Catégorie : Actualités surf

  • Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    Alerte baïne maximale ce week-end : le piège invisible d’une mer d’huile

    C’est le paradoxe qui agite les parkings de la côte landaise et girondine ce vendredi. En regardant l’océan, les surfeurs tirent la tronche : la houle est minuscule, la période dépasse à peine les 10 secondes, et les coefficients de marée sont très moyen. Bref, c’est pas le lac, mais c’est pas Hawaii. Pourtant, la préfecture de Nouvelle-Aquitaine vient de déclencher l’alerte maximale aux courants de baïnes pour tout le week-end du 3 juillet 2026.

    Alors, excès de zèle administratif ou vrai danger ? Derrière cette apparente mer d’huile se cache en réalité un piège mécanique redoutable, bien connu des services de secours.

    Le piège des bancs de sable printaniers

    Après un hiver et un printemps agités, les fonds marins sont littéralement sculptés. Les baïnes – ces fameuses piscines naturelles – sont extrêmement creuses et bien formées. Même si la houle actuelle est petite et courte, elle suffit à remplir ces cuvettes à marée haute.

    C’est au moment où la marée commence à descendre que le mécanisme s’enclenche. Toute l’eau accumulée dans la baïne cherche à s’échapper vers le large par le chenal (la sortie de la baïne). Comme les coefficients sont faibles, l’eau manque de puissance pour lisser les bancs de sable, créant un effet de vidange localisé, ultra-rapide et totalement invisible depuis la plage.

    Pourquoi vous devez vous méfier de cette eau calme

    Le drame de juin – où plus de 90 personnes ont perdu la vie en France suite aux fortes chaleurs – rappelle que le grand public associe souvent « danger » à « grosses vagues ». Ce week-end, l’absence de vagues va inciter les baigneurs à s’éloigner du bord. Sans s’en rendre compte, ils entreront dans ces couloirs d’aspiration.

    Le message des MNS est clair : ne vous fiez pas aux apparences. Ce week-end, le calme est trompeur. Restez dans les zones bleues.

  • Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Alerte aux physalies : pourquoi vous devez absolument éviter ce piège bleu sur les plages basques

    Une silhouette translucide, des reflets bleu-violet magnifiques, mais un véritable enfer pour les surfeurs. Les physalies font leur grand retour sur la Côte Basque, notamment repérées sur le spot d’Ilbarritz à Bidart. Ne vous fiez pas à leur beauté : ces « fausses méduses » possèdent des filaments ultra-urticants capables de paralyser une session en quelques secondes.

    Le vrai piège ? Même échouées et desséchées sur le sable depuis des semaines, leurs cellules venimeuses restent actives. Si votre planche ou votre pied effleure l’une d’elles, la sanction est immédiate : brûlure intense, vertiges, voire tachycardie.

    Le réflexe qui sauve (et l’erreur à bannir)

    Si vous vous faites intercepter entre deux vagues, oubliez immédiatement le réflexe de frotter la zone à mains nues, vous ne feriez qu’éclater les poches de venin.

    • À faire : Rincez abondamment à l’eau de mer.
    • L’astuce : Appliquez de la mousse à raser (ou du sable sec à défaut), puis raclez délicatement les tentacules avec un morceau de carton rigide (ou une vieille carte de fidélité).

    En cas de malaise ou de douleur persistante, pas de zèle : filez direct au poste de secours ou composez le 15. Soyez vigilants sur le line-up !

  • Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Le Foilscoot : quand la trottinette des mers s’invite au line-up

    Comme si le line-up n’était pas déjà assez saturé entre les longboards, les soft tops et les SUP, une nouvelle mutation technologique vient de franchir les portes de l’enfer aquatique. Son nom ? Le foilscoot. L’idée, née du cerveau de Benjamin Friant, double champion d’Europe de trottinette freestyle, est simple : visser un guidon sur un pump foil pour rendre la glisse accessible au premier venu.

    Sur le papier, l’analogie avec les skateparks fait frémir. On redoutait la prolifération des trottinettes sur le béton, les voilà désormais prêtes à investir les vagues.

    Un cauchemar logistique et sécuritaire au pic

    Si la pratique est techniquement rigolote, la réalité du terrain m’inquiète au plus haut point. Le foil traditionnel génère déjà une tension au pic à cause des risques de collision majeurs. Y ajouter un guidon pour gommer la courbe d’apprentissage va inévitablement attirer des pratiquants sans aucune notion des règles de priorité et de sécurité.

    Partager une vague avec un foil tranchant à deux mètres demande déjà un cœur bien accroché. Si le line-up se transforme en skatepark flottant, la cohabitation va vite tourner au vinaigre. L’innovation a du bon, mais ce « progrès » ressemble surtout à un futur casse-tête pour la sécurité de tous.

  • Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Une soirée exclusive à Anglet avec le chargeur Clément Roseyro

    Bloquez votre agenda. Ce jeudi 2 juillet, la communauté surf se donne rendez-vous à Anglet, 7 allées Louis de Foix, pour un événement à ne pas manquer. Le shop Moskova accueille une soirée spéciale centrée sur l’enfant du pays, Clément Roseyro, devenu le premier Européen à remporter le prestigieux Tudor Nazaré Challenge.

    Le coup d’envoi sera donné dès 19h00 avec un apéro convivial, l’occasion parfaite pour se retrouver et échanger entre passionnés autour d’un food truck et des boissons. Mais le moment fort de la soirée aura lieu à 21h30/22h. Les lumières s’éteindront pour laisser place à la projection exclusive du teaser de son tout nouveau projet : Step Up.

    Loin des clips de gros classiques et formatés, ce film réalisé par Arthur Picard et monté par Stan VLF promet une immersion psychologique totale. Clément y dévoile les coulisses de ses deux derniers hivers passés à traquer les houles dantesques, mais surtout, il y met ses peurs à nu face à des vagues de 20 mètres.

    La soirée se prolongera ensuite avec une after party pour célébrer la culture surf locale. C’est l’occasion idéale de soutenir un talent d’ici avant que le projet ne commence sa diffusion officielle. Rendez-vous demain soir

  • Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    Une planche de surf transformée en distributeur de bière pression

    C’est sans doute la fusion la plus rafraîchissante de l’année entre l’art du shape et la culture de l’après-session. En Australie, la brasserie Gage Roads Brew Co. a bousculé les codes du marketing en créant la toute première planche de surf au monde capable de contenir et de servir de la bière pression tout en restant parfaitement fonctionnelle à l’eau.

    Un défi d’ingénierie technique et de shape

    Pour donner vie à ce projet à la frontière de l’exploit technique et du coup de génie publicitaire, la brasserie s’est associée au célèbre shaper Chris Garrett, fondateur de Phantom Surfboards. Inspiré par la mythique silhouette de la Greenough Spoon des années 60, Garrett a dû creuser le pain de mousse pour y intégrer une chambre alimentaire scellée de 10 litres.

