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  • Résultats des quarts de finale du MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : un Supertubos capricieux

    Résultats des quarts de finale du MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : un Supertubos capricieux

    Les quarts de finale du MEO Rip Curl Pro Portugal se sont disputés ce mardi 20 octobre 2026 à Praia de Supertubos (Peniche). Dans des conditions de vagues bien en deçà des attentes, Gabriel Medina, Italo Ferreira ou encore Caitlin Simmers ont réussi à tirer leur épingle du jeu pour valider leur ticket pour les demi-finales de cette 10e étape du Championship Tour de la WSL.

    Des conditions de surf loin des promesses initiales

    L’attente était forte du côté de Peniche. Les récentes déclarations de Miguel Pupo laissaient espérer des bancs de sable parfaits et un spot de Supertubos de classe mondiale pour cette compétition.

    La réalité s’est avérée bien différente lors du lancement par la World Surf League (WSL). Le swell espéré n’a pas véritablement répondu présent, offrant des vagues de 3 à 4 pieds très fermantes. Ces conditions décevantes ont rendu la lecture du spot particulièrement complexe pour les surfeurs, avec des scores globaux qui s’en sont ressentis, notamment lors des séries féminines.

    Tableau féminin : Simmers et Picklum assurent, les locales éliminées

    Les surfeuses ont été les premières à affronter ce Supertubos ingrat. Dans la première série, la jeune Hawaïenne Bettylou Sakura Johnson s’est imposée sur le fil (7.43) face à la Portugaise Francisca Veselko (7.34) au terme d’un heat très pauvre en opportunités.

    La confrontation la plus attendue opposait Caitlin Simmers à la quintuple championne du monde Carissa Moore. C’est finalement Simmers qui a trouvé les meilleures ouvertures pour s’imposer avec un total de 11.50 contre 8.93 pour son aînée.

    Dans la seconde moitié du tableau, l’Américaine Lakey Peterson (10.00) a mis fin au parcours de la dernière représentante portugaise, Teresa Bonvalot (5.10). Enfin, la championne du monde en titre Molly Picklum a dominé la Canadienne Erin Brooks avec un score solide de 11.33.

    Tableau masculin : Les Brésiliens en force, Yago Dora s’envole

    Chez les hommes, le niveau d’intensité est monté d’un cran malgré des vagues toujours aléatoires. Le triple champion du monde Gabriel Medina a fait parler son expérience pour écarter de justesse l’Australien Morgan Cibilic (10.60 contre 10.00). Morgan qui s’est malheureusement blessé lors de la confrontation, espérons que cela ne soit pas trop grave.

    Dans la deuxième série, Italo Ferreira a brisé les espoirs du public local en éliminant le Portugais Guilherme Ribeiro avec un score confortable de 12.83.

    La performance de la journée est à mettre au crédit du tenant du titre, Yago Dora. Le Brésilien a su déjouer les pièges de Supertubos pour afficher un impressionnant total de 15.84, laissant Ethan Ewing « combo » avec un maigre 3.00. Dans le dernier quart de finale, l’Américain Griffin Colapinto s’est imposé d’une très courte tête (14.50) face au Hawaïen Seth Moniz (14.17).

    Les affiches des demi-finales

    La suite, on espère une fin pour demain avec des meilleures conditions, des vagues plus consistantes et un vent side shore qui pourrait donner des opportunités aux surfeurs encore en liste. Prochain call demain en milieu de journée…

  • MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : Le jour 2 stoppé prématurément, Simmers brille en quarts

    MEO Rip Curl Pro Portugal 2026 : Le jour 2 stoppé prématurément, Simmers brille en quarts

    Ce samedi 17 octobre 2026, la dixième étape du Championship Tour, le MEO Rip Curl Pro Portugal, a vu sa deuxième journée interrompue sur le spot de Supertubos à Peniche. Faute de vagues suffisantes, seules deux séries des quarts de finale féminins ont pu se tenir. La Californienne Caitlin Simmers en a profité pour éliminer la quintuple championne du monde Carissa Moore au terme d’un duel très attendu.

    Un démarrage poussif à Supertubos

    Après une bonne première journée offerte par les meilleurs surfeurs mondiaux, l’océan a décidé de faire une pause ce samedi matin. Les célèbres vagues tubulaires de Praia de Supertubos, sur la côte portugaise, ont manqué à l’appel, forçant l’organisation de la World Surf League (WSL) à stopper la compétition après avoir bouclé seulement les deux premiers affrontements du tableau féminin.

    Le choc des championnes tourne à l’avantage de Simmers

    L’affiche principale de cette matinée raccourcie opposait l’Américaine Caitlin Simmers à l’Hawaïenne Carissa Moore, actuelle détentrice du maillot jaune. Dans des conditions techniques rendues difficiles par un fort courant et des gauches fermantes, la jeune Californienne de 20 ans a su faire la différence sur son surf backside.

    Grâce à des manœuvres radicales sur les sections les plus critiques, la lauréate de l’édition 2023 s’est imposée avec un score cumulé de 11.50 contre 8.93 pour Moore. « Cette série m’a rappelé la maison à Oceanside », a confié Simmers au micro de la WSL. « C’était un vrai défi, mais je me suis bien amusée et j’ai eu de bonnes gauches. » Malgré cette élimination en quarts de finale, Carissa Moore conservera sa place de leader mondial lors de la prochaine étape du CT prévue aux Philippines.

    Sakura Johnson brise les espoirs locaux

    Dans le premier quart de finale, l’Hawaïenne Bettylou Sakura Johnson a dû puiser dans ses ressources pour venir à bout de la wildcard portugaise, Francisca Veselko. Menée à seulement cinq minutes de la sirène finale, Sakura Johnson a su dénicher une droite massive pour y placer un gros turn sur la section finale, lui rapportant la note nécessaire pour reprendre la tête (7.43 contre 7.34).

    Des erreurs de priorité ont rendu la fin de la série particulièrement sous tension, mais la surfeuse locale n’a pas trouvé de dernière opportunité pour inverser la tendance. « J’ai dû m’accrocher. Kika a eu de bons scores au début, donc je suis ravie d’avoir trouvé une plus grosse section pour faire la différence », a souligné l’Hawaïenne à sa sortie de l’eau.

    Un dimanche sous tension à Peniche

    Le prochain call de l’organisation est fixé au dimanche 18 octobre à 9h00 (heure locale) pour un éventuel redémarrage à 9h35, soit 10h35 en France. Le public attend avec impatience la suite du tableau féminin, notamment le duel entre la Portugaise Teresa Bonvalot et Lakey Peterson. Du côté du tableau masculin, le spectacle s’annonce total avec les quarts de finale impliquant Gabriel Medina, Italo Ferreira ou encore l’Américain Griffin Colapinto.

  • MEO Rip Curl Pro Portugal : Début imminent à Peniche dans de bonnes conditions

    MEO Rip Curl Pro Portugal : Début imminent à Peniche dans de bonnes conditions

    La dixième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League (WSL), le MEO Rip Curl Pro Portugal, s’ouvre ce vendredi 16 octobre 2026 sur le mythique spot de Supertubos à Peniche. Dans un format resserré post-cut de mi-saison, les surfeurs de l’élite mondiale s’apprêtent à en découdre alors qu’une houle prometteuse est attendue, avec des enjeux majeurs pour les représentants français.

    Une houle idéale pour enflammer Supertubos

    Les voyants sont au vert pour lancer la compétition dès l’ouverture de la waiting period (période d’attente). Selon les dernières prévisions météorologiques, un premier swell solide touchera les côtes portugaises dès vendredi, offrant des conditions largement suffisantes pour démarrer les premières séries.

    Le véritable spectacle est toutefois espéré pour jeudi prochain. Une seconde houle, plus conséquente et accompagnée de vents favorables, devrait réveiller les célèbres tubes de Peniche. Les freesurfs de ces derniers jours, bien que disputés dans des vagues de taille modeste, ont déjà permis d’observer la qualité des bancs de sable cette année. Le Brésilien Miguel Pupo a d’ailleurs souligné : « Le sable est incroyable ici à Supertubos. Il est vraiment près du bord cette année. On va voir des tubes et des manœuvres aériennes de la part de tout le monde. »

    Johanne Defay et Marco Mignot : les espoirs tricolores

    Le clan français aura fort à faire dans ce tableau très relevé. Johanne Defay, vainqueur de l’édition 2024 face à l’Australienne Tyler Wright, fait son grand retour à Peniche en tant que bénéficiaire de la wildcard de l’événement. Désormais jeune maman, la Réunionnaise voyage avec sa famille tout en maintenant un niveau d’exigence maximal sur le circuit mondial. Son expérience de la vague de Supertubos sera un atout précieux pour bousculer la hiérarchie mondiale. Elle sera opposée au round 1 à Gabriela Bryan.

    Chez les hommes, Marco Mignot et Kauli Vaast sont toujours présent après le cut. Kauli Vaast continue son apprentissage rapide du tour. En bonne position, pour finir Rookie ( comme Marco Mignot l’année dernière) est un excellent tube rider, aucun sur le fait que la vague lui convient bien si les conditions sont là. Il sera opposé à Jake Marshall au round 1. Marco Mignot sera lui opposé à Morgan Cibilic, un candidat sérieux mais à la portée du surfeur français.

    Une délégation portugaise historique

    Outre les têtes d’affiche mondiales comme Yago Dora (Brésil) et Gabriela Bryan (Hawaï), actuels leaders du classement mondial et porteurs du prestigieux maillot jaune, l’événement sera marqué par une présence locale inédite. Pour la première fois de l’histoire du CT, cinq surfeurs portugais seront en lice à Peniche.

    Yolanda Hopkins, qualifiée pour la seconde moitié de saison, sera épaulée par Francisca Veselko (wildcard) et Teresa Bonvalot (remplaçante médicale). Du côté masculin, Frederico Morais et le jeune Guilherme Ribeiro (wildcard) défendront les couleurs lusitaniennes face à un public qui s’annonce incandescent.

