Il y a des concepts qu’on découvre un peu tard… et qu’on regrette de ne pas avoir suivis dès le début. Dusty Surfboards fait clairement partie de ceux-là. Portée par Arnaud Mestelan, cette série YouTube remet à l’eau des planches anciennes, parfois plus vieilles que ceux qui les surfent aujourd’hui, pour une seule raison : voir ce qu’elles racontent encore dans les vagues.
Ici, pas de nostalgie forcée ni de démonstration technique. Le surf parle, simplement.
Dusty Surfboards s’appuie sur la collection personnelle d’Arnaud Mestelan et de ses amis, véritables gardiens du patrimoine surf. Chaque épisode met en lumière une planche vintage, son histoire, son shape, son époque… mais surtout son comportement réel dans l’eau, loin des fantasmes.
Sessions partagées, échanges spontanés, ressentis à chaud : la série relie planches, surfeurs et spots, sans sur-explication. Une approche rare, presque brute.
Le premier épisode frappe fort avec un longboard shapé au début des années 60 par George Rice. Importée de Melbourne par des surfeurs australiens venus explorer les vagues basques, cette planche a traversé les décennies.
Testée à Parlementia, à Guéthary, elle n’est pas qu’un objet de collection : elle a servi à former de nombreux jeunes surfeurs au club Le Surfing. Une planche chargée d’histoire, remise à l’eau sans filtre.
Dans l’épisode 2, direction une pièce rare du surf français : un single fin en bois shapé en 1977 par Baptiste Dupouy.
Arnaud Mestelan la teste dans deux contextes opposés : une longue session frontside à Mundaka, puis un passage backside à Lafitenia. Deux vagues, deux lectures, un même verdict : la planche impose son rythme et sa logique.