène de Teahupo’o

    Le premier call est prévu à 19h00, heure française (19h30 pour un potentiel lancement des séries).

  • Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    CJ Nelson vient de jeter un pavé dans la mare. Le shaper et icône de la glisse classique a posé une question frontale sur ses réseaux : le circuit mondial de longboard a-t-il vraiment de l’importance pour vous ? Sur 650 passionnés sondés, la sentence est tombée et elle fait mal : 58 % ont répondu non.

    Un désaveu cinglant qui a poussé le champion du monde Harrison Roach à monter au créneau. Pour l’Australien, si vous contestez l’existence d’un circuit officiel, autant raccrocher tout de suite. Il rappelle à juste titre qu’en dehors de la WSL, il n’y a aucune plateforme pour couronner un vrai champion du monde. Les festivals alternatifs célèbrent brillamment la culture, mais n’offrent pas la légitimité d’un titre sportif. Il invite d’ailleurs les critiques à chercher eux-mêmes les financements pour organiser des étapes dans des destinations premium.

    Et honnêtement, je suis clairement d’accord….

    L’aberration des vagues molles

    Pourtant, le public adore la discipline. Il suffit de voir les centaines de milliers de vues qu’engrangent les vidéos de free surf sur YouTube ou les réseaux sociaux pour comprendre l’engouement. Le problème ne vient pas du support, mais bien du format proposé.

    Regarder l’élite mondiale s’affronter uniquement sur des vagues molles d’un petit mètre est devenu une aberration. Ce que l’on veut vraiment voir, ce sont des longboarders s’engager, trouver des tubes et charger des conditions massives avec 9 pieds sous le bras. Le véritable frisson est là.

    Le piège du jugement esthétique

    L’autre frein majeur reste la notation. Le style est l’essence même du longboard, c’est indiscutable. Mais à trop vouloir juger l’esthétisme pur, la compétition devient parfois illisible et difficile à comprendre pour le grand public. Ce débat éternel sur les critères de jugement, couplé à des choix de spots souvent moyens, explique sans doute pourquoi la majorité des puristes – à l’image d’un Steve Sawyer nostalgique de l’événement unique – tourne aujourd’hui le dos au circuit.

  • De la grosse frayeur à la vague du jour : l’incroyable heat d’Alonso Correa à l’US Open

    De la grosse frayeur à la vague du jour : l’incroyable heat d’Alonso Correa à l’US Open

    Avez-vous déjà vu un surfeur passer si près du pire pour ensuite signer un véritable chef-d’œuvre dans la foulée ? C’est exactement ce qui s’est passé ce mercredi 5 août 2026 à l’US Open, et honnêtement, les images font froid dans le dos avant de laisser place à l’admiration.

    Lors du troisième heat des seizièmes de finale, le Péruvien Alonso Correa (28 ans) s’élance pour un aerial engagé. Mais la manœuvre tourne très mal. Il perd le contrôle en plein vol et atterrit de tout son poids directement sur sa planche. Bilan de la chute : des côtes froissées et une board pulvérisée. En revoyant l’action, on se dit tous qu’il a eu une chance inouïe de ne pas atterrir sur ses dérives.

    La logique voudrait qu’il abandonne. Mais c’est là que le mental de Correa force le respect. Il sort de l’eau, attrape une nouvelle planche en un éclair et retourne au line-up. Sa persévérance est immédiatement récompensée : il déniche un double barrel improbable qui lui vaut un 9,60 sur 10. C’est sans conteste la vague du jour dans une compétition souvent critiquée pour son manque d’action.

    Le plus fou dans cette histoire ? Malgré ce score stratosphérique, Alonso n’a pas réussi à sortir de sa série face à Lucas Cassity et Deivid Silva. Il est éliminé, mais qu’importe le classement officiel : ce jour-là, le vrai vainqueur dans nos cœurs, c’est lui.

  • YETI Pro QS 4000 2026 : Victoire arrachée sur le fil par le Français Sam Piter à Newquay

    YETI Pro QS 4000 2026 : Victoire arrachée sur le fil par le Français Sam Piter à Newquay

    Ce jeudi 6 août 2026, le surfeur tricolore Sam Piter a signé une belle victoire dans sa jeune carrière en remportant le YETI Pro QS 4000 à Fistral Beach (Angleterre). Ce succès lui permet de s’emparer de la tête du classement européen de la World Surf League (WSL). Du côté féminin, la Française Nahia Milhau s’offre une très belle deuxième place.

    Un « air reverse » salvateur pour Sam Piter

    Face au favori local Lukas Skinner, double tenant du titre au Boardmasters, Sam Piter n’a jamais baissé les bras. Dans des conditions de vagues particulièrement difficiles, la finale masculine s’est transformée en un duel d’air intense. Alors que le Britannique avait pris l’avantage dès l’entame de la série, le Français de 22 ans a su garder son sang-froid.

    À 30 secondes de la fin de la finale, Sam Piter a repéré une section idéale pour s’envoler. Il a exécuté un air reverse particulièrement technique et propre, récompensé par un 6,67 de la part des juges. Cette dernière vague lui permet de décrocher le titre de QS 4000. Il est dorénavant en tête du WQS Europe.

    Les Françaises s’illustrent en finale féminine

    Si la couronne féminine est revenue à la Basque Janire Gonzalez Etxabarri (qui prend également la pole position du QS européen), les surfeuses tricolores ont fait preuve d’un excellent niveau. La finale a notamment été marquée par la puissance de Clémence Schorsch. La Française a scoré la meilleure vague de la série en libérant ses dérives sur une grosse section. Malheureusement, une cruelle erreur de priorité dans les ultimes secondes de la série l’a sanctionnée d’une interférence, la reléguant à la quatrième place.

    Cette erreur a finalement souri à sa compatriote, Nahia Milhau, qui s’empare d’une superbe deuxième place.

    La course à la qualification pour les Challenger Series va rapidement s’accélérer. Les athlètes français prendront très vite la direction de l’Espagne pour deux épreuves consécutives, à commencer par le ABANCA Pantin Classic Galicia Pro, programmé du 25 au 30 août 2026.

