La World Surf League pensait faire un joli coup de communication en embauchant Jacob « Zeke » Szekely pour couvrir le Bonsoy Gold Coast Pro. L’idée de départ semblait bonne : ramener un vent de fraîcheur et un esprit décalé dans les coulisses, un peu comme le faisait Paul Fisher avec son micro atypique à la grande époque.
Mais l’expérience a tourné court. Très court.
Doté d’un pass VIP et payé par l’organisation, Zeke a eu carte blanche pour interroger tout le monde, des locaux australiens jusqu’aux stars du CT comme Kelly Slater, Italo Ferreira ou Griffin Colapinto. Le problème, c’est que ses questions n’avaient rien à voir avec les dérives ou la taille de la houle. Devant la caméra, il a préféré demander aux pros leur body count (nombre de conquêtes) ou s’ils préféraient Sydney Sweeney à Megan Fox.
Forcément, le décalage frontal entre le lissage institutionnel de la WSL et l’humour brut du surfeur a fait des étincelles. Jugeant le contenu totalement inapproprié, la direction de la ligue a paniqué. Ils ont menacé de lui retirer son accréditation presse, annulé la collaboration sur-le-champ et exigé la suppression immédiate de son montage sur Instagram.
Résultat des courses ? Zeke a été remercié en moins d’une semaine, mais il a évidemment tout balancé sur sa chaîne YouTube. « Je veux juste montrer à quel point ces gars sont drôles et cools en vrai », a-t-il expliqué. Un pari réussi pour l’audience, mais un cauchemar RP pour la WSL. Au pire, il lui reste toujours le Stab High… et son compte OnlyFans pour rebondir.
Avez-vous déjà imaginé surfer une rivière en furie au beau milieu de l’océan ? Dans la région reculée de Kimberley, en Australie-Occidentale, les marées sont si extrêmes qu’elles transforment l’eau stagnante en rapides destructeurs. Les locaux fuient ce spot qu’ils surnomment le « tueur de bateaux ». Pourtant, Dylan Graves et le chargeur australien Anthony Walsh ont décidé d’y jeter leurs planches. Ce qu’ils ont trouvé dépasse l’entendement.
40 secondes en enfer
L’excitation de l’exploration a très vite laissé place à un pur instinct de survie. Oubliez les tubes massifs et prévisibles : ici, le danger absolu ne vient pas de la chute initiale, mais des tourbillons géants qui se forment dans le sillage de la vague.
Lors d’un passage chaotique, la situation a dégénéré. Anthony Walsh a été aspiré par le courant implacable du rapide, subissant un violent plaquage sous-marin de près de 40 secondes. Une véritable éternité quand on est broyé dans tous les sens par des tonnes d’eau sombre, sans aucune indication de l’endroit où se trouve la surface. « Après être resté sous l’eau comme ça, n’importe qui aurait abandonné », confie Dylan Graves, encore secoué par la scène. Mais Walsh a tenu bon, frôlant la noyade de justesse.
Le mystère de la planche fantôme
Dans ce bouillon d’écume imprévisible, même les sauvetages en jet-ski relevaient de la roulette russe. C’est dans la panique de l’une de ces récupérations in extremis que le spot a réclamé son tribut.
La planche de surf de Dylan Graves a été perdue, engloutie par le vortex en un clin d’œil. Un véritable sacrifice aux « dieux des marées » pour célébrer le fait d’être sortis vivants de ce piège. Mais la question demeure : où a-t-elle bien pu atterrir ? Poussée par des courants d’une puissance inouïe, elle dérive peut-être en ce moment même vers l’Indonésie, ou s’échouera un jour au sud de l’Australie. Si vous croisez une board fantôme sur une plage du bout du monde, vous connaissez désormais son incroyable histoire.
Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le surf en Europe du Nord. Si pour vous la Suède se résume à des petites vagues de vent et des combinaisons 6mm pour survivre à une session médiocre, la dernière vidéo de Freddie Meadows va vous coller une véritable claque visuelle.
Un « Teahupoo » au milieu des glaces
Imaginez un slab épais, mutant, qui explose sur un fond rocheux peu profond par une température frôlant le zéro. Ce n’est pas la Tasmanie, c’est la mer Baltique. Dans son dernier édit, Meadows nous emmène dans une « odyssée gelée » où l’on découvre des conditions que l’on pensait réservées aux archipels du Pacifique.
Le point d’orgue ? Une session de gros absolument terrifiante. Accompagné de pointures mondiales comme Nic Von Rupp et Andrew Cotton, le surfeur suédois a scoré une vague qui n’a rien à envier à un Tahiti des grands jours. Voir ces monstres d’eau sombre et froide se briser sous la neige est un spectacle aussi effrayant que fascinant.
Freddie Meadows : L’enfant du pays
Contrairement aux idées reçues, Freddie n’est pas un expatrié ayant simplement adopté les couleurs de la Suède pour faciliter son entrée sur le WQS. Né à Åhus, dans le sud du pays, il est le premier surfeur professionnel suédois de l’histoire. Ce projet est l’aboutissement de années de traque le long de côtes découpées, bravant des tempêtes de neige pour quelques heures de swell miraculeuses.
« Nous avons scoré des vagues qui rivalisaient avec celles de Tahiti ou des Fidji », confie le réalisateur du clip.
Pour les amateurs de sensations fortes, filez directement à la fin de la vidéo. L’engagement est total, le décor est irréel, et la performance de Meadows prouve que le talent n’a pas de frontière, même au-delà du cercle arctique. Une leçon de passion brute.
Au premier abord, j’ai cru à un fake. Une mise en scène un peu trop léchée façon Hollywood. Mais quand la légende Kai Lenny relaie l’information et que les images brutes tombent, la réalité dépasse la fiction. Ce qui s’est passé entre Santa Barbara et Carpinteria est sans doute l’un des moments les plus oppressants jamais filmés en foil.
Un jeu du chat et de la souris version prédateur
Lors d’une session de downwind épique de 30 kilomètres, Ron Takeada et ses compagnons ont survolé, sans le vouloir, un Grand requin blanc d’environ 3,50 mètres. Ce qui n’aurait pu être qu’une observation furtive s’est transformé en une traque psychologique.
Attiré par les vibrations de l’aile ou simple curiosité ? Le squale s’est mis à coller à la planche de Ron. « Il tournait à gauche, le requin tournait à gauche. Il accélérait, le requin accélérait », raconte son binôme. Un duel silencieux où la moindre chute aurait pu transformer cette session en drame.
La Californie en alerte « Marine Heatwave »
Si les experts prédisent un été particulièrement « sharky » en Californie, c’est que l’océan Pacifique subit actuellement une vague de chaleur marine. De Huntington Beach à Newport, les interactions se multiplient, mais rarement avec une telle insistance.
Pendant de longues minutes, Ron a dû garder son sang-froid, maintenant son vol au-dessus de l’eau alors que l’aileron fendait la surface juste derrière lui. Une preuve de maîtrise technique absolue sous une pression que peu de surfeurs aimeraient connaître. Le prédateur a fini par s’éloigner, laissant les riders terminer leur run, le cœur à 200 bpm. La nature est belle, mais elle sait nous rappeler qu’on n’est que des invités.
