Catégorie : Compétition Surf

  • Ballito Pro : Journée noire pour Tessa Thyssen et fin des espoirs tricolores

    Ballito Pro : Journée noire pour Tessa Thyssen et fin des espoirs tricolores

    Le réveil est particulièrement difficile pour le clan tricolore en Afrique du Sud. Alors que le Ballito Pro ouvrait la saison des Challenger Series 2026 dans des conditions initialement idylliques, le surf français vient de perdre sa toute dernière représentante féminine. Tessa Thyssen a été éliminée ce matin au Round of 32, laissant un goût amer d’inachevé sur le spot de KwaDukuza.

    Le piège d’un jour sans pour Tessa Thyssen

    Il y a des jours où rien ne veut sourire, et ce mardi en fait clairement partie. Engagée dans la sixième série de la matinée face à l’Australienne Ellie Harrison et la Costaricienne Leilani McGonagle, Tessa Thyssen n’a jamais réussi à trouver le bon tempo, ni surtout les vagues capables de scorer.

    Dans un line-up solide de 4 à 6 pieds devenu extrêmement sélectif, la Française s’est retrouvée bloquée, sans réelles opportunités pour exprimer son surf. Elle plie bagage prématurément avec un tout petit total de 5,06 points. Cette élimination frustrante sonne la fin des espoirs bleus dans le tableau féminin.

    Du grand spectacle et des exploits héroïques

    Si la déception est de mise côté français, le show a pourtant été grandiose avant que le vent onshore ne vienne gâcher la fête en début d’après-midi. La performance fracassante du jour est à mettre au crédit de la Basque Ariane Ochoa. Avec un surf backside ultra-engagé sur un mur massif double overhead, elle a envoyé deux énormes turns pour décrocher un 9,00 d’anthologie, éliminant au passage la pensionnaire de l’élite Isabella Nichols.

    Autre démonstration de courage : celle de la Brésilienne Laura Raupp. Blessée au pied par ses propres dérives lors d’une session d’entraînement un peu plus tôt dans la semaine, elle a surfé avec trois points de suture pour s’offrir une victoire de prestige face à Francisca Veselko, grâce à un enchaînement noté 8,10.

    Des dauphins au line-up et un vent capricieux

    Le moment magique de la journée est survenu lors de la série ultra-serrée de la locale Sarah Baum et de la vétérante Sally Fitzgibbons. Un immense banc de dauphins est venu jouer les invités surprises, surfant les bombes sud-africaines aux côtés des compétitrices dans un final à couper le souffle où Baum a arraché la première place sous les acclamations du public.

    La compétition masculine a ensuite été interrompue par les organisateurs après seulement deux séries à cause de la dégradation du plan d’eau. Si Ryan Kainalo et Vitor Ferreira ont validé leur ticket pour les huitièmes. Par contre, élimination du marocain Teva Bouchagua. On attend désormais l’entrée en lice des Français Mihimana Braye, Charly Quivront et Jorgann Couzinet, qui auront la lourde tâche de laver l’affront tricolore dès la prochaine occasion.

  • La préparation fatale : Finn McGill se luxe l’épaule et rate le début des Challenger Series

    La préparation fatale : Finn McGill se luxe l’épaule et rate le début des Challenger Series

    Vous connaissez la stratégie. S’inscrire à une épreuve QS locale sur le même spot, juste avant le grand lancement des Challenger Series. C’est le calcul tactique que font de nombreux surfeurs pros pour prendre leurs marques dans des conditions de compétition optimales.

    L’Hawaïen Finn McGill avait exactement ce plan en tête pour Ballito, en Afrique du Sud. Et tout se passait à merveille. Il s’était hissé avec brio jusqu’en finale du QS 2000, validant haut la main sa préparation.

    Jusqu’à cette première vague de la finale.

    Une manœuvre banale, des conséquences désastreuses

    Ce n’est pas sur un drop monstrueux du North Shore que le chargeur hawaïen a vu sa saison basculer. Sur la toute première vague de sa série, après avoir replaqué un turn floater, McGill chute au bottom turn. Il plante sa main dans l’eau, perd le contrôle de ses appuis et heurte violemment la surface, la tête la première.

    Le verdict physique est immédiat : l’épaule saute.

    Mais le cauchemar ne fait que commencer. Coincé dans la zone d’impact avec une épaule luxée, l’Hawaïen se fait littéralement chahuter par les séries suivantes. Heureusement, le compétiteur sud-africain Luke Thompson intervient pour le ramener vers le rivage. Sur le sable, le corps de McGill a tellement compensé que ses muscles sont complètement tétanisés. Les secours sont incapables de lui remettre l’épaule en place sur la plage, l’obligeant à un passage forcé par l’hôpital.

    Un calendrier qui ne pardonne pas

    « C’est nul que ça arrive la veille du début des Challenger Series, mais c’est la vie j’imagine », a déclaré McGill sur ses réseaux, prenant le temps de remercier ceux qui l’ont sorti de l’eau.

    La réalité sportive est pourtant cruelle. Commencer la saison de qualification de cette façon est un véritable désastre. Contraint de se retirer du tableau du Ballito Pro qui vient de s’ouvrir, McGill voit sa campagne CS sérieusement compromise. Quand on sait que le circuit enchaîne directement avec l’US Open de Huntington Beach dans à peine 15 jours, on peut légitimement douter de sa présence en Californie. Le délai semble bien trop court pour rééduquer une articulation aussi cruciale.

    Un choix de préparation qui était brillant sur le papier, anéanti en une fraction de seconde.

  • Tempête tricolore en Afrique du Sud : Carton plein pour les Français au Ballito Pro !

    Tempête tricolore en Afrique du Sud : Carton plein pour les Français au Ballito Pro !

    Le premier stop de la Challenger Series 2026 a tenu toutes ses promesses aujourd’hui en Afrique du Sud. Dans des vagues consistantes de 1,50 m à plus de 2 mètres (4 à 6 pieds), le spot de Ballito a offert un spectacle grandiose, mais surtout un scénario de rêve pour le surf tricolore. Trois Français officiels en lice, un « médocain d’adoption » sous drapeau marocain, et au final : quatre qualifications magistrales pour le Round of 32. Retour sur une journée parfaite.

    Mihimana Braye dompte les favoris

    Dans la cinquième série de la journée, le Tahitien Mihimana Braye a livré une prestation de patron. Opposé notamment au solide Brésilien Ian Gouveia et surtout au tenant du titre local, Luke Thompson, Mihimana n’a pas tremblé. En trouvant des trajectoires ultra-tendues et en fracassant les sections critiques backside, il s’empare de la première place avec un total de 12,64 points. Une victoire de prestige qui élimine d’entrée le champion en titre sud-africain et lance idéalement la dynamique bleue.

    Jorgann Couzinet retrouve son surf de puissance

    On connaît la hargne et la puissance de Jorgann Couzinet lorsque l’océan muscle son jeu. Le Réunionnais a retrouvé son meilleur niveau dans la série 15. Face à une opposition féroce menée par l’Américain Kade Matson, Jorgann a patiemment construit sa série. Grâce à ses turns puissants et engagés sur les sections critiques, il s’impose avec un excellent total de 14,10 points. Une première place rassurante qui prouve qu’il faudra compter sur lui pour la suite des hostilités.

    Charly Quivront assure l’essentiel

    De son côté, le Royannais Charly Quivront a dû batailler ferme dans la série 9. Face à un Jake Marshall (USA) très en jambes (13,23 points), Charly a su rester calme et passé cette série à l’expérience. Avec un total de 11,77 points, il s’octroie une deuxième place salvatrice, éliminant au passage l’Espagnol Conor Donegan Dos Santos. Le contrat est parfaitement rempli.

    Teva Bouchgua, la surprise girondine

    Impossible de ne pas associer à cette fête Teva Bouchgua. S’il surfe officiellement sous les couleurs du Maroc, le surfeur réside et s’entraîne quotidiennement à Carcans, en Gironde. Dans la deuxième série du jour, Teva s’est fendu d’une superbe prestation tactique (9,00 points) pour décrocher la deuxième place qualificative derrière le Brésilien Ryan Kainalo. Sa qualification vient compléter ce tableau idyllique pour le clan de l’Hexagone.

    Les cadors au tapis, les jeunes s’envolent

    Au-delà de la réussite tricolore, cette journée du Round of 64 a été marquée par d’énormes surprises. Le gros coup de tonnerre est venu de l’élimination de l’Australien Jacob Willcox (ex-pensionnaire de l’élite mondiale), sorti prématurément par le « giant-slayer » brésilien Vitor Ferreira.