  • Boardmasters 2026 : journée marathon à Fistral Beach pour anticiper la baisse de houle

    Boardmasters 2026 : journée marathon à Fistral Beach pour anticiper la baisse de houle

    Ce mercredi 5 août 2026, le YETI Pro QS 4 000 s’est ouvert sur le spot de Fistral Beach, à Newquay en Angleterre. Face à des conditions météo difficiles et une baisse de houle anticipée pour la suite de la période d’attente, l’organisation de la World Surf League (WSL) a enchaîné trois tours complets dès ce premier jour de compétition.

    Deux podiums simultanés pour rallier les quarts masculins

    Le choix d’activer deux zones de compétition simultanées (double bank) a imposé un rythme effréné aux séries masculines et féminines. Une stratégie violente mais efficace de la part de la direction de course : le tableau masculin a brûlé les étapes pour atteindre directement le stade des quarts de finale dès la fin d’après-midi.

    À domicile, le local de Newquay Lukas Skinner (18 ans) a marqué les esprits. Signant le meilleur total de la journée avec un solide 17,00 sur 20 au Round of 64, le Britannique s’est qualifié pour les quarts de finale en remportant également sa série du Round of 32 devant le surfeur Enzo Cavallini.

    De son côté, l’Espagnol Sean Gunning a composté son billet pour les quarts avec un total de 15,23 points, emmenant dans son sillage le Français Thomas Debierre. Le Guadeloupéen Maël Laborde a quant à lui vu son parcours s’arrêter prématurément au Round of 32 face à Uri Uziel et Hans Odriozola.

    Van Der Huls et Machado prennent l’avantage chez les dames

    Dans des vagues courtes et ventées, le tableau féminin a déjà réservé quelques surprises avec l’élimination précoce d’Érica Máximo. La Néerlandaise Tiara van der Huls, actuellement numéro 2 au classement européen QS, a tenu son rang en remportant sa série devant la Basque Sarah Leiceaga.

    Dans l’ultime confrontation du jour, la Canarienne Lucía Machado s’est imposée en décrochant la meilleure vague féminine de la journée (8,17 points), devançant l’Allemande Camilla Kemp.

    Le prochain call est programmé ce jeudi 6 août à 6h00 (GMT+1). L’objectif reste de couronner les vainqueurs du QS 4 000 avant de lancer les séries du Boardmasters Longboard Pro.

  • Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes face à un drame familial

    Le triple champion du monde de surf Gabriel Medina et son épouse Isabella Arantes traversent une terrible épreuve. Ce mardi 4 août 2026, cinq jours seulement après la célébration de leur mariage, le couple a confirmé la perte de son futur enfant. Une nouvelle bouleversante qui laisse le monde du surf sous le choc, à l’aube du Tahiti Pro.

    Une tragédie intime confirmée par le surfeur

    La joie de ces derniers jours a brutalement laissé place au deuil. Le 31 juillet dernier, Gabriel Medina et Isabella Arantes s’unissaient officiellement et profitaient de cet instant de bonheur pour annoncer publiquement qu’ils attendaient leur premier enfant. Un projet de vie cher au prodige de Maresias, qui n’avait jamais caché son désir profond de devenir père.

    La situation a malheureusement pris une tournure tragique en ce début de semaine. Le surfeur brésilien s’est d’abord confié au média national Globo Esportes, révélant que la grossesse s’était interrompue au bout de trois mois. Le couple a été confronté à cette nouvelle dévastatrice lors d’une échographie de contrôle de routine. Face à l’épreuve, Gabriel Medina a choisi de s’exprimer sobrement sur ses réseaux sociaux, publiant une image dans sa story Instagram accompagnée d’un message lourd de sens : « Ayez la foi, ne vous précipitez pas. »

    L’incertitude autour du Tahiti Pro et de la saison 2027

    Ce drame personnel intervient dans un contexte médiatique et sportif particulièrement chargé pour le champion brésilien. La semaine dernière, plusieurs médias brésiliens avançaient avec insistance que le pensionnaire du Championship Tour (CT) prévoyait de prendre une année sabbatique en 2027. Cette pause visait justement à se consacrer à l’arrivée de ce bébé, bien que Medina n’ait jamais confirmé officiellement ces rumeurs de retrait temporaire.

    Aujourd’hui, l’attention se tourne inévitablement vers l’échéance sportive la plus proche : le Tahiti Pro. À l’heure actuelle, le surfeur brésilien figure toujours dans le tableau de la compétition. En pleine course pour décrocher une place aux WSL Finals et briguer un potentiel quatrième titre mondial, Medina n’a pas encore indiqué si cette tragédie modifierait ses plans pour l’épreuve de Teahupo’o. L’ensemble de la communauté du surf, de la World Surf League aux fans, reste dans l’attente tout en respectant le temps de recueillement nécessaire au couple.

  • Le Sud des Landes accueille la 62e édition des Championnats de France de Surf

    Le Sud des Landes accueille la 62e édition des Championnats de France de Surf

    La Fédération Française de Surf a officialisé ce mardi 4 août 2026 le retour de sa compétition phare sur le littoral landais. Du 17 au 25 octobre prochain, les spots d’Hossegor, Seignosse et Capbreton recevront près de 550 athlètes pour décerner les titres nationaux. Une 62e édition marquée par neuf disciplines en lice et un direct prévu sur France Télévisions.

    Les vagues d’Hossegor, Capbreton et Seignosse au cœur de l’action

    L’automne landais offre traditionnellement des conditions optimales pour la pratique du surf à haut niveau. Les bancs de sable de La Gravière, des Culs Nus, des Estagnots ou encore du Santocha sont réputés pour récevoir les fortes houles d’octobre et produire des vagues creuses et puissantes.

    C’est sur ces spots mondialement reconnus que la Fédération a choisi d’implanter l’événement pour la onzième fois depuis la création des « France » en 1964. Ce choix géographique garantit une exigence technique forte pour départager les meilleurs surfeurs du pays, sur un territoire intimement lié à l’histoire de la compétition.

