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CJ Nelson vient de jeter un pavé dans la mare. Le shaper et icône de la glisse classique a posé une question frontale sur ses réseaux : le circuit mondial de longboard a-t-il vraiment de l’importance pour vous ? Sur 650 passionnés sondés, la sentence est tombée et elle fait mal : 58 % ont répondu non.
Un désaveu cinglant qui a poussé le champion du monde Harrison Roach à monter au créneau. Pour l’Australien, si vous contestez l’existence d’un circuit officiel, autant raccrocher tout de suite. Il rappelle à juste titre qu’en dehors de la WSL, il n’y a aucune plateforme pour couronner un vrai champion du monde. Les festivals alternatifs célèbrent brillamment la culture, mais n’offrent pas la légitimité d’un titre sportif. Il invite d’ailleurs les critiques à chercher eux-mêmes les financements pour organiser des étapes dans des destinations premium.
Et honnêtement, je suis clairement d’accord….
L’aberration des vagues molles
Pourtant, le public adore la discipline. Il suffit de voir les centaines de milliers de vues qu’engrangent les vidéos de free surf sur YouTube ou les réseaux sociaux pour comprendre l’engouement. Le problème ne vient pas du support, mais bien du format proposé.
Regarder l’élite mondiale s’affronter uniquement sur des vagues molles d’un petit mètre est devenu une aberration. Ce que l’on veut vraiment voir, ce sont des longboarders s’engager, trouver des tubes et charger des conditions massives avec 9 pieds sous le bras. Le véritable frisson est là.
Le piège du jugement esthétique
L’autre frein majeur reste la notation. Le style est l’essence même du longboard, c’est indiscutable. Mais à trop vouloir juger l’esthétisme pur, la compétition devient parfois illisible et difficile à comprendre pour le grand public. Ce débat éternel sur les critères de jugement, couplé à des choix de spots souvent moyens, explique sans doute pourquoi la majorité des puristes – à l’image d’un Steve Sawyer nostalgique de l’événement unique – tourne aujourd’hui le dos au circuit.


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