À 15 ans, Tya Zebrowski s'offre un record mondial et le titre CS !

Le surf mondial vient de vivre un séisme, et son épicentre se trouve à Newcastle, en Australie. Ce mercredi 11 mars 2026, la jeune prodige française Tya Zebrowski n’a pas seulement validé son ticket pour l’élite(qu'elle a en poche depuis quelques mois) ; elle a gravé son nom dans le marbre en remportant officiellement le classement général des Challenger Series (CS).

À seulement 15 ans, elle devient la plus jeune surfeuse de l’histoire à décrocher ce titre mondial, l’antichambre directe du prestigieux Championship Tour (CT). Un record de précocité qui donne le vertige et confirme ce que les observateurs murmuraient déjà : nous assistons à l'éclosion d'une légende.

Un sacre historique sur le sable australien

Le dénouement s'est joué dans une tension palpable lors de la dernière étape de la saison. Alors que Tya se hissait avec autorité au troisième tour de la compétition, sa rivale directe, la Portugaise Yolanda Hopkins, voyait ses espoirs de titre s'envoler après une élimination prématurée au deuxième tour.

Dès lors, les calculs étaient terminés. Mathématiquement intouchable, la native d’Hossegor, qui réside désormais à Tahiti, pouvait savourer. Micro en main, à peine sortie de l'eau, l'émotion était vive : « C'est un rêve qui se réalise enfin. J'ai toujours voulu être la plus jeune à me qualifier et la plus jeune à gagner ce circuit. » Le contrat est rempli, et de quelle manière !

L’ADN du succès : De Teahupo’o à la gloire mondiale

Si ce record du monde de précocité frappe les esprits, il n'est pas le fruit du hasard. Tya est la fille de Gary Zebrowski, ancien champion de snowboard olympique, dont elle a hérité du sens de la trajectoire et d'un mental d'acier. Mais c'est surtout sur le "Pipe français" et dans les mâchoires de Teahupo’o qu'elle a forgé son style. Surfant la mythique vague tahitienne depuis ses 8 ans, elle possède une lecture de vague et un engagement qui dépassent largement son âge.

Sous l'aile de son coach Joan Duru, figure emblématique du surf français, elle a survolé la saison 2026. Sa victoire éclatante à Ericeira, au Portugal, restera comme le tournant d'une année où elle n'a jamais quitté les sommets du classement.

Le surf français au sommet de son art

Ce sacre vient couronner une période dorée pour le clan tricolore. Tya Zebrowski ne sera pas seule pour sa première saison dans l'élite mondiale. Le contingent français sur le Championship Tour 2026 aura une allure de "Dream Team" avec quatre représentants :

C’est une configuration qui place la France comme une nation forte à surveiller face aux ogres brésiliens et américains.

Prochaine escale : Les cloches de Bells Beach

L'histoire est en marche, mais Tya n'aura pas beaucoup de temps pour célébrer son titre Challenger Series. Dès le 1er avril, elle fera ses grands débuts officiels sur le CT lors de l'emblématique étape de Bells Beach, en Australie. Elle y entrera comme la plus jeune pensionnaire permanente de l’histoire de la WSL.

Pour les puristes comme pour les néophytes, l'attente est immense. Voir une gamine de 15 ans défier les Caroline Marks ou les Caitlin Simmers sur les vaguess de Bells promet un spectacle électrique. Tya Zebrowski n'est plus seulement un espoir, c'est une patronne qui compte bien faire sonner la cloche dès sa première apparition.

Stab in the Dark : Kelly Slater offre la victoire à sa propre marque et enflamme la toile

C’est un dénouement qui ne manquera pas de faire jaser sur le parking de la Côte des Basques comme sur les forums spécialisés. Pour la 10ème édition du célèbre test à l'aveugle Stab in the Dark, c’est le shaper Dan Mann, représentant la marque Firewire, qui a décroché la première place. Le problème ? Le pilote d’essai n’était autre que Kelly Slater, actionnaire principal de Firewire. PS: il faut être abonné à Stabmag pour voir les épisodes.

Le hold-up parfait du King ?

Le concept de Stab in the Dark est pourtant simple : un surfeur de classe mondiale teste des planches blanches, sans logo, pour désigner la meilleure sans influence marketing. Pour cette édition anniversaire, la production avait invité les anciens vainqueurs (DHD, Pyzel, Channel Islands, Lost, Sharp Eye), et personnellement on aurait aimé Axel Lorentz. Mais Slater a posé une condition : l’ajout d’un "wildcard" pour Dan Mann.

Résultat des courses : c’est précisément cette planche invitée qui l'emporte. Une coïncidence qui a immédiatement déclenché une vague de théories du complot. Comment le surfeur le plus technique de l'histoire, qui passe sa vie à analyser le moindre millimètre de ses rails, a-t-il pu ne pas reconnaître une planche shapée par son collaborateur de longue date ?

"Tout le monde savait" : les shapers sortent les griffes

Si Matt Biolos (Lost) a pris la défaite avec philosophie, d'autres acteurs majeurs ne cachent pas leur scepticisme. Chez Channel Islands (Merrick), on ne traite pas ouvertement Slater de menteur, mais on souligne qu'il est "étrange" qu'il n'ait pas reconnu le design. Marcio Zouvi (Sharp Eye) va plus loin, affirmant que le placement des dérives était "trop évident" pour être ignoré. Quant à Jon Pyzel, il suggère un plan orchestré entre les deux hommes.

Kelly Slater, de son côté, joue la carte de l'étonnement. Il explique que cette planche victorieuse est en réalité une "version d'une version" d'un vieux shape de 15 ans. Il aurait même confondu la DHD avec sa Firewire à cause de la forme des wings.

Un scandale ou une révolution ?

Sam McIntosh, le patron de Stab, a directement confronté le King sur ses intentions commerciales. Réponse de l'intéressé : il ne mentirait pas pour une compétition de surf.

Pourtant, le malaise persiste. Par le passé, des surfeurs comme Dane Reynolds ou Mick Fanning avaient eu l’élégance de disqualifier une planche dès qu’ils reconnaissaient la patte de leur shaper habituel. En choisissant de porter Firewire au sommet, Slater s'offre un coup de pub magistral, mais entache peut-être la crédibilité d'un format qui reposait sur l'impartialité totale.

JO 2028 : Justine Dupont répond à Yago Dora, le surf mondial au bord de la rupture ?

Le chemin vers les vagues de Los Angeles 2028 ressemble de plus en plus à un champ de mines diplomatique. Alors que le champion brésilien Yago Dora criait au "manque de respect" de la part des instances olympiques, une voix de poids vient de briser le silence pour défendre le nouveau système : celle de la star française Justine Dupont.

Le coup de gueule de Yago Dora : "Ils ont agi dans notre dos"

Le point de friction est clair : le calendrier. Pour les surfeurs de l'élite (WSL), devoir valider leur ticket olympique sur seulement quatre épreuves au début de la saison 2028 est une pilule qui ne passe pas. Dora dénonce une International Surfing Association (ISA) qui aurait pris des décisions unilatérales.

« L'ISA a tout fait derrière notre dos, alors que nous avons essayé de les rencontrer pour trouver un système équitable. Ils nous ont totalement ignorés », s'insurge le Brésilien.

Justine Dupont recadre le débat : "Un système plus adapté"

Actuellement en convalescence après sa grave blessure à Todos Santos, la multiple championne du monde de gros et présidente de la commission des athlètes de l'ISA n'a pas tardé à répliquer. Pour Justine Dupont, le nouveau format n'est pas une punition, mais une évolution nécessaire qui donne plus de pouvoir aux fédérations nationales.

« Je suis convaincue que ce nouveau système est plus approprié », affirme la Française. Selon elle, le travail de la commission a consisté à tirer les leçons de Tokyo et Paris pour trouver un équilibre entre les intérêts privés de la WSL et l'universalité de l'olympisme. Elle rappelle un point crucial : ce système permet désormais à chaque nation de qualifier jusqu'à trois athlètes, une avancée majeure par rapport aux cycles précédents.

Manuel Selman : Le porte-parole des "petites" nations

Au milieu de ce duel de titans, le Chilien Manuel Selman soutient la position de la Française. Pour lui, le monde olympique n'est pas le circuit pro. Il rappelle froidement une réalité que les stars du CT ont parfois du mal à accepter : l'ISA n'a aucune obligation de consulter la WSL.

« L'ISA pourrait même supprimer tous les slots réservés à la WSL à l'avenir selon les règles du CIO », prévient-il, tout en invitant les Brésiliens à « faire taire tout le monde » en gagnant leurs séries sur l'eau.

Un sport, deux mondes

Ce bras de fer met en lumière une fracture profonde. D'un côté, l'élite mondiale qui demande de la cohérence avec son calendrier professionnel ; de l'autre, des instances qui veulent faire des JO un événement véritablement mondial, et non une simple extension du circuit privé américain.

Malgré les tensions, Justine Dupont reste optimiste : « Nous verrons les meilleurs surfeurs du monde à Los Angeles. » Reste à savoir si ces derniers feront le déplacement avec le sourire ou avec un sentiment d'injustice.

À 50 ans, Russell Winter terrasse les jeunes au QS de la Barbade : « J’ai fini en larmes »

Le surf mondial vient de vivre l’un de ses moments les plus vibrants de l’année. À 50 ans, le Britannique Russell Winter, pionnier absolu du surf européen, a prouvé que la "vieille garde" avait encore des dents. Engagé sur le QS 6000 de la Barbade, sur le spot mythique de Soup Bowl, celui qui fut le premier Anglais à intégrer l’élite mondiale (le WCT) a non seulement passé un tour, mais il l'a fait avec une autorité qui a laissé les jeunes espoirs américains sans voix.

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Une démonstration de "Power Surfing" à l’ancienne

Alors que le circuit professionnel est aujourd'hui dominé par des athlètes de vingt ans portés sur les manœuvres aériennes, Russell Winter a rappelé à tout le monde ce que signifiait le surf puissant. Avec un total de 14,67 points, il a dominé sa série face à des surfeurs qui pourraient être ses fils.

Ses turns, ses carves surpuissants et ses gerbes d’eau massives — alimentées, comme le dit la légende, par une force brute venue de ses racines britanniques — ont fait la différence. "Slater a montré qu'on pouvait gagner à Pipeline à 50 ans, Winter vient de prouver qu'on peut encore découper un reef des Caraïbes avec le même âge au compteur", s'enthousiasment les observateurs sur place.

"Il y a quelques années, je ne voulais plus être sur cette planète"

Mais au-delà de la performance sportive, c'est l'émotion qui a submergé l'événement. À sa sortie de l'eau, l'icône de Newquay n'a pas pu retenir ses larmes. Dans une interview poignante, il s'est confié sur un parcours de vie chaotique, marqué par des démons personnels et une bataille de deux ans pour la sobriété.

« Je peux honnêtement dire que c'est l'un des plus beaux moments de ma vie », a-t-il confié sur ses réseaux sociaux. « Après ma deuxième vague, j'ai commencé à pleurer en remontant au peak. Je n'arrivais pas à croire que j'avais la chance de m'exprimer ainsi à 50 ans. »

Winter a révélé avoir tout vendu par le passé pour poursuivre sa passion et découvrir qui il était vraiment. Sa confession sur sa santé mentale a touché la communauté surf : « Il y a quelques années, je ne voulais plus être sur cette planète. » Aujourd'hui sobre, affûté et apaisé, il semble vivre une seconde naissance.

Un pionnier qui ouvre encore la voie

Pour les puristes, Russell Winter est bien plus qu'un vétéran en quête de sensations. En 2002, il remportait le Boardmasters. Il est celui qui a battu Kelly Slater à Sunset Beach à l'époque où l'Europe n'était qu'une simple note de bas de page sur la carte du surf mondial.

En s'imposant dans série à la Barbade, il n'est pas là pour faire du "storytelling" pour les réseaux sociaux. Il montre la voie à la nouvelle génération britannique, les Lukas Skinner et consorts, en prouvant que le surf est une quête qui ne s'arrête jamais.

Le message est passé : à 50 ans, Russell Winter n'est pas là pour faire de la figuration. Il est là pour scorer, avec le sourire et les yeux humides d'un homme qui a enfin trouvé la paix entre deux vagues.

Une carrière "rock'n'roll" : Russell Winter n'a pas toujours été ce sage apaisé des Caraïbes. Savais-tu qu'il a déjà dû s'expliquer devant la justice pour une histoire incroyable impliquant... une épée de cérémonie ?

