Catégorie : Compétition Surf

  • Fiji Pro 2026 : Le 10 de Gabriel Medina questionné par Kelly Slater et un nouveau record statistique

    Fiji Pro 2026 : Le 10 de Gabriel Medina questionné par Kelly Slater et un nouveau record statistique

    Lors de la finale du Fiji Pro le 3 septembre 2026, le Brésilien Gabriel Medina a décroché la note parfaite de 10 face à Cole Houshmand. Un score maximal publiquement remis en cause par Kelly Slater sur les réseaux sociaux. Malgré cette vague mémorable, le triple champion du monde s’est incliné, établissant un nouveau record inattendu sur le World Championship Tour.

    L’incompréhension de Kelly Slater face à la tactique du Brésilien

    Sur la gauche de Cloudbreak, Gabriel Medina a trouvé un tube profond qui s’est largement ouvert au fil de la section. À sa sortie, le surfeur brésilien a brandi ses dix doigts avant d’esquiver volontairement la dernière section, surnommée le « Shish kebab », pour remonter immédiatement au pic et récupérer la priorité sur son adversaire.

    Cette gestion stratégique de la vague a interpellé Kelly Slater. Selon le média brésilien Globo Esporte, l’Américain aux onze couronnes mondiales s’est exprimé en commentaire sur Instagram pour faire part de ses doutes quant au jugement de la WSL. « Superbe tube, mais comment peut-on obtenir un 10 sur une vague qui offre encore un long mur, et en sortir juste pour aller chercher la priorité ? J’ai cru que Gabe allait enchaîner trois manœuvres assurées, c’était ma première impression », a-t-il déclaré.

    Medina et la malédiction de la note parfaite en finale

    Malgré ce beau tube, Gabriel Medina a fini par perdre la série face à l’américain Cole Houshmand. Les données relayées par Surf Stats soulignent une statistique frappante : le Brésilien détient désormais le record du nombre de séries perdues en ayant pourtant scoré un 10. Sur les trois éliminations de ce type qu’il a subies en carrière, deux ont eu lieu lors d’une finale (contre Julian Wilson à Pipeline en 2014, et aux Fidji en 2026).

    Entre 2010 et 2026, le circuit professionnel a recensé 189 séries contenant un 10, dont 21 en finale. Seules quatre de ces grandes finales ont été perdues par le détenteur de la note parfaite. Ironie du sort, Kelly Slater figure également dans ce cercle très restreint (à Bells Beach en 2012), tout comme l’Australienne Tyler Wright (en France en 2013). Slater conserve néanmoins le record absolu de notes parfaites obtenues en compétition avec 25 vagues évaluées à 10, juste devant Medina qui en comptabilise désormais 18.

  • La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    Ce vendredi 4 septembre 2026, la World Surf League a acté l’annulation officielle du Surf Abu Dhabi Pro, manche initialement programmée du 25 au 29 novembre aux Émirats arabes unis. Face aux restrictions pesant sur les liaisons aériennes internationales et à un climat géopolitique régional sous haute tension, la ligue a choisi la sécurité plutôt que le maintien d’une étape devenue intenable sur le plan logistique.

    Un retrait contraint par la situation régionale

    D’abord décalée d’octobre à fin novembre, la manche en bassin artificiel n’aura finalement pas lieu. Ryan Crosby, directeur général de la WSL, a confirmé une décision inévitable :

    « Les conditions actuelles et les contraintes logistiques ne permettaient pas d’avancer sereinement. C’est un choix difficile, mais c’était la seule décision raisonnable. »

    Entre les risques sécuritaires au Moyen-Orient et les perturbations du trafic aérien, l’organisation a privilégié l’intégrité physique des compétiteurs et du staff.

    Aucun impact sur la course au titre mondial

    Cette déprogrammation n’altère pas l’attribution des couronnes mondiales. Le format du Championship Tour intègre le retrait des trois plus mauvais scores de chaque surfeur, tandis que l’ajout récent du Philippines Pro compense cette disparition.

    Avant le Lexus Trestles Pro prévu du 11 au 20 septembre en Californie, l’Italien Leonardo Fioravanti et l’Hawaïenne Carissa Moore occupent la tête du classement général. La saison se clôturera en décembre sur le reef de Pipeline, à Hawaï.

  • Les Français valident leur ticket au Xacobeo Norte Surf Fest

    Les Français valident leur ticket au Xacobeo Norte Surf Fest

    Ce jeudi 3 septembre 2026, malgré des petites vagues capricieuses à Matosinhos (Portugal), le contingent français a tiré son épingle du jeu lors du Xacobeo Norte Surf Fest (QS 6000). Tiago Carrique, Renan Grainville et Paul-César Distinguin décrochent leur qualification pour le tour suivant, gardant le cap vers les prestigieuses Challenger Series.

    Un marathon international aux enjeux cruciaux

    Le circuit Qualifying Series de la World Surf League (WSL) s’apparente souvent à un véritable parcours du combattant. Avec sa classification internationale à 6000 points, l’étape portugaise attire une foule de compétiteurs venus du monde entier. Si les premiers tours sont particulièrement longs en raison d’une densité de surfeurs impressionnante — le Round of 96 masculin est un test d’endurance —, l’enjeu reste maximal. Il s’agit d’accumuler de précieux points pour se hisser sur les Challenger Series, l’ultime tremplin avant le Championship Tour (WCT). Dans ce contexte électrique, la houle fuyante et le petit clapot du spot de Leça da Palmeira n’ont laissé aucune place à l’erreur.

    Tiago Carrique impressionne dans les petites vagues

    Face à des séries hachées par de longues accalmies, le Français Tiago Carrique a fait parler son jeu aérien et sa puissance. Dans les ultimes secondes de son heat, le tricolore a scoré un 6.50 et un 6.43 pour arracher la victoire avec un total de 12.93 sur 20, éliminant au passage de sérieux concurrents et devançant le talentueux Britannique Lukas Skinner.

    « J’ai vraiment trouvé un bon rythme à l’eau », a confié Carrique aux micros de la WSL. « La série s’est déroulée en douceur, donc je suis heureux. J’aime tout du Portugal, je suis ravi de continuer sur ma lancée. »

    Bilan positif pour les Bleus face à la domination portugaise

    D’autres tricolores ont également su lire ce plan d’eau complexe. Renan Grainville s’impose solidement dans sa confrontation (11.43), emmenant dans son sillage son compatriote Justin Becret (9.80), qui assure l’essentiel en passant à la deuxième place. De son côté, Paul-César Distinguin remporte un heat très serré avec 9.60 points, validant lui aussi son ticket pour le Round of 64.

    Une journée rassurante pour le clan français, tandis que du côté du tableau féminin, les têtes d’affiche locales ont dicté leur loi en terre portugaise. Maria Salgado a notamment signé la meilleure vague de la journée (8.23) devant son public, imitée par l’expérimentée Teresa Bonvalot qui a facilement dominé sa série.

    Le prochain appel est fixé à ce vendredi 4 septembre à 6h30 (heure locale). Le clan tricolore, qui verra l’entrée en lice des meilleurs compétiteurs comme le français Jorgann Couzinet qui rentre dans la compétition au 4e tour….

  • Résultats du Fiji Pro 2026 : Le sacre de Cole Houshmand et Erin Brooks

    Résultats du Fiji Pro 2026 : Le sacre de Cole Houshmand et Erin Brooks

    Ce jeudi 3 septembre 2026, à Cloudbreak, l’Américain Cole Houshmand et la Canadienne Erin Brooks ont remporté le Fiji Pro, 8e étape du Championship Tour de la World Surf League (WSL). Une journée marquée par des vagues massives, un 10 parfait de Gabriel Medina et un quart de finale très accroché pour le Tahitien Kauli Vaast.

    Houshmand domine Medina dans une finale épique

    Dans des conditions solides de plus de deux mètres, Cole Houshmand a sauvé sa saison en s’offrant sa troisième victoire sur le CT. Le natif de San Clemente s’impose avec un solide total de 16.87 face au triple champion du monde Gabriel Medina (15.17). Le Brésilien a pourtant enflammé la mythique gauche fidjienne en décrochant un 10 parfait, disparaissant complètement derrière de multiples sections tubulaires. Cependant, grâce à une excellente gestion de la priorité dans les cinq dernières minutes, l’Américain a validé sa couronne.

    Brooks enchaîne, Kauli Vaast tout proche de l’exploit

    Chez les femmes, la Canadienne de 19 ans, Erin Brooks, s’offre une deuxième victoire consécutive sur le circuit après son triomphe à Tahiti. Elle l’emporte par forfait, l’Australienne Isabella Nichols s’étant lourdement tordu la cheville lors de sa demi-finale victorieuse.

    Du côté tricolore, le parcours de Kauli Vaast s’est arrêté en quarts de finale face à Gabriel Medina (15.66 contre 7.33). Un score final trompeur pour le Tahitien, passé à quelques détails de remporter la série. Sur sa meilleure tentative notée 5.33, Vaast a chuté sur son dernier gros turn qui lui aurait assuré un score au-delà des 8 points. Face à un adversaire du calibre de Medina, assurer n’est pas une option. Obligé de prendre des risques, le Français s’est ensuite engagé un peu trop profondément dans un tube à très fort potentiel. Une prise de risque nécessaire qui prouve son niveau d’engagement avant la grande finale du Lexus Trestles Pro qui débutera le 11 septembre prochain.

  • Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Le prodige tahitien a une nouvelle fois repoussé les limites. Lors d’un Round 3 d’anthologie, Kauli Vaast s’est imposé avec brio face au Brésilien Miguel Pupo. Le clou du spectacle ? Une vague notée 10/10 grâce à un double tube magistral, propulsant son total à 19,07 points.

    L’histoire s’écrit sous nos yeux. On savait que Kauli Vaast était capable de coups d’éclat surtout sur des gauches tubulaires, mais ce qu’il a accompli lors de ce troisième tour relève du génie. Face à un Miguel Pupo pourtant très solide, le Tahitien a sorti le grand jeu, imposant un rythme infernal et une lecture de vague chirurgicale dès les premières minutes de la série.

    Un double tube d’une technicité rare

    Le moment de grâce est survenu à mi-parcours. Sur une vague offrant une section ultra-creuse, Vaast a fait parler sa science du placement. Après avoir disparu très profondément dans une première caverne, il a su ajuster sa vitesse avec une technique irréprochable pour s’extirper d’une seconde section tout aussi mutante. Un double tube magistral, salué par une ovation unanime depuis le channel. Les juges n’ont pas hésité une seule seconde : 10 parfait.

    En adossant ce 10 à un autre excellent ride (9,07), le champion olympique boucle sa série avec un total effrayant de 19,07 sur 20.

    Le premier 10 français depuis Jérémy Florès

    Ce score parfait résonne particulièrement dans l’histoire du surf tricolore. En effet, la dernière note parfaite de 10/10 obtenue par un Français sur le Championship Tour (WCT) de la World Surf League remonte à Jérémy Florès, lors du Billabong Pro Tahiti en août 2015. Lors du 3ème tour de cette compétition (qu’il finira d’ailleurs par remporter face à Gabriel Medina), Florès avait trouvé un tube ultra-profond à Teahupo’o, récompensé par la note suprême. Il est d’ailleurs impossible de parler de Jérémy Florès et de la note de 10 sans évoquer son exploit historique de 2011, toujours à Tahiti, où il avait réalisé l’un des rares 20/20 de l’histoire en scorant deux vagues parfaites (10 + 10) dans la même série.

