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  • Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Le monde du surf professionnel est en ébullition. L’annonce surprise d’une nouvelle étape de la WSL en plein cœur de la saison a déclenché une vague de colère chez les pensionnaires du Championship Tour (CT). Parmi les voix les plus critiques, celle du triple champion du monde Gabriel Medina, qui a ouvertement qualifié la situation de « blague ». Les surfeurs pointent du doigt un changement des règles du jeu en cours de route. Mais l’organisation a-t-elle enfreint ses propres lois ? Nous avons plongé dans le Rule Book officiel 2026 de la WSL pour démêler le vrai du faux.

    Ce texte secret qui protège les patrons du circuit

    Si certains fans et les athlètes crient à l’injustice, la réalité juridique est implacable : la WSL s’est légalement blindée contre ce genre de contestations. Dès le préface du règlement, à la page 8 du Rule Book, tout est écrit noir sur blanc. L’organisation stipule qu’elle peut amender ou compléter son livre de règles périodiquement avec le consentement de l’Office des Tours et des Compétitions.

    Mieux encore, le document mentionne l’existence d’un organe ultra-restreint appelé le Comité Spécial. C’est ce groupe très fermé qui possède les pleins pouvoirs pour valider ou rejeter les modifications majeures du CT. Parmi ses compétences directes, on retrouve :

    • Le nombre et l’emplacement des événements du CT (y compris les changements matériels de dates);
    • Le nombre d’épreuves en piscine à vagues;
    • Le nombre de surfeurs sur le circuit.

    En clair, rajouter une compétition aux Philippines ou modifier le calendrier en cours d’année est une procédure 100 % légale et prévue par leurs propres statuts.

    2 personnes décident de l’avenir du surf mondial

    Derrière ce mystérieux Comité Spécial ne se cache pas une assemblée de dizaines de spécialistes, mais un duo très restreint. La définition de l’Appendix D précise que ce comité est composé de seulement deux membres:

    1. Un représentant des surfeurs du CT (choisi parmi une liste de 3 noms approuvée par la WSL).
    2. Un directeur de compétition nommé par la WSL (validé par les athlètes).

    Ce sont ces deux uniques personnes qui, dans l’ombre, font la pluie et le beau temps sur le circuit mondial. Si Medina ou d’autres s’indignent, leurs propres représentants ont techniquement dû apposer leur signature pour que l’événement soit validé. La WSL a le pouvoir légal de modifier son calendrier quand elle le souhaite, et les surfeurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de ce binôme tout-puissant.

  • JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    Après la deuxième étape du circuit Pro Junior de la WSL en Galice, le bilan est contrasté pour le clan tricolore. Si Naïa Monte brille, les garçons affichent un retard historique inquiétant avant l’étape capitale de Capbreton.

    Le GADIS Junior Pro Ferrol 2026 vient de rendre son verdict sur les vagues de la Playa de Esmelle. Si la victoire finale a échappé aux tricolores au profit de la surprise néerlandaise Tiara van der Huls et du Roumain John John Rabinovitch, c’est surtout le classement général européen qui interpelle.

    Des surfeurs bleus à la peine

    Historiquement dominateurs sur le circuit JQS depuis des décennies, les surfeurs français traversent une crise de résultats inédite. À l’issue des deux premières étapes (Maroc et Espagne), un seul Français figure désormais dans le top 20 européen : Alai Rodriguez Albeniz, 16 ans, solide sixième. Derrière lui, c’est le désert. De mémoire de suiveur, le clan tricolore n’avait jamais aligné si peu de représentants à ce niveau. Ce trou générationnel marquant sonne comme un véritable signal d’alarme pour la relève masculine.

    Les surfeuses françaises dominent

    Heureusement, le contingent féminin redonne le sourire et maintient la France à flot. À Ferrol, la jeune Naïa Monte s’est brillamment hissée en finale, ne cédant la première place qu’à quelques minutes de la sirène. Grâce à cette performance, elle grimpe sur la troisième marche du classement général. Le surf tricolore est d’ailleurs bien représenté avec quatre Françaises installées fermement dans le top 10 européen. Sans parler de Tya Zebrowski, qui vient d’atteindre sa première finale WCT à l’âge de 15 ans. Même constat pour Kiara Goold, qui est au même âge, est sur le circuit Challenger Series féminin.

    Allez les bleus, prochaine étape cette semaine à domicile, Capbreton.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    Cette journée brésilienne a soufflé le chaud et le froid sur le clan tricolore à Saquarema. Entre l’irrésistible ascension d’une prodige de 15 ans et une décision arbitrale litigieuse qui laisse un goût très amer, cette journée du VIVO Rio Pro 2026 restera gravé dans les mémoires.

    Tya Zebrowski : La reine de Saquarema est Française

    À seulement 15 ans, Tya Zebrowski n’en finit plus de bousculer la hiérarchie mondiale de l’élite. Opposée à l’Espagnole Nadia Erostarbe en demi-finale, la jeune rookie a livré un véritable récital de puissance, de fluidité et de timing. Sur un spot pourtant piégeux et changeant, Tya a fait parler son surf explosif sur le lip pour claquer un gros total de 14,84 points, laissant son adversaire en situation de combinaison pendant la majeure partie de la série.

    Avec cette victoire éclatante, elle s’offre sa place pour une finale au sommet face à la Californienne Sawyer Lindblad (qui a éliminé Caroline Marks). Au passage, elle prend une option sur le titre mondial de Rookie of the Year.

    Le coup de canif : Kauli Vaast éliminé dans la controverse

    L’ambiance est devenue beaucoup plus lourde lors du quart de finale masculin opposant Kauli Vaast à Ethan Ewing. Dans un duel de pur power surfing, le Tahitien a sorti toute sa panoplie de carves appuyés et de trajectoires massives. Pourtant, c’est une note qui a mis le feu aux poudres : un 7,00 attribué à l’Australien pour un enchaînement de deux virages, jugé largement surévalué par les observateurs et les fans en feu sur les réseaux sociaux.

    Malgré une réplique solide notée 6,17 et un gros air tenté dans les dernières secondes pour arracher la victoire, le champion olympique s’incline de justesse face à la glisse chirurgicale mais moins agressive d’Ewing. Une élimination frustrante tant le surfeur de Teahupo’o avait le rythme pour aller chercher le titre au Brésil.

  • Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Le spot de Saquarema a tremblé ce samedi 20 juin 2026. Alors que le public brésilien en ébullition attendait une démonstration de ses idoles locales pour cette 6e étape du Championship Tour (CT), ce sont deux surfeurs tricolores qui ont totalement volé la vedette. En éliminant des légendes absolues et des leaders mondiaux, Tya Zebrowski et Kauli Vaast ont signé une journée historique pour le surf français.

    À 15 ans, Tya Zebrowski éteint la légende Carissa Moore

    C’est l’image forte de ce VIVO Rio Pro. À seulement 15 ans, la plus jeune qualifiée de l’histoire du CT, Tya Zebrowski, vient de prouver qu’elle n’avait peur de personne. Après avoir écarté l’expérimentée Lakey Peterson au Round 2, la surfeuse tricolore retrouvait la quintuple championne du monde et médaillée d’or olympique, Carissa Moore, en quarts de finale.

    Loin d’être intimidée par le palmarès de l’Hawaïenne, Tya a surfé avec une maturité déconcertante pour s’imposer largement (12.70 contre 7.77). Une revanche éclatante après leur dernier duel à Snapper Rocks.

    « Elle m’avait battue là-bas, donc je ne voulais vraiment pas qu’elle recommence. J’ai juste essayé de rester concentrée sur mon propre surf. C’était une série incroyable et très stressante, mais je suis tellement heureuse », a confié la jeune prodige, qui se qualifie pour sa toute première demi-finale sur le CT face à l’Espagnole Nadia Erostarbe.