Le surf a ce pouvoir unique de nous propulser dans des rêves éveillés. Pour toute une génération, l’image de Dave Rastovich glissant sur une droite cristalline en Inde, déferlant le long d’une jetée en bois, est restée gravée comme une icône de l’aventure pure. C’était dans « Castles In The Sky » de Taylor Steele.
Aujourd’hui, une nouvelle vidéo met en lumière ce spot, ravivant le mythe de cette île perdue, sorte d’atoll corallien recouvert d’une jungle épaisse. Le contraste est total : d’un côté, le chaos organique des ports indiens, les traversées risquées sur des barques bondées et l’odeur du poisson frais ; de l’autre, une perfection liquide improbable.
Ce qui rend ce spot unique ? Ce ponton massif planté au milieu du line-up. On y court, on saute, et on se retrouve instantanément dans le tube. Un « dream trip » qui nous rappelle que les plus belles vagues sont souvent celles qui demandent le plus de patience.
Après une annonce qui a secoué le surf français, Johanne Defay profite de son année « off » pour se ressourcer sur son île intense. Mais ne vous y trompez pas : la championne n’a pas rangé la planche au garage. Entre deux moments privilégiés avec sa fille, la Réunionnaise prépare activement son retour sur le CT en 2027.
Dans son dernier vlog, elle nous plonge dans l’intimité d’une journée type. Au programme ? Une session matinale pour retrouver le « flow » suivie d’un entraînement physique intense l’après-midi.
« Les sensations reviennent doucement à l’eau et à l’entraînement », confie-t-elle avec ce sourire qu’on lui connaît tant.
Entourée de ses amis, Johanne mise sur le plaisir et la motivation collective pour garder le rythme sans la brûlure du lycra de compétition. C’est une athlète apaisée, mais toujours aussi affûtée, qui nous prouve que s’éloigner du circuit est parfois le meilleur moyen de revenir plus forte. Une parenthèse nécessaire pour mieux briller l’an prochain.
Il existe des surfeurs talentueux, et puis il y a Clay Marzo. Un électron libre, un prodige qui semble lire l’océan dans une langue que nous ne comprenons pas. On le sait capable de manœuvres mutantes sur ses thrusters habituels, mais le voir débarquer avec un twin fin sous le bras, c’est un peu comme voir un pilote de F1 faire un chrono record avec une voiture de collection.
Dans cette séquence brute filmée par sa compagne Leilani Zerkle, l’intimité du moment laisse place à une performance irréelle. Clay ne surfe pas pour les juges, ni pour les sponsors, il surfe pour lui. Sur ses modèles Album Surfboards (le Warptwin et le VBSM en 5’11”), il transforme un slab technique et capricieux en un terrain de jeu élastique.
Là où n’importe quel mortel subirait la vague, Marzo enchaîne des tubes, courbes et des laybacks d’une radicalité effrayante, avec cette fluidité et cette vitesse propre aux Twins. C’est cool à visionner. Une question demeure : y a-t-il vraiment une planche que ce type ne peut pas dompter ? Regardez bien, car des talents aussi purs, on n’en croise qu’un par génération.
Difficile de parler de « rookie » pour un surfeur qui possède déjà une médaille d’or olympique et une finale à Teahupo’o au compteur. Pourtant, en ce mois d’avril 2026, Kauli Vaast fait officiellement ses premières armes en tant que membre permanent du Championship Tour (CT). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le baptême du feu est particulièrement piquant.
La loi du « 0,5 point »
Le Tahitien vient de publier le premier épisode de sa nouvelle série de vlogs, nous plongeant dans les coulisses de l’étape de Bells Beach. Ce qu’on y découvre, c’est la face cachée de la compétition de haut niveau : une préparation millimétrée, des heures de voyage et de sessions de « free surf » intensives, pour finalement voir tout s’écrouler en une seule série de 30 minutes.
Le constat est cruel : Kauli a entamé sa campagne 2026 avec deux éliminations consécutives, les deux fois par moins d’un demi-point d’écart. Dans ce nouveau format de la WSL où le droit à l’erreur n’existe plus (pas de tour de repêchage pour les têtes de série les plus basses), chaque micro-erreur se paie cash.
Apprendre à perdre pour mieux rebondir
« C’était un début d’année difficile, mais on apprend et on passe à la suite », confie Kauli avec une maturité désarmante. Pour un « goofy-footer » (pied droit devant), la tournée australienne et ses longues droites est un test de patience et de technique.
Si le prochain rendez-vous à Snapper Rocks s’annonce encore comme un défi stratégique, la suite de la saison devrait enfin jouer en sa faveur. Avec le retour de tubes massifs à Fidji, Tahiti et Pipeline, Kauli Vaast aura l’occasion de transformer cette frustration en performance pure. En attendant, son vlog offre une immersion rare dans le mental d’un champion qui apprend, dans la douleur, que le CT ne fait aucun cadeau, même aux rois de l’Olympe.
C’est un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde. Dans le paysage souvent désertique des podcasts de surf en français, Impact Zone fait figure d’oasis. Et pour leur dernier épisode, l’équipe a frappé fort en invitant une véritable légende de l’ombre de notre industrie : Emmanuel Loheac.
Un parcours hors norme : de l’âge d’or de Gotcha à l’empire PULLIN
Si vous portez un boxer en lycra imprimé aujourd’hui, c’est un peu grâce à lui. Mais résumer Emmanuel Loheac à la création de PULLIN serait une erreur monumentale. Ce que j’ai trouvé de fascinant dans cet échange, c’est la trajectoire d’un homme qui a navigué au sommet des plus grands noms du milieu.
Saviez-vous qu’il a été aux commandes de Gotcha et de DC Shoes Europe ? Durant cet épisode, il revient sur ces années « rock’n’roll » où l’industrie du surf dictait la mode mondiale. Il ne s’agit pas d’une simple success story lisse et ennuyeuse, mais d’un témoignage brut sur la réalité du business des action sports.
« Plus de 25 ans d’erreurs et de renaissances »
Ce qui fait la force de cet Impact Zone, c’est la franchise de Loheac. Il nous livre un regard sans filtre sur :
L’audace nécessaire pour lancer le premier boxer technique en 2000.
Les erreurs stratégiques qui forgent un entrepreneur.
Sa vision sur l’évolution (parfois cruelle) du marché du surfwear actuel.
Que vous soyez un entrepreneur en herbe ou simplement un passionné de la culture surf des années 90 et 2000, ce podcast est une mine d’or. On y comprend comment une marque née dans les Landes a réussi son expansion internationale, mais aussi comment rester pertinent quand les tendances s’essoufflent.
Mon conseil : Foncez l’écouter. C’est le genre d’histoire qui rappelle que derrière nos marques préférées, il y a surtout des prises de risques insensées.
Le fleuve Qiantang, en Chine, n’est pas un cours d’eau comme les autres. Connu pour abriter le plus grand mascaret du monde, surnommé le « Dragon d’Argent », il vient de nous offrir des images qui défient les lois de la physique. Ce n’est plus seulement une vague de 9 mètres de haut qui remonte le courant, c’est un ballet géométrique hypnotisant.