    À titre de comparaison récente, si la nouvelle génération tahitienne brille intensément, la note parfaite de 10 leur échappait encore sur le circuit principal. Vahine Fierro a remporté le Shiseido Tahiti Pro en mai 2024 avec des scores excellents (dont un 9.63 en finale), mais c’est paradoxalement son adversaire Tatiana Weston-Webb qui avait obtenu un 10. De son côté, si Kauli Vaast a multiplié les vagues d’anthologie sur le WCT et aux Jeux Olympiques 2024 (où il a remporté l’or avec un 17.67 au total en finale), sa meilleure note individuelle sur le WCT frôlait le 10 sans l’atteindre. C’est désormais chose faite.

    Un quart de finale de gala face à Gabriel Medina

    La suite de la compétition s’annonce tout simplement explosive. Fort de cette dynamique incroyable et de son surf incandescent, Kauli Vaast retrouvera en quart de finale un adversaire de taille : le triple champion du monde Gabriel Medina. Ce remake de la demi-finale des Jeux Olympiques entre le prodige local et le titan brésilien s’annonce déjà comme le choc incontournable de l’épreuve.

    @icones_surf 10 points Kauli Vaast, le premier 10 points français en WCT depuis 2015 #surf #surfer #surfing #surfers #wsl @kaulivaast ♬ son original – Icônes Surf, le média surf

  • Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    La World Surf League (WSL) opère une mutation stratégique dans sa pyramide de qualification. Avec l’arrivée des nouveaux WQS 6000 Internationaux, la frontière entre les circuits régionaux et le Challenger Series (CS) vole en éclats, redonnant à la course vers le Championship Tour (CT) l’intensité de l’ancien circuit mondial.

    Une passerelle directe vers le CT et le Challenger Series

    Depuis la réforme post-Covid de 2021, la hiérarchie semblait strictement cloisonnée : les Qualifying Series (WQS) se disputaient en circuits régionaux fermés pour accéder au Challenger Series, unique antichambre de l’élite.

    Le lancement de cinq étapes labellisées « QS 6000 International » (Pantín, Matosinhos, Saquarema, Cloud 9 et Taïwan) change la donne. Contrairement aux QS régionaux habituels, ces épreuves accueillent des compétiteurs du monde entier.

    Le barème redistribue les cartes :

    Profil du surfeurUtilisation des points (victoire = 6 000 pts)Impact stratégique
    Athlète du Challenger Series (CS)Intégrable comme l’un de ses 4 meilleurs résultats CSÉquivaut presque à une 3ᵉ place sur un CS (6 085 pts) pour valider l’accession au CT
    Surfeur régional (hors CS)Comptabilisé dans le classement QS de sa région d’origineBoost massif pour intégrer le circuit Challenger Series de la saison suivante

    Les surfeurs du Challenger Series ne peuvent intégrer qu’un seul résultat de QS 6000 dans leur total annuel, ce qui rend chaque participation particulièrement ciblée.

    Le retour des tableaux XXL sur les beach breaks

    Cette formule recrée l’effervescence de l’ancien World Qualifying Series d’avant 2021. Dès la première manche à Pantín, en Galice, les séries affichent une densité impressionnante : anciens pensionnaires du CT (Frederico Morais, Maxime Huscenot, Ian Gouveia, Teresa Bonvalot), jeunes prodiges du freesurf et du circuit (Sierra Kerr, Sky Brown, Hayden Rogers) et meilleurs espoirs européens.

    Si cette ouverture internationale complique la tâche des talents locaux — contraints de battre des prétendants au top mondial dès les premiers tours —, elle réintroduit une confrontation directe et élève le niveau d’exigence. Ces WQS 6000 s’imposent déjà comme stratégique dans la course aux points des surfeurs compétiteurs.

  • WQS 6000 Pantin : Kerr et Kainalo vainqueurs, Couzinet 3e

    WQS 6000 Pantin : Kerr et Kainalo vainqueurs, Couzinet 3e

    L’Australienne Sierra Kerr et le Brésilien Ryan Kainalo ont remporté ce dimanche 30 août 2026 le Pantin Classic Galicia Pro (QS 6000) en Espagne, dans des vagues de plus d’un mètre. Côté tricolore, Jorgann Couzinet signe un retour marquant en se hissant jusqu’en demi-finale, s’emparant ainsi de la troisième place du classement européen.

    Le spot de Pantin, en Galice, a enfin délivré son potentiel ce week-end après plusieurs jours d’attente. Dans des conditions solides de trois à quatre pieds (environ 1 à 1,2 mètre) balayées par un vent offshore, les finales du premier QS 6000 international de la saison ont couronné deux surfeurs en pleine ascension.

    Sierra Kerr confirme sa domination mondiale

    L’Australienne Sierra Kerr, actuelle leader des Challenger Series, a ajouté une nouvelle victoire de prestige à son palmarès. Déjà lauréate de l’US Open of Surfing le mois dernier, elle a survolé la compétition espagnole. Lors de la finale féminine, elle a rapidement pris l’ascendant sur la Portugaise Maria Salgado.

    Grâce à un enchaînement de manœuvres radicales sur une longue droite, Kerr a scoré un 7.50 d’entrée de jeu, avant de sceller le sort de la série avec un 5.60 sur une puissante manœuvre dans la section de fermeture. Avec un total de 13.10 contre 5.17 pour son adversaire, l’Australienne empoche les 6000 points. Selon le communiqué de la World Surf League (WSL), la surfeuse s’est dite ravie d’enchaîner les succès, soulignant l’aspect symbolique de cette victoire partagée avec son père, Josh Kerr, qui avait lui-même obtenu un 10 parfait sur cette même vague en 2005.

    Ryan Kainalo, le hold-up parfait en finale

    Chez les hommes, le scénario a tenu le public en haleine jusqu’aux ultimes secondes. Le Brésilien Ryan Kainalo, 20 ans, s’est imposé face à l’Australien Kobi Clements au terme d’une finale très disputée. Les deux surfeurs se sont rendu coup pour coup, alternant surf sur le rail et manœuvres aériennes.

    Alors que Clements menait la danse avec un total solide, Kainalo s’est retrouvé sous pression dans les deux dernières minutes. Ayant besoin d’un 6.68 pour repasser en tête, le surfeur d’Ubatuba s’est élancé sur une rampe pour replaquer un air full rotation complet impeccable. Les juges l’ont récompensé d’un 6.77, portant son total à 13.94 contre 13.84 pour l’Australien. Cette première place lui permet d’engranger des points vitaux dans sa campagne de qualification pour le Championship Tour (CT).

    Jorgann Couzinet de retour aux affaires en Europe

    Si la victoire finale échappe de peu au clan français, Jorgann Couzinet a marqué les esprits sur les côtes galiciennes. Pour sa première participation à une compétition européenne cette saison, le surfeur tricolore a atteint les demi-finales où il s’est incliné d’un rien face au futur finaliste, Kobi Clements (13.34 contre 13.90).

    Couzinet a notamment fait trembler l’Australien en décrochant l’une des meilleures vagues du tournoi, un excellent 9.17 récompensant son surf puissant et maîtrisé. Cette grosse performance n’en reste pas moins une excellente opération comptable : elle lui permet de se hisser directement à la troisième place du classement WQS Europe, juste derrière Sam Piter et Hans Odriozola.

    Cap sur le Portugal

    Les compétiteurs n’auront pas le temps de se reposer. Le circuit enchaîne très rapidement avec la deuxième étape du QS 6000, le Xacobeo Norte Surf Fest, qui se tient du mardi 1er au dimanche 6 septembre 2026 sur le spot de Matosinhos, au Portugal. L’occasion pour les têtes d’affiche de confirmer leur dynamique et pour les surfeurs européens de continuer à engranger des points avant la fin de la saison.

  • WSL Fiji Pro 2026 : Kauli Vaast élimine Crosby Colapinto avec maîtrise

    WSL Fiji Pro 2026 : Kauli Vaast élimine Crosby Colapinto avec maîtrise

    Ce jeudi sur le spot de Cloudbreak, le Tahitien Kauli Vaast s’est qualifié pour les huitièmes de finale du Fiji Pro en dominant largement l’Américain Crosby Colapinto. La huitième étape du Championship Tour a également été marquée par les performances de Griffin Colapinto et le retour victorieux de Carissa Moore.

    Kauli Vaast dicte son rythme sur le récif fidjien

    Dans des conditions consistantes offrant de longs murs sur la gauche de Cloudbreak, Kauli Vaast a confirmé sa montée en puissance. Opposé au rookie Crosby Colapinto lors du deuxième tour, le Polynésien a immédiatement pris le contrôle de la série. Confiant sur ses gauches fidjiennes, le goofyfooter a enchaîné des manœuvres radicales sur le rail.

    Lors de l’émission post-compétition de la World Surf League (WSL), les commentateurs ont particulièrement salué sa lecture de l’océan et la puissance de ses appuis, soulignant que le Tahitien avait posé « les plus gros carves de sa saison ». Son adversaire américain, contraint de réagir tardivement avec une vague notée 7 points, n’a jamais pu refaire son retard face à l’avance construite par Kauli Vaast.

    Les favoris assurent le spectacle

    Outre la qualification du Français, cette journée fidjienne a livré son lot de sensations fortes. Le duel le plus serré s’est joué entre Connor O’Leary et Filipe Toledo, tournant finalement à l’avantage de l’Australo-Japonais avec un score cumulé de 16,40 contre 16,00. De son côté, Griffin Colapinto a scoré la meilleure vague de la compétition jusqu’ici : un tube profond et technique récompensé par un excellent 9,50.

    Chez les femmes, l’Hawaiienne Carissa Moore célébrait son anniversaire de la meilleure des manières. Pour sa première apparition à Cloudbreak depuis dix ans, elle s’est défaite de la vétérane Sally Fitzgibbons grâce à un enchaînement de puissants rollers backside noté 8,33.

    Les prévisions météorologiques annoncent des vents offshore favorables pour les prochains jours, promettant des conditions optimales pour le troisième tour où Kauli Vaast tentera de décrocher sa place pour les quarts de finale.

  • Fiji Pro : Un 10 historique pour Erin Brooks, Vahine Fierro assure l’essentiel à Cloudbreak

    Fiji Pro : Un 10 historique pour Erin Brooks, Vahine Fierro assure l’essentiel à Cloudbreak

    Ce mercredi 26 août 2026, la huitième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League s’est ouverte dans des vagues plutôt timides en début de journée puis en forte hausse à Fidji. Si la Canadienne Erin Brooks a marqué les esprits avec ce qui est sans doute le plus beau tube féminin jamais surfé en compétition, le clan tricolore dresse un bilan mitigé : Vahine Fierro avance au tour suivant, tandis que Marco Mignot et Tya Zebrowski quittent déjà l’épreuve de façon cruelle.

    Erin Brooks repousse les limites du surf féminin

    La relève est définitivement en marche. Un peu plus d’une semaine après sa victoire retentissante à Tahiti, la jeune prodige de 19 ans, Erin Brooks (CAN), a de nouveau frappé un grand coup dans le Pacifique Sud. Sur un set massif de Cloudbreak, la Canadienne s’est engagée très profond, naviguant avec maîtrise sous plusieurs sections critiques avant d’être recrachée par le souffle dans le chenal.