    Kauli Vaast fait taire l’arène brésilienne en sortant le n°1 mondial

    Chez les hommes, le défi qui attendait Kauli Vaast au Round 3 relevait presque de la mission impossible : affronter le champion du monde 2019 et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira, devant des milliers de fans brésiliens hurlants sur la plage.

    Dans la peau de l’underdog absolu, le champion olympique tahitien a fait preuve d’un sang-froid glacial. Grâce à un surf backside chirurgical et surpuissant, Vaast est parvenu à contrer la fougue de Ferreira sur ses propres terres. Un exploit retentissant qui propulse le rookie français en quarts de finale pour la troisième fois de la saison.

    « C’est un super jeu mental d’essayer de rester froid, concentré, et de faire son truc. Être dans cette situation face aux meilleurs me motive énormément », a déclaré le Tahitien.

    Au prochain tour, Kauli Vaast aura un autre immense morceau face à lui : l’Australien Ethan Ewing. La française Tya Zebrowski sera confrontée en demi finale à l’espagnole Nadia Erostarbe. Le rendez-vous est pris ce dimanche 21 juin pour un Finals Day qui s’annonce d’ores et déjà grandiose pour le clan français.

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round One (Heats 7-8) Results
    HEAT 7: Bella Kenworthy (USA) 10.10 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 8.93
    HEAT 8: Tatiana Weston-Webb (BRA) 11.00 DEF. Tyler Wright (AUS) 10.46

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round Two Results
    HEAT 1: Carissa Moore (HAW) 14.50 DEF. Erin Brooks (CAN) 13.30
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) 14.33 DEF. Lakey Peterson (USA) 11.03
    HEAT 3: Nadia Erostarbe (ESP) 8.40 DEF. Molly Picklum (AUS) 7.67
    HEAT 4: Caitlin Simmers (USA) 15.10 DEF. Bella Kenworthy (USA) 13.60
    HEAT 5: Gabriela Bryan (HAW) 17.33 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 13.26
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 14.00 DEF. Tatiana Weston-Webb (BRA) 13.00
    HEAT 7: Luana Silva (BRA) 12.47 DEF. Isabella Nichols (AUS) 12.20
    HEAT 8: Sawyer Lindblad (USA) 14.03 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 9.67

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Quarterfinal Results
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) 12.70 DEF. Carissa Moore (HAW) 7.77
    HEAT 2: Nadia Erostarbe (ESP) 15.83 DEF. Caitlin Simmers (USA) 12.23
    HEAT 3: Caroline Marks (USA) 13.04 DEF. Gabriela Bryan (HAW) 11.90
    HEAT 4: Sawyer Lindblad (USA) 12.86 DEF. Luana Silva (BRA) 12.26

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Round Three Results
    HEAT 1: Jack Robinson (AUS) vs. Samuel Pupo (BRA)
    HEAT 2: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Liam O’Brien (AUS)
    HEAT 3: Morgan Cibilic (AUS) vs. Matthew McGillivray (RSA)
    HEAT 4: Joao Chianca (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Italo Ferreira (BRA) Kauli Vaast (FRA)
    HEAT 6: Ethan Ewing (AUS) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 7: Yago Dora (BRA) vs. Marco Mignot (FRA)
    HEAT 8: Callum Robson (AUS) def. Michael Pupo (BRA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Semifinal Matchups
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP)
    HEAT 2: Caroline Marks (USA) vs. Sawyer Lindblad (USA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Quarterfinal Matchups
    HEAT 1: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 3: Kauli Vaast (FRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
    HEAT 4: Yago Dora (BRA) vs. Miguel Pupo (BRA)

  • Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Les Français ont fait le show dans les vagues puissantes de Saquarema. Lors du round 2 du Rio Pro, Kauli Vaast et Marco Mignot ont validé leur ticket pour le troisième tour, affichant chacun un surf aussi radical qu’intelligent.

    Vaast comme à la maison

    Opposé au Californien Crosby Colapinto, Kauli Vaast a dicté son rythme (13.73 contre 11.50). Sur les gauches brésiliennes, le Tahitien a fait parler sa puissance et son engagement, enchaînant notamment de gros laybacks. Dans des conditions solides balayées par un fort vent offshore, Vaast a déclaré se sentir presque « comme à la maison », profitant de sa meilleure session sur ce spot. De son côté, Colapinto, malgré une belle attaque backside au premier plan, s’est fait surprendre par une lèvre brésilienne fuyante et n’a pas pu combler son retard.

    Mignot, le coup de maître tactique

    Face à Barron Mamiya, Marco Mignot a livré une prestation de haut vol. Le Français a pris les commandes d’entrée grâce à un superbe air frontside full rotation parfaitement replaqué. En face, l’Hawaiien a misé son va-tout en cherchant des airs monstrueux, mais sans jamais trouver le replaquage.

    C’est dans les cinq dernières minutes que Mignot a prouvé toute sa maturité sur le CT. Alors que Mamiya, après avoir pris une gauche sans potentiel, a fait appel au jet ski. Le but, étant de s’isoler du français en allant à l’opposer de Marco Mignot, qui a alors la priorité. Marco a entamé une énorme rame pour le marquer à la culotte. À trente secondes du buzzer, l’Hawaiien trouve l’opportunité espérée, mais Mignot, fort de sa priorité, lui coupe la route avec sang-froid. Une stratégie redoutable qui propulse le Français au tour suivant.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    La 6ème étape du Championship Tour (CT), le VIVO Rio Pro, s’annonce d’ores et déjà historique avant même son coup d’envoi à Saquarema du 19 au 27 juin. Entre un pactole inédit offert au vainqueur et des séries redoutables pour le clan tricolore, l’enjeu est colossal.

    La World Surf League (WSL) a frappé fort. Le vainqueur de cette étape brésilienne repartira avec le plus gros gain de l’année, frôlant les 150 000 dollars. Aux 80 000 $ de prize money habituel viendra s’ajouter un impressionnant 4×4 GWM Tank 300, évalué à environ 67 000 $. Pour Ivan Martinho, président de la WSL Latin America, cette alliance avec le constructeur automobile chinois démontre « la force commerciale du sport et l’importance du marché brésilien ». Une récompense XXL qui motive les troupes, alors que le grand absent de cette étape sera une nouvelle fois le Sud-Africain Jordy Smith, dont la blessure semble plus sérieuse que prévu. La deuxième wildcard reste, quant à elle, encore à définir.

    Un tirage corsé pour les surfeurs français

    Si la récompense fait rêver, la route vers la finale sera pavée d’obstacles, particulièrement pour nos représentants français qui héritent d’un tirage très complexe.

    Chez les femmes, le choc des générations est au rendez-vous. La jeune prodige Tya Zebrowski aura la lourde tâche de défier la légende australienne et octuple championne du monde Stephanie Gilmore dans la série 5. De son côté, Vahine Fierro affrontera une autre icône australienne, la redoutable Sally Fitzgibbons, dans la série 1.

    Chez les hommes, la tension sera palpable dès le Round 2. Kauli Vaast devra sortir le grand jeu face au prodige californien Crosby Colapinto (Série 10). Enfin, Marco Mignot sera opposé au puissant Hawaiien Barron Mamiya (Série 14), un tirage un peu plus clément, mais attention les deux surfeurs ont énormément de talent. Le spectacle est garanti ! Enfin, si les vagues sont au rendez-vous

  • La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    Huntington Beach, ses vagues estivales capricieuses, son sable brûlant… et maintenant, son potentiel de séduction optimisé par algorithme. La World Surf League vient de lâcher une annonce qui détonne au milieu des habituels classements du CT : pour l’US Open 2026, l’organisation s’associe officiellement à une application de rencontre.