    Du côté du spectacle pur, le champion du monde junior WSL 2025, Dane Henry (AUS), a encore enflammé le spot avec ses envolées aériennes, tandis que le jeune Winter Vincent (AUS) a décroché la note du jour : un incroyable 9,33 après avoir survécu à un turn ultra-engagé dans une section qui fermait de manière terrifiante.

    La prochaine décision de la direction de course aura lieu ce mardi 14 juillet à 6h30 (GMT+2) pour un lancement potentiel à 7h05.

    Résultats des séries (Round of 64)

    • SÉRIE 2 : Ryan Kainalo (BRA) 12.17 DEF. Teva Bouchgua (MAR) 9.00, Taro Watanabe (USA) 8.83, Dimitri Poulos (USA) 8.67
    • SÉRIE 5 : Mihimana Braye (PYF) 12.64 DEF. Ian Gouveia (BRA) 12.47, Keijiro Nishi (JPN) 9.10, Luke Thompson (RSA) 7.10
    • SÉRIE 9 : Jake Marshall (USA) 13.23 DEF. Charly Quivront (FRA) 11.77, Conor Donegan Dos Santos (ESP) 11.37, Slade Prestwich (RSA) 8.20
    • SÉRIE 15 : Jorgann Couzinet (FRA) 14.10 DEF. Kade Matson (USA) 13.47, Beyrick De Vries (NLD) 11.50, Hayden Rodgers (USA) 3.84

    Les affrontements du Round of 32 à venir

    • SÉRIE 2 : Jarvis Earle (AUS) vs. Teva Bouchgua (MAR) vs. Vitor Ferreira (BRA) vs. Guilherme Ribeiro (POR)
    • SÉRIE 3 : Mihimana Braye (PYF) vs. Oscar Berry (AUS) vs. Jordan Lawler (AUS) vs. Riaru Ito (JPN)
    • SÉRIE 6 : Charly Quivront (FRA) vs. Luke Guinaldo (USA) vs. Connor Slijpen (RSA) vs. Jackson Bunch (HAW)
    • SÉRIE 8 : Weslley Dantas (BRA) vs. Levi Slawson (USA) vs. Jorgann Couzinet (FRA) vs. Taj Lindblad (USA)
  • Polémique : Faut-il avoir été surfeur pro pour juger les coméptitions de surf ?

    Polémique : Faut-il avoir été surfeur pro pour juger les coméptitions de surf ?

    La tension monte d’un cran entre le line-up et la tour des juges. Et cette fois, il ne s’agit pas d’une simple frustration liée à un score trop serré sur la dernière vague d’un heat, mais d’une remise en question brutale du casting même de la World Surf League.

    L’interview de Griffin Colapinto

    Au micro du podcast Stab Mic cette semaine, Griffin Colapinto a jeté un véritable pavé dans la mare. L’actuel top mondial estime que l’instance dirigeante devrait faire passer un test pratique sur l’eau à ses juges avant de valider leur embauche. La raison est implacable : un surfeur classique, même doté d’un excellent sens de l’observation, ne peut pas physiquement appréhender la biomécanique et la difficulté extrême d’un carving appuyé ou d’une rotation aérienne. Pour l’Américain, évaluer la justesse et l’engagement d’une manœuvre critique demande de l’avoir soi-même exécutée au plus haut niveau.

    Un constat tranché qui a immédiatement fait réagir le GOAT en personne. Kelly Slater a appuyé le propos en faisant le parallèle avec d’autres disciplines ultra-exigeantes comme la gymnastique, les arts martiaux mixtes (MMA) ou le patinage artistique. L’ex-roi du Tour a souligné que le standard de jugement nécessitait une véritable expertise du terrain, tout en admettant qu’après une carrière éreintante sur le circuit, rares sont les anciens pros qui ont envie d’enfiler le maillot ingrat du juge.

    Le cas Ben Dunn : l’évidence que la WSL ignore ?

    Pourtant, c’est exactement vers ce vivier que la WSL devrait se tourner massivement. Si l’on se penche sur la liste des juges (comme celle qui avait fuité en 2018), certains profils d’anciens pensionnaires du WCT cochent toutes les cases pour rétablir cette légitimité.

    Prenons l’exemple concret de Ben Dunn (fils dune coach surf très respecté). Ancien surfeur professionnel respecté, compétiteur féroce et habitué du WCT, l’Australien incarne le profil parfait. Il connaît la pression écrasante de la priorité, le timing d’une lecture de vague parfaite, et surtout, il maîtrise la technique pure. Intégrer davantage d’anciens guerriers du Tour de ce calibre dans la cabine permettrait non seulement d’affiner radicalement les scores, mais surtout de restaurer une confiance devenue très fragile entre les surfeurs et l’organisation.

  • Coup d’envoi à Ballito : conditions de folie et destin contrarié pour les Bleus

    Coup d’envoi à Ballito : conditions de folie et destin contrarié pour les Bleus

    La saison des Challenger Series (CS) 2026 vient d’être officiellement lancée sur la côte de KwaDukuza, en Afrique du Sud. Pour cette première journée du Ballito Pro 2026, l’océan a offert des conditions optimales : un plan d’eau propre de un mètre à un mètre cinquante, balayé par un vent offshore idéal. Si le spectacle international a tenu toutes ses promesses, la situation est déjà tendue pour le contingent tricolore.

    Un effectif français réduit au strict minimum

    Il faut se rendre à l’évidence : la délégation française est particulièrement mince cette année. Avec seulement quatre surfeurs et deux surfeuses engagés sur ce circuit d’accès à l’élite, les chances de qualification s’annoncent serrées, même si elles sont loin d’être nulles.

    Ce manque de densité s’explique par deux facteurs majeurs :

    • Des WQS régionaux compliqués l’an dernier, qui ont laissé plusieurs de nos habitués sur le carreau.
    • L’élite qui a aspiré nos leaders, avec les montées légitimes de Kauli Vaast et Tya Zebrowski directement sur le CT.

    Les premiers verdicts : Thyssen passe, Carrique et Goold éliminés

    Dans l’eau, les premiers affrontements ont donné des résultats contrastés pour nos troupes. Tessa Thyssen a parfaitement fait parler son expérience du circuit international. Dans une série piégeuse du Round of 48, elle s’est imposée à l’expérience avec un total de 8,97 points, validant ainsi son ticket pour le tour suivant.

    Le bilan est malheureusement plus lourd pour le reste des engagés du jour. Tiago Carrique s’arrête prématurément au Round of 80, terminant quatrième de sa série malgré un score honorable de 11,93 points. Même coup d’arrêt pour la jeune et très prometteuse Kiara Goold. À seulement 15 ans, elle quitte l’épreuve au Round of 48 avec un total de 9,96 points, impuissante face au festival de l’Australienne Sierra Kerr.

    Tout l’espoir repose désormais sur l’entrée en lice de nos deux derniers guerriers dans le Round of 64 : Maihimana Braye que j’avais oublié dans un premier temps, Charly Quivront, redoutable quand les vagues sont bonnes, et Jorgann Couzinet, qui court après cette qualification de rêve depuis tant d’années.

    Le show international : Vaughan et Kerr affolent les compteurs

    Hors de nos frontières, cette entame a été marquée par des performances stratosphériques. L’Australien Joel Vaughan a envoyé une rotation aérienne massive notée 9,00, s’offrant le meilleur ride de la journée chez les hommes.

    Chez les femmes, la performance du jour revient à Sierra Kerr. De retour aux affaires après de sérieux pépins de santé, la championne du monde junior a littéralement fracassé les sections sud-africaines pour claquer un total impressionnant de 16,83 points, incluant une vague frôlant la perfection à 9,33.

    Le prochain call est fixé à lundi matin, 6h30, heure locale.

  • Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un dénouement magique à la Plage centrale

    Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un dénouement magique à la Plage centrale

    La 45e édition du Caraïbos Lacanau Pro s’est achevée en apothéose sur la Grande Plage. Après un début de semaine marqué par de petites vagues capricieuses, les bancs de sable girondins se sont réveillés pour offrir des conditions inespérées le jour des phases finales. Au bout du suspense, l’Allemand Hans Odriozola (enfin espagnol à la base) et l’Américaine Victoria Duprat ont tous les deux décroché leur tout premier titre sur le circuit Qualifying Series (QS 2,000) de la WSL.

    Le hold-up parfait de Victoria Duprat en vacances

    C’est l’histoire insolite de ce week-end en Gironde. Championne scolaire en Californie, Victoria Duprat était simplement en vacances en France avec ses proches, sa mère shapant ses planches et son père officiant comme coach.

