Catégorie : Compétition Surf

  • Mort de Dave Stanfield : le surf professionnel perd sa voix légendaire

    Mort de Dave Stanfield : le surf professionnel perd sa voix légendaire

    Le monde du surf est en deuil. Dave Stanfield, commentateur historique et véritable bande-son du circuit professionnel, s’est éteint le jeudi 15 octobre 2026 à l’âge de 65 ans des suites d’un cancer du foie. De ses premières piges télévisées aux directs mondiaux de la World Surf League (WSL), il a révolutionné la façon dont la discipline est retransmise.

    L’ascension simultanée d’un homme et d’un sport

    L’histoire d’amour entre Dave Stanfield et l’océan débute très tôt, sur les vagues de Seal Beach en Californie. Mais c’est derrière un microphone qu’il va marquer l’histoire. En 1983, il rejoint l’Association of Surfing Professionals (ASP) et se voit confier les commentaires de l’OP Pro Surfing Championships à Huntington Beach pour la chaîne ABC.

    À l’époque, les compétitions de surf sont diffusées en différé, souvent à des heures de faible audience. Stanfield s’impose immédiatement par son professionnalisme. Contrairement aux clichés de l’époque, il arrive sur les plages avec d’épais classeurs remplis de statistiques sur chaque athlète, préparant méticuleusement ses interventions pour donner du crédit et de l’authenticité à la discipline.

    Pionnier de l’ère numérique et des webcasts

    L’un des faits d’armes majeurs de la carrière de Stanfield coïncide avec la transition technologique du surf. En 1997, il est au micro lors de la toute première diffusion en direct d’une compétition sur Internet, rendue possible par le déploiement de plusieurs kilomètres de câbles sur la plage de Praia Grande. Si l’audience de l’époque se limitait à environ 200 spectateurs, cet événement a jeté les bases des retransmissions modernes qui touchent aujourd’hui des millions de fans à travers le monde.

    Ses règles d’or étaient simples mais redoutablement efficaces : commenter l’action, meubler les temps morts avec des anecdotes précises, et savoir que, lors des moments de tension extrême, le silence est parfois la meilleure des narrations.

    Un héritage au-delà de l’océan

    Son enthousiasme débordant n’était pas réservé qu’à l’élite du Championship Tour ou à la prestigieuse Vans Triple Crown hawaiienne. Stanfield mettait la même énergie à commenter les compétitions de jeunes sur le circuit NSSA que les épreuves reines. Sa voix a également résonné bien au-delà des plages, puisqu’il a officié sur des événements de motocross, de ski, et même de courses de tondeuses à gazon.

    Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages affluent. La World Surf League, ainsi que de nombreux médias internationaux et collègues de longue date, comme le producteur Patrick Wallace, saluent la mémoire de celui qui a « défini les standards du commentateur télévisé sportif ». Les prochaines compétitions du circuit mondial rendront sans nul doute un hommage appuyé à celui qui a su, pendant plus de quarante ans, faire vibrer les fans depuis leur salon.

  • La France sacrée Championne du Monde ISA de Longboard 2026 au Salvador

    La France sacrée Championne du Monde ISA de Longboard 2026 au Salvador

    Le Salvador a une nouvelle fois vibré au rythme des vagues parfaites d’El Sunzal. Les championnats du monde de longboard de l’International Surfing Association (ISA) 2026 viennent de s’achever ce 22 octobre, couronnant la domination sans partage de l’équipe de France. Avec cette nouvelle victoire par équipe, les Bleus assoient leur suprématie sur la scène mondiale.

    La suprématie tricolore sur la droite d’El Sunzal

    Dans les conditions spectaculaires qu’offre régulièrement cette mythique vague centraméricaine, la délégation française a su dicter son rythme et sa technique tout au long de la semaine de compétition. L’équipe tricolore s’est solidement appuyée sur l’expérience et la virtuosité de ses cadres historiques pour faire la différence.

    Alice Lemoigne, déjà double championne du monde, a été l’une des figures de proue de cette campagne salvadorienne, multipliant les excellents scores pour tirer le groupe vers le haut. Chez les hommes, Édouard Delpero, arrivé avec le statut de champion du monde individuel après sa victoire retentissante sur ces mêmes vagues en 2025, a assumé son rôle de pilier avec brio. Alice Lemoigne finit champion du monde ISA 2026 et Edouard Delpero est médiallé de bronze après un beau parcours. Le duo de vétérans a été parfaitement secondé par la solidité et l’engagement des nouveaux venus sur le circuit mondial, Louis Marchiset (pas loin de la finale)et Canelle Lebreton (blessé au début de la compétition).

    Un niveau global en pleine expansion

    Au-delà du sacre français, cette édition 2026 a souligné la croissance continue de la discipline à l’échelle internationale. Le championnat a rassemblé pas moins de 126 athlètes issus de 37 pays, marquant notamment les débuts historiques de la Finlande sur le circuit longboard.

    Avec cette nouvelle médaille d’or par équipe, la France conforte indiscutablement son statut de nation de référence du longboard mondial. De son côté, le Salvador confirme, année après année, sa place de destination incontournable pour l’accueil des événements majeurs du surf international.

  • « C’est le karma ! » : quand la légende Chloe Calmón dérape aux Mondiaux de Longboard

    « C’est le karma ! » : quand la légende Chloe Calmón dérape aux Mondiaux de Longboard

    Une fracture fait mal, mais parfois, l’attitude blesse bien davantage. C’est la dure leçon qu’a apprise l’Italienne Ginger Caimi lors de la quatrième journée des championnats du monde de longboard ISA 2026. Alors qu’elle affrontait l’une des figures les plus respectées de la discipline, la Brésilienne Chloe Calmón, la série a basculé dans une polémique qui enflamme aujourd’hui le monde du surf.

    Une interférence lourde de conséquences

    Le scénario de la troisième manche semblait pourtant classique. L’Italienne possède la priorité et s’élance. Contre toute attente, Chloe Calmón part, se dresse et provoque une collision inévitable. L’impact est violent : la planche de la Brésilienne vient percuter de plein fouet le bras droit de Caimi.

    Le diagnostic du staff médical de l’ISA tombe très vite, évoquant une possible fracture. Incapable de ramer ou de se redresser, l’Italienne doit abandonner ses espoirs de qualification, finissant quatrième de sa série tandis que la Brésilienne, malgré la pénalité des juges pour interférence, parvient à se hisser en demi-finale.

    Le coup de grâce psychologique

    Mais ce qui fait aujourd’hui les gros titres, ce n’est pas le choc physique ou l’interférence, ça fait partie de la compétition. Dans un long message publié sur Instagram, vidéo à l’appui, Ginger Caimi a révélé la scène surréaliste qui s’est déroulée à la fin du heat. Alors que l’Italienne se tordait de douleur dans l’eau, Chloe Calmón s’est approchée d’elle avec le sourire pour lui glisser : « Tu vois ? C’est le karma ! »

    Une provocation qui a laissé la jeune surfeuse profondément amère. « Cela fait plus mal que n’importe quel coup physique, surtout venant d’une légende » a-t-elle expliqué, rappelant que le fair-play devrait primer sur un championnat du monde. Si la Brésilienne a échappé à la disqualification, elle a en revanche perdu le soutien d’une grande partie du tour, la championne Honolua Blomfield n’hésitant pas à ironiser publiquement sur le choix de vague hasardeux de Chloe Calmón. Le surf professionnel sait décidément se montrer impitoyable.

  • Résultats des quarts de finale du MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : un Supertubos capricieux

    Résultats des quarts de finale du MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : un Supertubos capricieux

    Les quarts de finale du MEO Rip Curl Pro Portugal se sont disputés ce mardi 20 octobre 2026 à Praia de Supertubos (Peniche). Dans des conditions de vagues bien en deçà des attentes, Gabriel Medina, Italo Ferreira ou encore Caitlin Simmers ont réussi à tirer leur épingle du jeu pour valider leur ticket pour les demi-finales de cette 10e étape du Championship Tour de la WSL.

    Des conditions de surf loin des promesses initiales

    L’attente était forte du côté de Peniche. Les récentes déclarations de Miguel Pupo laissaient espérer des bancs de sable parfaits et un spot de Supertubos de classe mondiale pour cette compétition.

    La réalité s’est avérée bien différente lors du lancement par la World Surf League (WSL). Le swell espéré n’a pas véritablement répondu présent, offrant des vagues de 3 à 4 pieds très fermantes. Ces conditions décevantes ont rendu la lecture du spot particulièrement complexe pour les surfeurs, avec des scores globaux qui s’en sont ressentis, notamment lors des séries féminines.

    Tableau féminin : Simmers et Picklum assurent, les locales éliminées

    Les surfeuses ont été les premières à affronter ce Supertubos ingrat. Dans la première série, la jeune Hawaïenne Bettylou Sakura Johnson s’est imposée sur le fil (7.43) face à la Portugaise Francisca Veselko (7.34) au terme d’un heat très pauvre en opportunités.

    La confrontation la plus attendue opposait Caitlin Simmers à la quintuple championne du monde Carissa Moore. C’est finalement Simmers qui a trouvé les meilleures ouvertures pour s’imposer avec un total de 11.50 contre 8.93 pour son aînée.

    Dans la seconde moitié du tableau, l’Américaine Lakey Peterson (10.00) a mis fin au parcours de la dernière représentante portugaise, Teresa Bonvalot (5.10). Enfin, la championne du monde en titre Molly Picklum a dominé la Canadienne Erin Brooks avec un score solide de 11.33.

    Tableau masculin : Les Brésiliens en force, Yago Dora s’envole

    Chez les hommes, le niveau d’intensité est monté d’un cran malgré des vagues toujours aléatoires. Le triple champion du monde Gabriel Medina a fait parler son expérience pour écarter de justesse l’Australien Morgan Cibilic (10.60 contre 10.00). Morgan qui s’est malheureusement blessé lors de la confrontation, espérons que cela ne soit pas trop grave.

    Dans la deuxième série, Italo Ferreira a brisé les espoirs du public local en éliminant le Portugais Guilherme Ribeiro avec un score confortable de 12.83.

    La performance de la journée est à mettre au crédit du tenant du titre, Yago Dora. Le Brésilien a su déjouer les pièges de Supertubos pour afficher un impressionnant total de 15.84, laissant Ethan Ewing « combo » avec un maigre 3.00. Dans le dernier quart de finale, l’Américain Griffin Colapinto s’est imposé d’une très courte tête (14.50) face au Hawaïen Seth Moniz (14.17).

    Les affiches des demi-finales

    La suite, on espère une fin pour demain avec des meilleures conditions, des vagues plus consistantes et un vent side shore qui pourrait donner des opportunités aux surfeurs encore en liste. Prochain call demain en milieu de journée…

  • Surf QS 2000 : Doublé espagnol au Edommo Surf Pro Razo avec Dominguez et Ochoa

    Surf QS 2000 : Doublé espagnol au Edommo Surf Pro Razo avec Dominguez et Ochoa

    Ce dimanche 18 octobre 2026, les surfeurs espagnols Yago Dominguez et Ariane Ochoa ont remporté le Edommo Surf Pro Razo (QS 2000). Disputée en Galice sur la plage de Razo, la compétition a offert des conditions rudes qui ont véritablement mis à l’épreuve les prétendants européens à la qualification.

    Yago Dominguez domine les éléments face à Thomas Debierre

    Face à des vagues techniques de 3 à 4 pieds (1 à 1,2 mètre), balayées par un vent onshore et de forts courants. Yago Dominguez s’est illustré en finale contre le Français Thomas Debierre. L’Espagnol a rapidement pris l’ascendant en replaquant un bon air reverse en frontside, gratifié d’un excellent 8,67. Malgré une bonne vague noté 7,67 en fin de série, Thomas Debierre n’a pas réussi à combler son retard.

    Selon le communiqué officiel de la World Surf League (WSL), l’athlète de 24 ans signe ici sa toute première victoire sur le circuit des Qualifying Series. « C’est un endroit vraiment spécial pour moi, j’adore venir ici », a déclaré Yago Dominguez, ravi de concrétiser sa progression après de bonnes performances au Brésil et au Portugal.

    L’ascension d’Ariane Ochoa face à Etxabarri

    Chez les femmes, la finale a pris des airs de duel fratricide en opposant deux surfeuses basques régulières des Challenger Series : Ariane Ochoa et Janire Gonzalez Etxabarri. Si Janire a pris le meilleur départ avec une vague à 6,17, Ariane Ochoa a su faire preuve de patience. Elle a finalement trouvé une belle opportunité, enchaînant deux manœuvres critiques sur son surf backside pour obtenir un 7,00 et sceller sa victoire in extremis.

    Lukas Skinner prend les commandes du classement européen

    Cette étape galicienne bouscule la hiérarchie continentale. Le jeune prodige britannique Lukas Skinner, 18 ans, s’empare de la première place du classement QS européen masculin suite à l’élimination prématurée du Portugais Francisco Ordonhas. Du côté féminin, la Portugaise Maria Salgado conserve son statut de leader devant le duo espagnol Etxabarri et Ochoa.

    La saison européenne se poursuit à un rythme effréné, et les athlètes ont désormais les yeux rivés sur les prochaines étapes hivernales, décisives pour valider leurs précieux tickets d’entrée pour les Challenger Series 2027.

  • MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : Le jour 2 stoppé prématurément, Simmers brille en quarts

    MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : Le jour 2 stoppé prématurément, Simmers brille en quarts

    Ce samedi 17 octobre 2026, la dixième étape du Championship Tour, le MEO Rip Curl Pro Portugal, a vu sa deuxième journée interrompue sur le spot de Supertubos à Peniche. Faute de vagues suffisantes, seules deux séries des quarts de finale féminins ont pu se tenir. La Californienne Caitlin Simmers en a profité pour éliminer la quintuple championne du monde Carissa Moore au terme d’un duel très attendu.

    Un démarrage poussif à Supertubos

    Après une bonne première journée offerte par les meilleurs surfeurs mondiaux, l’océan a décidé de faire une pause ce samedi matin. Les célèbres vagues tubulaires de Praia de Supertubos, sur la côte portugaise, ont manqué à l’appel, forçant l’organisation de la World Surf League (WSL) à stopper la compétition après avoir bouclé seulement les deux premiers affrontements du tableau féminin.

    Le choc des championnes tourne à l’avantage de Simmers

    L’affiche principale de cette matinée raccourcie opposait l’Américaine Caitlin Simmers à l’Hawaïenne Carissa Moore, actuelle détentrice du maillot jaune. Dans des conditions techniques rendues difficiles par un fort courant et des gauches fermantes, la jeune Californienne de 20 ans a su faire la différence sur son surf backside.