    Plus de 500 compétiteurs répartis dans neuf disciplines

    Durant neuf jours de compétition, les catégories Open et Espoirs s’affronteront pour décrocher le titre de champion de France. Au total, 550 compétiteurs issus de toutes les phases de qualifications régionales feront le déplacement dans le Sud-Ouest.

    Le programme sportif illustre la diversité des pratiques de la glisse. Les juges fédéraux évalueront les athlètes en shortboard, longboard, bodyboard, bodysurf, kneeboard, SUP surfing et surf tandem. Les épreuves de para surf et de para surf adapté figurent également au planning officiel. Leur intégration au cœur du grand rendez-vous annuel confirme la volonté de la FFS de favoriser l’égalité des chances et de rendre la discipline toujours plus accessible.

    Trois heures de direct sur France Télévisions pour le shortboard

    Pour amplifier le rayonnement de la discipline olympique, l’organisation renouvelle son partenariat de diffusion initié l’an dernier. Les phases finales du shortboard Open bénéficieront de trois heures de couverture en direct sur les antennes de France Télévisions.

    Ce dispositif technique lourd inclura des caméras au cœur du line-up, des analyses de consultants et des réactions immédiates à la sortie de l’eau. Une vitrine importante pour le haut niveau national, dont les horaires précis de diffusion seront confirmés par le diffuseur public dans les prochaines semaines.

    Parité et engagements éco-responsables

    Au-delà des performances sportives, cette 62e édition s’appuie sur un cahier des charges sociétal et environnemental strict. Sur le plan de la communication, la FFS maintient une parité absolue sur l’ensemble de ses affiches officielles pour la deuxième année consécutive. Les compétitrices y bénéficient d’une visibilité strictement équivalente à celle de leurs homologues masculins.

    Des initiatives éco-responsables encadreront également l’événement. La réduction de l’empreinte carbone via la gestion des déchets sur la plage et la promotion des mobilités douces feront partie du dispositif. Par ailleurs, des actions d’insertion sociale utilisant le surf comme outil éducatif pour les jeunes issus de milieux défavorisés seront déployées tout au long de la semaine.

    Il ne reste plus qu’à attendre les premières grosses houles d’automne et la publication du calendrier détaillé des séries pour lancer définitivement cette grand-messe du surf tricolore.

  • Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    La première moitié de saison du World Championship Tour manquait un peu de piquant ? Oubliez tout. La seconde partie du circuit démarre cette fin de semaine sur le spot le plus intimidant de la planète, et les cartes météo viennent de passer au rouge vif.

    Attention, on est sur des prévisions à long terme pour l’instant….

    Une montée en puissance dès ce vendredi

    Un système dépressionnaire majeur traverse actuellement le sud de la Nouvelle-Zélande pour propulser un premier train de houle massif à travers le Pacifique Sud.

    Dès ce vendredi — journée officielle de training pour les pro-surfeurs — le récif tahitien va se réveiller avec des séries frôlant déjà les 2,50 à 3 mètres (8-10 pieds). Samedi, pour l’ouverture de la waiting period, les conditions resteront très solides, peignées par un alizé de sud-est idéal.

    Le choc annoncé du dimanche

    Mais c’est la journée de dimanche qui fait trembler le paddock. Une seconde tempête, née sous la mer de Tasman avec un champ de vent exceptionnellement étendu, envoie une houle de sud-sud-ouest d’une période XXL (plus de 15 secondes).

    Ce qui vous attend :

    • Des séries massives dépassant allègrement les 3 mètres à 4 mètres (9 à 12 pieds+).
    • Une lèvre d’une épaisseur terrifiante au-dessus d’un récif fleur de peau.
    • Un vent offshore modéré garantissant une lisibilité parfaite du plan d’eau.

    Ce ne sera pas un « Code Red » impraticable réservé au tow-in, mais exactement la limite humaine de ce qui peut être ramé à la force des bras. À suivre de près les prochains jours

    Un marathon de vagues jusqu’aux finales

    La largeur et la puissance du système météo garantissent une décrue extrêmement lente. Lundi et mardi conserveront des vagues consistantes de 2,50 à 3 mètres, balayées par un vent virant plein Est.

    Tous les voyants sont au vert : la compétition devrait s’enchaîner sans temps mort pour offrir un spectacle gravé dans les annales, du moins on espère…

  • Dans les coulisses du chantage massif qui a fait trembler le CIO

    Dans les coulisses du chantage massif qui a fait trembler le CIO

    Vous pensiez que la route vers les Jeux Olympiques était une formalité pour l’élite mondiale du surf ? Détrompez-vous. En coulisse, une véritable rébellion a failli tout faire exploser.

    Selon de récentes indiscrétions dévoilées par Stab (le mag australien ), 92 % des surfeurs du Championship Tour (CT) s’étaient secrètement ligués pour boycotter les événements de l’ISA. Leur menace était aussi simple que brutale : si les critères de qualification olympiques initiaux n’étaient pas modifiés, ils renonçaient purement et simplement aux Jeux. Un coup de poker monumental.

    Soutenus en bloc par la WSL et le syndicat des athlètes (WPS), ces pros mettaient littéralement leur rêve olympique dans la balance, risquant l’élimination d’office. Sans eux, l’épreuve de surf aux JO perdait tout son sens.

    Face à cet ultimatum silencieux, le Comité International Olympique a vite compris l’urgence. Un émissaire a débarqué lors de l’étape néo-zélandaise du CT pour écouter la grogne. Résultat ? Une réunion de crise au sommet a forcé l’ISA à revoir sa copie.

    Le système a changé in extremis. Les surfeurs ont gagné leur bras de fer, même si l’ISA a tout de même sécurisé un point essentiel : obliger l’élite à participer à ses futurs événements pré-qualificatifs. Un accord arraché sur le fil.