Imaginez deux courants massifs arrivant de directions opposées. Lorsqu’ils se rencontrent, le choc ne crée pas seulement des éclaboussures, mais une véritable collision de forces fluides. En quelques secondes, l’interaction des vagues redessine le lit du fleuve, sculptant des motifs en spirales et des fractales dans le sable qui semblent presque artificielles.
« C’est la dynamique des fluides en action… là où les courants interagissent, des motifs émergent et le paysage se transforme constamment », explique-t-on sur place.
Un terrain de jeu mythique pour les surfeurs
Si ce spectacle visuel ravit les drones, il a longtemps été le terrain de chasse des surfeurs de l’extrême. On se souvient du Red Bull Qiantang Shootout où des pionniers comme Jamie O’Brien venaient défier cette onde capable d’atteindre 40 km/h.
Mais la magie du fleuve réside dans son imprévisibilité. « Chaque jour est différent », affirmaient les locaux lors des compétitions passées. Ce qui n’était qu’une onde de choc hier devient aujourd’hui une œuvre d’art éphémère gravée dans les sédiments. Un rappel brutal, mais magnifique, que dans l’eau, rien n’est jamais figé.
C’est une séquence qui coupe le souffle et rappelle pourquoi le spot de Cape Solander, affectueusement surnommé « Ours » par les locaux, est considéré comme l’un des plus dangereux de la planète. Lucas Chianca, alias « Chumbo », vient de partager des images de sa dernière session en Australie, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le prodige brésilien a flirté avec ses limites.
Connu pour sa domination insolente sur les montagnes d’eau de Nazaré, Chumbo s’est attaqué ici à un tout autre monstre. Ours n’est pas une vague spécialement connu pour sa taille, c’est une vague épaisse, un « slab » qui explose dans quelques centimètres d’eau, juste devant une falaise de dalles rocheuses. Sur la vidéo, on voit le Brésilien s’engager dans un tube monstrueux avec un calme olympien. Mais, comme souvent à Ours, le tube ferme suite à un backwash.
Pourquoi n’importe qui d’autre y serait resté
Projeté violemment dans le « bouillon », il est aspiré vers les rochers que les Bra Boys craignent tant. Là où un surfeur lambda aurait succombé à la panique ou aux impacts, Chumbo fait preuve d’un calme hors norme. Magré une apnée conséquente, il ressort des écumes sans une égratignure. Je pense qu’il a touché ou frôlé les rochers de près.
Imaginez un instant : vous habitez à Ericeira, avec des tubes world-class à votre porte. Pourquoi tout plaquer pour s’enfermer dans des aéroports, traverser des pistes poussiéreuses en pick-up et finir par attendre 10 jours sous une tempête de sable ? La réponse tient en un mot : Orienta.
Le pari fou d’un « right point » désert
Pour Miguel Blanco, la quête du Graal ne se trouve pas sur Google Maps. Le surfeur portugais a décidé de suivre une simple intuition, une rumeur concernant une droite perdue quelque part sur le littoral africain.
« On est partis chercher une vague sans trop savoir quand, ni où, si elle allait fonctionner », confie-t-il.
Après une semaine de doutes, de sable dans les yeux et d’attente interminable, la magie a fini par opérer. Le décor ? Une eau cristalline, du sable jaune vif, et une droite interminable qui déroule sur des centaines de mètres. Le choc : pas une seule âme à l’horizon.
Une seule planche pour des tubes infinis
Fidèle à l’esprit minimaliste de l’expédition, Miguel n’a emporté que deux planches, passant la quasi-totalité de son temps sur un twinnie signé Akila Aipa. Un choix audacieux pour dompter des sections parfois très « rondes » et imprévisibles.
Si la tentation est grande de vouloir épingler ce spot sur une carte, on respectera ici la règle d’or : on ne nomme pas ce paradis. À l’heure où chaque recoin de la planète est tagué sur Instagram, Blanco nous rappelle que le vrai luxe en 2026, c’est de surfer une merveille avec ses seuls amis. Un souvenir gravé à vie, loin de la foule et du bruit, que vous pouvez découvrir dans son dernier projet visuel.
Le message est clair : la route est longue, mais elle en vaut encore la peine.
Tristan Guilbaud vient de dévoiler le premier épisode de sa web-série, un projet intime qui retrace un parcours loin d’être un long fleuve tranquille. Ce n’est pas seulement du surf ; c’est l’histoire d’un gamin de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui a transformé un rêve d’enfant en une carrière de dix ans au plus haut niveau.
Tout a commencé dans un garage vendéen
Si Tristan a pris ses premières vagues à 4 ans à Tahiti (Papenoo), c’est bien dans le garage familial en Vendée que tout s’est joué. Il se souvient encore de l’odeur de la résine et du bruit du ponçage lorsque son père lui fabriquait sa première planche. Ce lien père-fils, d’abord dans l’eau puis derrière la caméra, a été le socle de sa construction. De ses années en sport-étude à Bayonne jusqu’à son immersion chez la famille Beven (coach de Jérémy Florès), Tristan a tout fait pour atteindre l’excellence.
La « claque » téléphonique à 20 ans
Le documentaire révèle un moment charnière : alors qu’il rentre d’un séjour formateur en Australie et qu’il intègre le top 10 européen pro junior, Tristan perd son sponsor principal… par téléphone. Une claque brutale qui aurait pu le stopper net. Au contraire, cette épreuve a décuplé sa détermination. Sans sponsor, il a continué de travailler pour prouver qu’il avait sa place parmi les pros.
L’œil de la rédaction : un talent pur parfois bridé
Le petit plus d’Icones Surf : Pour avoir partagé un trip au Cap-Vert avec lui (on aperçoit d’ailleurs une image dans le film), je peux vous dire que Tristan est un surfeur de courbes et de puissance. En le voyant charger à Punta Preta, j’ai compris que le circuit de compétition classique ne lui rendait pas toujours justice. C’est un surfeur qui a besoin de longs murs, comme à J-Bay, pour exprimer son plein potentiel.
On le voit partout : de Pipeline aux rivières du Texas, Jamie O’Brien est la figure de proue du surf-divertissement. Mais derrière les vlogs survitaminés et les sessions en soft-top, la réalité financière est bien plus complexe qu’un simple compteur de vues. Dans une récente confidence, le plus célèbre des « Free Surfers » a levé le voile sur ses revenus YouTube, et les chiffres risquent de vous surprendre.
Entre jackpot et déficit : la réalité du business
JOB ne s’en cache pas : sur la plateforme de Google, c’est tout ou rien. « Dans un bon mois, je peux toucher 40 000 dollars« , avoue-t-il. Une somme qui fait rêver, mais qui cache une face B beaucoup plus sombre. Lors des périodes creuses, ses revenus chutent drastiquement aux alentours de 5 000 dollars.
Le problème ? Faire tourner une telle machine coûte cher. Entre les salaires de ses cadreurs (sol et drone) et les frais de déplacement constants, un mois à 5 000 $ est synonyme de perte nette pour l’Hawaïen.
« Je ne gagne pas une fortune »
Si l’on pourrait croire que Jamie roule sur l’or grâce aux publicités, il remet les pendules à l’heure. Pour lui, YouTube n’est pas une fin en soi, mais un levier. « C’est un outil pour faire grandir mes marques », explique-t-il. Sans une audience captive de 150 000 à 200 000 vues par vidéo, le modèle s’essouffle vite.