    Vers un sprint final sous haute tension

    Avec un plateau réduit aux meilleurs mondiaux, chaque point récolté au Portugal pèsera lourd dans la course au titre mondial. Les séries s’annoncent d’une rare intensité sur un spot de Supertubos reconnu pour son côté aléatoire. Le premier call est fixé à demain matin pour évaluer les conditions et lancer potentiellement les hostilités de cette étape charnière de la saison WSL.

  • Tya Zebrowski renonce à Ericeira : le CT 2027 s’éloigne, mais l’essentiel est ailleurs

    Tya Zebrowski renonce à Ericeira : le CT 2027 s’éloigne, mais l’essentiel est ailleurs

    Tenante du titre à Ribeira d’Ilhas, Tya Zebrowski ne défendra pas sa couronne à l’EDP Ericeira Pro 2026, avant-dernière étape des Challenger Series. Un forfait de dernière minute, sans explication officielle, qui rend sa requalification pour le Championship Tour 2027 presque impossible. À 15 ans, la plus jeune surfeuse de l’histoire du CT vient pourtant de vivre une saison très contrastée.

    Un forfait de dernière minute, sans explication

    Le nom de Tya Zebrowski figurait bien dans le tableau initial de l’EDP Ericeira Pro, programmé du 6 au 12 octobre 2026. Comme Vahine Fierro, Anat Lelior, Brisa Hennessy ou Sally Fitzgibbons, elle faisait partie des surfeuses du CT venues chercher sur le circuit Challenger Series un ticket pour 2027.

    Quelques heures avant le lancement, son nom a disparu du tableau. Ni la WSL ni son entourage n’ont donné de raison à ce retrait. Blessure, fatigue, besoin de souffler ? Personne ne le sait, et il serait malvenu de spéculer sur la santé d’une athlète de 15 ans.

    Le symbole reste fort. Il y a un an presque jour pour jour, c’est ici qu’elle devenait, à 14 ans, la plus jeune surfeuse et la première Française à remporter une étape des Challenger Series, face à l’Australienne India Robinson en finale (13,53 contre 11,93).

    Maresias, le coup d’arrêt

    Ce forfait intervient une semaine après une élimination douloureuse au Brésil. Au Banco do Brasil São Sebastião Pro, à Maresias, Tya Zebrowski est tombée dès le Round of 32 dans une série très relevée. Anat Lelior (11,30) et la Tahitienne Kiara Goold (11,00) sont passées, la Française terminant troisième avec 10,83 points, devant l’Hawaïenne Moana Jones Wong (5,70).

    Il lui a manqué moins de deux dixièmes de point. Dans des conditions capricieuses, ce genre de série se joue sur une vague ou une priorité. Mais pour une surfeuse habituée à gagner très tôt, la sortie fait forcément mal.

    Les comptes : pourquoi la porte du CT 2027 se referme presque

    Pour retrouver le CT en 2027, Tya Zebrowski disposait de deux voies. Les deux sont désormais très étroites.

    Les Challenger Series. Le circuit 2026 compte cinq étapes, et seules les six premières du classement féminin décrochent leur place pour 2027. Après Maresias, l’Australienne Sierra Kerr menait avec 24 065 points, devant les Portugaises Francisca Veselko (20 345) et Teresa Bonvalot (18 335). Avec un seul résultat au compteur et sans Ericeira, il ne reste à la Française qu’une étape pour marquer. Même une victoire ne suffirait très probablement pas, d’autant que ses rivales vont encore engranger des points au Portugal.

    Le Championship Tour. Sortie du Top 16 qui dispute les étapes 10 et 11 du CT, Tya Zebrowski retrouvera l’élite au Lexus Pipe Masters, en décembre à Hawaï, où tout le plateau revient se battre pour le titre et la requalification. Cette finale vaut 1,5 fois les points d’une étape classique : 15 000 points pour la gagnante, contre 10 000 ailleurs. Mathématiquement, rien n’est fermé. Mais il lui faudrait un résultat énorme à Pipeline, couplé à de mauvais résultats de ses concurrentes directes. Pas impossible, donc, mais presque. Il faudrait rentrer dans des calculs et des probabilités….

    Une première saison déjà historique

    Résumer la saison de Tya Zebrowski à ce forfait serait passer à côté de l’essentiel. Née le 9 mars 2011 à Bayonne, licenciée au Hossegor Surf Club et entraînée par Joan Duru, elle a bâti en dix-huit mois un palmarès vertigineux.

    En octobre 2025, elle devient à 14 ans la plus jeune surfeuse de l’histoire, hommes et femmes confondus, à se qualifier pour le Championship Tour. En mars 2026, au lendemain de ses 15 ans, elle remporte le classement général des Challenger Series 2025-2026, là encore la plus jeune de l’histoire.

    Puis, pour sa première saison dans l’élite, elle se hisse en finale du Vivo Rio Pro, à Saquarema, où seule l’Américaine Sawyer Lindblad l’empêche de s’imposer (7,67 contre 6,10). Une deuxième place sur le CT, à 15 ans, pour sa première année : très peu de surfeuses peuvent en dire autant.

    Le temps joue pour elle

    Le surf a déjà connu des trajectoires précoces qui ont pris le temps de respirer. En 2022, Caity Simmers, alors âgée de 16 ans, avait refusé sa qualification pour le CT pour profiter encore un peu de son adolescence. Deux ans plus tard, elle était sacrée championne du monde.

    Tya Zebrowski n’a rien à prouver dans l’immédiat. Elle a déjà battu les meilleures du monde sur leur terrain. Une saison de plus sur les Challenger Series, ou quelques invitations ponctuelles sur le CT, ne changeraient rien à son potentiel. Elle le disait elle-même au sujet des Jeux olympiques : « Je veux y aller quand je serai prête. » La même sagesse vaut pour le Tour.

    Le mot de la rédaction : Tya, profite

    On ne sait pas si Tya est blessée, fatiguée ou simplement saturée. Ce qu’on sait, c’est qu’à 15 ans, elle a déjà accompli ce que la plupart des surfeurs professionnels poursuivent toute une carrière. Elle mérite d’être plus indulgente avec elle-même que ne le sont les classements.

    Le vrai risque aujourd’hui n’est pas de rater le CT 2027. C’est de se cramer. Le circuit a déjà vu passer des prodiges épuisés avant 20 ans.

    Alors si par hasard tu lis ces lignes, Tya : pars en trip, surfe pour le plaisir, sans juges ni chrono, retrouve la joie qui t’a fait gagner partout. Le Tour sera toujours là. Tu te requalifieras, on n’en doute pas une seconde, et tu brilleras sur le CT. Profite, amuse-toi : tu seras bientôt la reine.

  • WSL : la révolution silencieuse des Challenger Series qui bouleverse la qualification

    WSL : la révolution silencieuse des Challenger Series qui bouleverse la qualification

    En réduisant le calendrier des Challenger Series (CS) de sept à cinq étapes (je pense pour des raisons financières), la World Surf League (WSL) a fait bien plus qu’un simple ajustement. Ce nouveau format, où sont conservés seulement 4 des meilleurs résultats, redessine totalement la stratégie de qualification pour le Championship Tour (CT). Une réforme discrète qui transforme la course à l’élite en un véritable parcours sans faute, pénalisant lourdement les pensionnaires du CT victimes du couperet de mi-saison.

    Un joker : 5 épreuves, 4 résultats conservés

    Jusqu’à présent, le circuit d’accession au CT offrait une marge d’erreur. Sur les sept épreuves au calendrier, les surfeurs ne conservaient que leurs cinq meilleurs résultats. Ce système permettait d’effacer deux contre-performances, qu’il s’agisse d’une blessure, de mauvaises conditions de houle ou d’une simple erreur tactique au premier tour.

    Aujourd’hui, l’équation mathématique est plus brutale. Avec seulement cinq étapes programmées, la WSL impose de comptabiliser 4 des meilleurs résultats. Pour espérer accrocher le top 10 masculin ou le top 6 féminin, la régularité absolue n’est plus une option, c’est une obligation. Une seule élimination prématurée, et c’est toute la campagne de qualification qui se retrouve compromise.

    Le QS 6000 international : un joker de substitution méconnu

    C’est l’un des mécanismes les plus stratégiques et pourtant les moins visibles de la refonte : l’intégration d’un résultat obtenu sur le circuit QS 6000 international.

    Le règlement n’additionne pas ce résultat en bonus brut, mais l’utilise comme une soupape de sécurité. Les pensionnaires des Challenger Series sont autorisés à importer leur meilleure performance issue d’un événement INTL QS 6000 pour remplacer leur plus mauvais score comptabilisé sur les CS. Cette option tactique offre une seconde chance inattendue aux surfeurs ayant connu un début de campagne difficile ou contraints de faire l’impasse sur un déplacement lointain.

    Le piège fatal pour les recalés du Mid-Season Cut

    Cette mécanique prend tout son sens pour les compétiteurs relégués du Championship Tour après le couperet de mi-saison (Mid-Season Cut). Débarquant sur les Challenger Series avec seulement trois étapes à disputer sur cinq, ces athlètes semblaient mathématiquement hors course, contraints de composer avec un score vierge.

    C’est précisément là que le QS 6000 international change la donne. En complétant leurs trois manches de CS par un résultat fort sur un QS 6000, ces surfeurs peuvent afficher un total complet de quatre lignes de points, le quota exact requis par le système de comptage. La passerelle de repêchage vers l’élite reste ouverte, mais plus difficile que dans le passé.

  • Lexus Trestles Pro 2026 : Victoires historiques pour Erin Brooks et Miguel Pupo

    Lexus Trestles Pro 2026 : Victoires historiques pour Erin Brooks et Miguel Pupo

    Ce vendredi 18 septembre 2026, la Canadienne Erin Brooks et le Brésilien Miguel Pupo ont remporté le Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT) de la World Surf League. Dans des conditions solides de 1,20 m à 1,50 m sur le célèbre spot de Lower Trestles, les deux athlètes ont confirmé leur excellente forme du moment et bousculé la hiérarchie à l’approche des phases finales.