    La note des juges a été immédiate : un 10 parfait. Une note rarissime qui récompense ce qui s’impose déjà comme le plus beau tube de l’histoire du surf féminin en compétition. Soutenue par un 8.00 en back-up pour une série de turns aiguisés, Brooks décroche un total de 18.00 points sur 20. Elle relègue loin derrière l’Australienne Sophie McCulloch et confirme son statut de favorite sur ce spot où elle s’était déjà imposée comme wildcard en 2024.

    Vahine Fierro dans son élément, désillusion pour les autres Bleus

    Après une sortie prématurée et inattendue à Teahupo’o, Vahine Fierro (FRA) se devait de réagir. Les gauches tubulaires de Cloudbreak convenaient parfaitement à la Polynésienne. Mission accomplie face à l’Américaine Alyssa Spencer. Avec un total solide de 14.17, construit notamment sur un enchaînement tube-manœuvres noté 7.50, la Française valide son ticket pour le round suivant avec autorité.

    La pilule est en revanche beaucoup plus difficile à avaler pour le reste de la délégation tricolore. Au round 2, Marco Mignot (FRA) a livré un combat intense face à l’Hawaïen Seth Moniz, récent vainqueur du Tahiti Pro et sur un nuage depuis la naissance de sa fille. Marco s’incline finalement d’une courte tête (11.80 contre 12.67), payant cash quelques erreurs tactiques dans des conditions compliquées.

    La défaite est encore plus cruelle pour la jeune rookie Tya Zebrowski (FRA). Opposée à la Portugaise Yolanda Hopkins lors du premier tour féminin, la Française voit la qualification lui échapper pour deux misérables dixièmes de point (9.57 contre 9.77 pour Hopkins). Un apprentissage à la dure sur le CT pour la surfeuse tricolore.

    Il est marocain, mais un peu français dans nos coeurs, Ramzy Boukhiam a réussi à se qualifier pour le round 2.

    Ramsy Boukhiam Fiji 2026 Round 1

    Les vétérans répondent présent en attendant la suite

    Cette journée d’ouverture a également été le théâtre d’un affrontement au sommet entre deux légendes australiennes. Sally Fitzgibbons, en grande difficulté au classement mondial, a réussi à prendre le meilleur sur l’octuple championne du monde Stephanie Gilmore. Un remake de la finale de 2014 sur ce même spot, qui permet à Fitzgibbons de rester en vie dans la course au maintien.

    Chez les hommes, le champion du monde en titre Yago Dora (BRA) a rappelé pourquoi il avait été sacré ici même l’an dernier, postant un impressionnant 15.40 face à Mateus Herdy.

    Le prochain appel est fixé à ce jeudi 27 août à 7h00 (heure locale), soit 21 heures (heure française) pour la suite du Round 2 masculin et féminin. L’enjeu sera de taille avec l’entrée en lice de Caroline Marks face à Erin Brooks, et le duel très attendu entre Vahine Fierro et Sawyer Lindblad.

  • Banque Populaire Surf de Nuit Anglet : L’édition 2026 illuminera les Sables d’Or

    Banque Populaire Surf de Nuit Anglet : L’édition 2026 illuminera les Sables d’Or

    Le jeudi 27 août 2026, la plage des Sables d’Or accueillera l’unique compétition nocturne de surf en France : le Banque Populaire Surf de Nuit Anglet. Dès 22 heures, 18 surfeurs professionnels équipés de planches lumineuses s’affronteront en équipe dans les vagues de la Chambre d’Amour.

    Un format tag team inédit sous les projecteurs

    L’événement, organisé par l’Office de Tourisme et de Loisirs d’Anglet et présenté par Oxbow, rassemble chaque été des milliers de spectateurs sur le littoral basque. Le format sportif repose sur un « tag team » d’une heure et demie. Sans aucune interruption, les membres de chaque équipe se relaient dans l’océan, éclairés par des spots géants installés sur la plage.

    L’objectif de cette épreuve est double : cumuler un maximum de points en exécutant les meilleures manœuvres techniques pour remporter la victoire, mais aussi récolter un prize money qui sera ensuite intégralement reversé aux associations caritatives représentées par les compétiteurs.

    Le plateau sportif de l’édition 2026

    Six équipes mixtes, composées chacune de trois athlètes, prendront part à la compétition. Le casting réunit des grands noms du surf français, des anciens pensionnaires du circuit pro et des talents locaux :

    • Banque Populaire : Margot Liets, Kailani Vincensini et Pauline Ado
    • Fédération Française de Surf : Diego Torre, Colin Doyez et Tessa Thyssen
    • Groupe Clim : Killian Guerrin, Mathieu Agnes et Camille Liets
    • Carlbreak : Thibaul Manson, Mathis Martinelly et Uhaina Joly
    • Oxbow : Erwann Blouin, Vincent Duvignac et Maud le Car
    • Ville Anglet : Romain Laulhé, Clément Roseyro et Juliette Lacome

    Programme de la soirée aux Sables d’Or

    Si la compétition débute officiellement à 22h00, les animations gratuites commenceront plus tôt dans l’après-midi. Dès 17h00, le village ouvrira ses portes pour présenter les associations partenaires. Le public pourra ensuite assister à des démonstrations de skateboard sur rampe avec des riders confirmés à 18h30, suivies d’une séance de dédicaces avec l’ensemble des surfeurs à 20h00.

    La remise des prix clôturera cette soirée estivale à 23h45. En cas de conditions météorologiques ou de houle défavorables, l’organisation précise que l’événement sera reporté au lendemain. La prochaine communication de la direction de compétition est attendue la veille de l’épreuve pour confirmer le lancement.

  • ABANCA Pantin Classic Galicia Pro 2026 : Un tournant majeur pour la qualification au WCT

    ABANCA Pantin Classic Galicia Pro 2026 : Un tournant majeur pour la qualification au WCT

    Le coup d’envoi de l’ABANCA Pantin Classic Galicia Pro est donné ce mardi 25 août 2026 sur la plage de Pantin, en Espagne. Cette 39ème édition marque une révolution historique : l’introduction du premier événement QS 6000 International, offrant une nouvelle voie de qualification directe pour le très convoité Championship Tour (WCT).

    Une réforme inédite pour l’accès à l’élite mondiale

    Jusqu’à présent, le chemin vers le WCT (ou Championship Tour) s’articulait de manière stricte autour des Challenger Series (CS). Avec le lancement de ce tout nouveau format Qualifying Series (QS) 6000 International, la World Surf League (WSL) bouscule son système de qualification.

    Ce changement structurel majeur ouvre désormais les portes de ces compétitions à l’international. Les surfeurs du monde entier peuvent y participer et choisir d’attribuer leurs 6 000 points potentiels de victoire à leur classement régional ou directement à celui des Challenger Series. L’épreuve de Pantin inaugure ce circuit composé de cinq étapes annuelles, offrant un tremplin alternatif massif vers l’élite mondiale du surf. La différence entre un challenger et un WQS 6000, le nombre de points. Si vous gagnez un Challenger Series, c’est 10 000 points alors que c’est seulement 6 000 points sur un WQS 6000 International. Résultat, c’est une compétition intéressante qui peut soit compléter votre total pour la qualification sur le World Tour, soit vous ouvrir la voie de la qualification pour le Challenger Series.

    Un plateau d’exception sur la côte galicienne

    Cette refonte stratégique et l’enjeu colossal des points suscitent logiquement un engouement sans précédent. Du 25 au 30 août, le spot galicien accueille le plateau le plus fourni de son histoire : 144 hommes et 80 femmes représentant 25 pays.

    Le tableau masculin s’annonce particulièrement relevé avec le retour d’anciens membres du CT tels que Ian Gentil (HAW) et Deivid Silva (BRA), aux côtés de têtes d’affiche européennes comme les Français Jorgann Couzinet et Maxime Huscenot. Ils devront détrôner le tenant du titre portugais, Guilherme Ribeiro.

    Du côté féminin, les Australiennes Sophie McCulloch et India Robinson viennent engranger des points décisifs pour retrouver le WCT. Elles croiseront le fer avec la Portugaise Teresa Bonvalot, déjà double vainqueur de l’événement.

    Alors que les premières séries devraient être lancées (en fonction des vagues) aujourd’hui devant des dizaines de milliers de passionnés, la bataille pour cette nouvelle voie royale vers le WCT promet d’être spectaculaire. Reste à savoir qui s’emparera du premier titre de l’ère des QS 6000 International.

  • Lancement du Fiji Pro 2026 : Une houle massive attendue sur le récif de Cloudbreak

    Lancement du Fiji Pro 2026 : Une houle massive attendue sur le récif de Cloudbreak

    Le Championship Tour (WSL) fait son grand retour aux Îles Fidji du 25 août au 4 septembre 2026. Alors que l’élite mondiale se retrouve sur la mythique gauche de Cloudbreak, les prévisions météorologiques annoncent l’arrivée d’une forte houle dès mercredi. Un scénario idéal pour cette huitième étape cruciale de la saison.

    L’heure du call : rendez-vous en soirée pour les Français

    Le tout premier call de la compétition est fixé au mardi 25 août à 7h30, heure locale. Avec le décalage horaire, les passionnés français de surf devront se connecter ce lundi 24 août à 21h30 (heure de Paris) pour suivre la décision des directeurs de course de la World Surf League.

    Cependant, l’épreuve a de très faibles chances de débuter immédiatement. Selon le bulletin météo officiel publié par Kevin Wallis, prévisionniste en chef chez Surfline, la matinée de mardi s’annonce particulièrement calme. Les signes précurseurs de la nouvelle houle de sud-ouest ne commenceront à s’installer que tard dans la journée, avec des vagues atteignant timidement 1,20 à 1,50 mètre le soir. L’organisation devrait logiquement décréter un jour de repos (« off ») pour patienter. Attention, cela reste des prévisions.

    Des conditions épiques prévues de mercredi à vendredi

    L’action devrait réellement s’enflammer le mercredi 26 août (et donc mardi pour nous). Surfline anticipe l’entrée d’une houle consistante de sud-ouest avec une longue période. Des vagues de 2,50 à 3 mètres (8 à 10 pieds), avec des séries occasionnelles flirtant avec le double overhead. Le vent, un alizé de sud-est modéré, soufflera offshore, garantissant des conditions tubulaires à Cloudbreak.

    Cette dynamique excellente se maintiendra jeudi et vendredi. Bien que la taille des vagues devraient s’amortir les prochains jours, un second swell viendra renforcer les vagues à l’approche du week-end. Le vent offshore restera favorable tout du long, offrant à la WSL une fenêtre de compétition optimale pour enchaîner les heats avant une forte baisse annoncée pour samedi.

    Ferreira et Bryan en jaune, les anciens vainqueurs en embuscade

    Sur le plan comptable, cette manche fidjienne est déterminante. Le Brésilien Italo Ferreira et l’Hawaïenne Gabriela Bryan s’avancent avec les lycras jaunes de leaders mondiaux. Ils devront toutefois composer avec la présence de Yago Dora et Molly Picklum. Ces deux athlètes, sacrés champions du monde sur cette même vague lors des WSL Finals de 2025, chercheront à répéter l’exploit. Yago Dora a publiquement déclaré viser la victoire pour relancer sa saison et défendre son titre.