    L’ajout d’une valve de pressurisation et d’un robinet amovible a transformé l’atelier en un véritable laboratoire d’expérimentation, non sans quelques explosions de prototypes en cours de route. Le but ultime : s’assurer que la bière reste fraîche et sous pression, sans que la planche ne perde sa flottabilité ni ses propriétés hydrodynamiques lors de la session.

    Validée au line-up par des légendes de la glisse

    Honnêtement, ce n’est que du marketing destiné à décorer un comptoir de bar, mais cette planche « Single Fin » a immédiatement été jetée à l’eau et on peut la surfer (pas sûr pour les airs, lol). Et pour valider le shape, la marque n’a pas fait les choses à moitié en recrutant des ambassadeurs de classe mondiale : le médaillé olympique et copropriétaire de la marque Jack Robinson, accompagné du free surfer de légende Brendan « Margo » Margieson.

    Les deux athlètes ont pu confirmer la viabilité de l’engin dans les vagues, ancrant cette campagne audacieuse dans une réelle crédibilité surf. Une manière parfaite pour Gage Roads, marque née en 2004 en Australie-Occidentale, de réaffirmer son attachement viscéral à l’océan et à la communauté des surfeurs.

  • Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Blakey Johnston : l’incroyable calvaire physique derrière un record du monde de surf historique ou « débile »

    Imaginez passer plus de 10 heures par jour dans une eau glaciale pour enchaîner les sessions de glisse. C’est l’exploit complètement fou réalisé par l’Australien Blakey Johnston. Pour reconquérir son titre de recordman du monde, cet athlète de l’extrême a surfé pas moins de 4 097 vagues en seulement un mois.

    Un nouveau mini-documentaire vient de dévoiler les coulisses de ce marathon aquatique hors norme, et le bilan pour son corps est tout simplement effrayant. Avec une moyenne de 10,3 heures de surf quotidiennes et seulement 3,5 heures de sommeil par nuit, son organisme a frôlé la rupture. Johnston a confié avoir souffert d’une infection aiguë à l’oreille, de douleurs nerveuses inexpliquées et d’un énorme ulcère au talon causé par le frottement permanent de ses chaussons en néoprène.

    Au total, le surfeur de Cronulla aura passé près de 18 heures debout sur sa planche, enchaînant plus de 21 000 virages et 674 tubes dans les eaux hivernales. Mais derrière cette performance presque surhumaine et ces souffrances brutales se cache une cause noble : ce projet solidaire a permis de récolter 330 000 dollars pour la santé mentale des enfants. Un sacrifice immense à découvrir d’urgence en vidéo.

  • Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    Le retour de la micro-algue toxique Ostreopsis au Pays basque : nos conseils pour sauver vos sessions

    L’été s’installe, l’eau se réchauffe, mais un vieil ennemi invisible vient déjà gâcher la fête sur la Côte basque. La mairie de Biarritz a été contrainte d’interdire la baignade et les activités nautiques au Port-Vieux. En cause ? Le grand retour d’Ostreopsis ovata, cette micro-algue toxique qui s’incruste désormais chaque saison, de Biarritz jusqu’aux spots espagnols.

    Favorisée par le grand soleil, l’absence de houle et une eau qui chauffe anormalement sous l’effet du changement climatique, cette intruse libère des toxines hautement volatiles. Si tu te rappelles les étés galères de 2021 ou de 2025, tu connais la chanson : états grippaux, gorges qui brûlent et yeux irrités. Le pire pour nous ? Pas besoin de boire la tasse pour morfler. Les toxines passent dans les embruns ; un simple check des vagues depuis le haut de la falaise par vent onshore peut suffire à te rendre malade.

    Le point santé : Les symptômes ressemblent à une grosse grippe estivale (rhinite, toux, fièvre). Ils apparaissent généralement quelques heures après l’exposition et s’estompent en 24 à 48 heures.

    Heureusement, on peut limiter la casse et adapter nos habitudes. Si les conditions te poussent quand même à l’eau sur les spots limitrophes, applique ces trois règles d’or :

    • Fuis le line-up par vent de mer : Les toxines se propagent via les aérosols. Un vent onshore rabat la brume toxique directement vers tes poumons. Privilégie les sessions matinales avant que le vent thermique ne se lève.
    • Douche obligatoire et immédiate : Ne laisse pas l’eau salée sécher sur ta peau. Rince-toi abondamment à l’eau douce dès la sortie du spot (pense au jerrican d’eau douce au camion).
    • Checke les applications locales : Ne joue pas au plus malin sur les plages fermées. Suis les alertes de la communauté d’agglomération avant de te mettre à l’eau. Si le drapeau violet est de sortie, passe ton tour ou monte plus au nord des Landes.

    Reste safe, et protège tes bronches !

  • Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    J’adore le longboard. C’est esthétique, c’est historique, c’est l’essence même de la glisse. Pourtant, après 18 ans à suivre le surf professionnel au quotidien, je craque : le circuit mondial m’ennuie profondément et sa mentalité actuelle me rebute.

    La guerre du longboard classic vs moderne

    Pourquoi ? Parce qu’on nous sert la même soupe en boucle. Des vagues d’un mètre propre, des point breaks standardisés, et des critères de jugement devenus totalement illisibles. Même avec des décennies de culture surf derrière moi, je ne comprends plus les notes des juges la majeure partie du temps. Le longboard est devenu le théâtre d’une guerre de clochers stérile entre les puristes nostalgiques du single fin classique et les acharnés du tri-fin ultra-moderne. Une niche dans la niche qui se regarde le nombril pendant que le navire coule.

    La réalité économique est pathétique : quand le troisième du classement européen doit renoncer aux étapes internationales parce que les prize money sont dérisoires et que voyager ne vaut plus le coup financièrement, c’est que le système est cassé.

    Le longboard intéresse t’il encore ?

    Et le pire, c’est que le public est demandeur ! Les réseaux sociaux ne mentent pas : une seule vague d’Édouard Delpero à Guéthary cumule 651 000 vues, et une bombe de Louis Marchiset à La Nord Hossegor frôle le million. Les internautes veulent voir du longboard, mais pas celui qu’on leur impose dans ces formats de compétition aseptisés.

    Il est temps de bousculer les codes. Pour être sacré champion du monde, un surfeur doit être complet : gracieux sur le nose, mais aussi capable de charger quand le plan d’eau s’énerve. La récente épreuve à Abu Dhabi a frôlé le ridicule : la majorité des compétiteurs étaient incapables de caler un tube proprement. On est bien loin des Hawaiiens qui allaient s’enfermer dans des cavernes à Pipeline avec des planches de 9 pieds. Si la discipline refuse de se moderniser et de montrer du gros surf, elle finira par mourir dans l’indifférence générale.