El Quemao Class : Joan Duru magistral, mais privé d'un second sacre historique

Le village de La Santa, sur l'île de Lanzarote, a une nouvelle fois vibré au rythme de l'El Quemao Class, cet événement sur invitation qui réunit la crème du surf et du bodyboard européen. Si la première journée a laissé les observateurs sur leur faim avec un plan d'eau capricieux, la seconde a offert le spectacle tant attendu : des tubes massifs, techniques et cette gauche de Quemao qu'on compare fréquemment à Pipeline. Mais au-delà du spectacle, c'est le verdict des juges qui est aujourd'hui sur toutes les lèvres.

Un duel au sommet dans le « Pipe Européen »

La gauche de Quemao est une bête à part. Puissante, creuse et imprévisible, elle demande un engagement total. Dans ces conditions, les "goofies" (surfeurs ayant le pied droit devant) partent souvent avec un léger avantage technique pour s'engouffrer dans ces cavernes liquides.

Le Landais Joan Duru, ancien pensionnaire du CT et déjà vainqueur de l'épreuve par le passé, était l'un des favoris de la compétition. Après le sacre d'un autre Français, Marc Lacomare, l'an dernier, Joan Duru semblait en route pour ramener une nouvelle fois le trophée dans les Landes. Calme, précis et d'un engagement rare, il a enchaîné les tubes profonds avec une aisance déconcertante.

Le verdict qui fâche : Un arbitrage trop « local » ?

La finale opposait Duru à trois Espagnols, dont le local de l'étape, Conor Donegan. Le score final affiche une victoire de l'Espagnol avec un total de 18,30 points contre 17,50 pour le Français.

C'est là que le bât blesse. Pour beaucoup d'observateurs présents sur place et derrière leurs écrans (dont moi avec plus de 15 ans sur le tour), la hiérarchie des scores pose question. Dès les demi-finales, un certain penchant du jury pour les surfeurs canariens se faisait sentir. En finale, malgré un tube parfait avec la note de 10 et un deuxième barrel que beaucoup estimaient supérieur, Joan Duru se voit relégué à la deuxième place.

"Joan méritait clairement la victoire. Son placement et la profondeur de ses tubes étaient un cran au-dessus", murmure-t-on dans les bureaux.

Un bilan contrasté malgré le spectacle

Si la victoire de Conor Donegan est officielle, elle laisse un goût amer aux fans de surf français. On ne peut s'empêcher de penser que Duru a été "sous-noté" pour favoriser un succès local dans ce temple du surf canarien.

Malgré cette frustration, l'El Quemao Class prouve encore qu'elle est l'une des plus belles compétitions de l'hiver. Joan Duru repart de Lanzarote avec une belle deuxième place, mais surtout avec le respect de tous ceux qui savent que, ce jour-là, le vrai patron de la gauche, c'était lui.

JO 2028 : Les stars du surf entrent en guerre contre le nouveau système de qualification

Il y a quelques jours, nous évoquions un possible tournant majeur pour le surf olympique avec la réforme des qualifications pour les Jeux de Los Angeles 2028.

Notre article sur le sujet: Surf aux JO 2028 : une réforme qui change tout

L'idée ? Réduire drastiquement la part du Championship Tour (CT) de la World Surf League (WSL) au profit des compétitions de l'International Surfing Association (ISA). Une annonce qui, si elle visait à rééquilibrer les chances et intensifier la compétition, est loin d'avoir fait l'unanimité. En coulisses et sur les réseaux, la grogne monte chez certains des plus grands noms du circuit.

La réforme contestée : moins de CT, plus d'ISA

Pour rappel, la proposition de l'ISA limiterait à cinq places par genre via le CT, avec une potentielle restriction à un seul surfeur par pays, là où les cycles précédents (Tokyo 2020, Paris 2024) attribuaient une part bien plus importante via le classement final du CT. L'objectif avoué était de donner plus de poids aux ISA World Surfing Games, offrant ainsi une opportunité aux nations émergentes et intensifiant la valeur de ces championnats du monde.

La vague de critiques : "Un manque total de respect"

Cependant, cette réforme, présentée comme stratégique par l'ISA, est perçue comme un affront par de nombreux athlètes du CT. Les réactions ne se sont pas fait attendre, et le ton est monté, notamment sur les réseaux sociaux.

Parmi les voix les plus critiques, on retrouve des figures de proue comme Yago Dora, l'actuel champion du monde en titre. Son verdict est sans appel : "Très irrespectueux envers les meilleurs surfeurs de compétition du monde. Un manque total de respect dans la manière dont ils ont mené cela, absolument triste pour notre sport et les futures générations de surfeurs."

Leo Fioravanti abonde dans ce sens, soulignant que le système précédent fonctionnait "parfaitement" en garantissant la présence des meilleurs. Il s'insurge : "Maintenant, le champion du monde WSL 2027 n'est même pas garanti de participer aux Jeux olympiques." Il dénonce également un manque de communication : "Au nom des surfeurs de la WSL, nous avons essayé de communiquer avec l'ISA pour trouver la meilleure solution pour tous, mais l'ISA n'a pas voulu collaborer."

João "Chumbinho" Chianca exprime sa "honte" face à cette décision prise "derrière notre dos", jugeant le système de qualification "injuste" et reprochant à l'ISA de "ne pas respecter nos opinions".

Erin Brooks met l'accent sur la cohérence : "La régularité au plus haut niveau est ce qui définit le surf de compétition. Le WSL Championship Tour est l'endroit où cela se produit, et le chemin de qualification olympique devrait le refléter encore plus fortement."

Lakey Peterson partage une déception similaire : "Quel dommage de voir ça. Un manque total de respect envers les surfeurs de la WSL. Nous aurions aimé que vous discutiez avec nous avant de prendre cette décision, car nous avons essayé d'avoir des réunions à plusieurs reprises avec vous, et vous avez annulé, agissant dans notre dos et ne permettant pas une ligne de communication ouverte avec les surfeurs dont la vie est affectée par cela."

Même Caity Simmers et Luana Silva ont exprimé leur désaccord, la première avec un simple "deux pouces vers le bas" évocateur, la seconde par un clair "Nous ne sommes pas d'accord avec ce système."

Le cœur du problème : peur de perdre ou opportunité manquée ?

Ces critiques soulèvent une question fondamentale : pourquoi cette réticence à s'investir davantage dans les événements ISA ? Certains éditorialistes n'hésitent pas à parler de "peur de perdre" face à des surfeurs de nations émergentes, ou de "mépris" envers une organisation qui, rappelons-le, est le seul chemin vers les Jeux.

Le contraste est frappant avec l'exemple de Gabriel Medina à Porto Rico en 2024. Ayant manqué la qualification olympique directe, il s'est engagé pleinement dans les ISA World Surfing Games, remportant le championnat avec une émotion palpable et décrochant ainsi son ticket. Une performance saluée comme un exemple de "courage" et de détermination face à l'enjeu olympique.

L'ISA est accusée d'agir en coulisses et de défendre ses propres intérêts. De leur côté, les surfeurs du CT estiment que le système actuel, qui favorise la crème de la WSL, est le garant de la qualité olympique. La fracture est profonde.

Vers Los Angeles 2028 : un chemin "plus disputé"… et plus tendu

Si l'intention de l'ISA est de rendre la route vers Los Angeles 2028 "bien plus disputée" et de valoriser ses propres compétitions, la méthode et la réception de cette réforme révèlent une tension significative entre les deux entités majeures du surf mondial. Les détails définitifs sont encore à confirmer, mais une chose est certaine : le surf olympique est à la croisée des chemins, et la paix n'est pas encore signée entre tous les acteurs.

L'enjeu n'est plus seulement sportif, il est aussi politique. Et il pourrait bien redessiner le paysage du surf de compétition pour les années à venir.

Alerte lancée à La Santa : Le Lanzarote Quemao Class 2026 prêt à rugir

Le "Pipe Masters" des Canaries est sur le point de s'embraser. Les organisateurs du Lanzarote Quemao Class ont officiellement activé l'alerte pour la tenue de l'événement entre le 22 et le 24 février 2026. Si les conditions se maintiennent, les deux meilleures journées de cette fenêtre seront choisies pour lancer l'une des compétitions les plus spectaculaires et périlleuses d'Europe.

Suivez la compétition sur Youtube

Suivez le jour 2 de la compétition

Un plateau de "Gladiateurs" XXL

L'événement, qui fonctionne exclusivement sur invitation, rassemble 64 athlètes d'élite (32 surfeurs et 32 bodyboarders) prêts à défier la puissance brute de la vague El Quemao.

Parmi les têtes d'affiche confirmées sur la liste des surfeurs invités (voir visuel), on retrouve un contingent français et international de très haut niveau :

Plus qu'une compétition : un hommage

Au-delà de la performance, le Lanzarote Quemao Class reste profondément ancré dans le respect et la mémoire. Comme chaque année, une cérémonie d'hommage sera rendue à David Infante « El Fula ». C'est en son honneur que la communauté du surf se réunit à La Santa, rappelant que derrière le spectacle se cache l'une des vagues les plus exigeantes du Vieux Continent.

Le compte à rebours est lancé

La compétition vient d'être sur les 4 prochains jours. Le but est de profiter des conditions et de choisir les deux meilleures journées.

Samedi 21 février 2026

Surf aux JO 2028 : une réforme qui change tout

Le système de qualification olympique en surf pourrait connaître un tournant majeur pour les Jeux de Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. Plusieurs médias spécialisés révèlent que l’International Surfing Association (ISA) souhaiterait réduire drastiquement le nombre de places attribuées via le World Surf League Championship Tour (CT).

Moins de places via le CT

Lors des cycles précédents (Tokyo 2020 et Paris 2024), une part importante des quotas olympiques provenait du classement final du CT. Ce système favorisait logiquement les surfeurs déjà installés au plus haut niveau mondial.

La nouvelle orientation envisagée limiterait à cinq places par genre via le CT, avec potentiellement une restriction à un surfeur par pays. Une décision stratégique qui renforcerait le rôle des compétitions ISA dans la course aux Jeux.

L’ISA au centre du jeu

Si la réforme est confirmée, les ISA World Surfing Games deviendraient un passage quasi incontournable pour décrocher un ticket olympique. Les surfeurs du CT devraient alors s’investir pleinement dans ces épreuves, au lieu d’y participer sans enjeu majeur.

L’objectif est clair :

Une motivation décuplée

On se souvient de la performance exceptionnelle de Gabriel Medina à Porto Rico en 2024, portée par l’enjeu olympique. Avec un système plus exigeant, chaque compétition pourrait devenir décisive, aussi bien en ISA qu’en CT.

Cette réforme corrigerait plusieurs critiques du modèle précédent : manque d’intensité stratégique, qualifications quasi automatiques et faible pression concurrentielle.

Les détails définitifs restent à confirmer, mais une chose est sûre : la route vers Los Angeles 2028 s’annonce bien plus disputée.

Sources

Challenger Series : Kauli Vaast qualifié statistiquement, quels scénarios pour Jorgann Couzinet ?

À une étape de la fin des Challenger Series, le classement commence enfin à parler clair.
Certains surfeurs peuvent déjà respirer, d’autres sont condamnés à sortir la calculatrice… et à prier pour des éliminations précoces chez leurs rivaux.

Deux Français incarnent parfaitement ces deux réalités opposées : Kauli Vaast, déjà assuré de son ticket pour le Championship Tour, et Jorgann Couzinet, toujours en embuscade, mais sans droit à l’erreur.

Kauli Vaast : une qualification acquise statistiquement

Actuel 2e du classement Challenger Series, Kauli Vaast totalise 22 520 points avant le dernier événement.
Un chiffre clé quand on sait que seuls les 10 premiers du classement final décrochent leur place sur le CT la saison suivante.

Même dans le pire des scénarios possibles — une élimination précoce combinée à une victoire d’un concurrent direct — Kauli ne pourrait sortir du top 10 qu'avec une prestation sans faute des 11 surfeurs derrière lui et avec un classement très spécifique. C'est mathématiquement faisable, mais statistiquement, c'est une autre histoire

La qualification de Kauli Vaast est statistiquement acquise.
Il s’agit déjà d’un immense succès sportif, mais aussi d’un symbole fort : le surf français place à nouveau un de ses talents majeurs parmi l’élite mondiale.

Jorgann Couzinet : tout reste possible… mais rien n’est garanti

La situation est nettement plus complexe pour Jorgann Couzinet.
Avant le dernier event, il pointe à la 13e place avec 14 930 points.

Le détail crucial :
Sur les Challenger Series, seuls les meilleurs résultats comptent. Le plus faible résultat comptabilisé de Jorgann est actuellement 700 points. Cela signifie que toute performance supérieure viendra remplacer ce score et faire grimper son total.

Les totaux possibles pour Jorgann Couzinet

Selon son résultat au dernier Challenger Series, voici où Jorgann pourrait terminer :

À titre de comparaison, le 10e actuel (Jacob Willcox) affiche 18 840 points.