    « SURF », l’appli qui filtre votre lifestyle

    L’application en question s’appelle tout simplement SURF (difficile de faire plus littéral). Mais ne vous y trompez pas, l’objectif n’est pas d’analyser la radicalité de vos cutbacks. Rob Long, le PDG de la plateforme, part d’un constat simple : les géants comme Tinder ou Bumble génèrent trop de bruit de fond et de déceptions pour les passionnés.

    L’idée est de connecter des célibataires qui partagent réellement le même mode de vie. En renseignant la « WSL » comme affiliation sur votre profil, vous accédez directement à une grille d’utilisateurs qui, comme vous, ont découvert l’appli via le tour pro.

    Le piège de la carte bleue

    Ici, oubliez le swipe compulsif à la recherche d’un shoot de dopamine. L’interface se veut différente en affichant les prétendants sous forme de mosaïque selon vos critères. Le petit détail qui pique ? Vos interactions gratuites sont limitées. Si vous voulez stalker tous les profils et distribuer des « likes » sans restriction sous le ponton californien, il faudra sortir la carte de crédit. L’amour n’a peut-être pas de prix, mais l’algorithme, si.

    Un retour aux sources pour Huntington ?

    Ceux qui connaissent l’histoire de l’US Open se souviennent des émeutes et de la vibe sulfureuse qui enflammaient le sud du pier de Huntington Beach par le passé. L’événement s’est considérablement assagi ces dernières années pour devenir très « famille ». Avec ce partenariat insolite, la directrice des revenus de la WSL, Nicole Metzger, espère ouvertement « faciliter de nouvelles connexions » réelles entre les fans. Une façon moderne et encadrée de raviver la flamme sur le sable.

    Quand on regarde le nombre de power couples historiques du surf pro (Tatiana Weston-Webb et Jesse Mendes, Jack Freestone et Alana Blanchard, Ethan Ewing et Sawyer Lindblad…), on se dit que l’océan reste un sacré aphrodisiaque. Reste à voir si, du 25 juillet au 2 août prochain, la magie opérera aussi sur smartphone.

  • CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.

    Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques

    Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.

    Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.

    L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.

  • Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    J’ai vu la série et honnêtement, le braquage est total, mais tellement mérité. Dans un spot verrouillé par des bombes massives d’un bon 3 mètres, Marco Mignot s’est offert le scalp du champion du monde Yago Dora au terme d’un duel d’une rare violence physique.

    Le Français a immédiatement planté le décor en scorant un 6,67 après une prise de risque monstrueuse sur sa dernière manœuvre. Dos au mur dans ces conditions musclées, le Brésilien a poussé ses dérives à la limite, mais ses espoirs se sont fracassés sur ses fins de vagues. C’est finalement à la dernière minute, sur un ride ultra-engagé noté 6,17, que Marco arrache la victoire pour un minuscule 0,01 point. Les Brésiliens vont hurler au vol, mais le patron, c’est Marco.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Le Championship Tour (CT) de la World Surf League s’installe au Salvador pour la cinquième étape de la saison. Alors qu’une houle massive et prometteuse est attendue sur le célèbre pointbreak en droite de Punta Roca, l’ambiance est électrique. Entre la course au titre mondial qui s’intensifie et les rebondissements de dernière minute dans les tableaux, cette édition 2026 s’annonce mémorable.

    Le cas Italo Ferreira : Huit points de suture et un tableau sous clé

    Actuel numéro 1 mondial après son récent triomphe en Nouvelle-Zélande, le Brésilien Italo Ferreira est au centre de toutes les interrogations. Blessé au genou par la dérive d’un surfeur amateur lors des entraînements, le champion olympique a dû recevoir huit points de suture (ou 10 points les récits varient). Selon les dernières informations en provenance du Salvador, le surfeur compte tout de même tenter de s’aligner sur sa série du premier tour, donc au round 2.

    Cette incertitude physique pourrait redistribuer les cartes de manière spectaculaire. Le règlement de la WSL stipule que si un athlète déclare forfait après le Round 1, aucun remplaçant n’est intégré : son adversaire direct au tour suivant accède directement au Round 3 par « walkover » (forfait). Ce scénario est suivi de très près par le Marocain Ramzi Boukhiam. Aligné dans le Heat 1 du premier tour, Boukhiam pourrait voir son horizon s’éclaircir considérablement vers le Round 3 s’il passe son premier obstacle et que le physique de Ferreira cède.

    Round 2 : Un tirage contrasté pour le clan français

    Les phases de repêchage du Round 2 proposent des trajectoires radicalement opposées pour les compétiteurs tricolores. Marco Mignot bénéficie d’une opportunité en or dans le Heat 5 avec un tirage abordable qui lui laisse de sérieuses chances de qualification pour les phases finales.

    La situation s’avère en revanche bien plus périlleuse pour le champion olympique Kauli Vaast. Le Tahitien se retrouve propulsé face à Filipe Toledo, un adversaire redoutable et particulièrement à l’aise sur les murs sculptés du Salvador. Vaast devra signer un coup d’éclat pour sortir le double champion du monde brésilien de la compétition. Chez les femmes, la tenante du titre Gabriela Bryan défendra son maillot jaune de leader face à une opposition féroce menée par Stephanie Gilmore et Caroline Marks, tandis que les Françaises Vahine Fierro et Tya Zebrowski feront face à de gros morceaux dès leur entrée en lice.

    Le tableau complet des séries (Round 1)

    Séries Hommes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) vs Matthew McGillivray (RSA)
    • HEAT 2 : Luke Thompson (RSA) vs Melvin Ayala (SLV)
    • HEAT 3 : Eli Hanneman (HAW) vs Bryan Perez (SLV)
    • HEAT 4 : Seth Moniz (HAW) vs Oscar Berry (AUS)

    Séries Femmes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Vahine Fierro (FRA) vs Sally Fitzgibbons (AUS)
    • HEAT 2 : Erin Brooks (CAN) vs Yolanda Hopkins (POR)
    • HEAT 3 : Nadia Erostarbe (ESP) vs Francisca Veselko (POR)
    • HEAT 4 : Tyler Wright (AUS) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • HEAT 5 : Stephanie Gilmore (AUS) vs Anat Lelior (ISR)
    • HEAT 6 : Isabella Nichols (AUS) vs Bella Kenworthy (USA)
    • HEAT 7 : Alyssa Spencer (USA) vs Brisa Hennessy (CRC)
    • HEAT 8 : Caroline Marks (USA) vs Kirra Pinkerton (USA)

    Affiches marquantes à suivre au Round 2 (Hommes) :

    • HEAT 5 : Marco Mignot (FRA) [Tirage favorable]
    • Série à élimination directe : Kauli Vaast (FRA) vs Filipe Toledo (BRA)
  • Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Coup de tonnerre à quelques heures du lancement du Surf City El Salvador Pro. Le champion olympique et actuel leader du circuit mondial de la WSL, Italo Ferreira, a été victime d’un accident inattendu lors d’une session de free surf sur le spot d’El Sunzal.

    Selon plusieurs témoins sur place, le Brésilien partageait une session tranquille tout en donnant des conseils à sa compagne lorsqu’un longboardeur débutant l’a percuté de plein fouet. La trajectoire mal maîtrisée de l’amateur a causé une coupure profonde au niveau du genou de la jambe avant du champion.

    Évacué rapidement vers la ville côtière d’El Tunco, Italo Ferreira a dû recevoir plus de dix points de suture. Bien que la WSL confirme qu’il soit actuellement sous traitement, sans douleur aiguë et suivi de près par le staff médical, le doute plane sur sa participation. Positionné dans la série 9 du round 2, le Brésilien dispose d’environ deux jours de repos avant de devoir ramer sur les puissantes droites de Punta Roca. Sa décision finale dépendra uniquement du feu vert médical.

  • Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Patrick Florès, l’ancien coach des Bleus, a lâché un post acerbe sur les réseaux : « Les juges WSL ne changeront jamais ». Et il n’est pas le seul à s’étrangler devant le résultat de la série opposant Kauli Vaast à Jack Robinson sur la mythique gauche néo-zélandaise.

    J’ai passé au crible ce heat. Au-delà de la frustration légitime des supporters, l’analyse technique du line-up met en lumière un traitement pour le moins douteux.

    Le piège de Raglan : une opposition de styles

    Nous étions exactement dans la configuration annoncée : de très petites conditions qui transforment le point break en véritable concours de rollers. Sur cette gauche au profil spécifique, les deux surfeurs exploitaient des armes différentes :

    • L’option backside pour Robinson : L’Australien (regular) pouvait taper verticalement directement dans la poche, la section la plus critique. C’est un paramètre que les juges survalorisent quasi-systématiquement.
    • L’option frontside pour Vaast : Face à la lèvre, le goofy a su apporter une vraie variation dans ses turns, en maximisant le potentiel d’une vague manquant cruellement d’épaule.

    La bombe de Kauli, récompensée d’un 9 ? Une évidence. C’est la vague la plus longue, la mieux surfée avec de la variété en bonus, la meilleure vague de la série sans aucun doute.

    Le poids du « rookie tax » ou « local tax »

    La polémique se cache en réalité dans les autres scores de la série. Des dizièmes de point par ici, d’autres par là :

    • Le back-up de Kauli est sévèrement sous-évalué.
    • La dernière tentative de Jack bénéficie d’une notation extrêmement généreuse.

    À l’arrivée, seuls 0,27 point séparent les deux hommes. Cet écart artificiel ressemble au fameux « rookie tax », ce bonus tacite accordé aux vétérans du CT avant même le coup de corne. Le meilleur score de Jack est noté uniquement de 0,83 pt de moins que Kauli

    Le coup de grâce vient de la tour des juges. Avec quatre surfeurs français sur le WCT, nous n’avons aucun juge tricolore. Face à Kauli ce jour-là ? Un panel comptant trois Australiens prêts à évaluer leur compatriote. Je ne comprends pas pourquoi il y a un juge basque/espagnol, alors qu’il n’y a qu’une surfeuse sur le CT, et zéro juge français…..Tous ces détails participent aux doutes. Mais, au final, comme au rugby, il faut savoir respecter la décision des juges, même si c’est parfois difficile…

  • La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    Il y a quelques décennies, j’ai eu l’occasion de ramer au pic à Raglan. Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’en garde pas un souvenir impérissable (à l’inverse de ma femme). Je me rappelle surtout d’une session à la mauvaise marée, avec une houle un peu molle et des sections rapides tout bonnement impossibles à passer. Alors, quand la WSL a annoncé que le Championship Tour posait ses valises sur ce mythique point break gauche néo-zélandais, j’avoue avoir tiqué. Est-ce vraiment un spot de classe mondiale capable d’accueillir l’élite, ou un simple mirage marketing pour les réseaux sociaux ?

    Un événement historique bouclé en un temps record

    Pourtant, sur l’île, l’excitation est palpable. Sous la houlette de Ben Kennings, l’incontournable directeur de Surfing New Zealand, ce projet colossal a été bouclé en à peine cinq mois. Un véritable tour de force logistique et financier qui coûte entre 3 et 4 millions de dollars.

    C’est le gouvernement néo-zélandais qui a majoritairement mis la main au portefeuille, voyant là une opportunité en or de stimuler le tourisme international. Selon Kennings, cet événement éclipse de loin tout ce que le pays a connu, des anciens CT féminins jusqu’aux fameux mondiaux ISA juniors marqués par le ride parfait de Gabriel Medina il y a quelques années. Le plus gros défi ? Sécuriser les accès et gérer le plan de circulation dans une zone aussi restreinte que la petite ville de Raglan, qui s’apprête à être prise d’assaut par les fans.

    Le test de vérité : loin des clips parfaits d’Instagram

    Mais les millions ne suffisent pas à sculpter une houle parfaite. On a tous vu ces vidéos incroyables où la gauche déroule à l’infini. La réalité quotidienne est souvent beaucoup moins flatteuse. Connor O’Leary est d’ailleurs récemment parti en reconnaissance sur le spot. Les images brutes de ses sessions d’entraînement confirment mes vieilles impressions.

    Loin des jours épiques, on le voit lutter pour trouver son rythme sur une vague capricieuse. Il alterne entre des sections molles hachées par le vent et quelques murs plus tendus lui permettant de lâcher ses puissants carves sur le rail. Quelques rares visions dans le tube apparaissent, mais elles se méritent.

    La vraie question est désormais de savoir quel visage Raglan choisira de montrer le jour J. L’océan décidera si ce pari à plusieurs millions est un coup de génie ou un flop magistral.

  • Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Depuis quelques jours, Des rumeurs persistantes ont fait leur apparition dans les médias spécialisés en Australie ou aux USA. Les indices s’accumulent : la World Surf League (WSL) ne se contente plus de chercher son second souffle, elle cherche un nouveau propriétaire.

    J’ai analysé les récents mouvements de la ligue, de la vente discrète du Surf Ranch aux documents fuités vers les investisseurs. Si vous pensiez que le surf resterait cette petite niche « cool » et gratuite sur YouTube, préparez-vous à un réveil brutal.

    La vente « fantôme » du Surf Ranch : le premier domino

    C’est l’information qui a mis le feu aux poudres le 7 mai 2026. Sans aucun communiqué officiel, on a appris que la WSL n’est plus propriétaire de la piscine à vagues de Kelly Slater à Lemoore. Le temple de la perfection artificielle appartient désormais à Global Mutual Properties, un fonds immobilier basé à Los Angeles.

    Pourquoi est-ce un signal d’alarme ?

    • L’indépendance opérationnelle : La WSL et la Kelly Slater Wave Co. opéraient séparément depuis un an déjà.
    • Le « cash-out » : Se débarrasser d’un actif aussi coûteux en entretien est souvent la première étape avant de polir le bilan financier pour une vente globale.
    • L’échec du modèle : Après avoir tenté de dupliquer le Ranch au Texas ou en Floride sans succès, la ligue semble admettre que son avenir n’est pas dans la gestion immobilière, mais dans le contenu.

    Le « Raine Group » entre en scène : le surf à la sauce UFC

    Si le nom de Raine Group ne vous dit rien, sachez qu’ils sont les architectes des ventes de Manchester United et de l’UFC. Le fait que la WSL leur ait confié un mandat de vente ou de recherche d’investisseurs massifs prouve que Dirk Ziff, le propriétaire milliardaire, est prêt à passer la main.

    Après des années de philanthropie (on parle de centaines de millions de dollars injectés à perte), le business reprend ses droits. La WSL affiche fièrement 80 millions de spectateurs annuels et une croissance de 30 % sur le digital. C’est le moment idéal pour vendre une « marque » en pleine ascension, du moins sur le papier.

    Le chiffre à retenir : 77 % des abonnés Instagram de la WSL ne suivent aucune autre ligue sportive majeure. Une donnée qui fait saliver les annonceurs en quête d’une audience captive et exclusive.

    Le scénario « Netflix » : la fin du surf gratuit ?

    C’est là que le bât blesse pour nous, les fans. Si un géant comme Netflix, Disney ou Amazon rachète la ligue, le modèle actuel du « tout gratuit sur YouTube » va s’évaporer.

    Comme pour la Formule 1 avec Drive to Survive, l’objectif sera de transformer le surf en un produit de divertissement pur. Mais contrairement à la F1, le surf souffre d’un problème structurel : c’est techniquement complexe et parfois mortellement ennuyeux à regarder pour un néophyte.