Le combat contre l’algorithme
Comme tout créateur, JOB subit la loi d’un algorithme qu’il juge imprévisible. « C’est une montagne russe. On teste un concept, si ça ne prend pas, on passe à autre chose. » Pour Jamie, la survie dans le surf business en 2026 ne tient pas seulement à la taille des vagues surfées, mais à la capacité de rester pertinent sur un écran de smartphone.
Vouloir cocher une case sur sa « bucket list » est une chose, finir dans une cellule haïtienne en est une autre. Le célèbre youtubeur Ben Gravy, connu pour son projet fou de surfer dans chaque pays du globe, vient de vivre l’expérience la plus tendue de sa carrière. En tentant de franchir la frontière entre la République Dominicaine et Haïti à la nage, planche sous le bras, le surfeur a frôlé la catastrophe.
Une « gauche » un peu trop engagée
Le plan paraissait simple, presque poétique : au sud de l’île, une embouchure de rivière offre une vague en A-frame. Prenez la droite, vous restez en République Dominicaine. Prenez la gauche, et vous glissez directement dans les eaux territoriales d’Haïti. C’est exactement ce qu’a fait Gravy pour valider son 27ème pays. Problème : Haïti traverse actuellement l’une des crises les plus violentes de son histoire, avec une capitale contrôlée à 90 % par des gangs armés.
« Ils auraient pu jeter la clé »
L’aventure a tourné court lorsque le surfeur et son équipe ont été interceptés par les autorités locales. Pas de tampon sur le passeport, pas d’autorisation, juste une entrée illégale par la mer. Detenus et interrogés, ils ont dû faire face à un général pour le moins perplexe.
« Après de longues explications, il a fini par trouver l’idée tellement stupide et nous tellement fous qu’il ne savait plus quoi faire de nous », confie Ben Gravy, encore sous le choc. Le général a été clair : il aurait pu les enfermer pour de bon. Finalement, après un sérieux rappel à la loi, le groupe a été escorté par la police armée jusqu’à leur véhicule.
Le conseil du jour ? Gardez vos dérives du bon côté de la frontière. La chance ne sourit pas deux fois aux surfeurs trop distraits.
C’est le transfert qui fait vibrer la planète free-surf en ce début d’année. William Aliotti, l’un des seuls surfeurs français free-surfeurs de sa génération, vient d’officialiser son entrée dans la prestigieuse Billabong Adventure Division. Pour marquer ce nouveau chapitre, le Français livre une épopée visuelle à travers plusieurs pays. Une vidéo simple mais agréable.
Une quête mondiale semée d’embûches
Intitulée simplement pour célébrer cette nouvelle « aventure », la vidéo nous embarque dans un périple qui n’a pas été de tout repos. Pendant des mois, William a parcouru les continents à la recherche de la perfection. Du Panama aux spots plus secrets, le surfeur a dû composer avec une météo capricieuse et des sessions frustrantes.
« Le surf ne se plie pas à l’intention », confie William. Parfois, des semaines de voyage se résument à une seule vague.
Le retour aux sources : un final stratosphérique
C’est finalement là où tout a commencé que la magie a opéré. De retour en Europe, alors que la pression retombait, les éléments se sont enfin alignés. Sur les plages du Portugal et surtout sur ses terres en France, William a retrouvé son flow.
Équipé de ses planches fétiches — Twin Fins et modèles asymétriques — il repousse les limites de la trajectoire avec une fluidité déconcertante. L’apothéose ? Un tube landais absolument stratosphérique en fin de vidéo, qui justifie à lui seul les milliers de kilomètres parcourus.
C’est le genre de secret que l’on garde normalement pour soi, mais quand la magie opère avec une telle intensité, elle finit toujours par filtrer. La vidéo « UNSEEN » vient de capturer l’essence même du surf landais : un banc de sable éphémère, une lumière d’automne/hiver et une gauche qui semble avoir été dessinée à la règle.
Lucien Redon à la réalisation.
Un alignement des planètes rarissime
Pendant quatre jours consécutifs, un banc de sable sur la côte landaise a décidé de s’éveiller. Personne à l’eau, des gauches parfaites, juste la bonne marée et le bon angle de houle. À l’eau, un quatuor de locaux qui connaît la zone par cœur : Vincent Barrère, Louis Popinel, Paul-Loup Laborde et PV Laborde.
Le paradis des « goofy-footers »
Si vous surfez pied droit devant, ces images risquent de vous hanter. On y voit une machine à tubes dérouler sans fin sur un sable parfaitement sculpté. Le montage est sobre, la musique est juste, et le niveau des surfeurs rend hommage à la qualité de la vague.
« UNSEEN » porte bien son nom : c’est la capture de ces moments fugaces, où la nature offre un cadeau à quelques amis seuls au line-up. Pas de foule, pas de bruit, juste le sifflement du vent dans le tube. Une pépite visuelle qui nous rappelle pourquoi on passe autant de temps à scruter les cartes météo.
Le surf mondial a-t-il retrouvé son grain de folie ? Si vous pensiez que l’ASP (l’ancienne ligue pro) était enterrée, préparez-vous à un sérieux choc thermique. Sous l’impulsion de Jordan « Djoko » Sevellec et du soutien de Billabong, le Anti Surf Project (ASP) vient de lâcher le teaser de son nouveau projet de long-métrage : Pirates, Not Porate.
L’esprit « punk » au cœur du line-up
Loin des lycras de compétition et des scores millimétrés, ce collectif basque réunit des surfeurs un peu « underground ». Ici, on mélange du surf aérien, une ambiance punk et une esthétique rétro des années 2000. Le film, réalisé par Baptiste Derrien et Théo Preuilh Gereaume, documente une année de pur chaos créatif autour du globe.
Au casting, on retrouve les figures locales qui font bouger les lignes : Tibo Manson, Diego Torre, Mathis Martinelly ou encore Jordan Noodles. À chaque sortie de leur vidéo, j’aime les partager car elle sont toujours rafraichissantes et on y voit des vagues différentes.
Une tournée européenne qui s’arrête chez nous
Après un lancement explosif à Ericeira le 14 mars, la bande de copains s’apprête à envahir nos côtes. Pas de tapis rouge, mais une ambiance garantie dans les bars et cinémas locaux. C’est l’occasion de voir du bon surf sans le filtre poli des réseaux sociaux.
Notez bien les dates dans la région :
21 mars : Le Triangu, Sopelana
28 mars : Le Newquay, Biarritz
3 avril : Le Royal, Biarritz (Clôture de la tournée)
L’ASP est de retour, mais pas celle que vous croyez. Et honnêtement, c’est ce qui pouvait arriver de mieux au surf en 2026.
S’il y a bien une voix qui ne s’est jamais laissée lisser par les départements marketing des majors du surf, c’est celle de Joel Tudor. Le double champion du monde de longboard, gardien autoproclamé du « core », vient de signer une apparition d’anthologie dans le dernier épisode du podcast Pinch My Salt, animé par Sterling Spencer et son cousin Ryan. Et comme on pouvait s’y attendre, Tudor n’a pas fait dans la dentelle.
L’épidémie des « pailles en plastique » de l’océan
Joel Tudor n’a jamais caché son mépris pour la démocratisation sauvage du surf, mais il a trouvé une nouvelle analogie percutante : pour lui, les planches en mousse (soft-tops) sont les « pailles en plastique » de l’océan. Plus qu’un simple problème de matériel, Tudor y voit le symbole de la fin de l’étiquette au line-up.
Selon lui, la prolifération de ces engins permet à des « goobers » (débutants maladroits) d’occuper des zones critiques sans aucune connaissance des règles de priorité ou de sécurité. « Les médias s’enflamment pour des conneries », lâche-t-il, déplorant que la culture du surf ait été sacrifiée sur l’autel de l’accessibilité à tout prix.
Kelly Slater et Jonah Hill sous le feu des critiques
Le segment le plus piquant reste sans doute celui consacré aux icônes. Tudor remet en question la place de Kelly Slater et de l’acteur Jonah Hill sur la pyramide du « core ». Pour Joel, la frontière entre le surfeur authentique et l’acteur est devenue trop floue.
Il va même jusqu’à questionner la légitimité des ceintures de Jiu-Jitsu de Slater, tout en dénonçant les théories du complot qui gravitent autour du WSL (World Surf League). Pour Tudor, le surf de compétition moderne est une machine déconnectée de l’âme du sport, où l’image prime désormais sur l’essence même de la glisse.
Les aveux : Surftech et l’hypocrisie « éco »
Fait rare, Joel Tudor a également fait preuve d’une certaine autodérision en revenant sur ses propres erreurs de parcours. Il a évoqué son implication passée avec Surftech, reconnaissant l’ironie (et le péché) de construire des planches dites « éco-responsables » dans des usines asiatiques. Une critique acerbe de l’industrie qui tente de se racheter une conscience écologique à peu de frais tout en délocalisant la production à l’autre bout du monde.
Anecdotes de voyage : Laird, Kong et la « Princesse Française »
Entre deux coups de gueule, Tudor a distillé quelques pépites issues de ses décennies de voyage. Il a notamment raconté une histoire rocambolesque de « kleptomanie mineure » lors d’un trip avec Laird Hamilton et Kong (Gary Elkerton). Imaginez un peu l’ambiance dans le van…
Il a également expliqué l’origine de son surnom de « French Princess », Le surnom de « French Princess » (la Princesse Française) lui a été collé par la bande d’Australiens ultra-virils de l’époque, menée par Gary « Kong » Elkerton. Voici pourquoi :
Le côté « Diva » : Joel aimait le confort, les bons hôtels et le raffinement européen. Pour Kong et sa clique, qui voyaient le surf comme un sport de gladiateurs, cette attitude de « gamin précieux » qui se plaignait si le vent tournait mal ou si le café n’était pas bon était insupportable. Ils ont donc commencé à l’appeler la « Princesse Française » pour se moquer de son côté sélectif et un brin hautain.
Le contraste de style : À l’époque, le surf mondial était dominé par une esthétique « agro » et très macho, portée par les Australiens. Joel, lui, arrivait avec son style californien ultra-léché, ses cheveux longs, son élégance naturelle sur un longboard et un côté très « esthète ».
L’attitude en France : Lors d’un séjour sur la côte basque et landaise (notamment à Biarritz et Hossegor), Tudor ne s’est pas gêné pour exprimer ses exigences. Il était très sélectif sur la qualité des vagues, sur la nourriture, et refusait de se plier au moule « bière-bagarre-dortoir » des Aussies.
Il a réaffirmé sa fidélité indéfectible à Skip Frye, tout en découvrant que l’animateur Sterling Spencer partageait lui aussi une histoire profonde avec le shaper légendaire de San Diego.
En une heure de discussion, Joel Tudor a rappelé pourquoi il reste l’un des personnages les plus clivants, mais aussi les plus nécessaires du surf mondial. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Tudor dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas dans le line-up.
Alors que le monde du surf attendait son retour avec impatience, John John Florence vient de rappeler à tout le monde pourquoi il a choisi de prolonger son année sabbatique. Avec le lancement de sa nouvelle websérie intitulée « Vela », le triple champion du monde nous plonge dans l’intimité de son périple en haute mer, loin de la pression des lycras et des juges.
Impossible de la partager sur le site, John John a bloqué le partage….Du coup on vous met le lien
Seul au monde avec sa famille
Dans ce premier épisode baptisé « Edge of the Ocean », produit en collaboration avec Yeti, le prodige de North Shore nous embarque sur son voilier. Accompagné de sa femme Lauren et de leur fils Darwin, John John mène une existence hors du temps.
L’image est saisissante : des droites glassy parfaites qui s’enroulent sur des récifs isolés et des gauches massives aux sections finales « slabesques », le tout sans l’ombre d’un autre surfeur à l’horizon. C’est le fantasme absolu de tout pratiquant, devenu réalité pour l’Hawaïen.
Son propre patron, ses propres règles
Si beaucoup se demandaient comment ses sponsors acceptaient cette absence prolongée du circuit professionnel, la réponse est simple : John John est son propre patron. Sans pression extérieure, il choisit la liberté de l’exploration plutôt que les scores sur 10.
« Il est à l’aise dans l’inconfort », confie sa femme Lauren.
Pourtant, cette vie de rêve demande une patience infinie pour accorder la météo, les mouillages sécurisés pour sa famille et les swells capricieux. Mais quand les éléments s’alignent, le résultat est cinématographique. Un rappel puissant que, pour JJF, la vraie victoire ne se trouve plus sur un podium, mais dans le sillage de son bateau vers la prochaine vague inconnue.
Si vous pratiquez le surf depuis quelques années, vous avez probablement déjà partagé une session avec des requins sans même vous en rendre compte, surtout si vous avez voyagé. C’est le principe même de l’océan : nous ne sommes que des invités. Mais pour ce surfeur évoluant sur un spot de l’île de Fernando de Noronha, au Brésil, l’ignorance a bien failli se transformer en une rencontre beaucoup plus brutale.
Une vidéo, devenue virale ce lundi 9 mars, montre une scène qui fait froid dans le dos. À seulement quelques mètres du bord, dans une eau relativement claire et peu profonde, au moins trois requins patrouillent activement. Sur le sable, l’agitation est à son comble, notamment à cause d’un chien qui tente courageusement (ou inconsciemment) de chasser les prédateurs depuis le rivage.
C’est à ce moment précis qu’un surfeur, terminant sa vague, se dirige droit vers la zone. Totalement focalisé sur sa trajectoire, il glisse littéralement au-dessus du groupe de squales, à une distance qui ne laisse aucune place à l’erreur.
La stupeur une fois sur le sable
Ce n’est qu’une fois ses pieds posés sur le sable que l’homme a réalisé la situation. Alerté par les cris des passants et des curieux sur la plage, le surfeur s’est retourné pour découvrir les ailerons fendre l’eau là où il se trouvait une seconde plus tôt.
Son expression de choc, capturée par les témoins, résume parfaitement l’effroi de la situation. Il y a fort à parier que sa session s’est arrêtée net pour la journée. Une preuve de plus que, même sur des spots paradisiaques, la vigilance reste de mise….