  • Résultats de l’US Open of Surfing 2026 : Le sacre de Kerr et Marshall

    Résultats de l’US Open of Surfing 2026 : Le sacre de Kerr et Marshall

    Ce dimanche 2 août 2026, l’Australienne Sierra Kerr et l’Américain Jake Marshall ont remporté le prestigieux Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Une victoire historique sur le circuit Challenger Series (CS) qui propulse les deux surfeurs en tête des classements pour la qualification au Championship Tour 2027.

    Sierra Kerr au sommet, Johanne Defay stoppée en demies

    La jeune prodige australienne Sierra Kerr, 19 ans et fille de l’iconique Josh Kerr, a décroché sa toute première victoire majeure sur le circuit Challenger Series. Ce triomphe marque un retour éclatant après des mois éloignés de la compétition en raison d’une grave maladie de Lyme.

    Sur les vagues capricieuses de Surf City, Kerr a fait parler la poudre. Elle a notamment éliminé la Française Johanne Defay, pensionnaire du CT, lors d’une demi-finale maîtrisée (11.57 contre 9.70). En finale, elle a surclassé sa compatriote Isla Huppatz, championne du monde junior en titre, avec un score cumulé de 12.50. « C’est l’année la plus difficile de ma vie, je n’aurais jamais cru revenir ici et gagner », a déclaré la surfeuse aux micros de la WSL, très émue de soulever le trophée devant sa famille.

    Jake Marshall triomphe à domicile face à Igarashi

    Chez les hommes, la consécration est enfin arrivée pour Jake Marshall. Le Californien originaire d’Encinitas a vaincu le redoutable Japonais Kanoa Igarashi, double vainqueur de l’épreuve et grand favori local.

    Dans une finale sous haute tension, Marshall a fait preuve d’une grande patience. Il a trouvé une vague décisive en fin de série pour scorer un excellent 8.00 grâce à un surf backside tranchant, portant son total à 14.77 points. Igarashi (14.07) échoue de justesse dans sa quête d’un troisième titre californien.

    Après cette étape épique, les athlètes bénéficient d’une courte pause avant de reprendre la course à la qualification CS au Brésil puis au Portugal. De son côté, Kanoa Igarashi s’envole vers la Polynésie pour retrouver l’élite sur la redoutable vague de Teahupo’o.

  • Le monde du surf rend un dernier hommage vibrant à Arran Strong

    Le monde du surf rend un dernier hommage vibrant à Arran Strong

    Je vais être honnête avec vous. J’ai souvent croisé Arran Strong sur les circuits Junior et WQS à l’époque où j’étais caméraman et monteur pour la WSL. Sans le connaître intimement, je gardais toujours un œil attentif sur ce jeune homme. Pourquoi ? Parce qu’il affrontait une lourde maladie génétique avec une arme redoutable : un sourire immense qui ne le quittait jamais.

    Un « paddle out » qui rassemble notre communauté

    Aujourd’hui, l’océan a formé un cercle parfait pour lui. C’est dans ces moments si tristes que l’on mesure la véritable force de notre culture surf. Des centaines de passionnés se sont retrouvés au large pour un traditionnel « paddle out ». Une symbolique toujours aussi puissante pour honorer l’un des nôtres à la surface de l’eau.

    Lors de cette cérémonie, les propres mots d’Arran ont résonné à travers son poème, Mon lieu sûr. Il y décrivait ce point de rencontre magique entre la mer et les étoiles, là où il trouvait sa paix.

    Ce rassemblement prouve qu’une vie menée avec une telle soif de liberté transforme ceux qui la croisent. Comme l’a si bien rappelé la foule présente au line-up : les amitiés que l’océan unit, l’océan ne les sépare jamais.

  • Retour triomphal pour Johanne Defay sur les vagues de l’US Open 2026

    Retour triomphal pour Johanne Defay sur les vagues de l’US Open 2026

    Ce samedi 1er août 2026, la Française Johanne Defay a validé son ticket pour les demi-finales du Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Pour son retour officiel sur le circuit Challenger Series de la WSL après la naissance de son enfant, la Réunionnaise a impressionné par sa domination technique face à la jeune génération nord-américaine.

    Une qualification autoritaire face aux jeunes talents

    Opposée à la jeune prodige californienne Eden Walla lors des quarts de finale, Johanne Defay a immédiatement fait parler son expérience de pensionnaire du Championship Tour (CT). Sur le mythique spot de la jetée de Huntington, la surfeuse tricolore a géré sa série de main de maître, compilant un solide total de 14,76 points sur 20. Cette performance lui permet de rester en lice pour un nouveau titre à l’US Open, deuxième étape cruciale des Challenger Series 2026/2027.

    La Française prouve qu’elle n’a rien perdu de sa puissance après sa pause maternité. « Je n’ai pas surfé en compétition depuis un moment, donc tout entraînement dans les vagues est bon à prendre », a déclaré Defay au micro de la World Surf League, soulignant le niveau de ses jeunes adversaires et rappelant avec le sourire les quinze années qui la séparent d’Eden Walla.

    Les autres forces en présence pour le Finals Day

    Du côté masculin, le spectacle a également répondu présent. Le Japonais Kanoa Igarashi s’affirme comme le grand favori après un excellent score de 15,57 points. Il retrouvera le Péruvien Lucca Mesinas dans un quart de finale de haut vol. L’armada brésilienne reste quant à elle très menaçante : Mateus Herdy et Deivid Silva ont remporté leurs séries respectives et sont prêts à freiner les surfeurs locaux de San Clemente comme Griffin Colapinto.

    Le dénouement de la compétition est prévu ce dimanche à partir de 8h05 (heure locale), soit 17h05 heure française. Johanne Defay devra écarter la redoutable Australienne Sierra Kerr, championne du monde junior 2023, si elle souhaite accéder à la grande finale californienne.

  • Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Kelly Slater et Kalani Miller : l’annonce surprise de la naissance de leur fille

    Vous pensiez tout savoir sur le King ? À 54 ans, Kelly Slater vient de lâcher une annonce sur ses réseaux sociaux.

