Catégorie : video surf

  • William Aliotti teste 4 planches asymétriques en Indonésie : l’erreur de shape qui lui a coûté cher

    William Aliotti teste 4 planches asymétriques en Indonésie : l’erreur de shape qui lui a coûté cher

    Imaginez la scène : vous êtes à Ujung Bocur, face à l’une des gauches les plus longues et parfaites d’Indonésie. Dans votre housse, quatre ovnis asymétriques fraîchement shapés à Bali par le duo Ryan Lovelace et Vincent Brecqueville pour Lovemachine. C’est exactement le laboratoire qu’a choisi le freesurfeur William Aliotti pour martyriser son nouveau quiver. Et tout ne s’est pas passé comme prévu.

    Dès les premières vagues, le ton est donné. La Zambal (5’5 pour seulement 23 litres) se révèle être un véritable skate. Avec ses patchs en carbone pour encaisser les appuis surpuissants d’Aliotti, elle offre une vitesse hallucinante, malgré une rame laborieuse. Pour les conditions plus solides, le Satellite Step-Up (6’0) prend le relais : un volume généreux caché sous le torse, couplé à un travail de concaves ultra-centré qui permet de surfer uniquement sur le tiers arrière. Une machine à découper le curl.

    Le duo de shapers a même glissé un prototype radical, le Willycopter (5’7). Avec son tail ultra-large et son rocker prononcé, cette planche au look improbable a été pensée spécifiquement pour les slabs indonésiens qui pardonnent le moins.

    Mais le véritable drame de ce trip s’est joué avec la Satellite classique (5’8). Montée en époxy sans latte centrale (stringerless), elle offrait une relance et une fluidité inégalées. Trop en confiance face à la vitesse de la board, Aliotti a fait le choix risqué de l’engager dans de gros barrels cabossés. La sanction a été immédiate : le fameux « foam ball » (la boule de mousse à l’intérieur du tube) a littéralement plié et explosé la planche en deux.

    Une erreur matérielle assumée qui rappelle une règle d’or : dans les vagues lourdes, la latte reste votre meilleure assurance vie. Pour contrôler ces asymétriques avant la casse, Aliotti utilisait d’ailleurs ses propres dérives, les Bizou Twins, développées en collaboration avec True Ames. Un set qui prouve que l’asymétrie, quand elle est bien jaugée, a définitivement sa place dans les vagues de classe mondiale.

  • À quoi ressemble la vie de John John Florence à bord de son catamaran ?

    À quoi ressemble la vie de John John Florence à bord de son catamaran ?

    Trois titres de champion du monde de surf en poche, et pourtant, c’est loin des lycras de compétition que John John Florence s’épanouit désormais. Depuis un an, l’Hawaïen a troqué le rythme effréné du CT contre le silence des mouillages sauvages du Pacifique Sud. Son nouveau QG ? Un Gunboat 48, un catamaran ultra-léger en fibre de carbone qu’il skippe en famille aux côtés de sa femme Lauryn et de leur jeune fils, Darwin.

    Le minimalisme au milieu du Pacifique

    Oubliez le luxe ostentatoire. À bord, l’espace est compté. JJF décrit d’ailleurs son quotidien comme la vie dans une « tiny house » flottante. Entre la cuisine compacte, les cabines exiguës et les systèmes de navigation, la promiscuité est totale, mais c’est précisément ce que le surfeur recherchait.

    « Cela réduit votre monde à l’essentiel. Vous devez gérer votre énergie, votre nourriture, et cela vous force à être totalement ancré dans le moment présent », confie-t-il.

    Propulsé par le vent 95 % du temps grâce à la légèreté de sa structure en carbone, ce navire sert de camp de base d’exploration pour dénicher des vagues vierges, hors des cartes et des prévisions classiques, de la Nouvelle-Zélande aux archipels isolés. Une reconnexion brute à l’océan.

  • Hawaï, Nazaré, Teahupoo : Hommage aux patrouilles de lifequard qui veillent sur nos surfeurs

    Hawaï, Nazaré, Teahupoo : Hommage aux patrouilles de lifequard qui veillent sur nos surfeurs

    Quand la mythique compétition de l’Eddie Aikau s’est lancée à Waimea Bay dans des conditions dantesques, un groupe d’hommes a risqué sa vie pour que les surfeurs rentrent sains et saufs. Une vidéo vibrante vient de sortir pour rendre hommage à la Hawaiian Water Patrol, la véritable « Seal Team 6 » de l’océan.

    La naissance des lifeguards d’Hawaï

    Fondée par la légende Terry Ahue aux côtés de Brian Keaulana, cette patrouille d’élite a complètement révolutionné le sauvetage en mer. Dans les années 80, récupérer un surfeur en détresse à Sunset Beach se faisait à la rame, sur une planche de surf rigide. Un exploit souvent impossible.

    Ce sont ces hommes qui ont innové en fixant une planche de bodyboard derrière un jet-ski avec un simple tuyau d’arrosage. Le tout premier « sled » de l’histoire était né. Aujourd’hui, cette science de la survie se transmet de père en fils, comme une lignée sacrée connectée par le sang et le respect de l’océan.

    Un bouclier mondial, de Nazaré à nos côtes

    Mais Hawaï n’est plus seule à porter ce fardeau. Ce savoir-faire unique s’est exporté sur tous les spots XXL de la planète. À Teahupoo, la water patrol locale défie les vagues de récif les plus tranchantes du monde pour extirper les surfeurs de la zone d’impact. À Nazaré, au Portugal, les pilotes de jet-ski slaloment au milieu d’immeubles d’eau de 20 mètres pour arracher les athlètes au chaos blanc.

    Chez nous, sur les côtes françaises, nous avons les MNS (Maîtres-Nageurs Sauveteurs) appliquent cette même vigilance quotidienne face aux redoutables baïnes de l’Atlantique ou aux shorebreaks landais. Mais, je ne crois pas avoir vu une élite se former pour assurer la sécurité des surfeurs. Celle-ci se fait de manière beaucoup plus individuelle.

  • Jérémy Florès qui étrangle Sterling Spencer en 2016

    Jérémy Florès qui étrangle Sterling Spencer en 2016

    C’est une vidéo de 2009 que la mémoire du surf mondial n’a jamais vraiment effacée. On y voyait un gamin réclamer un autographe à Jérémy Florès. Le Français, qui venait d’encaisser une défaite frustrante et n’avait qu’une idée en tête—s’isoler loin de la foule—, lance au gosse d’aller chercher un stylo. Rien de méchant. Mais Sterling Spencer, l’enfant terrible du surf américain, récupère le clip, y ajoute une voix-off parodique cinglante et détruit l’image publique de Jérémy Florès. La vidéo devient virale, la France s’indigne.