  • Nias et Krui Pro 2026 : Le surf professionnel victime de la politique locale

    Nias et Krui Pro 2026 : Le surf professionnel victime de la politique locale

    C’est un énorme coup dur pour le circuit qualificatif asiatique. Deux des plus belles épreuves qualificatives pour les Challenger Series, le Nias Pro et le Krui Pro, viennent d’être officiellement rayées du calendrier 2026. Si vous espériez voir les vagues parfaites de Lagundri Bay ou les longues gauches de Sumatra cette semaine, il faudra repasser.

    La raison de ce fiasco ? Un violent coup de frein budgétaire. Les récents changements de gouvernance au sein des autorités régionales indonésiennes, associés à un contexte économique local très tendu, ont poussé les institutions à couper net les subventions de ces deux événements historiques. L’an dernier, ces compétitions classées « QS 6000 » avaient pourtant couronné des surfeurs de premier plan comme Dylan Wilcoxen ou Reef Heazlewood, tout en faisant tourner l’économie locale.

    Cette double annulation met en lumière une réalité souvent occultée : la dépendance extrême du surf professionnel envers les politiques et les financements locaux. Pour 2026, la saison est morte. Les organisateurs tentent déjà de sauver les meubles en négociant une épreuve de repli aux Mentawai pour la fin de l’année, tout en promettant un retour aux affaires en 2027. Le circuit qualificatif, lui, perd ses plus belles vagues.

  • Drame en Alaska : un surfeur local perd la vie sur un mascaret ultra-médiatisé

    Drame en Alaska : un surfeur local perd la vie sur un mascaret ultra-médiatisé

    Derrière les vidéos ultra-populaires de Jamie O’Brien ou Ben Gravy se cache une réalité bien plus sombre. Le Turnagain Arm, ce mascaret d’Alaska devenu une star des réseaux sociaux, vient de faire une victime. Vendredi dernier, Joshua Novakovich, un surfeur local de 25 ans, y a perdu la vie.

    Parti en stand-up paddle avec sa compagne, le jeune homme s’est retrouvé piégé par un courant violent et un vent de face impitoyable. Alors que sa petite amie a réussi à regagner la terre ferme, Joshua est resté bloqué au large sur un banc de sable réputé ultra-dangereux. Sous les yeux impuissants d’une vingtaine de personnes, il a lutté pendant plus de vingt minutes, tentant désespérément de ramer sur les 2,5 kilomètres qui le séparaient de la rive.

    Au téléphone avec ses proches pendant son calvaire, le surfeur a fini par succomber à l’hypothermie, épuisé, avant l’arrivée des secours retardés par la nuit. Son corps a été repéré le lendemain. Ce drame rappelle cruellement que les vagues de marée, malgré leur apparente facilité sur YouTube, restent des monstres imprévisibles. Récemment, le pro Antony Walsh y avait lui aussi frôlé le pire en Australie.

  • Louis Vuitton s’empare du surf : hommage légitime ou hold-up marketing ?

    Louis Vuitton s’empare du surf : hommage légitime ou hold-up marketing ?

    Une vague géante en plein Paris, du sable sur le catwalk et des mannequins qui portent des planches comme de simples accessoires de mode. Pour son défilé Printemps/Été 2027, Pharrell Williams a propulsé Louis Vuitton au cœur de notre culture. Au premier abord, le casting a de quoi faire rêver : la direction artistique a misé sur le free surfeur le plus stylé de la planète, Mikey February, et sur des visuels poétiques signés du photographe Brent Bielmann.

    La marque au monogramme affirme vouloir rendre hommage à la communauté surf, et plus particulièrement au Ebony Beach Club, une association historique créée en 1957 à Santa Monica pour offrir un espace sûr à la communauté noire avant d’être expropriée par la ville. Sur le papier, l’intention est noble, d’autant plus que LV promet de reverser le sable du défilé à des terrains de volley et de soutenir l’ONG Coral Gardeners.

    L’art du greenwashing et de la récupération ?

    Mais grattons un peu sous le vernis de cette esthétique parfaite. Il y a trente ans, voir le surf ainsi exposé nous aurait rendus fiers. Aujourd’hui, le sentiment est bien plus amer. Ces géants du luxe ne sont pas là par passion, mais pour s’approprier les codes d’une contre-culture authentique afin de vendre des t-shirts à des prix totalement indécents.

    Voir des mannequins tenir maladroitement des planches sur un podium parisien résume parfaitement le malaise : le surf est vidé de sa substance pour devenir une simple esthétique de riches citadins. Louis Vuitton s’achète une image cool sur le dos de notre passion. Rassurez-vous, il y a très peu de chances que la marque vienne un jour financer des campagnes de pub chez nous, et c’est tant mieux. L’âme du surf ne s’achète pas en boutique de luxe.

  • Alerte sur les spots : quand les falaises s’effondrent sur les surfeurs

    Alerte sur les spots : quand les falaises s’effondrent sur les surfeurs

    Le danger ne vient plus seulement de la série qui décale ou des courants sournois. Désormais, c’est le ciel qui tombe sur la tête des surfeurs. En l’espace de quarante-huit heures, deux des spots les plus emblématiques de la planète surf ont été le théâtre d’un phénomène terrifiant : l’effondrement soudain de pans entiers de falaises directement dans le line-up.

    Un effondrement sans conséquence en Californie

    Le premier avertissement a eu lieu en Californie, sur le mythique spot de Steamer Lane à Santa Cruz. Lundi dernier, un bloc massif s’est détaché dans la section ultra-fréquentée de « The Slot », envoyant des tonnes de gravats et de roche là où les surfeurs attendent les vagues. Si le pire a été évité de justesse de ce côté de l’Atlantique, le signal d’alarme était tiré.

    Un drame humain à Biarritz

    Malheureusement, le drame a fini par éclater. Mercredi soir, à Biarritz, l’impensable s’est produit au pied du Phare, sur la plage du Miramar. En pleine session estivale, sous les yeux des baigneurs et des locaux venus chercher la fraîcheur, un pan de falaise de 2 000 m³ s’est écroulé dans l’océan, ensevelissant plusieurs personnes. Les secours, immédiatement déployés, ont sorti le corps sans vie d’une victime, tandis que les recherches se poursuivent dans des conditions extrêmes.

    Ce double pic d’actualité met en lumière une réalité que la communauté surf va devoir affronter : le réchauffement climatique, la montée des eaux, les vagues de chaleur successives et l’érosion accélérée par les houles hivernales rendent nos parois côtières totalement instables.

    Ramer au ras de la roche pour choper le short-break ou se coller à la falaise pour s’abriter du vent devient un risque. À Santa Cruz comme au Pays Basque, le message est désormais vital : gardez vos distances avec les parois rocheuses ou falaises, ne vous installez plus dessous et observez les signes de fatigue de la roche. La nature redessine nos vagues et nos côtes, mais le prix à payer est devenu beaucoup trop lourd.

  • Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    Drame évité en Californie : Un drone sauve un surfeur encerclé par un grand requin blanc

    C’est le cauchemar de tout surfeur, et pourtant, Rex n’a absolument rien vu venir. Alors qu’il glissait tranquillement sur le spot de Seascape Beach, à Aptos en Californie, une ombre massive et sombre s’est mise à tourner autour de lui. Un grand requin, visiblement très curieux et en mode investigation, se rapprochait dangereusement de sa planche.

    La scène a été entièrement captée depuis les airs par Nick Bertocchini. Ce photographe de mariage, habitué à faire voler son drone sur la côte, a immédiatement compris l’urgence de la situation. Le squale coupait les trajectoires du surfeur, s’approchant même par l’arrière.

    Pour alerter Rex sans pouvoir lui parler, Nick a utilisé une technique audacieuse : faire vrombir les moteurs de son drone à fond et caler l’appareil juste au-dessus du requin pour matérialiser le danger. En entendant le bourdonnement anormal et en voyant le drone faire des va-and-vient insistants, le surfeur a enfin levé les yeux, repéré l’ombre, et ramer à toute vitesse vers le rivage. Le prédateur a fini par abandonner la traque.

    La tech individuelle face au modèle lourd de La Réunion

    Si cette histoire se termine bien grâce à l’œil d’un pilote amateur, elle relance le grand débat de la sécurité face au risque requin. Sommes-nous condamnés à dépendre du hasard d’un drone dans le ciel pour surfer sereinement ?

    À des milliers de kilomètres de là, l’île de La Réunion a choisi une tout autre stratégie. Face à une crise sans précédent, l’île a déployé des moyens colossaux: pêches préventives et programmes de vigies requins. Un investissement public massif qui a prouvé son efficacité absolue, puisque l’île ne déplore plus aucune attaque depuis de nombreuses années. (grâce à de nombreuses initiatives, je vous l’accorde, et pas uniquement le drône)

    Alors, quelle est la suite pour nos spots ? Entre la surveillance institutionnelle militarisée mais hors de prix, et la vigilance citoyenne connectée via les drones, le surf moderne cherche encore son équilibre économique pour protéger ses pratiquants.

  • In Waves : Pourquoi ce film d’animation soutenu par Quiksilver va secouer la communauté surf

    In Waves : Pourquoi ce film d’animation soutenu par Quiksilver va secouer la communauté surf

    La culture glisse s’apprête à faire vibrer les salles obscures. Le 1er juillet 2026, le long-métrage d’animation In Waves sortira au cinéma en France. Sélectionné en ouverture de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes et en compétition au prestigieux Festival d’Annecy, ce film s’impose déjà comme le rendez-vous cinéma incontournable de l’année pour la communauté surf.

    L’adaptation d’un chef-d’œuvre de la culture glisse californienne

    Réalisé par la cinéaste franco-vietnamienne Phuong Mai Nguyen (remarquée pour son travail sur la série Culottées), In Waves est l’adaptation sur grand écran du roman graphique autobiographique d’AJ Dungo. Cet illustrateur californien y livre une chronique intime d’une puissance rare.

    L’histoire nous plonge à Los Angeles, où AJ, un lycéen discret passionné de skateboard et de dessin, rencontre Kristen, une surfeuse passionnée. Alors qu’un avenir radieux se profile, Kristen tombe malade. Ensemble, portés par leurs amis et leur connexion viscérale à l’océan, ils vont mener un combat bouleversant contre l’adversité.

    « Malheureusement, la thématique du deuil fait partie de l’histoire, mais j’avais envie que l’on perçoive avant tout la vie et les moments de joie », confie la réalisatrice Phuong Mai Nguyen, qui s’est immergée à Los Angeles sur les traces des souvenirs du couple pour retranscrire fidèlement l’esthétique des spots californiens.

    Quiksilver s’associe à un hymne au pouvoir salvateur de l’océan

    Pour Quiksilver, ce partenariat est apparu comme une évidence. La marque emblématique née en 1969 retrouve dans In Waves les piliers fondateurs de son ADN : le surf comme vecteur de liberté, l’océan comme espace de reconstruction, et la transmission d’une culture commune. Le long-métrage intègre d’ailleurs l’histoire des pionniers de la discipline en parallèle du récit principal.

    L’océan n’y est pas traité comme un simple arrière-plan esthétique, mais comme un personnage à part entière, capable de soigner et de rassembler. « Nous sommes une marque née de l’océan. Soutenir In Waves, c’est un acte de conviction », explique Josh February, Global Brand Director chez Quiksilver. « Ce film incarne exactement ce que nous défendons depuis l’origine : l’idée que l’océan guérit, qu’il reconnecte, qu’il révèle. »

    Une esthétique épurée et un casting cinq étoiles

    Visuellement, le film réussit le pari d’esquiver le pathos grâce à un graphisme épuré, un traitement magistral de la lumière californienne et une justesse de rythme qui honore la glisse.

    Pour donner vie à ce récit, le casting vocal s’avère particulièrement solide. La version française réunit des talents reconnus du cinéma francophone :

    • Lyna Khoudri
    • Paul Kircher
    • Rio Vega
    • Birane Ba

    Quant à la version originale, elle s’appuie sur les voix de Will Sharpe et Stephanie Hsu pour incarner le duo de protagonistes.

    Pourquoi les surfeurs doivent aller voir In Waves au cinéma

    Au-delà du drame intime, In Waves est une véritable déclaration d’amour à la culture surf et à son histoire. Le film explore avec pudeur cette sensation unique que connaît chaque pratiquant : celle de trouver un refuge thérapeutique et une liberté absolue une fois à l’eau, peu importe les tempêtes de la vie à terre. Un grand moment de cinéma, esthétique et mémorable, à découvrir dès le 1er juillet.

  • Tragédie au bout de la route : un surfeur décède à Teahupo’o par petite houle

    Tragédie au bout de la route : un surfeur décède à Teahupo’o par petite houle

    On associe machinalement Teahupo’o aux monstres liquides de la taille d’un immeuble, à la cohue des bateaux dans le chenal et à la surveillance stricte de la water patrol. Pourtant, la vague la plus redoutée de la planète possède un visage bien plus vicieux. C’est précisément ce piège, masqué derrière des conditions d’apparence clémentes, qui vient de coûter la vie à Patrick Phillips, un surfeur américain de 56 ans originaire de San Diego.

    Une fin d’après-midi au goût de fatalité

    Le drame s’est noué en fin d’après-midi à Teahupoo. Ce jour-là, la houle affichait un modeste deux mètres. Une taille presque insignifiante pour un spot de cette envergure, qui pousse souvent à lever la garde. En raison de ces conditions mineures, aucune patrouille de sécurité officielle n’était déployée sur l’eau. Seul un petit groupe d’amis partageait le line-up.