Il est celui qui a redonné le sourire au surf tricolore. Après une saison 2025 d’anthologie, Marco Mignot vient de lever le voile sur les coulisses de son ascension fulgurante. Le documentaire « La Grandeza », sorti ce dimanche 8 mars 2026, n’est pas qu’un simple film de surf : c’est le récit brut, parfois aux larmes, d’un gamin qui a transformé son talent naturel en une machine de guerre pour conquérir le titre de Rookie of the Year.
« Je savais que je pouvais battre n’importe qui »
Le film nous plonge dans le monde de la compétition avec ses hauts et ses bas. On y découvre un Marco Mignot métamorphosé. Si le grand public connaissait le surfeur spectaculaire, « La Grandeza » révèle le stratège. « Marco a ce don de capter très vite », confie son entourage dans la vidéo. Un talent qui lui a permis de signer des victoires mémorables, notamment contre des pointures comme Griffin Colapinto au Portugal ou Jordy Smith.
Mais derrière les scores de plus de 9 points et les manoeuvres aériennes électriques, le documentaire dévoile la face sombre de l’élite : le doute. Après une défaite précoce au Portugal, on aperçoit Marco, incapable de dormir, partir courir à une heure du matin pour évacuer la frustration. « Je m’en fous du temps que ça prendra, je sais qu’un jour je vais me qualifier », se répétait-il alors.
L’émotion brute : le moment où tout a basculé
L’une des séquences les plus fortes du film reste sans doute l’annonce de sa qualification officielle. Marco se fait réveiller en pleine sieste par son père, en larmes. « Marco, c’est le plus beau jour de ta vie ». Un moment de partage intense qui rappelle les années de galère : les nuits dans les parkings avec son frère et son cousin, les périodes sans sponsor… « Mon père était là depuis le premier jour », lâche-t-il avec émotion.
Cette résilience est la signature de Marco Mignot. Sous l’aile de Jérémy Florès, qu’il considère comme un grand frère, il a appris à canalyser cette énergie. Florès ne s’y trompe pas : « Le travail paye. Il s’est dit : « Ok, si je veux y arriver, il faut que je bosse ». Et il a réussi. »
Cap sur 2026 et les Jeux Olympiques de 2028
Aujourd’hui, Marco Mignot n’est plus seulement l’espoir du surf français, il en est le leader. Sacré meilleur débutant mondial en 2025 — un exploit réalisé seulement par Jérémy Florès avant lui chez les Français — il ne compte pas s’arrêter là.
Le film se termine sur une note d’ambition assumée. Entre deux sessions de perfectionnement en piscine à vagues (le futur du surf selon lui) et des tests physiques poussés au CERS de Hossegor pour préparer Los Angeles 2028, l’objectif est clair : le titre mondial.
« Je vais tout donner pour devenir champion du monde et gagner la médaille d’or en 2028. C’est mon destin. »
Qu’obtient-on quand on confie les rushes d’un mois de session au Chili à l’un des meilleurs surfeurs de la planète ? La réponse tient en une vidéo qui vient de bousculer mon planning du jour : Defective Units Vol.1. Derrière les manettes, on retrouve Dane Reynolds, qui a pris le temps de sculpter chaque séquence pour mettre en lumière son ami de longue date, Craig Anderson, et le talent brut de Benny Howard.
Un montage signé Reynolds : Plus qu’une simple vidéo de surf
Ce n’est pas un secret, la patte de Dane Reynolds au montage est aussi unique que son virage backside. Pour cet édit de la marque Former, le Californien délaisse l’efficacité rapide des réseaux sociaux pour un format long qui « laisse respirer les moments ». Craig Anderson le confirme : « J’adore l’énergie que Dane apporte. Ses choix musicaux, sa vision… il ne se contente pas d’aligner des vagues, il capture l’âme d’un voyage. »
Le chili est le pays des gauches, et cette vidéo en est la preuve. Pas une seule droite…
Entre sessions épiques et galères réelles
Le trip, qui s’est déroulé sur un mois entier sur la côte chilienne, a permis à l’équipe de s’immerger totalement dans la culture locale, entre barbecues improvisés et bières avec les figures du coin comme Punto (nouvelle recrue de chez Former). Mais le surf de haut niveau a son prix. Alors que les vagues commençaient enfin à pomper sérieusement, Craig Anderson s’est lourdement blessé à la cheville lors de l’avant-dernier jour. Un diagnostic sans appel : une syndesmose (déchirure entre le tibia et le péroné) qui l’a tenu éloigné des planches pendant quatre mois.
Benny Howard : Du camion au line-up
L’autre star de ce clip, c’est Benny Howard. L’Australien, qui passait jusque-là ses journées au volant de camions sur la Hume Highway, a posé ses valises chez Noa Deane pour se consacrer pleinement au surf. Son style puissant et ses trajectoires engagées prouvent que Dane Reynolds a eu l’œil juste en l’intégrant au projet.
Cette vidéo n’est qu’un avant-goût. Former a déjà annoncé que le film complet, Defect, entamera sa tournée mondiale en juin prochain avant une sortie en ligne en juillet. Si vous aimez le surf qui a du style, de la texture et une vraie narration, cet édit est votre priorité de la journée.
Le surf continue sa conquête du désert. Cette fois, c’est du côté de la Mer Rouge, en Arabie Saoudite, que le projet Adrena vient de dévoiler sa toute nouvelle lagune de surf. Propulsée par la technologie Endless Surf, cette piscine à vagues « ES36 » promet une expérience haut de gamme en eau salée, intégrée à l’un des développements touristiques les plus ambitieux de la planète.
Un casting XXL et une touche française
Pour l’inauguration, le promoteur Red Sea Global n’a pas fait les choses à moitié. On retrouve à l’eau des noms ronflants du circuit mondial comme Yago Dora, le free surfeur Victor Bernardo ou encore la légende Corey Lopez. Mais ce qui a attiré notre regard, c’est la présence de deux visages bien connus de notre littoral : Matthieu Etxebarne et Louis Marchiset.
Les deux Français se sont offert une session de « testing » sur ces murs d’eau pneumatiques, sculptés avec une précision chirurgicale par le logiciel Swell Studio. Des vagues lisses, répétitives et apparemment parfaites pour progresser… si l’on fait abstraction du décor environnant.
Espérons que nos frenchies ont eu le temps de rentrer avant le début du conflit en Iran. La vidéo a été postée il y a 4 jours….
Quand on pense à Shipstern Bluff, en Tasmanie, on imagine des surfeurs en combinaison 5/4mm, tractés par des jet-skis, tentant de survivre à des vagues mutantes et terrifiantes. On n’imagine rarement un surfeur arriver avec un flow décontracté et une approche « alternative ». C’est pourtant la prouesse que vient de signer Torren Martyn dans sa dernière vidéo.
Le Twin-Fin face au monstre
La force de Torren Martyn réside dans sa capacité à adapter son surf à des lignes fluides et originales aux conditions les plus hostiles de la planète. À « Shiptern », le danger vient des célèbres « marches » (steps) qui se forment à l’intérieur du tube. Là où la plupart des surfeurs se raidissent pour encaisser le choc, Martyn semble absorber le relief du récif avec une décontraction presque insolente.