    Dix ans plus tard, Spencer est enfin revenu sur les coulisses explosives de leurs retrouvailles lors du dernier épisode de son podcast Pinch My Salt.

    « Il était complètement ivre, et je pense qu’il ne s’est pas rendu compte qu’il était littéralement en train de m’étrangler. »

    La scène se passe en marge des Surfer Poll Awards en 2016. Morgan Maassen, photographe renommé et témoin de la scène, croise Florès dans le hall et propose naïvement une photo de réconciliation. Erreur fatale. Alcoolisé et entraîné au jiu-jitsu, Jérémy passe son bras autour du cou de Sterling et serre. Très fort.

    Spencer raconte avoir vu ses yeux sortir de leurs orbites, incapable de respirer pendant que Florès continuait de saluer la foule en lui secouant la tête comme un fétu de paille. Il aura fallu l’intervention d’une légende locale, Michael Ho, pour séparer les deux hommes alors que la panique gagnait la pièce.

    La fin de l’histoire ? Elle est digne du surf business. Le lendemain, à la première du film de Spencer, les deux surfeurs enterraient définitivement la hache de guerre. Florès finira même par lui faire un bisou sur la joue.

  • Mort à Teahupoo et renaissance en Irlande : le voyage mystique du chargeur Tom Lowe

    Mort à Teahupoo et renaissance en Irlande : le voyage mystique du chargeur Tom Lowe

    Le surf de gros flirte souvent avec les limites de la mort, mais pour le Britannique Tom Lowe, la frontière a été franchie. Dans le documentaire poignant A Thousand Lives, le chargeur de Cornouailles livre une série de notes vocales brutes, enregistrées comme des confidences d’outre-tombe après avoir survécu à deux accidents majeurs à Teahupoo, la vague la plus terrifiante du Pacifique.

    Quatre minutes sous l’eau : Le néant puis la lumière

    Après un premier choc terrible en Polynésie (cinq côtes cassées, poumon perforé), Tom Lowe y retourne deux ans plus tard pour exorciser ses démons. C’est le drame. Assommé sur le récif, il reste prisonnier des vagues géantes pendant plus de quatre minutes. Lorsqu’on repêche son corps inanimé dans le lagon, son entourage le croit mort.

    Grâce aux massages cardiaques désespérés de ses sauveteurs, le surfeur revient à la vie. De ces instants d’inconscience, il garde des souvenirs troublants, presque mystiques : « C’était une expérience hors de mon corps, des dimensions différentes, un bruit magnifique et une lumière blanche qui m’entourait », confie-t-il, hanté par la vision de sa famille qui le raccrochait à la vie.

    La rédemption mystique en Irlande

    Le retour à la réalité est un calvaire. Séquelles physiques, traumatismes crâniens majeurs, dépression profonde… Tom Lowe est vidé. C’est en Irlande, sur le spot XXL de Mullaghmore, qu’il décide de tout reconstruire. Terrifié à l’idée de remonter dans un avion, poussé par sa femme Tess, il s’est jeté à l’eau lors d’une session historique. En surfant une énorme vague à la seule force de ses bras, le surfeur a enfin retrouvé le sourire, scellant sa renaissance. Une leçon de résilience absolue.

  • 3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    3 vidéos de surf sorties aujourd’hui que vous devez voir

    Trop de clips sont sortis d’un coup aujourd’hui. Plutôt que de vous noyer sous des articles individuels, on va droit au but avec les trois sessions qu’il ne fallait pas rater, entre drame au Mexique, pure culture free-surf et voyage au Maroc.

    Le Pacifique en furie engloutit un camion à Puerto Escondido

    Le dernier vlog de Jamie O’Brien à Zicatela fait froid dans le dos. Une houle massive de plus de 20 pieds (plus de 6 mètres de face) s’est abattue sur le beachbreak mexicain, transformant le line-up en véritable exercice de survie.

    Mais le choc visuel s’est produit sur le sable : Matthew Smith, photographe local et pilier de la sécurité en mer, a vu son pick-up et l’intégralité de son matériel photo emportés puis engloutis par l’océan. Un coup dur pour ce travailleur de l’ombre, pour qui une cagnotte GoFundMe a immédiatement été lancée par la communauté.

    « Ritualistic Tendencies » : Le prétendant au film de l’année

    Le collectif Ritual — la marque de lunettes pilotée par Noa Deane, Mikey Wright, Harry Bryant et Dion Agius — vient de lâcher son tout premier long-métrage. Le modèle économique est simple : vendre des solaires accessibles pour financer des productions indépendantes.

    Le résultat, filmé sur 18 mois entre le North Shore et l’Indonésie par Wade Carroll, est une mine de haute performance brute. C’est l’anti-compétition par excellence, et ça fait du bien.

    Pour les anciens, comme moi, l’introduction ne laisse pas de marbre avec le morceau de musique « kissing the sun », qui était la musique de la section Shane Powell dans « Tripping the planet ».

    Liam Sahyoun et la transmission de l’hiver marocain

    On change de rythme avec le carnet de voyage de Liam Sahyoun, qui a passé plusieurs mois à traquer les rentrées de houle sur les côtes marocaines.

    Des droites parfaites de la Pointe des Ancres aux tubes de Safi, le film documente surtout sa relation avec la gauche puissante de Tafedna et ses sessions backside dans le désert, près de Dakhla. Un trip familial et authentique partagé aux côtés de son père.

  • Surf or die, film de surf post-apocalyptique

    Surf or die, film de surf post-apocalyptique

    C’est probablement le projet le plus dingue et le plus jouissif de l’année. Imaginez un crossover brutal entre The Last of Us et Point Break, entièrement façonné par une intelligence artificielle. Son nom ? « Surf or Die ».

    Le pitch nous propulse en 2065, dans une Californie du Sud dévastée où les marées sont brisées. Dans ce monde en ruine, la marée basse appartient aux morts, la marée haute à l’océan. Les surfeurs sont devenus les seuls Gardiens capables de naviguer entre les deux mondes pour survivre.