    Grâce à des manœuvres radicales sur les sections les plus critiques, la lauréate de l’édition 2023 s’est imposée avec un score cumulé de 11.50 contre 8.93 pour Moore. « Cette série m’a rappelé la maison à Oceanside », a confié Simmers au micro de la WSL. « C’était un vrai défi, mais je me suis bien amusée et j’ai eu de bonnes gauches. » Malgré cette élimination en quarts de finale, Carissa Moore conservera sa place de leader mondial lors de la prochaine étape du CT prévue aux Philippines.

    Sakura Johnson brise les espoirs locaux

    Dans le premier quart de finale, l’Hawaïenne Bettylou Sakura Johnson a dû puiser dans ses ressources pour venir à bout de la wildcard portugaise, Francisca Veselko. Menée à seulement cinq minutes de la sirène finale, Sakura Johnson a su dénicher une droite massive pour y placer un gros turn sur la section finale, lui rapportant la note nécessaire pour reprendre la tête (7.43 contre 7.34).

    Des erreurs de priorité ont rendu la fin de la série particulièrement sous tension, mais la surfeuse locale n’a pas trouvé de dernière opportunité pour inverser la tendance. « J’ai dû m’accrocher. Kika a eu de bons scores au début, donc je suis ravie d’avoir trouvé une plus grosse section pour faire la différence », a souligné l’Hawaïenne à sa sortie de l’eau.

    Un dimanche sous tension à Peniche

    Le prochain call de l’organisation est fixé au dimanche 18 octobre à 9h00 (heure locale) pour un éventuel redémarrage à 9h35, soit 10h35 en France. Le public attend avec impatience la suite du tableau féminin, notamment le duel entre la Portugaise Teresa Bonvalot et Lakey Peterson. Du côté du tableau masculin, le spectacle s’annonce total avec les quarts de finale impliquant Gabriel Medina, Italo Ferreira ou encore l’Américain Griffin Colapinto.

  • Hécatombe dans les rangs français lors de la première journée à Supertubos

    Hécatombe dans les rangs français lors de la première journée à Supertubos

    Ce vendredi 16 octobre 2026, la dixième étape du Championship Tour de la WSL, le MEO Rip Curl Pro Portugal, a débuté dans des conditions tubulaires, mais fermantes à Peniche. La délégation française a connu une journée noire, voyant tous ses représentants éliminés avant les quarts de finale.

    Des conditions épiques sur la côte portugaise

    Le spot de Praia de Supertubos a tenu ses promesses pour le lancement de cette dixième manche mondiale. Les organisateurs de la World Surf League (WSL) ont pu profiter de vagues massives de 1,20 à 1,80 mètre (4-6 pieds), sculptées tout au long de la journée par un vent offshore idéal. Dans ce festival de tubes, le format des séries simultanées (overlapping heats) a offert un spectacle de très haut niveau.

    Cependant, sur ce spot exigeant où la sélection de vague est primordiale pour obtenir des bons scores, les surfeurs tricolores n’ont pas réussi à tirer leur épingle du jeu face à la crème de la crème.

    Kauli Vaast tombe avec les honneurs face à un Colapinto intouchable

    S’il s’agit bien d’une journée terrible pour le clan français, il faut tout de même souligner que nos athlètes se mesuraient aux meilleurs surfeurs encore en liste. Le médaillé d’or olympique Kauli Vaast a d’ailleurs sauvé l’honneur en passant le premier tour avec brio.

    Son parcours s’est malheureusement heurté à un mur lors du deuxième tour (Round 2). Le Tahitien est tombé sur le crack du jour : l’Américain Griffin Colapinto. Double vainqueur de l’épreuve par le passé et véritable prétendant au titre mondial, le Californien a été impitoyable. Exploitant chaque opportunité, Colapinto a posté deux vagues magistrales notées 9.17 et 8.00. Avec un total excellent de 17.17 sur 20, l’Américain n’a laissé aucune chance au Français, confirmant ainsi son statut de favori dans la course au titre mondial après les éliminations de Leonardo Fioravanti et Miguel Pupo.

    Les wildcards portugaises volent la vedette

    Si les Français ont souffert, les surfeurs locaux ont en revanche vécu un véritable conte de fées devant leur public. Boosté par la ferveur nationale, le jeune prodige de Caparica, Guilherme Ribeiro (24 ans), s’est offert le luxe d’éliminer l’Australien George Pittar puis l’expérimenté Kanoa Igarashi (numéro 8 mondial) grâce à une technique irréprochable dans les tubes.

    Chez les femmes, la sensation est venue de Teresa Bonvalot. La Portugaise a littéralement démantelé la numéro 1 mondiale, l’Hawaïenne Gabriela Bryan, au terme d’une série sous haute tension. Une performance qui relance totalement la course au maillot jaune.

    Cap sur les Philippines pour les Bleus

    Les quarts de finale masculins et féminins sont désormais bouclés à Peniche. Le prochain appel est fixé par la WSL au samedi 17 octobre à 8h30 (heure locale) pour couronner les vainqueurs de cette étape européenne.

    Pour les surfeurs français, prématurément écartés des phases finales de ce MEO Rip Curl Pro, il va falloir rapidement digérer cette désillusion. Leur prochain rendez-vous majeur est d’ores et déjà fixé du côté des Philippines, où ils devront rebondir pour espérer briller à nouveau sur le circuit mondial.

  • MEO Rip Curl Pro Portugal : Début imminent à Peniche dans de bonnes conditions

    MEO Rip Curl Pro Portugal : Début imminent à Peniche dans de bonnes conditions

    La dixième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League (WSL), le MEO Rip Curl Pro Portugal, s’ouvre ce vendredi 16 octobre 2026 sur le mythique spot de Supertubos à Peniche. Dans un format resserré post-cut de mi-saison, les surfeurs de l’élite mondiale s’apprêtent à en découdre alors qu’une houle prometteuse est attendue, avec des enjeux majeurs pour les représentants français.

    Une houle idéale pour enflammer Supertubos

    Les voyants sont au vert pour lancer la compétition dès l’ouverture de la waiting period (période d’attente). Selon les dernières prévisions météorologiques, un premier swell solide touchera les côtes portugaises dès vendredi, offrant des conditions largement suffisantes pour démarrer les premières séries.

    Le véritable spectacle est toutefois espéré pour jeudi prochain. Une seconde houle, plus conséquente et accompagnée de vents favorables, devrait réveiller les célèbres tubes de Peniche. Les freesurfs de ces derniers jours, bien que disputés dans des vagues de taille modeste, ont déjà permis d’observer la qualité des bancs de sable cette année. Le Brésilien Miguel Pupo a d’ailleurs souligné : « Le sable est incroyable ici à Supertubos. Il est vraiment près du bord cette année. On va voir des tubes et des manœuvres aériennes de la part de tout le monde. »

    Johanne Defay et Marco Mignot : les espoirs tricolores

    Le clan français aura fort à faire dans ce tableau très relevé. Johanne Defay, vainqueur de l’édition 2024 face à l’Australienne Tyler Wright, fait son grand retour à Peniche en tant que bénéficiaire de la wildcard de l’événement. Désormais jeune maman, la Réunionnaise voyage avec sa famille tout en maintenant un niveau d’exigence maximal sur le circuit mondial. Son expérience de la vague de Supertubos sera un atout précieux pour bousculer la hiérarchie mondiale. Elle sera opposée au round 1 à Gabriela Bryan.

    Chez les hommes, Marco Mignot et Kauli Vaast sont toujours présent après le cut. Kauli Vaast continue son apprentissage rapide du tour. En bonne position, pour finir Rookie ( comme Marco Mignot l’année dernière) est un excellent tube rider, aucun sur le fait que la vague lui convient bien si les conditions sont là. Il sera opposé à Jake Marshall au round 1. Marco Mignot sera lui opposé à Morgan Cibilic, un candidat sérieux mais à la portée du surfeur français.

    Une délégation portugaise historique

    Outre les têtes d’affiche mondiales comme Yago Dora (Brésil) et Gabriela Bryan (Hawaï), actuels leaders du classement mondial et porteurs du prestigieux maillot jaune, l’événement sera marqué par une présence locale inédite. Pour la première fois de l’histoire du CT, cinq surfeurs portugais seront en lice à Peniche.

    Yolanda Hopkins, qualifiée pour la seconde moitié de saison, sera épaulée par Francisca Veselko (wildcard) et Teresa Bonvalot (remplaçante médicale). Du côté masculin, Frederico Morais et le jeune Guilherme Ribeiro (wildcard) défendront les couleurs lusitaniennes face à un public qui s’annonce incandescent.

    Vers un sprint final sous haute tension

    Avec un plateau réduit aux meilleurs mondiaux, chaque point récolté au Portugal pèsera lourd dans la course au titre mondial. Les séries s’annoncent d’une rare intensité sur un spot de Supertubos reconnu pour son côté aléatoire. Le premier call est fixé à demain matin pour évaluer les conditions et lancer potentiellement les hostilités de cette étape charnière de la saison WSL.

  • EDP Ericeira Pro : Becret et Fierro portent la France, Quivront en danger

    EDP Ericeira Pro : Becret et Fierro portent la France, Quivront en danger

    L’Américain Crosby Colapinto et la Costaricienne Brisa Hennessy ont remporté l’EDP Ericeira Pro ce lundi 12 octobre 2026 au Portugal. Si les vagues de Ribeira d’Ilhas ont une nouvelle fois manqué de consistance, les Français Justin Becret et Vahine Fierro ont sauvé l’honneur tricolore en se hissant jusqu’en finale. Pour le reste du clan bleu, la course à la qualification pour le CT se complique sérieusement.

    Justin Becret : un engagement total jusqu’aux rochers

    Pour sa première compétition de l’année sur les Challenger Series, Justin Becret a frappé un grand coup. Le Landais s’est hissé à la troisième place de la finale masculine (10.20 points). L’image marquante de son parcours restera sans conteste cette vague terminée au beau milieu des rochers pour valider un dernier turn radical. Une preuve éclatante de sa motivation retrouvée, qui a enflammé la plage. Face à lui, le Californien Crosby Colapinto (14.10) a dominé les débats avec d’énormes turns frontside, remontant à la troisième place du classement général et validant presque son retour sur le Championship Tour.

    @icones_surf Justin Becret finit dans les rochers lors de la final edu challenger series au Portugal 2026 @justinbecret #surf #surfing #surfer #surfeur ♬ original sound – Icônes Surf, le média surf

    Vahine Fierro solide backside, mais le temps presse

    Dans la finale féminine, Vahine Fierro a dû se contenter de la quatrième place (8.83) face à une Brisa Hennessy intouchable (13.17). La Tahitienne a pu exprimer tout son talent en surf backside sur les longues droites portugaises. Cependant, cette belle performance pourrait s’avérer insuffisante. Mathématiquement, la qualification pour le CT 2027 reste possible, mais Fierro n’aura plus le droit à l’erreur. Elle devra enchaîner une victoire ou de très grosses places sur le prochain WQS 6000 international et clôturer la saison au sommet lors de l’ultime Challenger Series. À noter l’exploit de l’Australienne Sierra Kerr (3e), qui décroche officiellement son ticket pour le CT 2027 à seulement 19 ans.

    Bilan morose pour Quivront, Goold et Vaast

    De manière générale, le circuit manque cruellement de vagues de grande qualité cette saison et cette étape portugaise n’a pas dérogé à la règle. Ces conditions moyennes ont coûté cher aux leaders français. Charly Quivront, solide 8e mondial avant cette épreuve, dégringole à la 15e place du classement après une élimination prématurée. La qualification reste possible, mais il devra frapper fort au prochain event.

    Le constat est plus rude pour Kiara Goold et Aelan Vaast. Leurs défaites dans les premiers tours à Ericeira ont lourdement compromis leurs chances de qualification. Si l’espoir mathématique subsiste au classement de la World Surf League, la mission s’annonce désormais extrêmement compliquée pour les deux surfeuses.

    La suite : une longue pause avant l’ultime bataille

    Le clan français bénéficie maintenant d’un long break pour se vider la tête et affûter ses armes. Le cinquième et dernier arrêt des Challenger Series, le Newcastle Surfest, se tiendra du 1er au 7 mars 2027. Ce sera l’épreuve de la dernière chance pour nos tricolores.

  • Affaire Alan Cleland : la WSL suspend le surfeur mexicain après de graves allégations à Tahiti

    Affaire Alan Cleland : la WSL suspend le surfeur mexicain après de graves allégations à Tahiti

    Rappel, toute personne est présumée innocente jusqu’à son accusation par la justice.

    Le circuit professionnel est secoué par un séisme judiciaire et disciplinaire en ce mois d’octobre 2026. La World Surf League (WSL) a prononcé la suspension provisoire du surfeur mexicain Alan Cleland Jr., visé par des accusations d’agression sexuelle sur une compétitrice australienne mineure. Les faits présumés se seraient produits en marge de l’étape tahitienne du Championship Tour.

    Une enquête ouverte après des faits présumés à Teahupo’o

    Les événements remonteraient au mois d’août dernier, dans la foulée de la clôture de l’Outerknown Tahiti Pro 2026. Selon les révélations initiales publiées par le média australien Surfing World sous la plume du journaliste Nick Carroll, l’agression se serait déroulée lors d’une fête privée non organisée par la ligue. Alan Cleland et au moins trois autres individus y seraient directement impliqués.

    La police australienne a été saisie du dossier et a pris contact avec les instances internationales du surf. À ce stade, le parquet local en Polynésie française n’a pas confirmé l’ouverture officielle de poursuites sur le territoire.

    La présomption d’innocence du surfeur mexicain

    À vrai dire, on ne connaît pas grand chose de l’histoire, et certains témoignages diffèrent. À l’heure actuelle, la seule certitude est que le surfeur mexicain a été mis à pied par la WSL. Le surfeur australien Harry Bryant a notamment accusé Surfing World (la source de l’histoire) de faire du journalisme à sensation « « Coupable par association d’après ce que j’ai entendu. Ne l’accablez pas avant d’avoir tiré l’histoire au clair. C’est de la merde digne du Daily Mail ! ». Pour être sincère, je n’ai pas compris ce que signifiait « coupable par accusation », mais je suis d’accord pour dire que la présomption d’innocence est importante dans notre pays.

