Snapt 5 vient à peine de sortir gratuitement sur YouTube que la machine s’emballe déjà : plus de 15 000 vues en moins d’une heure, une section commentaires en fusion, et l’impression rare d’assister en direct à un moment historique. Car ce cinquième opus, présenté comme le dernier de la saga culte de Logan Dulien, n’est pas seulement une vidéo de surf : c’est une déclaration d’amour au freesurf pur, brut, sans algorithme ni filtres, dans un monde saturé de contenus éphémères.
Depuis vingt ans, Snapt est devenu l’une des collections les plus importantes de l’histoire du surf moderne. Une série basée sur un principe simple, mais devenu presque impossible aujourd’hui : demander aux surfeurs de mettre de côté leurs meilleurs clips pendant plusieurs années pour un film unique. À l’ère des stories à la chaîne et de la pression des sponsors pour poster chaque semaine, c’est un défi colossal.
Pour Snapt 5, Dulien a une nouvelle fois réussi un tour de force : plus de cinquante surfeurs réunis dans un même film, dont Mason Ho, Harry Bryant, Noa Deane, Jack Robinson, Clay Marzo, Asher Pacey, Parker Coffin, ou encore Taro Watanabe. Pour la première fois, une section groms fait son apparition, avec… 29 kids ! Rien que la collecte des clips a été un casse-tête monumental.
La première mondiale du film avait été annoncée pour août 2025 lors du US Open à Huntington Beach, suivie d’une tournée en Australie en septembre. Mais entre-temps, l’attente est devenue démesurée. Au fil des avant-premières et des projections itinérantes, la ferveur n’a fait que grandir — notamment grâce à un partenariat inattendu avec Blak Bear Surf Club, dont le film Ride The Line accompagne Snapt 5 lors de la tournée.
Ces “party premieres”, façon ancienne école, sont une signature de Logan Dulien : rassembler la communauté, projeter le film dans des surf shops, des parkings, des cinémas improvisés. Une tournée qui a déjà traversé les États-Unis d’est en ouest, avant de se poser ce soir sur YouTube pour la première diffusion libre.
Logan Dulien l’a répété : Snapt 5 sera le dernier. Pas par manque d’envie ou d’inspiration, mais parce que coordonner un tel projet est devenu titanesque. Les obligations de sponsoring, les défis logistiques, les carrières à gérer… Le réalisateur veut désormais se retirer « sur la ligne de touche » et soutenir les surfeurs autrement. Snapt 5 apparaît donc comme un adieu chaleureux, presque nostalgique.
Il représente tout ce qui fait la force du surf filmé : du style, du gros engagement, des sections explosives, et surtout cette magie rare des clips totalement inédits, qui n’ont jamais circulé sur Instagram.
Si tu n’as pas encore cliqué, c’est le moment : Snapt 5 n’est pas juste un autre surf movie, c’est un héritage culturel, un condensé de freesurf moderne et la conclusion d’une saga qui a influencé toute une génération. Et vu l’explosion de vues dès la première heure, on peut déjà dire une chose :
Snapt 5 est officiellement le banger de l’année.