    Les françaises devront faire un résultat

    On va garder un oeil inquiet sur nos surfeuses françaises, qui ne sont pas à la fête en ce début de saison. Je pense tout particulièrement à la tahitienne Vahine Fierro, qui est en grande difficulté dans le classement. Elle doit faire un excellent résultat, et elle en a le potentiel à Fidji, c’est une vague taillée pour elle. À ses côtés, Tya Zebrowski prend de l’expérience sur le tour, mais elle le paie souvent cher. Elle a clairement un potentiel de malade, mais à 15 ans, l’expérience manque. Seul le temps peut le faire, alors soyons patient.

    Kauli Vaast croisera pour la troisième fois depuis le début de la saison le chemin de Crosby Colapinto, alors que Marco Mignot aura la lourde tache d’affronter Seth Moniz, vainqueur à Teahupoo.

    Il faudra également garder un œil sur les wildcards, souvent redoutables à Cloudbreak. L’Australien Jarvis Earle, libéré de la pression du classement, sera épaulé par les locaux Ulukilupetea « Tea » Kurop et Teo Degei, tous deux vainqueurs des trials et experts du spot.

    Avec un tel plateau et des prévisions océaniques prometteuses, le spectacle s’annonce total pour relancer la course au Top 5 mondial.

  • L’Itacoatiara Big Wave 2026 a le feu vert : le grand show du tow-in brésilien est lancé

    L’Itacoatiara Big Wave 2026 a le feu vert : le grand show du tow-in brésilien est lancé

    Les organisateurs de l’Itacoatiara Big Wave (IBW) ont officiellement annoncé le lancement de la 8e édition de l’événement pour ce mardi 25 août 2026. Sur le redoutable beach break de Niterói au Brésil, les meilleurs spécialistes mondiaux du tow-in se retrouveront pour affronter une houle solide annoncée à plus de trois mètres.

    Reconnu comme l’une des compétitions de grosses vagues les plus prestigieuses d’Amérique latine, l’IBW se démarque en étant le seul de la région disputé exclusivement en format tow-in (surf tracté). Cette année, le plateau s’annonce relevé avec la présence des stars brésiliennes comme Lucas Chumbo, Pedro Scooby, Michelle des Bouillons ou encore Ian Cosenza, rejoints par des invités internationaux de marque tels que la Chilienne Dominique Charrier et les Australiens Dylan et Summa Longbottom.

    Une première mondiale technologique

    Outre l’engagement physique, cette édition 2026 introduit une innovation majeure dans son format de compétition : le déploiement d’un logiciel de jugement spécifiquement créé pour les épreuves de tow-in. Selon l’organisation, cet outil inédit permettra de structurer l’événement sous forme de séries classiques tout en diffusant des données enrichies en direct, facilitant la lecture de la compétition pour le public et les athlètes.

    Un spot XXL qui ne pardonne rien

    Réputé pour sa violence et sa puissance qui concentre l’énergie directement sur un banc de sable peu profond, Itacoatiara exige un niveau d’engagement total. « C’est un endroit qui ne tolère aucune erreur, que ce soit dans la technique, le placement ou le choix des vagues », avertit le chargeur local Gabriel Sampaio. Avec une configuration aussi brutale, la moindre erreur de lecture peut coûter très cher. Le coup d’envoi du tournoi est programmé à 7h00 du matin ce mardi, soit 12h ou midi heure française.

  • Coup dur au Fiji Pro : Caitlin Simmers blessée, une série de forfaits chez les remplaçantes

    Coup dur au Fiji Pro : Caitlin Simmers blessée, une série de forfaits chez les remplaçantes

    La surfeuse californienne Caitlin Simmers s’est retirée de l’étape du Championship Tour (CT) aux Fidji à la suite d’une blessure à Tahiti. Après une succession de refus inédite de la part des potentielles remplaçantes, c’est finalement l’Australienne Sophie McCulloch qui récupère la place in extremis.

    Une violente chute sur le récif de Teahupo’o

    L’absence de communication officielle laissait planer le doute sur le retrait de la jeune Californienne. La raison est désormais connue : Caitlin Simmers a violemment percuté le reef lors de sa série des quarts de finale à Teahupo’o. Touchée au dos et au genou, la gravité exacte de ses lésions reste à déterminer. L’athlète, comme la World Surf League (WSL), n’a pas encore donné de détails supplémentaires sur la durée de sa convalescence.

    La course aux wildcards : un défi logistique et financier

    Ce forfait a déclenché une situation exceptionnelle pour la direction de la WSL. La première remplaçante, Annette González Etxebarri, a décliné l’offre, étant en pleine rééducation après une opération. Plus surprenant, en pleine forme compétitive, Sierra Kerr, Isla Huppatz et la Française Johanne Defay ont également refusé l’invitation.

    Comment expliquer cette hécatombe ? Si la WSL n’a pas détaillé ces choix, une hypothèse solide se dégage : participer au Fiji Pro à la dernière minute représente un véritable parcours du combattant. Le coût financier élevé d’un tel déplacement, combiné à un planning extrêmement serré, freine les athlètes. De plus, surfer la vague de Cloudbreak exige un quiver (des planches de surf) très spécifique, difficile à réunir en urgence.

    C’est finalement l’Australienne Sophie McCulloch, actuelle troisième sur le circuit Challenger Series (CS) pour la région Australie/Océanie, qui a accepté de relever le défi. Son arrivée modifie complètement la composition des séries à quelques jours du début de la période d’attente. Reste à observer comment l’absence de Simmers va relancer la course aux play-offs de Trestles.

    Il est temps pour vous de modifier votre Fantasy WSL….

  • Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    La World Surf League a confirmé le mercredi 19 août 2026 l’absence de Kelly Slater parmi les wildcards du Fiji Pro, prévu du 25 août au 4 septembre à Cloudbreak. La ligue a préféré miser sur la jeunesse et les talents locaux pour compléter le tableau de cette huitième étape du Championship Tour.

    La WSL privilégie l’équité sportive

    Après sa performance remarquée lors du Tahiti Pro, le public espérait revoir le surfeur de 54 ans prolonger le plaisir sur le Tour. Toutefois, la WSL a choisi de ne pas lui accorder d’invitation supplémentaire pour les Fidji. Ce choix reflète la volonté du circuit de maintenir un professionnalisme rigoureux, sans passe-droit permanent pour ses légendes. Par ailleurs, la marque Outerknown n’étant plus le sponsor titre de l’événement comme elle l’était en 2017, Slater ne disposait pas d’option contractuelle pour intégrer la compétition. Les fans pourront tout de même espérer le retrouver au Quiksilver Festival de Hossegor dans quelques semaines.

    La relève australienne et fidjienne à l’honneur

    À la place de l’Américain, la WSL a attribué une wildcard masculine à Jarvis Earle. Le champion du monde junior 2022 fera sa deuxième apparition sur le CT après Margaret River en 2023. Il sera accompagné par le vainqueur des trials locaux, Teo Degei, qui représentera son pays au plus haut niveau. Du côté féminin, la compétition s’annonce historique avec la qualification de Ulukilupetea « Tea » Kurop. À seulement 17 ans, elle devient la première femme fidjienne à participer à une épreuve du Championship Tour, avec l’ambition déclarée d’inspirer la nouvelle génération de surfeuses de l’archipel.

    Des enjeux majeurs pour le sommet du classement

    Le retour du roster complet sur la gauche mythique de Cloudbreak, inédit depuis 2017, s’annonce décisif. Alors que Jordy Smith, blessé, cède sa place au Sud-Africain Matthew McGilivray, les actuels porteurs du maillot jaune, Italo Ferreira et Gabriela Bryan, devront défendre leur avance. Avec des prévisions à long terme annonçant une houle puissante, les nouveaux venus pourraient bien bousculer l’élite mondiale à l’approche de la fin de saison.

  • Résultats Rip Curl Cup 2026 : Darragh et Saputra marquent l’histoire

    Résultats Rip Curl Cup 2026 : Darragh et Saputra marquent l’histoire

    Ce jeudi 20 août 2026, la mythique Rip Curl Cup Padang Padang a couronné deux surfeurs de seulement 16 ans : l’Australienne Lucy Darragh et l’Indonésien Rajo Saputra. Dans des conditions tubulaires massives sur la presqu’île de Bukit (Bali), les deux jeunes prodiges ont dominé l’un des événements les plus prestigieux d’Indonésie.

    Rajo Saputra, la perfection à domicile

    Le plateau masculin réunissait 24 invités de marque. Face à des compétiteurs aguerris comme Makana Pang et le tenant du titre Westen Hirst, Rajo « Barrel » Saputra a livré une véritable démonstration. Le local de Lakey Peak a scoré un 10 parfait en finale, habilement complété par un excellent 9,73 pour s’emparer de la coupe.

    « J’ai rêvé la nuit dernière que j’allais gagner le contest, c’est fou », a déclaré l’Indonésien à sa sortie de l’eau. Une victoire forte en émotion, vingt ans exactement après la deuxième place de son père sur cette même vague.

    Lucy Darragh confirme l’hégémonie australienne

    Chez les femmes, le niveau était tout aussi exceptionnel. Lucy Darragh s’est imposée face à la championne en titre Jasmine Studer et à l’Hawaiienne Vaihitimahana Inso. Si sa compatriote australienne Ruby Berry a marqué les esprits avec le seul 10 de la division féminine, Darragh a su sécuriser sa première place grâce à une vague décisive notée 9 points en finale.

    Harry Mann, directeur de l’événement, a qualifié cette journée d’« inoubliable ». Ces performances historiques confirment la prise de pouvoir d’une nouvelle génération totalement décomplexée dans les vagues de conséquence. Les regards se tournent désormais vers la suite de la saison asiatique, où ces jeunes talents seront très attendus au tournant.

    Personnellement ,j’ai regardé quelques séries (entre deux sessions de surf) et j’ai aimé voir les filles collées des bons tubes, ça fait plaisir à voir…

  • Rip Curl Cup Padang Padang 2026 : la compétition de tubes est lancée

    Rip Curl Cup Padang Padang 2026 : la compétition de tubes est lancée

    La compétition est officiellement lancée ce jeudi à Bali. La 23e édition de la Rip Curl Cup Padang Padang a débuté sur la péninsule de Bukit, profitant d’une solide houle de sud-sud-ouest qui délivre des tubes creux de 2 mètres à 2,5 mètres sur le récif corallien indonésien.

    Un format sans élimination directe

    L’organisation met à profit le créneau de marée basse pour lancer les hostilités dans des conditions optimales. Le tableau féminin ouvre la compétition avec quatre séries, avant de laisser place aux huit séries masculines.

    Le format de compétition ne comporte pas d’élimination au premier tour : chaque surfeur dispute deux séries de 30 minutes à quatre compétiteurs. Le total combiné des deux meilleures notes obtenues sur l’ensemble des deux passages détermine le classement général. Les quatre premiers hommes et les quatre premières femmes se qualifient directement pour une finale à quatre.

    Duels entre spécialistes internationaux et experts locaux

    Le plateau 2026 réunit un mélange de tuberiders reconnus et d’experts du reef balinais. Chez les hommes, les vétérans Bruce Irons, Mason Ho et Taj Burrow sont alignés aux côtés de jeunes profils comme Lukas Skinner et Tosh Tudor. Ils affrontent les locaux indonésiens aguerris, dont Westen Hirst, Made Adi Putra et Dylan Wilcoxen.

    Dans le tableau féminin, la Britannique Sky Brown, l’Hawaïenne Vaihitimahana Inso et l’Australienne Lucy Darragh se mesurent aux spécialistes indonésiennes du spot, menées par Jasmine Studer et Taina Izquierdo, victorieuse des trials.