    Attendre 15 minutes qu’une série rentre alors que deux surfeurs se battent pour la priorité, c’est passionnant pour un puriste, mais c’est un suicide d’audience pour un utilisateur de streaming lambda. Pour « vendre » le surf au grand public, les nouveaux propriétaires pourraient être tentés de dénaturer le format :

    1. Plus de piscines à vagues (pour le contrôle du temps et de l’image).
    2. Des formats ultra-courts (adieu les heats de 35 minutes).
    3. Un accès payant systématique.

    Pourquoi le surf restera (probablement) une niche

    On rêve tous de voir le surf exploser comme la F1 (enfin pas moi). Mais la F1 est simple : le premier qui passe la ligne gagne. En surf, le meilleur surfeur du monde peut perdre parce que l’océan n’a pas voulu lui envoyer de vagues. C’est cette part d’aléatoire qui fait la beauté de notre sport, mais c’est aussi ce qui empêche une monétisation industrielle.

    Alors, la WSL est-elle à vendre ? Oui, sans aucun doute. Est-ce que cela va améliorer notre expérience de visionnage ? Rien n’est moins sûr. On risque de voir débarquer une armée de « noobs » attirés par le lifestyle, tandis que nous devrons sortir la carte bleue pour voir nos athlètes préférés ramer dans le line-up.

    Le surf pro vit ses derniers instants d’innocence. Profitez bien de la prochaine étape, car on ne sait ce que pourrait nous coûter de visionner les prochaines compétitions de surf.

  • Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Le rideau est tombé sur le Morocco Mall Junior Pro Casablanca dans des conditions de surf optimales. Sur le spot d’Ain Diab, des vagues de 1,50 m et un vent offshore soutenu ont permis aux meilleurs espoirs européens et africains de s’exprimer. Si l’Espagnole Sol Borelli a décroché son premier titre et que le Britannique Lukas Skinner a marqué les esprits avec un 10 parfait en finale, les performances françaises méritent une analyse nuancée, loin des conclusions hâtives.

    Résultats des finales :

    • Femmes : 1. Sol Borelli (ESP), 2. Carla Morera De La Vall (ESP), 3. Ibone Gomez (ESP), 4. Lily Hirigoyen (FRA).
    • Hommes : 1. Lukas Skinner (GBR), 2. Joshua Karbus (IRL), 3. Hans Odriozola (DEU), 4. Alai Rodriguez Albeniz (FRA).

    Des finalistes tricolores prometteurs

    Contrairement aux idées reçues, le drapeau français était bien représenté lors de l’ultime journée. Chez les hommes, le jeune Alai Rodriguez Albeniz s’est hissé jusqu’en finale, terminant à une encourageante quatrième place. Chez les femmes, Lily Hirigoyen, seulement 16 ans, a imité son compatriote en décrochant également la quatrième place d’une finale très disputée.

    Ces résultats, bien que dépourvus de victoire, témoignent de la vitalité d’une nouvelle garde qui commence à peine son apprentissage sur le circuit. Parler de déclin serait prématuré ; il s’agit plutôt d’un renouvellement des cadres dans un contexte européen de plus en plus concurrentiel.

    Une hiérarchie européenne bousculée

    Il est indéniable que l’époque où les surfeurs français survolaient systématiquement les podiums Pro Junior semble s’estomper. La montée en puissance de nations comme la Grande-Bretagne, l’Irlande ou l’Espagne redistribue les cartes. Ce constat s’était déjà dessiné lors de la dernière saison WQS européenne, où le premier Français ne pointait qu’à la 7ème place du classement général.

    Toutefois, ce manque de domination immédiate chez les garçons doit être relativisé. Le surf français traverse un cycle de transition où les nouveaux visages doivent encore gagner en maturité physique et stratégique pour s’imposer face à des profils comme Skinner.

    L’arbre qui cache la forêt

    L’analyse serait incomplète sans mentionner les talents précoces qui brûlent les étapes. Si le circuit Junior paraît moins « bleu » qu’auparavant, c’est aussi parce que les meilleures pépites tricolores évoluent déjà à l’échelon supérieur. Tya Zebrowski, à seulement 15 ans, fait déjà partie du tour mondial et surclasserait sans difficulté le circuit junior si elle y participait. Le potentiel de la Tahitienne Kiara Goold suit une trajectoire similaire, confirmant que le réservoir de talent est loin d’être à sec.

    En conclusion, le bilan de Casablanca n’appelle pas à l’inquiétude mais à la lucidité. Entre une élite féminine déjà projetée vers les sommets mondiaux et une nouvelle génération masculine en plein rodage, le surf français apprend à composer avec une concurrence accrue. Laissons à ces jeunes le temps de faire leurs preuves.

  • L’incroyable fiasco de Jacob Szekely : embauché puis viré par la WSL en une semaine

    L’incroyable fiasco de Jacob Szekely : embauché puis viré par la WSL en une semaine

    La World Surf League pensait faire un joli coup de communication en embauchant Jacob « Zeke » Szekely pour couvrir le Bonsoy Gold Coast Pro. L’idée de départ semblait bonne : ramener un vent de fraîcheur et un esprit décalé dans les coulisses, un peu comme le faisait Paul Fisher avec son micro atypique à la grande époque.

    Mais l’expérience a tourné court. Très court.

    Doté d’un pass VIP et payé par l’organisation, Zeke a eu carte blanche pour interroger tout le monde, des locaux australiens jusqu’aux stars du CT comme Kelly Slater, Italo Ferreira ou Griffin Colapinto. Le problème, c’est que ses questions n’avaient rien à voir avec les dérives ou la taille de la houle. Devant la caméra, il a préféré demander aux pros leur body count (nombre de conquêtes) ou s’ils préféraient Sydney Sweeney à Megan Fox.

    Forcément, le décalage frontal entre le lissage institutionnel de la WSL et l’humour brut du surfeur a fait des étincelles. Jugeant le contenu totalement inapproprié, la direction de la ligue a paniqué. Ils ont menacé de lui retirer son accréditation presse, annulé la collaboration sur-le-champ et exigé la suppression immédiate de son montage sur Instagram.

    Résultat des courses ? Zeke a été remercié en moins d’une semaine, mais il a évidemment tout balancé sur sa chaîne YouTube. « Je veux juste montrer à quel point ces gars sont drôles et cools en vrai », a-t-il expliqué. Un pari réussi pour l’audience, mais un cauchemar RP pour la WSL. Au pire, il lui reste toujours le Stab High… et son compte OnlyFans pour rebondir.

  • Coup de théâtre à Snapper Rocks : un requin interrompt le duel Fierro-Simmers

    Coup de théâtre à Snapper Rocks : un requin interrompt le duel Fierro-Simmers

    L’alerte a été donnée instantanément. Un requin a été identifié à moins de 500 mètres de la zone de compétition, déclenchant le protocole de sécurité strict de la WSL. Renato Hickel, vice-président du circuit, a été clair : aucune prise de risque.

    La série a été mise en pause, puis officiellement reportée au lendemain. Le suspense reste donc entier pour Vahine Fierro, qui devra soit reprendre là où elle s’était arrêtée, soit recommencer la série selon les conditions de demain matin.

    Une pluie de scores d’excellence

    Avant ce chaos final, une bonne journée avait débuté. Snapper Rocks a délivré des lignes parfaites de 1m50, permettant aux surfeurs de signer 11 scores dans la zone « excellente ».

    Les favoris en démonstration

    Pendant que les Australiens comme Jack Robinson et Ethan Ewing retrouvaient leur rythme à domicile, le Brésil a rappelé qui tenait les rênes. Filipe Toledo a survolé la journée avec un total stratosphérique de 18.00 points, incluant un 9.50, la meilleure note du contest. Il retrouvera son compatriote Gabriel Medina au prochain tour pour un choc de titans.