    Inscrite pour le plaisir sur cette épreuve, la jeune Américaine a survolé les débats. Après avoir écarté la favorite Lucia Machado en demi-finale, elle a dicté son rythme face à la Portugaise Erica Maximo lors de l’ultime série (13,60 points). Portée par sa famille locale et ses amis d’enfance, Duprat s’offre une victoire aussi inattendue que mémorable sur ses terres d’adoption.

    Hans Odriozola : le sacre après le duel fratricide

    Chez les hommes, Hans Odriozola tient enfin sa délivrance. Souvent placé mais jamais couronné à Lacanau, l’Allemand a dû passer par un ascenseur émotionnel rare en demi-finale : affronter son propre frère, Kai.

    Une fois ce duel familial particulièrement difficile à gérer mentalement digéré, Hans a profité des droites canaulaises pour exprimer son meilleur surf et dominer le Français Noe Ledee en finale. Un succès fondateur qui lance parfaitement sa saison vers son objectif majeur : la qualification pour les Challenger Series.

    Le circuit européen de la WSL prend désormais la direction de l’Angleterre pour le Boardmasters (QS 4,000), prévu du 5 au 9 août prochains.

  • Quiksilver Festival 2026 : Le programme complet entre glisse et culture urbaine

    Quiksilver Festival 2026 : Le programme complet entre glisse et culture urbaine

    L’information vient de tomber et elle a de quoi réjouir les passionnés de glisse : le Quiksilver Festival by Swatch fait son grand retour sur la côte landaise. Cochez bien les dates dans votre calendrier, car du 19 au 27 septembre 2026, l’épicentre du surf européen va de nouveau vibrer au rythme des vagues et du bon son.

    Comme à son habitude, l’événement prendra ses quartiers dans le célèbre triangle d’or du littoral néo-aquitain : Capbreton, Hossegor et Seignosse. La période de fin septembre est traditionnellement bénie pour la région. Les premières grosses houles d’automne commencent à balayer l’Atlantique, les bancs de sable sont souvent optimaux après la saison estivale, et l’ambiance y est unique. C’est un rendez-vous de fin d’été qui s’annonce déjà incontournable.

    Un casting surf et skate XXL pour enflammer les Landes

    Du côté de l’eau, les organisateurs n’ont pas fait les choses à moitié. Le line-up est tout simplement colossal, mêlant légendes vivantes et figures incontournables du tour professionnel. Le King Kelly Slater sera de la partie (attention avec Kelly, rien n’est jamais sûr), accompagné par notre champion olympique Kauli Vaast et l’inusable Jérémy Florès, qui connaît les vagues locales comme sa poche. À leurs côtés, la jeune garde et les pointures du style répondront présents avec Marco Mignot, Hughie Vaughan, Coco Ho ou encore Milla Coco Brown.

    Mais le Quiksilver Festival ne se limite plus seulement à l’océan. Sur le bitume et les rampes, le plateau promet d’être explosif. On retrouvera la prodige Sky Brown et le technicien portugais du street Gustavo Ribeiro. Les amateurs de deux-roues ne seront pas en reste puisque le roi du BMX flatland Matthias Dandois et la légende du freeride VTT Sam Pilgrim viendront compléter ce vivier d’athlètes de haut vol.

    Ed Banger aux commandes : l’alliance parfaite de l’art et du ride

    La grande nouveauté de cette édition 2026 réside dans sa direction artistique. Quiksilver a confié les clés de son identité visuelle à So Me, l’emblématique directeur artistique du label Ed Banger Records. L’objectif ? Créer un univers graphique explosif qui fait le pont entre la culture skate, le rock, le rap et l’électro.

    L’intéressé n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme face à ce défi de taille, expliquant vouloir concevoir un monde très coloré et débordant de liberté, à l’image de ce qu’il produit depuis des années avec le célèbre label parisien. Il promet de s’appuyer sur la solide base des éditions précédentes pour y insuffler cet ADN urbain qui matche à la perfection avec l’énergie si particulière du sud-ouest.

    Des soirées mémorables signées Pedro Winter

    Que serait un festival landais sans une bande-son à la hauteur ? L’implication de l’écurie Ed Banger dépasse très largement le cadre purement graphique. Pedro Winter (alias Busy P), le fondateur du label, a pris en charge la programmation musicale pour faire transpirer les différents spots de Capbreton, Hossegor et Seignosse à la nuit tombée.

    Pour lui, le Quiksilver Festival est le terrain de jeu idéal, l’endroit exact où les frontières entre les disciplines et les communautés s’effacent. Côté concerts et DJ sets, attendez-vous à un mélange des genres très pointu. Le programme live s’annonce électrique avec le groupe de rock et dance-pop Alexsucks, la nouvelle étoile montante de la scène bass française Tatyana Jane, ou encore l’inclassable et toujours très festif Myd. Pedro Winter l’assure : cette programmation est une véritable invitation à la découverte, mêlant valeurs sûres de la famille Ed Banger et étoiles montantes de la scène actuelle.

    Note de la rédaction : Cet article est mis à jour régulièrement. Au fil des semaines, nous rajouterons ici même le planning détaillé des compétitions, les heures de passage des concerts et les éventuelles nouvelles wildcards. Gardez cette page dans vos favoris !

  • Caraïbos Lacanau Pro : Les Français survivent à un océan punitif

    Caraïbos Lacanau Pro : Les Français survivent à un océan punitif

    On dirait bien que les dieux de l’océan ont un ego à ménager. Eux non plus n’ont manifestement pas digéré le récent changement de date du Caraïbos Lacanau Pro. Résultat ? Ils font payer le prix fort aux compétiteurs cette semaine avec des conditions qu’on qualifiera poliment de « tricky ».

    Hier, sur la Plage Centrale, les vagues étaient cruellement anémiques, transformant ces séries du Qualifying Series (QS) en véritable casse-tête. La direction de course en sue à grosses gouttes, au point d’envisager de lancer des doubles podiums aujourd’hui pour sauver les meubles et expédier un maximum de heats.

    Mais c’est dans ces chantiers illisibles qu’on reconnaît les magiciens des petites vagues. À ce jeu de patience, les Français s’en sont sortis avec les honneurs lors du Round of 96. Enzo Cavallini a plié le game d’entrée avec deux vagues coup sur coup pour un total solide de 14.10, tandis qu’Inigo Madina arrachait sa qualification dans les derniers instants.

    Côté femmes (Round of 48), l’Espagnole Carla Morera De La Vall a donné une leçon de glisse sur les sections plates (11.83). On retient surtout le duel acharné où la Guadeloupéenne Rose Calvez a finalement pris le dessus sur la Portugaise Erica Maximo avec deux scores autour de 6.00.

    Prochain call prévu ce matin à 7h30. Reste à voir si Poséidon a décidé d’envoyer quelques lignes pendant la nuit.

  • Une expédition sud-africaine de 10 jours pour le Natural Selection Surf 2026

    Une expédition sud-africaine de 10 jours pour le Natural Selection Surf 2026

    Après une première édition couronnée de succès dans les tubes parfaits de Micronésie, le Natural Selection Surf change radicalement de décor pour 2026. Fini le spot unique, l’organisation mise cette année sur une expédition « off-the-grid » de dix jours à travers l’Afrique du Sud. L’objectif ? Couronner les freesurfeurs les plus complets, capables de s’adapter aussi bien à des beachbreaks massifs qu’à des pointbreaks interminables dans des eaux bien plus froides.

    Les champions en titre, Soli Bailey et Milla « Coco » Brown, remettent leur couronne en jeu au sein d’un plateau de 12 athlètes incluant Noah Beschen, Eithan Osborne et Kirra Pinkerton. Seul absent notable : le Mexicain Alan Cleland Jr., désormais accaparé par sa récente qualification sur le Championship Tour. Sur le plan sportif, le système de jugement maison (le CREDO) reste la norme, privilégiant le style, l’engagement et la créativité pure plutôt que le comptage classique de manœuvres.

    L’événement s’éloigne des formats compétitifs traditionnels pour se muer en un véritable trip vidéo. Capter l’action et construire un récit immersif sur dix jours de traque itinérante représente un défi logistique exigeant derrière la caméra, garantissant une production finale brute et authentique. Le résultat de cette aventure sera diffusé le 25 septembre sur Red Bull TV.