    Suivre les phases finales

    L’intégralité de l’épreuve doit se dérouler sur cette seule journée de compétition. Le webcast vidéo et les scores tour par tour sont accessibles en streaming sur la plateforme officielle de l’événement et via LiveHeats.

  • Surfing Super League : l’Australie lance un nouveau format par équipes pour 2028

    Surfing Super League : l’Australie lance un nouveau format par équipes pour 2028

    Dès janvier 2028, le paysage compétitif va connaître un véritable séisme avec le lancement de la Surfing Super League (SSL) en Australie. Annoncé cette semaine, ce nouveau circuit professionnel par équipes promet des matchs fixes de 90 minutes et une stricte égalité salariale, dans le but d’imposer un format enfin adapté à la télévision en direct.

    L’Australie, berceau historique de la structuration du surf de compétition depuis les années 70, s’apprête à écrire un nouveau chapitre. La Surfing Super League (SSL) vient d’être officialisée, avec une promesse audacieuse : transformer le surf de compétition en un véritable sport de franchise, débarrassé des temps morts qui pénalisent souvent les diffusions traditionnelles.

    Le surf repensé pour le direct télévisé

    Pendant des décennies, le surf professionnel s’est construit autour du format « man-on-man ». Si ce système a fait ses preuves pour couronner les meilleurs surfeurs du monde, il demande souvent aux spectateurs de patienter longuement entre les séries.

    Chris Mater, PDG de la ligue et ancien dirigeant de Surfing Australia (et ex-Red Bull), a identifié ce frein. « Les plus grands sports du monde ont tous un point commun : ils sont conçus pour la télévision en direct », explique-t-il dans une lettre ouverte. Pour pallier ce manque, la SSL misera sur une fenêtre de diffusion millimétrée. Les matchs dureront très exactement 90 minutes, garantissant aux chaînes de télévision un produit prévisible et aux fans une action continue.

    Un format en relais pour dynamiser le score

    Concrètement, chaque match opposera deux franchises. Quatre athlètes s’élanceront sous forme de relais pour chaque équipe. Contrairement au circuit classique, chaque vague surfée viendra alimenter le tableau d’affichage global de l’équipe. Le public ne suit plus seulement un individu, mais un collectif, avec un score qui évolue jusqu’à la dernière minute.

    Huit franchises et une stricte égalité salariale

    Pour sa saison inaugurale de huit semaines prévue début 2028, la ligue s’appuiera sur huit bastions historiques du surf australien : la Gold Coast (qui aura deux équipes), Newcastle, Sydney Nord et Sud, la Sunshine Coast, les Northern Rivers et Melbourne. Les effectifs mélangeront légendes locales, stars actuelles et jeunes talents afin de créer de véritables derbys.

    L’autre annonce majeure concerne le modèle économique et social. La ligue a confirmé que l’ensemble des surfeurs sous contrat percevront un salaire égal, sans aucune distinction de genre ou de statut. Une véritable bouffée d’oxygène pour de nombreux professionnels australiens qui luttent aujourd’hui pour financer leur carrière avec leurs seuls sponsors.

    Les limites à cette idée

    Pour être sincère j’ai du mal à croire sur le papier à cette idée pour plusieurs raisons. La première n’est pas des moindres, 90 minutes c’est court quand on connaît l’océan, regardez la dernière compétition à Teahupoo. Ils ont inventé ce format pour ne pas avoir de pause, mais les pauses proviennent en grande majorité des séries, de quelque chose qu’on ne peut contrôler. Deuxièmement, on risque de se retrouver avec une compétition d’anciennes légendes et de surfeurs qui ne font pas le circuit pro, car les surfeurs qui participent aux compétitions WSL, seront bloqués par contrat. Je pense qu’il y a plein de choses à tester et changer avant de créer un circuit parallèle, mais peut-être ils arriveront à me faire changer d’avis, alors je leur souhaite bonne chance.

    Les pré-inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour les fans. Reste à voir si, d’ici 2028, ce nouveau format séduira les diffuseurs et fera naître les mêmes ferveurs que les sports de stades.

  • Keris Cup : Le jour où le skate et le surf ont de nouveau fusionné à Uluwatu

    Keris Cup : Le jour où le skate et le surf ont de nouveau fusionné à Uluwatu

    Vous souvenez-vous de cette époque dorée, entre la fin des années 90 et le début des années 2000, où les frontières entre les boardsports n’existaient pas ? L’ère de la mythique Quik Cup, où l’on pouvait voir les mêmes riders déchirer un bowl avant de se jeter à l’eau ou sur la poudreuse avec la même intensité. La course à la performance et la spécialisation ont fini par tuer cette culture crossover. Du moins, c’est exactement ce que je croyais avant de lancer les 23 minutes incandescentes du dernier film de Kai Neville.

    Un retour aux sources brutal et magnétique

    Si vous pensez que les skateurs professionnels d’aujourd’hui ont peur de l’eau, cette vidéo va vous prouver le contraire. La Keris Cup, organisée aux Uluwatu Surf Villas à Bali, a décidé de remonter le temps jusqu’aux années 50, époque où des surfeurs en manque de vagues ont inventé le skateboard.

    Le concept est d’une pureté absolue : quatre jours de free surf et de skate sessions, dans un esprit brut, pour accumuler des clips vidéo. Le dernier soir ? Tout se joue de nuit dans le bowl des villas. Sous les yeux d’un panel de juges tout simplement légendaires réunissant Christian Hosoi, Nathan et Christian Fletcher, ou encore Omar Hassan. Ces figures mythiques visionnent les exploits aquatiques de la semaine avant d’évaluer la session skate en direct pour attribuer une note combinée.

    L’exploit hallucinant que personne n’avait vu venir

    C’est ici que l’histoire devient folle. Le matin des finales, la nature a décidé de s’inviter à la fête. L’un des plus gros swells de la saison vient frapper la péninsule de Bukit de plein fouet. Uluwatu se transforme en un monstre d’eau crachant des vagues massives.

    Vous pensez qu’une blessure vous empêcherait de charger de telles conditions ? Sky Brown, phénomène incontesté du skate mondial, s’est violemment déboîté l’épaule dans le bowl. Exactement douze heures plus tard, elle s’enfilait un barrel rugueux sur le reef impitoyable de Padang Padang.

    Mais c’est l’engagement total de Shane Borland qui lui a valu de soulever le trophée suprême : un « keris », cette dague indonésienne forgée à la main, symbole de concentration et d’esprit. Borland a littéralement transpercé un tube colossal sur le Bombie d’Uluwatu, sous les hurlements de la foule massée sur la pelouse surplombant la falaise.

    L’édit de Kai Neville capture cette utopie avec brio. Un chaos parfait où l’on retrouve Pedro Barros, Keegan Palmer ou encore Greyson Fletcher échangeant leurs trucks contre des dérives avec une aisance déconcertante. Cet événement prouve que l’âme rebelle et créative de nos sports n’est pas morte, elle attendait juste la bonne houle.

    Si vous l’avez manquée, préparez-vous : le chaos harmonieux de la Keris Cup reviendra enflammer Bali du 1er au 6 novembre 2026.

  • Dans les housses des pros : le vrai quiver pour survivre à Teahupo’o

    Dans les housses des pros : le vrai quiver pour survivre à Teahupo’o

    Vous galérez déjà à payer les taxes pour caser vos deux planches dans l’avion lors de vos surftrips ? Imaginez devoir affronter la vague la plus dangereuse de la planète. En plongeant dans les coulisses de l’étape du Championship Tour 2026 à Tahiti via la série Snaketales, j’ai scruté les bagages de l’élite. Et la réalité logistique donne le vertige.

    Des housses blindées pour le récif

    On pourrait croire que ces experts connaissent la vague polynésienne par cœur et ciblent leur équipement au millimètre. En vérité, Teahupo’o ne pardonne aucune erreur et la casse sur le corail est une quasi-certitude.

    Face à ce monstre d’eau, le quiver minimaliste n’existe pas. Si une poignée de surfeuses comme Tyler Wright tentent le coup avec 8 planches, la moyenne masculine explose. La majorité du plateau débarque avec 10 à 12 boards dans des housses customisées capables d’accueillir deux personnes. Le record absolu ? Un compétiteur avoue avoir amené 12 planches, qui s’ajoutent aux 6 laissées chez les locaux l’année précédente. Faites le calcul : 18 boards pour une seule épreuve.

    Le plus drôle, c’est Luana Silva qui a embarqué 11 planches de surf, et n’a finalement cassé aucune planche, le budget excédent bagage va exploser. D’ailleurs, j’aimerai connaître le budget excédent bagage d’un surfeur/surfeuse sur le world tour.

    L’arsenal pour les gros jours

    Pourquoi un tel volume ? Parce qu’on ne charge pas un set massif de 8 pieds avec sa planche de tous les jours. L’éventail de tailles est délirant : du shortboard classique de 5’11 pour les jours calmes, jusqu’aux « step-ups » de 6’6 ou 6’8 pour espérer survivre quand le Pacifique se réveille. Un véritable arsenal de guerre nécessaire pour aller décrocher ce tube de la victoire, à l’image des performances historiques d’Erin Brooks et Seth Moniz cette année-là.

    La prochaine fois que vous préparerez vos affaires, vous relativiserez.

  • Quiksilver Festival 2026 : Kelly slater invité de marque, une programmation musicale incroyable

    Quiksilver Festival 2026 : Kelly slater invité de marque, une programmation musicale incroyable

    Le Quiksilver Festival by Swatch fait son grand retour sur la côte landaise. Cochez bien les dates dans votre calendrier, car du 19 au 27 septembre 2026, l’épicentre du surf européen va de nouveau vibrer au rythme des vagues et du bon son.

    Comme à son habitude, l’événement prendra ses quartiers dans le célèbre triangle d’or du littoral néo-aquitain : Capbreton, Hossegor et Seignosse. La période de fin septembre est traditionnellement bénie pour la région. Les premières grosses houles d’automne commencent à balayer l’Atlantique, les bancs de sable sont souvent optimaux après la saison estivale, et l’ambiance y est unique. C’est un rendez-vous de fin d’été qui s’annonce déjà incontournable.

    Pourquoi le retour du King enflamme tout le monde

    Vous l’avez vu à Tahiti. Sa prestation magistrale sur la vague de Teahupo’o a laissé la planète surf sans voix. Alors quand j’ai vu l’annonce officielle « Guess who’s coming » confirmant la présence de Kelly Slater au Quiksilver Festival 2026, j’ai compris que l’enjeu venait de monter d’un cran. Kelly Slater, présent à Hossegor, vous pouvez être sûr que de nombreux surfeurs vont se déplacer voir le « King ». À 54 ans, voir Kelly sur les plages landaises risquent de se raréfier dans le temps, c’est peut-être l’une des dernières occasions de voir le « King ». (PS: il était annoncé l’année dernière, mais n’avait pas fait le déplacement, mais cette année, j’y crois)

    À ses côtés, le plateau donne tout simplement le vertige. Il partagera le line-up avec notre champion olympique Kauli Vaast et l’incontournable Jérémy Florès, maître absolu des barrels landais. Ajoutez à cela des talents explosifs comme Marco Mignot, Coco Ho, Noah Beschen, Hughie Vaughan ou encore Milla Coco Brown, et vous obtenez des sessions qui s’annoncent d’ores et déjà impressionnantes.