    Résultats du Round 2 (Hommes)

    VainqueurScoreÉliminéScore
    Marco Mignot (FRA)13.40Barron Mamiya (HAW)13.17
    Kauli Vaast (FRA)15.16Jordy Smith (RSA)13.40
    Ethan Ewing (AUS)15.50Rio Waida (INA)13.44
    Gabriel Medina (BRA)15.56Morgan Cibilic (AUS)10.17
    Filipe Toledo (BRA)18.00Cole Houshmand (USA)14.87

    Résultats partiels du Round 2 (Femmes)

    • Heat 1 : Gabriela Bryan (HAW) 16.66 bat Sally Fitzgibbons (AUS) 13.60
    • Heat 2 : Nadia Erostarbe (ESP) 14.67 bat Caroline Marks (USA) 13.93
    • Heat 3 (En cours) : Caitlin Simmers (USA) vs Vahine Fierro (FRA) – Suspendu (requin)
  • Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Le surf est-il devenu un sport de « flops » et de frustrations ? Pour cette première étape du Championship Tour 2026 à Bells Beach, on attendait du grand spectacle sur les vagues mythiques de Victoria. On a eu le droit à deux polémiques, pas plus : une dose massive de drama, des juges sous le feu des critiques avec deux polémiques, les deux seules choses à retenir, car côté surf, les vagues étaient nuls comme trop souvent à Bells Beach.

    1. Le « suicide » tactique de Jack Robinson (et le show de Sammy Pupo)

    C’est le premier gros séisme de la saison. Jack Robinson, l’un des favoris au titre, a quitté la compétition par la petite porte suite à une pénalité d’interférence. Sur le papier, la règle est simple.

    Alors qu’il restait 9 minutes et que Samuel Pupo tenait la priorité, Robinson a tenté un coup de poker : partir sur une vague pour forcer le Brésilien à l’utiliser ou pour améliorer son propre score. Résultat ? Une perte de contrôle au lip et une planche qui frôle Pupo. La sanction est tombée : interférence de priorité.

    Pour être honnête avec vous, c’est un cas d’école. D’un côté, Sammy Pupo en a rajouté des tonnes, jouant l’obstruction comme un attaquant de surface cherche le penalty. De l’autre, Jack a joué avec le feu et s’est brûlé. Même le « King » Kelly Slater y est allé de son petit commentaire assassin en soulignant que, de toute façon, Pupo « fumait » Robinson sur le plan du surf pur. Le verdict est amer, mais Robinson ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il a joué avec le feu et il a perdu.

    2. L’air « impossible » d’Italo Ferreira : Miracle ou mirage ?

    Si vous n’avez pas vu le replay de la série entre Italo Ferreira et Gabriel Medina, préparez-vous à hausser les sourcils. Italo nous a gratifié d’une manœuvre qui défie les lois de la physique : un air backside complet où ses pieds quittent totalement la planche en plein vol, avant qu’il ne retombe « par magie » dessus dans le bouillon.

    Le score ? Un 7.83. Pour les fans du champion olympique, c’est un vol pur et simple. Pour moi ? C’est la juste application du règlement.

    • Le critère de maîtrise : Le surf de compétition récompense la radicalité, certes, mais surtout le contrôle.
    • La comparaison avec Medina : En face, Gabriel Medina, de retour après sa blessure de 2025, a été clinique. Des rotations complètes, propres, engagées et surtout maîtrisées du début à la fin.

    Italo a réalisé un exploit de funambule, mais peut-on vraiment noter au sommet une manœuvre où le surfeur ne touche plus sa planche pendant la moitié du air ? Les juges ont tranché pour la technique plutôt que pour le spectaculaire désordonné.

    Le surf de jugement : Un éternel débat

    Ces deux polémiques nous rappellent une vérité fondamentale : le surf pro n’est pas une science exacte. C’est une affaire d’affinités, de lecture et parfois de « acting ». Que l’on soit pro-style ou pro-performance pure, il y a toujours débat dans le sport moderne….

    Et vous, vous auriez mis combien pour l’air d’Italo ?

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Le mythique « Bowl » de Bells Beach a montré son visage le plus capricieux pour le lancement de la saison féminine 2026 du Championship Tour (CT). Dans un swell désordonné de 1m50 à 2 mètres, marqué par des conditions de marée changeantes, le clan tricolore a malheureusement bu la tasse. Entre retours triomphaux et éliminations prématurées, cette deuxième journée de compétition restera gravée comme celle des paradoxes.

    Fin de parcours cruelle pour Vahine Fierro et Tya Zebrowski

    L’attente était immense, mais la déception est à la hauteur des espoirs placés en nos surfeuses françaises. Pour ses grands débuts sur le circuit d’élite, la jeune prodige de 15 ans Tya Zebrowski a dû s’incliner face à une Alyssa Spencer en état de grâce. En regardant la série, on avait l’impression que la française maitrisait le duel, mais dans les trois dernières minutes, l’Américaine a chopé une bombe, quelle a bien surfé avec un score fatal d 8.33.

    Le scénario est encore plus amer pour Vahine Fierro. Dans un duel ultra-serré face à l’Israélienne Anat Lelior, la surfeuse de Teahupo’o a manqué de réussite sur ses derniers choix de vagues. Anat Lelior l’emporte d’un cheveu (13.83 contre 13.50). Avec ces deux sorties de route dès le Round 1, la France perd ses deux meilleures chances de trophée à Victoria.

    Carissa Moore rayonne, Stephanie Gilmore chute

    C’était l’autre grand événement de la journée : le retour à la compétition des « Reines du surf ». Deux ans après s’être retirée pour devenir maman, la quintuple championne du monde Carissa Moore a prouvé qu’elle n’avait rien perdu de son « rail-to-rail » légendaire. Très sereine, elle s’impose face à Sawyer Lindblad et affiche ses ambitions pour une quatrième cloche à Bells.

    « Je n’arrivais même pas à marcher jusqu’à ma boîte aux lettres après l’accouchement il y a un an. Aujourd’hui, remettre un lycra et voir ma fille sur la plage, c’est ma plus belle victoire », a confié l’Hawaïenne avec émotion.

    À l’inverse, le conte de fées a tourné court pour Stephanie Gilmore. La « GOAT » australienne, en quête d’un cinquième titre ici, a paru manquer de rythme face à la Brésilienne Luana Silva. Un coup dur pour le public local qui espérait voir son icône aller loin.

    Séisme chez les hommes : le tenant du titre Ethan Ewing éliminé

    Le tableau masculin n’a pas été épargné par les surprises lors du Round 2. Le favori local et tenant du titre, Ethan Ewing, a été victime d’un véritable hold-up signé George Pittar. Dans un remake de leur duel de 2024, le jeune Australien a pris sa revanche en exploitant parfaitement une longue section ouverte pour décrocher un 7.67 salvateur, laissant Ewing sur le carreau.

    Les résultats notables du Round 1 (Femmes) :

    • Heat 2 : Alyssa Spencer (USA) 13.76 bat Tya Zebrowski (FRA) 12.16
    • Heat 5 : Anat Lelior (ISR) 13.83 bat Vahine Fierro (FRA) 13.50
    • Heat 6 : Carissa Moore (HAW) 11.50 bat Sawyer Lindblad (USA) 8.00
    • Heat 7 : Luana Silva (BRA) 11.83 bat Stephanie Gilmore (AUS) 6.10

    La suite de la compétition s’annonce électrique, avec des Français qui devront impérativement relever la tête dans les séries masculines restantes. Marco Mignot et Kauli Vaast sont attendus au tournant dès demain pour sauver l’honneur du surf tricolore.

    Prochain call : Demain, 5 avril, à 6h45 (heure locale).