    Esthétiquement, c’est une claque absolue qui ressuscite les films d’horreur des années 80. Visuellement bluffant, le trailer intègre même un personnage de The Walking Dead et transpose l’apocalypse jusque sur le spot mythique de Nazaré. Le clou du spectacle ? Voir les riders fracasser des vagues et des crânes de zombies en hurlant Surf Or Die. Une pépite d’IA à voir absolument.

  • Filipe Toledo divise la communauté avec un air stratosphérique au Salvador (vidéo)

    Filipe Toledo divise la communauté avec un air stratosphérique au Salvador (vidéo)

    En direct d’El Zonte au Salvador, le double champion du monde Filipe Toledo vient de lâcher une bombe sur ses réseaux. Selon lui, il a plaqué le plus haut alley-oop de sa vie. Les images sont folles…

    Dans les commentaires, le débat fait rage. Si la légende Mick Fanning préfère son move mythique à Jeffreys Bay, tout le monde valide ce vol comme l’un des plus massifs de l’histoire. Éliminé prématurément au Round 2 par Kauli Vaast, Toledo quitte la compétition tôt mais signe l’action la plus mémorable de la semaine.

  • Ce jour où tout a basculé pour Léo-Paul Étienne avant de défier les vagues les plus lourdes du Pacifique

    Ce jour où tout a basculé pour Léo-Paul Étienne avant de défier les vagues les plus lourdes du Pacifique

    Quand un surfeur de ce niveau se blesse gravement au genou, le doute s’installe forcément. Pour le Guadeloupéen Léo-Paul Étienne, l’éloignement forcé de l’océan a été une épreuve mentale autant que physique. Mais l’ancien champion du monde ISA junior n’est pas du genre à regarder le train passer. Son tout dernier édit, intitulé RELENTLESS, retrace cette reconstruction acharnée, loin des projecteurs.

    De l’enfer de la rééduc au paradis de Tahiti

    Le film nous plonge directement dans le vif du sujet : l’intensité brute des barrels de Teahupoo, à Tahiti. Là-bas, la moindre erreur se paie cash, d’autant plus quand on revient avec un genou tout juste réparé.

    Après la tension du Pacifique, place au retour aux sources. Léo-Paul nous emmène dans les eaux chaudes de son enfance en Guadeloupe, avant de partir explorer des bancs de sable totalement isolés et secrets au cœur des Caraïbes.

    « Surfer, voler en foil, partir à l’aventure… C’est juste la poursuite sans fin de ce que j’aime. » — Léo-Paul Étienne

    Entre sessions de pur surf engagé, lignes de foil ultra-fluides et ride sauvage, cette vidéo est vraiment cool, elle motive. C’est le récit d’un waterman complet qui renoue enfin avec son élément, poussé par une quête obsessionnelle. Une vraie dose d’adrénaline et d’inspiration pour quiconque a déjà dû repartir après une blessure.

  • Juju’s Diary : Quand la grâce de Juliette Lacome sublime les vagues de Java

    Juju’s Diary : Quand la grâce de Juliette Lacome sublime les vagues de Java

    Oubliez les clips standardisés et la performance millimétrée des compétitions. Avec sa nouvelle vidéo YouTube Juju’s Diary: We Drove Through Indonesia in a Bus, Juliette Lacome nous embarque dans un road-trip javanais à l’état brut. À bord d’un bus transformé en maison roulante, elle réunit une bande d’icônes de la scène alternative mondiale : Alex Knost, Karina Rozunko, Jaleesa Vincent et Noah Collins, tous partis explorer des spots oubliés.

    Mais au-delà de l’aventure humaine entre volcans et villages côtiers, ce qui marque profondément les esprits, c’est le contraste saisissant entre la rudesse de la route, une bande-son indie-rock presque hallucinée, et la pureté absolue des lignes tracées par Juliette.

    Là où l’Indonésie rime souvent avec puissance et surf agressif, la Française impose un flow d’une élégance rare. Chaque virage devient une démonstration de style, chaque transition s’exécute avec une fluidité presque hypnotique.

    Capturé par Luka Raubenheimer avec des images additionnelles de Jimmy Jazz, ce film monté par Juliette elle-même réinvente le format du carnet de voyage. Elle ne cherche pas à impressionner, elle danse sur la vague avec une grâce unique. Une œuvre intime et inspirante.

  • SEAFOAM : Le choc thermique de Gaspard Larsonneur entre tempêtes bretonnes et vagues marocaines

    SEAFOAM : Le choc thermique de Gaspard Larsonneur entre tempêtes bretonnes et vagues marocaines

    La Bretagne a ce truc en plus. Loin du surf business clinquant, c’est une terre de puristes, façonnée par les éléments. Cet hiver, l’Atlantique n’a laissé aucun répit : dépressions massives, pluie continue et tempêtes en série. Pourtant, sur cette côte ultra-découpée, le jeu consiste à traquer l’impossible. Peu importe la direction du vent, il y a toujours un pli de falaise pour s’abriter et dénicher un spot offshore bien propre.

    C’est ce quotidien brut que retrace SEAFOAM, le tout dernier édit qui capture l’essence d’une saison dantesque. Au cœur du bouillon, Gaspard Larsonneur rappelle pourquoi il est l’un des surfeurs les plus stylés et respectés de l’Hexagone. Même dans le jus et le froid grisant, ses trajectoires restent fluides, engagées et d’une justesse rare.

    L’homme de l’ombre derrière l’objectif

    Mais une production de cette intensité ne se fait pas seule. On glorifie souvent ceux qui glissent, mais qu’en est-il de celui qui subit les bourrasques en gelant sur le rivage ? Le caméraman Robin Aussenac est la véritable cheville ouvrière de ce projet. (déformation professionnelle de mon ancienne carrière professionnelle)

    Trépied ancré dans la roche glissante, les doigts engourdis par le vent glacial, il a su capter la lumière rare et l’ambiance mystique de cet hiver armoricain. Sans sa persévérance à tenir le boîtier sous les grains, cette immersion n’existerait pas.

    Le salut sous le soleil marocain

    Après des mois de résistance thermique et de pénombre, le besoin de rupture est devenu vital pour l’équipe. La seconde moitié de SEAFOAM opère un virage radical vers le Maroc.

    Changement d’ambiance immédiat : place aux sessions sans cagoule, à la lumière dorée et aux longues droites parfaites des pointbreaks d’Afrique du Nord. Ce contraste thermique et visuel fait office de récompense ultime après une saison particulièrement éprouvante. Un édit sincère, qui transpire la passion du surf à l’état pur.