  • Caraïbos Lacanau Pro : Le grand retour à la compétition de Nommé Mignot

    Caraïbos Lacanau Pro : Le grand retour à la compétition de Nommé Mignot

    La saison européenne des Qualifying Series a officiellement repris ses droits à la Centrale. Si l’ouverture du Caraïbos Lacanau Pro s’est faite dans des vagues petites et particulièrement techniques, l’attention s’est très vite détournée du plan d’eau pour se concentrer sur le tableau des séries. L’attraction du jour portait un nom précis : Nommé Mignot.

    Nommé Mignot, le frère de Marco Mignot

    Le grand frère de Marco Mignot a créé l’événement de ce début de compétition en renfilant le lycra, lui qui avait mis la compétition entre parenthèses fin 2020. À 29 ans, l’ancien grand espoir du surf européen, toujours aussi redoutable dans les airs et létal sur les gauches, a prouvé que la magie opérait encore. Sur un spot qu’il connaît par cœur et qui lui a souvent réussi (deuxième du Lacanau Pro en 2015, troisième en 2018), le Franco-Mexicain a franchi brillamment ses deux premiers tours. Une performance marquante qui offre une belle respiration dans ce circuit ultra-compétitif.

    Une compétition piège ?

    Dans le reste des séries de cette journée d’ouverture réunissant 104 surfeurs, les pièges girondins ont fait des dégâts. Le Basque Markel Vizcarguenaga a affiché un surf incisif, enchaînant deux victoires consécutives pour valider son ticket pour le Round of 64. Une réussite qui a malheureusement fui le Français Gaspard Larsonneur, piégé d’entrée.

    Le clan tricolore a tout de même su s’illustrer : Aaron Bacon a intelligemment construit sa série avec deux scores intermédiaires solides pour contenir le Portugais Afonso Antunes. Mael Laborde a dominé sa confrontation face à Bruno Amado, tandis que Jay Phipps et Esteban Coucoulis Lapierre se sont qualifiés ensemble lors de l’ultime heat. La stratégie de la patience a également souri à Dylan Groen (11.00 points de total) et Milo Shani, tous deux qualifiés.

    La compétition a été relancée ce matin

  • EuroSIMA Beach Party 2026 : Quiksilver rafle la mise à Seignosse

    EuroSIMA Beach Party 2026 : Quiksilver rafle la mise à Seignosse

    La grand-messe annuelle du surf business européen a rendu son verdict sur les bancs de sable de Seignosse. Pour cette édition 2026 de l’EuroSIMA Beach Party, c’est l’équipe Quiksilver (pavillon Boardriders) qui soulève le trophée, dans des conditions… pour le moins capricieuses.

    En effet, l’océan n’a pas vraiment joué le jeu. Le manque cruel de houle a contraint l’organisation à stopper les hostilités dès l’entame du deuxième tour. Le classement final a donc été scellé sur les deux meilleures vagues scorées lors du premier round. Un format express qui n’a pourtant pas tué le suspense ! Quiksilver s’adjuge la première place, talonné par l’équipe 1 de Rip Curl et la team Oxbow qui vient compléter ce podium. Billabong et Alltroc se glissent dans le top 5.

    Après l’effort, la famille de la glisse s’est réunie au Jo&Joe pour la remise des prix, clôturant la journée par un cocktail devant le match des Bleus. L’esprit de communauté, véritable ADN de l’association aux 215 adhérents, était une fois de plus au rendez-vous.

    Et Icones Surf dans tout ça ? Les rangs de la rédaction se limitant pour le moment à moi-même, difficile d’aligner un relais très compétitif à l’eau. Mais promis, on s’entraîne en secret pour venir bousculer la hiérarchie lors d’une prochaine édition !

  • Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un 45e anniversaire au goût amer

    Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un 45e anniversaire au goût amer

    Le plus vieux club de surf d’Europe s’apprête à célébrer une étape historique. Ce mercredi 8 juillet 2026, le Caraïbos Lacanau Pro lance sa 45e édition sur la Grande Plage. Au programme : une identité visuelle rétro inspirée des années 80, des contests de skate, des concerts et un village d’exposants ultra-complet. Sur le papier, la fête s’annonce belle. Dans l’eau, l’histoire est bien différente.

    Pour les passionnés de surf et les habitués du circuit, une question tourne en boucle : pourquoi l’évènement est à cette date ?

    Le sabordage en règle du plateau européen

    Historiquement ancré au milieu du mois d’août, le Lacanau Pro a été brutalement avancé du 8 au 13 juillet. Un choix de calendrier totalement déconnecté de la réalité du circuit mondial. Le premier événement des Challenger Series (CS) débute en effet le 12 juillet en Afrique du Sud.

    Conséquence directe de ce chevauchement absurde : le QS 2,000 canaulais perd instantanément ses plus grosses têtes d’affiche. Impossible pour les cadors du Vieux Continent de s’aligner en Gironde alors qu’ils doivent jouer leur qualification pour l’élite de l’autre côté du globe. Cette année, le public devra faire une croix sur des patrons du circuit comme Jorgann Couzinet ou Charly Quivront.

    Un mois d’août désert, le silence de la WSL

    Le plus rageant reste l’incohérence globale du calendrier estival de la World Surf League Europe. Le circuit régional prévoit un WQS en Angleterre au début du mois d’août, puis un autre en Galice à la toute fin du mois. Entre les deux ? Un immense vide de trois semaines en plein cœur de l’été.

    Pourquoi ne pas avoir maintenu Lacanau à sa date historique de la mi-août, ce qui aurait permis de construire un enchaînement logique et de garantir un plateau XXL ? Nous avons directement contacté la WSL pour tenter d’obtenir des explications sur ce choix. Pas de réponse pour l’instant.

    Si les jeunes talents comme Sam Piter, tenant du titre, ou Naïa Monte, tête de série numéro un chez les femmes, assureront le spectacle, cette 45e édition méritait un tout autre traitement de la part des instances du surf mondial.

  • Kelly Slater de retour à Tahiti : Wildcard légendaire et vagues parfaites aux Trials

    Kelly Slater de retour à Tahiti : Wildcard légendaire et vagues parfaites aux Trials

    Le King n’a pas dit son dernier mot. À 54 ans, Kelly Slater s’apprête à renfiler le lycra de compétition pour l’Outerknown Tahiti Pro 2026, du 8 au 18 août prochains. L’onze fois champion du monde a reçu une wildcard officielle de la WSL pour s’aligner sur l’un des spots les plus massifs et dangereux de la planète : Teahupo’o.

    Le GOAT de retour dans son jardin tahitien

    Après une lourde opération de la hanche fin 2025 et une vie de famille bien remplie aux côtés de Kalani Miller (le couple attend d’ailleurs un heureux événement), beaucoup pensaient Slater définitivement retraité du circuit d’élite. Erreur. Le surfeur américain revient sans pression, mais avec l’expérience unique de ses cinq victoires au « Bout du Monde ». Le timing est parfait : la marque de vêtements écoresponsables qu’il a fondée, Outerknown, est justement le sponsor titre de cette septième étape du CT. (Comme de par hasard)

    Un score parfait de 20/20 pour les locaux

    Mais le retour du GOAT ne sera pas la seule attraction à l’End of the Road. Les Trials locaux viennent de s’achever dans des conditions dantesques de 2 à 2,5 mètres, révélant la puissance de la nouvelle génération tahitienne.

    Chez les hommes, le redoutable local Eimeo Czermak a littéralement terrassé la concurrence. Il décroche son ticket pour le tableau principal après une série historique, scorant deux 10 parfaits pour un total intouchable de 20/20. Blessé à la cheville en finale, le jeune chargeur promet d’être rétabli à temps pour défier l’élite mondiale.

    Du côté des femmes, l’exploit est tout aussi retentissant. À seulement 13 ans, Kelia Gallina remporte les Trials féminins pour la deuxième année consécutive. Son engagement dans les tubes backside de Teahupo’o s’annonce déjà comme l’un des moments forts de cet été.

  • Un surfeur venu d’Iran crée la surprise sur la liste des inscrits du Lacanau Pro !

    Un surfeur venu d’Iran crée la surprise sur la liste des inscrits du Lacanau Pro !

    Alors que les yeux du monde du surf se tournent vers la Gironde pour le retour du mythique Lacanau Pro du 8 au 13 juillet prochains, un nom sur la liste des participants crée la surprise et bouscule toutes les attentes. Au milieu des 112 compétiteurs habitués des Qualifying Series (QS 2000), un profil retient particulièrement l’attention : celui de Mohammad Shahmoradi. Encore faut-il qu’il soit présent…

    Un profil atypique de 38 ans à l’assaut de la Gironde

    À 38 ans, cet athlète au parcours singulier va vivre sa toute première expérience sur le circuit de la World Surf League (WSL). Originaire d’Iran, ce passionné n’est pourtant pas un total inconnu puisqu’il a déjà représenté son pays lors des Mondiales ISA. Ancien joueur de basketball et de volleyball, cet amoureux de nature et de documentaires apporte un vent d’exotisme absolu sur l’étape française.