  • WCT 2026 : Pourquoi le Rip Curl Pro Bells Beach sera historique cette année

    WCT 2026 : Pourquoi le Rip Curl Pro Bells Beach sera historique cette année

    C’est le rendez-vous que tous les passionnés de surf attendaient. Ce soir, la cloche la plus célèbre du surf mondial s’apprête à résonner pour le lancement du Rip Curl Pro Bells Beach 2026 et de la saison de WCT. Pour cette 50ème édition du circuit professionnel, la World Surf League (WSL) frappe fort avec un plateau de stars rarement vu, mêlant jeunes loups affamés et icônes de la discipline de retour aux affaires.

    Le retour des « Queens » et du « King » brésilien

    L’attraction majeure de cette première étape est sans conteste le retour à la compétition de deux légendes : Stephanie Gilmore (8 titres mondiaux) et Carissa Moore (5 titres). Après une pause prolongée, les deux championnes reviennent avec un regard neuf. Moore, désormais maman, et Gilmore, revigorée, devront faire face à la nouvelle garde menée par la tenante du titre mondial, l’Australienne Molly Picklum, qui rêve de faire sonner la cloche à domicile.

    Chez les hommes, tous les regards sont braqués sur Gabriel Medina. Absent en 2025 pour blessure, le triple champion du monde revient avec le lycra numéro 1 et un nouveau coach de renom : Adriano de Souza. Face à lui, le champion en titre Yago Dora et l’Australien Jack Robinson, opéré du genou durant l’intersaison, comptent bien gâcher le retour du « King ».

    Prévisions météo : Un démarrage en fanfare

    Côté conditions, les nouvelles sont excellentes. Selon les dernières prévisions de Craig Brokensha, un premier swell solide devrait offrir des vagues d’environ de 80 cm à 1,2 m dès le premier jour, des conditions pas folles mais suffisantes pour lancer la compétition. Le vent de secteur nord-nord-ouest garantit des faces propres et lisses sur le spot de Bells, voire un repli sur Winki Pop si la marée haute de la mi-journée l’exige.

    Si les journées de jeudi et vendredi s’annoncent plus calmes, une nouvelle rentrée de houle est attendue pour le week-end de Pâques.

    Premier Call : Rendez-vous cette nuit !

    Pour ne rien rater du spectacle, il faudra veiller (ou se lever très tôt). Le premier call officiel est prévu à 7h45 AEDT, ce qui correspond à 22h45 ce soir, mardi 31 mars, heure de Paris. Un lancement de la compétition est fortement envisageable dès 23h00.

    Les Français en lice

    La délégation française sera particulièrement scrutée. Vahine Fierro, très attendue après ses performances à Tahiti, affrontera Anat Lelior au premier tour. La jeune prodige Tya Zebrowski aura fort à faire face à l’Américaine Alyssa Spencer. Chez les hommes, Marco Mignot affrontera Crosby Colapinto, alors que le rookie Kauli Vaast sera opposé à l’italien Leonardo Fioraventi.

    Pour rappel, le vainqueur du classement général sur les trois étapes australiennes (Bells, Margaret River et Gold Coast) repartira cette année avec un GWM Tank 300. Les enjeux sont posés !

  • Carnage au Pro Taghazout : Le Top 10 français prend la porte, les calculs s’annoncent sombres

    Carnage au Pro Taghazout : Le Top 10 français prend la porte, les calculs s’annoncent sombres

    C’est un vendredi noir pour nos tricolores hommes sur la plage d’Anza. Alors que le Pro Taghazout Bay 2026, l’épreuve la plus importante de la saison (QS 4,000), devait servir de tremplin vers les Challenger Series, elle s’est transformée en véritable cimetière pour les ambitions françaises. Dans des conditions onshore piégeuses de 80 cm à 1 mètre, le Round of 32 masculin a vu tomber les têtes de série les unes après les autres.

    L’hécatombe des cadres tricolores

    Le constat est glacial : alors que les points distribués ici sont cruciaux pour l’accession à l’élite mondiale, tout le contingent français présent dans le Top 10 européen a été balayé. Tiago Carrique, actuel numéro 2 continental, a subi un coup d’arrêt brutal, éliminé par le Portugais Frederico Morais et le basque Keoni Lasa.

    Il n’est malheureusement pas le seul. Nicolas Paulet, Noa Dupouy et Andy Criere quittent également la compétition prématurément. Sur les dix premiers du classement général avant cette étape, seuls deux rescapés pointent encore le bout de leur nez en 8èmes de finale : Guilherme Ribeiro et l’Espagnol Sean Gunning. Pour le reste de la délégation bleue, il va falloir sortir les calculatrices, et le résultat risque de piquer. La qualification pour les Challenger Series ne tient désormais plus qu’à un fil et dépendra des faux pas de leurs concurrents directs.

    Sean Gunning et Frederico Morais font le show

    Si les Français ont souffert, d’autres ont trouvé la clé du spot d’Anza. Sean Gunning a électrisé la foule en sortant un énorme « grab-rail air » noté 8.00 pour s’extirper d’une situation critique. De son côté, l’ancien pensionnaire du CT, Frederico Morais, a fait parler la puissance avec un enchaînement de trois turns massifs récompensés par un 8.33.

    Alys Barton survole les débats chez les femmes

    Chez les dames, la sensation du jour s’appelle Alys Barton. La Galloise a donné une véritable leçon de surf backside. Sur une vague qui semblait anodine au départ, elle a déclenché trois rollers critiques dans la « pocket » pour décrocher un 9.33, soit la meilleure note de toute la compétition jusqu’à présent.

    Côté Françaises, tout n’est pas noir : Nahia Milhau, Maëlys Jouault et Naïa Monte sauvent l’honneur et se qualifient pour les quarts de finale, rejoignant les redoutables Basques Janire Gonzalez Etxabarri et Ariane Ochoa.

    Le prochain call est fixé à samedi, 7h30 locales. Les phases finales s’annoncent sous haute tension.

  • Enfin du surf au Maroc : La compétition redémarre à Taghazout !

    Enfin du surf au Maroc : La compétition redémarre à Taghazout !

    Après trois jours de « lay days » à scruter l’horizon, l’attente est terminée. Les conditions sur le spot d’Anza se sont enfin réveillées ce vendredi 27 mars, permettant à la direction de course du QS 4,000 Pro Taghazout Bay de lancer les hostilités dès 8h15.

    L’enjeu est colossal : les surfeurs européens et africains chassent les derniers points précieux pour la qualification aux Challenger Series. Dans l’eau, le spectacle s’annonce bouillant avec une forte délégation française prête à en découdre. Noa Dupouy ouvre le bal dès le premier heat, tandis que Justin Becret devra batailler dans une série relevée face au leader du classement, le Portugais Guilherme Ribeiro. Chez les femmes, les regards seront tournés vers Lilou Rumiel et Nahia Milhau.