    C’est dans ce faux sentiment de sécurité que l’accident s’est produit. En chutant de sa planche, Patrick Phillips a directement percuté le récif de corail avec sa tête dans le « bowl » ouest, une section critique où l’eau se retire intégralement au moment où la vague casse. Le choc, d’une violence extrême, lui a brisé deux vertèbres cervicales.

    Une réanimation héroïque dans le line-up

    Témoin de la scène, un autre surfeur américain est parvenu à extraire la victime de l’eau et à pratiquer une réanimation cardio-respiratoire d’urgence directement sur place, au milieu des vagues. Évacué par bateau puis transporté à l’hôpital de Taravao avant d’être transféré en urgence absolue au Centre Hospitalier de Polynésie Française (CHPF), Patrick Phillips est resté plusieurs jours dans un état critique. Il a finalement succombé à ses blessures le 19 juin au soir, laissant derrière lui une femme et deux fils.

    26 ans de sursis sur la dalle tahitienne

    Si Patrick Phillips était un surfeur expérimenté, ce freak accident rappelle la configuration unique de la dalle tahitienne. À Teahupo’o, ce n’est pas la hauteur de la lèvre qui dicte le danger, mais la faible profondeur d’eau sur le récif. Le moindre wipeout, même par petite houle, se transforme en un impact direct contre le récif.

    Cette tragédie secoue profondément la communauté locale. Les fatalités restent extrêmement rares sur ce spot grâce aux dispositifs de sécurité modernes. Le dernier accident mortel répertorié à Teahupo’o remontait à l’an 2000, lors de la disparition du jeune local Brice Taerea. Vingt-six ans plus tard, l’océan vient de rappeler une vérité glaciale : au bout de la route, il n’y a jamais de petite session.

  • Une soirée exclusive pour célébrer la culture surf alternative chez Chienville

    Une soirée exclusive pour célébrer la culture surf alternative chez Chienville

    C’est le rendez-vous qui va animer la zone artisanale de Soorts-Hossegor. Ce mercredi 24 juin, à partir de 19h00, l’atelier de Ben de Chienville ouvre ses portes pour le lancement officiel de sa collaboration avec Oxbow. Une capsule en édition limitée née d’une envie commune de bousculer les lignes traditionnelles du shape, initiée par les expérimentations du rider Erwan Blouin sur les planches asymétriques.

    Si vous cherchez une ambiance surf authentique, c’est ici que ça se passe. Au-delà de la découverte des pièces de la collection, l’événement est pensé comme un moment de partage avec les surfeurs. Vous pourrez approcher de près le travail de Ben, observer les shapes customs du team et échanger sur cette vision alternative de la performance.

    Pour rythmer la soirée, le programme mise sur du solide : un concert live de YGGL programmé à 20h15, les incontournables burgers de The Roaster pour l’après-session, et des boissons offertes.

    Infos pratiques :

    • Où : Chienville Workshop – 803 Av. des Rémouleurs, Soorts-Hossegor
    • Quand : Mercredi 24 juin, dès 19h00 (Concert à 20h15)
  • Il a 56 ans et sa session à Teahupo’o a viré au cauchemar : 2 vertèbres brisées sur le récif

    Il a 56 ans et sa session à Teahupo’o a viré au cauchemar : 2 vertèbres brisées sur le récif

    Le surf de gros ne pardonne rien, mais des fois pas besoin de condition XXL pour qu’un accident grave arrive. Ce jeudi, à Teahupo’o, un Californien de 56 ans a vu sa session basculer dans l’horreur. Lors d’une violente chute dans le bowl west (très peu d’eau dans ces conditions), sa tête a directement percuté le récif corallien à fleur d’eau.

    Le bilan est lourd : deux vertèbres cervicales ont été brisées dans le choc. Il. Secouru en urgence par un jeune surfeur et évacué vers le centre hospitalier du Taaone, le surfeur se trouve actuellement dans un état critique. Son pronostic vital reste engagé. Cet accident rappelle la dangerosité extrême de cette vague à Tahiti.

  • Le « scissor finger » de Tyler Wright au Salvador enflamme le CT et divise les pros

    Le « scissor finger » de Tyler Wright au Salvador enflamme le CT et divise les pros

    Tyler Wright ne fait décidément rien à moitié. Après avoir traversé une période extrêmement lourde – une complexe opération et la fin brutale de son contrat de 20 ans avec Rip Curl –, la double championne du monde vient de replacer les projecteurs sur elle lors de l’épreuve du Salvador.

    Un geste déplacé ?

    Le déclencheur n’est pas un layback ravageur, mais une fin de vague célébrée avec un signe « V » (le fameux « scissor finger »). Un geste assumé, devenu un véritable ralliement dans la culture sportive queer. En plein Pride Month, l’Australienne, mariée depuis 2022, a revendiqué son identité avec ferveur.

    Mais sur la planète surf, l’image a immédiatement fracturé la communauté. L’ancien champion du monde CJ Hobgood n’a pas retenu ses coups sur les réseaux sociaux : « C’est vraiment ce combat que tu choisis ? C’est de ça que tu veux qu’on se souvienne ? Ok. »

    Une charge frontale qui a fait sortir de ses gonds le commentateur Selema Masekela. Ce dernier a fustigé l’hypocrisie du milieu, rappelant que personne ne s’offusque quand un surfeur masculin célèbre de la même façon. Pour l’anecdote, ce même geste de doigts avait valu 35 000 dollars d’amende au basketteur Dwight Howard en 2017. Dans l’eau salée, il vient de relancer une guerre culturelle que le surf pro semblait jusqu’ici vouloir éviter à tout prix. Dans mon sens, que cela soit un homme ou une femme, cela reste un geste déplacé, mais surtout arrêtez de claimer pour avoir le score ou autre…..

  • Emportées par les vagues en dormant sur la plage : la tragédie de Panther Beach endeuille la Californie

    Emportées par les vagues en dormant sur la plage : la tragédie de Panther Beach endeuille la Californie

    Harshita Nair, 21 ans, et Mahial Sran, 20 ans, s’étaient endormies près du « Keyhole », une arche rocheuse entre Panther Beach et Yellow Bank Beach dans le comté de Santa Cruz. La marée montante et une houle puissante les ont emportées dans leur sommeil. Elles n’ont pas survécu.

    Un piège naturel bien connu des secours

    Huit nageurs-sauveteurs sont intervenus en urgence. Les deux jeunes femmes ont été retrouvées à plusieurs centaines de mètres de distance, extraites de l’eau et hospitalisées. Leurs blessures étaient trop sévères. « La marée arrive, et emporte tout », résume le capitaine Kyle Breton. C’était le cinquième sauvetage en un mois sur ce même kilomètre de côte, réputé pour ses falaises, ses grottes et ses marées imprévisibles.