    Erin Brooks, l’ascension fulgurante continue

    À seulement 19 ans, Erin Brooks marque l’histoire du surf mondial. En s’imposant en Californie, la Canadienne signe une troisième victoire consécutive sur le CT, rejoignant un cercle très fermé comprenant Stephanie Gilmore (2008) et Carissa Moore (2014-2015). Ce succès lui permet de bondir à la cinquième place du classement mondial, la positionnant comme une prétendante sérieuse au titre.

    Lors d’une finale sous haute tension, elle a pris le dessus sur l’actuelle numéro 1 mondiale, Gabriela Bryan (HAW). Après un début de série dominé par la puissance de l’Hawaïenne, Brooks a fait parler la précision de son surf backside. Avec un score final de 13.00 contre 11.90, elle prouve sa capacité à gérer la pression face aux meilleures, après avoir déjà éliminé la championne du monde en titre Molly Picklum en demi-finale et Carissa Moore en quart.

    Miguel Pupo s’offre une seconde jeunesse

    Chez les hommes, le vétéran brésilien Miguel Pupo (34 ans) confirme sa résurrection sportive en 2026. Déjà vainqueur à Bells Beach en début de saison, il s’adjuge sa deuxième victoire de l’année et grimpe à la quatrième place mondiale.

    En finale, Pupo a fait la différence face au Japonais Kanoa Igarashi grâce à un surf backside radical, récompensée par un excellent 8.50. Malgré la belle résistance de Kanoa, qui a temporairement repris la tête avec un 7.67, le Brésilien a su trouver une dernière gauche décisive dans les moments critiques. Son score de 6.27 lui a permis de sceller le sort de la série (14.77 contre 14.40).

    Marco Mignot piégé par l’océan face à Kanoa Igarashi

    Seul représentant français encore en lice lors de cette ultime journée, Marco Mignot a vu son parcours s’arrêter en quart de finale face à Kanoa Igarashi. En compétition, le sens marin et la sélection de vagues sont tout aussi déterminants que la technique pure : il faut choper les bonnes séries et les exploiter parfaitement. Dans ce duel fatidique, le Français n’a tout simplement pas réussi à trouver les vagues offrant le bon potentiel de score. Face à un Igarashi redoutable et très à l’aise sur un spot qu’il connaît par cœur, Mignot est resté bloqué par un océan avare en opportunités, laissant le Japonais s’envoler avec un total de 15.67.

    Le sprint final vers le sacre mondial

    Malgré sa défaite en finale, Gabriela Bryan conserve le maillot jaune de leader du classement général et confirme son statut de favorite. De son côté, Kanoa Igarashi, fort de sa régularité à Trestles (deuxième place comme l’an passé), remonte à la septième place mondiale et se relance dans la course au titre.

    Il ne reste désormais plus que trois étapes avant le couronnement des champions du monde. Le circuit basculera très prochainement sur le continent européen avec le MEO Rip Curl Pro Portugal, dont la fenêtre de compétition s’ouvrira du 16 au 25 octobre 2026. L’enjeu s’annonce déterminant pour les surfeurs cherchant à sécuriser leur place dans le Top 5 avant la finale de Pipeline.

  • Trestles Pro 2026 : Marco Mignot qualifié, Vaast, Fierro et Zebrowski chutent

    Trestles Pro 2026 : Marco Mignot qualifié, Vaast, Fierro et Zebrowski chutent

    Jeudi 17 septembre 2026, la neuvième étape du Championship Tour de la World Surf League (WSL) a rendu son verdict avant les phases finales sur le mythique spot de Lower Trestles, en Californie. Si Marco Mignot s’est offert le scalp d’Italo Ferreira, l’équipe de France a perdu trois de ses quatre représentants. Kauli Vaast, Vahiné Fierro et Tya Zebrowski quittent prématurément la compétition, plaçant les surfeuses tricolores dans la zone rouge pour la suite de la saison.

    Le clan tricolore en difficulté sur les galets de San Clemente

    Les conditions régulières de 1,20 m déroulant sur le célèbre « point break » californien n’ont pas souri à la majorité du contingent français. Le champion olympique Kauli Vaast a livré un beau duel de goofyfooters face à Yago Dora au deuxième tour, mais le Tahitien n’a malheureusement pas réussi à dénicher une vague back-up à la hauteur pour contrecarrer les manœuvres aériennes du Brésilien.

    Du côté du tableau féminin, la situation comptable se crispe considérablement. Tya Zebrowski a fait les frais de la puissance brute de Gabriela Bryan. L’Hawaïenne a planté un excellent 8,50 sur son attaque frontside, ne laissant aucune chance à la jeune pépite française. Le scénario s’est révélé tout aussi complexe pour Vahiné Fierro. Opposée à Sawyer Lindblad, une surfeuse qui a forgé ses armes sur cette vague depuis son enfance, la Tahitienne a été largement dépassée au score (15,34 contre 8,74). Ces deux éliminations consécutives placent désormais les représentantes tricolores dans la très redoutée zone rouge du classement mondial.

    L’étincelle Marco Mignot au milieu des favoris tombés au combat

    Seule véritable éclaircie dans ce ciel gris pour les Bleus : la qualification éclatante de Marco Mignot. Lors du troisième tour, le Français passe cette série compliquée en s’imposant sur le fil face à Italo Ferreira (13,70 contre 13,37), vice-champion du monde en titre sur ce même spot et médaillé d’or olympique en 2021.

    Cette journée marathon, marquée par des séries superposées, a d’ailleurs été fatale à de nombreux grands noms du circuit. Le leader du classement Griffin Colapinto s’est fait surprendre sur ses terres par l’Australien Callum Robson. Même constat de désillusion pour le triple champion du monde Gabriel Medina, sorti par la fougue et le festival aérien de son jeune compatriote Mateus Herdy, engagé dans une course contre la montre pour accrocher le cut de mi-saison.

    Yago Dora et Carissa Moore patronnent le classement mondial

    En marge de ces bouleversements, les leaders ont assuré l’essentiel pour conserver ou récupérer la précieuse tunique jaune du Championship Tour. Vainqueur de Kauli Vaast, le Brésilien Yago Dora s’est emparé de la première place mondiale. Dans un communiqué de la WSL, il savoure ce retour au sommet : « C’est génial de voir que je suis de nouveau dans la course au titre après mon année de champion du monde. C’est beaucoup de travail, mais ça en vaut la peine. »

    Chez les femmes, l’inusable Carissa Moore a joué à se faire peur face à Brisa Hennessy. Ayant perdu la priorité dans la dernière minute, la quintuple championne du monde a finalement déniché une ultime vague providentielle sur la sirène pour obtenir un beau 7,23 et sécuriser sa place de numéro 1.

    La direction de compétition de la WSL a d’ores et déjà déclenché une alerte jaune pour ce vendredi 18 septembre. Les quarts de finale pourraient débuter dès 7h32 (heure locale du Pacifique), ou 16h32 heure française, avec comme point d’orgue très attendu pour le clan français, le choc entre Marco Mignot et le Japonais Kanoa Igarashi.

  • Les Français Marco Mignot et Kauli Vaast font sensation au Lexus Trestles Pro 2026

    Les Français Marco Mignot et Kauli Vaast font sensation au Lexus Trestles Pro 2026

    Le Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT) 2026 de la WSL, a repris ses droits ce mercredi 16 septembre à San Clemente (Californie). Dans des vagues consistantes d’un peu plus d’un mètre (moins bien et moins fréquent que les prévisions), les Français Marco Mignot et Kauli Vaast ont brillamment validé leur ticket pour le troisième tour, au cours d’une journée marquée par la domination des têtes d’affiche et la chute surprise du numéro 1 mondial.

    La maturité de Vaast et l’envol de Mignot

    Face au redoutable spot californien, le clan tricolore a livré une copie presque parfaite lors de ce deuxième tour. Opposé à l’Hawaïen Barron Mamiya, Kauli Vaast a fait preuve d’une bonne tactique. Loin de se précipiter, le Tahitien a patiemment sélectionné ses vagues, exploitant à la perfection notamment une gauche offrant un mur plus consistant. Cette lecture de l’océan lui a permis d’enchaîner des manœuvres critiques pour s’imposer logiquement avec un total de 12.20 contre 10.53 pour Mamiya.

    De son côté, Marco Mignot a sorti le grand jeu face au Brésilien Joao Chianca. Le Français est resté fidèle à son style explosif et aérien, se montrant toujours aussi redoutable dans les airs sur ce type de vagues. Sa technique des airs dans les sections critiques lui a rapporté un solide total de 14.43 points, laissant Chianca (11.77) sur le carreau.

    Les favoris assurent sur leurs terres

    Le spot de Lower Trestles a également souri aux têtes d’affiche nord-américaines. La championne du monde 2023, Caroline Marks, n’a laissé aucune chance à Kirra Pinkerton avec un total de 15.67, incluant un excellent 8.00 dans les dernières minutes. L’armada locale de San Clemente a aussi répondu présent : Griffin Colapinto a renversé Rio Waida dans les ultimes instants (14.50), tandis que la wildcard Eden Walla a créé l’exploit en éliminant la rookie Nadia Erostarbe (11.83).

    Chez les hommes, Kanoa Igarashi a signé la meilleure performance de la journée. Le Japonais a frôlé la perfection en scorant un 9.00 et un 8.00 pour écarter Crosby Colapinto avec un impressionnant total de 17.00.