    Le couple emblématique qu’il forme avec Kalani Miller vient tout juste d’annoncer la naissance de leur petite fille, prénommée Azumi Moon. Mais voici le détail qui a surpris tout le monde : le bébé est en réalité né il y a déjà trois mois.

    « Nous trouvons notre équilibre avec cette nouvelle arrivée », a glissé le champion à ses abonnés, dévoilant de rares instants en famille d’Azumi aux côtés de son grand frère Tao, né à l’été 2024.

    Si Slater est déjà père de Taylor, 30 ans, issue d’une précédente union, cette nouvelle paternité s’inscrit dans une volonté de protection absolue. Face à la pression médiatique, le couple a fait le choix radical du silence et garde jalousement l’anonymat visuel de ses enfants. Une intimité farouchement préservée qui donne encore plus de force à cette belle annonce. Bienvenue au monde, Azumi Moon !

  • Les Bahamas de John John Florence : moins d surf plus de lifestyle

    Les Bahamas de John John Florence : moins d surf plus de lifestyle

    7 minutes. C’est le temps qu’il vous faudra pour visionner le dernier carnet de bord de John John Florence aux Bahamas.

    Honnêtement, derrière l’objectif, la qualité de production est toujours aussi bluffante. On plonge au cœur d’une ambiance digne des meilleures agences de voyage : pêche locale, couchers de soleil idylliques, fusées qui décollent et sourires d’enfants découvrant les vagues. Mais je dois vous l’avouer : une fois le générique de fin déroulé, un goût d’inachevé persiste.

    Où est passé le surf engagé ? Celui qui nous fait décoller de notre chaise ? L’Hawaïen nous offre ici de très (trop) rares fulgurances sur l’eau, préférant l’exploration terrestre à l’action pure.

    On pardonne finalement ce virage presque exclusivement « lifestyle » car l’élégance de Florence, même sur une micro-session, reste hypnotique. Mais pour le prochain trip, on espère tous que la caméra passera un peu plus de temps au pic.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Johanne Defay signe un retour performant à Huntington Beach

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Johanne Defay signe un retour performant à Huntington Beach

    La surfeuse française Johanne Defay a fait un retour remarqué à la compétition ce vendredi 31 juillet 2026, à l’occasion du Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Après avoir donné naissance à son premier enfant, la Réunionnaise a décroché son billet pour les quarts de finale de cette deuxième étape des Challenger Series (CS) de la World Surf League (WSL). Un retour aux sources réussi pour celle qui s’était déjà imposée sur ce spot mythique en 2015.

    Une domination sans appel face à l’élite du Championship Tour

    L’attente était grande autour du retour à l’eau de Johanne Defay. L’actuelle pensionnaire du Championship Tour (CT) n’a pas déçu ses supporters réunis sur la côte californienne. Lors des huitièmes de finale, la Française était opposée à une adversaire de taille : la Costaricienne Brisa Hennessy, elle aussi membre de l’élite mondiale du surf.

    Malgré l’enjeu et les mois d’absence, Defay a rapidement pris l’ascendant sur la série. En imposant son rythme et en exploitant au mieux les conditions changeantes du célèbre ponton d’Huntington Beach, elle s’est imposée avec un score solide de 12.83, contre seulement 6.00 pour Hennessy. Cette victoire nette confirme que la surfeuse tricolore a retrouvé toute son explosivité et sa lecture de vague, des qualités indispensables sur un spot aussi technique.

    « J’aime vraiment la compétition, sentir ces papillons dans le ventre, et je ressens toujours le stress. Les deux séries que j’ai passées étaient intenses, mais c’est tellement gratifiant d’avancer avec de bons scores », a confié la Française. Elle précise d’ailleurs aborder cette épreuve avec une sérénité nouvelle : « J’ai l’esprit frais et aucune pression quant au résultat final. Je suis juste là pour m’amuser. Mes premières sessions d’entraînement ont été difficiles, je tombais beaucoup. Mais petit à petit, j’ai retrouvé mes repères et j’ai confiance en mon expérience sur cette vague. »

    Le prodige Lucas Cassity et les locaux enflamment l’US Open

    Si la performance de Defay est au cœur des attentions tricolores, l’US Open of Surfing a également été le théâtre d’exploits majeurs chez les hommes ce vendredi. Le jeune Mexicain Lucas Cassity, remplaçant intégré à la dernière minute, a signé la meilleure prestation de l’événement avec un score total exceptionnel de 16.87 sur 20. Dans une série très relevée face à des pointures comme Deivid Silva et Alonso Correa, Cassity a multiplié les manœuvres radicales, confirmant son statut de grand espoir du circuit.

    Du côté des locaux californiens, le public a pu exulter grâce aux qualifications d’Alyssa Spencer et de Griffin Colapinto, tous deux auteurs de victoires arrachées in extremis. Le Japonais Kanoa Igarashi, déjà double vainqueur de l’épreuve par le passé, reste également en lice pour un historique troisième sacre.

    Quel adversaire pour Johanne Defay en quarts de finale ?

    La suite du parcours s’annonce passionnante pour la surfeuse française. En quarts de finale, Johanne Defay affrontera la jeune sensation américaine Eden Walla. Tout juste âgée de 17 ans, la native de San Clemente vient de s’offrir une victoire de prestige le jour de son anniversaire face à l’Israélienne Anat Lelior, en décrochant notamment un excellent 9.00.

    Ce duel générationnel entre l’expérience de la Française et la fougue de la jeune prodige californienne s’annonce comme l’un des moments forts du week-end. Une victoire permettrait à Johanne Defay de se rapprocher d’un second titre historique à l’US Open, couronnant de la plus belle des manières son retour dans la grande famille du surf mondial.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Les espoirs tricolores reposent sur l’élite féminine

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Les espoirs tricolores reposent sur l’élite féminine

    Ce jeudi 30 et vendredi 31 juillet 2026, le Lexus US Open of Surfing a bénéficié de conditions exceptionnelles à Huntington Beach (Californie). Si les surfeurs tricolores ont trébuché d’entrée lors de cette deuxième étape des Challenger Series, Johanne Defay et Vahine Fierro s’apprêtent à disputer des huitièmes de finale explosifs face à de redoutables adversaires.