    L’océan ne pardonne pas l’inattention

    Ce drame rappelle une réalité que tout surfeur connaît : la mer peut basculer en quelques minutes, même sur une plage en apparence tranquille. Ne jamais dormir en zone basse, toujours se renseigner après des locaux, toujours vérifier les horaires de marée avant de s’installer dans une crique ou près d’une arche. Une règle simple. Vitale.

  • Requin à Coogee Beach : L’Australie face à une recrudescence alarmante en 2026

    Requin à Coogee Beach : L’Australie face à une recrudescence alarmante en 2026

    Le traumatisme est immédiat. Ce samedi 13 juin 2026, la célèbre plage de Coogee à Sydney est passée de l’insouciance d’une matinée ordinaire à l’horreur absolue en quelques secondes. Un cri de terreur a transpercé le bruit des vagues, immédiatement suivi par le hurlement de la sirène d’alerte, ordonnant l’évacuation en urgence de tout le line-up. Une nageuse d’une trentaine d’années venait de subir de graves mutilations au bras et à la jambe suite à l’assaut d’un squale. Sortie de l’eau par des témoins héroïques, elle lutte actuellement pour sa vie à l’hôpital.

    Pour les amoureux de l’océan, l’écho est douloureux. Cette sensation d’impuissance et la peur de basculer dans une crise durable où l’accès à l’océan devient une roulette russe. Un phénomène qui me rappelle La Réunion. L’Australie est-elle en train d’atteindre ce point de rupture ?

    Au-delà de l’effroi légitime, les données de l’Australian Shark Incident Database viennent briser le discours rassurant des autorités. Le pays traverse une série noire inédite :

    • 4 décès en 2026 : Avant le drame de Coogee, trois chasseurs sous-marins et un adolescent ont perdu la vie dans des attaques distinctes depuis le mois de janvier.
    • Le triste record de 2025 : L’an dernier, l’Australie s’est hissée en tête des bilans mondiaux avec 21 attaques non provoquées, dont 5 mortelles.

    Cette hausse des interactions s’explique notamment par le réchauffement des eaux côtières qui pousse les grands prédateurs, comme le requin blanc, à se rapprocher des bancs de poissons près des spots. Alors que le débat sur l’efficacité des filets de protection est relancé, la communauté des surfeurs doit composer avec une réalité changeante. Restez prudents.

  • Un swell historique secoue la Californie : Hunter Jones frôle le drame à Malibu

    Un swell historique secoue la Californie : Hunter Jones frôle le drame à Malibu

    L’océan Pacifique est en feu. Du Mexique à Hawaï, les côtes subissent des conditions dantesques, sans doute poussées par un effet El Niño surboosté. En Californie, le récent swell de sud est déjà entré dans l’histoire. Mais au milieu des vagues parfaites, une vidéo a glacé le sang de tous les surfeurs : celle du local Hunter Jones, qui a bien failli y laisser sa vie sur le spot mythique de Malibu.

    Passer sous la jetée : le défi ultime

    Passer à pleine vitesse entre les pylônes en bois du Malibu Pier (le « shooting the pier ») est un exploit rarissime. Seules des légendes comme Laird Hamilton ou Allen Sarlo y sont parvenues lors du swell mémorable de 2014. Pour que les étoiles s’alignent, il faut une houle massive capable de propulser la vague tout au fond de la baie.

    Mardi dernier, Hunter Jones a vu l’opportunité de sa vie. Parti sur la troisième vague d’une série massive, le surfeur de Los Angeles s’est engouffré à l’intérieur.

    Une éjection à la dernière milliseconde

    Très vite, les pylônes se rapprochent à une vitesse terrifiante. C’est là que le piège se referme. Victime du ressac des vagues précédentes, Jones perd cruellement de la vitesse à l’approche des structures. Comprenant qu’il n’aura jamais assez d’élan pour traverser le ponton, il prend la seule décision possible : éjecter au tout dernier moment.

    Les spectateurs retiennent leur souffle. Sa planche est pulvérisée contre les piliers tandis qu’une lèvre monstrueuse explose sur la jetée, générant un backwash de plusieurs mètres. Hunter s’en sort miraculeusement indemne.

    Un swell historique et chaotique

    Si Jones a survécu à ce qui restera l’une des vidéos de l’année, ce swell de sud a transformé Malibu en un véritable champ de bataille. Entre vagues de classe mondiale et anarchie totale, les locaux ont dû composer avec des milliers de « drop-ins » au line-up. Une session d’anthologie, la peur au ventre en prime.

  • Le mensonge d’un surfeur à Waikiki totalement démasqué en vidéo

    Le mensonge d’un surfeur à Waikiki totalement démasqué en vidéo

    Waikiki, ses vagues faciles, ses couchers de soleil… et ses droites de forains. C’est le spot pour débutants par excellence, là où le chill est normalement roi. Pourtant, une violente bagarre vient d’y éclater, et l’histoire a pris un tournant totalement fou.

    Une plainte pour agression… un peu trop rapide

    Tout commence lorsqu’un touriste sort de l’eau en furie pour interpeller les flics et les sauveteurs. Son histoire ? Un local l’aurait violemment agressé et frappé au visage sur le pic de Queens. Il remplit sa déposition, bien décidé à faire coffrer son adversaire. Sauf qu’à l’ère du numérique, l’océan a des yeux.

    Le replay de la Cam Surfline détruit sa version

    Le média HHNewz a fouillé dans les archives de la webcam Surfline. Et là, c’est le drame pour notre plaignant. Les images montrent clairement le touriste sauter de sa planche pour plaquer au sol un surfeur en SUP, déclenchant lui-même les hostilités après avoir grillé toutes les priorités et insulté le local.

    Un rappel cinglant que l’océan n’appartient à personne. Le respect doit être mutuel, surtout sur un spot de novices. Et comme dirait un pote : pas de violence, c’est les vacances… enfin, visiblement pas pour tout le monde !

  • Alerte : Grosses frayeurs pour deux icônes de la culture surf

    Alerte : Grosses frayeurs pour deux icônes de la culture surf

    Le monde de la glisse a retenu son souffle cette semaine. À seulement 48 heures d’intervalle, deux figures légendaires qui incarnent l’histoire et l’esprit de notre culture ont été hospitalisées d’urgence après des accidents critiques en pleine session. Fort heureusement, le pire a été évité de justesse pour ces deux monuments du surf mondial.

    Ross Clarke-Jones : L’insatiable chargeur de Victoria

    Lundi 8 juin, la légende australienne des vagues géantes, Ross Clarke-Jones (l’éternel « Slick Willie »), a été évacuée en urgence à Port Campbell, au sud-ouest de Melbourne. À 60 ans tout juste, le surfeur a subi un violent impact au haut du corps, s’en sortant avec de multiples traumatismes faciaux et un nez cassé.