    Mais si je vous parle de ces 9 jours de festival, ce n’est pas uniquement pour l’eau salée. Sur le bitume, ça va voler haut. La prodige Sky Brown et le technicien Gustavo Ribeiro vont martyriser le skatepark, pendant que Matthias Dandois (BMX) et Sam Pilgrim (freeride VTT) viendront retourner le flat et les rampes.

    Ed Banger aux commandes : l’alliance parfaite de l’art et du ride

    La grande nouveauté de cette édition 2026 réside dans sa direction artistique. Quiksilver a confié les clés de son identité visuelle à So Me, l’emblématique directeur artistique du label Ed Banger Records. L’objectif ? Créer un univers graphique explosif qui fait le pont entre la culture skate, le rock, le rap et l’électro.

    L’intéressé n’a d’ailleurs pas caché son enthousiasme face à ce défi de taille, expliquant vouloir concevoir un monde très coloré et débordant de liberté, à l’image de ce qu’il produit depuis des années avec le célèbre label parisien. Il promet de s’appuyer sur la solide base des éditions précédentes pour y insuffler cet ADN urbain qui matche à la perfection avec l’énergie si particulière du sud-ouest.

    Des soirées mémorables signées Pedro Winter

    Que serait un festival landais sans une bande-son à la hauteur ? L’implication de l’écurie Ed Banger dépasse très largement le cadre purement graphique. Pedro Winter (alias Busy P), le fondateur du label, a pris en charge la programmation musicale pour faire transpirer les différents spots de Capbreton, Hossegor et Seignosse à la nuit tombée.

    Pour lui, le Quiksilver Festival est le terrain de jeu idéal, l’endroit exact où les frontières entre les disciplines et les communautés s’effacent. Côté concerts et DJ sets, attendez-vous à un mélange des genres très pointu. Le programme live s’annonce électrique avec le groupe de rock et dance-pop Alexsucks, la nouvelle étoile montante de la scène bass française Tatyana Jane, ou encore l’inclassable et toujours très festif Myd. Pedro Winter l’assure : cette programmation est une véritable invitation à la découverte, mêlant valeurs sûres de la famille Ed Banger et étoiles montantes de la scène actuelle.

    Note de la rédaction : Cet article est mis à jour régulièrement. Au fil des semaines, nous rajouterons ici même le planning détaillé des compétitions, les heures de passage des concerts et les éventuelles nouvelles wildcards. Gardez cette page dans vos favoris !

  • WSL Tahiti Pro 2026 : Premières victoires pour Brooks et Moniz

    WSL Tahiti Pro 2026 : Premières victoires pour Brooks et Moniz

    Le jeudi 13 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League s’est conclue en apothéose à Teahupo’o, en Polynésie française. Dans des tubes parfaits de 1,20 à 2 mètres, la Canadienne Erin Brooks et l’Hawaïen Seth Moniz ont tous deux signé la première victoire de leur carrière sur le circuit d’élite mondial en tant que titulaire.

    Erin Brooks, la consécration à seulement 19 ans

    Après un début de saison 2026 complexe où elle peinait à dépasser les premiers tours, Erin Brooks a inversé la tendance de la plus belle des manières. La rideuse de 19 ans, qui dispute sa première saison complète sur le CT après sa victoire en tant que wildcard aux Fidji en 2024, s’est imposée face à la rookie israélienne Anat Lelior.

    Le parcours de la Canadienne force le respect : après avoir éliminé la prodige française Tya Zebrowski au premier tour, elle a successivement sorti les championnes du monde Carissa Moore et Molly Picklum. En finale, dans un duel de goofy-footers 100% tubulaire, Brooks a fait la différence avec deux vagues notées 8,27 et 8,93, pour un total de 17,20 contre 16,33 pour Lelior.

    « La saison a été très difficile. J’ai perdu au deuxième tour de chaque événement, donc obtenir une victoire me donne tellement de confiance, car je commençais presque à douter de moi », a déclaré Brooks au micro de la WSL, visiblement émue. Cette performance la propulse à la 11e place du classement mondial, gagnant ainsi sept précieuses places.

    Seth Moniz brise enfin le plafond de verre

    Du côté du tableau masculin, Seth Moniz a conjuré le sort. À 28 ans et pour sa septième saison sur le Tour, l’Hawaïen attendait ce moment avec impatience. Son meilleur résultat restait jusqu’ici une deuxième place derrière Kelly Slater à Pipeline en 2022.

    Relégué dans les bas-fonds du classement avant l’épreuve tahitienne, Moniz a dû s’extirper d’un tableau redoutable. Il a d’abord éliminé le local Eimeo Czermak, avant de faire tomber le champion du monde en titre Yago Dora, puis le numéro 1 mondial Italo Ferreira en demi-finale. L’apogée de sa compétition fut cette finale épique contre son ami d’enfance, l’Américain Griffin Colapinto. Moniz s’est offert le meilleur total de la journée avec 18,17 points (dont un 9,10 et un 9,07), laissant Colapinto combo (14,67).

    « J’attends ça depuis si longtemps. Le surf est un sport tellement difficile, et un seul gars gagne à chaque fois », a confié Moniz, qui va bientôt devenir père. Ce succès inespéré lui permet de faire un bond monumental de 12 places au classement général, atterrissant au 19e rang.

    Des performances historiques pour Lelior et Boukhiam

    Si les vainqueurs ont accaparé l’attention, d’autres athlètes ont marqué l’histoire de cette édition. Anat Lelior est devenue la première surfeuse représentant Israël à atteindre une finale sur le Championship Tour. Actuellement 14e mondiale, elle se positionne sérieusement dans la course au titre de Rookie of the Year.

    Chez les hommes, le Marocain Ramzi Boukhiam a égalé son meilleur résultat en carrière (demi-finale) en scorant la meilleure vague de la compétition avec un tube profond récompensé d’un 9,57 en quart de finale. De son côté, Griffin Colapinto, finaliste malheureux, se console avec une remontée dans le Top 10 mondial (8e), le replaçant dans la course pour les très convoitées WSL Finals.

    La caravane du CT va désormais quitter la Polynésie pour entamer la dernière ligne droite de cette saison 2026, direction Fiji du 25 Aout au 4 Septembre.

  • Hécatombe au Tahiti Pro 2026 : Kauli Vaast éliminé, la jeune de 14 ans Kelia Gallina porte les espoirs locaux

    Hécatombe au Tahiti Pro 2026 : Kauli Vaast éliminé, la jeune de 14 ans Kelia Gallina porte les espoirs locaux

    Ce mercredi 12 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la WSL a offert une journée riche en rebondissements sur le mythique spot de Teahupo’o. Si les grands favoris comme Kauli Vaast et Kelly Slater ont pris la porte prématurément, la très jeune Tahitienne Kelia Gallina a créé la sensation en s’offrant une ancienne championne du monde.

    La grosse désillusion pour Kauli Vaast

    La houle de quatre à six pieds a fait des ravages dans les rangs des têtes de série. Le favori local, Kauli Vaast, s’est incliné dès le troisième tour face au Mexicain Alan Cleland au terme d’une série très serrée (12.34 contre 12.00). C’est une immense déception pour le public polynésien et français. Kauli est sans conteste l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de cette vague, une suprématie d’ailleurs confirmée récemment dans les séquences de Young Guns 2026.

    À chaud, l’élimination du Français laisse un goût amer et soulève quelques interrogations sur le jugement. Sa première vague semblait sévèrement sous-notée par les juges de la World Surf League. Bien qu’un visionnage à tête reposée s’impose pour analyser cette série en profondeur, le couperet est tombé : il n’y a officiellement plus aucun représentant français dans le tableau masculin.

    Le roi Kelly Slater cède sa couronne à Jack Robinson

    L’autre séisme de cette journée tahitienne est l’élimination de la légende Kelly Slater. L’Américain de 54 ans, invité sur une épreuve qu’il a remportée à cinq reprises, a subi la loi de l’Australien Jack Robinson. Malgré une belle entame tactique, Slater a cassé sa deuxième planche de la compétition et a laissé Robinson s’engouffrer dans la vague du jour, magistralement notée 9.17.

    L’Australien valide son ticket pour les quarts (15.00 à 8.46) où il retrouvera l’Américain Griffin Colapinto. Ce dernier a signé le meilleur total de la journée (16.67) pour s’imposer face à Miguel Pupo. Ce choc Robinson-Colapinto s’annonce électrique, puisqu’il s’agira du remake exact de la finale de l’édition 2025.

    Ramzy Boukhiam toujours en liste

    Ramzy Boukhiam a remporté sa série contre le brésilien Joao Chianca, grâce notamment à un bon tube noté 8 points. Le marocain est un excellent tube rider, et encore plus frontside. Il se retrouve en quart de finale contre l’australien George Pittar, et si je devais donner le nom d’un surprenant vainqueur au Teahupoo Pro 2026 dans le jeu Fantasy de WSL, je donnerai Ramzy

    Kelia Gallina : 14 ans et dernière carte locale

    Face à l’hécatombe chez les hommes, tous les espoirs du clan polynésien et français reposent désormais sur les épaules d’une adolescente. À seulement 14 ans, la wildcard Kelia Gallina a réalisé l’exploit majeur de ce Round 2 féminin en éliminant Caroline Marks, médaillée d’or olympique en 2024 et vainqueur du Tahiti Pro 2023.

    Issue des Trials, la jeune surfeuse a trouvé la sortie de tubes complexes pour s’imposer 8.27 contre 5.50 face à l’Américaine. Une performance hallucinante qui repousse les standards de précocité sur le circuit élite et sauve la mise pour le surf local.

    Les favorites chahutées, Simmers intouchable

    Le tableau féminin a également été marqué par la chute de l’actuelle numéro un mondiale. L’Hawaïenne Gabriela Bryan a été surclassée par l’Israélienne Anat Lelior, relançant totalement la course au titre mondial. De son côté, Caitlin Simmers n’a pas tremblé. L’Américaine a décroché la meilleure note individuelle chez les femmes avec un 9.00 sur un barrel très engagé sur le West Bowl, éliminant logiquement Brisa Hennessy. La tenante du titre, Molly Picklum, a elle aussi assuré sa place grâce à sa lecture dans le tube (8.17).

    Les enjeux du Finals Day

    La direction de course de la WSL a déclenché l’alerte jaune pour ce jeudi 13 août, ce qui signifie qu’ils espérent terminer la compétition. Le prochain call est fixé à 6h30 (heure locale) ou 18H30 heure française pour un lancement potentiel des quarts de finale dès 7h05. Kelia Gallina tentera de prolonger son parcours féerique face à Anat Lelior, avec l’ambition assumée de faire vibrer le public de la passe de Hava’e jusqu’au bout.

  • Tahiti Pro 2026 : Soirée noire pour les Bleues, la jeune Kelia Gallina enflamme Teahupo’o

    Tahiti Pro 2026 : Soirée noire pour les Bleues, la jeune Kelia Gallina enflamme Teahupo’o

    Mardi 11 août 2026, le premier tour féminin du Outerknown Tahiti Pro s’est disputé dans des conditions difficiles à Teahupo’o. Si la Polynésienne Vahine Fierro et la Française Tya Zebrowski ont subi de cruelles éliminations, la jeune wildcard locale Kelia Gallina, 14 ans à peine, a créé la sensation mondiale en sortant la double championne du monde Tyler Wright.