  • Session surréaliste en Californie : un hydrofoil catapulté par le coup de queue d’une baleine grise

    Session surréaliste en Californie : un hydrofoil catapulté par le coup de queue d’une baleine grise

    Imaginez la scène. Vous glissez tranquillement en foil au large après le boulot, et soudain, l’océan se soulève sous vos pieds. C’est la mésaventure complètement dingue vécue par Tavis Boise au large de Miramar Beach, en Californie.

    Alors qu’il naviguait à environ 400 mètres du bord lors d’un downwind, le surfeur a vu surgir deux masses monumentales.

    « On aurait dit de la terre ferme émergent de l’eau », raconte-t-il au Santa Barbara Independent.

    Il s’agissait en réalité d’une baleine grise et de son baleineau en pleine migration vers le nord.

    Tavis ralentit immédiatement pour respecter leur espace, mais la curiosité du jeune cétacé et l’instinct protecteur de la mère changent la donne. Sur les images spectaculaires de sa GoPro, on voit les mastodontes passer à quelques centimètres de sa planche.

    C’est là que la session bascule : d’un simple coup de queue, la maman baleine génère une turbulence d’une puissance inouïe, catapultant littéralement le foiler dans les airs avant qu’il ne finisse dans les turbulences du remous.

    Un aimant à créatures marines ?

    Plus de peur que de mal pour l’Américain qui s’en sort sans une égratignure. Mais le plus fou dans cette histoire reste la probabilité d’un tel enchaînement :

    • Il y a un mois : Tavis filmait son ami Ron Takeda pris en chasse pendant de longues minutes par un grand requin blanc sur ce même spot.
    • Aujourd’hui : Il se fait éjecter par le plus grand mammifère de la côte.

    Deux interactions virales et surréalistes avec la faune marine en à peine trente jours… Ce foiler a définitivement un aimant à monstres marins caché dans sa planche ! Ou alors…(ce n’est plus le 1er avril)

  • En 2065, réalité virtuelle et sessions chronométrées : le pire cauchemar des surfeurs bretons ?

    En 2065, réalité virtuelle et sessions chronométrées : le pire cauchemar des surfeurs bretons ?

    Le surf en Bretagne fêtera bientôt ses 100 ans, mais à quoi ressemblera-t-il vraiment ? Le surfeur pro Yan Fontaine s’est prêté au jeu dans une vidéo futuriste et totalement décalée qui imagine notre quotidien en 2065.

    Oubliez la liberté sauvage de La Torche. Dans ce futur ultra-connecté, le surf est devenu électrique, assisté par une réalité virtuelle indispensable pour « rendre les vagues moins pourries ». Pire encore, pour éviter la surpopulation sur les spots, l’accès à l’eau est rationné : vous n’aurez le droit qu’à une heure et quinze minutes de session par jour, sur des créneaux ultra-verrouillés.

    Face à cette dérive technologique, le vieux briscard breton hausse le ton. Pour lui, le surf moderne se résume à des « branleurs » armés de smartphones qui analysent le vent à la seconde près. Rien à voir avec l’époque bénie où l’on checkait les spots à l’aveugle, comme une vraie chasse aux champignons. Une satire hilarante, mais terriblement efficace.

  • Quand Mason Ho et la meute hawaiienne s’approprient les tubes de Teahupo’o

    Quand Mason Ho et la meute hawaiienne s’approprient les tubes de Teahupo’o

    Chaque année en mai, c’est le même rituel. Dès que la North Shore s’endort, une véritable migration s’opère : la crème du surf hawaiien met le cap sur la Polynésie et en Indonésie. Tahiti devient alors leur seconde maison.

    Dernier exemple en date ? Mason Ho. Pour lui, la gauche de Teahupo’o est presque une vague « normale » : pas de roche qui dépasse, pas de falaise à frôler. Juste un énorme tube qui aspire sur un récif de corail tranchant. Au programme de ses dernières sessions sbackside : des tubes, des tubes et encore des tubes….

  • La « dure » vie de John John Florence en mode surf-trip

    La « dure » vie de John John Florence en mode surf-trip

    Ah, la vie de John John Florence. Quelle épreuve. Alors que vous étiez probablement en train de lutter avec votre café lundi matin, le double champion du monde a été « aperçu » – par un pur hasard, évidemment – en train de se gaver de tubes bien épais à Bluff Beach, au Panama.

    Parce qu’on ne pouvait pas le laisser tranquille dans son coin, on a suivi sa trace : le gars profite d’une fin de swell aux Caraïbes pendant que le commun des mortels enfile un jean. Il s’est même offert quelques wipeouts bien salés sur ce shorebreak qui broie les planches comme des cure-dents. C’est la seule petite consolation pour nous, pauvres mortels.

    Maintenant qu’il a bien poncé les vagues de Bocas del Toro, le voilà qui remonte sur son bateau pour filer vers le Pacifique et disparaître dans l’abysse liquide. Allez, courage, nous aussi on profite actuellement de bonnes vagues.

  • L’incroyable fiasco de Jacob Szekely : embauché puis viré par la WSL en une semaine

    L’incroyable fiasco de Jacob Szekely : embauché puis viré par la WSL en une semaine

    La World Surf League pensait faire un joli coup de communication en embauchant Jacob « Zeke » Szekely pour couvrir le Bonsoy Gold Coast Pro. L’idée de départ semblait bonne : ramener un vent de fraîcheur et un esprit décalé dans les coulisses, un peu comme le faisait Paul Fisher avec son micro atypique à la grande époque.

    Mais l’expérience a tourné court. Très court.

    Doté d’un pass VIP et payé par l’organisation, Zeke a eu carte blanche pour interroger tout le monde, des locaux australiens jusqu’aux stars du CT comme Kelly Slater, Italo Ferreira ou Griffin Colapinto. Le problème, c’est que ses questions n’avaient rien à voir avec les dérives ou la taille de la houle. Devant la caméra, il a préféré demander aux pros leur body count (nombre de conquêtes) ou s’ils préféraient Sydney Sweeney à Megan Fox.

    Forcément, le décalage frontal entre le lissage institutionnel de la WSL et l’humour brut du surfeur a fait des étincelles. Jugeant le contenu totalement inapproprié, la direction de la ligue a paniqué. Ils ont menacé de lui retirer son accréditation presse, annulé la collaboration sur-le-champ et exigé la suppression immédiate de son montage sur Instagram.