    Fidèle à sa réputation de trompe-la-mort, Clarke-Jones a signé sa propre décharge dès le lendemain matin, annulant son IRM. Un proche a résumé son état d’esprit : « Il est bien amoché, mais ce n’est pas la première fois. C’est son métier. » À peine remis, l’Australien rêve déjà de retourner défier Nazaré et de s’aligner sur un prochain Eddie Aikau. Une résilience brute, gravée dans l’ADN du surf de gros.

    Timmy Patterson : Le shaper des champions sauvé des eaux

    Mercredi 10 juin, le choc s’est déplacé sur la côte d’Orange County en Californie. Timmy Patterson, le shaper mythique de Dana Point qui shape les boards de l’élite mondiale — et notamment du champion du monde WSL Italo Ferreira —, a été victime d’un grave malaise cardiaque (d’après les premiers indices) en pleine session, provoquant un début de noyade critique.

    Placé en coma artificiel aux soins intensifs, Patterson a fait trembler le « surf ghetto » (quartier des shapers) de San Clemente. Mais le miracle a eu lieu quelques heures plus tard : tube respiratoire retiré, il est désormais conscient et d’humeur à plaisanter. Il doit une fière chandelle à son fils, qui l’a sorti de l’eau à temps. Le shaper iconique espère être de retour chez lui très vite et compte bien reprendre le rabot d’ici une semaine.

    Bon rétablissement à ces deux légendes vivantes qui continuent d’écrire l’histoire de notre sport.

  • Le monde du surf sous le choc après la perte de l’un de ses plus grands espoirs des années 90

    Le monde du surf sous le choc après la perte de l’un de ses plus grands espoirs des années 90

    Le milieu du surf s’est réveillé avec le cœur lourd. De Piha jusqu’aux vagues parfaites d’Indonésie, une immense vague d’émotion traverse la communauté après l’annonce du décès soudain de Troy Hirst. Véritable icône de sa génération, le surfeur néo-zélandais s’est éteint la semaine dernière, laissant derrière lui un héritage immense et une famille endeuillée.

    L’enfant prodige qui a brisé les records à Piha

    Pour toute une génération, Troy Hirst restera ce gamin talentueux qui a bousculé la hiérarchie mondiale au début des années 90. En 1993, alors qu’il n’avait que 16 ans, il réalise l’exploit de remporter le prestigieux championnat national Open de Nouvelle-Zélande dans les vagues massives et piégeuses de Piha.

    Ce record de précocité absolue tiendra plus d’une décennie. Doté d’un style sur le rail ultra-puissant et d’un engagement total dans le tube, il était le surfeur rêvé pour faire la couverture des magazines de l’époque.

    Une vie dédiée aux tubes parfaits de Lakey Peak

    Mais au-delà des lycras de compétition, c’est l’Indonésie qui a définitivement capturé son âme. Troy y avait posé ses valises il y a plus de vingt ans pour s’installer à Lakey Peak, devenant un pilier incontournable du line-up et de l’industrie locale de la fabrication de planches.

    C’est sur ce récif mythique qu’il a fondé sa famille et transmis son amour des vagues à son fils, Westen Hirst, aujourd’hui considéré comme l’un des jeunes goofy-footers les plus brillants et engagés d’Indonésie. Aujourd’hui, les hommages affluent du monde entier et une cagnotte de solidarité a été mise en place pour soutenir ses enfants, Mikayla et Westen, face à cette terrible épreuve.

  • Drame à Capbreton : quand l’océan piège les premiers baigneurs de la saison

    Drame à Capbreton : quand l’océan piège les premiers baigneurs de la saison

    C’est le genre de nouvelle qui glace le sang et qui, malheureusement, sonne comme un violent rappel à l’ordre. Ce dimanche 7 juin, un Landais d’environ 35 ans a perdu la vie par noyade sur la plage de la Savane, à Capbreton. L’homme profitait d’une fin d’après-midi ensoleillée dans une zone non surveillée lorsque le drame s’est produit. Malgré l’intervention ultra-rapide des sauveteurs de la plage Centrale voisine et 45 minutes de massage cardiaque, il n’a pas pu être réanimé.

    Cette année, la météo nous gâte avec un mois de mai et un début juin anormalement chauds. Une eau à cette température, ça donne envie de foncer à l’eau. Mais ne vous y trompez pas : l’océan reste un milieu sauvage et imprévisible, les surfeurs le savent, les baigneurs moins. Ce dimanche matin, le Sud-Ouest a été touché par un swell massif pour la saison, avec des séries frôlant les 4 mètres tôt le matin.

    Le piège est là. Tous les postes MNS ne sont pas encore ouverts. Si vous surfez ces vagues ou que vous profitez de la plage, ouvrez l’œil. Vous voyez quelqu’un en difficulté ? Appelez immédiatement les secours. Si vous avez le niveau et l’expérience en surf, portez-lui assistance en attendant les renforts. Et surtout, pas de prise de risque inutile : la baignade, c’est uniquement entre les drapeaux.

  • Coup de pression au Salvador : Jack Robinson viré du pic par un local ?

    Coup de pression au Salvador : Jack Robinson viré du pic par un local ?

    Le warm-up des compétitions internationales vire parfois au vinaigre. Avec l’enchaînement des Challenger Series et du World Tour, les pros débarquent en meute sur les spots, pressés de caler leurs dérives et de tester leurs planches. Résultat ? Une cohabitation explosive avec les locaux, las de voir leurs vagues squattées.

    Cette semaine à Punta Roca, c’est Jack Robinson qui a goûté à la loi du pic salvadorien. Connu pour son appétit féroce, l’Australien aurait braqué un surfeur local. Les images montrent une trajectoire ultra-tendue où la planche du local a failli le trouer. Après une explication musclée, Robinson a préféré plier les gaules et sortir de l’eau. Quand la tension monte, même le lycra du CT ne protège pas du free surf local.

  • Le chaos des bateaux à Teahupoo : Matahi Drollet évite le pire de justesse

    Le chaos des bateaux à Teahupoo : Matahi Drollet évite le pire de justesse

    C’est l’un des spectacles les plus intenses de la planète, mais la situation est en train de devenir incontrôlable. À Tahiti, la mythique vague de Teahupoo attire autant les chargeurs d’élite que les touristes avides de sensations fortes. Le problème ? Pour admirer le show, tout le monde s’entasse en bateau dans ce qu’on appelle le « channel », le chenal, quelques mètres de quiétude dans ce chaos. Sauf qu’à Teahupoo, cette zone de sécurité est une illusion.

    Un choix à la fraction de seconde

    Lors du dernier gros swell, le surfeur tahitien Matahi Drollet a bien failli voir sa carrière — et sa vie — s’arrêter net. Après avoir dompté un monstre de plusieurs mètres de haut, le local s’est retrouvé nez à nez avec une embarcation de spectateurs garée en plein milieu de sa trajectoire de sortie.