Scénario 1 : la qualification “propre” (mais fragile)

➡️ Jorgann termine 5e

Il passerait alors devant la barre du top 10… à condition que :

Dans ce scénario, aucun des deux ne remplacerait leur plus faible résultat, et Jorgann entrerait dans les dix premiers.

⚠️ Problème : ce scénario dépend fortement des contre-performances des autres.

Scénario 2 : la qualification sous contrôle

➡️ Jorgann termine 3e

Avec plus de 20 000 points, il se protège déjà bien mieux :

C’est le scénario qui commence à rendre la qualification réaliste et solide.

Scénario 3 : aucune discussion possible

➡️ Jorgann termine 2e ou gagne l’event

Dans ce cas :

👉 Une victoire ou une finale rendrait la qualification quasi automatique, sans dépendre des autres tableaux.

Le vrai danger : les attaques venues de l’arrière

Même si le duel médiatique se concentre sur Willcox ou Robson, d’autres noms restent dangereux :

Un podium surprise de l’un d’eux pourrait totalement redistribuer les cartes. C’est pour cela qu’un simple quart de finale ne garantit rien à Jorgann.

Verdict final

Kauli Vaast est officiellement qualifié pour le Championship Tour

Jorgann Couzinet doit viser au minimum un podium

Une victoire le qualifierait sans calculs

La différence entre les deux Français illustre parfaitement la cruauté des Challenger Series :
un circuit où une saison entière peut se jouer sur une seule vague, un seul heat, un seul score.

Classement Challenger Series – Top 20 actuel

  1. Eli Hanneman (Hawaï) – 26 215 pts
  2. Kauli Vaast (France) – 22 520 ptsqualifié
  3. George Pittar (Australie) – 22 320 pts
  4. Samuel Pupo (Brésil) – 21 860 pts
  5. Luke Thompson (Afrique du Sud) – 21 465 pts
  6. Oscar Berry (Australie) – 20 710 pts
  7. Morgan Cibilic (Australie) – 19 885 pts
  8. Mateus Herdy (Brésil) – 19 460 pts
  9. Liam O'Brien (Australie) – 19 450 pts
  10. Jacob Willcox (Australie) – 18 840 ptscut line CT

Callum Robson (Australie) – 17 620 pts

Winter Vincent (Australie) – 14 990 pts

Jorgann Couzinet (France) – 14 930 pts

Dimitri Poulos (USA) – 14 790 pts

Levi Slawson (USA) – 14 700 pts

Jordan Lawler (Australie) – 13 905 pts

Xavier Huxtable (Australie) – 13 810 pts

Kade Matson (USA) – 12 685 pts

Taro Watanabe (USA) – 12 265 pts

Hiroto Ohhara (Japon) – 11 985 pts

Une journée de tubes mémorable à Pipeline pour les Français

Encore une belle journée de surf à Banzai Pipeline, du genre à rappeler pourquoi cette vague reste le juge de paix ultime du surf mondial. On savait que ce serait solide, puissant, engagé. Il y avait même une petite crainte : trop gros, trop désordonné, ou gâché par un vent de shore capricieux. Finalement, rien de tout ça. Les organisateurs ont eu le nez fin : conditions exigeantes mais surfables, et surtout un spectacle XXL jusqu’au terme de la compétition masculine du Lexus Pipe Challenger Presented by Billabong.

Des tubes, des vraies prises de risque, et une intensité constante. Pipeline a parlé. Et les surfeurs ont répondu.

Les Français brillent dès les 32es de finale

C’est sans doute l’un des grands enseignements de cette journée : les trois Français engagés se qualifient avec autorité pour les quarts de finale, dans des séries loin d’être simples. Une performance collective remarquable, surtout dans des conditions où l’erreur se paie cash.

Kauli Vaast, la confirmation dans le tube

Aucune surprise ici. Kauli Vaast est reconnu comme l’un des meilleurs tube riders de sa génération, et il l’a encore prouvé à Pipeline. Lecture impeccable, engagement total, et surtout cette capacité à choisir LA bonne vague. Dans un heat ultra relevé, il sort des tubes propres, profonds, notés. Pipeline ou Backdoor lui vont bien, tout simplement.

Jorgann Couzinet, la révélation

Là, on parle clairement de la surprise française de la compétition. Son histoire avec Hawaii est compliquée : par le passé, Jorgann avait déjà laissé filer une qualification au CT à Sunset, éliminé prématurément alors qu’il était presque qualifié. Cette fois, le scénario est inversé.

Il arrive à Pipeline avec beaucoup de retard au classement Challenger Series, peu de chances mathématiques… et il surfe libéré. Résultat : des choix justes, une gestion intelligente du line-up, et surtout une vraie solidité mentale. Quoi qu’il arrive pour la qualification finale, il a clairement débloqué quelque chose ici à Hawaii.

Charly Quivront, le show

En 32es, Charly Quivront régale. Un énorme tube à Pipe, engagé, propre, sans grab, parfaitement exécuté. Le genre de vague qui fait lever le public et rappelle que Charly est capable de performances spectaculaires sur les vagues de récif.

Un quart de finale 100 % haute tension… et presque 100 % bleu-blanc-rouge

Le tirage offre une série complètement folle : Kauli Vaast, Jorgann Couzinet, Charly Quivront, face au local Joey Johnston. Pipeline, des Français, un local affûté : ambiance électrique.

Couzinet impérial

Jorgann Couzinet surfe sa série comme un patron. Calme, précis, opportuniste. Il termine largement en tête, une nouvelle fois, confirmant que son parcours n’a rien d’un accident.

Le crève-cœur Vaast

Derrière, le scénario est cruel. Joey Johnston et Kauli Vaast terminent avec le même total : 12,20 points. La différence ? La meilleure vague. Johnston sort un 6,77, contre un 6,00 pour Vaast. En compétition, ce détail suffit à faire basculer une carrière.

C’est frustrant, d’autant plus que Kauli avait clairement le niveau pour aller plus loin. Cela dit, un quart de finale à Pipe, dans ces conditions, reste un très gros résultat. Kauli Vaast valide son ticket pour le CT. Une demi-finale aurait été la cerise, mais l’essentiel est là.

Charly Quivront s’arrête également à ce stade, après une série intense, sans démériter.

Demi-finale à Pipeline : Couzinet défie les pronostics

Soyons honnêtes : personne n’avait mis Jorgann Couzinet en demi-finale à Pipeline, surtout avec les prévisions de gros swell. Et pourtant. Il y est. Une performance énorme, presque irréelle sur le papier.

Est-ce suffisant pour décrocher la qualification au CT ? Rien n’est encore joué. Il reste un gap avec le Top 10, et une dernière étape en Australie. Mais attention : la vague peut lui convenir, et cette confiance nouvelle pourrait tout changer.

Quoi qu’il arrive, cette demi-finale à Pipe marquera un tournant dans sa carrière.

Robson sacré, Pipeline fidèle à sa légende

Devant, Callum Robson s’impose au terme d’une finale solide face à Morgan Cibilic, Griffin Colapinto et Eli Hanneman. Une victoire qui relance complètement Robson dans la course au CT, tandis qu’Hanneman valide officiellement sa requalification devant son public.

Pipeline, une fois encore, n’a rien donné gratuitement. Mais elle a offert une journée de surf spectaculaire, des trajectoires qui se dessinent, et une certitude : le surf français a clairement franchi un cap à Hawaii.

Pipeline comme on l’aime : une soirée de surf rare et un carton français

Une soirée presque parfaite sur le Challenger Series

Il y a des soirées de compétition que l’on regarde distraitement, et d’autres qui rappellent pourquoi on aime profondément le surf de compétition.
La nuit passée sur le Banzai Pipeline fait clairement partie de la seconde catégorie.

Des vagues propres, ni trop grosses ni trop petites, un vent offshore bien calé, des lignes lisibles à Backdoor comme à Pipeline… Bref, des conditions presque idéales, plus proches de ce que l’on voit habituellement sur le Championship Tour que sur les Challenger Series.
Un luxe rare, encore plus à ce stade de la saison.

Et quand le décor est parfait, le surf suit.

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Une démonstration française à Pipeline

Cette soirée avait aussi une saveur particulière côté tricolore.
Trois Français à l’eau, trois qualifications, et surtout des performances solides, intelligentes et engagées dans une vague qui ne pardonne rien.

Kauli Vaast, sérieux candidat au CT

En lice pour une qualification sur le CT, Kauli Vaast a rappelé pourquoi il est aujourd’hui l’un des surfeurs les plus dangereux dans les vagues tubulaires.
Sur une série pourtant peu fournie en opportunités, le Tahitien a su rester patient avant de trouver la droite qu’il attendait à Backdoor, puis une seconde vague décisive en fin de heat.

Un surf propre, sans précipitation, parfaitement maîtrisé, qui lui permet de signer le meilleur total de la journée et de se replacer idéalement au classement général.
Après cette victoire de série, Vaast se rapproche encore un peu plus de son objectif : intégrer le CT.

Jorgann Couzinet, la surprise qui n’en est plus une

C’est peut-être la performance qui a le plus marqué la soirée.
Jorgann Couzinet, au parcours atypique et longtemps privé de véritables campagnes hawaïennes, a livré une démonstration de maîtrise dans les tubes de Pipeline.

Dès sa première vague, un take-off engagé et un tube parfaitement négocié donnent le ton.
Loin de subir la série, Couzinet la contrôle, éliminant au passage Samuel Pupo, pourtant deuxième du classement Challenger Series avant ce round.

Une prestation qui confirme une progression évidente et qui replace Jorgann comme un sérieux outsider pour la suite de la saison, même si la route vers le CT reste encore longue.

Charly Quivront, opportuniste et efficace

Dans cette même série, Charly Quivront n’a rien lâché.
Très intelligent tactiquement, il a longtemps contenu Samuel Pupo avant d’aller chercher le tube décisif en fin de heat.

Résultat : une deuxième place méritée et une qualification de plus pour le clan français.
Un sans-faute collectif qui fait du bien au moral… et au classement.

Les autres faits marquants de la journée

La journée a également été marquée par plusieurs performances de haut vol :

Même les stars du CT, comme Griffin Colapinto ou Seth Moniz, ont dû s’employer sérieusement pour passer ce premier vrai test à Pipeline.

Une suite de compétition sous haute tension

Si cette soirée restera comme l’un des temps forts de l’événement, la suite s’annonce beaucoup plus délicate.
Il reste encore 29 séries à disputer, hommes et femmes confondus, de 25 à 30 minutes.

Surtout, les prévisions météo inquiètent :
houle massive, vents onshore annoncés, journées potentiellement hors de contrôle avant un possible retour de l’offshore pour le final.

Dans ce contexte, les surfeurs à l’aise dans le gros, les tubes engagés et les conditions chaotiques pourraient tirer leur épingle du jeu.
Un scénario qui semble plutôt favorable à Kauli Vaast, plus incertain pour d’autres Français.

Une chose est sûre : à Pipeline, rien n’est jamais acquis.

Challenger Series à Pipeline : quand la compétition bascule enfin dans le vrai surf

Après une première journée frustrante et clairement indigne de Pipeline, le Lexus Pipe Challenger Presented by Billabong est enfin entré dans une autre dimension. Le spot mythique d’Oʻahu a rappelé à tout le monde pourquoi il reste l’examen ultime pour celles et ceux qui rêvent du Championship Tour. Mais avant les gros tubes masculins, retour sur une journée femmes tout sauf simple.

Journée femmes : stratégie, frustration et grand soulagement

Les conditions de la première journée féminine n’avaient rien d’hawaïen. Vent offshore en début de journée, onshore plus, vagues molles, tubes rare : un vrai casse-tête tactique.

Dans ce contexte piégeux, Vahine Fierro s’est montrée solide. Sans forcer, elle a fait parler sa maturité et sa lecture du plan d’eau pour se qualifier dans une série fermée, où chaque vague comptait double.

À l’inverse, la jeune Kiara Goold n’a jamais trouvé l’ouverture dans une série rendue quasi impossible par le vent et l’absence de sections exploitables.

Le scénario semblait pouvoir se répéter pour Tya Zebrowski… jusqu’à ce que le vent monte encore d’un cran. Alors que la série était déjà à l’eau, la compétition a été placée on hold. Un énorme ouf de soulagement pour la Française, tant les conditions devenaient absurdes pour une épreuve à Pipeline.

Chez les hommes, Pipeline reprend le contrôle

Le contraste avec les hommes a été saisissant. Dès les premiers heats, Pipeline s’est réveillée, offrant des conditions lourdes, imprévisibles et clairement intimidantes. Exactement ce que ce spot exige. Les spécialistes locaux ont immédiatement pris le pouvoir. Joey Johnston a frappé fort en trouvant deux des meilleurs barrels de la journée à Backdoor. Makana Pang a rappelé pourquoi il fait partie des chargeurs les plus respectés du North Shore, avec des take-offs engagés et une lecture parfaite dde la vague.

Mais la performance qui a marqué les esprits reste celle de Mason Ho. Toujours imprévisible, toujours spectaculaire, il a claqué un 9,07 dans des conditions solides, prouvant une nouvelle fois qu’il est aussi dangereux en compétition que lors des freesurfs les plus fous.

Les Français entre espoir et cruauté de Pipe

Côté tricolore, Charly Quivront a parfaitement tiré son épingle du jeu en remportant son heat dans un Pipeline exigeant, confirmant sa capacité à répondre présent dans les vagues hawaiennes.

En revanche, petite déception pour Maxime Huscenot. Très en vue avant le début de la compétition, avec de nombreuses vidéos le montrant à l’aise dans les barrels hawaïens, il n’a pas trouvé l’alignement parfait le jour J. À Pipeline, le talent ne suffit pas : il faut aussi le bon timing, la bonne priorité… et un soupçon de chance.

La preuve ultime ? Jamie O'Brien, pourtant l’un des rois incontestés de Pipeline, a été éliminé avec un total dérisoire de 1 point. À Pipe, personne n’est à l’abri.

Pipeline, juge impitoyable du haut niveau

Ces deux journées ont parfaitement résumé ce qu’est Pipeline : une vague qui ne pardonne rien, qui remet tout le monde à égalité et qui sépare brutalement le freesurf de la compétition.

Avec des locaux ultra-affûtés, des favoris sous pression et des outsiders capables de coups d’éclat, la suite du Challenger Series à Pipeline s’annonce explosive. Et cette fois, on est enfin dans le vrai surf.

Officiel : Raglan remplace Jeffreys Bay sur le CT 2026

C’est désormais acté. La World Surf League a officialisé une annonce surprise : Jeffreys Bay disparaît du calendrier 2026, remplacée par Raglan et sa mythique gauche de Manu Bay.
La compétition se déroulera du 15 au 25 mai 2026, sur la côte ouest de l’île du Nord, en plein automne austral — une période idéale pour voir Raglan fonctionner à plein régime.

Une décision économique assumée

Dans son communiqué, le CEO de la WSL Ryan Crosby a été clair : malgré l’attachement à Jeffreys Bay, les coûts logistiques et l’absence de soutien financier suffisant rendent l’étape non viable à court terme. L’objectif affiché est de préserver la santé globale du circuit et son avenir économique.

Une excellente nouvelle pour les goofy-footers

Sportivement, l’arrivée de Raglan rééquilibre le tour. Avec cette longue gauche ultra-technique, le CT comptera désormais quatre véritables gauches majeures, aux côtés de Teahupoʻo, Cloudbreak et Pipeline.
Un changement salué par de nombreux surfeurs, dont Yago Dora, ravi de voir enfin une nouvelle gauche de haut niveau intégrer le calendrier.

Raglan, pari audacieux mais logique

Moins iconique que J-Bay dans l’imaginaire collectif, Raglan offre pourtant un cadre naturel spectaculaire et une vague parfaitement adaptée au surf moderne. Reste une inconnue : la régularité de la houle pendant la fenêtre de compétition. Mais sur le papier, le choix est fort, cohérent… et excitant.

John John Florence renonce finalement au Championship Tour 2026

La nouvelle est tombée comme un coup de froid dans l’eau chaude d’Hawaï. Il y a encore quelques semaines, le retour de John John Florence sur le Championship Tour 2026 semblait acté. Une annonce qui avait rallumé la flamme chez les fans, déjà portés par les retours annoncés d’icônes comme Gabriel Medina ou Filipe Toledo.
Mais le triple champion du monde a une nouvelle fois changé de cap.

Une décision mûrie, loin de la compétition

Dans un message limpide, John John Florence a confirmé qu’il ne serait finalement pas engagé à temps plein sur le CT en 2026. Après une année 2025 déjà mise entre parenthèses, le Hawaiien a choisi de prolonger cette parenthèse hors compétition, privilégiant une vie de voyage et d’exploration avec sa famille.

Son discours est clair : continuer à surfer, progresser encore, mais hors du cadre ultra-structuré du tour mondial. Devenir un meilleur surfeur, mais aussi – et surtout – un meilleur père, en combinant aventure, curiosité et liberté. Il insiste d’ailleurs sur un point important : il ne s’agit pas d’une retraite, mais d’un chemin différent, pour l’instant.

Un vide énorme sur le Tour

Sportivement, l’absence de John John Florence en 2026 laisse un goût amer. Sa dernière saison complète, en 2024, avait été tout simplement impressionnante : victoire à El Salvador, finale à Pipeline et un titre mondial décroché avec autorité. Beaucoup voyaient encore en lui l’homme à battre, capable d’écrire quelques chapitres supplémentaires à une carrière déjà légendaire.

Même s’il pourrait réapparaître ponctuellement via des wildcards – notamment à Pipeline ou sur des événements mythiques comme The Eddie – le CT perd l’un de ses piliers les plus respectés.

Ramzi Boukhiam, le grand bénéficiaire

La question que tout le monde se pose désormais : qui héritera de la place laissée vacante ? La nouvelle vient de tomber, c’est Ramzi Boukhiam qui sera le grand bénéficiaire de cette décision.

Avec une confirmation officielle de la World Surf League, le Marocain a définitivement un pied sur le Championship Tour 2026. Une opportunité inespérée pour Ramzi Boukhiam, qui se retrouve propulsé au plus haut niveau après une période d’incertitude liée à une blessure sur le WCT. Une chance rare, qu’il devra saisir sans calcul.

Une page se tourne… sans se refermer

Pour les fans, la déception est réelle. Voir John John Florence s’éloigner une nouvelle fois du Tour laisse un vide sportif et émotionnel. Mais connaissant le personnage, personne n’ose vraiment parler de chapitre clos. Tant que John John surfe, l’histoire reste ouverte.

Challenger Series à Pipeline : le moment de vérité pour Kauli Vaast

Pipeline n’est jamais une étape comme les autres. Mais cette année, le Lexus Pipe Challenger prend une dimension particulière pour les surfeurs engagés dans la course au Championship Tour 2026. À deux compétitions de la fin du calendrier Challenger Series, chaque série compte, chaque vague peut faire basculer une carrière. Et pour Kauli Vaast, l’enjeu est clair : se rapprocher, voire verrouiller définitivement, sa place parmi l’élite mondiale.

Pipeline, juge impitoyable de la course au CT

Organiser l’avant-dernière étape des Challenger Series à Pipeline, c’est accepter une part d’imprévisible. Tubes massifs, take-offs critiques, reef ultra-shallow : la vague hawaïenne ne pardonne rien. Elle ne récompense ni les calculs ni la prudence excessive, mais l’engagement pur et la lecture instinctive. C'est une vague qui demande de l'expérience et une science du tube.

Cette étape arrive à un moment charnière de la saison. Sur les 10 places qualificatives chez les hommes et 7 chez les femmes, seules deux certitudes existent à ce stade.

Kauli Vaast, une qualification à portée de main

Actuellement 6e du classement Challenger Series, Kauli Vaast aborde Pipeline en position de force. Son surf dans les tubes à Teahupoo, sa gestion des sections critiques et son calme sous pression font de lui l’un des prétendants sérieux à la victoire. Une demi-finale à Pipeline suffirait à le qualifier mathématiquement et officiellement pour le CT 2026.

Même sans atteindre ce stade, un résultat solide permettrait au Tahitien d’aborder la dernière étape australienne avec un net avantage, et surtout sans pression excessive. Pipeline n’est donc pas une obligation absolue… mais une occasion en or.

Tya Zebrowski déjà qualifiée, objectif titre

Chez les femmes, Tya Zebrowski a déjà validé son ticket pour le Championship Tour 2026. Pour elle, l’enjeu est ailleurs : la lutte pour le titre Challenger Series, face notamment à la Portugaise Yolanda Hopkins. Pipeline est une vague difficile pour les femmes, et encore plus pour une jeune fille de 14 ans. On sait qu'elle est à l'aise dans les tubes, mais à quel point, sur une vague aussi exigeance.

Une pression maximale pour les autres Français

Derrière Kauli Vaast, la marge est beaucoup plus fine. Jorgann Couzinet, actuellement hors du Top 10, doit impérativement signer deux grosses performances consécutives s’il veut encore y croire. Pipeline, dans ce contexte, peut être soit un accélérateur… soit un couperet.

Un plateau relevé digne d’un CT

Ce qui rend cette étape encore plus délicate, c’est le niveau du plateau. Spécialistes locaux, surfeurs du CT venus se frotter aux barrels du North Shore, et prétendants des challengers affamés se retrouvent dans un même tableau. À Pipeline, le classement importe peu : seule la capacité à prendre les bonnes vagues au bon moment fait la différence.

Classement Challenger Series – focus sur les Français

Messieurs

Dames

Le CT de J-Bay vers une annulation ? Raglan évoquée en plan B

La rumeur enfle dans les coulisses du circuit pro : l’étape du Championship Tour à Jeffreys Bay, pourtant annoncée du 10 au 20 juillet, pourrait une nouvelle fois être annulée. Selon Stab, qui cite des sources proches du dossier, la World Surf League étudierait déjà des solutions de remplacement. Et un nom revient avec insistance : Raglan, en Nouvelle-Zélande.

Une étape mythique… mais coûteuse

Sur le plan sportif, J-Bay reste l’un des joyaux du circuit. Supertubes, ses murs interminables et ses sections ultra-techniques font partie de l’ADN du surf de performance. Mais en coulisses, la réalité est plus froide : avec des coûts de déplacement estimés à plus de 4 millions de dollars, l’étape sud-africaine serait la plus chère de la saison.

À cela s’ajoute un problème stratégique pour la WSL : l’audience. Située loin des deux principaux bassins de fans que sont les États-Unis et le Brésil, l’étape de J-Bay souffre d’un suivi en direct relativement faible, ce qui pèse lourd dans la balance économique.

Raglan, une gauche qui change la donne

C’est là que Raglan entre en scène. Selon Luke Cederman, résident local, des discussions seraient en cours pour accueillir une étape du CT sur ce spot mythique de l’hémisphère sud. Une idée qui fait déjà saliver une partie du tour, notamment les goofy-footers, régulièrement frustrés par la surreprésentation des droites sur le calendrier.

Raglan, avec ses longues gauches de type point break, offrirait une vraie alternative : moins de prestige historique que J-Bay, certes, mais une vague ultra-performante, exigeante, et parfaitement adaptée au surf moderne.

Un calendrier encore inchangé… pour l’instant

Pour l’heure, rien d’officiel. L’étape de Jeffreys Bay figure toujours sur le calendrier 2026 de la WSL. Mais l’accumulation de rumeurs et la recherche affichée de nouvelles options montrent que le dossier est loin d’être verrouillé.

Si la tendance se confirme, cette possible bascule symboliserait un tournant : celui d’un circuit qui cherche à équilibrer spectacle, diversité des vagues et viabilité économique. J-Bay ou Raglan ? La décision pourrait bien faire débat, autant chez les puristes que chez les surfeurs du tour.

Des champions sacrés aux Philippines… sans drapeau français à l’horizon

Le verdict est tombé à Urbiztondo Beach, à San Juan, aux Philippines. Dans des conditions délicates — petites vagues d’un à deux pieds, irrégulières et piégeuses — Isla Huppatz et Dane Henry ont été sacrés champions du monde juniors World Surf League 2025. Deux titres majeurs pour l’Australie… et une compétition qui laisse un goût amer côté français.

Car au-delà des performances sportives, un constat saute aux yeux : aucun représentant français n’était présent sur ces World Junior Championships. Une absence rare, presque inquiétante, surtout chez les garçons.

Isla Huppatz et Dane Henry, patrons de la nouvelle génération

À seulement 18 ans, Isla Huppatz a confirmé son statut de révélation mondiale en dominant Sierra Kerr, pourtant championne du monde junior 2023, au terme d’une finale tendue. Solide toute la semaine, Huppatz s’inscrit dans la lignée des grandes championnes australiennes et décroche, en prime, son ticket pour les Challenger Series 2026.

Chez les garçons, Dane Henry a lui aussi frappé fort. Déjà médaillé d’or ISA et champion junior Océanie, l’Australien a parfaitement géré la pression pour s’imposer face à l’outsider israélien Nadav Attar. Un sacre logique pour un surfeur promis au plus haut niveau.

Pourquoi aucun Français n’était présent ?

L’accès aux World Juniors est strict : seuls les deux meilleurs juniors par continent, chez les garçons et les filles, peuvent se qualifier, auxquels s’ajoutent quelques invitations. Autrement dit, l’élite mondiale des moins de 20 ans.

