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Dans le township d’Imizamo Yethu, près du Cap, l’initiative locale Ocean School offre aux jeunes un refuge face aux violences urbaines grâce à la pratique régulière du surf. Chaque semaine, des écoliers troquent la précarité des ruelles pour l’océan, développant confiance et résilience. Rencontre avec la jeune Othandwayo, pour qui l’eau est devenue une école de vie.
Un sanctuaire aquatique face à l’insécurité du township
À Imizamo Yethu, banlieue défavorisée d’Hout Bay, le quotidien des mineurs reste rythmé par les risques d’agressions et les fusillades récurrentes. Pour contrer ce milieu anxiogène, le programme Ocean School propose des sessions de glisse encadrées chaque mardi après l’école.
Pour les parents, l’enjeu dépasse l’apprentissage de la natation : il s’agit d’offrir un encadrement sécurisé par des référents de confiance, maintenant les adolescents à l’écart des dérives de la rue.
La glisse comme outil de résilience psychologique
D’abord confrontés à l’appréhension de la chute, les participants apprennent à apprivoiser l’élément marin et à adapter leurs trajectoires au déferlement des vagues. « On ne peut pas contrôler l’océan, il faut suivre son mouvement. J’apprends de chaque vague », souligne Othandwayo.
Au-delà de l’effort physique, cette discipline agit comme une véritable thérapie cognitive. En observant les règles de sécurité et en célébrant chaque prise de vague réussie, les jeunes renforcent leur estime de soi.
Cette dynamique collective puise également dans la philosophie locale de l’Ubuntu — l’entraide et le sens de la communauté. L’expérience acquise au line-up sert ainsi de socle aux ambitions d’Othandwayo, déterminée à poursuivre sa scolarité pour bâtir son indépendance.


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