L'océan, qu'il aimait tant, a fini par l'emporter. La communauté internationale du surf est sous le choc après l'annonce du décès de Martin « Mantega » Cirko, survenu le 23 février dernier sur le spot de Praia do Canal, dans la région d'Aljezur au sud du Portugal. Âgé de 39 ans, ce surfeur et artiste d'origine brésilienne, établi en Allemagne, laisse derrière lui une famille dévastée et un vide immense sur les pics de l'Algarve.
Selon les premiers rapports de la Police Maritime et les témoignages de ses proches, Martin surfait avec un ami lorsqu'il s'est retrouvé en difficulté. Après avoir disparu de la surface durant quelques minutes, il a été ramené sur le rivage par son compagnon de session. Malgré l'intervention rapide des pompiers et des secours aériens, les tentatives de réanimation pratiquées sur le sable sont restées vaines.
Martin n'était pas un surfeur novice. Décrit comme un homme de la nature et un aventurier aguerri, il connaissait les risques de l'océan. Sa compagne, Sophia, a tenu à lui rendre un hommage poignant, le décrivant comme un « professionnel du risque » qui vivait avec deux mantras simples : « Vida boa » (la belle vie) et « Sem medo » (sans peur).
D'origine germano-brésilienne, celui que tout le monde surnommait « Mantega » était une figure lumineuse. Artiste et surfeur charismatique, il avait récemment passé du temps en Catalogne avant de rejoindre les côtes portugaises. Sa générosité et sa sensibilité — il était « le genre d'homme à pleurer de bonheur », confie sa compagne — ont marqué tous ceux qui ont croisé sa route.
Martin laisse derrière lui sa femme et leur petite fille de 18 mois, Violetta. Pour soutenir sa famille dans cette épreuve insurmontable, des collectes de fonds ont été lancées sur GoFundMe et PayPal. Le message de la famille est clair : Martin est parti en faisant ce qu'il aimait le plus au monde, dans un lieu magnifique, fidèle à ses rêves.
À Praia do Canal, l'ambiance n'est plus à la fête, mais au recueillement pour un homme qui aura vécu sa passion jusqu'au bout.
Repose en paix, Mantega.