    Sanction disciplinaire et silence des sponsors

    Dans un communiqué officiel, la WSL a confirmé la mise à l’écart conservatoire d’un pensionnaire du Championship Tour masculin pour « des allégations d’une extrême gravité ». La ligue rappelle que l’ensemble des athlètes demeure soumis au code de conduite officiel, même en dehors des séries officielles.

    En coulisse, les répercussions sont immédiates. Bien qu’aucune annonce de rupture de contrat n’ait été officialisée, Alan Cleland a disparu de la page officielle du team Quiksilver, tandis que son compte Instagram a basculé en mode privé.

    Actuellement 24ᵉ mondial, le surfeur de 24 ans devait s’aligner sur le Pipe Masters en décembre. Sa participation est désormais gelée sine die dans l’attente des conclusions des enquêtes en cours.

  • EDP Ericeira Pro : coup d’arrêt pour Charly Quivront, éclaircie pour le clan tricolore féminin

    EDP Ericeira Pro : coup d’arrêt pour Charly Quivront, éclaircie pour le clan tricolore féminin

    RIBEIRA D’ILHAS, Portugal — La reprise de la compétition ce jeudi 8 octobre 2026 à l’EDP Ericeira Pro a réservé son lot de contrastes pour le surf tricolore. Sur la droite rocheuse de Ribeira d’Ilhas, quatrième étape des Challenger Series de la WSL, Charly Quivront a trébuché prématurément dans le tableau masculin, tandis qu’Aelan Vaast et Sarah Leiceaga ont sécurisé leur place pour le tour suivant chez les femmes.

    La mauvaise opération de Charly Quivront dans la course au CT

    C’est le coup dur de cette journée portugaise. Présent dans la cinquième série du Round of 64, Charly Quivront n’a pas trouvé les ouvertures nécessaires face à l’Australien Joel Vaughan (11,13 pts) et au Brésilien Edgard Groggia (10,73 pts). Avec un total modeste de 9,13 points, le Français termine quatrième de sa série, derrière l’Américain Taro Watanabe.

    Cette élimination prématurée pèse lourd au classement général des Challenger Series, où Charly Quivront visait une accession directe au Championship Tour (CT). Il devra désormais compter sur les contre-performances de ses rivaux directs tout au long de la semaine pour limiter la casse comptable. Côté masculin toujours, Justin Becret avait auparavant validé son billet au Round of 80 en remportant sa série (11,00 pts).

    Les Françaises au rendez-vous, Kiara Goold stoppée

    Le Round of 48 féminin a offert un duel fratricide dans le Heat 1, qui s’est finalement conclu par une issue favorable pour les deux surfeuses de l’Hexagone. La Tahitienne Aelan Vaast s’est imposée avec 10,63 points, juste devant la Basque Sarah Leiceaga (10,20 points). Toutes deux se hissent au Round of 32 en écartant la Basque espagnole Janire Gonzalez Etxabarri.

    Le bilan reste toutefois mitigé pour le contingent féminin. Kiara Goold quitte l’épreuve après une quatrième place dans le Heat 8 (5,63 pts), dominé par la Sud-Africaine Louise Lepront. Tessa Thyssen (7,50 pts) et Naïa Monte (5,50 pts) ont elles aussi été éliminées d’entrée.

    Des favoris internationaux au rendez-vous

    Dans des vagues d’un mètre à moins d’un mètre cinquante (3 à 5 pieds), plusieurs têtes d’affiche ont marqué les esprits. Le Péruvien Alonso Correa a signé une belle prestation pour poursuivre son rêve d’accession au CT, tandis que le Japonais Kanoa Igarashi a décroché le meilleur score de la journée avec une vague notée 8,00 points et un total de 15,60. Chez les dames, Sophia Medina a signé la meilleure performance du round (13,50 pts).

    Le prochain call est fixé au vendredi 9 octobre à 7h15 (heure locale), soit 8H15 heure française pour un lancement potentiel à 8h35.

    Tableaux des séries à venir

    Round of 64 Hommes (Séries restantes)

    • Heat 9 : Jake Marshall (USA) vs. Mihimana Braye (PYF) vs. Jordan Lawler (AUS)
    • Heat 10 : Yago Dominguez (ESP) vs. Crosby Colapinto (USA) vs. Eli Hanneman (HAW)
    • Heat 11 : Ian Gentil (HAW) vs. Winter Vincent (AUS) vs. Jett Schilling (USA)
    • Heat 12 : Ian Gouveia (BRA) vs. Douglas Silva (BRA) vs. Caleb Tancred (AUS)
    • Heat 13 : Lucca Mesinas (PER) vs. Jorgann Couzinet (FRA) vs. Owen Moss (USA)
    • Heat 14 : Alister Reginato (AUS) vs. Jacob Willcox (AUS) vs. Imaikalani deVault (HAW)
    • Heat 15 : Kade Matson (USA) vs. Oscar Berry (AUS) vs. Beyrick De Vries (NLD)
    • Heat 16 : Ryan Kainalo (BRA) vs. Luke Tema (HAW) vs. Dimitri Poulos (USA)

    Round of 32 Femmes

    • Heat 1 : Sierra Kerr (AUS) vs. Charli Hately (AUS) vs. Aelan Vaast (PYF) vs. Laura Raupp (BRA)
    • Heat 2 : Sophie McCulloch (AUS) vs. Ariane Ochoa (ESP) vs. Sophia Medina (BRA) vs. Sarah Leiceaga (FRA)
    • Heat 3 : Sol Aguirre (PER) vs. Bella Kenworthy (USA) vs. Kana Nakashio (JPN) vs. Sarah Baum (RSA)
    • Heat 4 : Eden Walla (USA) vs. Brisa Hennessy (CRC) vs. Amuro Tsuzuki (JPN) vs. Talia Swindal (USA)
    • Heat 5 : Francisca Veselko (POR) vs. Vahine Fierro (FRA) vs. Kirra Pinkerton (USA) vs. Anon Matsuoka (JPN)
    • Heat 6 : Alyssa Spencer (USA) vs. Sally Fitzgibbons (AUS) vs. Alys Barton (GBR) vs. Isla Huppatz (AUS)
    • Heat 7 : Ellie Harrison (AUS) vs. Anat Lelior (ISR) vs. India Robinson (AUS) vs. Bailey Turner (USA)
    • Heat 8 : Teresa Bonvalot (POR) vs. Johanne Defay (FRA) vs. Louise Lepront (RSA) vs. Lucy Darragh (AUS)
  • Tya Zebrowski renonce à Ericeira : le CT 2027 s’éloigne, mais l’essentiel est ailleurs

    Tya Zebrowski renonce à Ericeira : le CT 2027 s’éloigne, mais l’essentiel est ailleurs

    Tenante du titre à Ribeira d’Ilhas, Tya Zebrowski ne défendra pas sa couronne à l’EDP Ericeira Pro 2026, avant-dernière étape des Challenger Series. Un forfait de dernière minute, sans explication officielle, qui rend sa requalification pour le Championship Tour 2027 presque impossible. À 15 ans, la plus jeune surfeuse de l’histoire du CT vient pourtant de vivre une saison très contrastée.

    Un forfait de dernière minute, sans explication

    Le nom de Tya Zebrowski figurait bien dans le tableau initial de l’EDP Ericeira Pro, programmé du 6 au 12 octobre 2026. Comme Vahine Fierro, Anat Lelior, Brisa Hennessy ou Sally Fitzgibbons, elle faisait partie des surfeuses du CT venues chercher sur le circuit Challenger Series un ticket pour 2027.

    Quelques heures avant le lancement, son nom a disparu du tableau. Ni la WSL ni son entourage n’ont donné de raison à ce retrait. Blessure, fatigue, besoin de souffler ? Personne ne le sait, et il serait malvenu de spéculer sur la santé d’une athlète de 15 ans.

    Le symbole reste fort. Il y a un an presque jour pour jour, c’est ici qu’elle devenait, à 14 ans, la plus jeune surfeuse et la première Française à remporter une étape des Challenger Series, face à l’Australienne India Robinson en finale (13,53 contre 11,93).

    Maresias, le coup d’arrêt

    Ce forfait intervient une semaine après une élimination douloureuse au Brésil. Au Banco do Brasil São Sebastião Pro, à Maresias, Tya Zebrowski est tombée dès le Round of 32 dans une série très relevée. Anat Lelior (11,30) et la Tahitienne Kiara Goold (11,00) sont passées, la Française terminant troisième avec 10,83 points, devant l’Hawaïenne Moana Jones Wong (5,70).

    Il lui a manqué moins de deux dixièmes de point. Dans des conditions capricieuses, ce genre de série se joue sur une vague ou une priorité. Mais pour une surfeuse habituée à gagner très tôt, la sortie fait forcément mal.

    Les comptes : pourquoi la porte du CT 2027 se referme presque

    Pour retrouver le CT en 2027, Tya Zebrowski disposait de deux voies. Les deux sont désormais très étroites.

    Les Challenger Series. Le circuit 2026 compte cinq étapes, et seules les six premières du classement féminin décrochent leur place pour 2027. Après Maresias, l’Australienne Sierra Kerr menait avec 24 065 points, devant les Portugaises Francisca Veselko (20 345) et Teresa Bonvalot (18 335). Avec un seul résultat au compteur et sans Ericeira, il ne reste à la Française qu’une étape pour marquer. Même une victoire ne suffirait très probablement pas, d’autant que ses rivales vont encore engranger des points au Portugal.

    Le Championship Tour. Sortie du Top 16 qui dispute les étapes 10 et 11 du CT, Tya Zebrowski retrouvera l’élite au Lexus Pipe Masters, en décembre à Hawaï, où tout le plateau revient se battre pour le titre et la requalification. Cette finale vaut 1,5 fois les points d’une étape classique : 15 000 points pour la gagnante, contre 10 000 ailleurs. Mathématiquement, rien n’est fermé. Mais il lui faudrait un résultat énorme à Pipeline, couplé à de mauvais résultats de ses concurrentes directes. Pas impossible, donc, mais presque. Il faudrait rentrer dans des calculs et des probabilités….

    Une première saison déjà historique

    Résumer la saison de Tya Zebrowski à ce forfait serait passer à côté de l’essentiel. Née le 9 mars 2011 à Bayonne, licenciée au Hossegor Surf Club et entraînée par Joan Duru, elle a bâti en dix-huit mois un palmarès vertigineux.

    En octobre 2025, elle devient à 14 ans la plus jeune surfeuse de l’histoire, hommes et femmes confondus, à se qualifier pour le Championship Tour. En mars 2026, au lendemain de ses 15 ans, elle remporte le classement général des Challenger Series 2025-2026, là encore la plus jeune de l’histoire.

    Puis, pour sa première saison dans l’élite, elle se hisse en finale du Vivo Rio Pro, à Saquarema, où seule l’Américaine Sawyer Lindblad l’empêche de s’imposer (7,67 contre 6,10). Une deuxième place sur le CT, à 15 ans, pour sa première année : très peu de surfeuses peuvent en dire autant.

    Le temps joue pour elle

    Le surf a déjà connu des trajectoires précoces qui ont pris le temps de respirer. En 2022, Caity Simmers, alors âgée de 16 ans, avait refusé sa qualification pour le CT pour profiter encore un peu de son adolescence. Deux ans plus tard, elle était sacrée championne du monde.

    Tya Zebrowski n’a rien à prouver dans l’immédiat. Elle a déjà battu les meilleures du monde sur leur terrain. Une saison de plus sur les Challenger Series, ou quelques invitations ponctuelles sur le CT, ne changeraient rien à son potentiel. Elle le disait elle-même au sujet des Jeux olympiques : « Je veux y aller quand je serai prête. » La même sagesse vaut pour le Tour.

    Le mot de la rédaction : Tya, profite

    On ne sait pas si Tya est blessée, fatiguée ou simplement saturée. Ce qu’on sait, c’est qu’à 15 ans, elle a déjà accompli ce que la plupart des surfeurs professionnels poursuivent toute une carrière. Elle mérite d’être plus indulgente avec elle-même que ne le sont les classements.

    Le vrai risque aujourd’hui n’est pas de rater le CT 2027. C’est de se cramer. Le circuit a déjà vu passer des prodiges épuisés avant 20 ans.

    Alors si par hasard tu lis ces lignes, Tya : pars en trip, surfe pour le plaisir, sans juges ni chrono, retrouve la joie qui t’a fait gagner partout. Le Tour sera toujours là. Tu te requalifieras, on n’en doute pas une seconde, et tu brilleras sur le CT. Profite, amuse-toi : tu seras bientôt la reine.

  • WSL : la révolution silencieuse des Challenger Series qui bouleverse la qualification

    WSL : la révolution silencieuse des Challenger Series qui bouleverse la qualification

    En réduisant le calendrier des Challenger Series (CS) de sept à cinq étapes (je pense pour des raisons financières), la World Surf League (WSL) a fait bien plus qu’un simple ajustement. Ce nouveau format, où sont conservés seulement 4 des meilleurs résultats, redessine totalement la stratégie de qualification pour le Championship Tour (CT). Une réforme discrète qui transforme la course à l’élite en un véritable parcours sans faute, pénalisant lourdement les pensionnaires du CT victimes du couperet de mi-saison.

    Un joker : 5 épreuves, 4 résultats conservés

    Jusqu’à présent, le circuit d’accession au CT offrait une marge d’erreur. Sur les sept épreuves au calendrier, les surfeurs ne conservaient que leurs cinq meilleurs résultats. Ce système permettait d’effacer deux contre-performances, qu’il s’agisse d’une blessure, de mauvaises conditions de houle ou d’une simple erreur tactique au premier tour.

    Aujourd’hui, l’équation mathématique est plus brutale. Avec seulement cinq étapes programmées, la WSL impose de comptabiliser 4 des meilleurs résultats. Pour espérer accrocher le top 10 masculin ou le top 6 féminin, la régularité absolue n’est plus une option, c’est une obligation. Une seule élimination prématurée, et c’est toute la campagne de qualification qui se retrouve compromise.

    Le QS 6000 international : un joker de substitution méconnu

    C’est l’un des mécanismes les plus stratégiques et pourtant les moins visibles de la refonte : l’intégration d’un résultat obtenu sur le circuit QS 6000 international.

    Le règlement n’additionne pas ce résultat en bonus brut, mais l’utilise comme une soupape de sécurité. Les pensionnaires des Challenger Series sont autorisés à importer leur meilleure performance issue d’un événement INTL QS 6000 pour remplacer leur plus mauvais score comptabilisé sur les CS. Cette option tactique offre une seconde chance inattendue aux surfeurs ayant connu un début de campagne difficile ou contraints de faire l’impasse sur un déplacement lointain.