    Résultat des courses ? Zeke a été remercié en moins d’une semaine, mais il a évidemment tout balancé sur sa chaîne YouTube. « Je veux juste montrer à quel point ces gars sont drôles et cools en vrai », a-t-il expliqué. Un pari réussi pour l’audience, mais un cauchemar RP pour la WSL. Au pire, il lui reste toujours le Stab High… et son compte OnlyFans pour rebondir.

  • Le cauchemar dans les rapides de Kimberley

    Le cauchemar dans les rapides de Kimberley

    Avez-vous déjà imaginé surfer une rivière en furie au beau milieu de l’océan ? Dans la région reculée de Kimberley, en Australie-Occidentale, les marées sont si extrêmes qu’elles transforment l’eau stagnante en rapides destructeurs. Les locaux fuient ce spot qu’ils surnomment le « tueur de bateaux ». Pourtant, Dylan Graves et le chargeur australien Anthony Walsh ont décidé d’y jeter leurs planches. Ce qu’ils ont trouvé dépasse l’entendement.

    40 secondes en enfer

    L’excitation de l’exploration a très vite laissé place à un pur instinct de survie. Oubliez les tubes massifs et prévisibles : ici, le danger absolu ne vient pas de la chute initiale, mais des tourbillons géants qui se forment dans le sillage de la vague.

    Lors d’un passage chaotique, la situation a dégénéré. Anthony Walsh a été aspiré par le courant implacable du rapide, subissant un violent plaquage sous-marin de près de 40 secondes. Une véritable éternité quand on est broyé dans tous les sens par des tonnes d’eau sombre, sans aucune indication de l’endroit où se trouve la surface. « Après être resté sous l’eau comme ça, n’importe qui aurait abandonné », confie Dylan Graves, encore secoué par la scène. Mais Walsh a tenu bon, frôlant la noyade de justesse.

    Le mystère de la planche fantôme

    Dans ce bouillon d’écume imprévisible, même les sauvetages en jet-ski relevaient de la roulette russe. C’est dans la panique de l’une de ces récupérations in extremis que le spot a réclamé son tribut.

    La planche de surf de Dylan Graves a été perdue, engloutie par le vortex en un clin d’œil. Un véritable sacrifice aux « dieux des marées » pour célébrer le fait d’être sortis vivants de ce piège. Mais la question demeure : où a-t-elle bien pu atterrir ? Poussée par des courants d’une puissance inouïe, elle dérive peut-être en ce moment même vers l’Indonésie, ou s’échouera un jour au sud de l’Australie. Si vous croisez une board fantôme sur une plage du bout du monde, vous connaissez désormais son incroyable histoire.

  • Quand la mer Baltique se transforme en slab monstrueux : le pari fou de Freddie Meadows

    Quand la mer Baltique se transforme en slab monstrueux : le pari fou de Freddie Meadows

    Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur le surf en Europe du Nord. Si pour vous la Suède se résume à des petites vagues de vent et des combinaisons 6mm pour survivre à une session médiocre, la dernière vidéo de Freddie Meadows va vous coller une véritable claque visuelle.

    Un « Teahupoo » au milieu des glaces

    Imaginez un slab épais, mutant, qui explose sur un fond rocheux peu profond par une température frôlant le zéro. Ce n’est pas la Tasmanie, c’est la mer Baltique. Dans son dernier édit, Meadows nous emmène dans une « odyssée gelée » où l’on découvre des conditions que l’on pensait réservées aux archipels du Pacifique.

    Le point d’orgue ? Une session de gros absolument terrifiante. Accompagné de pointures mondiales comme Nic Von Rupp et Andrew Cotton, le surfeur suédois a scoré une vague qui n’a rien à envier à un Tahiti des grands jours. Voir ces monstres d’eau sombre et froide se briser sous la neige est un spectacle aussi effrayant que fascinant.

    Freddie Meadows : L’enfant du pays

    Contrairement aux idées reçues, Freddie n’est pas un expatrié ayant simplement adopté les couleurs de la Suède pour faciliter son entrée sur le WQS. Né à Åhus, dans le sud du pays, il est le premier surfeur professionnel suédois de l’histoire. Ce projet est l’aboutissement de années de traque le long de côtes découpées, bravant des tempêtes de neige pour quelques heures de swell miraculeuses.

    « Nous avons scoré des vagues qui rivalisaient avec celles de Tahiti ou des Fidji », confie le réalisateur du clip.

    Pour les amateurs de sensations fortes, filez directement à la fin de la vidéo. L’engagement est total, le décor est irréel, et la performance de Meadows prouve que le talent n’a pas de frontière, même au-delà du cercle arctique. Une leçon de passion brute.

  • « Ne pas tomber » : Ce foiler a été traqué par un Grand Blanc sur 15 km

    « Ne pas tomber » : Ce foiler a été traqué par un Grand Blanc sur 15 km

    Au premier abord, j’ai cru à un fake. Une mise en scène un peu trop léchée façon Hollywood. Mais quand la légende Kai Lenny relaie l’information et que les images brutes tombent, la réalité dépasse la fiction. Ce qui s’est passé entre Santa Barbara et Carpinteria est sans doute l’un des moments les plus oppressants jamais filmés en foil.

    Un jeu du chat et de la souris version prédateur

    Lors d’une session de downwind épique de 30 kilomètres, Ron Takeada et ses compagnons ont survolé, sans le vouloir, un Grand requin blanc d’environ 3,50 mètres. Ce qui n’aurait pu être qu’une observation furtive s’est transformé en une traque psychologique.

    Attiré par les vibrations de l’aile ou simple curiosité ? Le squale s’est mis à coller à la planche de Ron. « Il tournait à gauche, le requin tournait à gauche. Il accélérait, le requin accélérait », raconte son binôme. Un duel silencieux où la moindre chute aurait pu transformer cette session en drame.

    La Californie en alerte « Marine Heatwave »

    Si les experts prédisent un été particulièrement « sharky » en Californie, c’est que l’océan Pacifique subit actuellement une vague de chaleur marine. De Huntington Beach à Newport, les interactions se multiplient, mais rarement avec une telle insistance.

    Pendant de longues minutes, Ron a dû garder son sang-froid, maintenant son vol au-dessus de l’eau alors que l’aileron fendait la surface juste derrière lui. Une preuve de maîtrise technique absolue sous une pression que peu de surfeurs aimeraient connaître. Le prédateur a fini par s’éloigner, laissant les riders terminer leur run, le cœur à 200 bpm. La nature est belle, mais elle sait nous rappeler qu’on n’est que des invités.