Dans cette vidéo captivante, annonçante le prochain de Torren, on voit le surfeur de Byron Bay dessiner des trajectoires improbables sur des murs d’eau massifs. Son choix de matériel — souvent des planches plus longues et typées twin-fin — apporte une dimension visuelle inédite sur ce spot : une glisse plus traditionnelle qui contraste avec la violence brute de l’océan Austral.
Une leçon de lecture de vague
Ce qui frappe dans cette session, c’est la facilité de Martyn. J’adore toutes ces vidéos car elles sont originales, avec une ambiance à part. C’est un mélange de « lost in the swell » de nos bretons préférés, de « le chemin » d’Arthur Bourbon. Je n’ai pas encore vu le film, mais le teaser me donne cette envie de quitter la côte basque pour une aventure surfistique au fin fond du monde…
Le surf a-t-il pris le melon ? À force de bomber le torse et de chercher la ligne parfaite, on en oublierait presque que la gravité finit toujours par gagner. C’est le constat hilarant et radical de RIP 4, une vidéo qui fait trembler les puristes de la planche à voile. Le pitch ? Les meilleurs freesurfers de la planète, dont Noah Deane, Craig Anderson et Harry Bryant, ont décidé de rendre les armes. Ils ont troqué leur posture de héros pour s’allonger sur des planches en mousse de 40 pouces.
« Drink the BoogAid » : La dérision au pouvoir
L’introduction est un régal de cynisme : la vie commence et s’achève à l’horizontale. Pourquoi s’acharner à rester debout entre les deux ? C’est l’essence même de ce projet porté par Jimbo Kates. Ici, pas de juges, pas de lycras, juste du caoutchouc malaisien bicolore et un leash de poignet qui vibre au rythme d’une bande-son métal saturée.
Le clou du spectacle reste sans doute l’approche « no limit » de Harry Bryant. Le fantasque Australien pousse le bouchon jusqu’à s’envoyer dans des tubes massifs… en faisant du bodyboard sur un Malibu de 8 pieds. C’est absurde, c’est visuellement improbable, et pourtant, il charge avec une aisance qui ferait passer n’importe quel surfeur moyen pour un débutant.
Pourquoi vous devez regarder cette vidéo
Au-delà de la blague, la vidéo est une claque esthétique. Voir des icônes du style comme Craig Anderson perdre toute dignité posturale pour s’écraser dans le « shorebreak » rappelle que le surf est avant tout un jeu. C’est du grand n’importe quoi, certes, mais exécuté avec un talent brut.
RIP 4 ne se contente pas de filmer des vagues ; elle capture un état d’esprit. C’est un doigt d’honneur joyeux à l’industrie du surf ultra-léchée. Que vous soyez un puriste du shortboard ou un adepte du « boog », vous ne pourrez pas rester insensible à cette dose de pur chaos.
Posez votre ego, allongez-vous, et profitez du spectacle.
Trente ans. Pour ceux qui ont vu le petit prodige de Royan débarquer sur les bancs de sable landais avec ses boucles blondes, le coup de vieux est réel. Mais voir Charly Quivront aujourd’hui, c’est surtout constater une évidence : il fait partie de ces rares athlètes dont le surf s’affine et se bonifie chaque année. Avec la sortie de « The Dilemma », Charly ne nous offre pas qu’un simple edit ; il propose une production cinématographique d’une qualité rare dans le paysage du surf français.
Un vrai « film » de surf : une perle rare en France
Il faut le souligner : il est très rare en France de voir un projet de cette envergure dédié à un seul surfeur. Réalisé par Gabriel Boin, ce film est une immersion esthétique et humaine qui dépasse le cadre de la performance pure. C’est une œuvre qui prend le temps de raconter l’homme derrière le lycra, avec des images de voyages (Indo, Barbade, Hawaii). C’est une bonne surprise.
La progression constante : « Plus fort chaque année »
Le film retrace ce parcours atypique, ses débuts sur les plages charentaises aux sessions massives à Teahupo’o ou à la Barbade. On y voit un surfeur qui n’a jamais cessé de grimper les échelons.
« Au début, il disait non à certaines bombes. Aujourd’hui, il y va au charbon », témoigne son entourage.
Cette progression constante l’a mené dans le Top 50 des Challenger Series. Charly n’est pas un surfeur de « pics » de forme éphémères ; c’est un travailleur de l’ombre dont le niveau technique, que ce soit dans les airs, les tubes profonds ou les manœuvres de rail, est aujourd’hui à son apogée.
De la « Plage de Pontaillac » à l’élite mondiale : La fierté Royannaise
Si Charly est aujourd’hui une figure incontournable des Landes, son cœur et son surf sont nés à Royan. Le film nous replonge en 1995, année de sa naissance et de l’ouverture du surf shop familial par ses parents, Yannick et Jennifer. Charly, c’est le « premier bébé » du noyau surf local, un gamin qui a grandi entre les planches et les sessions estivales à Pontillac.
Il y a une certaine poésie dans son parcours : Royan n’est pas Biarritz, ce n’était pas une « surf city » dans les années 90. C’était une station balnéaire connue pour la voile et sa vie nocturne, pas pour ses tubes. Les locaux du film s’en amusent d’ailleurs, qualifiant parfois le spot de « spot de la honte » à cause de ses vagues souvent molles et capricieuses. Pourtant, c’est sur ces vagues filtrées par l’estuaire que Charly a forgé sa glisse.
« Un gamin qui sort d’un spot qui n’est pas la vague parfaite pour arriver à ce niveau-là, c’est un sacré coup de chapeau. Il a vécu pour ça dès l’âge de 11 ans », confie-t-on avec émotion dans le documentaire.
Ce départ pour les Landes à 12 ans pour suivre les cours par correspondance (CNED) était un pari audacieux de la part de ses parents. Un pari gagnant qui n’a jamais effacé son attachement à la Charente-Maritime. Cette humilité du « petit gars de Royan » face aux grosses machines du surf mondial est sans doute ce qui lui donne cette authenticité si rare.
Le style : L’héritage de Bruce Irons
C’est sans doute le point qui me frappe le plus, c’est un avis personnel: sa morphologie et sa fluidité rappellent immanquablement Bruce Irons. Didier Piter, qui l’a coaché chez Volcom, ne tarit pas d’éloges sur sa « glisse parfaite ».
« Pour moi, c’est l’un des surfeurs avec la meilleure glisse. Il a cette fluidité, ces enchaînements sans gestes parasites, sans ‘double pump’. C’est hyper esthétique. »
Ce sens marin, cette capacité à lire l’océan sans forcer, fait de lui un surfeur complet, aussi à l’aise dans le gros qu’au milieu des airs.
L’objectif WCT : Le chaînon manquant
Le film ne cache pas l’ambition ultime : le Championship Tour (WCT). Leonardo Fioravanti, qui le côtoie depuis ses 10 ans, est catégorique :
« Il a le niveau, il a le talent, il a la puissance. Il lui manque juste d’y croire à 120% et d’être plus rigoureux au quotidien. »
C’est là tout le « dilemme » et le défi de Charly. Capable de sortir le meilleur score d’une journée de compétition par pur génie, il doit encore dompter cette irrégularité qui le fait parfois passer à côté de ses séries le lendemain. S’il parvient à aligner son immense talent de free surfeur avec la rigueur d’un « tueur » de compétition, la porte du WCT s’ouvrira forcément.