    Le piège fatal pour les recalés du Mid-Season Cut

    Cette mécanique prend tout son sens pour les compétiteurs relégués du Championship Tour après le couperet de mi-saison (Mid-Season Cut). Débarquant sur les Challenger Series avec seulement trois étapes à disputer sur cinq, ces athlètes semblaient mathématiquement hors course, contraints de composer avec un score vierge.

    C’est précisément là que le QS 6000 international change la donne. En complétant leurs trois manches de CS par un résultat fort sur un QS 6000, ces surfeurs peuvent afficher un total complet de quatre lignes de points, le quota exact requis par le système de comptage. La passerelle de repêchage vers l’élite reste ouverte, mais plus difficile que dans le passé.

  • EDP Ericeira Pro 2026 : Un premier jour au compte-gouttes, Tiago Carrique d’ores et déjà hors course

    EDP Ericeira Pro 2026 : Un premier jour au compte-gouttes, Tiago Carrique d’ores et déjà hors course

    L’avant-dernière épreuve des Challenger Series de la World Surf League (WSL) a débuté ce mardi 6 octobre à Ericeira. Si les vagues portugaises se sont montrées capricieuses avec seulement deux séries, cette courte fenêtre a suffi pour voir les frères Walters briller et sceller l’élimination expéditive du Français Tiago Carrique.

    Une houle timide met la compétition en pause

    Le spot de Ribeira d’Ilhas s’est réveillé sous un grand soleil, mais avec une énergie limitée. Les vagues propres, oscillant entre 60 centimètres et 1 mètre (2 à 3 pieds), manquaient cruellement de consistance. Face à la lenteur de l’océan et à une marée montante défavorable, les organisateurs de la WSL ont pris la décision logique de stopper l’événement après seulement deux séries du Round of 80 masculin. La suite de la compétition est suspendue à l’entrée d’une nouvelle houle prévue pour les prochains jours.

    Coup dur immédiat pour Tiago Carrique

    L’attention du public français était rivée sur le tout premier heat de la journée, où figurait Tiago Carrique. Malheureusement, le surfeur tricolore n’a jamais réussi à trouver le bon rythme dans ce line-up endormi. Avec un total modeste de 5.56 points, il termine à la quatrième place de sa série et quitte prématurément le Portugal, perdant de précieux points au classement général.

    Ce premier heat a en revanche souri à la fratrie australienne Walters. Dakoda s’est imposé avec brio (11.10 points), combinant des snaps incisifs à un air reverse parfaitement replaqué sur le replat. Son frère Harley, qui dispute sa première saison sur le circuit CS, s’empare de la deuxième place qualificative avec 9.00 points. « Passer avec mon frère, c’est le scénario parfait », a confié Dakoda au micro de la WSL, soulagé de retrouver son niveau de performance après une année 2025 tronquée par les blessures.

    Reef Heazlewood propulsé par son nouveau statut

    Dans la seconde et dernière série disputée ce mardi, l’Australien Reef Heazlewood a su tirer son épingle du jeu grâce à son surf backside. En exploitant l’une des rares vagues connectant jusqu’au bord, il a décroché un 6.50, soit la meilleure note de ce début d’épreuve. Heazlewood remporte le heat avec un total de 10.73, devant l’Américain Luke Guinaldo (8.40). L’Hawaïen Rylan Beavers et le vétéran costaricien Carlos Munoz sont éliminés.

    Désormais jeune papa, Heazlewood a expliqué puiser une motivation inédite dans sa vie de famille. « Savoir qu’ils m’attendent sur la plage, qu’on gagne ou qu’on perde, ça change tout. On surfe un peu moins pour aider à la maison, mais quand on met le lycra, on a encore plus faim », a-t-il déclaré à sa sortie de l’eau.

    Cap sur la qualification avant la finale australienne

    L’enjeu de cet EDP Ericeira Pro présenté par Xacobeo est primordial. En tant qu’avant-dernière étape du calendrier avant l’ultime rendez-vous prévu à Newcastle (Australie), chaque série passée au Portugal pèse lourd dans la course à la qualification pour le Championship Tour (CT) 2027. Pour la grande majorité du plateau, il n’y a plus aucun droit à l’erreur.

    Le prochain call est fixé au mercredi 7 octobre à 7h30 (heure locale), soit 8H30 en France, pour un éventuel redémarrage des hostilités à 9h05.

  • Résultats du São Sebastião Pro 2026 : Victoires de Kainalo et Hately, solide performance de Charly Quivront

    Résultats du São Sebastião Pro 2026 : Victoires de Kainalo et Hately, solide performance de Charly Quivront

    L’ Australienne Charli Hately et le Brésilien Ryan Kainalo ont remporté le Banco do Brasil São Sebastião Pro, troisième étape des Challenger Series (sur 5 CS) de la World Surf League. Disputée dans des conditions capricieuses à Praia de Maresias, la compétition a été marquée par le quarts de finale du Français Charly Quivront et de la surfeuse tahitienne Kiara Goold.

    Ryan Kainalo s’envole et prend la tête du classement

    Devant un public brésilien acquis à sa cause, Ryan Kainalo a réalisé une journée finale parfaite. Le surfeur de 20 ans a d’abord éliminé l’actuel pensionnaire du CT, l’Australien Oscar Berry (tombeur de Charly Quivront), lors des demi-finales en posant un impressionnant air full-rotation noté 8.50 – la meilleure vague masculine de la journée.

    En finale, face à l’Australien Alister Reginato, Kainalo a continué son festival aérien combiné à un surf sur le rail puissant. Avec un total de 14.50 contre 5.83 pour son adversaire, le Brésilien s’adjuge les 10 000 points de la victoire. Selon les communiqués de la WSL, ce premier succès en Challenger Series propulse directement Kainalo à la première place du classement mondial, faisant de lui un candidat très sérieux pour une qualification sur le Championship Tour (CT) en 2027.

    Charli Hately dicte sa loi

    Chez les femmes, Charli Hately s’est montrée intraitable lors de son ultime série face à la Portugaise Francisca Veselko. Patiente, l’Australienne a su attendre les meilleures vagues pour déployer son puissant surf backside sur les droites de Maresias.

    Ses scores de 7.83 et 6.50 lui ont offert un total confortable de 14.33. Veselko, pourtant auteure de la meilleure vague en demi-finale (8.83), n’a pas trouvé de réponse. Grâce à cette performance, Hately fait un bond spectaculaire au classement en s’emparant de la 10e place, tandis que Veselko se hisse au 2e rang, juste derrière Sierra Kerr.

    Bilan francophone : Quivront et Goold marquent de précieux points

    Du côté des athlètes tricolores, l’événement brésilien apporte son lot de satisfactions. Le Français Charly Quivront a vu son parcours s’arrêter en quart de finale face à Oscar Berry (13.50 à 9.67). Si l’on aurait aimé le voir aller plus loin dans ce tableau, un mauvais choix de vague lors des moments décisifs de sa série l’a malheureusement empêché de combler son retard. Ce résultat reste cependant une excellente opération comptable : Quivront occupe aujourd’hui la 8e place du classement Challenger Series, le plaçant virtuellement dans la zone de qualification pour l’élite.

    La Tahitienne Kiara Goold a également brillé sur les vagues de São Paulo. Son accession aux quarts de finale, où elle a fini par céder face à l’Israélienne Anat Lelior (10.50 à 8.17), lui permet de faire un bond significatif au classement. Elle pointe désormais à la 27e place du circuit CS.

    Avec les classements chamboulés à l’issue de cette étape sud-américaine, la pression monte d’un cran. Les surfeurs n’ont plus que deux épreuves pour sécuriser leur place (on peut également ajouter un WQS 6000 international) parmi les 10 hommes et 6 femmes qui décrocheront leur ticket pour le CT 2027.

  • CS Maresias : Quivront et Goold en 8e, Zebrowsky, Fierro et braye éliminés

    CS Maresias : Quivront et Goold en 8e, Zebrowsky, Fierro et braye éliminés

    Ce mercredi 30 septembre 2026, la 3e étape des Challenger Series (WSL) à Maresias (Brésil) a livré son verdict pour le Round of 32. Dans des conditions très piégeuses, le clan tricolore a connu une journée contrastée : si Charly Quivront et Kiara Goold se qualifient pour le round avant les quarts de finale, Vahine Fierro, Tya Zebrowski et Mihimana Braye quittent prématurément la compétition.

    Des vagues inconsistantes qui ne pardonnent pas

    Le Banco do Brasil São Sebastião Pro a mis les nerfs des compétiteurs à rude épreuve pour cette nouvelle journée de compétition sur le littoral de São Paulo. Les conditions n’étaient pas évidentes : le spot de Maresias a offert des vagues inconsistantes, visuellement jolies mais finalement assez molles.

    Dans ce contexte, le choix des vagues s’est avéré crucial. Les séries de vagues étaient rares, instaurant une pression tactique intense où chaque erreur ou mauvaise priorité se payait cash. « Le début de ma série a été très lent, sans vagues, et j’ai dû rester actif pour prendre chaque vague possible et construire mon score, » a d’ailleurs confirmé le Brésilien Ryan Kainalo aux officiels de la World Surf League (WSL).

    Hécatombe chez les favorites, Goold surnage

    Pour les surfeuses françaises et tahitiennes, le couperet est tombé. Attendue au tournant, Vahine Fierro n’a pas réussi à trouver lka victoire dans le Heat 3. Avec un total de 12.10, elle s’incline de justesse face à l’Australienne Charli Hately (12.77) et la Péruvienne Sol Aguirre (12.24).

    Même désillusion pour la jeune prodige Tya Zebrowski dans le Heat 2. Son total de 10.83 s’est avéré insuffisant. C’est en revanche la Tahitienne Kiara Goold qui tire son épingle du jeu dans cette même série : avec 11.00 points, elle s’empare de la deuxième place qualificative derrière l’Israélienne Anat Lelior (11.30).

    Quivront solide, Vaughan crève l’écran

    Chez les hommes, Charly Quivront a su déjouer les pièges du spot brésilien. Dans le premier heat du Round of 32, le Français a fait preuve d’une grande solidité stratégique. Il obtient un solide 12.77 pour sécuriser sa deuxième place derrière l’Américain Kade Matson (13.06). Une qualification précieuse pour la suite de sa campagne (il rentre top 10 dans le classement provisoire Challenger Series). De son côté, Mihimana Braye n’a jamais trouvé d’opportunités dans le Heat 6, terminant à la quatrième place (5.73).

    À l’international, l’Australien Joel Vaughan a illuminé la journée en exploitant parfaitement les droites de Maresias. Il signe la meilleure vague de la journée (8.33) grâce à une combinaison de turns puissants et de manœuvres aériennes, pour s’offrir le meilleur total de l’événement (15.26). Dommage pour nous, il affrontera Charly Quivront au prochain tour. Chez les femmes, la Japonaise Kana Nakashio a également fait forte impression avec un total de 14.40.

    Le prochain call est fixé à jeudi matin (7h30 heure locale) pour lancer des 8es de finale qui s’annoncent explosifs pour nos deux derniers représentants.

    Résultats officiels et prochaines séries (Round of 16)

    Les résultats des Français (Round of 32) :

    • Heat 1 (H) : Kade Matson (USA) 13.06, Charly Quivront (FRA) 12.77, Reef Heazlewood (AUS) 12.26, Douglas Silva (BRA) 12.17
    • Heat 6 (H) : Kei Kobayashi (JPN) 12.83, Beyrick De Vries (NLD) 9.80, Connor Slijpen (RSA) 9.03, Mihimana Braye (PYF) 5.73
    • Heat 2 (F) : Anat Lelior (ISR) 11.30, Kiara Goold (PYF) 11.00, Tya Zebrowski (FRA) 10.83, Moana Jones Wong (HAW) 5.70
    • Heat 3 (F) : Charli Hately (AUS) 12.77, Sol Aguirre (PER) 12.24, Vahine Fierro (FRA) 12.10, Talia Swindal (USA) 10.33

    À venir : Round of 16 (H/F)

    • Femmes – Heat 1 : Sierra Kerr (AUS) vs. Kiara Goold (PYF)
    • Femmes – Heat 2 : Anat Lelior (ISR) vs. Amuro Tsuzuki (JPN)
    • Femmes – Heat 3 : Charli Hately (AUS) vs. Anon Matsuoka (JPN)
    • Femmes – Heat 4 : Eweleiula Wong (HAW) vs. Sol Aguirre (PER)
    • Femmes – Heat 5 : Francisca Veselko (POR) vs. Ziggy Aloha Mackenzie (AUS)
    • Femmes – Heat 6 : Teresa Bonvalot (POR) vs. India Robinson (AUS)
    • Femmes – Heat 7 : Sally Fitzgibbons (AUS) vs. Sanoa Dempfle-Olin (CAN)
    • Femmes – Heat 8 : Kana Nakashio (JPN) vs. Sophia Medina (BRA)
    • Hommes – Heat 1 : Kade Matson (USA) vs. Oscar Berry (AUS)
    • Hommes – Heat 2 : Joel Vaughan (AUS) vs. Charly Quivront (FRA)
    • Hommes – Heat 3 : Jackson Bunch (HAW) vs. Lucca Mesinas (PER)
    • Hommes – Heat 4 : Ryan Kainalo (BRA) vs. Yago Dominguez (ESP)
    • Hommes – Heat 5 : Alonso Correa (PER) vs. Beyrick De Vries (NLD)
    • Hommes – Heat 6 : Kei Kobayashi (JPN) vs. Jett Schilling (USA)
    • Hommes – Heat 7 : Alister Reginato (AUS) vs. Crosby Colapinto (USA)
    • Hommes – Heat 8 : Ian Gentil (HAW) vs. Owen Moss (USA)
  • Challenger Series à Maresias : Jackson Bunch prend les commandes, Quivront et Braye passent au round 3

    Challenger Series à Maresias : Jackson Bunch prend les commandes, Quivront et Braye passent au round 3

    Après deux jours de pause en raison du manque de vagues, le Banco do Brasil São Sebastião Pro a repris ses droits le mardi 29 septembre 2026 à Maresias. Dans de petites conditions, l’Hawaïen Jackson Bunch a pris la tête du classement provisoire du circuit Challenger Series (CS). Côté tricolore, Charly Quivront et Mihimana Braye se qualifient, mais la compétition s’arrête prématurément pour Jorgann Couzinet.