    Pas de points, mais un défi historique

    Le règlement de la WSL est pourtant strict : s’agissant d’un QS européen, Mohammad ne pourra prétendre à aucun point pour le classement continental. Qu’importe. Le surfeur iranien vient chercher l’expérience, se frotter à l’élite et, pourquoi pas, créer l’exploit en s’emparant d’un prize money en cas de phase finale. Une trajectoire unique qui prouve que le surf n’a définitivement pas de frontières.

    Espérons qu’il ait progressé depuis cette vidéo qui date d’il y a 10 ans.

  • Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Après une finale frustrante l’an passé et un début de saison laborieux, Axel Dominguez a choisi le meilleur moment pour signer le plus gros coup de sa jeune carrière. Chez les filles, le clan tricolore encaisse une sacrée déception alors que les cartes sont totalement rebattues sur le circuit européen.

    Le hold-up parfait d’un surfeur de l’ombre

    On connaissait son talent brut et son engagement lourd dans les tubes landais, mais Axel Dominguez devait encore prouver qu’il pouvait endosser le costume de pur compétiteur. C’est désormais chose faite. Arrivé à Capbreton à une modeste 26e place européenne, le surfeur de Seignosse a délivré une prestation clinique sur le spot du Santocha.

    En finale, le Landais de 18 ans a rapidement plié les débats avec un enchaînement chirurgical noté 7.00 et 7.27, laissant l’Italien Leonardo Apreda et la meute portugaise courir après le score. Grâce à ce premier titre JQS en carrière, il fait un bond spectaculaire à la 7e place du classement général. Un déclic mental majeur : pour espérer voir plus haut, Axel devra transformer ce coup d’éclat en régularité méthodique lors des prochaines étapes.

    Douche froide chez les filles et favoris au tapis

    Si les garçons jubilent, le tableau féminin laisse un goût amer aux locales. Alors que la tenante du titre Carla Morera De La Vall s’est fait sortir dès les demi-finales, c’est la Portugaise Lua Escudeiro qui a créé la surprise en s’imposant face à la Hollandaise Tiara van der Huls.

    Cette étape landaise aura agi comme un véritable rouleau compresseur pour les leaders du circuit. Le patron du classement masculin, Hans Odriozola, a lui aussi mordu la poussière en demi-finale. Prochain rendez-vous le WQS à Lacanau pour confirmer la révolte des outsiders.

  • Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Les trials de la septième étape du Championship Tour de la WSL viennent de livrer son verdict sur le spot le plus mythique de la planète. Après deux journées intenses de compétition dans les vagues de Teahupoo, les Trials de la Tahiti Pro 2026 ont couronné deux figures locales qui rejoignent officiellement l’élite mondiale pour le grand rendez-vous d’août prochain.

    Un surfeur backside plus que doué

    Chez les hommes, c’est l’histoire d’une résurrection sportive. Eimeo Czermak, 23 ans, a prouvé que ses blessures graves de 2023 ne sont plus qu’un lointain souvenir. Le surfeur tahitien a survolé les débats, s’offrant même le luxe de scorer un parfait 20/20 lors de son quart de finale. En finale, face à un Matahi Drollet pourtant impérial, Czermak a su faire la différence pour l’emporter sur le fil avec un total de 17,33 points contre 16,04. Une démonstration backside de puissance et d’engagement qui promet pour le Main Event.

    Une surfeuse de 13 ans

    Du côté des femmes, le phénomène Kelia Gallina continue de bousculer la hiérarchie. À seulement 13 ans, celle que l’on surnomme déjà « Miss Teahupoo » réalise l’exploit de conserver son titre. Elle s’impose pour la deuxième année consécutive lors de ces Trials, dominant Kohai Fierro en finale (8,00 à 5,03). Sa précocité et sa lecture de la vague préfigurent un avenir brillant parmi l’élite mondiale.

    Grâce à ces victoires majeures à domicile, le contingent tahitien aura fière allure pour la Tahiti Pro 2026. Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’aligneront aux côtés de Kauli Vaast, Vahine Fierro et de la jeune prodige Tya Zebrowski. Le rendez-vous est pris du 8 au 18 août pour voir ces tubes-riders locaux défier les meilleurs mondiaux sur la vague la plus dangereuse du monde.

  • Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Le coup d’envoi du Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton a été donné ce vendredi 3 juillet 2026 sur le spot de Santocha. Sous un grand soleil estival et dans des vagues d’un mètre environ, les meilleurs espoirs du surf européen ont offert un spectacle intense. Si certains favoris ont tenu leur rang, cette première journée a surtout été marquée par un énorme coup de théâtre chez les filles.

    L’énorme surprise : Naïa Monte prend la porte !

    C’est la sensation de ce Round de 32 féminin. Attendue au tournant devant son public, la jeune star française Naïa Monte a été prématurément éliminée. Dans une série hyper serrée, la Guadeloupéenne Rose Calvez a su tirer son épingle du jeu en scorant la meilleure vague dans les dernières minutes. Elle se qualifie pour les quarts de finale en compagnie de la Basque Oihane Goñi, laissant une Naïa Monte impuissante, faute d’avoir pu améliorer son deuxième score.

    À l’inverse, la tenante du titre Carla Morera De La Vall n’a pas tremblé. L’Espagnole a survolé sa série avec un total solide de 14,00 points (deux vagues à 7,00 points), dominant la wildcard locale Charlie Leguay. La Néerlandaise Tiara Van Der Huls, victorieuse en Espagne la semaine dernière, continue elle aussi sa route.

    Les Bleus en progression chez les hommes

    Du côté des garçons, les Rounds de 64 et de 48 ont rendu leur verdict. L’international Sun Shlomo Malka a été le grand bonhomme du jour, signant le meilleur total (13,50 points) avant d’enchaîner une seconde victoire pour rejoindre les seizièmes de finale. Le Portugais Bruno Amado s’est également montré très affûté.

    La bonne nouvelle vient du clan tricolore : une solide délégation française composée de Hugo Flori, Jay Phipps, Malone Vieuge, Inigo Madina et Gabriel Abiven a brillamment validé son ticket pour la suite des hostilités. Seul bémol, l’actuel meilleur au classement junior, Alai Rodriguez Albeniz a été éliminé.

    Le prochain call est fixé à ce samedi 4 juillet à 9h00 pour un potentiel lancement des séries à 9h15.

  • Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Le monde du surf professionnel est en ébullition. L’annonce surprise d’une nouvelle étape de la WSL en plein cœur de la saison a déclenché une vague de colère chez les pensionnaires du Championship Tour (CT). Parmi les voix les plus critiques, celle du triple champion du monde Gabriel Medina, qui a ouvertement qualifié la situation de « blague ». Les surfeurs pointent du doigt un changement des règles du jeu en cours de route. Mais l’organisation a-t-elle enfreint ses propres lois ? Nous avons plongé dans le Rule Book officiel 2026 de la WSL pour démêler le vrai du faux.

    Ce texte secret qui protège les patrons du circuit

    Si certains fans et les athlètes crient à l’injustice, la réalité juridique est implacable : la WSL s’est légalement blindée contre ce genre de contestations. Dès le préface du règlement, à la page 8 du Rule Book, tout est écrit noir sur blanc. L’organisation stipule qu’elle peut amender ou compléter son livre de règles périodiquement avec le consentement de l’Office des Tours et des Compétitions.

    Mieux encore, le document mentionne l’existence d’un organe ultra-restreint appelé le Comité Spécial. C’est ce groupe très fermé qui possède les pleins pouvoirs pour valider ou rejeter les modifications majeures du CT. Parmi ses compétences directes, on retrouve :

    • Le nombre et l’emplacement des événements du CT (y compris les changements matériels de dates);
    • Le nombre d’épreuves en piscine à vagues;
    • Le nombre de surfeurs sur le circuit.

    En clair, rajouter une compétition aux Philippines ou modifier le calendrier en cours d’année est une procédure 100 % légale et prévue par leurs propres statuts.