  • Ce spot de surf en Inde est-il le plus étrange au monde ?

    Ce spot de surf en Inde est-il le plus étrange au monde ?

    Le surf a ce pouvoir unique de nous propulser dans des rêves éveillés. Pour toute une génération, l’image de Dave Rastovich glissant sur une droite cristalline en Inde, déferlant le long d’une jetée en bois, est restée gravée comme une icône de l’aventure pure. C’était dans « Castles In The Sky » de Taylor Steele.

    Aujourd’hui, une nouvelle vidéo met en lumière ce spot, ravivant le mythe de cette île perdue, sorte d’atoll corallien recouvert d’une jungle épaisse. Le contraste est total : d’un côté, le chaos organique des ports indiens, les traversées risquées sur des barques bondées et l’odeur du poisson frais ; de l’autre, une perfection liquide improbable.

    Ce qui rend ce spot unique ? Ce ponton massif planté au milieu du line-up. On y court, on saute, et on se retrouve instantanément dans le tube. Un « dream trip » qui nous rappelle que les plus belles vagues sont souvent celles qui demandent le plus de patience.

  • Johanne Defay : « Les sensations reviennent », sa nouvelle vie loin de la compétition

    Johanne Defay : « Les sensations reviennent », sa nouvelle vie loin de la compétition

    Après une annonce qui a secoué le surf français, Johanne Defay profite de son année « off » pour se ressourcer sur son île intense. Mais ne vous y trompez pas : la championne n’a pas rangé la planche au garage. Entre deux moments privilégiés avec sa fille, la Réunionnaise prépare activement son retour sur le CT en 2027.

    Dans son dernier vlog, elle nous plonge dans l’intimité d’une journée type. Au programme ? Une session matinale pour retrouver le « flow » suivie d’un entraînement physique intense l’après-midi.

    « Les sensations reviennent doucement à l’eau et à l’entraînement », confie-t-elle avec ce sourire qu’on lui connaît tant.

    Entourée de ses amis, Johanne mise sur le plaisir et la motivation collective pour garder le rythme sans la brûlure du lycra de compétition. C’est une athlète apaisée, mais toujours aussi affûtée, qui nous prouve que s’éloigner du circuit est parfois le meilleur moyen de revenir plus forte. Une parenthèse nécessaire pour mieux briller l’an prochain.

  • Ce génie du surf fait des choses impossibles sur un twin fin

    Ce génie du surf fait des choses impossibles sur un twin fin

    Il existe des surfeurs talentueux, et puis il y a Clay Marzo. Un électron libre, un prodige qui semble lire l’océan dans une langue que nous ne comprenons pas. On le sait capable de manœuvres mutantes sur ses thrusters habituels, mais le voir débarquer avec un twin fin sous le bras, c’est un peu comme voir un pilote de F1 faire un chrono record avec une voiture de collection.

    Dans cette séquence brute filmée par sa compagne Leilani Zerkle, l’intimité du moment laisse place à une performance irréelle. Clay ne surfe pas pour les juges, ni pour les sponsors, il surfe pour lui. Sur ses modèles Album Surfboards (le Warptwin et le VBSM en 5’11”), il transforme un slab technique et capricieux en un terrain de jeu élastique.

    Là où n’importe quel mortel subirait la vague, Marzo enchaîne des tubes, courbes et des laybacks d’une radicalité effrayante, avec cette fluidité et cette vitesse propre aux Twins. C’est cool à visionner. Une question demeure : y a-t-il vraiment une planche que ce type ne peut pas dompter ? Regardez bien, car des talents aussi purs, on n’en croise qu’un par génération.

  • Kauli Vaast : Derrière l’image, la brutale réalité de ses débuts sur le CT

    Kauli Vaast : Derrière l’image, la brutale réalité de ses débuts sur le CT

    Difficile de parler de « rookie » pour un surfeur qui possède déjà une médaille d’or olympique et une finale à Teahupo’o au compteur. Pourtant, en ce mois d’avril 2026, Kauli Vaast fait officiellement ses premières armes en tant que membre permanent du Championship Tour (CT). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le baptême du feu est particulièrement piquant.

    La loi du « 0,5 point »

    Le Tahitien vient de publier le premier épisode de sa nouvelle série de vlogs, nous plongeant dans les coulisses de l’étape de Bells Beach. Ce qu’on y découvre, c’est la face cachée de la compétition de haut niveau : une préparation millimétrée, des heures de voyage et de sessions de « free surf » intensives, pour finalement voir tout s’écrouler en une seule série de 30 minutes.

    Le constat est cruel : Kauli a entamé sa campagne 2026 avec deux éliminations consécutives, les deux fois par moins d’un demi-point d’écart. Dans ce nouveau format de la WSL où le droit à l’erreur n’existe plus (pas de tour de repêchage pour les têtes de série les plus basses), chaque micro-erreur se paie cash.

    Apprendre à perdre pour mieux rebondir

    « C’était un début d’année difficile, mais on apprend et on passe à la suite », confie Kauli avec une maturité désarmante. Pour un « goofy-footer » (pied droit devant), la tournée australienne et ses longues droites est un test de patience et de technique.

    Si le prochain rendez-vous à Snapper Rocks s’annonce encore comme un défi stratégique, la suite de la saison devrait enfin jouer en sa faveur. Avec le retour de tubes massifs à Fidji, Tahiti et Pipeline, Kauli Vaast aura l’occasion de transformer cette frustration en performance pure. En attendant, son vlog offre une immersion rare dans le mental d’un champion qui apprend, dans la douleur, que le CT ne fait aucun cadeau, même aux rois de l’Olympe.

  • PULL IN, Gotcha, DC Shoes : Emmanuel Loheac raconte les coulisses explosives du surfwear français

    PULL IN, Gotcha, DC Shoes : Emmanuel Loheac raconte les coulisses explosives du surfwear français

    C’est un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde. Dans le paysage souvent désertique des podcasts de surf en français, Impact Zone fait figure d’oasis. Et pour leur dernier épisode, l’équipe a frappé fort en invitant une véritable légende de l’ombre de notre industrie : Emmanuel Loheac.