    La septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League a démarré sous tension. Avec une houle diifcile et des vents forts en cross-offshore, le spot de Teahupo’o a offert des vagues techniques de 1,20 m à plus de 2 m, rendant le placement périlleux. Dans ce véritable champ de mines, la hiérarchie mondiale a été bousculée, laissant un goût amer au clan tricolore malgré l’émergence spectaculaire d’une nouvelle prodige.

    Vahine Fierro, la reine de Teahupo’o tombe d’entrée

    C’est la douche froide de ce premier tour. Vahine Fierro, tenante du titre de l’édition 2024 et véritable spécialiste de la vague, a été éliminée par l’Australienne Isabella Nichols. Après un restart forçant une série marathon de 55 minutes, la Tahitienne semblait pourtant avoir le contrôle.

    Fierro a rapidement scoré la meilleure vague de l’échange, un 5.83 récompensant un tube propre sur la section intérieure. Mais Isabella Nichols a su ajuster sa stratégie. Grâce à un changement de planche de dernière minute, l’Australienne a enchaîné deux vagues autour des 4 points, combinant des turns puissants en backside et un tube court mais critique pour prendre l’avantage sur le fil (8.77 contre 7.13). Cette défaite prématurée est un coup dur pour Vahine Fierro, actuellement 19e mondiale, qui avait impérativement besoin d’un gros résultat à domicile pour remonter au classement.

    Tya Zebrowski s’incline face à Erin Brooks

    La désillusion avait commencé quelques minutes auparavant pour les représentantes tricolores avec la sortie de Tya Zebrowski. Opposée à la Canadienne Erin Brooks, la jeune Française n’a pas réussi à trouver son rythme dans ce line-up capricieux, s’inclinant avec un faible total de 2.00 points.

    De son côté, Erin Brooks (18e mondiale) a joué la carte de l’adaptation. Après un début de série chaotique marqué par un mauvais choix de vague et un set pris sur la tête, la Canadienne a finalement trouvé un tube et l’emporter avec 6.90 points. Brooks affrontera la quintuple championne du monde Carissa Moore au prochain tour.

    L’exploit majuscule de Kelia Gallina à 14 ans

    La véritable étincelle de cette journée est venue de la jeunesse locale. Au lendemain de son quatorzième anniversaire, Kelia Gallina a signé l’une des plus belles surprises de la saison en éliminant l’Australienne Tyler Wright (5.34 contre 4.57).

    Gagnante des Tahiti Trials, la jeune wildcard a fait preuve d’une maturité impressionnante face à la double championne du monde. Tandis que Wright multipliait les wipeouts violents et peinait à lire le plan d’eau, Gallina a utilisé sa parfaite connaissance du récif pour sélectionner les bonnes vagues et gérer sa priorité avec sang-froid. « C’est définitivement le plus gros Teahupo’o que j’ai jamais surfé », a confié la jeune surfeuse à la WSL. « J’ai pris une grosse série sur la tête, j’étais presque sonnée. Je ne pensais même pas passer une série, alors je suis super heureuse. »

    Prochain call décisif

    L’aventure continue pour Kelia Gallina qui sera confrontée à un défi de taille au deuxième tour : faire tomber l’Américaine Caroline Marks, championne du monde 2023 et médaillée d’or olympique. Le prochain call est fixé à ce mercredi 12 août à 7h00 (heure locale), soit 19 heures en France, pour un lancement potentiel à 7h35. Côté masculin, tous les yeux seront rivés sur le round 3, avec notamment l’entrée en lice du Français Kauli Vaast face au Mexicain Alan Cleland, et le choc très attendu entre Kelly Slater et Jack Robinson.

  • Prévisions météo à Teahupo’o : pourquoi l’épreuve pourrait s’achever dès jeudi

    Prévisions météo à Teahupo’o : pourquoi l’épreuve pourrait s’achever dès jeudi

    Après une houle en baisse depuis dimanche, la direction de course à Teahupo’o (Tahiti) s’apprête à exploiter une fenêtre météo décisive. Entre ce soir, mercredi, jeudi voir vendredi matin, une houle de 2 à 3 mètres croisée à des vents favorables devrait permettre de boucler l’événement avant que les conditions ne se dégradent drastiquement.

    Une fenêtre offshore jusqu’à jeudi

    Si la taille des vagues diminue progressivement depuis ce week-end, le spot polynésien conserve un potentiel majeur pour la compétition. L’analyse des modèles Surfline confirme le maintien de vagues entre 2 et 3 mètres pour la journée d’aujourd’hui. Mercredi, un nouveau push de houle est attendu en cours de journée. Le facteur clé sera le vent : la bascule vers un flux offshore garantira un plan d’eau parfait, après une nuit et un début de matinée potentiellement marqués par quelques grains.

    Dès jeudi, la houle commencera à s’atténuer plus rapidement, offrant tout de même de solides séries à 2 M sous un vent toujours idéal pour creuser les tubes.

    Le tableau féminin en clôture

    Face à une fin de période d’attente (waiting period) qui s’annonce moins favorable, les organisateurs devraient opter pour un planning resserré.

    Couronner les champions jeudi soir si le timing le permet, les phases finales féminines clôturant probablement cet événement. En cas de retard, les ultimes séries féminines basculeront sur vendredi matin, dans des vagues résiduelles de 1m20 à 2m, avant que le vent ne tourne défavorablement dans l’après-midi.

  • Tahiti Pro : Masterclass de Slater, Boukhiam fait tomber le N°1 et Colapinto impérial

    Tahiti Pro : Masterclass de Slater, Boukhiam fait tomber le N°1 et Colapinto impérial

    Lundi 10 août 2026, la mâchoire de Teahupo’o s’est refermée de façon spectaculaire sur le round 2 du Outerknown Tahiti Pro. Dans des conditions solides de 8 à 10 pieds balayées par un vent side-shore, les surfeurs régulars ont dicté leur loi, marqués par le retour tonitruant de Kelly Slater face à Gabriel Medina et la victoire stratégique de Ramzi Boukhiam sur le numéro 1 mondial.

    Le piège marocain : Boukhiam élimine son ami Fioravanti

    Le duel tant attendu a tenu toutes ses promesses au large de la presqu’île tahitienne. Ramzi Boukhiam, actuel 33e mondial au classement WSL, affrontait le porteur du maillot jaune, l’Italien Leonardo Fioravanti. Les deux hommes se connaissent par cœur et partagent une solide amitié, mais sur ce reef acéré, toute camaraderie est restée au line-up. Face à la pression du N°1 mondial, c’est la science du tube frontside du Marocain qui a fait la différence.

    Avec un engagement total sur les sections les plus creuses, Boukhiam a su naviguer sur le « foamball » de manière chirurgicale pour décrocher un excellent 8.17 au milieu de la série. Il s’impose finalement avec un total de 15.67 contre 13.50 pour l’Italien. Comme l’a déclaré le surfeur marocain dans le communiqué officiel : « J’ai atterri et j’ai dû mettre mes mains pour freiner tellement c’était gros et creux. C’était une vague trépidante. »

    Slater vs Medina : La série de la compétition

    Notre lecteur David Crespel l’avait annoncé il y a deux jours dans nos commentaires : la série 13 du round 2 allait être le moment fort de la compétition. On ne peut qu’approuver. Cette revanche de la finale de 2014 a tourné à la démonstration. À 54 ans, Kelly Slater a offert une véritable masterclass d’engagement et de lecture de vague.

    Avec des « tombettes » ahurissantes et des take-offs dans le vide absolu, l’Américain a délibérément flirté avec la limite physique du spot. Il signe deux vagues stratosphériques notées plus de 9 points pour un total frôlant la perfection (19.06 sur 20). Face à lui, le triple champion du monde Gabriel Medina a rendu une excellente copie (16.10), mais il n’a pas su trouver l’engagement les vagues nécessaires pour renverser le « King ». Dans le chenal de Teahupoo, le constat était sans appel : The King is back, mother XXXXXX.

    Teahupo’o 2026 : La revanche des « regulars »

    Historiquement, la vague polynésienne est le terrain de jeu favori des « goofies » (pied droit à l’avant), avantagés pour surfer le tube de face. Pourtant, cette folle soirée a balayé les théories statistiques. Dans ce vent side-shore rendant la vague particulièrement piégeuse, les plus gros scores ont été l’apanage des « regulars » (pied gauche à l’avant) : Kelly Slater, le Brésilien Joao Chianca (17.83), Jack Robinson et surtout l’Américain Griffin Colapinto.

    Ce dernier a en effet scoré le premier 10 parfait de la compétition, portant son total combiné à 19.60, le meilleur score de sa carrière sur le CT. Le point commun entre ces trois droitiers ? L’engagement pur. Colapinto a dévalé une onde massive, perdant momentanément le contrôle de ses dérives sur la mousse avant de ressortir de la caverne. « Vous jouez à la frontière entre la vie et la mort », a confié l’athlète de 28 ans, soulignant l’exigence mentale requise pour dompter ces monstres d’eau.

    Enjeux du Round 3

    La compétition reprendra ce mardi 11 août, avec un appel fixé à 7h00 du matin (heure locale), soit 19 heures en France par la World Surf League. Les affrontements du round 3 s’annoncent électriques, avec notamment un explosif Kelly Slater contre le tenant du titre Jack Robinson….

  • Débuts Explosifs au Tahiti Pro 2026 : Le Retour du King et la Maîtrise de Vaast

    Débuts Explosifs au Tahiti Pro 2026 : Le Retour du King et la Maîtrise de Vaast

    Samedi 8 août 2026, la septième étape du Championship Tour de la WSL, le Outerknown Tahiti Pro, a débuté dans des conditions solides avec un side shore, qui a rendu le choix des vagues encore plus difficiles à Teahupoo. Si Kelly Slater a prouvé qu’il restait le maître des lieux, le Tahitien Kauli Vaast a également brillé à domicile devant son public.

    Kelly Slater, toujours le maître absolu de Teahupoo

    À 54 ans, la légende américaine n’a rien perdu de sa superbe sur l’une des vagues les plus dangereuses au monde. Bénéficiant d’une wildcard, Kelly Slater a été tout simplement monstrueux dans ses tubes en backside. Il a survolé sa série du premier tour face à Eli Hanneman, compilant un impressionnant total de 16,23 points sur 20, dont une excellente note de 9,00.

    Dans un communiqué de la World Surf League, l’Américain aux onze titres mondiaux s’est confié sur son retour à l’eau : « C’est un peu comme faire du vélo, mais on oublie à quel point Teahupo’o est extrême. […] Je n’ai rien à prouver ici, mais quand on met le lycra et qu’on rame, on a besoin de sentir qu’on a quelque chose à prouver, surtout dans des vagues comme ça. »

    Kauli Vaast impérial, cruelle désillusion pour Eimeo Czermak

    Du côté des surfeurs locaux, Kauli Vaast, qui dispute pour la première fois l’épreuve en tant que membre régulier du CT, a confirmé qu’il serait extrêmement difficile à battre sur son spot. Sa maîtrise absolue et son excellent choix de vagues lui ont permis d’éliminer Crosby Colapinto au deuxième tour, avec notamment une vague notée 8,00. Cette victoire l’envoie directement au troisième tour où il affrontera le Mexicain Alan Cleland.

    La petite déception de cette journée d’ouverture vient de l’élimination d’Eimeo Czermak. Le vainqueur des Trials a offert un surf engagé comme on aime le voir, dominant presque l’intégralité de sa série. Malheureusement, à quelques minutes du coup de corne final, l’Hawaïen Seth Moniz a trouvé une véritable bombe notée 8,00. Un hold-up qui élimine cruellement le Tahitien pour seulement 0,33 point d’écart.