    Coup de tonnerre : Fioravanti prend la porte

    L’énorme surprise de ce deuxième tour est venue du Sud-Africain Luke Thompson. Le rookie a sorti le grand jeu pour éliminer sèchement le numéro 1 mondial, l’Italien Leonardo Fioravanti. Grâce à un répertoire aérien parfaitement maîtrisé, Thompson a scoré 13.87, laissant le leader du classement en situation de combinaison (6.90).

    « C’est un grand pas pour ma confiance. Affronter les meilleurs comme Leonardo est toujours un défi, et réussir enfin à passer ce cap signifie énormément pour moi », a déclaré Thompson, soulagé après un début d’année complexe.

    Les organisateurs ont fixé le prochain call à jeudi 17 septembre à 7h00 (heure locale),16H en France, pour évaluer les conditions. Le troisième tour s’annonce décisif, notamment avec l’entrée en lice de Caity Simmers chez les femmes et un duel très attendu entre Jack Robinson et Seth Moniz chez les hommes.

    Chez les femmes (Prochain tour à venir) :

    • Heat 1 : Gabriela Bryan (HAW) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • Heat 3 : Sawyer Lindblad (USA) vs Vahine Fierro (FRA)

    Chez les hommes (round 3)

    • heat 2: Yaho Dora (BRA) vs Kauli Vaast (FRA)
    • Heat 3: Marco Mignot (FRA) vs Italo Ferreira (BRA)
  • Le Championship Tour valide le retour du New Zealand Pro à Raglan pour 2027

    Le Championship Tour valide le retour du New Zealand Pro à Raglan pour 2027

    La World Surf League (WSL) a rendu l’information officielle : le New Zealand Pro réintègre le calendrier du Championship Tour pour la saison 2027. L’élite mondiale fera son grand retour sur la mythique gauche de Manu Bay, à Raglan, grâce à un nouvel accord stratégique validé avec le gouvernement néo-zélandais. (en gros le budget est validé)

    Un partenariat consolidé après l’édition 2026

    Après une première incursion historique en mai dernier, la WSL et les autorités néo-zélandaises ont décidé de pérenniser l’événement au sein du circuit majeur. Andrew Stark, président de la WSL APAC, a tenu à souligner l’importance de ce spot doté d’un fort héritage surf, soutenu par une communauté locale extrêmement engagée. Ce maintien au calendrier s’inscrit directement dans le cadre du programme d’attraction des événements internationaux du gouvernement néo-zélandais.

    Pour Louise Upston, ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, ce retour en 2027 constitue une véritable vitrine mondiale pour la région du Waikato. Au-delà du simple spectacle sportif, les retombées économiques et le soutien direct aux entreprises locales justifient cet investissement étatique.

    Une opportunité en or pour les talents locaux

    L’étape de Raglan ne sert pas uniquement de terrain de jeu pour les cadors du circuit. L’édition 2026 a notamment permis à des surfeurs locaux comme Billy Stairmand, Alani Morse et Tom Butland de se frotter au plus haut niveau de compétition.

    La direction de la WSL confirme que cette dynamique d’intégration sera conservée l’année prochaine. Des trials locaux seront de nouveau organisés pour attribuer deux wildcards, garantissant la présence de représentants kiwis dans le tableau principal. Une excellente nouvelle pour la scène compétitive nationale, en attendant que le calendrier complet de la saison 2027 soit dévoilé plus tard dans l’année.

    L’œil de la rédac’ : Manu Bay, vraiment taillée pour l’élite ?

    Si l’on ne peut nier le succès populaire de la dernière édition — marquée par la précision chirurgicale du champion du monde Yago Dora, le masterclass de Sawyer Lindblad ou encore la victoire historique de Carissa Moore — l’intégration définitive de Raglan sur le CT soulève quelques questions légitimes sur la qualité des vagues.

    Soyons clairs : Manu Bay est une gauche magnifique. Elle est longue, super rapide et extrêmement ludique. C’est un pur bonheur à surfer au quotidien, ou à filmer avec une belle lumière rasante au lever du jour. Mais est-ce pour autant le spot idéal pour un événement du World Championship Tour ? Le doute est permis.

    Sa configuration favorise indéniablement un surf très répétitif, axé quasi exclusivement sur le travail de rail. Sur ces longs murs, il y a finalement très peu d’opportunités pour engager des manœuvres aériennes massives ou aller chercher des tubes profonds, des éléments pourtant cruciaux pour faire grimper les scores et enflammer les foules dans le surf moderne. Le spectacle, bien que fluide, risque de manquer d’explosivité sur la durée.

    Et vous, quel est votre avis sur ce retour à Raglan ? La perfection de la ligne l’emporte-t-elle sur le manque de radicalité de la vague ? Exprimez-vous dans les commentaires !

    Pas mal cet air quand même de Yago Dora….

  • Compétition à Trestles : deux jours de pause avant un swell prometteur

    Compétition à Trestles : deux jours de pause avant un swell prometteur

    Après une journée marquée par la belle victoire de la rookie Tia Zabrowski, l’épreuve de Trestles (Californie) est temporairement suspendue depuis deux jours. Les organisateurs ont un prochain call fixé à ce mardi, afin de capitaliser sur des prévisions météorologiques exceptionnelles.

    L’arrivée d’une houle sud-ouest très attendue

    Les conditions changeantes sur le mythique spot de Lower Trestles ont forcé la direction de course à stopper l’action. Cependant, l’attente en vaut la peine. Les prévisions annoncent une fin de fenêtre de compétition épique. Une puissante houle de sud-ouest, générée par une intense activité cyclonique remontant des côtes de la Basse-Californie, est actuellement en approche.

    Des conditions optimales pour les phases finales

    Après un été californien déjà qualifié d’historique en termes de houle, ce nouveau swell devrait offrir des vagues consistantes allant de 4 à 6 pieds (1,20m à 1,80m). Les températures d’eau très douces continuent de favoriser cette activité océanique. Fini le rythme haché de ces derniers jours : la consistance sera au rendez-vous dès mardi, offrant un potentiel de « ripability » maximal pour les athlètes encore en lice sur les gauches et droites du spot.

    Le prochain call devrait avoir lieu aux alentours de 16h30…

  • Lexus Trestles Pro 2026 : Les Françaises s’imposent, la compétition en pause plusieurs jours

    Lexus Trestles Pro 2026 : Les Françaises s’imposent, la compétition en pause plusieurs jours

    Ce samedi 12 septembre 2026, le célèbre spot californien de Lower Trestles a vu les Françaises Tya Zebrowski et Vahine Fierro s’imposer lors du premier tour du Lexus Trestles Pro, neuvième étape du Championship Tour (CT). Face à des enjeux de qualification cruciaux pour les phases finales de la World Surf League (WSL), les athlètes ont profité de conditions favorables avant que la compétition ne soit suspendue en raison de la marée.

    Tya Zebrowski et Vahine Fierro maintiennent leurs espoirs

    La jeune prodige tricolore Tya Zebrowski continue d’impressionner l’élite mondiale. À seulement 15 ans, la surfeuse a dominé la locale de l’étape, l’Américaine Alyssa Spencer, lors de leur troisième confrontation de la saison. Sur les longues gauches qu’offre le spot de Trestles, la Française a déployé un surf backside puissant. Cette puissance a été récompensée par un excellent 8.00 sur 10.

    Cette vague majeure lui permet de remporter la série avec un total de 13.33 contre 12.23. Actuellement 19e mondiale, Zebrowski garde ainsi intacts ses espoirs de qualification. « C’est l’une de mes vagues préférées », a précisé la surfeuse à l’issue de sa série. « Il y a deux ans, je suis venue regarder les finales ici […], et je me suis dit que j’aimerais vraiment gagner une épreuve sur ce spot. »

    De son côté, la Tahitienne Vahine Fierro (20e mondiale) jouait également sa survie sur le circuit professionnel. Elle s’est imposée face à l’Israélienne Anat Lelior avec un score de 12.16 contre 11.50. Les deux représentantes françaises valident ainsi leur ticket pour le deuxième tour, franchissant un cap psychologique important.

    Brisa Hennessy prend sa revanche sur Stephanie Gilmore

    Le tableau féminin offrait dès le premier tour un remake très attendu des prestigieuses WSL Finals de 2022. La Costaricienne Brisa Hennessy a su saisir l’opportunité de prendre sa revanche sur l’octuble championne du monde australienne, Stephanie Gilmore.

    Dans une série disputée, Hennessy a capitalisé sur une excellente lecture de vague pour s’imposer d’une courte tête (10.90 contre 10.10). « Pour affronter Steph, je savais que c’était le tirage le plus difficile du tableau. Elle est incroyable sur ce spot, je me sens assez chanceuse de l’emporter aujourd’hui », a déclaré la Costaricienne. Cette victoire lui apporte une dynamique essentielle pour sécuriser sa place dans le haut du classement.

    Oscar Berry signe sa première victoire de la saison

    Chez les hommes, la libération est venue de l’Australien Oscar Berry. Opposé à son compatriote et ami d’enfance Joel Vaughan, Oscar Berry a su imposer son rythme sur les célèbres droites de San Clemente. En alliant puissance et fluidité, il a décroché une note de 6.50 qui lui a permis de prendre l’ascendant définitif sur la série (12.73 contre 11.26).

    « C’est mon neuvième événement sur le CT et je passe enfin ma première série de l’année », a confié l’Australien, visiblement soulagé. « C’est difficile de le faire contre mon meilleur ami Joel qui m’a battu tant de fois depuis nos débuts, mais je suis heureux de montrer de quoi je suis capable au plus haut niveau. »

    Une pause forcée avant le grand retour des têtes d’affiche

    La journée californienne a également été marquée par la « WSL 50 Trestles Expression Session », une exhibition célébrant cinquante ans d’histoire du surf de compétition à San Clemente. Des figures locales emblématiques, associant plusieurs générations comme Dino et Kolohe Andino ou encore Mitch et Griffin Colapinto, ont assuré le spectacle pour le public.

