Ivanka Trump surfe pendant que l’Amérique brûle, et alors ?

12 juin 2025

On s’en fout, mais visiblement pas tout le monde. Ivanka Trump, ex-conseillère de papa et influenceuse en reconversion lifestyle-océan, a posté une photo d’elle en train de surfer pour la Journée mondiale des océans. Jolie glisse, jolie lumière, joli message ? Raté.

Au moment exact où son paternel envoyait la Garde nationale mater les manifestations contre les expulsions massives d’immigrés, Ivanka se prenait pour une waterwoman, pieds bien calés sur la mousse, sourire Colgate au vent. Résultat : les réseaux sociaux se sont déchaînés comme un shorebreak à Nazaré.

« Mon père met le feu au pays, moi je vais surfer ! Lol ! »

« Le narcissisme ne tombe jamais loin de l’oranger. »

« Pendant que l’Amérique brûle, elle surfe. »

Une pluie de commentaires, entre ironie mordante et colère bien sentie. Certains l’ont même comparée à Marie-Antoinette : version boardshort et lycra, façon "Qu’ils mangent de la wax".

Un post, un océan d’indifférence

Ce qui devait être une ode aux océans est devenu un chef-d’œuvre de dissonance. Car oui, il existe une règle d’or sur les réseaux : si ton clan politique déclenche une crise humanitaire, évite peut-être de poster une photo les pieds dans l’eau comme si de rien n’était.

Mais Ivanka s’en fout. Et c’est peut-être ça le plus fascinant. Son truc, c’est le lifestyle. Une glisse proprette, sur vague artificielle (merci Kelly Slater), assistée par coach VIP (merci Raimana), et surtout sans trop d’éclaboussures.

Un surf aseptisé. Un surf de magazine. Un surf sans la merde.

L’image avant la réalité

Dans un monde où les vagues sont générées sur commande et les messages calibrés pour l’algorithme, Ivanka Trump surfe. Pas parce qu’elle aime ça. Mais parce que ça fait bien dans le feed.

Son sourire ? Ultra-bright. Son surf ? Ultra-coaché. Son timing ? Ultra-maladroit. Ou au contraire, parfaitement assumé ? Après tout, pendant que les médias se passionnent pour sa session de mousse, personne ne parle de la répression, des disparitions, des camps.

Qu’on la laisse surfer, non ?

Alors oui, on pourrait s’indigner. Mais à quoi bon ? Le vrai malaise n’est pas dans la photo. Il est dans le monde où une image de surf peut servir de fumigène politique. Où une glissade devient un écran de fumée.

Alors surfons. Rions. Grinçons des dents. Et rappelons-nous qu’une vague peut aussi servir à détourner l’attention.

Ou comme disait une certaine Antoinette avant de perdre la tête : « Tant qu’il y a du swell... »

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