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Le plus vieux club de surf d’Europe s’apprête à célébrer une étape historique. Ce mercredi 8 juillet 2026, le Caraïbos Lacanau Pro lance sa 45e édition sur la Grande Plage. Au programme : une identité visuelle rétro inspirée des années 80, des contests de skate, des concerts et un village d’exposants ultra-complet. Sur le papier, la fête s’annonce belle. Dans l’eau, l’histoire est bien différente.
Pour les passionnés de surf et les habitués du circuit, une question tourne en boucle : pourquoi l’évènement est à cette date ?
Le sabordage en règle du plateau européen
Historiquement ancré au milieu du mois d’août, le Lacanau Pro a été brutalement avancé du 8 au 13 juillet. Un choix de calendrier totalement déconnecté de la réalité du circuit mondial. Le premier événement des Challenger Series (CS) débute en effet le 12 juillet en Afrique du Sud.
Conséquence directe de ce chevauchement absurde : le QS 2,000 canaulais perd instantanément ses plus grosses têtes d’affiche. Impossible pour les cadors du Vieux Continent de s’aligner en Gironde alors qu’ils doivent jouer leur qualification pour l’élite de l’autre côté du globe. Cette année, le public devra faire une croix sur des patrons du circuit comme Jorgann Couzinet ou Charly Quivront.
Un mois d’août désert, le silence de la WSL
Le plus rageant reste l’incohérence globale du calendrier estival de la World Surf League Europe. Le circuit régional prévoit un WQS en Angleterre au début du mois d’août, puis un autre en Galice à la toute fin du mois. Entre les deux ? Un immense vide de trois semaines en plein cœur de l’été.
Pourquoi ne pas avoir maintenu Lacanau à sa date historique de la mi-août, ce qui aurait permis de construire un enchaînement logique et de garantir un plateau XXL ? Nous avons directement contacté la WSL pour tenter d’obtenir des explications sur ce choix. Pas de réponse pour l’instant.
Si les jeunes talents comme Sam Piter, tenant du titre, ou Naïa Monte, tête de série numéro un chez les femmes, assureront le spectacle, cette 45e édition méritait un tout autre traitement de la part des instances du surf mondial.


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