    En raison de la marée montante dégradant le plan d’eau, l’organisation a officiellement reporté la suite de l’événement. La compétition est « OFF » jusqu’au lundi 14 septembre 2026. À la reprise, tous les regards se tourneront vers le deuxième tour masculin qui proposera des affrontements sous haute tension, avec l’entrée en lice de favoris.

  • Faux départ au Lexus Trestles Pro 2026 : seulement deux séries disputées face au vent

    Faux départ au Lexus Trestles Pro 2026 : seulement deux séries disputées face au vent

    Ce vendredi 11 septembre 2026, le Lexus Trestles Pro a connu un lancement express ou écourté à San Clemente en Californie. Face à un vent de sud détruisant le plan d’eau, les organisateurs ont été contraints de stpper la compétition après seulement deux séries disputées lors du premier tour masculin.

    Le règlement de la WSL appliqué face aux conditions

    Les vagues de quatre à six pieds à Lower Trestles se sont rapidement détériorées sous l’effet de fortes rafales de secteur sud. Face à des conditions qui se détérioraient minute après minute, les différents protagonistes du circuit ont pris la décision de faire un call plus tard dans la journée. Mais, face à un spot devenu trop aléatoire, l’organisation a logiquement statué sur un « OFF » définitif pour la journée, ce n’est que le premier de la Waiting Period.

    Thompson et Hanneman assurent l’essentiel

    Malgré ce court laps de temps dans l’eau, le rookie sud-africain Luke Thompson a réussi à dominer son compatriote Matthew McGillivray lors de la série d’ouverture. Thompson a trouvé les rares opportunités sur les gauches pour sécuriser sa victoire. Juste après, l’Hawaïen Eli Hanneman s’est imposé sur le fil (9.73 contre 9.67) face au jeune local californien Hayden Rodgers, en exploitant une dernière vague décisive.

    Le prochain call est fixé au samedi 12 septembre à 7h35 (heure du Pacifique) ou 16H35 heure française. Lors de la reprise, le duel australien opposant Joel Vaughan à Oscar Berry relancera les hostilités de ce premier tour.

  • Xacobeo Norte Surf Fest : Dantas signe une finale d’anthologie face à Justin Becret, Aelan Vaast retrouve les sommets

    Xacobeo Norte Surf Fest : Dantas signe une finale d’anthologie face à Justin Becret, Aelan Vaast retrouve les sommets

    Ce dimanche 6 septembre 2026, le Brésilien Weslley Dantas a remporté le QS 6000 Xacobeo Norte Surf Fest à Matosinhos (Portugal) avec un score quasi parfait face au Français Justin Becret. Chez les femmes, l’Australienne Ellie Harrison s’impose, tandis que la Tahitienne Aelan Vaast confirme son immense potentiel en perdant en demi-finale.

    Un festival aérien monstrueux pour Weslley Dantas

    Dans des vagues d’environ un mètre sur le spot de Leça da Palmeira, la finale masculine a offert une pure opposition de styles. Face au surf sur le rail puissant et engagé de Justin Becret, Weslley Dantas a répondu par un récital aérien stratosphérique. Le Brésilien a rapidement pris les commandes avec deux rotations complètes notées 9,07 et 9,23. Loin de gérer son avance, il a ensuite replaqué le plus gros air de l’événement sur une section critique pour décrocher un 10 parfait de la part des juges de la World Surf League (WSL).

    Avec un total ahurissant de 19,23 sur 20, Dantas s’offre une victoire écrasante et prend la tête du classement Challenger Series (merci les WQS 6000 international). Justin Becret, combatif jusqu’au bout, termine avec un total de 12,60 points. Le Français signe ici le meilleur résultat de sa carrière, une solide opération comptable qui le replace idéalement dans le classement QS européen pour la qualification aux Challenger Series.

    Aelan Vaast, le déclic espéré vers le haut niveau

    Le tableau féminin a vu le couronnement de l’Australienne Ellie Harrison, qui a su renverser la locale Maria Salgado en finale (14,07 contre 13,17). Côté français, la grande satisfaction du week-end vient du parcours d’Aelan Vaast, stoppée en demi-finale par la Portugaise.

    Reconnue pour son surf incisif, la Tahitienne a souvent souffert d’un manque de régularité avec un lycra sur le dos. Au Portugal, elle a pourtant affiché une solidité redoutable. Malgré quelques erreurs de priorité qui lui coûtent sa place en finale, cette troisième place témoigne du potentiel indéniable de la Polynésienne. Il est important d’ajouter que la tahitienne est actuellement en tête du WQS régional Hawaii/tahiti. Ce résultat pourrait bien amorcer une route logique vers les Challenger Series, un circuit où elle a clairement sa place.

    Cap sur le Brésil pour la suite du QS

    Les surfeurs n’auront que peu de temps pour souffler. La prochaine étape majeure du circuit QS 6000 est programmée du 14 au 20 septembre 2026 à Rio de Janeiro, à l’occasion du REMA Saquarema Surf Festival. Un rendez-vous décisif avant la fin de saison.

  • La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    Ce vendredi 4 septembre 2026, la World Surf League a acté l’annulation officielle du Surf Abu Dhabi Pro, manche initialement programmée du 25 au 29 novembre aux Émirats arabes unis. Face aux restrictions pesant sur les liaisons aériennes internationales et à un climat géopolitique régional sous haute tension, la ligue a choisi la sécurité plutôt que le maintien d’une étape devenue intenable sur le plan logistique.

    Un retrait contraint par la situation régionale

    D’abord décalée d’octobre à fin novembre, la manche en bassin artificiel n’aura finalement pas lieu. Ryan Crosby, directeur général de la WSL, a confirmé une décision inévitable :

    « Les conditions actuelles et les contraintes logistiques ne permettaient pas d’avancer sereinement. C’est un choix difficile, mais c’était la seule décision raisonnable. »

    Entre les risques sécuritaires au Moyen-Orient et les perturbations du trafic aérien, l’organisation a privilégié l’intégrité physique des compétiteurs et du staff.

    Aucun impact sur la course au titre mondial

    Cette déprogrammation n’altère pas l’attribution des couronnes mondiales. Le format du Championship Tour intègre le retrait des trois plus mauvais scores de chaque surfeur, tandis que l’ajout récent du Philippines Pro compense cette disparition.

    Avant le Lexus Trestles Pro prévu du 11 au 20 septembre en Californie, l’Italien Leonardo Fioravanti et l’Hawaïenne Carissa Moore occupent la tête du classement général. La saison se clôturera en décembre sur le reef de Pipeline, à Hawaï.

  • Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Le prodige tahitien a une nouvelle fois repoussé les limites. Lors d’un Round 3 d’anthologie, Kauli Vaast s’est imposé avec brio face au Brésilien Miguel Pupo. Le clou du spectacle ? Une vague notée 10/10 grâce à un double tube magistral, propulsant son total à 19,07 points.

    L’histoire s’écrit sous nos yeux. On savait que Kauli Vaast était capable de coups d’éclat surtout sur des gauches tubulaires, mais ce qu’il a accompli lors de ce troisième tour relève du génie. Face à un Miguel Pupo pourtant très solide, le Tahitien a sorti le grand jeu, imposant un rythme infernal et une lecture de vague chirurgicale dès les premières minutes de la série.

    Un double tube d’une technicité rare

    Le moment de grâce est survenu à mi-parcours. Sur une vague offrant une section ultra-creuse, Vaast a fait parler sa science du placement. Après avoir disparu très profondément dans une première caverne, il a su ajuster sa vitesse avec une technique irréprochable pour s’extirper d’une seconde section tout aussi mutante. Un double tube magistral, salué par une ovation unanime depuis le channel. Les juges n’ont pas hésité une seule seconde : 10 parfait.

    En adossant ce 10 à un autre excellent ride (9,07), le champion olympique boucle sa série avec un total effrayant de 19,07 sur 20.

    Le premier 10 français depuis Jérémy Florès

    Ce score parfait résonne particulièrement dans l’histoire du surf tricolore. En effet, la dernière note parfaite de 10/10 obtenue par un Français sur le Championship Tour (WCT) de la World Surf League remonte à Jérémy Florès, lors du Billabong Pro Tahiti en août 2015. Lors du 3ème tour de cette compétition (qu’il finira d’ailleurs par remporter face à Gabriel Medina), Florès avait trouvé un tube ultra-profond à Teahupo’o, récompensé par la note suprême. Il est d’ailleurs impossible de parler de Jérémy Florès et de la note de 10 sans évoquer son exploit historique de 2011, toujours à Tahiti, où il avait réalisé l’un des rares 20/20 de l’histoire en scorant deux vagues parfaites (10 + 10) dans la même série.

    À titre de comparaison récente, si la nouvelle génération tahitienne brille intensément, la note parfaite de 10 leur échappait encore sur le circuit principal. Vahine Fierro a remporté le Shiseido Tahiti Pro en mai 2024 avec des scores excellents (dont un 9.63 en finale), mais c’est paradoxalement son adversaire Tatiana Weston-Webb qui avait obtenu un 10. De son côté, si Kauli Vaast a multiplié les vagues d’anthologie sur le WCT et aux Jeux Olympiques 2024 (où il a remporté l’or avec un 17.67 au total en finale), sa meilleure note individuelle sur le WCT frôlait le 10 sans l’atteindre. C’est désormais chose faite.

    Un quart de finale de gala face à Gabriel Medina

    La suite de la compétition s’annonce tout simplement explosive. Fort de cette dynamique incroyable et de son surf incandescent, Kauli Vaast retrouvera en quart de finale un adversaire de taille : le triple champion du monde Gabriel Medina. Ce remake de la demi-finale des Jeux Olympiques entre le prodige local et le titan brésilien s’annonce déjà comme le choc incontournable de l’épreuve.