    Une houle massive générée par l’ouragan Genevieve

    La World Surf League (WSL) ne pouvait pas espérer de meilleures conditions pour lancer le tournoi masculin. Dès jeudi matin, le premier tour (Round of 64) s’est ouvert sur des vagues propres de deux mètres à deux mètres cinquante. Cette houle puissante, fruit de l’ouragan Genevieve, a offert aux compétiteurs un terrain de jeu idéal pour allier manœuvres aériennes et surf sur le rail près de la mythique jetée californienne.

    Ce vendredi 31 juillet, la taille a légèrement baissé pour s’établir entre un mètre vingt et un mètre quatre-vingts, tout en conservant des séries permettant de lancer les 16es de finale masculins (Round of 32), immédiatement suivis des 8es de finale féminins.

    Couzinet, Braye et Quivront stoppés d’entrée de jeu

    Malgré ces vagues consistantes, le contingent masculin français n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu face à une concurrence internationale féroce, mêlant habitués du Championship Tour (CT) et jeunes loups des Challenger Series.

    Engagé dans la série 7 du premier tour jeudi, Jorgann Couzinet n’a pas pu se défaire d’un heat très dense face au Péruvien Alonso Correa, à l’Américain Hayden Rodgers et à l’Australien Winter Vincent. Le constat est identique pour Charly Quivront dans la série 9. Le Français s’est heurté à un mur nommé Griffin Colapinto, pensionnaire de l’élite mondiale et ancien vainqueur de l’épreuve, ainsi qu’aux Australiens et Espagnols de son tableau. Le tahitien Mihimana Braye a écopé d’une interférence, ce qui a anéanti ses chances de qualification.

    Chocs de haut vol pour Defay et Fierro en huitièmes

    La suite de la compétition s’écrira donc au féminin pour le clan français, avec un tableau de huitièmes de finale qui s’annonce palpitant et particulièrement complexe. La WSL a en effet programmé des affrontements dignes du circuit CT.

    Dans la troisième série, Johanne Defay sera opposée à la Costaricaine Brisa Hennessy. Ce duel entre deux surfeuses du plus haut niveau mondial s’annonce tactique, l’expérience de la Réunionnaise dans les conditions changeantes de Huntington pouvant faire la différence.

    De son côté, Vahine Fierro aura fort à faire dans la sixième série. La surfeuse polynésienne affrontera l’Hawaiienne Bettylou Sakura Johnson, tenante du titre du US Open (2023) et redoutable compétitrice dans les vagues de plage californiennes.

    Le lancement de ces séries en tête-à-tête déterminera le casting des quarts de finale. La suite du programme dépendra de l’évolution de la houle ce week-end, mais la pression monte déjà pour les deux dernières représentantes tricolores qui ont l’opportunité de marquer de gros points sur cette étape cruciale du calendrier.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Vahine Fierro et Johanne Defay s’imposent dans la houle californienne

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Vahine Fierro et Johanne Defay s’imposent dans la houle californienne

    Ce mercredi 29 juillet 2026, la deuxième étape des Challenger Series a été secouée par l’ouragan Genevieve à Huntington Beach (Californie). Dans des vagues dépassant les deux mètres, les Françaises Vahine Fierro et Johanne Defay ont validé leur ticket pour les huitièmes de finale, confirmant leurs ambitions sur le circuit qualificatif de la World Surf League.

    Des conditions dantesques pour le Round of 32 féminin

    L’océan a radicalement changé de visage sur le spot de Surf City USA. L’arrivée très attendue de la houle générée par l’ouragan Genevieve a offert des murs d’eau solides, oscillant entre 1,80 et 2,50 mètres. Ces conditions physiques, couplées à un fort courant marin balayant la zone de line-up vers la célèbre jetée, ont obligé la direction de compétition de la WSL à autoriser l’assistance par jet-ski pour les athlètes.

    C’est sur ce chantier que les têtes de série ont fait leur entrée. L’Australienne Sophie McCulloch a frappé un grand coup en postant le meilleur total de la journée (15,77 points). Comme elle l’a souligné à sa sortie de l’eau, l’engagement sur les sections critiques et le choix de vagues étaient les clés de la notation face aux conditions de vagues.

    Vahine Fierro impériale, Johanne Defay solide pour son retour

    Le clan tricolore attendait beaucoup de ce tour et les leaders ont répondu présent. Vahine Fierro a maîtrisé son sujet d’une main de maître dans la sixième série. La Polynésienne s’est imposée avec un total de 12,47 points, dominant largement l’Australienne Ziggy Aloha Mackenzie. Sa lecture du plan d’eau lui ouvre les portes du Round of 16, où elle affrontera la redoutable Hawaïenne Bettylou Sakura Johnson.

    De son côté, Johanne Defay faisait son grand retour à la compétition. La Réunionnaise a assuré l’essentiel en prenant la deuxième place de son heat avec 12,26 points. Elle a su répondre avec expérience aux attaques de la jeune prodige américaine Eden Walla, victorieuse de la série avec 14,26 points. Johanne retrouvera la Costaricienne Brisa Hennessy au prochain tour, une confrontation qui s’annonce très tactique.

    Moins de réussite en revanche pour la surfeuse antillaise Tessa Thyssen. Malgré un réel engagement physique, elle termine troisième de sa série (8,60 points) derrière Brisa Hennessy et Anat Lelior, et quitte prématurément la compétition californienne.

    Le contingent masculin dans les starting-blocks

    Le tableau masculin a également débuté son Round of 80 dans des conditions tout aussi massives. Si le héros local Luke Guinaldo a enflammé la plage avec une victoire retentissante (14,23 points), le Français Tiago Carrique n’a malheureusement pas trouvé le rythme. Avec 9,73 points, il échoue à la troisième place de sa série et voit son parcours s’arrêter net.