    « J’ai dû choisir entre le bateau ou la lèvre… Mon mode survie m’a poussé à attraper le rail et à faire un cutback en pleine explosion pour éviter de le percuter », a-t-il confié. Un réflexe de génie qui lui évite le pire à quelques centimètres près.

    Le « channel » de la mort ?

    Ceux qui connaissent la vague le savent : le chenal de Teahupoo ne fait que quelques mètres de large, ce n’est pas une passe (qui elle se trouve plus loin). Juste derrière la célèbre gauche, un « bowl » en droite ferme la zone. L’espace y est minuscule.

    Pourtant, le nombre d’embarcations explose. Photographes à l’affût de l’image du siècle, caméramans et charters de touristes s’agglutinent au plus près du Peak, quitte à mettre la vie des surfeurs en péril pour satisfaire le client.

    Ce n’est pas le premier avertissement. Par le passé, il y avait eu une photographe brésilienne qui s’étaient brisée les vertèbres.

    Même le King, Kelly Slater, est monté au créneau suite à ce nouvel incident : « Il faut faire quelque chose pour la conduite de ces bateaux. Ça va mal finir, tôt ou tard. » La question n’est plus de savoir si un drame va arriver, mais quand.

  • Un terrible drame ravive la psychose des squales sur cette plage brésilienne

    Un terrible drame ravive la psychose des squales sur cette plage brésilienne

    Le surf et la baignade ont parfois un visage bien sombre. Dimanche dernier, la plage de Piedade, située à Jaboatão dos Guararapes près de Recife, a été le théâtre d’une scène d’horreur absolue. Un jeune garçon de seulement 11 ans y a perdu sa jambe gauche après l’attaque d’un squale, sous les yeux terrifiés de sa famille.

    PS: nous avons décidé de ne pas diffuser les images

    « S’il vous plaît, ne me laissez pas mourir »

    Alors qu’il se baignait vers 13h40, l’impensable s’est produit. Son oncle, sorti de l’eau quelques instants plus tôt, raconte avoir entendu un bruit étrange. En se retournant, l’eau était déjà rouge de sang. Dans un élan de courage, il a plongé pour extirper son neveu des vagues. Conscient malgré le choc, l’enfant a supplié les sauveteurs de le sauver. Transféré en urgence absolue à l’Hospital da Restauração, les chirurgiens ont dû se résoudre à l’amputation. Ses jours ne sont aujourd’hui plus en danger.

    Un « hotspot » mondial sous haute surveillance

    Ce secteur de la région de Pernambouc est connu des surfeurs pour être l’un des points noirs de la planète concernant les attaques. Nous déconseillons aux surfeurs français de se surfer sur la zone. L’accident s’est d’ailleurs produit dans une zone pourtant truffée de panneaux de signalisation interdisant la baignade. Il s’agit de la 83ème attaque recensée dans l’État depuis 1992, et la 24ème sur cette seule plage de Piedade. Une des plages les plus danegreuses au monde.

    Bien que l’espèce de requin (probablement un bouledogue ou un tigre) n’ait pas été identifiée, ce drame rappelle cruellement le décès d’un adolescent de 13 ans en janvier dernier sur la plage voisine de Del Chifre. Une tension palpable alors que l’élite mondiale du surf s’apprête à débarquer dans le pays du 19 au 27 juin 2026 pour le Vivo Rio Pro.

  • Teahupo’o : une vague de 6 mètres avale le photographe Guy Mac

    Teahupo’o : une vague de 6 mètres avale le photographe Guy Mac

    La première houle significative de la saison de l’hémisphère sud a déferlé sur Teahupo’o, en Polynésie française, produisant l’une des images les plus marquantes de l’année dans le surf mondial.

    Positionné dans le chenal, le photographe Guy Mac a été violemment touché par l’explosion d’eau projetée par un tube de 6 mètres. La vague était surfée en tow-in par Matahi Drollet, lancé par son compatriote tahitien Tavaitoa David. La vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, cumule des millions de vues et illustre crûment la puissance du spot polynésien. Guy Mac est sorti indemne de l’incident.

    James Kusitino : le wipeout qui fait mal à regarder

    Le Fidjien James Kusitino a lui subi l’un des chutes les plus violentes de la session, recevant la lèvre de plein fouet. Il s’en est sorti par miracle sans dégât. Par contre, deux surfeurs ont du être évacué avec des blessures au dos. Un grand bravo à la water patrol.

    Cette houle, générée dans le sud-ouest du Pacifique avec des mers entre 12 et 14 mètres, doit encore toucher les côtes sud d’Hawaï avant de rejoindre la Californie du Sud.

  • Le surfeur australien Nathan Bartlett succombe à une session tragique à Jervis Bay

    Le surfeur australien Nathan Bartlett succombe à une session tragique à Jervis Bay

    Le monde du surf de gros est en deuil. Ce mercredi 27 mai 2026, l’Australien Nathan Bartlett, figure respectée du surf underground, a perdu la vie à l’âge de 43 ans alors qu’il défiait un slab massif à Jervis Bay, sur la côte sud du pays.

    Une session fatale entre frères

    Nathan Bartlett n’était pas un compétiteur en quête de projecteurs, mais un véritable waterman, admiré de tous pour son engagement absolu dans les vagues les plus massives de la mer de Tasman. Il partageait cette session de gros swell avec son frère, Byron Bartlett, lui aussi surfeur chevronné.

    Selon les premières informations, Nathan aurait subi un violent choc à la tête, le laissant inconscient dans l’eau. Malgré l’intervention rapide des secours aux alentours de 13h50, le quadragénaire n’a malheureusement pas pu être réanimé.

    Un miraculé de l’océan

    Ce drame résonne douloureusement dans la communauté, d’autant que Nathan Bartlett avait déjà trompé la mort de manière spectaculaire par le passé. En 2017, lors d’un terrible wipeout à Desert Point, en Indonésie, son cœur s’était arrêté après un drop ultra-tardif. Repêché sans pouls par des surfeurs brésiliens qui lui avaient prodigué un massage cardiaque d’urgence, il s’en était sorti miraculeusement après une lourde reconstruction faciale.

    Un héritage gravé dans le reef

    Marié et père de deux enfants, il laisse derrière lui une famille soudée et une communauté locale sous le choc à Manyana. Son fils, Taylor Bartlett, marche déjà dignement sur ses traces, s’illustrant récemment comme l’un des meilleurs espoirs mondiaux du tube en remportant la division des moins de 10 ans du BL’s Blast Off.

    Nathan Bartlett incarnait le surf dans sa forme la plus pure : l’amour du risque, la quête des vagues lourdes et le respect de l’océan, loin du strass et des sponsors. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches.