Chaos dans les Landes : la fin prématurée et lunaire des championnats de France de surf 2026

Nicolas Paulet championnat de france 2026

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Du 17 au 25 octobre 2026, les plages d’Hossegor, Seignosse et Capbreton devaient célébrer la grande messe du surf national. Mais l’événement s’est achevé dans la confusion la plus totale avec l’annulation de la dernière journée de compétition. En cause : la démission soudaine de deux directeurs, cibles de menaces physiques et verbales. Un épilogue qui prive plusieurs athlètes de leurs titres et soulève des questions sur le format de l’épreuve.

Une direction de compétition sous pression et décapitée

Alors que les vagues landaises offraient des conditions tout à fait praticables pour ce dernier week-end d’octobre, la compétition n’a jamais pu aller à son terme. La Fédération Française de Surf (FFS) a publié un communiqué actant que deux de ses directeurs de compétition ont subi des attaques verbales, l’un d’eux ayant même fait l’objet de « menaces physiques ».

Face à ce climat d’intimidation, les deux officiels ont présenté leur démission avec effet immédiat. La Fédération, qui a affiché son « plein soutien » aux démissionnaires, n’a pas été en mesure de reconstituer une équipe de direction dans l’urgence, entraînant la suppression pure et simple de l’ultime journée. Des procédures disciplinaires vont être engagées par les instances, qui soulignent que d’autres membres fédéraux ont également été pris à partie sur les réseaux sociaux. La féfération française de surf a limité les commentaires de sa page depuis.

Bodyboard : la colère sourde des athlètes ultramarins

Sur le plan sportif, les conséquences sont lourdes. Les catégories bodyboard Open, bodyboard Ondine et dropknee n’auront aucun champion de France en 2026. Cette annulation met en lumière des tensions latentes entre certains compétiteurs et la FFS. Si les bodyboardeurs accusent parfois l’instance de négliger leur discipline, la Fédération s’en défend fermement, réaffirmant « toute la place du bodyboard et de ses athlètes au sein du surf français ».

Interrogé par Actu Landes, le Réunionnais Olivier Marimoutou, qui devait concourir en dropknee, a fait part de sa profonde amertume. Après avoir parcouru 11 000 kilomètres et investi massivement en temps et en argent (sans espoir de remboursement), il déplore une décision prise à quarante-huit heures du coup d’envoi. Pour lui, une concertation le jour J avec les athlètes présents aurait été préférable.

La formule des championnats à bout de souffle ?

Pour être tout à fait honnête, je m’en veux de ne pas avoir fait le déplacement sur la côte landaise cette année pour assister à cet événement. Mais ce triste dénouement pose un vrai débat de fond : cette compétition n’est-elle pas devenue une usine à gaz ? Il y a aujourd’hui trop de disciplines représentées simultanément, trop de compétiteurs, c’est le fameux « trop de trop ». Si je ne suis pas un grand fan de cette formule, il faut reconnaître que les alternatives pour couronner toutes les catégories nationales ne sautent pas aux yeux.

On peut parfaitement comprendre et partager la frustration des athlètes, d’autant plus quand on traverse la planète en sacrifiant ses économies pour une série de 20 minutes. Mais soyons clairs : les menaces verbales et physiques ne sont jamais la solution. Ces comportements n’ont pas leur place sur la plage ni dans l’océan. Les désaccords, même profonds, doivent se régler dans le respect.

Quel avenir pour le bodyboard aux « France » 2027 ?

Cet épisode lunaire laissera des traces. Si des sanctions disciplinaires sont attendues, c’est bien la confiance entre une partie des athlètes et l’organisation qui est fracturée. La perspective de traverser à nouveau les océans l’an prochain n’enchante plus grand monde. Comme le résume crûment Olivier Marimoutou : « Pas sûr que ça soit une bonne chose de faire le déplacement pour ça l’année prochaine ». Le chantier de la réconciliation s’annonce immense pour la Fédération.

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