Côté filles : une absence… plutôt rassurante

L’absence française n’est pas alarmante chez les filles. La meilleure d’entre elles, Tya Zebrowsky, a déjà quitté les juniors pour le circuit CT à seulement 14 ans. Même constat pour Kiara Goold, engagée en compétitions open à 15 ans.
Derrière, le réservoir est impressionnant avec Naia Monte, Clémence Schorsch et Lilou Muriel, toutes solidement installées dans le top européen.

Chez les garçons, le vrai signal d’alarme

C’est ici que le bât blesse. Le meilleur Français junior, Axel Dominguez, pointe seulement à la 7ᵉ place européenne. Il est le seul Tricolore dans le top 10. Une situation presque inédite, qui interroge sérieusement.

Difficile de ne pas parler de trou générationnel chez les juniors garçons. Manque de résultats, déficit de régularité, concurrence européenne plus dense… Les causes sont multiples, mais le constat est là : la France décroche pendant que d’autres nations accélèrent.

Une domination australienne… et un miroir pour la France

Ces World Juniors 2025 rappellent une chose essentielle : le très haut niveau se prépare tôt. Pendant que l’Australie aligne des talents prêts pour le Challenger Series, la France doit rapidement se poser les bonnes questions sur sa filière masculine junior.

Les résultats brillent aux Philippines. L’absence française, elle, fait beaucoup plus de bruit.

Challenge de La Nord 2026 : une victoire au bout du suspense pour Kyllian Guérin

Le jour se lève difficilement sur Hossegor. Brume persistante, plan d’eau imparfait, houle encore hésitante… Les conditions ne sont pas idéales. Malgré une bouée Ouest Arcachon en hausse, l’orientation défavorable du swell et le vent nul à la côte limitent le potentiel de La Nord. Les vagues oscillent entre 3 et 4 mètres, puissantes mais désordonnées.

Avant même le début de la compétition, un meeting matinal réunit les surfeurs engagés. Le choix est laissé aux riders : attendre ou lancer l’épreuve. Le vote est clair. Le Challenge de La Nord est officiellement lancé.

Une finale haletante jusqu’au dernier instant

Tout au long de la journée, Kyllian Guérin fait preuve de régularité et de sang-froid. En finale, il est sérieusement bousculé par un Nelson Cloarec impressionnant d’engagement.

Nelson frappe fort avec un 9,33 dans une série précédente, puis un 10 parfait en finale. Il ne lui manque pourtant qu’une deuxième vague solide. Son back-up plafonne à 3,17, alors qu’un 3,87 lui aurait permis de décrocher la victoire. Une issue cruelle, à l’image du surf de grosses vagues.

Podium officiel du Challenge de La Nord 2026

🥇 Kyllian Guérin
🥈 Nelson Cloarec
🥉 Jeff Lartigue

Une édition fidèle à l’ADN de La Nord

Sans offrir les plus conditions météos, cette édition 2026 rappelle pourquoi La Nord reste une vague à part. Exigeante, imprévisible, elle sacre des surfeurs capables de gérer la pression… parfois pour moins d’un demi-point. Un grand bravo pour l'organisation qui a pris un risque payant en clôturant cette édition 2026

Challenge La Nord : la seule compétition de gros surf en France de retour demain à Hossegor

Demain, au lever du jour, Hossegor va une nouvelle fois vibrer au rythme des grosses vagues. Les organisateurs du Challenge La Nord ont décidé de lancer la compétition, profitant d’une fenêtre météo et océanique particulièrement prometteuse sur La Nord, cette vague mythique située à deux pas de la centrale d’Hossegor.

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Des conditions solides attendues dès l’aube

Les prévisions annoncent des vagues comprises entre 3 mètres et 3,50 mètres, avec un potentiel légèrement supérieur selon l’évolution du swell dans la nuit. Comme toujours sur La Nord, c’est la marée basse qui fera la différence : elle est prévue demain matin à 9h, une heure idéale pour révéler toute la puissance et la verticalité de cette vague aussi rare que redoutée.

Bonne nouvelle côté météo : le vent offshore soufflera quasiment toute la journée, offrant des conditions propres et bien dessinées. Les dernières houles ont montré que le banc de sable était à son avantage. Seul petit bémol, quelques pluies faibles sont attendues, sans réel impact sur le spectacle annoncé.

La Nord, une vague à part sur la côte landaise

La Nord n’est pas un spot comme les autres. Située dans l’ombre de la centrale, elle ne fonctionne que lors de configurations très spécifiques : houle solide, direction idéale, marée basse et vent offshore. Quand tous les voyants passent au vert, elle se transforme en une vague creuse, rapide et engagée, réservée à des surfeurs expérimentés. C'est un beach break avec uniquement du sable, une sable plus hasardeuse que sur les reefs basques.

C’est précisément pour cette rareté et le creux des vagues que le Challenge La Nord est devenu une compétition emblématique, à la fois attendue et respectée par toute la communauté surf.

Une compétition unique en France

Le Challenge La Nord est tout simplement la seule compétition de surf de grosses vagues en France. Depuis de nombreuses années, elle rassemble l’élite du surf engagé hexagonal, avec un format à l’ancienne : peu de fenêtres, peu d’essais… mais un niveau d’engagement maximal.

Ici, pas de triche possible : il faut savoir lire l’océan, choisir la bonne vague et assumer jusqu’au bout.

Un rendez-vous à ne pas manquer

Si les conditions se confirment au lever du soleil, le spectacle promet d’être intense, aussi bien pour les surfeurs à l’eau que pour les spectateurs massés sur la plage. Demain, Hossegor pourrait offrir l’une de ses plus belles démonstrations de surf de gros de la saison.

Yago Dora, champion du monde 2025, met fin à 14 ans avec Volcom

Trois mois seulement après avoir décroché le titre suprême, Yago Dora surprend la planète surf. Le Brésilien, sacré champion du monde 2025, a officiellement annoncé la fin de son partenariat historique avec Volcom, une collaboration qui aura duré quatorze années. Une décision forte, surprenante, et révélatrice des mutations actuelles du surf professionnel.

Une séparation qui interpelle dans le surf moderne

Voir un champion du monde se séparer de son sponsor principal si peu de temps après un sacre mondial reste rare. Dans un sport où la stabilité des contrats est souvent associée à la performance, ce choix questionne. Mais, il reflète aussi une réalité plus large : le surf professionnel évolue, et les trajectoires des athlètes s’individualisent de plus en plus.

Yago Dora n’était pas seulement un surfeur sponsorisé par Volcom. Il en était devenu l’un des visages forts. Depuis ses débuts adolescents jusqu’à son accession au sommet du Championship Tour, la marque californienne a accompagné chaque étape de sa progression.

De grom prometteur à champion du monde

Soutenu par Volcom dès l’âge de 15 ans, Yago Dora a grandi sous les projecteurs, passant du statut de jeune prodige à celui de compétiteur redoutable. Sa carrière s’est construite entre freesurf de haut niveau, films marquants, et montée en puissance sur le circuit mondial.

L’année 2025 marque l’aboutissement de ce parcours. Deux victoires majeures sur le CT, une régularité impressionnante, le lycra jaune porté une grande partie de la saison, et une performance décisive lors des Finales WSL ont fait de lui un champion du monde incontestable.

Une décision sans conflit avec Volcom

Dans son message, Yago Dora parle de “nouveau chapitre”. Le ton est clair : pas de conflit public, pas de règlement de comptes. Ces dernières années, le Brésilien a déjà montré qu’il n’hésitait pas à prendre des décisions fortes, notamment en se séparant de son père et entraîneur historique pour repenser son approche sportive.

2026, une année clé en préparation

Derrière cette annonce se cache forcément une suite. Nouveau sponsor titre ? Projet personnel ? Structure indépendante ? Dans un contexte où certains champions misent sur des contrats plus courts, des collaborations ciblées ou une image plus entrepreneuriale, Yago Dora pourrait incarner une nouvelle génération de surfeurs champions, moins dépendants d’un modèle unique.

Une chose est sûre : en 2026, le nose de sa planche ne portera plus le célèbre Stone… mais il portera sans doute un symbole fort de la suite de son histoire.

John John Florence signe un retour magistral en compétition à Pipeline

La nuit dernière, à Hawaï, le surf mondial a assisté à une scène aussi symbolique que spectaculaire : John John Florence de retour en compétition, chez lui, à Pipeline et Backdoor, sur la vague qui a façonné sa légende. À l’occasion du Florence Pipe Pro Presented by HTA, un QS 2000 sponsorisé par sa propre marque, le triple champion du monde a rappelé à tout le monde pourquoi son nom reste indissociable de Banzai Pipeline.

Dans des conditions propres, avec des vagues de quatre à six pieds et un vent parfait pour ouvrir les tubes, Florence a livré un véritable récital dès son entrée en lice en Round of 64.

John John Florence, un retour au sommet et sans retenue

Aligné en Heat 16, John John Florence n’a pas perdu de temps. Très rapidement, il s’engouffre profond dans un tube de Backdoor, ressort avec vitesse et contrôle, puis tente presque de conclure la vague par un énorme air. Note : 9,33. Le message est clair.

Il enchaîne avec un second tube massif, parfaitement négocié, noté 8,77, pour un total de 18,10, l’un des meilleurs scores de la compétition. À Pipeline, ce genre de performance ne trompe personne : Florence est chez lui, en confiance, et visiblement heureux d’être de retour avec un jersey.

Au-delà du résultat brut, c’est surtout l’attitude qui marque. Détendu, souriant, fluide, John John surfe comme quelqu’un qui n’a rien à prouver, mais beaucoup à partager. Sponsoriser l’événement avec ses frères Ivan et Nathan, tout en y participant, ajoute une dimension presque irréelle à ce comeback.

Pipeline n’était pas qu’un terrain de jeu cette nuit-là : c’était le théâtre d’un retour chargé de sens.

Les Français et Tahitiens bien présents dans le tableau

Si Florence a capté tous les regards, les surfeurs français/tahitiens ont eux aussi marqué cette journée sur une vague où l’engagement est non négociable.

Kauli Vaast a parfaitement tenu son rang. Le champion olympique en titre a remporté son heat avec autorité, démontrant une lecture très juste de Backdoor et une aisance de plus en plus évidente dans les tubes hawaiiens. Une performance solide qui confirme qu’il a de plus en plus d'expérience sur une vague plus capricieuse que Teahupoo.

Sa petite soeur, Aelan Vaast s’est illustrée de belle manière chez les femmes, en remportant son quart de finale et en décrochant sa place pour les demi-finales. Une performance importante sur un spot aussi exigeant que Pipeline, où l’expérience et la précision font toute la différence. Après sa performance sur la vague de Sunset, on attend beaucoup d'elle.

Toujours côté Polynésie française, Kéo Tamatoa Chabrier et Tereva David ont livré des prestations engagées face à une concurrence relevée, dans un tableau masculin particulièrement dense. Les Tahitiens aiment les vagues tubulaires et puissantes et ils sont en train de le démontrer lors de cette édition.

Un événement à part dans le calendrier WSL

Le Florence Pipe Pro n’est pas un QS comme les autres. Entre Pipeline, Backdoor, des conditions propres, un plateau relevé mêlant anciens CT, espoirs locaux et internationaux, et la présence de figures majeures comme John John Florence ou Carissa Moore, l’événement dégage une atmosphère unique.

La suite de la compétition s’annonce tout aussi passionnante, avec un tableau désormais verrouillé et une possible Finals Day en ligne de mire. Une chose est sûre : le retour de John John Florence n’est pas symbolique, il est compétitif.

Et à Pipeline, cela suffit à faire vibrer toute la planète surf.

Nazaré, aspiré par la vague : la chute glaçante de Lucas Chianca

Être aspiré par la lèvre d’une vague fait partie des pires cauchemars d’un surfeur. À Nazaré, ce scénario prend une dimension presque irréelle. Quand l’océan dresse des murs d’eau de 15 mètres et plus, chaque erreur peut se transformer en lutte pour la survie.

Nazaré, une vague imprévisible et sans pardon

Praia do Norte n’est pas une vague comme les autres. Alimentée par un canyon sous-marin unique au monde, Nazaré concentre une énergie brute, lourde, incontrôlable. Le moindre changement de vent, d’angle de houle ou de marée peut transformer une vague apparemment « propre » en piège mortel.

Malgré une zone de surf relativement contenue, Nazaré conserve l’ADN d’un beach break, avec des sections qui ferment brutalement et des retours de backwash violents près du phare et des rochers.

Le premier avertissement : une chute près des rochers

Le 12 décembre 2025, Lucas « Chumbo » Chianca s’élance sur une gauche qui semble jouable. Le take off est rapide, engagé, mais au bas de la vague, il est rattrapé une masse de mousse chaotique. Le Brésilien reste sous l’eau près de trente secondes avant d’être récupéré in extremis par un jet-ski, à quelques mètres seulement des rochers.
« C’était un moment très difficile, une des chutes les plus violentes de ma vie », confiera-t-il après coup.