    Tous les espoirs tricolores reposent désormais sur Jorgann Couzinet, Mihimana Braye et Charly Quivront. Les trois surfeurs feront leur entrée lors du Round of 64. Couzinet devra notamment se défaire du Péruvien Alonso Correa, auteur de la meilleure vague de la journée chez les hommes avec un excellent 8,00.

    Le prochain call est programmé par les organisateurs ce jeudi 30 juillet à 7h00 (heure du Pacifique), pour un possible lancement des séries à 7h35. Soit 16H pour le call et 16H35 pour le lancement des séries.

  • US Open of Surfing 2026 : Sacres en longboard et envolée tricolore en Challenger Series

    US Open of Surfing 2026 : Sacres en longboard et envolée tricolore en Challenger Series

    Ce mardi 28 juillet 2026, la plage d’Huntington Beach a sacré l’Américaine Avalon Gall et son compatriote Tommy Coleman lors du Lexus US Open of Surfing Longboard. En parallèle du spectacle offert par les spécialistes du noseride, le contingent français et tahitien a réalisé une entame en fanfare lors du coup d’envoi du tableau féminin des Challenger Series.

    Avalon Gall conserve son titre, la sensation Tommy Coleman

    Dans des conditions consistantes sur le spot californien, Avalon Gall (23 ans) a écrit une nouvelle page d’histoire en signant un doublé consécutif à domicile. Face à la Japonaise Hiroka Yoshikawa en finale, la surfeuse de Laguna Beach a su exploiter une erreur de priorité adverse à dix minutes du terme. Récompensée par une note de 7,83 pour un noseride incisif suivi d’enchaînements sur le rail, elle s’impose avec un total de 13,83 points contre 11,50.

    Chez les hommes, la sensation est venue du jeune wildcard Tommy Coleman (22 ans). Évoluant sur une planche qu’il a lui-même shapée quelques jours avant l’événement, l’Américain a créé la surprise générale pour son tout premier arrêt sur le Longboard Tour. En finale, il s’est imposé face à l’Australien Declan Wyton avec un score combiné de 14,00 points contre 11,33, scellant un doublé californien sur cette première étape mondiale. (pour rappel il a éliminé Edouard Delpero plus tôt dans la compétition)

    Les Tahitiennes cartonnent en Challenger Series

    Le grand rayon de soleil de la journée provient du tableau féminin des Challenger Series (CS), où les espoirs polynésiennes ont fait parler leur surf au Round of 48. La jeune Tahitienne Kiara Goold a remporté la toute première série du jour avec un total de 12,43 points, devançant notamment la Brésilienne Laura Raupp et la Britannique Sky Brown. Dans la troisième série, Aelan Vaast a imité sa compatriote en s’imposant à son tour grâce à une prestation solide notée à 12,40 points.

    Tessa Thyssen se qualifie, choc francophone à venir au Round of 32

    La métropolitaine Tessa Thyssen a elle aussi décroché son billet pour le tour suivant. En accrochant la deuxième place du heat 4 avec un total de 9,40 points derrière la Californienne Eden Walla (11,10 points), la tricolore poursuit son aventure américaine.

    L’Australienne Sierra Kerr a signé le meilleur score de ce premier tour (13,43 points), domptant un plan d’eau rendu difficile par de puissants courants. « Il y a énormément de jus. L’objectif était vraiment d’éviter les zones hachées pour trouver les vagues les plus lisses », expliquait la championne du monde junior 2023 à sa sortie de l’eau.

    Le programme des Françaises au tour suivant

    Le Round of 32 promet des duels à haute intensité pour le clan tricolore. Aelan Vaast et Tessa Thyssen se retrouveront directement opposées dans la même série (Heat 3) aux côtés de la Costaricienne Brisa Hennessy et de l’Israélienne Anat Lelior.

    Le tour marquera également l’entrée en lice des têtes de série du Championship Tour : Johanne Defay sera alignée dans la quatrième série face à Bella Kenworthy, Eden Walla et Sanoa Dempfle-Olin, tandis que Vahine Fierro fera ses débuts dans la sixième série. La World Surf League prévoit un potentiel lancement des séries ce mercredi 29 juillet dès 7h35 heure locale.

  • Disparition d’Arran Strong : tragédie en plein océan au large du Portugal

    Disparition d’Arran Strong : tragédie en plein océan au large du Portugal

    Il y a des moments où l’océan, que l’on aime tant, se transforme en un gouffre d’incompréhension. Hier, au large de la côte sud-ouest portugaise, le surfeur professionnel Arran Strong s’est volatilisé. Il avait 27 ans.

    Ce drame s’est noué lors d’un défi physique hors norme. Arran, un Britannique installé à Ericeira et très respecté pour son engagement sur les vagues les plus dangereuses d’Europe, accompagnait la légende locale José Maria Pyrrait (60 ans) pour une longue expédition en Stand-Up Paddle le long des côtes.

    L’instant glaçant où tout bascule

    Lundi matin, près d’Arrifana, les deux hommes font une pause banale au milieu des flots. Quelques gorgées d’eau, une photo, on discute. Puis, la routine reprend. Pyrrait, plus rapide à la rame, laisse Arran partir devant, comptant le rattraper dans la foulée. Mais quand le sexagénaire lève les yeux quelques instants plus tard, le sang se glace dans ses veines.

    « Quand je me suis arrêté pour l’attendre, j’ai vu sa planche dériver à une centaine de mètres », raconte Pyrrait, dévasté. « J’ai ramé aussi vite que possible, j’ai plongé d’innombrables fois pour le chercher, mais nous étions dans une zone très profonde et la visibilité était nulle. »

    « Il était comme un fils pour moi »

    Malgré le déploiement immédiat d’un dispositif massif – bateaux de pêcheurs locaux, police maritime, drones et même un avion de l’armée de l’air –, le jeune homme reste introuvable.

    Ce qui rend cette tragédie encore plus poignante, c’est le parcours d’Arran. Diagnostiqué à trois ans d’une maladie génétique rare augmentant les risques pulmonaires, il a toujours vécu avec l’urgence de l’instant présent, défiant les pronostics à chaque gros swell. Il a participé à de nombreuses compétitions européennes sur le circuit junior et open.