    2 personnes décident de l’avenir du surf mondial

    Derrière ce mystérieux Comité Spécial ne se cache pas une assemblée de dizaines de spécialistes, mais un duo très restreint. La définition de l’Appendix D précise que ce comité est composé de seulement deux membres:

    1. Un représentant des surfeurs du CT (choisi parmi une liste de 3 noms approuvée par la WSL).
    2. Un directeur de compétition nommé par la WSL (validé par les athlètes).

    Ce sont ces deux uniques personnes qui, dans l’ombre, font la pluie et le beau temps sur le circuit mondial. Si Medina ou d’autres s’indignent, leurs propres représentants ont techniquement dû apposer leur signature pour que l’événement soit validé. La WSL a le pouvoir légal de modifier son calendrier quand elle le souhaite, et les surfeurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de ce binôme tout-puissant.

  • Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Le spot mythique du Santocha s’apprête à trembler. Du vendredi 3 au dimanche 5 juillet 2026, Capbreton accueille l’unique étape française du WSL Europe Junior Tour : le Quiksilver & ROXY Junior Pro. Durant trois jours, les meilleurs espoirs de moins de 20 ans vont s’affronter sur les vagues landaises pour ce troisième rendez-vous de la saison.

    L’enjeu est colossal pour la délégation tricolore qui évoluera à domicile. Si l’Espagnol Alfonso Suarez et l’Allemand Hans Odriozola mènent le tableau masculin, le contingent français doit prendre sa revanche avec un début d’année décevant. Chez les filles, la tenante du titre espagnole Carla Morera De La Vall devra faire face à une armada bleue ultra-déterminée, menée par Naïa Monte, Clémence Schorsch et la locale du Hossegor Surf Club, Malia Dupouy, bénéficiaire d’une wildcard.

    L’autre grande attraction de cette édition 2026 se passe hors de l’eau, ou plutôt sur la chaise de direction. L’ancien champion d’Europe Junior landais, Marc Lacomare, endosse pour la toute première fois le costume de directeur de compétition. Un passage de relais hautement symbolique pour celui qui a tant marqué le circuit professionnel et qui guidera désormais la nouvelle génération de surfeurs vers les sommets.

  • Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    C’est la grosse annonce qui secoue la planète surf. La World Surf League vient d’officialiser l’intégration de Cloud 9, la mythique droite des Philippines, au calendrier du Championship Tour (CT) pour les saisons 2026 et 2027. Historiquement classé comme un QS 6 000, le Philippines Pro est officiellement promu dans l’élite mondiale et se déroulera du 31 octobre au 10 novembre 2026.

    Une assurance anti-flat pour la WSL

    Cette intégration surprise comme 11e étape n’est pas un hasard. La WSL a choisi de blinder son calendrier pour garantir un minimum de 12 événements cette saison, au cas où le Surf Abu Dhabi Pro – la piscine à vagues de Kelly Slater – ne pourrait pas se dérouler comme prévu (conflit Iran – EU qui déborde un peu). Ce nouvel événement vient ainsi sécuriser l’intégrité du format de la course au titre mondial.

    « Aller sur un nouveau spot, c’est toujours excitant. Cloud 9 a l’air d’être un slab ultra fun qui finit en section à airs. En tant que régular, tuber sur mon frontside (face à la vague) n’arrive presque jamais à part à Backdoor, donc j’ai vraiment hâte ! »Leonardo Fioravanti, actuel numéro 1 mondial.

    Des ajustements majeurs au Portugal et à Abu Dhabi

    L’arrivée des Philippines provoque un jeu de chaises musicales en fin d’année. Le MEO Rip Curl Pro Portugal est avancé de six jours (16 au 25 octobre) pour ouvrir une fenêtre de tir à Cloud 9. De son côté, le Surf Abu Dhabi Pro est repoussé du 25 au 29 novembre, juste avant le Grand Prix de Formule 1.

    Le spot de Siargao accueillera un plateau réduit à 24 hommes et 16 femmes pour la phase cruciale du « postseason », juste avant le grand dénouement à Pipeline en décembre. Un rendez-vous historique qui s’annonce d’ores et déjà spectaculaire.

  • JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde du surf professionnel. Après quatre mois de bras de fer intense en coulisses, la Fédération Internationale de Surf (ISA) et le Comité International Olympique ont cédé face à la fronde des athlètes du Championship Tour (CT). Menaçant tout simplement de boycotter les épreuves qualificatives pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, les stars du circuit mondial ont fait plier les instances.

    Hier, l’ISA a officialisé une refonte majeure de son système de qualification. À première vue, c’est une victoire : le nombre de places directement réservées à l’élite mondiale du CT passe de 5 à 8 par genre.

    Le piège de la règle des quotas par nation

    Pourtant, cette victoire syndicale a un goût très amer pour certains. C’est le piège parfait du « faites attention à ce que vous souhaitez ». En parallèle de cette augmentation de places, l’ISA a réduit le quota maximal par pays, le faisant passer de trois à deux athlètes. De plus, la règle stricte limitant à un seul qualifié par pays via le classement CT reste inchangée.

    Pour les nations ultra-dominantes comme les États-Unis, l’Australie et le Brésil, la route vers Los Angeles devient un véritable parcours du combattant. Si l’on figeait les classements aujourd’hui, des surfeurs du top mondial comme Yago Dora ou l’ancienne championne olympique Carissa Moore se verraient privés de Jeux au profit d’athlètes moins bien classés, mais issus de nations moins représentées.

    Les grands gagnants de cette réforme

    À l’inverse, cette décision fait le bonheur des « petites » nations du surf. Des athlètes comme le Mexicain Alan Cleland, le Marocain Ramzi Boukhiam ou l’Italien Leonardo Fioravanti voient leur billet pour 2028 quasiment assuré sans avoir à passer par les redoutables World Surfing Games. La guerre psychologique ne fait que commencer.

  • JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    Après la deuxième étape du circuit Pro Junior de la WSL en Galice, le bilan est contrasté pour le clan tricolore. Si Naïa Monte brille, les garçons affichent un retard historique inquiétant avant l’étape capitale de Capbreton.

    Le GADIS Junior Pro Ferrol 2026 vient de rendre son verdict sur les vagues de la Playa de Esmelle. Si la victoire finale a échappé aux tricolores au profit de la surprise néerlandaise Tiara van der Huls et du Roumain John John Rabinovitch, c’est surtout le classement général européen qui interpelle.

    Des surfeurs bleus à la peine

    Historiquement dominateurs sur le circuit JQS depuis des décennies, les surfeurs français traversent une crise de résultats inédite. À l’issue des deux premières étapes (Maroc et Espagne), un seul Français figure désormais dans le top 20 européen : Alai Rodriguez Albeniz, 16 ans, solide sixième. Derrière lui, c’est le désert. De mémoire de suiveur, le clan tricolore n’avait jamais aligné si peu de représentants à ce niveau. Ce trou générationnel marquant sonne comme un véritable signal d’alarme pour la relève masculine.

    Les surfeuses françaises dominent

    Heureusement, le contingent féminin redonne le sourire et maintient la France à flot. À Ferrol, la jeune Naïa Monte s’est brillamment hissée en finale, ne cédant la première place qu’à quelques minutes de la sirène. Grâce à cette performance, elle grimpe sur la troisième marche du classement général. Le surf tricolore est d’ailleurs bien représenté avec quatre Françaises installées fermement dans le top 10 européen. Sans parler de Tya Zebrowski, qui vient d’atteindre sa première finale WCT à l’âge de 15 ans. Même constat pour Kiara Goold, qui est au même âge, est sur le circuit Challenger Series féminin.

    Allez les bleus, prochaine étape cette semaine à domicile, Capbreton.

  • Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    J’adore le longboard. C’est esthétique, c’est historique, c’est l’essence même de la glisse. Pourtant, après 18 ans à suivre le surf professionnel au quotidien, je craque : le circuit mondial m’ennuie profondément et sa mentalité actuelle me rebute.

    La guerre du longboard classic vs moderne

    Pourquoi ? Parce qu’on nous sert la même soupe en boucle. Des vagues d’un mètre propre, des point breaks standardisés, et des critères de jugement devenus totalement illisibles. Même avec des décennies de culture surf derrière moi, je ne comprends plus les notes des juges la majeure partie du temps. Le longboard est devenu le théâtre d’une guerre de clochers stérile entre les puristes nostalgiques du single fin classique et les acharnés du tri-fin ultra-moderne. Une niche dans la niche qui se regarde le nombril pendant que le navire coule.

    La réalité économique est pathétique : quand le troisième du classement européen doit renoncer aux étapes internationales parce que les prize money sont dérisoires et que voyager ne vaut plus le coup financièrement, c’est que le système est cassé.