Aspiré over the falls : l’image qui glace le sang

Plus tard, Chianca retourne à l’eau. Sur une nouvelle vague, il adopte une ligne haute, anticipant un close-out. Comprenant qu’il n’existe aucune sortie possible, il tente de passer à travers la vague. Mais, la vague est trop épaisse, trop puissante. Il est violemment tiré en arrière et aspiré par la vague.

L’image est saisissante, presque irréelle. Elle incarne à elle seule la force brute de Nazaré et rappelle une vérité essentielle : ici, même les meilleurs ne contrôlent pas tout. À Nazaré, survivre reste parfois la seule victoire.

Hans Odriozola change de drapeau et représentera l’Allemagne

Le champion du monde junior ISA 2023 quitte l’Espagne pour viser plus haut

Le monde du surf européen a été pris de court ces derniers jours. Hans Odriozola, champion du monde junior ISA 2023 sous les couleurs espagnoles, a officiellement annoncé qu’il représenterait désormais l’Allemagne dans les compétitions internationales. Une décision inattendue, qui a rapidement fait naître des doutes sur les réseaux sociaux. Poisson d’avril en avance ? Pas du tout.

C’est via un message sobre publié sur Instagram que le jeune surfeur basque a confirmé l’information, après près de six mois de démarches administratives. Un choix mûrement réfléchi, loin du coup de tête, et qui s’inscrit clairement dans une stratégie sportive à long terme.

Une annonce officielle après six mois de bureaucratie

« Après avoir lutté avec la bureaucratie pendant presque six mois, je suis heureux d’annoncer qu’à partir de maintenant, je représenterai l’Allemagne », explique Hans Odriozola. Le surfeur se dit enthousiaste à l’idée d’ouvrir « un nouveau chapitre » et de travailler avec la fédération allemande, le Wellenreitverband.

La possibilité de ce changement repose sur un élément clé : la mère de Hans est allemande. Un détail juridique déterminant qui lui permet de changer de nationalité sportive sans enfreindre les règlements internationaux.

Un timing cruel : pas de dernier Mondial Junior ISA

Conséquence directe de ce changement de drapeau, Hans Odriozola ne pourra pas participer à son dernier Championnat du monde junior ISA. Une décision frustrante pour le surfeur, qui précise manquer le délai réglementaire « de seulement quelques jours ». Une situation amère, mais assumée : « C’est comme ça. Je me concentre désormais sur la suite. »

Ce renoncement symbolise bien le tournant pris par le jeune talent, prêt à sacrifier un dernier rendez-vous junior pour se projeter pleinement vers le très haut niveau.

Pourquoi l’Allemagne ? Une question d’opportunités

Derrière ce choix, il serait naïf de ne voir qu’un simple changement administratif. Selon El Diario Vasco, cette décision est aussi étroitement liée aux perspectives olympiques. La concurrence au sein de l’équipe espagnole est rude, avec un vivier dense et des places extrêmement chères pour les grandes échéances internationales.

À l’inverse, l’Allemagne offre un cadre bien différent. Les athlètes, en particulier ceux engagés dans un projet olympique, bénéficient d’un soutien économique et structurel solide, bien supérieur à ce que proposent certaines fédérations du sud de l’Europe. Un argument de poids pour un surfeur en phase de transition entre carrière junior et circuit élite.

Un choix stratégique, pas une trahison

Ce changement de nationalité sportive ne remet en rien en cause le parcours de Hans Odriozola sous le drapeau espagnol. Champion du monde junior, figure montante du surf européen, il reste profondément attaché à ses racines basques.

Mais dans un surf moderne de plus en plus professionnalisé, ces décisions font désormais partie du jeu. À seulement quelques années des Jeux Olympiques, Hans Odriozola fait un pari audacieux : celui de se donner toutes les chances d’atteindre le sommet.

Nazaré a tremblé : une journée d’anthologie au TUDOR Big Wave Challenge

Le 13 décembre 2025 restera gravé dans l’histoire du surf de grosses vagues. À Praia do Norte, Nazaré a offert un spectacle d’une rare intensité lors du TUDOR Nazaré Big Wave Challenge, disputé dans des conditions extrêmes avec des vagues estimées entre 45 et 60 pieds. Des falaises noires de monde, une houle massive, du brouillard au lever du jour… tous les ingrédients étaient réunis pour une journée hors norme.

Une victoire collective pour von Rupp et Roseyro

Dans ce chaos parfaitement orchestré par l’océan, Nic von Rupp et Clément Roseyro ont livré une performance d’une justesse impressionnante. Déjà vainqueurs lors de l’édition précédente, les deux hommes conservent leur Best Team Performance Award, preuve de leur parfaite lecture du spot et de leur synchronisation dans l’action.

Roseyro a notamment tracté von Rupp sur l’une des bombes du jour, une vague monumentale parfaitement négociée par le Portugais, récompensée par un score exceptionnel de 16,66/20. Plus qu’une démonstration de puissance, c’est l’intelligence de placement et le timing qui ont fait la différence.

Lucas Chianca, l’engagement total

S’il ne fallait retenir qu’un mot pour décrire la journée de Lucas “Chumbo” Chianca, ce serait : engagement. Le Brésilien a tout donné, au prix de deux des plus violents wipeouts du contest. Relevé une première fois après être passé par-dessus les chutes, Chianca est reparti immédiatement à l’attaque… pour encaisser un second impact monumental.

Malgré tout, sa détermination et la taille des vagues surfées lui valent logiquement le Men’s Best Performance Award. Un trophée mérité, mais surtout une journée où la solidarité entre surfeurs a une nouvelle fois été déterminante, notamment grâce à l’intervention salvatrice de Sebastian Steudtner.

Justine Dupont, impériale et inspirante

Déjà victorieuse lors de l’édition précédente, Justine Dupont signe un back-to-back historique en remportant une nouvelle fois la Women’s Best Performance. Installée à Nazaré avec sa famille, la Française a démontré une maîtrise impressionnante dans des conditions parmi les plus exigeantes jamais vues sur l’épreuve.

Tractée par Éric Rebière, Dupont a su gérer la taille, la vitesse et la pression, sortant proprement de vagues massives pour rejoindre l’épaule en toute sécurité. Une performance fluide, engagée et pleine de sang-froid.

Une fin de compétition sous contrainte

La compétition n’a toutefois pas pu aller à son terme. Entre brouillard matinal, panne de courant sur le headland et lumière déclinante, la WSL a pris la décision de stopper l’épreuve après le Round 1, afin de garantir la sécurité des athlètes. Un choix responsable, salué par l’ensemble des compétiteurs.

Au final, au-delà des trophées, cette journée restera comme l’une des plus intenses jamais vécues à Nazaré. Un rappel brutal et fascinant de ce que représente réellement le surf de grosses vagues : engagement, humilité et respect absolu de l’océan.

Nazaré passe en mode compétition de gros XXL

C’est désormais officiel : le TUDOR Nazaré Big Wave Challenge est appelé ON. La World Surf League a déclenché ce vendredi 12 décembre l’alerte verte, confirmant un run day potentiel dès samedi 13 décembre, avec un premier call prévu à 9h00 GMT, soit 10 heure française.

Les équipes disposent de 24 heures pour finaliser leur stratégie, ajuster le matériel et se préparer mentalement à affronter Praia do Norte dans ce qu’elle sait offrir de plus brutal. Les conditions observées ces dernières semaines ont permis aux riders de s’entraîner longuement sur place, un facteur clé quand les vagues annoncées flirtent avec les 50 à 70 pieds pendant la nuit, avant de se stabiliser autour de 40 à 60 pieds en journée.

Le vent, attendu NE modéré le matin, pourrait évoluer vers un léger cross-offshore dans l’après-midi, laissant espérer des murs massifs mais exploitables pour les équipes les plus précises.

Tableau des séries – TUDOR Nazaré Big Wave Challenge 2025

Les neuf équipes engagées sont réparties en trois groupes de trois, chacune disputant deux heats de 45 minutes en tow-in.

Série 1

ÉquipeSurfeurs
Team 1Nic von Rupp (POR) / Clément Roseyro (FRA)
Team 2Lucas “Chumbo” Chianca (BRA) / Pedro “Scooby” Vianna (BRA)
Team 3Andrew Cotton (GBR) / James Carew (AUS)

Série 2

ÉquipeSurfeurs
Team 4Rodrigo Koxa (BRA) / Vitor Faria (BRA)
Team 5Rafael Tapia (CHL) / Pierre Rollet (FRA)
Team 6Benjamin Sanchis (FRA) / Jérôme Sahyoun (MAR)

Série 3

ÉquipeSurfeurs
Team 7Justine Dupont (FRA) / Éric Rebière (FRA)
Team 8Michelle des Bouillons (BRA) / Ian Cosenza (BRA)
Team 9Laura Crane (GBR) / Antonio Laureano (POR)

Des favoris déjà bien identifiés

Tenant du titre masculin, Clément Roseyro, associé à Nic von Rupp, arrive avec le plein de confiance. Chez les femmes, Justine Dupont, lauréate de la précédente édition, retrouve Nazaré avec une équipe parfaitement rodée.
Mais l’expérience cumulée de Chumbo & Scooby, tout comme la science de la trajectoire de Koxa, pourrait redistribuer les cartes si les séries deviennent longues et irrégulières.

Un samedi potentiellement historique

Depuis ce mercredi 10 décembre, la World Surf League a déclenché une alerte jaune pour le TUDOR Nazaré Big Wave Challenge. La compétition pourrait être lancée dès samedi 13 décembre, si les conditions restent alignées avec les prévisions. Et cette fois, tout semble converger vers un run day épique.

Un système dépressionnaire massif remonte l’Atlantique, envoyant vers le Portugal un swell NW puissant, attendu dès vendredi après-midi. Le pic — prévu dans la nuit — annonce un réveil brutal de Nazaré, avec des estimations oscillant entre 40 et 60 pieds au petit matin.
Vent offshore au lever du jour, orientation propre, énergie longue période : la mécanique des grandes journées semble se mettre en place.

L’ambiance sur place : effervescence totale

D’après les premiers retours, de nombreux rideurs et équipes sont déjà sur le terrain. Les parkings se remplissent, les housses de tow-in s’ouvrent, les repérages s’enchaînent. Nazaré vit dans ce curieux mélange d’attente électrique et de concentration glacée, propre aux grandes sessions où tout peut arriver.

Chaque coureur sait que la fenêtre est atypique : gros pic nocturne, baisse progressive en journée, mais suffisamment d’amplitude pour offrir des murs massifs et rideables. L’élan dépendra surtout de la fréquence et de la régularité des bombes. C’est là que se jouera l’alerte verte.

La prochaine annonce officielle est prévue vendredi 12 décembre à 8h30 GMT.

Le format : tow-in, précision et sang-froid

Comme chaque année, l’épreuve se déroulera en tow-in, format conçu pour révéler le meilleur des équipes pilote/surfeur dans la machine instable qu’est Praia do Norte.

Neuf équipes, réparties en trois groupes, disputeront deux heats de 45 minutes, alternant rôle de rider et driver. Le classement se fera sur les deux meilleures vagues de chaque athlète — avec un bonus double pour la meilleure. Score maximum : 30 points.

Les distinctions décernées en fin d’événement :

Et la liste des invités donne déjà des frissons :

Un casting de spécialistes rompus aux lignes de vie et aux zones d’impact de Nazaré.

Jour 1 lancé au Florence Pipe Pro : Pipeline délivre déjà

Le Florence Pipe Pro 2025 a officiellement démarré ce mercredi à Pipeline, et l’ouverture est à la hauteur de l’événement : 8 à 12 pieds, du verre, du nerf, et un plateau 100 % hawaiien prêt à en découdre. La WSL a donné le coup d’envoi à 8h00 HST pour la Round of 128, avant d’enchaîner avec le début de la Round of 96.
La compétition féminine, elle, reste en stand-by.

Pipeline rugit dès l’aube

Les premières images du jour donnent le ton : un couloir turquoise à travers l’objectif de John John Florence, une lumière parfaite, et un récif qui n’accorde aucune erreur. On le savait, ce QS 2000 a beau être un événement régional, il attire toutes les légendes du North Shore.
Au programme : un mélange explosif de jeunes prodiges, de free-surfers iconiques et de vétérans intraitables.

Les premiers heats : place aux locaux affamés

Le Round of 128 ouvre avec un heat chargé :

Les séries qui suivent annoncent la couleur : Pipeline sera juge, jury et bourreau aujourd’hui.

Les têtes d’affiche entrent en scène

Le premier tour inclut une liste hallucinante de noms que l’on associe instinctivement au reef de Banzai :

Chaque heat ressemble presque à une finale.

Tous les match-ups du Round of 128

L’article inclut ici la liste complète donnée dans le communiqué WSL, parfaite pour l’UX et le référencement. Les lecteurs passionnés y trouveront les heats de leurs surfeurs préférés (et Pipeline, on le sait, a beaucoup de favoris locaux).

Suivre la compétition en direct

Le Florence Pipe Pro reste en période d’attente jusqu’au 20 décembre, ce qui laisse espérer une succession de journées épiques.
➡️ Live disponible sur WorldSurfLeague.com et l’application WSL.
L’événement est soutenu par Florence, la Hawaii Tourism Authority, Salt + Air et H2O Audio.

El Quemao Class 2025 : l’événement surf le plus redouté des Canaries

La côte sauvage de Lanzarote retient son souffle. Comme chaque année, El Quemao Class plonge la communauté surf internationale dans un mélange d’impatience et de fascination. Perchée au bord du petit village de La Santa, dans la commune de Tinajo, cette vague mythique n’accepte qu’une seule chose : la perfection. Pas de date fixe, pas de programme établi… seulement un période de waiting period qui s’étend jusqu’en avril 2026, et un système d’alertes qui rythme l’espoir des athlètes.

Pour cette 9ᵉ édition, 64 invités triés sur le volet — 32 surfeurs et 32 bodyboardeurs — se tiennent prêts à foncer sur l’une des vagues les plus dangereuses et spectaculaires au monde. Une gauche volcanique, courte, ultra-creuse, qui explose directement sur un reef noir acéré. Chaque vague peut devenir historique… ou cauchemardesque.

Le temple du surf engagé

Le Quemao n’est pas une vague comme les autres. C’est une vague capricieuse qui nécessite la présence d’une houle précise, d’un vent bien orienté, d’une marée parfaitement alignée. Quand les planètes sont alignées, alors seulement, la compétition peut se lancer. C’est la raison pour laquelle l’événement fonctionne avec un code couleur :

Cette mécanique nourrit le mythe. L’événement peut être annoncé 48 heures avant seulement, transformant Lanzarote en place forte du surf de haut niveau dès la première ondulation de houle.

Les champions reviennent défendre leur couronne

L’édition précédente a marqué les esprits :

Les deux hommes seront de retour cette année, prêts à remettre leur titre en jeu. Duru, maître du rail puissant et des tubes, connaît le spot comme peu de surfers européens. Lavernhe, lui, entretient avec El Quemao une relation presque intime : technique chirurgicale, lecture millimétrée et courage.

Une scène volcanique unique au monde

Au-delà de la compétition, le Quemao Class est un hommage à Lanzarote elle-même. Sa géologie, son architecture naturelle, ses couleurs sombres et brûlées, tout renforce la dramaturgie de la vague. Les spectateurs se massent sur les roches volcaniques pour assister à ce ballet brutal entre mer et basalte.

La question n’est donc pas si la compétition aura lieu. La vraie question, c’est : quand El Quemao offrira-t-il son moment de grâce ?
Et quand cela arrivera, le monde du surf aura les yeux rivés sur Lanzarote.

Punta Galea Big Wave Challenge 2025 : Clément Roseyro et Justine Dupont vainqueurs

Un dénouement spectaculaire pour cette édition 2025


Au-delà des conditions changeantes et du suspense propre à Punta Galea, cette édition 2025 restera surtout dans les mémoires pour un final des plus performants lors des phases finales. La montée en puissance de la houle, combinée à un vent enfin favorable, a offert un terrain de jeu idéal aux spécialistes du surf de gros. Et lorsque la lumière s’est améliorée, laissant apparaître ces murs d’eau caractéristiques de Getxo, les meilleurs ont su se démarquer.

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Chez les hommes, la finale a rapidement pris des allures de duel entre l’expérience locale et la fraîcheur venue de France. Natxo González, poussé par son public et fort de sa connaissance intime de la vague, a longtemps semblé tenir la clé de la victoire. Mais c’était sans compter sur Clément Roseyro, encore porté par son récent triomphe à Nazaré. Invité de dernière minute, il a parfaitement saisi sa chance : deux take offs critiques, maîtrisées du début à la fin, lui ont permis de s’imposer en patron sur une vague qu’il découvrait quasiment en conditions XXL.

Du côté des femmes, l’histoire s’est écrite en lettres capitales : première finale féminine de l’événement et première démonstration collective à Punta Galea. Malgré une série particulièrement lourde qui a balayé les trois compétitrices, elles sont toutes revenues au pic avec détermination. Laura Coviella, pionnière du jour, a lancé le mouvement. Domi Charrier, jeune chargeuse chilienne, a impressionné par son engagement pour une première dans ces conditions. Mais la reine du jour s’appelait Justine Dupont, dominatrice, précise et imperturbable.

Classement masculin – Punta Galea Challenge 2025

  1. Clément Roseyro
  2. Natxo González
  3. Aritz Aranburu
  4. Xabi López
  5. Eder Fuentes
  6. Pierre Rollet

Classement féminin – Punta Galea Challenge 2025

  1. Justine Dupont
  2. Laura Coviella
  3. Domi Charrier

Une édition qui signe le renouveau de l’épreuve, et peut-être le début d’une nouvelle ère pour Punta Galea.

Le call du samedi 6 Décembre 2025

Alors que l’hiver frappe enfin la façade atlantique, le Pays Basque s’apprête peut-être à vivre l’un des moments les plus spectaculaires de la saison : le déclenchement du Punta Galea Big Wave Challenge, la compétition de surf de grosses vagues la plus ancienne d’Europe. La nouvelle est tombée ce matin : la compétition sera officiellement lancée samedi 6 décembre 2025.
Si les prévisions se confirment, la luz verde — le feu vert — sera donnée jeudi, soit 48 heures avant l’épreuve… pour un possible lancement ce samedi.

Une semaine décisive commence, et l’excitation est déjà palpable sur toute la côte basque espagnole.

Une tempête solide arrive sur la côte basque

Les prévisionnistes annoncent ce que les big riders espèrent depuis des jours : une houle puissante, consistante et propre, portée par une dépression qui remonte depuis l’Atlantique Nord.
Les modèles convergent vers des vagues de 5 mètres, peut-être davantage sur les plus gros sets, avec une période solide — le cocktail parfait pour réveiller la falaise mythique de Punta Galea.

Un autre paramètre crucial est scruté de près : le vent. Les premiers bulletins annoncent une brise soutenue vendredi, puis un affaiblissement notable samedi, laissant espérer des conditions propres et surfables, idéales pour des drops vertigineux sous les applaudissements d’un public toujours massif.

L’événement est officiellement lancé ce samedi 6 décembre 2025 : Punta Galea va rugir

C’est désormais officiel : le Punta Galea Big Wave Challenge 2025 se tiendra ce samedi. Après plusieurs jours d’attente sous alerte jaune, les prévisions se sont confirmées et l’organisation a donné la luz verde. Une solide houle d’ouest, des vagues avoisinant les six mètres, une période longue et un vent beaucoup plus faible qu’annoncé en début de semaine composent le scénario parfait pour déclencher une des plus emblématiques compétitions de grosses vagues d’Europe.
Le Pays Basque se prépare donc à vivre une journée historique : dès les premières heures du matin, les falaises de Getxo se transformeront en amphithéâtre naturel, prêtes à accueillir des milliers de spectateurs venus voir les meilleurs big riders du monde affronter une mer en furie.
L’attente est terminée : samedi, La Galea rugira, et le spectacle s’annonce colossal.

Punta Galea, un amphithéâtre naturel pour le surf XXL

Situé à Getxo (Ville qui touche Bilbao), au cœur de la côte biscayenne, Punta Galea est un spot absolument unique.
Ici, aucun bateau, aucun jet-ski ne vient perturber le cadre : les vagues cassent au pied d’un acantilado de 60 mètres, une falaise qui forme un véritable amphithéâtre naturel.
Les spectateurs, parfois des milliers, se massent sur le rebord pour assister à huit heures de show, surplombant les rideurs comme dans une arène antique dédiée à la puissance de l’océan.

Cette configuration en fait un événement à la fois spectaculaire et incroyablement accessible, d’où sa popularité croissante au fil des éditions.

Un plateau exceptionnel : les meilleurs big riders du monde réunis

Pour cette édition, 30 surfeurs sont conviés, dont une liste absolument impressionnante de talents internationaux. Et grande nouveauté : une finale 100% féminine viendra écrire un chapitre historique pour l’événement.

Voici quelques-uns des noms qui feront vibrer la falaise :

Les superstars mondiales

Les talents internationaux en feu

Les locaux et représentants européens

Avec un tel plateau, le spectacle est garanti — et potentiellement l’une des éditions les plus relevées de l’histoire.

Un événement populaire, organisé au millimètre

Pour accueillir la foule attendue, la mairie de Getxo prévoit des navettes gratuites depuis la station de métro de Bidezabal. Une initiative essentielle pour fluidifier l’accès à la falaise et éviter l’engorgement habituel sur les petites routes côtières.

En clair : la fête des grosses vagues.

Liste officielle des 30 participants (2025)

Surfeurs Hommes

Nic Lamb (USA)
Mason Hyce Barnes (USA)
Tony Laureano (PRT)
Xabi López (EUK)
Conor Maguire (IRL)
Yago Domínguez (EUK)
Pierre Rollet (FRA)
Manuel Lezcano (ESP – Canarias)
Axi Muniain (EUK)
Aritz Aranburu (EUK)
Indar Unanue (EUK)
Miguel Blanco (PRT)
Lucas “Chumbo” Chianca (BRA)
Ramón Navarro (CHL)
Grant “Twiggy” Baker (ZAF)
Natxo González (EUK)
Russell Bierke (AUS)
Francisco Porcella (ITA)
Tom Lowe (GBR)
Ibon López (EUK)
Kosme Fernández (EUK)
Zuku (EUK)
Endika Ruiz (EUK)
Txaber Garmendia (EUK)

Surfeuses Femmes

Laura Coviella (ESP – Canarias)
Justine Dupont (FRA)
Nadia Erostarbe (EUK)
Laura Enever (AUS)
Dominique Charrier (CHL)
Felicity Palmateer (AUS)

Safi Invitational 2025/2026 : une édition nocturne et la victoire de Joan Duru

Résultats de l’édition 2025 : Joan Duru impérial, Armide Soliveres et Lilia Tebbai impressionnent

La compétition qui s’est tenue le samedi 6 décembre 2025 a offert un spectacle rare à Safi. Malgré des séries parfois longues à se mettre en place et un manque de tubes pour un spot pourtant réputé pour sa perfection tubulaire, l’ambiance est restée électrique. Car surfer Le Jardin (ancien nom du spot) à quatre dans l’eau, même dans un format plus “open”, reste un privilège absolu.

Le moment le plus marquant de la journée ?
Les finales disputées de nuit, sous un éclairage monumental qui a transformé Ras Lafâa en arène futuriste. Une image qui restera probablement parmi les moments forts de l’histoire récente du surf marocain.

Résultats officiels 2025 :

Surf Open 2025

🥇 Joan Duru (15.7 pts) – Un surf précis, engagé, dominant.
🥈 Adur Amatriain (9.65 pts)
🥉 Charly Quivront (8.45 pts)
4. Marc Lacomare – 7.15 pts

Bodyboard Open 2025

🥇 Armide Soliveres (14.4 pts) – Puissance et contrôle dans les sections critiques.
🥈 Badr E. Chaljri (13.35 pts)
🥉 Maxime Castillo (10.35 pts)
4. Achraf El Ghazi – 9.4 pts

Surf Filles 2025

🥇 Lilia Tebbai (11.8 pts) – La jeune Marocaine marque les esprits avec une solide prestation.
🥈 Maud Le Car (10.15 pts)
🥉 Lee-Ann Curren (4.8 pts)
4. Jade Magnien – 3.6 pts
5. Agouri Ines – 2.45 pts

Ces résultats confirment la diversité du plateau et la montée en puissance des athlètes marocains, particulièrement en surf féminin et en bodyboard.

Lancement de la compétition ce samedi 6 Décembre 2025

La compétition sur la célèbre droite de Safi au Maroc a été lancé ce samedi 06 décembre 2025. Suivez la compétition en direct sur Icônes Surf avec une session possible en nocturne. On a des belles conditions avec de nombreux surfeurs français en course pour la victoire.... Les finales auront lieu de nuit avec un check-in à 18H. Pas de décalage horaire en hiver avec le Maroc.