    @icones_surf 10 points Kauli Vaast, le premier 10 points français en WCT depuis 2015 #surf #surfer #surfing #surfers #wsl @kaulivaast ♬ son original – Icônes Surf, le média surf

  • Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    La World Surf League (WSL) opère une mutation stratégique dans sa pyramide de qualification. Avec l’arrivée des nouveaux WQS 6000 Internationaux, la frontière entre les circuits régionaux et le Challenger Series (CS) vole en éclats, redonnant à la course vers le Championship Tour (CT) l’intensité de l’ancien circuit mondial.

    Une passerelle directe vers le CT et le Challenger Series

    Depuis la réforme post-Covid de 2021, la hiérarchie semblait strictement cloisonnée : les Qualifying Series (WQS) se disputaient en circuits régionaux fermés pour accéder au Challenger Series, unique antichambre de l’élite.

    Le lancement de cinq étapes labellisées « QS 6000 International » (Pantín, Matosinhos, Saquarema, Cloud 9 et Taïwan) change la donne. Contrairement aux QS régionaux habituels, ces épreuves accueillent des compétiteurs du monde entier.

    Le barème redistribue les cartes :

    Profil du surfeurUtilisation des points (victoire = 6 000 pts)Impact stratégique
    Athlète du Challenger Series (CS)Intégrable comme l’un de ses 4 meilleurs résultats CSÉquivaut presque à une 3ᵉ place sur un CS (6 085 pts) pour valider l’accession au CT
    Surfeur régional (hors CS)Comptabilisé dans le classement QS de sa région d’origineBoost massif pour intégrer le circuit Challenger Series de la saison suivante

    Les surfeurs du Challenger Series ne peuvent intégrer qu’un seul résultat de QS 6000 dans leur total annuel, ce qui rend chaque participation particulièrement ciblée.

    Le retour des tableaux XXL sur les beach breaks

    Cette formule recrée l’effervescence de l’ancien World Qualifying Series d’avant 2021. Dès la première manche à Pantín, en Galice, les séries affichent une densité impressionnante : anciens pensionnaires du CT (Frederico Morais, Maxime Huscenot, Ian Gouveia, Teresa Bonvalot), jeunes prodiges du freesurf et du circuit (Sierra Kerr, Sky Brown, Hayden Rogers) et meilleurs espoirs européens.

    Si cette ouverture internationale complique la tâche des talents locaux — contraints de battre des prétendants au top mondial dès les premiers tours —, elle réintroduit une confrontation directe et élève le niveau d’exigence. Ces WQS 6000 s’imposent déjà comme stratégique dans la course aux points des surfeurs compétiteurs.

  • Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Ce lundi 31 août 2026, les vagues de Cloudbreak (Fidji) ont été le théâtre de surprises majeures lors de la fin du Round 2 féminin du Fiji Pro. La rookie Yolanda Hopkins a notamment éliminé la numéro 1 mondiale Gabriela Bryan, bouleversant la course au titre sur le Championship Tour de la WSL.

    Une journée fatale pour les têtes de série

    Dans des conditions techniques de 1 à 1,5 mètre, l’outsider portugaise Yolanda Hopkins s’est imposée de justesse (10.17 contre 9.93) face à l’Hawaiienne Gabriela Bryan. Cette défaite prématurée de la leader du classement relance totalement la fin de saison.

    « Les conditions étaient changeantes, mais j’ai gardé mon rythme. J’ai vraiment consacré beaucoup de temps à m’entraîner pour ce type d’épreuve avec de gros barrels », a déclaré Hopkins via le communiqué officiel de la WSL.

    Hennessy et Peterson assurent leur place

    Autre coup de tonnerre, la Costaricienne Brisa Hennessy a vaincu la numéro 4 mondiale Molly Picklum, profitant de son expérience locale pour bloquer l’Australienne dans les derniers instants. Par ailleurs, Isabella Nichols et la vétérane américaine Lakey Peterson complètent le tableau des quarts de finale en éliminant respectivement les rookies Nadia Erostarbe et Francisca Veselko.

    Avec l’arrivée d’une nouvelle houle, l’organisation a décrété un jour de repos ce mardi. Le prochain call est fixé au mercredi 2 septembre pour lancer les quarts de finale féminins, dont un duel très attendu entre la Française Vahine Fierro et Erin Brooks.

  • Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    La World Surf League a confirmé le mercredi 19 août 2026 l’absence de Kelly Slater parmi les wildcards du Fiji Pro, prévu du 25 août au 4 septembre à Cloudbreak. La ligue a préféré miser sur la jeunesse et les talents locaux pour compléter le tableau de cette huitième étape du Championship Tour.

    La WSL privilégie l’équité sportive

    Après sa performance remarquée lors du Tahiti Pro, le public espérait revoir le surfeur de 54 ans prolonger le plaisir sur le Tour. Toutefois, la WSL a choisi de ne pas lui accorder d’invitation supplémentaire pour les Fidji. Ce choix reflète la volonté du circuit de maintenir un professionnalisme rigoureux, sans passe-droit permanent pour ses légendes. Par ailleurs, la marque Outerknown n’étant plus le sponsor titre de l’événement comme elle l’était en 2017, Slater ne disposait pas d’option contractuelle pour intégrer la compétition. Les fans pourront tout de même espérer le retrouver au Quiksilver Festival de Hossegor dans quelques semaines.

    La relève australienne et fidjienne à l’honneur

    À la place de l’Américain, la WSL a attribué une wildcard masculine à Jarvis Earle. Le champion du monde junior 2022 fera sa deuxième apparition sur le CT après Margaret River en 2023. Il sera accompagné par le vainqueur des trials locaux, Teo Degei, qui représentera son pays au plus haut niveau. Du côté féminin, la compétition s’annonce historique avec la qualification de Ulukilupetea « Tea » Kurop. À seulement 17 ans, elle devient la première femme fidjienne à participer à une épreuve du Championship Tour, avec l’ambition déclarée d’inspirer la nouvelle génération de surfeuses de l’archipel.

    Des enjeux majeurs pour le sommet du classement

    Le retour du roster complet sur la gauche mythique de Cloudbreak, inédit depuis 2017, s’annonce décisif. Alors que Jordy Smith, blessé, cède sa place au Sud-Africain Matthew McGilivray, les actuels porteurs du maillot jaune, Italo Ferreira et Gabriela Bryan, devront défendre leur avance. Avec des prévisions à long terme annonçant une houle puissante, les nouveaux venus pourraient bien bousculer l’élite mondiale à l’approche de la fin de saison.

  • Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    La première moitié de saison du World Championship Tour manquait un peu de piquant ? Oubliez tout. La seconde partie du circuit démarre cette fin de semaine sur le spot le plus intimidant de la planète, et les cartes météo viennent de passer au rouge vif.

    Attention, on est sur des prévisions à long terme pour l’instant….

    Une montée en puissance dès ce vendredi

    Un système dépressionnaire majeur traverse actuellement le sud de la Nouvelle-Zélande pour propulser un premier train de houle massif à travers le Pacifique Sud.

    Dès ce vendredi — journée officielle de training pour les pro-surfeurs — le récif tahitien va se réveiller avec des séries frôlant déjà les 2,50 à 3 mètres (8-10 pieds). Samedi, pour l’ouverture de la waiting period, les conditions resteront très solides, peignées par un alizé de sud-est idéal.

    Le choc annoncé du dimanche

    Mais c’est la journée de dimanche qui fait trembler le paddock. Une seconde tempête, née sous la mer de Tasman avec un champ de vent exceptionnellement étendu, envoie une houle de sud-sud-ouest d’une période XXL (plus de 15 secondes).

    Ce qui vous attend :

    • Des séries massives dépassant allègrement les 3 mètres à 4 mètres (9 à 12 pieds+).
    • Une lèvre d’une épaisseur terrifiante au-dessus d’un récif fleur de peau.
    • Un vent offshore modéré garantissant une lisibilité parfaite du plan d’eau.

    Ce ne sera pas un « Code Red » impraticable réservé au tow-in, mais exactement la limite humaine de ce qui peut être ramé à la force des bras. À suivre de près les prochains jours

    Un marathon de vagues jusqu’aux finales

    La largeur et la puissance du système météo garantissent une décrue extrêmement lente. Lundi et mardi conserveront des vagues consistantes de 2,50 à 3 mètres, balayées par un vent virant plein Est.

    Tous les voyants sont au vert : la compétition devrait s’enchaîner sans temps mort pour offrir un spectacle gravé dans les annales, du moins on espère…

  • Cette petite phrase cachée de la WSL menace la qualification de 80 surfeurs (voici pourquoi)

    Cette petite phrase cachée de la WSL menace la qualification de 80 surfeurs (voici pourquoi)

    Le média Duke Surf a tiqué sur un détail qui est passé presque inaperçu. La World Surf League vient de publier les informations pour le très attendu US Open of Surfing. On y retrouve le format des Challenger Series que l’on connaît bien : 80 hommes et 48 femmes. Sauf qu’entre parenthèses, une précision sème la zizanie : la jauge pourrait être élargie pour « accueillir des participants supplémentaires du CT ».

    Aucun communiqué officiel n’a été publié, aucune alerte presse envoyée. Juste cette petite mention glissée l’air de rien.

    Pourquoi ça coince à l’eau ?

    Vous connaissez la rengaine. Les pensionnaires des CS (Challenger Series) se battent toute l’année avec le couteau entre les dents pour décrocher leur ticket pour l’élite. Voir débarquer les stars du Championship Tour sur leurs propres épreuves fait inévitablement grincer des dents. Les cadors du circuit viennent truster les bonnes vagues et stopper net les espoirs de qualification de ceux qui en ont pourtant le plus besoin.

    Alors oui, Huntington Beach n’est pas n’importe quelle étape. La WSL sait parfaitement qu’injecter des têtes d’affiche du CT rend l’événement bien plus attractif pour les marques. Sans oublier que ces remaniements de roster pourraient peser lourd dans les futures négociations avec l’ISA, le tour pro restant une voie royale de qualification pour les Jeux Olympiques.