    Le longboard intéresse t’il encore ?

    Et le pire, c’est que le public est demandeur ! Les réseaux sociaux ne mentent pas : une seule vague d’Édouard Delpero à Guéthary cumule 651 000 vues, et une bombe de Louis Marchiset à La Nord Hossegor frôle le million. Les internautes veulent voir du longboard, mais pas celui qu’on leur impose dans ces formats de compétition aseptisés.

    Il est temps de bousculer les codes. Pour être sacré champion du monde, un surfeur doit être complet : gracieux sur le nose, mais aussi capable de charger quand le plan d’eau s’énerve. La récente épreuve à Abu Dhabi a frôlé le ridicule : la majorité des compétiteurs étaient incapables de caler un tube proprement. On est bien loin des Hawaiiens qui allaient s’enfermer dans des cavernes à Pipeline avec des planches de 9 pieds. Si la discipline refuse de se moderniser et de montrer du gros surf, elle finira par mourir dans l’indifférence générale.

  • Comment Édouard Delpero a renversé la finale à Ferrol pour s’offrir l’Europe

    Comment Édouard Delpero a renversé la finale à Ferrol pour s’offrir l’Europe

    La plage d’Esmelle, en Galice, vient de vibrer au rythme des phases finales du GADIS Longboard Pro Ferrol. Dans des vagues de deux à trois pieds, cette ultime étape du circuit régional de la World Surf League (WSL) a sacré deux visages bien connus du circuit européen : le Français Édouard Delpero et la prodige italienne de 14 ans, Ginger Caimi. Tous deux repartent avec la couronne de champion d’Europe en poche.

    Le coup de poker d’Édouard Delpero en finale

    Après deux places de finaliste frustrantes lors des précédentes éditions à Ferrol, Édouard Delpero n’avait plus le droit à l’erreur. Pour décrocher ce titre européen, la victoire était obligatoire.

    Malmené en début de série par le Britannique Ben Skinner et l’Espagnol Jon Garmendia Gonzalez, le surfeur tricolore a dû prendre des risques. C’est finalement grâce à une trajectoire tendue et une note de 8,50 points (sur 10) qu’il a renversé la situation dans les dernières minutes.

    « C’était un vrai défi de revenir face à cette nouvelle génération, de prouver que je suis toujours là et que je veux gagner », a-t-il avoué.

    Grâce à ce finish, il valide sa requalification pour le circuit mondial qui débutera le mois prochain à l’US Open.

    Ginger Caimi, 14 ans et déjà intouchable

    Du côté des femmes, Ginger Caimi a survolé les débats. Arrivée en Galice avec le statut de favorite, l’Italienne a signé la meilleure performance du jour en finale avec deux vagues à 8,17 et 8,27 points. À seulement 14 ans, elle conserve son titre à Ferrol et s’offre son tout premier sacre européen devant la Française Alice Lemoigne.

    La compétition se poursuit ce week-end en Espagne avec le lancement des premiers rounds du GADIS Junior Pro Ferrol.

  • Vivo Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski frôle le sommet, Yago Dora s’empare du trône mondial

    Vivo Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski frôle le sommet, Yago Dora s’empare du trône mondial

    Le spot d’Itaúna à Saquarema n’a pas offert le spectacle de l’année pour le dénouement du ViVO Rio Pro 2026. Dans des vagues médiocres et particulièrement piégeuses, la jeune prodige française de 15 ans, Tya Zebrowski, a hissé le surf tricolore jusqu’en finale de cette épreuve du Championship Tour (CT), un record de précocité. Un parcours exceptionnel qui s’est malheureusement arrêté à une marche du sacre.

    Le coup de force tactique de Sawyer Lindblad

    Face à elle, l’Américaine Sawyer Lindblad (20 ans) traînait une lourde malédiction : trois finales sur le CT, trois places de dauphine. Dans ce duel de fin de tableau gâché par des vagues vraiment pas à la hauteur.

    Lindblad a su faire les choix les plus intelligents sur les sections molles pour sécuriser un total combiné modeste (autour des 7 points), s’offrant ainsi sa première victoire en carrière. Malgré une belle réaction sur son surf backside et un enchaînement engagé récompensé par la meilleure note du heat (5.57), Tya Zebrowski a cruellement manqué de vagues à fort potentiel dans les dernières minutes pour inverser la tendance. À seulement 15 ans, ce résultat à la mi-saison valide un potentiel hors norme.

    Yago Dora en jaune, Fioravanti s’incline

    Dans le tableau masculin, le public brésilien a bravé la météo pour gagner. Le local Yago Dora a littéralement enflammé le beach break en dominant l’Italien Leonardo Fioravanti lors de l’ultime face-à-face.

    Porté par une foule en délire, Dora décroche une victoire cruciale à domicile. avec sa pla ce en finale, l’italien Leonardo Fioraventi chipe la première place du classement général du WCT et portera le lycra jaune de leader mondial lors de la prochaine étape du circuit.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    Cette journée brésilienne a soufflé le chaud et le froid sur le clan tricolore à Saquarema. Entre l’irrésistible ascension d’une prodige de 15 ans et une décision arbitrale litigieuse qui laisse un goût très amer, cette journée du VIVO Rio Pro 2026 restera gravé dans les mémoires.

    Tya Zebrowski : La reine de Saquarema est Française

    À seulement 15 ans, Tya Zebrowski n’en finit plus de bousculer la hiérarchie mondiale de l’élite. Opposée à l’Espagnole Nadia Erostarbe en demi-finale, la jeune rookie a livré un véritable récital de puissance, de fluidité et de timing. Sur un spot pourtant piégeux et changeant, Tya a fait parler son surf explosif sur le lip pour claquer un gros total de 14,84 points, laissant son adversaire en situation de combinaison pendant la majeure partie de la série.

    Avec cette victoire éclatante, elle s’offre sa place pour une finale au sommet face à la Californienne Sawyer Lindblad (qui a éliminé Caroline Marks). Au passage, elle prend une option sur le titre mondial de Rookie of the Year.

    Le coup de canif : Kauli Vaast éliminé dans la controverse

    L’ambiance est devenue beaucoup plus lourde lors du quart de finale masculin opposant Kauli Vaast à Ethan Ewing. Dans un duel de pur power surfing, le Tahitien a sorti toute sa panoplie de carves appuyés et de trajectoires massives. Pourtant, c’est une note qui a mis le feu aux poudres : un 7,00 attribué à l’Australien pour un enchaînement de deux virages, jugé largement surévalué par les observateurs et les fans en feu sur les réseaux sociaux.

    Malgré une réplique solide notée 6,17 et un gros air tenté dans les dernières secondes pour arracher la victoire, le champion olympique s’incline de justesse face à la glisse chirurgicale mais moins agressive d’Ewing. Une élimination frustrante tant le surfeur de Teahupo’o avait le rythme pour aller chercher le titre au Brésil.

  • Leandro Usuna : Le « Grinch » du surf argentin vise Los Angeles à 41 ans

    Leandro Usuna : Le « Grinch » du surf argentin vise Los Angeles à 41 ans

    Imaginez un hiver glacial sur la côte argentine. La neige tient sur le sable, le thermomètre frôle le zéro. Pourtant, un homme sprinte vers le shorebreak avec l’enthousiasme d’un gamin qui découvre l’océan. Ce surfeur, c’est Leandro « Lele » Usuna. Surnommé « Le Grinch » pour sa faim insatiable de vagues, le double champion du monde s’est lancé un défi complètement fou : décrocher son ticket pour les Jeux Olympiques de Los Angeles à près de 41 ans.

    Pour accomplir ce miracle, l’Argentin puise sa force là où personne ne l’attend : chez la légende du football, Diego Maradona.

    En 2014, avant de décrocher sa première couronne mondiale à Punta Rocas, Usuna s’était imposé un rituel immuable. Avant chaque série, il visionnait en boucle la célèbre vidéo de l’échauffement de Maradona avec le Napoli, jonglant et dansant avec le ballon sur le rythme de Live Is Life. Une décharge d’adrénaline pure et une leçon de joie brute qu’il transférait directement sur son shape. « J’avais cette chanson dans la tête en ramant au pic, j’étais gonflé à bloc, prêt pour le match », confie-t-il.

    Après avoir goûté à l’arène olympique à Tokyo en 2020 et manqué le train pour Tahiti, ce père de deux enfants refuse de raccrocher le Lycra de compétition. L’âge ? Un simple chiffre. Le déclic est venu en regardant le skateur Andy Macdonald fracasser le bowl de Paris à 51 ans.