    Le round de 64 masculin a enfin pu aller à son terme sur les bancs de sable de la plage de Maresias, dans l’État de São Paulo. Les compétiteurs ont dû composer avec une petite houle, offrant des vagues de 50 centimètres à un petit mètre lors des plus grosses séries. Malgré ces conditions capricieuses, la journée a été marquée par des bouleversements au classement général en vue de la qualification pour le Championship Tour (CT) 2027.

    Jackson Bunch, nouveau leader du circuit de qualification

    L’Hawaïen Jackson Bunch a signé la performance du jour lors de la cinquième série. Actuellement en pleine confiance après sa récente victoire sur le QS 6000 de Saquarema, il a scoré un 8.83 grâce à un enchaînement de six manœuvres puissantes. Il s’agit de la première note au-dessus de 8 depuis le début de l’épreuve brésilienne.

    Avec un total de 15.00 points sur 20, Bunch s’adjuge non seulement sa série face à Lennix Smith, Shion Crawford et Jarvis Earle, mais il prend également la tête du classement provisoire des Challenger Series. « Les vagues sont petites, mais quand elles arrivent, elles sont vraiment amusantes », a déclaré l’Hawaïen lors de son interview post-série diffusée par la World Surf League (WSL). Il a également souligné l’importance de son expérience passée sur le circuit d’élite pour gérer ce type de conditions techniques.

    Bilan contrasté pour les Français : Quivront et Braye solides, Couzinet chute

    Les surfeurs français ont connu des fortunes diverses lors de cette reprise. Charly Quivront a parfaitement négocié son entrée en lice en remportant sa série, affichant un surf solide et tactique. Le Tahitien Mihimana Braye a également fait forte impression. Engagé dans un heat particulièrement relevé, il a su trouver les ressources pour valider son ticket pour le round de 32.

    La grande déception du jour vient de l’élimination de Jorgann Couzinet. Le Réunionnais quitte prématurément la compétition brésilienne, une défaite qui pèse lourd au vu du format ultra-réduit du circuit Challenger Series cette saison, qui ne compte que cinq étapes. Heureusement pour les athlètes dans sa situation, la WSL permet désormais de comptabiliser un résultat issu d’un WQS 6000, ce qui maintient un espoir mathématique de qualification pour Couzinet avant les prochaines échéances.

    Hécatombe chez les Brésiliens, les pensionnaires du CT assurent

    Le public local a de son côté assisté à une véritable hécatombe. Sur les 14 surfeurs brésiliens engagés dans ce round de 64, seuls trois ont réussi à se qualifier : Douglas Silva, Ryan Kainalo et Deivid Silva. Weslley Dantas, ancien leader du classement CS, a notamment été éliminé dans une série de très haut niveau par l’Américain Dimitri Poulos (14.33 points) et le Sud-Africain Adin Masencamp (13.60 points).

    Les surfeurs disposant d’une expérience sur le Championship Tour ont globalement tenu leur rang. L’Américain Jake Marshall, actuellement 14ème mondial sur le CT, a fait parler sa science du placement pour avancer au tour suivant, tout comme Kade Matson qui a su exploiter des conditions rappelant les beachbreaks californiens de son enfance.

    Le prochain call de l’événement est fixé au mercredi 30 septembre à 7h00 (heure locale), soit midi en France. À l’issue de cette étape brésilienne, les surfeurs se tourneront vers les deux derniers rendez-vous décisifs de la saison à Ericeira (Portugal) et Newcastle (Australie).

    Résultats du Round 2
    HEAT 1: Charly Quivront (FRA) 12.83 DEF. Joel Vaughan (AUS) 10.10, Guilherme Ribeiro (POR) 7.76, Oliver Zietz (NLD) 7.60
    HEAT 2: Reef Heazlewood (AUS) 12.24 DEF. Jacob Willcox (AUS) 12.20, Rafael Barbosa (BRA) 9.83, Jordan Lawler (AUS) 9.33
    HEAT 3: Oscar Berry (AUS) 10.93 DEF. Kade Matson (USA) 10.27, Ben Lorentson (AUS) 10.00, Caleb Tancred (AUS) 9.84
    HEAT 4: Shohei Kato (JPN) 11.80 DEF. Douglas Silva (BRA) 10.77, Imaikalani deVault (HAW) 10.06, Vitor Ferreira (BRA) 8.87
    HEAT 5: Jackson Bunch (HAW) 15.00 DEF. Lennix Smith (AUS) 13.60, Shion Crawford (HAW) 10.93, Jarvis Earle (AUS) 9.83
    HEAT 6: Yago Dominguez (ESP) 11.97 DEF. Lucca Mesinas (PER) 11.17, Luke Thompson (RSA) 11.10, Rylan Beavers (HAW) 8.67
    HEAT 7: Ryan Kainalo (BRA) 10.80 DEF. Winter Vincent (AUS) 10.67, Ian Gouveia (BRA) 10.10, Joshua Moniz (HAW) 8.10
    HEAT 8: Jake Marshall (USA) 13.66 DEF. Hiroto Ohhara (JPN) 11.20, Rodrigo Saldanha (BRA) 10.60, Mikey McDonagh (AUS) 10.53
    HEAT 9: Jack Robinson (AUS) 12.50 DEF. Beyrick De Vries (NLD) 11.43, Hayden Rodgers (USA) 9.94, Riaru Ito (JPN) 8.47
    HEAT 10: Deivid Silva (BRA) 10.50 DEF. Kei Kobayashi (JPN) 10.43, Jorgann Couzinet (FRA) 9.57, Gabriel Klaussner (BRA) 6.83
    HEAT 11: Mihimana Braye (PYF) 12.24 DEF. Jett Schilling (USA) 11.73, Taro Watanabe (USA) 10.67, Mateus Herdy (BRA) 10.36
    HEAT 12: Connor Slijpen (RSA) 12.20 DEF. Alonso Correa (PER) 10.20, Samuel Pupo (BRA) 9.34, Xavier Huxtable (AUS) 8.27
    HEAT 13: Alister Reginato (AUS) 12.00 DEF. Eli Hanneman (HAW) 9.53, Lucas Vicente (BRA) 8.93, Taj Lindblad (USA) 4.70
    HEAT 14: Levi Slawson (USA) 11.73 DEF. Ian Gentil (HAW) 11.50, Ido Hagag (ISR) 10.66, Josh Burke (BRB) 9.56
    HEAT 15: Dimitri Poulos (USA) 14.33 DEF. Adin Masencamp (RSA) 13.60, Weslley Dantas (BRA) 12.10, Teva Bouchgua (MAR) 8.30
    HEAT 16: Crosby Colapinto (USA) 12.30 DEF. Owen Moss (USA) 10.90, Michael Rodrigues (BRA) 10.10, Edgard Groggia (BRA) 8.67
     
    Séries du round 3
    HEAT 1: Charly Quivront (FRA) vs. Reef Heazlewood (AUS) vs. Kade Matson (USA) vs. Douglas Silva (BRA)
    HEAT 2: Joel Vaughan (AUS) vs. Jacob Willcox (AUS) vs. Oscar Berry (AUS) vs. Shohei Kato (JPN)
    HEAT 3: Jackson Bunch (HAW) vs. Yago Dominguez (ESP) vs. Winter Vincent (AUS) vs. Hiroto Ohhara (JPN)
    HEAT 4: Lennix Smith (AUS) vs. Lucca Mesinas (PER) vs. Ryan Kainalo (BRA) vs. Jake Marshall (USA)
    HEAT 5: Jack Robinson (AUS) vs. Deivid Silva (BRA) vs. Jett Schilling (USA) vs. Alonso Correa (PER)
    HEAT 6: Beyrick De Vries (NLD) vs. Kei Kobayashi (JPN) vs. Mihimana Braye (PYF) vs. Connor Slijpen (RSA)
    HEAT 7: Alister Reginato (AUS) vs. Levi Slawson (USA) vs. Adin Masencamp (RSA) vs. Owen Moss (USA)
    HEAT 8: Eli Hanneman (HAW) vs. Ian Gentil (HAW) vs. Dimitri Poulos (USA) vs. Crosby Colapinto (USA)
     
    Prochaines séries du tableau féminin

    HEAT 1: Bella Kenworthy (USA) vs. Amuro Tsuzuki (JPN) vs. Sierra Kerr (AUS) vs. Isla Huppatz (AUS)
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) vs. Anat Lelior (ISR) vs. Moana Jones Wong (HAW) vs. Kiara Goold (PYF)
    HEAT 3: Vahine Fierro (FRA) vs. Sol Aguirre (PER) vs. Charli Hately (AUS) vs. Talia Swindal (USA)
    HEAT 4: Brisa Hennessy (CRC) vs. Laura Raupp (BRA) vs. Eweleiula Wong (HAW) vs. Anon Matsuoka (JPN)
    HEAT 5: Francisca Veselko (POR) vs. India Robinson (AUS) vs. Eden Walla (USA) vs. Maria Salgado (POR)
    HEAT 6: Teresa Bonvalot (POR) vs. Sophie McCulloch (AUS) vs. Lucy Darragh (AUS) vs. Ziggy Aloha Mackenzie (AUS)
    HEAT 7: Sally Fitzgibbons (AUS) vs. Ellie Harrison (AUS) vs. Sophia Medina (BRA) vs. Daniella Rosas (PER)
    HEAT 8: Alyssa Spencer (USA) vs. Kirra Pinkerton (USA) vs. Sanoa Dempfle-Olin (CAN) vs. Kana Nakashio (JPN)

  • Le Twin Fin Invitational Vol. III s’empare de Zarautz : Le surf libre à l’honneur

    Le Twin Fin Invitational Vol. III s’empare de Zarautz : Le surf libre à l’honneur

    Le Twin Fin Invitational, événement de surf indépendant célébrant les planches à deux dérives, fait son grand retour du 30 septembre au 6 octobre 2026. Pour cette troisième édition, la compétition fondée par William Aliotti quitte les Landes françaises pour investir le mythique spot de Zarautz, au Pays basque. Au programme : un plateau international de haut vol, un format axé sur la créativité et une semaine riche en événements culturels.

    Le retour aux sources du free surf

    L’essence même du Twin Fin Invitational repose sur une vision puriste et décomplexée de la glisse. Imaginé par le free surfeur professionnel français William Aliotti, l’événement prend le contre-pied absolu des circuits compétitifs traditionnels. Ici, il n’y a pas de panel de juges officiels ni de pression liée aux scores. Les surfeurs et les cadreurs présents évaluent eux-mêmes les performances, en récompensant avant tout le style, la fluidité et la créativité sur la vague.

    Le règlement technique est à la fois strict et libérateur : les participants évoluent uniquement sur des planches « twin-fin », avec un profil « tail fish » d’une largeur de 19,5 pouces. Ce choix audacieux replace l’art du shape et l’authenticité au centre de l’eau. Fait marquant, le format propose des séries mixtes, mélangeant hommes et femmes dans un véritable esprit de partage.

    Un casting cinq étoiles pour enflammer le Pays basque

    Après deux premières éditions couronnées de succès – le Vol. I à Seignosse en 2024 remporté par Victor Bernardo et Ainara Aymat, puis le Vol. II à Vieux Boucau en 2025 dominé par Maud Le Car et Kaito Ohashi – l’événement traverse la frontière. Zarautz, ville emblématique du surf basque, a été choisie pour accueillir ce troisième volet.

    Le public aura l’occasion de voir évoluer un plateau exceptionnel. Parmi les internationaux invités, on retrouve la légende vivante Tom Curren, le génie hawaiien Clay Marzo, Balaram Stack, ou encore le talent landais Sam Piter. Le tableau féminin compte de redoutables surfeuses avec la présence de Lee-Ann Curren, Juliette Lacome et la tenante du titre Maud Le Car. Les figures locales ne seront pas en reste, puisque le public pourra encourager les piliers du surf basque comme Aritz Aranburu, Kepa Acero, et Garazi Sanchez. Lors des jours sans compétition sur le spot principal, les riders garderont même un œil sur les mythiques vagues voisines, comme la gauche de Mundaka.

    Une semaine de culture surf et de festivités locales

    Plus qu’une simple démonstration de surf, le Twin Fin Invitational s’affirme comme un véritable festival culturel et communautaire. Si la fenêtre de compétition s’étend du 30 septembre au 6 octobre en fonction des conditions de houle, les activités annexes animeront la ville chaque jour.

    Les festivités débuteront le mardi 29 septembre avec un dîner d’accueil autour des célèbres pintxos locaux. La musique occupera une place de choix avec, en point d’orgue, un concert de la famille de Tom Curren le jeudi 1er octobre. La culture de l’artisanat surf sera célébrée le samedi 3 octobre lors d’une session « Shape & Paint » en collaboration avec Pukas. Enfin, fidèle à ses valeurs de transmission, l’organisation dédiera la journée du dimanche 4 octobre aux plus jeunes avec des séries pour les enfants et une session « Cash for Tricks ».

    Toute la communauté glisse a désormais les yeux rivés sur les cartes météo du golfe de Gascogne, dans l’attente du premier coup de trompe qui lancera cette grande messe du surf alternatif.

  • Hughie Vaughan et Kash Brown remportent le Quiksilver Festival 2026 à La Nord

    Hughie Vaughan et Kash Brown remportent le Quiksilver Festival 2026 à La Nord

    Ce dimanche 27 septembre 2026, le Quiksilver Festival s’est achevé dans des conditions vraiment fun sur le spot de La Nord à Hossegor. Le duo australien Hughie Vaughan et Kash Brown décroche la victoire finale, tandis que la jeune garde française arrache la deuxième place au terme d’une semaine de compétition rythmée par un surf de haut vol, du skate et de la musique.

    La Nord en mode « machine à vagues » pour le « Biggest Turn »

    La dernière journée de compétition n’autorisait aucun calcul. Avec des vagues atteignant les deux mètres, le mythique line-up landais a imposé son rythme et exigé un engagement total de la part des athlètes. L’objectif de la journée, centré sur le thème du « Biggest Turn », a poussé les surfeurs à repousser leurs limites sur ces murs d’eau massifs que l’on affectionne tant sur nos côtes.

    Aritz Aranburu a rapidement ouvert le bal avec un carve puissant récompensé par un 7,90, suivi par un air reverse de l’Australien Jack Freestone (8,17) et une solide prestation du local Joan Duru (7,47). Le spectacle est encore monté d’un cran dans la sixième série grâce à l’engagement de Marc Lacomare sur un lay-back radical (7,87) et à l’aisance technique de l’Hawaïen Noah Beschen, auteur d’un 8,20 décisif sur un gros air en droite.