  • MEO Rip Curl Pro Peniche : Les coulisses et le prix (salé) de l’expérience VIP de la WSL

    MEO Rip Curl Pro Peniche : Les coulisses et le prix (salé) de l’expérience VIP de la WSL

    Imaginez : 9 nuits face aux vagues mythiques de Peniche, un accès VIP exclusif à toutes les séries du MEO Rip Curl Pro, et un guide local aux petits oignons pour vous dégoter les meilleurs spots de surf sauvages du coin. Ça fait rêver ? C’est l’expérience ultra-VIP que propose la WSL pour son étape portugaise. Mais attendez de voir la douloureuse.

    Pour vivre ce fantasme de surfeur fortuné, le ticket d’entrée pique un peu les yeux. Il faudra débourser entre 6 295 $(en chambre double) et 8 295$ (si vous voyagez en solo). À ce tarif, le pack inclut l’hébergement haut de gamme, des guides locaux pour scorer des sessions parfaites hors des sentiers battus lors des jours de flat, et des excursions culturelles dans les plus beaux vignobles de la région.

    Mais voici le détail qui fâche : pour près de 8 300 $, vos billets d’avion ne sont pas compris. Pire encore, les repas du midi et du soir restent entièrement à votre charge. Seul le petit-déjeuner est inclus. À ce prix-là, on aurait au moins pu espérer un chef privé pour nous cuisiner des pastéis de nata tout chauds à la sortie de l’eau. Alors, expérience ultime ou folie pure ? On vous laisse faire le calcul.

  • Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Le monde du surf professionnel est en ébullition. L’annonce surprise d’une nouvelle étape de la WSL en plein cœur de la saison a déclenché une vague de colère chez les pensionnaires du Championship Tour (CT). Parmi les voix les plus critiques, celle du triple champion du monde Gabriel Medina, qui a ouvertement qualifié la situation de « blague ». Les surfeurs pointent du doigt un changement des règles du jeu en cours de route. Mais l’organisation a-t-elle enfreint ses propres lois ? Nous avons plongé dans le Rule Book officiel 2026 de la WSL pour démêler le vrai du faux.

    Ce texte secret qui protège les patrons du circuit

    Si certains fans et les athlètes crient à l’injustice, la réalité juridique est implacable : la WSL s’est légalement blindée contre ce genre de contestations. Dès le préface du règlement, à la page 8 du Rule Book, tout est écrit noir sur blanc. L’organisation stipule qu’elle peut amender ou compléter son livre de règles périodiquement avec le consentement de l’Office des Tours et des Compétitions.

    Mieux encore, le document mentionne l’existence d’un organe ultra-restreint appelé le Comité Spécial. C’est ce groupe très fermé qui possède les pleins pouvoirs pour valider ou rejeter les modifications majeures du CT. Parmi ses compétences directes, on retrouve :

    • Le nombre et l’emplacement des événements du CT (y compris les changements matériels de dates);
    • Le nombre d’épreuves en piscine à vagues;
    • Le nombre de surfeurs sur le circuit.

    En clair, rajouter une compétition aux Philippines ou modifier le calendrier en cours d’année est une procédure 100 % légale et prévue par leurs propres statuts.

    2 personnes décident de l’avenir du surf mondial

    Derrière ce mystérieux Comité Spécial ne se cache pas une assemblée de dizaines de spécialistes, mais un duo très restreint. La définition de l’Appendix D précise que ce comité est composé de seulement deux membres:

    1. Un représentant des surfeurs du CT (choisi parmi une liste de 3 noms approuvée par la WSL).
    2. Un directeur de compétition nommé par la WSL (validé par les athlètes).

    Ce sont ces deux uniques personnes qui, dans l’ombre, font la pluie et le beau temps sur le circuit mondial. Si Medina ou d’autres s’indignent, leurs propres représentants ont techniquement dû apposer leur signature pour que l’événement soit validé. La WSL a le pouvoir légal de modifier son calendrier quand elle le souhaite, et les surfeurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de ce binôme tout-puissant.

  • JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    Après la deuxième étape du circuit Pro Junior de la WSL en Galice, le bilan est contrasté pour le clan tricolore. Si Naïa Monte brille, les garçons affichent un retard historique inquiétant avant l’étape capitale de Capbreton.

    Le GADIS Junior Pro Ferrol 2026 vient de rendre son verdict sur les vagues de la Playa de Esmelle. Si la victoire finale a échappé aux tricolores au profit de la surprise néerlandaise Tiara van der Huls et du Roumain John John Rabinovitch, c’est surtout le classement général européen qui interpelle.

    Des surfeurs bleus à la peine

    Historiquement dominateurs sur le circuit JQS depuis des décennies, les surfeurs français traversent une crise de résultats inédite. À l’issue des deux premières étapes (Maroc et Espagne), un seul Français figure désormais dans le top 20 européen : Alai Rodriguez Albeniz, 16 ans, solide sixième. Derrière lui, c’est le désert. De mémoire de suiveur, le clan tricolore n’avait jamais aligné si peu de représentants à ce niveau. Ce trou générationnel marquant sonne comme un véritable signal d’alarme pour la relève masculine.

    Les surfeuses françaises dominent

    Heureusement, le contingent féminin redonne le sourire et maintient la France à flot. À Ferrol, la jeune Naïa Monte s’est brillamment hissée en finale, ne cédant la première place qu’à quelques minutes de la sirène. Grâce à cette performance, elle grimpe sur la troisième marche du classement général. Le surf tricolore est d’ailleurs bien représenté avec quatre Françaises installées fermement dans le top 10 européen. Sans parler de Tya Zebrowski, qui vient d’atteindre sa première finale WCT à l’âge de 15 ans. Même constat pour Kiara Goold, qui est au même âge, est sur le circuit Challenger Series féminin.

    Allez les bleus, prochaine étape cette semaine à domicile, Capbreton.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    Cette journée brésilienne a soufflé le chaud et le froid sur le clan tricolore à Saquarema. Entre l’irrésistible ascension d’une prodige de 15 ans et une décision arbitrale litigieuse qui laisse un goût très amer, cette journée du VIVO Rio Pro 2026 restera gravé dans les mémoires.

    Tya Zebrowski : La reine de Saquarema est Française

    À seulement 15 ans, Tya Zebrowski n’en finit plus de bousculer la hiérarchie mondiale de l’élite. Opposée à l’Espagnole Nadia Erostarbe en demi-finale, la jeune rookie a livré un véritable récital de puissance, de fluidité et de timing. Sur un spot pourtant piégeux et changeant, Tya a fait parler son surf explosif sur le lip pour claquer un gros total de 14,84 points, laissant son adversaire en situation de combinaison pendant la majeure partie de la série.

    Avec cette victoire éclatante, elle s’offre sa place pour une finale au sommet face à la Californienne Sawyer Lindblad (qui a éliminé Caroline Marks). Au passage, elle prend une option sur le titre mondial de Rookie of the Year.

    Le coup de canif : Kauli Vaast éliminé dans la controverse

    L’ambiance est devenue beaucoup plus lourde lors du quart de finale masculin opposant Kauli Vaast à Ethan Ewing. Dans un duel de pur power surfing, le Tahitien a sorti toute sa panoplie de carves appuyés et de trajectoires massives. Pourtant, c’est une note qui a mis le feu aux poudres : un 7,00 attribué à l’Australien pour un enchaînement de deux virages, jugé largement surévalué par les observateurs et les fans en feu sur les réseaux sociaux.

    Malgré une réplique solide notée 6,17 et un gros air tenté dans les dernières secondes pour arracher la victoire, le champion olympique s’incline de justesse face à la glisse chirurgicale mais moins agressive d’Ewing. Une élimination frustrante tant le surfeur de Teahupo’o avait le rythme pour aller chercher le titre au Brésil.

  • Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Le spot de Saquarema a tremblé ce samedi 20 juin 2026. Alors que le public brésilien en ébullition attendait une démonstration de ses idoles locales pour cette 6e étape du Championship Tour (CT), ce sont deux surfeurs tricolores qui ont totalement volé la vedette. En éliminant des légendes absolues et des leaders mondiaux, Tya Zebrowski et Kauli Vaast ont signé une journée historique pour le surf français.

    À 15 ans, Tya Zebrowski éteint la légende Carissa Moore

    C’est l’image forte de ce VIVO Rio Pro. À seulement 15 ans, la plus jeune qualifiée de l’histoire du CT, Tya Zebrowski, vient de prouver qu’elle n’avait peur de personne. Après avoir écarté l’expérimentée Lakey Peterson au Round 2, la surfeuse tricolore retrouvait la quintuple championne du monde et médaillée d’or olympique, Carissa Moore, en quarts de finale.

    Loin d’être intimidée par le palmarès de l’Hawaïenne, Tya a surfé avec une maturité déconcertante pour s’imposer largement (12.70 contre 7.77). Une revanche éclatante après leur dernier duel à Snapper Rocks.

    « Elle m’avait battue là-bas, donc je ne voulais vraiment pas qu’elle recommence. J’ai juste essayé de rester concentrée sur mon propre surf. C’était une série incroyable et très stressante, mais je suis tellement heureuse », a confié la jeune prodige, qui se qualifie pour sa toute première demi-finale sur le CT face à l’Espagnole Nadia Erostarbe.

    Kauli Vaast fait taire l’arène brésilienne en sortant le n°1 mondial

    Chez les hommes, le défi qui attendait Kauli Vaast au Round 3 relevait presque de la mission impossible : affronter le champion du monde 2019 et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira, devant des milliers de fans brésiliens hurlants sur la plage.

    Dans la peau de l’underdog absolu, le champion olympique tahitien a fait preuve d’un sang-froid glacial. Grâce à un surf backside chirurgical et surpuissant, Vaast est parvenu à contrer la fougue de Ferreira sur ses propres terres. Un exploit retentissant qui propulse le rookie français en quarts de finale pour la troisième fois de la saison.