    Un parcours hors norme : de l’âge d’or de Gotcha à l’empire PULLIN

    Si vous portez un boxer en lycra imprimé aujourd’hui, c’est un peu grâce à lui. Mais résumer Emmanuel Loheac à la création de PULLIN serait une erreur monumentale. Ce que j’ai trouvé de fascinant dans cet échange, c’est la trajectoire d’un homme qui a navigué au sommet des plus grands noms du milieu.

    Saviez-vous qu’il a été aux commandes de Gotcha et de DC Shoes Europe ? Durant cet épisode, il revient sur ces années « rock’n’roll » où l’industrie du surf dictait la mode mondiale. Il ne s’agit pas d’une simple success story lisse et ennuyeuse, mais d’un témoignage brut sur la réalité du business des action sports.

    « Plus de 25 ans d’erreurs et de renaissances »

    Ce qui fait la force de cet Impact Zone, c’est la franchise de Loheac. Il nous livre un regard sans filtre sur :

    • L’audace nécessaire pour lancer le premier boxer technique en 2000.
    • Les erreurs stratégiques qui forgent un entrepreneur.
    • Sa vision sur l’évolution (parfois cruelle) du marché du surfwear actuel.

    Que vous soyez un entrepreneur en herbe ou simplement un passionné de la culture surf des années 90 et 2000, ce podcast est une mine d’or. On y comprend comment une marque née dans les Landes a réussi son expansion internationale, mais aussi comment rester pertinent quand les tendances s’essoufflent.

    Mon conseil : Foncez l’écouter. C’est le genre d’histoire qui rappelle que derrière nos marques préférées, il y a surtout des prises de risques insensées.

  • Le « Dragon d’Argent » a encore frappé : deux vagues se percutent et créent l’impossible

    Le « Dragon d’Argent » a encore frappé : deux vagues se percutent et créent l’impossible

    Le fleuve Qiantang, en Chine, n’est pas un cours d’eau comme les autres. Connu pour abriter le plus grand mascaret du monde, surnommé le « Dragon d’Argent », il vient de nous offrir des images qui défient les lois de la physique. Ce n’est plus seulement une vague de 9 mètres de haut qui remonte le courant, c’est un ballet géométrique hypnotisant.

    Quand la nature sculpte le sable en direct

    Imaginez deux courants massifs arrivant de directions opposées. Lorsqu’ils se rencontrent, le choc ne crée pas seulement des éclaboussures, mais une véritable collision de forces fluides. En quelques secondes, l’interaction des vagues redessine le lit du fleuve, sculptant des motifs en spirales et des fractales dans le sable qui semblent presque artificielles.

    « C’est la dynamique des fluides en action… là où les courants interagissent, des motifs émergent et le paysage se transforme constamment », explique-t-on sur place.

    Un terrain de jeu mythique pour les surfeurs

    Si ce spectacle visuel ravit les drones, il a longtemps été le terrain de chasse des surfeurs de l’extrême. On se souvient du Red Bull Qiantang Shootout où des pionniers comme Jamie O’Brien venaient défier cette onde capable d’atteindre 40 km/h.

    Mais la magie du fleuve réside dans son imprévisibilité. « Chaque jour est différent », affirmaient les locaux lors des compétitions passées. Ce qui n’était qu’une onde de choc hier devient aujourd’hui une œuvre d’art éphémère gravée dans les sédiments. Un rappel brutal, mais magnifique, que dans l’eau, rien n’est jamais figé.

  • Lucas « Chumbo » Chianca défie la mort à Cape Solander : les images d’un sauvetage miraculeux

    Lucas « Chumbo » Chianca défie la mort à Cape Solander : les images d’un sauvetage miraculeux

    C’est une séquence qui coupe le souffle et rappelle pourquoi le spot de Cape Solander, affectueusement surnommé « Ours » par les locaux, est considéré comme l’un des plus dangereux de la planète. Lucas Chianca, alias « Chumbo », vient de partager des images de sa dernière session en Australie, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le prodige brésilien a flirté avec ses limites.

    Un tube vers l’inconnu

    Connu pour sa domination insolente sur les montagnes d’eau de Nazaré, Chumbo s’est attaqué ici à un tout autre monstre. Ours n’est pas une vague spécialement connu pour sa taille, c’est une vague épaisse, un « slab » qui explose dans quelques centimètres d’eau, juste devant une falaise de dalles rocheuses. Sur la vidéo, on voit le Brésilien s’engager dans un tube monstrueux avec un calme olympien. Mais, comme souvent à Ours, le tube ferme suite à un backwash.

    Pourquoi n’importe qui d’autre y serait resté

    Projeté violemment dans le « bouillon », il est aspiré vers les rochers que les Bra Boys craignent tant. Là où un surfeur lambda aurait succombé à la panique ou aux impacts, Chumbo fait preuve d’un calme hors norme. Magré une apnée conséquente, il ressort des écumes sans une égratignure. Je pense qu’il a touché ou frôlé les rochers de près.

  • Seul au monde : Miguel Blanco a tout misé sur une rumeur en Afrique (et il a bien fait)

    Seul au monde : Miguel Blanco a tout misé sur une rumeur en Afrique (et il a bien fait)

    Imaginez un instant : vous habitez à Ericeira, avec des tubes world-class à votre porte. Pourquoi tout plaquer pour s’enfermer dans des aéroports, traverser des pistes poussiéreuses en pick-up et finir par attendre 10 jours sous une tempête de sable ? La réponse tient en un mot : Orienta.

    Le pari fou d’un « right point » désert

    Pour Miguel Blanco, la quête du Graal ne se trouve pas sur Google Maps. Le surfeur portugais a décidé de suivre une simple intuition, une rumeur concernant une droite perdue quelque part sur le littoral africain.

    « On est partis chercher une vague sans trop savoir quand, ni où, si elle allait fonctionner », confie-t-il.

    Après une semaine de doutes, de sable dans les yeux et d’attente interminable, la magie a fini par opérer. Le décor ? Une eau cristalline, du sable jaune vif, et une droite interminable qui déroule sur des centaines de mètres. Le choc : pas une seule âme à l’horizon.

    Une seule planche pour des tubes infinis

    Fidèle à l’esprit minimaliste de l’expédition, Miguel n’a emporté que deux planches, passant la quasi-totalité de son temps sur un twinnie signé Akila Aipa. Un choix audacieux pour dompter des sections parfois très « rondes » et imprévisibles.