    L’envol de Noa Dupouy sauve l’honneur tricolore

    L’ultime série de la journée opposait l’organisateur Jérémy Florès, l’Américain Eithan Osborne, le leader australien Hughie Vaughan et le jeune Landais Noa Dupouy. Si l’Australien a rapidement tué le suspense en s’envolant sur une manœuvre aérienne gratifiée d’un 9 points, il faut souligner la performance majuscule de nos jeunes Français.

    Dans les dernières minutes de la série, Noa Dupouy n’a rien lâché et a replaqué un air reverse massif noté 9,03, décrochant ainsi la meilleure vague de la journée. Ce coup d’éclat permet à son équipe, complétée par les talentueux Kyllian Guérin et Sam Piter, de s’emparer d’une superbe deuxième place au classement général.

    Hughie Vaughan, l’homme fort du festival

    Régulier et explosif, Hughie Vaughan aura survolé les débats de bout en bout. Déjà auteur d’un 10 parfait plus tôt dans la semaine, il a scellé sa domination dominicale pour offrir le titre à son binôme formé avec Kash Brown.

    Côté récompenses individuelles, l’Américaine Zoe McDougal repart avec le titre de meilleure surfeuse. Chez les hommes, Parker Coffin, pour sa toute première apparition dans les Landes, est sacré meilleur surfeur du festival et grimpe sur la troisième marche du podium par équipes aux côtés d’Eithan Osborne.

    Le classement final :

    1. Hughie Vaughan / Kash Brown (AUS)
    2. Kyllian Guérin / Sam Piter / Noa Dupouy (FRA)
    3. Eithan Osborne / Parker Coffin (USA)

    Un cru 2026 inoubliable sur tous les fronts

    Au-delà du seul lycra de compétition, cette édition 2026 aura profondément marqué les esprits. L’action ne s’est pas cantonnée aux séries officielles : à quelques encablures de là, les bancs de sable ont délivré des sessions de freesurf épiques, offrant des barrels d’anthologie à ceux qui s’y sont aventurés.

    L’effervescence a également gagné les rues de la ville, transformant les abords de la plage en véritable carrefour de la culture glisse avec des démonstrations de skate survoltées. Le soir, la Place des Landais a pris le relais grâce à la programmation musicale pointue du label Ed Banger. Après l’ouverture signée Pedro Winter, le DJ set de Myd a clôturé les festivités dans une ambiance électrique. Une édition incroyable qui confirme que cet événement possède un ADN unique, mêlant performance de très haut niveau et célébration totale de la culture surf.

    @icones_surf On ne peut pas faire plus radical que Marc Lacomare #surf ♬ original sound – Icônes Surf, le média surf
  • Banco do Brasil São Sebastião Pro : Kiara Goold qualifiée, hécatombe chez les Françaises

    Banco do Brasil São Sebastião Pro : Kiara Goold qualifiée, hécatombe chez les Françaises

    la World Surf League (WSL) a donné le coup d’envoi du Banco do Brasil São Sebastião Pro, la troisième étape des Challenger Series, sur le spot de Praia de Maresias. Dans des vagues de 2 à 3 pieds plutôt propre, la première journée a été dominée par les locaux brésiliens, tandis que le clan français a connu des débuts particulièrement compliqués chez les femmes, sauvés in extremis par la qualification de Kiara Goold.

    Une première journée difficile pour les Bleues

    Le premier tour féminin (Round of 48) a fait de nombreuses victimes tricolores. La seule satisfaction est venue du Heat 1, où Kiara Goold a réussi à décrocher sa place pour les seizièmes de finale avec un total de 10.16 points, se classant deuxième derrière l’Australienne Sierra Kerr (10.94).

    En revanche, dans cette même série, Aelan Vaast n’a pas réussi à trouver les scores nécessaires et quitte la compétition prématurément avec un total de 9.20 points. Le scénario s’est répété pour Tessa Thyssen dans le Heat 4, éliminée à la dernière place de sa série avec un modeste 6.57. Enfin, Naïa Monte s’est inclinée dans le Heat 8 en terminant troisième avec 8.40 points face à la Canadienne Sanoa Dempfle-Olin et la Péruvienne Daniella Rosas.

    Les favoris assurent le spectacle

    Si les surfeuses européennes ont globalement peiné, le spectacle a été assuré par les têtes d’affiche internationales et brésiliennes devant une plage comble. L’Américain Jett Schilling s’est illustré en postant le meilleur total de la journée chez les hommes (13.23). Pas de chance pour nous, il était dans la série de Tiago Carrique, qui se fait éliminé alors qu »il a dominé la série une bonne partie des 25 minutes. Le Brésilien Lucas Vicente a quant à lui décroché la meilleure vague avec un 7.67 récompensant un enchaînement backside très précis. « Quand j’ai vu la vague, je lui ai souri et elle m’a souri en retour. Nous avons eu cette connexion », a déclaré Vicente au micro de la WSL.

    L’enfant du pays, Ryan Kainalo, actuel membre du Top 5 des Challenger Series, a lui aussi tenu son rang en remportant sa première série pour rester dans la course à la qualification pour le Championship Tour (CT). Chez les femmes, la locale Sophia Medina est la seule Brésilienne à avoir survécu à ce premier tour.

    Un deuxième tour crucial pour les Français

    Les espoirs tricolores se tournent désormais vers la suite de la compétition, avec l’entrée en lice très attendue des têtes de série. Au deuxième tour féminin (Round of 32), le Heat 2 proposera un duel 100% français entre Tya Zebrowski et Kiara Goold, qui seront opposées à l’Israélienne Anat Lelior et à l’Hawaïenne Moana Jones Wong. Dans la foulée, Vahine Fierro prendra l’eau dans le Heat 3 face à Sol Aguirre, Charli Hately et Talia Swindal.

    Du côté du tableau masculin, Charly Quivront lancera les hostilités dans le Heat 1 contre l’Australien Joel Vaughan, le Portugais Guilherme Ribeiro et le Néerlandais Oliver Zietz. Un peu plus tard, Jorgann Couzinet aura fort à faire dans la dixième série face au Brésilien Deivid Silva, au Japonais Kei Kobayashi et au Brésilien Gabriel Klaussner.

    Le prochain appel est fixé dimanche matin à 7h00 (heure locale), soit 12H heure française pour la suite de cette étape décisive.

  • Quiksilver Festival 2026 : L’Australie domine avant le jour de finale

    Quiksilver Festival 2026 : L’Australie domine avant le jour de finale

    Ce samedi 26 septembre 2026, l’avant-dernière journée du Quiksilver Festival by Swatch s’est tenue dans les vagues landaises sous l’œil d’un public venu en nombre. À l’issue d’intenses séries de « Best Combo », le duo australien Hughie Vaughan et Kash Brown a pris les commandes du classement général devant la paire française Florès-Bourez, promettant un dénouement explosif dimanche.

    Après quarante-huit heures de pause imposées par l’océan (une expression session a eu lieu jeudi), la compétition a repris ses droits dès 8h30 ce samedi matin sur les bancs de sable landais. Les surfeurs invités pour cette édition 2026 ont retrouvé des conditions massives, avec des séries de vagues atteignant les trois mètres. Une véritable aubaine pour les spectateurs massés sur la plage pour assister à cet avant-dernier jour de compétition.

    Pour cette reprise, la direction de course a imposé un format technique et exigeant : le « Best Combo ». Lors de séries de quarante minutes, les athlètes devaient enchaîner la meilleure combinaison de manœuvres sur une seule et même vague pour maximiser leur score. Ce format d’équipe de deux, où les points s’additionnent au fil des jours selon un thème imposé, laisse encore planer le suspense sur l’issue finale.

    Jérémy Florès et les locaux défendent leur territoire

    Dès les premières séries de la matinée, les surfeurs locaux ont fait parler leur connaissance du spot. Le Landais Justin Becret a ouvert le bal face à l’Américain Eithan Osborne, qui figurait alors dans le peloton de tête du classement provisoire. Dans la foulée, l’ancien pensionnaire du Championship Tour (CT), Joan Duru, a rappelé toute sa maîtrise technique et sa puissance en backside. Sur une solide droite, il a signé l’une des vagues les plus abouties de la session matinale.

    Le duel le plus haletant a néanmoins mis aux prises le Réunionnais Jérémy Florès et le jeune Basco-Allemand Kai Odriozola. Après une tentative de lay-back infructueuse, Jérémy Florès a trouvé son rythme de croisière sur une vague de série. Son puissant roundhouse cutback lui a rapporté un score solide de 7 points. Kai Odriozola a immédiatement répliqué avec un air reverse massif, offrant une belle série au public.

    De son côté, la prodige du skateboard et du surf Sky Brown a également fait le spectacle en remportant sa série, prolongeant ainsi son excellente dynamique sur la côte sud des Landes.

    L’échappée belle de la jeune garde australienne

    Malgré la résistance des vétérans français, la journée a été marquée par la performance de la jeune génération australienne. Déjà remarqué en début de semaine, Hughie Vaughan (déjà auteur d’un 10) s’est particulièrement illustré en scorant un 8,33 sur 10, s’adjugeant ainsi la meilleure note enregistrée ce samedi.

    Son coéquipier Kash Brown, récent vainqueur du prestigieux King of the Groms 2026, a pris le relais avec la même intention. À seulement 18 ans, il a multiplié les vagues, confirmant la suprématie de leur binôme sur ce format créatif. Cette synergie permet aux deux Australiens de creuser un écart précieux au tableau d’affichage avant le dernier jour du festival.

    Le classement provisoire et les enjeux de dimanche

    À l’aube de la journée décisive du dimanche 27 septembre, le classement général par équipe s’affine, bien que le titre reste mathématiquement ouvert grâce à l’accumulation des scores.

    Voici le top 3 provisoire à l’issue des séries de samedi :

    1. Hughie Vaughan / Kash Brown (AUS) – 43,50 points
    2. Jérémy Florès / Michel Bourez (FRA) – 38,63 points
    3. Eithan Osborne / Parker Coffin (USA) – 37,97 points

    Les prévisions météorologiques annoncent de très bonnes conditions de surf pour départager définitivement ces équipes sur la zone mobile s’étendant entre Hossegor La Nord et La Gravière. Avant cet ultime affrontement, le public et les athlètes se réuniront ce samedi soir pour la soirée de clôture musicale, portée par le DJ Myd. L’occasion de faire la fête avant de couronner officiellement les vainqueurs de ce millésime 2026.

  • Challenger Series à Maresias : Le clan français prêt à en découdre au Brésil

    Challenger Series à Maresias : Le clan français prêt à en découdre au Brésil

    La troisième manche du circuit Challenger Series (CS) de la World Surf League s’ouvre ce samedi 26 septembre 2026 sur le puissant spot de Praia de Maresias, au Brésil. Jusqu’au 3 octobre, 80 hommes et 48 femmes vont s’affronter pour décrocher de précieux points en vue du Championship Tour (CT) 2027. Parmi eux, une délégation de dix athlètes tricolores joue une grande partie de sa saison.

    Une étape inédite aux vagues exigeantes

    Pour la première fois, le circuit CS fait halte dans l’État de São Paulo. Les compétiteurs internationaux vont se frotter aux puissants beachbreaks de Maresias, un spot réputé pour sa vitesse et ses sections tubulaires exigeantes. Face à eux, des locaux surmotivés comme Sophia Medina et Caio Costa, invités en tant que wildcards par la WSL pour défendre leurs couleurs à domicile.

    L’objectif est clair pour l’ensemble du plateau : accumuler un maximum de résultats pour intégrer le top 10 masculin ou le top 6 féminin à la fin de l’année et décrocher le précieux sésame pour l’élite.

    Quivront et Couzinet mènent la charge masculine

    Du côté des hommes, Charly Quivront aborde l’épreuve brésilienne avec le statut de meilleur Français. Actuellement 15e au classement général, il ne compte que 1380 points de retard sur la 10e place qualificative. Avec trois pensionnaires du CT devant lui au classement, le surfeur tricolore est virtuellement à deux places de la qualification et touche au but.

    Jorgann Couzinet (21e) est également en embuscade. Fort d’une belle 3e place au QS 6000 de Pantin, il a refait une grande partie de son retard et se positionnerait à la 17e place en retirant les surfeurs du CT. Pour Mihimana Braye (29e, à 3600 points du top 10) et Tiago Carrique (40e, à 4750 points), l’urgence est de mise. Si Carrique a su remonter la pente grâce à une 5e place au North Surf Fest, les deux athlètes doivent impérativement capitaliser sur les vagues de São Sebastião pour faire un rapproché.

    Fierro, Zebrowski et la surprise Monte chez les femmes

    Le contingent féminin s’annonce passionnant avec des enjeux très disparates. Vahine Fierro (43e) et Tya Zebrowski, officiellement hors du cut du CT, entament une nouvelle campagne de requalification. Le circuit CS, dont il reste 3 épreuves, représente leur meilleure option pour retrouver l’élite mondiale l’an prochain.

    Aelan Vaast, 21e et meilleure Française en lice pour la qualification (Johanne Defay étant déjà assurée de sa place), doit combler un écart de 4960 points avec le top 6. Tessa Thyssen, redescendue à la 40e place faute d’avoir participé aux récents QS 6000, et Kiara Goold (45e) auront à cœur de rattraper les points manquants au Brésil.

    Enfin, l’événement marquera le baptême du feu pour la jeune Naïa Monte. À seulement 15 ans, elle bénéficie d’une wildcard inespérée pour se frotter pour la première fois aux surfeuses du CS et engranger une expérience précieuse.

    Avec l’arrivée des surfeurs de l’élite venus sauver leur place, les cartes vont être rebattues dans ce classement. Les Français ont leur destin entre les mains. Premier call fixé ce samedi 26 septembre à 11h30, heure française.

  • Quiksilver Festival 2026 : spectacle sur le sable landais avant le swell du week-end

    Quiksilver Festival 2026 : spectacle sur le sable landais avant le swell du week-end

    Ce jeudi 24 septembre, les organisateurs du Quiksilver Festival ont fait le choix de la patience sur la côte landaise. Après un long call à 8h30, Miky Picon et Jérémy Florès ont préféré préserver le tableau principal pour les conditions attendues ce week-end, lançant à la place une expression session intensive sous une forte chaleur.

    Deux heures de spectacle et des tubes en freesurf

    Si le plan d’eau affichait une houle propre tenue par un vent offshore, la direction technique anticipe un potentiel nettement supérieur pour samedi et surtout dimanche. Durant deux heures, les pros ont enchaîné manœuvres engagées et petits barrels devant une plage noire de monde. Quelques mètres plus loin, un banc de sable parfaitement calé a offert une session de tubes mémorable aux freesurfeurs, d’abord clairsemés puis de plus en plus nombreux à l’eau.