Il y a des moments dans une vie qui ressemblent à une suspension dans le temps. Ce court instant où l’on n’est plus tout à fait étudiant, mais pas encore tout à fait « actif ». C’est ce vertige, ce besoin d’une dernière aventure avant de s’enfermer dans un bureau, qui a poussé Lucas et Léon à acheter Talia, un voilier de 27 pieds de 1977.
Pour quiconque regarde leur périple, ce n’est pas seulement un film de voile ou de surf : c’est un remède à la mélancolie, une parenthèse qui nous rappelle ce que signifie être vraiment libre.
L’apprentissage de la lenteur
Partis de la Méditerranée pour rejoindre l’Atlantique, ces deux ingénieurs fraîchement diplômés ont fait un choix radical : celui de la lenteur. À bord de Talia, on avance à 3 nœuds.
« Nous cherchons toujours à aller plus vite, à battre des records… mais je suis convaincu que nous avons tout à perdre à aller trop vite sans remarquer ce que nous croisons. »
Cette philosophie imprègne toute la vidéo. On les voit apprendre la plomberie, l’électricité, la navigation sur le tas. Ils ne sont pas nés marins, ils le sont devenus par envie de ne pas avoir d’attaches.
Pas des pros, mais des passionnés
Côté surf, soyons honnêtes : on n’est pas sur le dernier édit de John John Florence. Nos deux compères ne fracassent pas la lèvre avec la même puissance (désolé les gars, mais on sait que vous êtes d’accord !). Pourtant, il y a quelque chose de plus pur dans leurs sessions.
C’est le plaisir de dénicher un spot désert sur Google Earth, de guetter la houle depuis le cockpit et de sauter à l’eau entre deux quarts de navigation. C’est un surf de partage, loin des compétitions, qui ressemble à celui que l’on pratique entre potes. Une passion qu’ils partagent d’ailleurs avec JJF : cet amour viscéral pour le mélange sel, vent et planches de surf.
Pourquoi cette aventure nous touche-t-elle tant ?
Si cette vidéo fait sourire et apaise, c’est parce qu’elle touche à une corde sensible : le manque de liberté. On vit dans un monde qui ne s’arrête jamais, où chaque minute doit être productive. Voir Lucas et Léon perdre la notion du temps, oublier quel jour on est, et se contenter de « manger, dormir, bouger », c’est une forme de thérapie visuelle. Ils nous rappellent que la nature ne se domine pas, elle s’apprivoise.
Ce qu’on en retient :
L’immersion totale : La mer ne triche pas. Quand l’autopilote brûle ou que les orques rôdent au large de Gibraltar, on revient à l’essentiel.
La déconnexion : Ces moments d’apnée où le temps s’arrête, où l’on devient une partie de l’écosystème.
La protection : Un message simple mais puissant : « Prenez soin de la nature, elle prendra soin de vous. »
Regarder l’aventure de Talia, c’est retrouver un peu de ce sentiment de liberté qu’on a parfois laissé derrière nous. C’est une invitation à se souvenir que, peu importe où nous en sommes dans notre carrière, il reste toujours une part de nous capable de larguer les amarres, ne serait-ce que par la pensée.
Le 14 janvier 2025, la carrière – et la vie – de Vincent Duvignac bascule sur un banc de sable landais. Multiple champion de France de free surf, le Landais est victime d’un accident aussi brutal qu’improbable sur un spot proche de Vielle-Saint-Girons.
Ce jour-là, les vagues ne sont pas énormes. “Très jolies”, racontera-t-il plus tard. Après deux heures à l’eau avec des amis et un cameraman, il décide de prendre une dernière vague. La plus belle. La plus creuse aussi. Son pied arrière glisse. Projeté vers l’avant, il heurte violemment le fond. “J’ai tapé la tête directement dans le sable.” Il entend deux craquements : un au niveau du crâne, l’autre aux cervicales.
Le diagnostic est glaçant : dislocation et triple fracture des cervicales. À quelques millimètres près, c’était la paralysie ou pire. Conscient, il parvient pourtant à sortir de l’eau avant d’être évacué vers l’hôpital. Très vite, il mesure l’ampleur du choc. “J’ai de la chance d’être vivant.”
Trois mois immobile, des doutes à la pelle
Commencent alors trois mois d’immobilisation dans un corset sur mesure. Lit médicalisé. Douleurs constantes. Incertitude totale. Les quinze premiers jours sont les plus durs : la possibilité de ne plus jamais surfer devient réelle. S’ajoutent les doutes, la peur, les pleurs. Un suivi psychologique accompagne la rééducation.
Puis, lentement, le corps répond. La mobilité revient. La confiance aussi.
Neuf mois après l’accident, sur la plage de Seignosse, Vincent Duvignac renoue avec l’eau. Il parle d’“énorme victoire”. Il retrouve la sensation de glisse. Mieux encore : il replaque ses premiers tubes. L’extase, dit-il. Récemment, il a même participé au Challenge de La Nord à Hossegor, malgré une mobilité encore réduite.
Un film pour raconter la résilience
C’est cette traversée – de la chute à la renaissance – que retrace le teaser d’un film très attendu. Plus qu’un simple récit d’accident, il s’agit d’une plongée intime dans la fragilité d’un sportif de haut niveau et dans la puissance de la reconstruction.
Une nouvelle vidéo générée par intelligence artificielle circule dans la sphère surf… et elle prouve surtout une chose : même en 2026, l’IA peut raconter n’importe quoi, et certains le croient.
Dans ce clip devenu viral, l’algorithme affirme sérieusement que Filipe Toledo serait le père de John John Florence. Oui, vraiment. De quoi faire sourire – ou lever les yeux au ciel – n’importe quel passionné de surf ayant suivi l’histoire pourtant bien connue de la famille Florence.
Une erreur qui en dit long sur le contenu de cette vidéo
Le problème n’est pas seulement l’erreur factuelle. C’est surtout la facilité avec laquelle une information absurde peut sembler crédible lorsqu’elle est portée par une vidéo bien montée, une voix synthétique convaincante et quelques images de tubes parfaits.
Dans la réalité, l’histoire de John John Florence est documentée depuis des années. Son père, John Florence Sr., a même publié un mémoire autobiographique détaillant son parcours chaotique et sa vie familiale. Rien, absolument rien, n’y relie Filipe Toledo.
Cette confusion montre que l’IA excelle encore davantage dans la mise en scène que dans la vérité.
Le surf face au miroir déformant de l’intelligence artificielle
Le monde du surf, déjà nourri de storytelling, de légendes et de récits héroïques, devient un terrain idéal pour ce type de dérives. Une simple hallucination algorithmique peut transformer une fiction en quasi-réalité virale.
Ironiquement, cette bévue rappelle aussi pourquoi la culture surf repose encore sur la mémoire humaine : les magazines, les films, les témoignages… et cette transmission entre générations que même la meilleure IA ne peut pas improviser.
Au fond, cette vidéo n’est peut-être pas qu’une erreur. C’est un rappel amusant que, malgré toute la technologie du monde, connaître réellement le surf demande encore de vivre dedans.