    Pour José Maria Pyrrait, la perte est insoutenable. « Il était comme un fils pour moi », a-t-il confié, rappelant qu’il l’entraînait depuis l’âge de ses 10 ans. Les recherches se poursuivent ce mardi, mais l’espoir de le retrouver en vie s’est tragiquement évaporé au large d’Arrifana.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Désillusion française et vagues de surprises en Californie

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Désillusion française et vagues de surprises en Californie

    Les vagues californiennes de Huntington Beach ont livré leur verdict pour les huitièmes de finale du Lexus US Open of Surfing 2026. Si le spectacle était au rendez-vous ce lundi avec des conditions solides et propres le matin (1 à 1,5 mètre), la journée a été marquée par une immense déception pour le clan français. Lors de cette première étape du Longboard Tour (LT) 2026/2027 de la WSL, Edouard Delpero et Alice Lemoigne, nos deux têtes d’affiche, ont vu leur parcours s’arrêter prématurément.

    Les espoirs tricolores douchés avant les quarts

    Les séries à élimination directe ont été fatales aux surfeurs français, piégés par des adversaires en état de grâce et des conditions tactiques compliquées par le changement de marée.

    Chez les hommes, Edouard Delpero affrontait la wildcard américaine Tommy Coleman. Ce dernier, qui avait judicieusement shapé une planche sur mesure dix jours plus tôt en prévision de cette houle spécifique, a parfaitement su imposer son rythme. Malgré une relance en fin de série, l’ultime effort du Français n’a pas suffi. Delpero s’incline d’un cheveu avec un score de 11.76 contre 12.33 pour l’Américain.

    Le scénario a été tout aussi cruel du côté du tableau féminin. Alice Lemoigne n’est jamais vraiment parvenue à trouver son rythme face à la redoutable Brésilienne Chloe Calmon. Enfermée dans une série pauvre en opportunités majeures pour elle, la Réunionnaise s’incline logiquement (6.90 contre 10.17). Ironie de la compétition, Calmon s’est ensuite fait surprendre au buzzer en quarts de finale par la Japonaise Hiroka Yoshikawa.

    Hécatombe chez les favoris masculins

    Si l’élimination de Delpero est un coup dur, il n’est pas le seul cador à avoir mordu la poussière californienne. La journée a été le théâtre de bouleversements majeurs :

    • Le roi Jensen tombe : Quadruple champion du monde et grand favori, l’Américain Taylor Jensen visait une cinquième finale consécutive à l’US Open. Il a été stoppé net par le champion régional d’Amérique du Nord, Jack Van Wagoner. Ce dernier a d’ailleurs scoré la première « excellente note » de l’événement (8.00) en combinant un passage technique sur le nose et un flow impeccable sous la priorité de Jensen.
    • Inoue crée la sensation : Le Japonais Taka Inoue a arraché son premier quart de finale en carrière en sortant le Philippin Rogelio JR Esquievel (l’un des prétendants au titre mondial) grâce à un 6.30 décroché dans les derniers instants.

    Le choc des reines d’Hawaï et l’éclosion de Diaz

    Le tableau féminin a offert un niveau stratosphérique, couronné par un quart de finale d’anthologie (disputé plus tôt suite aux huitièmes) entre deux légendes d’Oahu : Kelis Kaleopa’a (Waikīkī) et la triple championne du monde Honolua Blomfield (North Shore). Si Blomfield a longtemps mené les débats, Kaleopa’a a trouvé la vague parfaite l’après-midi pour décrocher un 8.83 magistral (meilleure note de l’événement) et filer en demies.

    À noter également la performance remarquable de la rookie costaricienne Lia Diaz. Pour sa première qualification sur le Tour, elle s’est payé le luxe d’éliminer la championne du monde en titre Rachael Tilly en huitièmes, avant de céder face à l’expérience de Sophia Culhane en quarts.

    Avalon Gall (USA), tenante du titre de l’épreuve, continue quant à elle d’impressionner et sera bien présente pour le Finals Day.

    Résultats complets de la journée

    Hommes – Huitièmes de finale (Round of 16)

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Jack Van Wagoner (USA)14.83Taylor Jensen (USA)9.67
    2Chase Lieder (USA)14.67Oliver Packham (RSA)12.26
    3Declan Wyton (AUS)13.33Jack Tyro (NZL)8.50
    4Taka Inoue (JPN)12.80Rogelio Jr Esquievel (PHL)11.87
    5Tommy Coleman (USA)12.33Edouard Delpero (FRA)11.76
    6Kaniela Stewart (HAW)13.30Cole Robbins (USA)11.13
    7Jomarie Ebueza (PHL)10.93Max Weston (AUS)10.34
    8Kevin Skvarna (USA)11.34Tony Silvagni (USA)10.23

    Femmes – Huitièmes de finale (Round of 16)

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Avalon Gall (USA)14.33Ginger Caimi (ITA)10.00
    2Tully White (AUS)8.94Mason Schremmer (USA)6.40
    3Honolua Blomfield (HAW)12.50Cash Hoover (USA)7.47
    4Kelis Kaleopaa (HAW)12.44Natsumi Taoka (JPN)8.47
    5Lia Diaz (CRC)10.43Rachael Tilly (USA)9.83
    6Sophia Culhane (HAW)11.00Natalia Wunderlich (HAW)9.17
    7Hiroka Yoshikawa (JPN)12.77Malia Ilagan (USA)10.50
    8Chloe Calmon (BRA)10.17Alice Lemoigne (FRA)6.90

    Femmes – Quarts de finale

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Avalon Gall (USA)11.83Tully White (AUS)9.10
    2Kelis Kaleopaa (HAW)14.83Honolua Blomfield (HAW)12.54
    3Sophia Culhane (HAW)9.73Lia Diaz (CRC)3.00
    4Hiroka Yoshikawa (JPN)13.87