    Pour Lele, glisser reste ce qui se rapproche le plus du rêve de voler. À l’aube de la quarantaine, Usuna prouve que la passion n’a pas de date d’expiration. Et qu’avec un peu de la magie d’El Pibe de Oro sous les dérives, aucun swell n’est trop gros.

  • Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Le spot de Saquarema a tremblé ce samedi 20 juin 2026. Alors que le public brésilien en ébullition attendait une démonstration de ses idoles locales pour cette 6e étape du Championship Tour (CT), ce sont deux surfeurs tricolores qui ont totalement volé la vedette. En éliminant des légendes absolues et des leaders mondiaux, Tya Zebrowski et Kauli Vaast ont signé une journée historique pour le surf français.

    À 15 ans, Tya Zebrowski éteint la légende Carissa Moore

    C’est l’image forte de ce VIVO Rio Pro. À seulement 15 ans, la plus jeune qualifiée de l’histoire du CT, Tya Zebrowski, vient de prouver qu’elle n’avait peur de personne. Après avoir écarté l’expérimentée Lakey Peterson au Round 2, la surfeuse tricolore retrouvait la quintuple championne du monde et médaillée d’or olympique, Carissa Moore, en quarts de finale.

    Loin d’être intimidée par le palmarès de l’Hawaïenne, Tya a surfé avec une maturité déconcertante pour s’imposer largement (12.70 contre 7.77). Une revanche éclatante après leur dernier duel à Snapper Rocks.

    « Elle m’avait battue là-bas, donc je ne voulais vraiment pas qu’elle recommence. J’ai juste essayé de rester concentrée sur mon propre surf. C’était une série incroyable et très stressante, mais je suis tellement heureuse », a confié la jeune prodige, qui se qualifie pour sa toute première demi-finale sur le CT face à l’Espagnole Nadia Erostarbe.

    Kauli Vaast fait taire l’arène brésilienne en sortant le n°1 mondial

    Chez les hommes, le défi qui attendait Kauli Vaast au Round 3 relevait presque de la mission impossible : affronter le champion du monde 2019 et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira, devant des milliers de fans brésiliens hurlants sur la plage.

    Dans la peau de l’underdog absolu, le champion olympique tahitien a fait preuve d’un sang-froid glacial. Grâce à un surf backside chirurgical et surpuissant, Vaast est parvenu à contrer la fougue de Ferreira sur ses propres terres. Un exploit retentissant qui propulse le rookie français en quarts de finale pour la troisième fois de la saison.

    « C’est un super jeu mental d’essayer de rester froid, concentré, et de faire son truc. Être dans cette situation face aux meilleurs me motive énormément », a déclaré le Tahitien.

    Au prochain tour, Kauli Vaast aura un autre immense morceau face à lui : l’Australien Ethan Ewing. La française Tya Zebrowski sera confrontée en demi finale à l’espagnole Nadia Erostarbe. Le rendez-vous est pris ce dimanche 21 juin pour un Finals Day qui s’annonce d’ores et déjà grandiose pour le clan français.

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round One (Heats 7-8) Results
    HEAT 7: Bella Kenworthy (USA) 10.10 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 8.93
    HEAT 8: Tatiana Weston-Webb (BRA) 11.00 DEF. Tyler Wright (AUS) 10.46

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round Two Results
    HEAT 1: Carissa Moore (HAW) 14.50 DEF. Erin Brooks (CAN) 13.30
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) 14.33 DEF. Lakey Peterson (USA) 11.03
    HEAT 3: Nadia Erostarbe (ESP) 8.40 DEF. Molly Picklum (AUS) 7.67
    HEAT 4: Caitlin Simmers (USA) 15.10 DEF. Bella Kenworthy (USA) 13.60
    HEAT 5: Gabriela Bryan (HAW) 17.33 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 13.26
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 14.00 DEF. Tatiana Weston-Webb (BRA) 13.00
    HEAT 7: Luana Silva (BRA) 12.47 DEF. Isabella Nichols (AUS) 12.20
    HEAT 8: Sawyer Lindblad (USA) 14.03 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 9.67

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Quarterfinal Results
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) 12.70 DEF. Carissa Moore (HAW) 7.77
    HEAT 2: Nadia Erostarbe (ESP) 15.83 DEF. Caitlin Simmers (USA) 12.23
    HEAT 3: Caroline Marks (USA) 13.04 DEF. Gabriela Bryan (HAW) 11.90
    HEAT 4: Sawyer Lindblad (USA) 12.86 DEF. Luana Silva (BRA) 12.26

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Round Three Results
    HEAT 1: Jack Robinson (AUS) vs. Samuel Pupo (BRA)
    HEAT 2: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Liam O’Brien (AUS)
    HEAT 3: Morgan Cibilic (AUS) vs. Matthew McGillivray (RSA)
    HEAT 4: Joao Chianca (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Italo Ferreira (BRA) Kauli Vaast (FRA)
    HEAT 6: Ethan Ewing (AUS) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 7: Yago Dora (BRA) vs. Marco Mignot (FRA)
    HEAT 8: Callum Robson (AUS) def. Michael Pupo (BRA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Semifinal Matchups
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP)
    HEAT 2: Caroline Marks (USA) vs. Sawyer Lindblad (USA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Quarterfinal Matchups
    HEAT 1: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 3: Kauli Vaast (FRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
    HEAT 4: Yago Dora (BRA) vs. Miguel Pupo (BRA)

  • Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Les Français ont fait le show dans les vagues puissantes de Saquarema. Lors du round 2 du Rio Pro, Kauli Vaast et Marco Mignot ont validé leur ticket pour le troisième tour, affichant chacun un surf aussi radical qu’intelligent.

    Vaast comme à la maison

    Opposé au Californien Crosby Colapinto, Kauli Vaast a dicté son rythme (13.73 contre 11.50). Sur les gauches brésiliennes, le Tahitien a fait parler sa puissance et son engagement, enchaînant notamment de gros laybacks. Dans des conditions solides balayées par un fort vent offshore, Vaast a déclaré se sentir presque « comme à la maison », profitant de sa meilleure session sur ce spot. De son côté, Colapinto, malgré une belle attaque backside au premier plan, s’est fait surprendre par une lèvre brésilienne fuyante et n’a pas pu combler son retard.

    Mignot, le coup de maître tactique

    Face à Barron Mamiya, Marco Mignot a livré une prestation de haut vol. Le Français a pris les commandes d’entrée grâce à un superbe air frontside full rotation parfaitement replaqué. En face, l’Hawaiien a misé son va-tout en cherchant des airs monstrueux, mais sans jamais trouver le replaquage.

    C’est dans les cinq dernières minutes que Mignot a prouvé toute sa maturité sur le CT. Alors que Mamiya, après avoir pris une gauche sans potentiel, a fait appel au jet ski. Le but, étant de s’isoler du français en allant à l’opposer de Marco Mignot, qui a alors la priorité. Marco a entamé une énorme rame pour le marquer à la culotte. À trente secondes du buzzer, l’Hawaiien trouve l’opportunité espérée, mais Mignot, fort de sa priorité, lui coupe la route avec sang-froid. Une stratégie redoutable qui propulse le Français au tour suivant.

  • Stab in the Dark 2026 : Hayden Cox et Dan Mann braquent les cadors du shape

    Stab in the Dark 2026 : Hayden Cox et Dan Mann braquent les cadors du shape

    Le concept de Stab in the Dark est simple mais redoutable : un surfeur d’élite teste à l’aveugle, sans logo ni marque, des planches 100% anonymes pour élire le meilleur shapeur de la planète. Pour cette édition 2026, c’est le redoutable surfeur styliste australien Ethan Ewing qui s’est plié au rôle de pilote d’essai en analysant chaque courbe des prototypes blancs

    Le verdict vient de tomber, secouant fermement le microcosme du shape. Contre toute attente, c’est Hayden Cox (le boss de Haydenshapes et créateur de la mythique Hypto Krypto) qui décroche la victoire. Une immense surprise pour le vainqueur lui-même, mais aussi pour Ewing.

    Le séisme ne s’arrête pas là : Dan Mann s’empare de la deuxième place. Sa sélection fait grincer des dents ceux qui criaient au favoritisme lorsque Kelly Slater l’avait choisi par le passé. Avec ce doublé inattendu, les monstres sacrés de l’industrie comme Sharpeye, Channel Islands (Merrick), Biolos (Lost) ou DHD — pourtant le shapeur officiel d’Ewing — restent aux portes du top deux. Un véritable camouflet pour les favoris historiques.