    « C’est un super jeu mental d’essayer de rester froid, concentré, et de faire son truc. Être dans cette situation face aux meilleurs me motive énormément », a déclaré le Tahitien.

    Au prochain tour, Kauli Vaast aura un autre immense morceau face à lui : l’Australien Ethan Ewing. La française Tya Zebrowski sera confrontée en demi finale à l’espagnole Nadia Erostarbe. Le rendez-vous est pris ce dimanche 21 juin pour un Finals Day qui s’annonce d’ores et déjà grandiose pour le clan français.

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round One (Heats 7-8) Results
    HEAT 7: Bella Kenworthy (USA) 10.10 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 8.93
    HEAT 8: Tatiana Weston-Webb (BRA) 11.00 DEF. Tyler Wright (AUS) 10.46

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round Two Results
    HEAT 1: Carissa Moore (HAW) 14.50 DEF. Erin Brooks (CAN) 13.30
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) 14.33 DEF. Lakey Peterson (USA) 11.03
    HEAT 3: Nadia Erostarbe (ESP) 8.40 DEF. Molly Picklum (AUS) 7.67
    HEAT 4: Caitlin Simmers (USA) 15.10 DEF. Bella Kenworthy (USA) 13.60
    HEAT 5: Gabriela Bryan (HAW) 17.33 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 13.26
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 14.00 DEF. Tatiana Weston-Webb (BRA) 13.00
    HEAT 7: Luana Silva (BRA) 12.47 DEF. Isabella Nichols (AUS) 12.20
    HEAT 8: Sawyer Lindblad (USA) 14.03 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 9.67

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Quarterfinal Results
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) 12.70 DEF. Carissa Moore (HAW) 7.77
    HEAT 2: Nadia Erostarbe (ESP) 15.83 DEF. Caitlin Simmers (USA) 12.23
    HEAT 3: Caroline Marks (USA) 13.04 DEF. Gabriela Bryan (HAW) 11.90
    HEAT 4: Sawyer Lindblad (USA) 12.86 DEF. Luana Silva (BRA) 12.26

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Round Three Results
    HEAT 1: Jack Robinson (AUS) vs. Samuel Pupo (BRA)
    HEAT 2: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Liam O’Brien (AUS)
    HEAT 3: Morgan Cibilic (AUS) vs. Matthew McGillivray (RSA)
    HEAT 4: Joao Chianca (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Italo Ferreira (BRA) Kauli Vaast (FRA)
    HEAT 6: Ethan Ewing (AUS) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 7: Yago Dora (BRA) vs. Marco Mignot (FRA)
    HEAT 8: Callum Robson (AUS) def. Michael Pupo (BRA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Semifinal Matchups
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP)
    HEAT 2: Caroline Marks (USA) vs. Sawyer Lindblad (USA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Quarterfinal Matchups
    HEAT 1: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 3: Kauli Vaast (FRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
    HEAT 4: Yago Dora (BRA) vs. Miguel Pupo (BRA)

  • Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Les Français ont fait le show dans les vagues puissantes de Saquarema. Lors du round 2 du Rio Pro, Kauli Vaast et Marco Mignot ont validé leur ticket pour le troisième tour, affichant chacun un surf aussi radical qu’intelligent.

    Vaast comme à la maison

    Opposé au Californien Crosby Colapinto, Kauli Vaast a dicté son rythme (13.73 contre 11.50). Sur les gauches brésiliennes, le Tahitien a fait parler sa puissance et son engagement, enchaînant notamment de gros laybacks. Dans des conditions solides balayées par un fort vent offshore, Vaast a déclaré se sentir presque « comme à la maison », profitant de sa meilleure session sur ce spot. De son côté, Colapinto, malgré une belle attaque backside au premier plan, s’est fait surprendre par une lèvre brésilienne fuyante et n’a pas pu combler son retard.

    Mignot, le coup de maître tactique

    Face à Barron Mamiya, Marco Mignot a livré une prestation de haut vol. Le Français a pris les commandes d’entrée grâce à un superbe air frontside full rotation parfaitement replaqué. En face, l’Hawaiien a misé son va-tout en cherchant des airs monstrueux, mais sans jamais trouver le replaquage.

    C’est dans les cinq dernières minutes que Mignot a prouvé toute sa maturité sur le CT. Alors que Mamiya, après avoir pris une gauche sans potentiel, a fait appel au jet ski. Le but, étant de s’isoler du français en allant à l’opposer de Marco Mignot, qui a alors la priorité. Marco a entamé une énorme rame pour le marquer à la culotte. À trente secondes du buzzer, l’Hawaiien trouve l’opportunité espérée, mais Mignot, fort de sa priorité, lui coupe la route avec sang-froid. Une stratégie redoutable qui propulse le Français au tour suivant.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    La 6ème étape du Championship Tour (CT), le VIVO Rio Pro, s’annonce d’ores et déjà historique avant même son coup d’envoi à Saquarema du 19 au 27 juin. Entre un pactole inédit offert au vainqueur et des séries redoutables pour le clan tricolore, l’enjeu est colossal.

    La World Surf League (WSL) a frappé fort. Le vainqueur de cette étape brésilienne repartira avec le plus gros gain de l’année, frôlant les 150 000 dollars. Aux 80 000 $ de prize money habituel viendra s’ajouter un impressionnant 4×4 GWM Tank 300, évalué à environ 67 000 $. Pour Ivan Martinho, président de la WSL Latin America, cette alliance avec le constructeur automobile chinois démontre « la force commerciale du sport et l’importance du marché brésilien ». Une récompense XXL qui motive les troupes, alors que le grand absent de cette étape sera une nouvelle fois le Sud-Africain Jordy Smith, dont la blessure semble plus sérieuse que prévu. La deuxième wildcard reste, quant à elle, encore à définir.

    Un tirage corsé pour les surfeurs français

    Si la récompense fait rêver, la route vers la finale sera pavée d’obstacles, particulièrement pour nos représentants français qui héritent d’un tirage très complexe.

    Chez les femmes, le choc des générations est au rendez-vous. La jeune prodige Tya Zebrowski aura la lourde tâche de défier la légende australienne et octuple championne du monde Stephanie Gilmore dans la série 5. De son côté, Vahine Fierro affrontera une autre icône australienne, la redoutable Sally Fitzgibbons, dans la série 1.

    Chez les hommes, la tension sera palpable dès le Round 2. Kauli Vaast devra sortir le grand jeu face au prodige californien Crosby Colapinto (Série 10). Enfin, Marco Mignot sera opposé au puissant Hawaiien Barron Mamiya (Série 14), un tirage un peu plus clément, mais attention les deux surfeurs ont énormément de talent. Le spectacle est garanti ! Enfin, si les vagues sont au rendez-vous

  • La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    Huntington Beach, ses vagues estivales capricieuses, son sable brûlant… et maintenant, son potentiel de séduction optimisé par algorithme. La World Surf League vient de lâcher une annonce qui détonne au milieu des habituels classements du CT : pour l’US Open 2026, l’organisation s’associe officiellement à une application de rencontre.

    « SURF », l’appli qui filtre votre lifestyle

    L’application en question s’appelle tout simplement SURF (difficile de faire plus littéral). Mais ne vous y trompez pas, l’objectif n’est pas d’analyser la radicalité de vos cutbacks. Rob Long, le PDG de la plateforme, part d’un constat simple : les géants comme Tinder ou Bumble génèrent trop de bruit de fond et de déceptions pour les passionnés.

    L’idée est de connecter des célibataires qui partagent réellement le même mode de vie. En renseignant la « WSL » comme affiliation sur votre profil, vous accédez directement à une grille d’utilisateurs qui, comme vous, ont découvert l’appli via le tour pro.

    Le piège de la carte bleue

    Ici, oubliez le swipe compulsif à la recherche d’un shoot de dopamine. L’interface se veut différente en affichant les prétendants sous forme de mosaïque selon vos critères. Le petit détail qui pique ? Vos interactions gratuites sont limitées. Si vous voulez stalker tous les profils et distribuer des « likes » sans restriction sous le ponton californien, il faudra sortir la carte de crédit. L’amour n’a peut-être pas de prix, mais l’algorithme, si.

    Un retour aux sources pour Huntington ?

    Ceux qui connaissent l’histoire de l’US Open se souviennent des émeutes et de la vibe sulfureuse qui enflammaient le sud du pier de Huntington Beach par le passé. L’événement s’est considérablement assagi ces dernières années pour devenir très « famille ». Avec ce partenariat insolite, la directrice des revenus de la WSL, Nicole Metzger, espère ouvertement « faciliter de nouvelles connexions » réelles entre les fans. Une façon moderne et encadrée de raviver la flamme sur le sable.

    Quand on regarde le nombre de power couples historiques du surf pro (Tatiana Weston-Webb et Jesse Mendes, Jack Freestone et Alana Blanchard, Ethan Ewing et Sawyer Lindblad…), on se dit que l’océan reste un sacré aphrodisiaque. Reste à voir si, du 25 juillet au 2 août prochain, la magie opérera aussi sur smartphone.

  • CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.

    Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques

    Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.

    Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.

    L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.

  • Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    J’ai vu la série et honnêtement, le braquage est total, mais tellement mérité. Dans un spot verrouillé par des bombes massives d’un bon 3 mètres, Marco Mignot s’est offert le scalp du champion du monde Yago Dora au terme d’un duel d’une rare violence physique.

    Le Français a immédiatement planté le décor en scorant un 6,67 après une prise de risque monstrueuse sur sa dernière manœuvre. Dos au mur dans ces conditions musclées, le Brésilien a poussé ses dérives à la limite, mais ses espoirs se sont fracassés sur ses fins de vagues. C’est finalement à la dernière minute, sur un ride ultra-engagé noté 6,17, que Marco arrache la victoire pour un minuscule 0,01 point. Les Brésiliens vont hurler au vol, mais le patron, c’est Marco.