    Jour de repos vendredi, call fixé à samedi

    L’organisation confirme qu’aucune manche ne sera lancée ce vendredi : le festival observe un jour de repos sans call matinal. Le retour aux affaires est programmé pour ce samedi 26 septembre, l’heure exacte du call restant à préciser par la direction de course.

    @icones_surf Tubes Hossegor Quiksilver festival 2026 #surf #surfing #surfer #quiksilverfestival #hossegor #quiksilver ♬ son original – Icônes Surf, le média surf
  • Quiksilver Festival à Hossegor : L’aérien à l’honneur et deux notes parfaites pour le jour 3

    Quiksilver Festival à Hossegor : L’aérien à l’honneur et deux notes parfaites pour le jour 3

    Ce lundi 21 septembre 2026, la plage d’Hossegor a accueilli la troisième journée de compétition du Quiksilver Festival by Swatch. Sous l’impulsion du directeur d’épreuve Miky Picon, le format radical du « Biggest Turn » a poussé les surfeurs dans leurs retranchements. Une prise de risque maximale récompensée par deux notes parfaites de 10/10, attribuées à l’Australien Hughie Vaughan et à l’Hawaïen Noah Beschen. Bon a priori, les airs sont inclus dans les « biggest turns »

    Des conditions optimales pour une manœuvre unique

    Après un week-end rythmé par les combinaisons de tricks, l’organisation a décidé de changer son fusil d’épaule ce lundi matin. Bénéficiant d’un ensoleillement généreux et d’une houle particulièrement propre sur les bancs de sable landais, le plan d’eau offrait de multiples pics. Les compétiteurs ont ainsi pu exploiter un terrain de jeu polyvalent, distillant aussi bien des droites que des gauches propices aux manoeuvres les plus aériennes.

    C’est dans ce contexte favorable que Miky Picon a relancé le format « Biggest Turn ». Le principe est limpide, mais exigeant : une seule vague est comptabilisée par série. Les surfeurs n’ont pas besoin de construire un enchaînement, ils doivent tout miser sur une seule et unique manœuvre critique. Ce format de type « gagner ou perdre » favorise historiquement le surf aérien et les turns extrêmement puissants.

    L’Australien Hughie Vaughan repousse les limites

    Dès les premières séries, le ton a été donné par les spécialistes des manœuvres au-dessus de la lèvre. Hughie Vaughan, qui s’était déjà fait remarquer lors des tours précédents, a posé l’un des airs les plus massifs de cette édition 2026. L’Australien a exploité une section pour réaliser un front side air avec un gra, avant d’assurer une replaque parfaite.

    Les juges n’ont pas hésité et lui ont attribué le premier 10/10 parfait de l’événement. Cette démonstration de maîtrise technique et d’engagement total a eu une incidence directe sur le classement par équipe. Grâce à cette performance, le duo australien composé de Hughie Vaughan et Kash Brown s’empare de la première place du classement général provisoire, reléguant les leaders de la veille au second plan.

    Noah Beschen et l’expérience tricolore en embuscade

    La fin de journée a maintenu cette intensité à son paroxysme. Dans l’ultime série de ce lundi, l’Hawaïen Noah Beschen a répondu à l’Australien en signant à son tour un 10/10 irréprochable. Lancé à pleine vitesse, il a exécuté une rotation aérienne complète (« full rotation »), replaquant en douceur devant un public conquis.

    Face à ce déferlement de manœuvres aériennes, les vétérans du circuit ont fait parler leur puissance. L’Américain Parker Coffin s’est illustré avec un turn backside ravageur noté 7,77 points, s’imposant d’un cheveu devant le Tahitien Michel Bourez. Du côté tricolore, le Landais Marc Lacomare a remporté sa série avec son surf sur le rail.

    Enfin, l’organisateur du festival, Jérémy Florès, a prouvé qu’il restait un compétiteur redoutable. Opposé à Noah Beschen, le Réunionnais a frappé fort avec un score de 8,27 points. Cette bonne vague permet à la paire française Florès / Bourez de faire une entrée remarquée sur le podium provisoire. La compétition devrait reprendre dès demain sur la côte sud des Landes, avec un nouveau format dicté par l’évolution de l’océan.

    Prochain call Jeudi, pas de compétition demain et après demain.

  • Quiksilver Festival 2026 : Le trio Piter-Dupouy-Guerin s’installe aux commandes dans les Landes

    Quiksilver Festival 2026 : Le trio Piter-Dupouy-Guerin s’installe aux commandes dans les Landes

    Le deuxième jour du Quiksilver Festival by Swatch s’est disputé ce dimanche 20 septembre 2026 à Hossegor autour du format « Best Combo ». Malgré une entame délicate sur des séries massives de plus de 2 mètres, les surfeurs tricolores ont dicté le tempo pour hisser l’équipe emmenée par Sam Piter, Noa Dupouy et Kyllian Guerin au sommet du classement général provisoire.

    Un plan d’eau sélectif avant l’embellie landaise

    Les prévisions météorologiques annonçaient une journée idéale, mais le littoral a d’abord dû composer avec les séquelles d’un flux on-shore nocturne venu du Pays basque. Dès les premières lueurs du jour, le plan d’eau affichait des vagues multi-pics, balayées par des séries solides oscillant entre 2 m et 2,50 m.

    Si le vent offshore a rapidement nettoyé la surface, le positionnement au large est resté technique. Miky Picon, directeur de la compétition, a maintenu le cap en lançant le format « Best Combo ». Contrairement au « Biggest Turn » de l’ouverture, l’évaluation reposait sur la construction d’un enchaînement de manœuvres franches et critiques sur une seule vague.

    Noa Dupouy et Sam Piter frappent fort

    Dès le premier heat, Joan Duru a ouvert le bal en postant un 5,8 points grâce à son surf puissant sur le rail, terminant à égalité avec le jeune Basque espagnol Hans Odriozola. Dans la série suivante, Noa Dupouy a confirmé sa régularité en scorant le meilleur score de la série sur sa dernière vague avec un bon turn et un lay-back. Noté 6 points, le Landais s’est adjugé la victoire de sa série. Son coéquipier Sam Piter a assuré la suite en décrochant la deuxième place aec le même style de vague. À noter, qu’il a trouvé dans ce line-up chaotique, un petit tube qui a fait son effet.

    Cette complémentarité permet au collectif formé par Sam Piter, Noa Dupouy et Kyllian Guerin de prendre les rênes de l’épreuve. Derrière, la riposte s’est organisée : Aritz Aranburu a répondu aux attaques de Jérémy Florès par un combo solide conclu d’un puissant lay-back. C’est toutefois Kai Odriozola qui a signé le score individuel le plus élevé du jour, maintenant son équipe sur le podium provisoire.

    Classement provisoire après deux journées :

    1. Sam Piter / Noa Dupouy / Kyllian Guerin (FRA)
    2. Marc Lacomare / Joan Duru (FRA)
    3. Kai Odriozola / Hans Odriozola (FRA)

    Une Expression Session de gala pour clore la journée

    Alors que la marée et la houle se calaient, l’organisation a basculé sur une Expression Session d’une heure. Sous une lumière intense, les conditions sont devenues les meilleures de la journée.

    Le free surf a permis aux vétérans d’échanger avec les espoirs du programme Surf Heritage de la Fédération Française de Surf. Dans cette heure sans pression de note, le spectacle est monté d’un cran : Aritz Aranburu a déroulé une partition d’école sur les droites, Joan Duru s’est engagé sans retenue sur les plus grosses gauches.

    La fenêtre de compétition reste ouverte jusqu’au 27 septembre, avec des rounds programmés entre Hossegor, Capbreton et Seignosse en fonction de l’évolution des bancs de sable et des trains de houle. Demain le call est prévu à 8H30 avec un possible début à 9H00. Mais, comme toujours, c’est l’océan qui choisira.

    @icones_surf Quiksilver Festival 2026 Concours de style entre Joan Duru et Aritz Aranburu #surf #surfing #surfer #quiksilverfestival ♬ son original – Icônes Surf, le média surf
  • Lexus Trestles Pro 2026 : Victoires historiques pour Erin Brooks et Miguel Pupo

    Lexus Trestles Pro 2026 : Victoires historiques pour Erin Brooks et Miguel Pupo

    Ce vendredi 18 septembre 2026, la Canadienne Erin Brooks et le Brésilien Miguel Pupo ont remporté le Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League. Dans des conditions solides de 1,20 m à 1,50 m sur le célèbre spot de Lower Trestles, les deux athlètes ont confirmé leur excellente forme du moment et bousculé la hiérarchie à l’approche des phases finales.

    Erin Brooks, l’ascension fulgurante continue

    À seulement 19 ans, Erin Brooks marque l’histoire du surf mondial. En s’imposant en Californie, la Canadienne signe une troisième victoire consécutive sur le CT, rejoignant un cercle très fermé comprenant Stephanie Gilmore (2008) et Carissa Moore (2014-2015). Ce succès lui permet de bondir à la cinquième place du classement mondial, la positionnant comme une prétendante sérieuse au titre.

    Lors d’une finale sous haute tension, elle a pris le dessus sur l’actuelle numéro 1 mondiale, Gabriela Bryan (HAW). Après un début de série dominé par la puissance de l’Hawaïenne, Brooks a fait parler la précision de son surf backside. Avec un score final de 13.00 contre 11.90, elle prouve sa capacité à gérer la pression face aux meilleures, après avoir déjà éliminé la championne du monde en titre Molly Picklum en demi-finale et Carissa Moore en quart.

    Miguel Pupo s’offre une seconde jeunesse

    Chez les hommes, le vétéran brésilien Miguel Pupo (34 ans) confirme sa résurrection sportive en 2026. Déjà vainqueur à Bells Beach en début de saison, il s’adjuge sa deuxième victoire de l’année et grimpe à la quatrième place mondiale.

    En finale, Pupo a fait la différence face au Japonais Kanoa Igarashi grâce à un surf backside radical, récompensée par un excellent 8.50. Malgré la belle résistance de Kanoa, qui a temporairement repris la tête avec un 7.67, le Brésilien a su trouver une dernière gauche décisive dans les moments critiques. Son score de 6.27 lui a permis de sceller le sort de la série (14.77 contre 14.40).

    Marco Mignot piégé par l’océan face à Kanoa Igarashi

    Seul représentant français encore en lice lors de cette ultime journée, Marco Mignot a vu son parcours s’arrêter en quart de finale face à Kanoa Igarashi. En compétition, le sens marin et la sélection de vagues sont tout aussi déterminants que la technique pure : il faut choper les bonnes séries et les exploiter parfaitement. Dans ce duel fatidique, le Français n’a tout simplement pas réussi à trouver les vagues offrant le bon potentiel de score. Face à un Igarashi redoutable et très à l’aise sur un spot qu’il connaît par cœur, Mignot est resté bloqué par un océan avare en opportunités, laissant le Japonais s’envoler avec un total de 15.67.

    Le sprint final vers le sacre mondial

    Malgré sa défaite en finale, Gabriela Bryan conserve le maillot jaune de leader du classement général et confirme son statut de favorite. De son côté, Kanoa Igarashi, fort de sa régularité à Trestles (deuxième place comme l’an passé), remonte à la septième place mondiale et se relance dans la course au titre.

    Il ne reste désormais plus que trois étapes avant le couronnement des champions du monde. Le circuit basculera très prochainement sur le continent européen avec le MEO Rip Curl Pro Portugal, dont la fenêtre de compétition s’ouvrira du 16 au 25 octobre 2026. L’enjeu s’annonce déterminant pour les surfeurs cherchant à sécuriser leur place dans le Top 5 avant la finale de Pipeline.

  • Trestles Pro 2026 : Marco Mignot qualifié, Vaast, Fierro et Zebrowski chutent

    Trestles Pro 2026 : Marco Mignot qualifié, Vaast, Fierro et Zebrowski chutent

    Jeudi 17 septembre 2026, la neuvième étape du Championship Tour de la World Surf League (WSL) a rendu son verdict avant les phases finales sur le mythique spot de Lower Trestles, en Californie. Si Marco Mignot s’est offert le scalp d’Italo Ferreira, l’équipe de France a perdu trois de ses quatre représentants. Kauli Vaast, Vahiné Fierro et Tya Zebrowski quittent prématurément la compétition, plaçant les surfeuses tricolores dans la zone rouge pour la suite de la saison.

    Le clan tricolore en difficulté sur les galets de San Clemente

    Les conditions régulières de 1,20 m déroulant sur le célèbre « point break » californien n’ont pas souri à la majorité du contingent français. Le champion olympique Kauli Vaast a livré un beau duel de goofyfooters face à Yago Dora au deuxième tour, mais le Tahitien n’a malheureusement pas réussi à dénicher une vague back-up à la hauteur pour contrecarrer les manœuvres aériennes du Brésilien.

    Du côté du tableau féminin, la situation comptable se crispe considérablement. Tya Zebrowski a fait les frais de la puissance brute de Gabriela Bryan. L’Hawaïenne a planté un excellent 8,50 sur son attaque frontside, ne laissant aucune chance à la jeune pépite française. Le scénario s’est révélé tout aussi complexe pour Vahiné Fierro. Opposée à Sawyer Lindblad, une surfeuse qui a forgé ses armes sur cette vague depuis son enfance, la Tahitienne a été largement dépassée au score (15,34 contre 8,74). Ces deux éliminations consécutives placent désormais les représentantes tricolores dans la très redoutée zone rouge du classement mondial.

    L’étincelle Marco Mignot au milieu des favoris tombés au combat

    Seule véritable éclaircie dans ce ciel gris pour les Bleus : la qualification éclatante de Marco Mignot. Lors du troisième tour, le Français passe cette série compliquée en s’imposant sur le fil face à Italo Ferreira (13,70 contre 13,37), vice-champion du monde en titre sur ce même spot et médaillé d’or olympique en 2021.

    Cette journée marathon, marquée par des séries superposées, a d’ailleurs été fatale à de nombreux grands noms du circuit. Le leader du classement Griffin Colapinto s’est fait surprendre sur ses terres par l’Australien Callum Robson. Même constat de désillusion pour le triple champion du monde Gabriel Medina, sorti par la fougue et le festival aérien de son jeune compatriote Mateus Herdy, engagé dans une course contre la montre pour accrocher le cut de mi-saison.

    Yago Dora et Carissa Moore patronnent le classement mondial

    En marge de ces bouleversements, les leaders ont assuré l’essentiel pour conserver ou récupérer la précieuse tunique jaune du Championship Tour. Vainqueur de Kauli Vaast, le Brésilien Yago Dora s’est emparé de la première place mondiale. Dans un communiqué de la WSL, il savoure ce retour au sommet : « C’est génial de voir que je suis de nouveau dans la course au titre après mon année de champion du monde. C’est beaucoup de travail, mais ça en vaut la peine. »

    Chez les femmes, l’inusable Carissa Moore a joué à se faire peur face à Brisa Hennessy. Ayant perdu la priorité dans la dernière minute, la quintuple championne du monde a finalement déniché une ultime vague providentielle sur la sirène pour obtenir un beau 7,23 et sécuriser sa place de numéro 1.

    La direction de compétition de la WSL a d’ores et déjà déclenché une alerte jaune pour ce vendredi 18 septembre. Les quarts de finale pourraient débuter dès 7h32 (heure locale du Pacifique), ou 16h32 heure française, avec comme point d’orgue très attendu pour le clan français, le choc entre Marco Mignot et le Japonais Kanoa Igarashi.

  • Quiksilver Festival 2026 : Casting de haut vol et alliance inédite avec Ed Banger

    Quiksilver Festival 2026 : Casting de haut vol et alliance inédite avec Ed Banger

    Du 19 au 27 septembre 2026, le Quiksilver Festival by Swatch reprend ses quartiers d’automne sur les spots emblématiques de Capbreton, Hossegor et Seignosse. Si l’absence de Kelly Slater est désormais confirmée, le public landais pourra compter sur un plateau de légendes, rythmé par une direction artistique et musicale inédite confiée au célèbre label parisien Ed Banger Records.

    Un line-up surf prestigieux dans les vagues landaises

    L’attente est terminée pour les passionnés massés sur les plages du sud-ouest. Le casting officiel du festival rassemble plusieurs générations de surfeurs d’exception. Jérémy Florès, maître incontesté des barrels locaux, partagera le line-up avec des icônes comme Bruce Irons, Nathan Fletcher, ou encore le Tahitien Michel Bourez. Les spectateurs pourront également admirer le surf radical de Clay Marzo, Jack Freestone et Mikey Wright tout au long de la semaine.

    Côté français, l’armada est solide avec la présence de Joan Duru, Marc Lacomare, Justin Becret et Sam Piter. À noter que notre champion olympique Kauli Vaast et Marco Mignot figurent bien sur la liste officielle des invités. Actuellement retenus à Trestles pour l’étape finale du WCT, ils devraient rejoindre la côte landaise dans les jours à venir. Le surf féminin sera, quant à lui, dignement représenté par Coco Ho, Alana Blanchard, Macy Callaghan, ainsi que les surfeuses locales Maud Le Car et Juliette Lacome.

    L’empreinte Ed Banger : quand la board culture rencontre la French Touch

    Cette édition 2026 marque un tournant avec une direction visuelle entièrement repensée par SO ME, figure créative d’Ed Banger Records. Cette collaboration dépasse le simple cadre graphique pour s’emparer des nuits landaises. Pedro Winter (Busy P) a concocté un line-up musical pointu, taillé pour prolonger l’énergie des sessions de surf.

    Dès la soirée d’ouverture du 19 septembre sur la Place des Landais à Hossegor, l’écurie Ed Banger donnera le ton avec les sets de Busy P et SO ME. Le programme s’annonce éclectique tout au long de la semaine : le public vibrera sur les sonorités de Breakbot & Irfane, l’énergie communicative de Myd, le rock californien d’Alexsucks, ou encore les rythmes hybrides de Tatyana Jane et Kokoprisci.

    Skate, BMX et engagements environnementaux au programme

    Si l’action se concentre principalement sur le mythique spot de la Nord, l’événement rayonne sur tout le littoral. Le festival fera la part belle au skate avec le « Cash for Tricks » orchestré par Vincent Milou en plein centre-ville d’Hossegor le 23 septembre, suivi du « Cash or Crash Skate Jam » à Seignosse le 26 septembre.

    L’événement n’oublie pas sa dimension inclusive et environnementale. Une session « Surf for All » avec Handi Surf est prévue le 23 septembre au matin, suivie d’un grand ramassage de plage l’après-midi en collaboration avec Save La Mermaid et Apex Cétacéa. Il ne reste plus qu’à scruter les cartes météo, en espérant que les célèbres bancs de sable d’Hossegor délivrent leurs tubes d’automne habituels pour couronner cette semaine.

    Agenda du Quiksilver Festival 2026 : Le programme jour par jour

    (Note : Le spot principal de compétition « La Nord » est ouvert tous les jours de 8h00 à 18h00. Le petit train OUIGROOVE assure gratuitement la liaison entre les sites toute la semaine).

    Surf tous les jours en fonction des conditions et des soirées….lol

    Samedi 19 Septembre

    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec Address Hymen (Spot de la Nord, Hossegor).
    • 21h00 – 01h00 : Ed Banger Opening Party avec Address Hymen, SO ME et Busy P (Place des Landais, Hossegor).

    Dimanche 20 Septembre

    • 09h30 – 11h00 : RVCA Photo Running Club (Thaï-Time, Hossegor).
    • 10h00 – 13h00 : Roxy Paddle Out (Plage de l’Estacade, Capbreton).
    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec Maya EWK (Spot de la Nord).
    • 19h00 – 00h00 : RVCA Surf Video – Erwin Bliss (Salle du Trinquet, Hossegor).

    Lundi 21 Septembre

    • 08h00 – 18h00 : Surf Day (Spot de la Nord).

    Mardi 22 Septembre

    • 18h00 – 00h30 : Surfing Movie Night avec Midnight Shake et The Small Fortunes (Le Surfing, Seignosse).

    Mercredi 23 Septembre

    • 09h00 – 11h00 : Surf For All avec Handi Surf (Plage du Santocha, Capbreton).
    • 14h00 – 17h00 : Beach Clean-Up avec Save La Mermaid (Spot de la Nord).
    • 18h00 – 21h00 : Vincent Milou Cash For Tricks by Element (Centre-ville, Hossegor).
    • 18h00 – 23h00 : Signing Session & Concert avec Marnie, Breakbot & Irfane (Quiksilver Store, Hossegor).
    • 22h30 – 02h00 : Swatch After Party avec Haich Ber Na (Tiger Club, Hossegor).

    Jeudi 24 Septembre

    • 19h00 – 23h30 : Quiksilver Party avec Haich Ber Na, Jwles & Mad Rey, Rebequita (Boardriders Store, Capbreton).

    Vendredi 25 Septembre

    • 16h00 – 19h00 : Unleashed Playground by Swatch (Skatepark Capzoo, Capbreton).
    • 20h00 – 00h00 : Quiksilver Festival Party avec Green Star, Alexsucks et Kokoprisci (Place des Landais, Hossegor).

    Samedi 26 Septembre

    • 16h00 – 19h00 : Cash or Crash Skate Jam (Skatepark du Penon, Seignosse).
    • 17h00 – 19h00 : Oatly DJ Set avec YSN (Spot de la Nord).
    • 19h30 – 01h00 : Closing Party by Deezer avec YSN, Madge & Povoa, Tatyana Jane et Myd (Place des Landais, Hossegor).

    Dimanche 27 Septembre

    • 08h00 – 18h00 : Surf Day et clôture (Spot de la Nord).
  • Les Français Marco Mignot et Kauli Vaast font sensation au Lexus Trestles Pro 2026

    Les Français Marco Mignot et Kauli Vaast font sensation au Lexus Trestles Pro 2026

    Le Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT) 2026 de la WSL, a repris ses droits ce mercredi 16 septembre à San Clemente (Californie). Dans des vagues consistantes d’un peu plus d’un mètre (moins bien et moins fréquent que les prévisions), les Français Marco Mignot et Kauli Vaast ont brillamment validé leur ticket pour le troisième tour, au cours d’une journée marquée par la domination des têtes d’affiche et la chute surprise du numéro 1 mondial.

    La maturité de Vaast et l’envol de Mignot

    Face au redoutable spot californien, le clan tricolore a livré une copie presque parfaite lors de ce deuxième tour. Opposé à l’Hawaïen Barron Mamiya, Kauli Vaast a fait preuve d’une bonne tactique. Loin de se précipiter, le Tahitien a patiemment sélectionné ses vagues, exploitant à la perfection notamment une gauche offrant un mur plus consistant. Cette lecture de l’océan lui a permis d’enchaîner des manœuvres critiques pour s’imposer logiquement avec un total de 12.20 contre 10.53 pour Mamiya.

    De son côté, Marco Mignot a sorti le grand jeu face au Brésilien Joao Chianca. Le Français est resté fidèle à son style explosif et aérien, se montrant toujours aussi redoutable dans les airs sur ce type de vagues. Sa technique des airs dans les sections critiques lui a rapporté un solide total de 14.43 points, laissant Chianca (11.77) sur le carreau.

    Les favoris assurent sur leurs terres

    Le spot de Lower Trestles a également souri aux têtes d’affiche nord-américaines. La championne du monde 2023, Caroline Marks, n’a laissé aucune chance à Kirra Pinkerton avec un total de 15.67, incluant un excellent 8.00 dans les dernières minutes. L’armada locale de San Clemente a aussi répondu présent : Griffin Colapinto a renversé Rio Waida dans les ultimes instants (14.50), tandis que la wildcard Eden Walla a créé l’exploit en éliminant la rookie Nadia Erostarbe (11.83).

    Chez les hommes, Kanoa Igarashi a signé la meilleure performance de la journée. Le Japonais a frôlé la perfection en scorant un 9.00 et un 8.00 pour écarter Crosby Colapinto avec un impressionnant total de 17.00.

    Coup de tonnerre : Fioravanti prend la porte

    L’énorme surprise de ce deuxième tour est venue du Sud-Africain Luke Thompson. Le rookie a sorti le grand jeu pour éliminer sèchement le numéro 1 mondial, l’Italien Leonardo Fioravanti. Grâce à un répertoire aérien parfaitement maîtrisé, Thompson a scoré 13.87, laissant le leader du classement en situation de combinaison (6.90).

    « C’est un grand pas pour ma confiance. Affronter les meilleurs comme Leonardo est toujours un défi, et réussir enfin à passer ce cap signifie énormément pour moi », a déclaré Thompson, soulagé après un début d’année complexe.

    Les organisateurs ont fixé le prochain call à jeudi 17 septembre à 7h00 (heure locale),16H en France, pour évaluer les conditions. Le troisième tour s’annonce décisif, notamment avec l’entrée en lice de Caity Simmers chez les femmes et un duel très attendu entre Jack Robinson et Seth Moniz chez les hommes.

    Chez les femmes (Prochain tour à venir) :

    • Heat 1 : Gabriela Bryan (HAW) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • Heat 3 : Sawyer Lindblad (USA) vs Vahine Fierro (FRA)

    Chez les hommes (round 3)

    • heat 2: Yaho Dora (BRA) vs Kauli Vaast (FRA)
    • Heat 3: Marco Mignot (FRA) vs Italo Ferreira (BRA)
  • Le Championship Tour valide le retour du New Zealand Pro à Raglan pour 2027

    Le Championship Tour valide le retour du New Zealand Pro à Raglan pour 2027

    La World Surf League (WSL) a rendu l’information officielle : le New Zealand Pro réintègre le calendrier du Championship Tour pour la saison 2027. L’élite mondiale fera son grand retour sur la mythique gauche de Manu Bay, à Raglan, grâce à un nouvel accord stratégique validé avec le gouvernement néo-zélandais. (en gros le budget est validé)

    Un partenariat consolidé après l’édition 2026

    Après une première incursion historique en mai dernier, la WSL et les autorités néo-zélandaises ont décidé de pérenniser l’événement au sein du circuit majeur. Andrew Stark, président de la WSL APAC, a tenu à souligner l’importance de ce spot doté d’un fort héritage surf, soutenu par une communauté locale extrêmement engagée. Ce maintien au calendrier s’inscrit directement dans le cadre du programme d’attraction des événements internationaux du gouvernement néo-zélandais.

    Pour Louise Upston, ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, ce retour en 2027 constitue une véritable vitrine mondiale pour la région du Waikato. Au-delà du simple spectacle sportif, les retombées économiques et le soutien direct aux entreprises locales justifient cet investissement étatique.

    Une opportunité en or pour les talents locaux

    L’étape de Raglan ne sert pas uniquement de terrain de jeu pour les cadors du circuit. L’édition 2026 a notamment permis à des surfeurs locaux comme Billy Stairmand, Alani Morse et Tom Butland de se frotter au plus haut niveau de compétition.

    La direction de la WSL confirme que cette dynamique d’intégration sera conservée l’année prochaine. Des trials locaux seront de nouveau organisés pour attribuer deux wildcards, garantissant la présence de représentants kiwis dans le tableau principal. Une excellente nouvelle pour la scène compétitive nationale, en attendant que le calendrier complet de la saison 2027 soit dévoilé plus tard dans l’année.

    L’œil de la rédac’ : Manu Bay, vraiment taillée pour l’élite ?

    Si l’on ne peut nier le succès populaire de la dernière édition — marquée par la précision chirurgicale du champion du monde Yago Dora, le masterclass de Sawyer Lindblad ou encore la victoire historique de Carissa Moore — l’intégration définitive de Raglan sur le CT soulève quelques questions légitimes sur la qualité des vagues.

    Soyons clairs : Manu Bay est une gauche magnifique. Elle est longue, super rapide et extrêmement ludique. C’est un pur bonheur à surfer au quotidien, ou à filmer avec une belle lumière rasante au lever du jour. Mais est-ce pour autant le spot idéal pour un événement du World Championship Tour ? Le doute est permis.

    Sa configuration favorise indéniablement un surf très répétitif, axé quasi exclusivement sur le travail de rail. Sur ces longs murs, il y a finalement très peu d’opportunités pour engager des manœuvres aériennes massives ou aller chercher des tubes profonds, des éléments pourtant cruciaux pour faire grimper les scores et enflammer les foules dans le surf moderne. Le spectacle, bien que fluide, risque de manquer d’explosivité sur la durée.

    Et vous, quel est votre avis sur ce retour à Raglan ? La perfection de la ligne l’emporte-t-elle sur le manque de radicalité de la vague ? Exprimez-vous dans les commentaires !

    Pas mal cet air quand même de Yago Dora….