    Si la tentation est grande de vouloir épingler ce spot sur une carte, on respectera ici la règle d’or : on ne nomme pas ce paradis. À l’heure où chaque recoin de la planète est tagué sur Instagram, Blanco nous rappelle que le vrai luxe en 2026, c’est de surfer une merveille avec ses seuls amis. Un souvenir gravé à vie, loin de la foule et du bruit, que vous pouvez découvrir dans son dernier projet visuel.

    Le message est clair : la route est longue, mais elle en vaut encore la peine.

  • De l’ombre de la Vendée à la lumière du monde : l’incroyable destin de Tristan Guilbaud

    De l’ombre de la Vendée à la lumière du monde : l’incroyable destin de Tristan Guilbaud

    Tristan Guilbaud vient de dévoiler le premier épisode de sa web-série, un projet intime qui retrace un parcours loin d’être un long fleuve tranquille. Ce n’est pas seulement du surf ; c’est l’histoire d’un gamin de Saint-Gilles-Croix-de-Vie qui a transformé un rêve d’enfant en une carrière de dix ans au plus haut niveau.

    Tout a commencé dans un garage vendéen

    Si Tristan a pris ses premières vagues à 4 ans à Tahiti (Papenoo), c’est bien dans le garage familial en Vendée que tout s’est joué. Il se souvient encore de l’odeur de la résine et du bruit du ponçage lorsque son père lui fabriquait sa première planche. Ce lien père-fils, d’abord dans l’eau puis derrière la caméra, a été le socle de sa construction. De ses années en sport-étude à Bayonne jusqu’à son immersion chez la famille Beven (coach de Jérémy Florès), Tristan a tout fait pour atteindre l’excellence.

    La « claque » téléphonique à 20 ans

    Le documentaire révèle un moment charnière : alors qu’il rentre d’un séjour formateur en Australie et qu’il intègre le top 10 européen pro junior, Tristan perd son sponsor principal… par téléphone. Une claque brutale qui aurait pu le stopper net. Au contraire, cette épreuve a décuplé sa détermination. Sans sponsor, il a continué de travailler pour prouver qu’il avait sa place parmi les pros.

    L’œil de la rédaction : un talent pur parfois bridé

    Le petit plus d’Icones Surf : Pour avoir partagé un trip au Cap-Vert avec lui (on aperçoit d’ailleurs une image dans le film), je peux vous dire que Tristan est un surfeur de courbes et de puissance. En le voyant charger à Punta Preta, j’ai compris que le circuit de compétition classique ne lui rendait pas toujours justice. C’est un surfeur qui a besoin de longs murs, comme à J-Bay, pour exprimer son plein potentiel.

  • « Le YouTube game est une montagne russe » : Jamie O’Brien dévoile ses revenus réels

    « Le YouTube game est une montagne russe » : Jamie O’Brien dévoile ses revenus réels

    On le voit partout : de Pipeline aux rivières du Texas, Jamie O’Brien est la figure de proue du surf-divertissement. Mais derrière les vlogs survitaminés et les sessions en soft-top, la réalité financière est bien plus complexe qu’un simple compteur de vues. Dans une récente confidence, le plus célèbre des « Free Surfers » a levé le voile sur ses revenus YouTube, et les chiffres risquent de vous surprendre.

    Entre jackpot et déficit : la réalité du business

    JOB ne s’en cache pas : sur la plateforme de Google, c’est tout ou rien. « Dans un bon mois, je peux toucher 40 000 dollars« , avoue-t-il. Une somme qui fait rêver, mais qui cache une face B beaucoup plus sombre. Lors des périodes creuses, ses revenus chutent drastiquement aux alentours de 5 000 dollars.

    Le problème ? Faire tourner une telle machine coûte cher. Entre les salaires de ses cadreurs (sol et drone) et les frais de déplacement constants, un mois à 5 000 $ est synonyme de perte nette pour l’Hawaïen.

    « Je ne gagne pas une fortune »

    Si l’on pourrait croire que Jamie roule sur l’or grâce aux publicités, il remet les pendules à l’heure. Pour lui, YouTube n’est pas une fin en soi, mais un levier. « C’est un outil pour faire grandir mes marques », explique-t-il. Sans une audience captive de 150 000 à 200 000 vues par vidéo, le modèle s’essouffle vite.

    Le combat contre l’algorithme

    Comme tout créateur, JOB subit la loi d’un algorithme qu’il juge imprévisible. « C’est une montagne russe. On teste un concept, si ça ne prend pas, on passe à autre chose. » Pour Jamie, la survie dans le surf business en 2026 ne tient pas seulement à la taille des vagues surfées, mais à la capacité de rester pertinent sur un écran de smartphone.

  • Ben Gravy arrêté : sa session de surf entre deux pays vire au cauchemar diplomatique

    Ben Gravy arrêté : sa session de surf entre deux pays vire au cauchemar diplomatique

    Vouloir cocher une case sur sa « bucket list » est une chose, finir dans une cellule haïtienne en est une autre. Le célèbre youtubeur Ben Gravy, connu pour son projet fou de surfer dans chaque pays du globe, vient de vivre l’expérience la plus tendue de sa carrière. En tentant de franchir la frontière entre la République Dominicaine et Haïti à la nage, planche sous le bras, le surfeur a frôlé la catastrophe.

    Une « gauche » un peu trop engagée

    Le plan paraissait simple, presque poétique : au sud de l’île, une embouchure de rivière offre une vague en A-frame. Prenez la droite, vous restez en République Dominicaine. Prenez la gauche, et vous glissez directement dans les eaux territoriales d’Haïti. C’est exactement ce qu’a fait Gravy pour valider son 27ème pays. Problème : Haïti traverse actuellement l’une des crises les plus violentes de son histoire, avec une capitale contrôlée à 90 % par des gangs armés.

    « Ils auraient pu jeter la clé »

    L’aventure a tourné court lorsque le surfeur et son équipe ont été interceptés par les autorités locales. Pas de tampon sur le passeport, pas d’autorisation, juste une entrée illégale par la mer. Detenus et interrogés, ils ont dû faire face à un général pour le moins perplexe.

    « Après de longues explications, il a fini par trouver l’idée tellement stupide et nous tellement fous qu’il ne savait plus quoi faire de nous », confie Ben Gravy, encore sous le choc. Le général a été clair : il aurait pu les enfermer pour de bon. Finalement, après un sérieux rappel à la loi, le groupe a été escorté par la police armée jusqu’à leur véhicule.

    Le conseil du jour ? Gardez vos dérives du bon côté de la frontière. La chance ne sourit pas deux fois aux surfeurs trop distraits.