    La compétition a finalement été mise en pause en raison de la dégradation des conditions. Le prochain « call » est fixé au dimanche 9 août à 7h00 (heure locale), soit 19 heures françaises avec des vagues encore plus solides, mais toujours avec ce vent side shore. Tous les regards seront alors tournés vers l’affiche la plus attendue de l’événement : le choc au sommet entre Kelly Slater et Gabriel Medina.

    Résultats du Premier Tour (Hommes)

    • Série 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) 8.17 bat Oscar Berry (AUS) 3.93
    • Série 2 : Luke Thompson (RSA) 5.50 bat Matthew McGillivray (RSA) 0.77
    • Série 3 : Seth Moniz (HAW) 14.50 bat Eimeo Czermak (PYF) 14.17
    • Série 4 : Kelly Slater (USA) 16.23 bat Eli Hanneman (HAW) 4.53

    Résultats du Deuxième Tour (Séries 1 et 2)

    • Série 1 : Kauli Vaast (FRA) 13.50 bat Crosby Colapinto (USA) 10.16
    • Série 2 : Alan Cleland (MEX) 6.00 bat Samuel Pupo (BRA) 5.00

    Les séries à venir pour le Deuxième Tour

    • Série 3 : Yago Dora (BRA) vs. Seth Moniz (HAW)
    • Série 4 : Marco Mignot (FRA) vs. Barron Mamiya (HAW)
    • Série 5 : Filipe Toledo (BRA) vs. Connor O’Leary (JPN)
    • Série 6 : Italo Ferreira (BRA) vs. Luke Thompson (RSA)
    • Série 7 : Liam O’Brien (AUS) vs. Jake Marshall (USA)
    • Série 8 : Ethan Ewing (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    • Série 9 : Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Ramzi Boukhiam (MAR)
    • Série 10 : Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    • Série 11 : Kanoa Igarashi (JPN) vs. Alejo Muniz (BRA)
    • Série 12 : George Pittar (AUS) vs. Cole Houshmand (USA)
    • Série 13 : Gabriel Medina (BRA) vs. Kelly Slater (USA)
    • Série 14 : Jack Robinson (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    • Série 15 : Griffin Colapinto (USA) vs. Rio Waida (INA)
    • Série 16 : Miguel Pupo (BRA) vs. Mateus Herdy (BRA)
  • Doublé Historique au Boardmasters 2026 : Lemoigne et Marchiset au Sommet

    Doublé Historique au Boardmasters 2026 : Lemoigne et Marchiset au Sommet

    Ce samedi 8 août 2026, la délégation française a frappé un grand coup à Fistral Beach (Angleterre) lors du Boardmasters Longboard Pro 2026. Alice Lemoigne et Louis Marchiset ont tous deux remporté cette première étape du Longboard Qualifying Series (LQS 1 000) de la World Surf League (WSL). Face à des conditions de houle capricieuses, les deux athlètes ont imposé leur rythme pour prendre d’emblée la tête du classement européen.

    Alice Lemoigne, un septième sacre historique à Newquay

    La Réunionnaise Alice Lemoigne, double championne du monde de longboard, a une nouvelle fois prouvé sa suprématie sur le célèbre spot des Cornouailles. En finale, la surfeuse de 29 ans a dominé un plateau relevé, s’imposant face à sa compatriote Canelle Lebreton (2e), la Danoise Thilde Rasmussen (3e) et la locale Emily Currie (4e).

    Malgré des incertitudes quant à sa participation liées à ses engagements professionnels, Lemoigne a fait parler son expérience de la compétition. Elle a rapidement pris l’avantage avec un score de 7.33, s’appuyant sur de longs hang fives exécutés avec la grâce qu’on lui connaît. La Danoise Thilde Rasmussen, pourtant non tête de série, a bien tenté de bousculer la hiérarchie en obtenant la seule excellente note de la série, mais une interférence de priorité l’a lourdement sanctionnée.

    Un ultime sursaut de la houle dans les dernières minutes a permis à la Française de sceller définitivement sa victoire avec une vague notée 7.17, portant son total à 14.50 sur 20. Ce septième titre au Boardmasters vient enrichir un palmarès déjà exceptionnel pour la championne d’Europe en titre.

    La première victoire éclatante de Louis Marchiset

    Chez les hommes, la finale nous a offert un scénario stratégique et haletant. Face à des pointures de la discipline comme Édouard Delpero (qui visait un septième titre) et le Portugais António Dantas, c’est le jeune Basque Louis Marchiset qui a tiré son épingle du jeu. Il décroche ainsi sa toute première victoire sur le circuit LQS, une consécration amplement méritée. Côté rédaction, on ne vous cache d’ailleurs pas notre joie : Louis est un longboarder passionné, exactement comme on les aime, et nous sommes sincèrement ravis de le voir triompher à ce niveau.

    La série a pourtant été dominée dans un premier temps par les nose rides élégants d’António Dantas sur les gauches du spot. Mais Louis, surfant avec une grande intelligence tactique et fort de sa priorité, a su se montrer patient. À cinq minutes du buzzer final, sur le meilleur set de la journée, il s’est élancé sur une longue droite. Enchaînant de puissants cutbacks et un hang time maîtrisé, il a récolté un excellent 8.07, s’assurant la première place. Dantas termine deuxième, suivi du Français Max Jamet (3e) et d’Édouard Delpero (4e).

    À sa sortie de l’eau, le vainqueur peinait à réaliser, rappelant l’important investissement personnel et financier requis pour s’aligner sur ces épreuves. Une victoire au goût de récompense pour celui qui clame concourir avant tout pour le plaisir.

    Cap sur l’Australie pour la suite du Tour

    Grâce à ce triomphe britannique, Louis Marchiset et Alice Lemoigne s’installent confortablement en tête des classements européens LQS pour la saison 2026/2027. S’il n’y a plus de compétitions régionales prévues avant plusieurs mois sur le vieux continent, les regards se tournent désormais vers le circuit mondial. Les têtes d’affiche comme Lemoigne et Delpero vont intensifier leur préparation pour la prochaine grande étape du World Longboard Tour, attendue sur la mythique vague de Bells Beach, en Australie.

  • Tahiti Pro 2026 : houle XXL à Teahupo’o et programme des Français

    Tahiti Pro 2026 : houle XXL à Teahupo’o et programme des Français

    L’Outerknown Tahiti Pro, septième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League, débute ce samedi 8 août 2026 à Teahupo’o. Avec une houle massive annoncée jusqu’à 20 pieds et la présence record de cinq athlètes locaux et français, l’événement s’annonce historique. Le premier appel est fixé à 7h00 (heure de Tahiti).

    Une houle massive sous haute tension

    Les prévisions officielles de Surfline annoncent un premier week-end explosif en Polynésie française. Dès le samedi 8 août, une puissante houle de sud-sud-ouest va frapper le récif, générant des vagues de 8 à 12 pieds, avec des séries atteignant les 15 pieds.

    Le pic d’intensité est attendu pour la journée de dimanche. Les prévisionnistes anticipent des faces de vagues de 15 à 18 pieds, avec des séries exceptionnelles flirtant avec les 20 pieds (plus de 6 mètres). Ces conditions extrêmes s’accompagneront toutefois d’un défi technique de taille : le Mara’amu. Ce vent de sud-est, soufflant de manière « side-onshore » entre 15 et 25 nœuds, va dégrader le plan d’eau et obliger les surfeurs à se positionner très précisément sur le west bowl.

    Schaler Perry, manager chez Surfline, confirme cette violente dynamique : « La combinaison de la trajectoire et de la proximité de la tempête offrira une taille et une régularité solides ». Une accalmie et une amélioration de l’orientation des vents sont espérées à partir de mardi et mercredi prochains.

    Une délégation francophone prête pour l’exploit

    Face à ce mur d’eau capricieux, la représentation tahitienne et française n’a jamais été aussi forte sur le CT. Vahine Fierro, victorieuse ici même en 2024, cherchera à relancer sa saison sur un spot qu’elle maîtrise parfaitement. « C’est une telle inspiration d’être avec ce groupe qui se pousse mutuellement », a-t-elle déclaré aux équipes de la WSL.

    Chez les hommes, l’attention se portera sur Kauli Vaast, actuel leader dans la course au titre de Rookie of the Year, et sur Eimeo Czermak, vainqueur retentissant des Trials avec un score parfait de 20 points. Les jeunes prodiges Tya Zebrowski et Kelia Gallina complètent ce contingent prêt à en découdre face à l’élite mondiale.

    Les séries des Français et Tahitiens (Round 1)

    Catégorie Hommes :

    • Heat 3 : Seth Moniz (HAW) vs. Eimeo Czermak (PYF)

    Catégorie Femmes :

    • Heat 2 : Tya Zebrowski (FRA) vs. Erin Brooks (CAN)
    • Heat 3 : Isabella Nichols (AUS) vs. Vahine Fierro (FRA)
    • Heat 8 : Tyler Wright (AUS) vs. Kelia Gallina (PYF)

    Alors que les regards du monde entier se tournent vers le Pacifique, ce premier week-end de compétition s’annonce comme un véritable test d’engagement. La prochaine étape sera l’évaluation des conditions par les officiels dès l’aube pour lancer, ou non, les premières séries dans l’arène de Teahupo’o

    Le premier call est prévu à 19h00, heure française (19h30 pour un potentiel lancement des séries).

  • Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    Le tour mondial de longboard a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    CJ Nelson vient de jeter un pavé dans la mare. Le shaper et icône de la glisse classique a posé une question frontale sur ses réseaux : le circuit mondial de longboard a-t-il vraiment de l’importance pour vous ? Sur 650 passionnés sondés, la sentence est tombée et elle fait mal : 58 % ont répondu non.

    Un désaveu cinglant qui a poussé le champion du monde Harrison Roach à monter au créneau. Pour l’Australien, si vous contestez l’existence d’un circuit officiel, autant raccrocher tout de suite. Il rappelle à juste titre qu’en dehors de la WSL, il n’y a aucune plateforme pour couronner un vrai champion du monde. Les festivals alternatifs célèbrent brillamment la culture, mais n’offrent pas la légitimité d’un titre sportif. Il invite d’ailleurs les critiques à chercher eux-mêmes les financements pour organiser des étapes dans des destinations premium.

    Et honnêtement, je suis clairement d’accord….

    L’aberration des vagues molles

    Pourtant, le public adore la discipline. Il suffit de voir les centaines de milliers de vues qu’engrangent les vidéos de free surf sur YouTube ou les réseaux sociaux pour comprendre l’engouement. Le problème ne vient pas du support, mais bien du format proposé.

    Regarder l’élite mondiale s’affronter uniquement sur des vagues molles d’un petit mètre est devenu une aberration. Ce que l’on veut vraiment voir, ce sont des longboarders s’engager, trouver des tubes et charger des conditions massives avec 9 pieds sous le bras. Le véritable frisson est là.

    Le piège du jugement esthétique

    L’autre frein majeur reste la notation. Le style est l’essence même du longboard, c’est indiscutable. Mais à trop vouloir juger l’esthétisme pur, la compétition devient parfois illisible et difficile à comprendre pour le grand public. Ce débat éternel sur les critères de jugement, couplé à des choix de spots souvent moyens, explique sans doute pourquoi la majorité des puristes – à l’image d’un Steve Sawyer nostalgique de l’événement unique – tourne aujourd’hui le dos au circuit.