Le Jardin en alerte : Safi se prépare

Chaque hiver, quand la houle s'excite sur Windguru en Europe, un frisson parcourt la communauté surf mondiale, ou plutôt un œil indiscret sur les prévisions marocaines. Safi, “Le Jardin”, l’une des meilleures droites de la planète, se réveille. Une vague aussi parfaite que brutale, tube après tube, section après section, où les erreurs ne pardonnent jamais. Les accidents de Billy Kemper ou d’Édouard Delpero l’ont rappelé : s’engager ici n’a rien d’une promenade.

C’est pourtant sur ce terrain mythique que s’ouvrira, entre cet hiver, la deuxième édition du Safi Surf Invitational, événement hors du commun, sur invitation uniquement. Et cette année, on vient officiellement de passer en alerte jaune en ce début de "waiting period".

Une compétition rare, exigeante et… précieuse

Être invité à cette compétition est un luxe que personne ne refuse. Seulement 4 athlètes à l’eau par série, une vague d’exception, une journée entière de surf entre le lever et le coucher du soleil… et même des séries nocturnes, éclairées par un dispositif unique posé sur les rochers de Ras Lafâa. Une atmosphère irréelle où les tubes prennent une dimension presque cinématographique.

L'événement est organisé par l’Association Bahri, avec la Fédération Royale Marocaine de Surf et en partenariat avec l’OCP. Ce trio porte une ambition claire : faire rayonner Safi, son patrimoine et son surf, bien au-delà des frontières marocaines.

Le cadre : Ras Lafâa, 9e meilleure vague du monde

Safi n’est pas une vague comme les autres. La longue droite de Ras Lafâa déroule avec une précision chirurgicale. Parfois ronde, parfois carrée, toujours rapide. Une vague qui récompense les techniciens du tube, met les chargeurs à l'épreuve et ne pardonne à personne.

Ce spot d’une beauté rare attire autant les surfeurs que les bodyboardeurs, et c’est ce qui fait la particularité du Safi Invitational : un événement commun aux deux disciplines, chacun trouvant sa place dans le tube majestueux de la pointe.

Un format unique : jour, nuit et intensité maximale

L’édition 2023 avait surpris tout le monde avec son format :

La formule sera reconduite en 2025/2026, avec un setup lumineux encore amélioré. Ceux qui ont déjà vu des sessions de nuit à Safi – notamment celle d’Aritz Aranburu – savent à quel point le décor est magique.

L’esprit ne change pas : tout se joue en une seule journée, une immersion totale où chaque vague compte.

60 invités, 16 nationalités, et une dimension sociale forte

Si la liste complète des invités n’est pas encore connue – elle dépendra des disponibilités en fonction des swells – on sait déjà que :

Lors de la première édition, Marc Lacomare, Justine Dupont, Lee-Ann Curren, Maxime Castillo ou Pierre-Louis Costes avaient répondu présents. Le niveau était stratosphérique, les locaux galvanisés, et les podiums avaient offert un bel équilibre entre talents marocains et internationaux.

Ce mélange, c’est précisément ce que défend l’Association Bahri :
- élever les surfeurs locaux,
- créer un événement fédérateur,
- mettre Safi au centre d’un surf responsable, solidaire et festif.

Un village de surf et un programme qui va au-delà du sport

Le Safi Surf Invitational n’est pas qu’une compétition. C’est une célébration. Un village de surf animé accueillera :

L’objectif est clair : mettre en lumière le patrimoine de Safi, du surf aux traditions artisanales.

Et la dimension sociale n’est pas en reste :

Ici, le surf est un prétexte pour transmettre, partager, inspirer.

Une histoire de persévérance

Ce qui rend cet événement encore plus beau, c’est qu’il a mis près de 10 ans à voir le jour. Les routes, les autorisations, les infrastructures : rien n’était prêt en 2014. Il a fallu la ténacité de Saad Abid et de l’équipe Bahri pour qu’un rêve devienne réalité.

Et désormais, la machine est lancée. Le Safi Invitational pourrait devenir l’un des événements majeurs du calendrier surf international, une sorte de “Pipeline marocain” dont la renommée ne cessera de grandir.

Ce qui nous attend pour 2025/2026

Avec la waiting period active et les signaux au vert, il ne manque plus qu’un swell solide venu de l’Atlantique pour donner rendez-vous aux invités. Inutile de dire que le monde du surf commence à surveiller les charts…

Une chose est sûre :
quand Safi s’allume, personne ne veut manquer ça.

L’hiver débarque à Hawaii : Liam McNamara relance le Wave of the Winter pour un North Shore déjà en feu

L’hiver hawaiien vient à peine de commencer que le North Shore rugit déjà comme un moteur au redémarrage. Les premiers gros swells ont frappé Oahu, réveillant Pipeline, Backdoor et Off the Wall dans leur version la plus brutale. Comme chaque année, la saison promet d’être sauvage, mais cette fois, un ingrédient mythique revient dans l’équation : le Wave of the Winter. Et c’est Liam McNamara, légende du Pipe des années 80 et 90, qui signe son grand retour.

Le prix le plus démocratique du surf refait surface

Depuis les années 2000, le Wave of the Winter récompense une chose simple et pure : la meilleure vague de l’hiver, celle qui fait hurler toutes les team houses alignées le long de la Kamehameha Highway. Une récompense qu’un champion du monde peut partager avec un inconnu. Un prix où la hiérarchie ne tient plus que sur une seule chose : le courage et la chance.

Disparu depuis presque cinq ans, ce trophée revient grâce à une initiative indépendante menée par Liam McNamara, épaulé par Jeff Hall (Rogue TV) et Jake Howard (Surfer Mag). Sans les marques corporate, sans le bruit marketing : juste la communauté. Résultat : plus de 100 000 dollars levés auprès d’une vingtaine de petites entreprises, toutes prêtes à remettre le surf hawaïen là où il doit être — dans les mains de ceux qui risquent leur peau.

Pipeline, Backdoor, Off the Wall : les arènes sont prêtes

Le North Shore est souvent caricaturé, mais la vérité dépasse toujours la légende. À peine huit kilomètres de côte concentrent la violence de l’océan Pacifique, la densité de surfeurs la plus folle du monde et une atmosphère électrique où tout se joue en quelques secondes. Pipeline est au centre du cyclone : la vague la plus belle, la plus célèbre, la plus dangereuse.

Les premiers swells de la saison ont déjà montré les dents. Les locaux parlent d’un hiver potentiellement énorme. Et comme le rappelle Liam, une vague iconique peut venir de n’importe où : un carve à Haleiwa, un 720 à Rocky Point, un barrel interminable à Sunset… voire un Mason Ho sorti de nulle part en train de kickflip par-dessus un rocher.
À Hawaii, tout peut arriver.

Une récompense pensée pour les surfeurs, par les surfeurs

Le nouveau Wave of the Winter est plus ambitieux que jamais. Le lauréat de l’hiver recevra 25 000 $ pour un unique ride. Chaque mois, trois surfeurs et trois cameramen seront récompensés, avec un minimum de 5 000 $ pour la Wave of the Month. Une prime spéciale de 5 000 $ distinguera même un First Responder (quelqu'un qui portera assistante à un surfeur en difficulté), ces héros du quotidien qui veillent sur les line-ups et ont, dans le cas de McNamara, sauvé la vie de son propre fils.

Les vagues prises en compétition ne compteront pas, une décision qui renforce l’esprit pur et brut du prix. Exit les heats. Exit les priorités. Ici, le jury, composé notamment de Nathan Fletcher, pourrait couronner un inconnu tout autant qu’un John John Florence.

Les favoris ? Le hasard reste roi

Lorsque Nathan Florence — vainqueur du prix 2017/2018 — évoque ses favoris, il rappelle une vérité simple : le Wave of the Winter, c’est la loterie du chaos. Être au bon endroit au bon moment. Avoir l’audace d’aller sur une vague “borderline insurfable”. Et surtout, réussir à en sortir.

John John Florence et Barron Mamiya, présents toute la saison avant le lancement du tour en avril, font figure de candidats naturels. Jamie O’Brien, lui, peut prendre n’importe quelle vague, n’importe quand. Les Koa Rothman, Eli Olson et Ivan Florence sont des habitués de la hiérarchie locale, capables de se positionner pile là où il faut. Derrière eux, une armée de talents prêts à risquer la chute de leur vie pour décrocher la vague de l’hiver.
Parmi eux : Eala Stewart, Kala Grace, Shion Crawford…

Mais la vérité, c’est que tout reste ouvert.

L’hiver 2025/2026 s’annonce incandescent

La waiting period commence le 1ᵉʳ décembre et durera 90 jours. Et si l’on en croit les premières images, le premier swell pourrait déjà sortir une vague historique.

La saison ne fait que commencer. Le concept est relancé. Les spots sont prêts. Les caméras tournent. Les chargeurs sont affûtés.
L’hiver à Hawaii est officiellement là… et il s’annonce incandescent.

CT 2026 : le retour des superstars… dans le format le plus brutal de l’histoire du surf moderne

Le surf professionnel adore les revirements. Mais celui que vit la World Surf League en 2026 a quelque chose d’unique : alors qu’elle durcissait comme jamais son système de compétition, les plus grandes stars de la discipline ont décidé… de revenir. Carissa Moore, Stephanie Gilmore, John John Florence, Gabriel Medina : quatre icônes, quatre générations, quatre visions du surf, un même choix.

Mais là où l’histoire devient fascinante, c’est que ce retour massif survient au moment précis où la WSL adopte son format le plus impitoyable, le plus sélectif de toute son histoire.
Le CT 2026 est une révolution silencieuse : un mélange de nostalgie assumée et de modernité brutale qui redéfinit entièrement la manière de devenir champion du monde.

Le retour du championnat cumulatif : la décision que voulaient les champions

Finies les WSL Finals façon “champion du monde en une journée”. Terminé le format winner-takes-all sur un spot unique. La WSL a remis la couronne là où elle a toujours eu le plus de légitimité : sur la durée d’une saison complète.

Ce retour à un titre construit étape après étape, performance après performance, a eu l’effet d’un électrochoc dans le monde du surf.

John John Florence l’avait dit : “Un titre doit se jouer sur une saison entière, pas en un seul jour.”
Carissa Moore a souffert de deux titres perdus malgré une saison parfaite.
Steph Gilmore a toujours défendu l’idée que le champion doit être celui qui brille toute l’année.
Medina, enfin, a toujours favorisé les systèmes exigeants et réguliers.

En bref, les anciens champions du monde ont eu ce qu'ils voulaient. Simple, net, efficace.

Sur le plan marketing, la WSL est gagnante : quatre méga-stars de retour, des millions d’abonnés qui réintègrent l’écosystème CT, et un engouement médiatique retrouvé.

Mais sportivement ?
L’histoire est beaucoup moins simple.

Le format 2026 : une montée en puissance… dans un champ de mines

Pendant que les superstars reprennent place dans le Tour, la WSL annonce des règles plus dures :
- plus de rounds non-éliminatoires
- plus aucune seconde chance
- chaque heat fait avancer ou sortir

Le CT 2026 devient un système de survie permanente. Même les surfeurs les plus expérimentés n’ont plus le droit à un seul faux pas. C'est la fin du round 2, le round "Joker". Le problème n’est pas seulement la sévérité des éliminations directes. Le cœur du débat se trouve déplacer ailleurs : dans le système de seeds et dans la manière dont les tableaux sont construits.

Les wildcards : les vraies sacrifiées du nouveau système

Contrairement aux rumeurs, aucune superstar ne revient en 2026 via une wildcard saisonnière.
En revanche, ce sont bien les wildcards classiques — locales ou event wildcards — qui héritent d’un rôle quasi sacrificiel.

Leur situation est extrêmement compliquée :

Le bracket 2026 ressemble plus à une colline verticale qu’à un escalier logique.
Les wildcards, elles, commencent tout en bas… les pieds attachés.

Ce n’est pas un hasard : le système est pensé pour “protéger” les têtes de série. Mais dans un format où la moindre erreur coûte toute une étape, cette protection devient un avantage énorme — quasi insurmontable.

Et les superstars dans tout ça ?

Ironiquement, les champions historiques — Moore, Gilmore, Florence, Medina — qui reviennent en 2026 ne subissent aucune pénalité structurelle.

Ils ont :

En clair :
Ils reviennent dans le format le plus dur, mais aussi dans les conditions les plus favorables.

Ce qui crée une situation paradoxale — presque théâtrale :

Un CT 2026 plein de promesses et de dommages collatéraux

Le surf professionnel vit une mutation rarissime. D’un côté, le retour d’un système plus crédible et respecté par les champions. De l’autre, une intensité compétitive qui n’a jamais été aussi élevée.

Le CT 2026 sera un mélange explosif avec le retour des superstars, la brutalité du tableau en élimination directe pourrait bien créer autant de héros que de victimes.

Une chose est sûre :
la saison 2026 ne sera pas seulement un retour aux sources — ce sera un stress-test permanent.