    Tableaux Complets des Séries – Vendredi 27 Mars

    Round of 32 – Hommes (Men)

    SérieAthlètes en lice
    HEAT 1Adin Masencamp (RSA), Noa Dupouy (FRA), Markel Vizcarguenaga (EUK), Ido Hagag (WRL)
    HEAT 2Luis Diaz (CNY), Slade Prestwich (RSA), Daniel Emslie (RSA), Charly Quivront (FRA)
    HEAT 3Justin Becret (FRA), Hans Odriozola (DEU), Francisco Ordonhas (POR), Guilherme Ribeiro (POR)
    HEAT 4Luke Van Wyk (RSA), Adur Amatriain (EUK), Andy Criere (ESP), Leo Paul Etienne (FRA)
    HEAT 5Conor Donegan Dos Santos (ESP), Beyrick De Vries (NLD), Martim Nunes (POR), Jacobo Trigo (ESP)
    HEAT 6Connor Slijpen (RSA), Lukas Skinner (GBR), Yago Dominguez (EUK), Sean Gunning (ESP)
    HEAT 7Keoni Lasa (EUK), Nicolas Paulet (FRA), Frederico Morais (POR), Tiago Carrique (FRA)
    HEAT 8Tomas Fernandes (POR), Nestor Garcia (ESP), Noe Ledee (FRA), Afonso Antunes (POR)

    Round of 16 – Femmes (Women)

    SérieAthlètes en lice
    HEAT 1Lilou Rumiel (FRA), Lauren Sandland (GBR), Janina Zeitler (DEU), Nahia Milhau (FRA)
    HEAT 2Alys Barton (GBR), Jessie Van Niekerk (RSA), Maria Salgado (POR), Lilias Tebbai (MAR)
    HEAT 3Tiara Van Der Huls (NLD), Sarah Leiceaga (FRA), Ariane Ochoa (EUK), Janire Gonzalez Etxabarri (EUK)
    HEAT 4Naïa Monte (FRA), Louise Lepront (RSA), Maelys Jouault (FRA), Lucia Machado (CNY)
  • Le sort s’acharne sur le Taghazout Pro 2026 : site ravagé et silence radio

    Le sort s’acharne sur le Taghazout Pro 2026 : site ravagé et silence radio

    Le surf est un sport de pleine nature, fondamentalement tributaire de la météo. On peut caler une fenêtre d’attente ou « waiting period » sur la meilleure saison possible, compiler toutes les statistiques de houle, à la fin, c’est toujours Mère Nature qui a le dernier mot. Et pour cette édition 2026 du Taghazout Pro, elle a visiblement décidé de s’acharner avec une série noire qui relève de la pure loi de Murphy. (promis je vous écris un article sur la loi de murphy)

    Une loi des séries désastreuse pour le surf au Maroc

    Le cauchemar a commencé par un cruel manque de vagues, couplé à des prévisions météorologiques particulièrement pessimistes pour la suite de la waiting period.

    Le flat et l’invasion des Blue Bottle

    Comme si un océan désespérément plat ne suffisait pas, les redoutables méduses Blue Bottle (les tristement célèbres physalies) se sont invitées en masse au line-up. Résultat : les rares sessions de free surf sont devenues particulièrement risquées et douloureuses pour les athlètes.

    Tempête et destructions : le site d’Anza dévasté

    Mais le coup de grâce a été porté par le ciel. Une tempête aux allures de mini-tornade a balayé la côte, détruisant en partie les infrastructures du site de compétition à Anza. Les images qui tournent sont apocalyptiques : on y voit notamment une tour de l’organisation s’effondrer de tout son poids sur une voiture. Un conseil pour la prochaine fois : blindez votre assurance auto avant de vous garer près d’un contest ! Avec de tels dégâts matériels, il est évident que le matériel de live vidéo, particulièrement sensible aux éléments, a dû sérieusement trinquer.

    La WSL sous silence : l’épreuve peut-elle aller à son terme ?

    Conséquence directe de ce chaos : nous entamons le troisième jour off consécutif. Plus inquiétant encore, l’organisation est plongée dans un mutisme absolu. Aucun communiqué de presse n’a filtré depuis 48 heures.

    Alors, le Taghazout Pro 2026 va-t-il être purement et simplement annulé ? Difficile à dire sans communication officielle. Cependant, connaissant la machine WSL et la détermination légendaire des organisateurs marocains, on se doute qu’ils vont remuer ciel et terre pour réparer les dégâts et aller au bout de cette compétition. Affaire à suivre.

  • Pro Taghazout Bay 2026 : Naufrage pour certains favoris français

    Pro Taghazout Bay 2026 : Naufrage pour certains favoris français

    Le QS 4 000 marocain, rendez-vous le plus crucial de la saison européenne, a tenu toutes ses promesses pour son deuxième jour de compétition. Faute de houle suffisante sur les pointes de Taghazout, c’est le spot de repli d’Anza qui a offert des conditions « fun » et nerveuses de 80 cm à 1 mètre. Si le spectacle était au rendez-vous, le clan français a vécu une journée en dents de scie, marquée par des éclats de génie mais aussi par des éliminations qui font mal au classement.

    Douche froide pour le Top 10 européen

    C’est la sensation (amère) de ce Round of 64. Alors que les points sont plus que jamais précieux pour la qualification aux Challenger Series, quatre piliers du surf français ont mordu la poussière prématurément. Sam Piter, Renan Grainville, Tristan Guilbaud et Thomas Debierre (absent), tous membres du Top 10 WQS européen, quittent le Maroc avec un bilan comptable décevant. Sur un événement doté de 4 000 points, ces sorties de route pourraient peser lourd lors du décompte final.

    Charly Quivront et les Bleus qui résistent

    Heureusement, tout n’est pas noir dans le ciel d’Agadir. Charly Quivront a dynamité son heat en signant un 8,03 grâce à un air reverse parfaitement replaqué, s’imposant devant Ido Hagag. Justin Becret, Noa Dupouy et Nicolas Paulet ont également composté leur ticket pour la suite, tout comme Tiago Carrique. Actuel deuxième du classement européen, Carrique assure l’essentiel et garde le cap vers l’élite.

    Le show Beyrick de Vries et la domination féminine

    Le « move » de la journée est à mettre au crédit du Néerlandais Beyrick de Vries, impérial avec un total de 16,47 points, le plus élevé du jour. Côté femmes, la jeune garde britannique a brillé avec Alys Barton (8,33), tandis que la locale Lilias Tebbai sauve l’honneur marocain en se qualifiant pour le tour suivant.

    La compétition est loin d’être terminée et le prochain call est fixé à mercredi après une journée off. Avec des têtes de série qui tombent et un niveau qui s’envole, ce Pro Taghazout 2026 s’annonce plus indécis que jamais.

  • John John Florence renonce finalement au Championship Tour 2026

    John John Florence renonce finalement au Championship Tour 2026

    La nouvelle est tombée comme un coup de froid dans l’eau chaude d’Hawaï. Il y a encore quelques semaines, le retour de John John Florence sur le Championship Tour 2026 semblait acté. Une annonce qui avait rallumé la flamme chez les fans, déjà portés par les retours annoncés d’icônes comme Gabriel Medina ou Filipe Toledo.
    Mais le triple champion du monde a une nouvelle fois changé de cap.

    Une décision mûrie, loin de la compétition

    Dans un message limpide, John John Florence a confirmé qu’il ne serait finalement pas engagé à temps plein sur le CT en 2026. Après une année 2025 déjà mise entre parenthèses, le Hawaiien a choisi de prolonger cette parenthèse hors compétition, privilégiant une vie de voyage et d’exploration avec sa famille.

    Son discours est clair : continuer à surfer, progresser encore, mais hors du cadre ultra-structuré du tour mondial. Devenir un meilleur surfeur, mais aussi – et surtout – un meilleur père, en combinant aventure, curiosité et liberté. Il insiste d’ailleurs sur un point important : il ne s’agit pas d’une retraite, mais d’un chemin différent, pour l’instant.

    Un vide énorme sur le Tour

    Sportivement, l’absence de John John Florence en 2026 laisse un goût amer. Sa dernière saison complète, en 2024, avait été tout simplement impressionnante : victoire à El Salvador, finale à Pipeline et un titre mondial décroché avec autorité. Beaucoup voyaient encore en lui l’homme à battre, capable d’écrire quelques chapitres supplémentaires à une carrière déjà légendaire.

    Même s’il pourrait réapparaître ponctuellement via des wildcards – notamment à Pipeline ou sur des événements mythiques comme The Eddie – le CT perd l’un de ses piliers les plus respectés.

    Ramzi Boukhiam, le grand bénéficiaire

    La question que tout le monde se pose désormais : qui héritera de la place laissée vacante ? La nouvelle vient de tomber, c’est Ramzi Boukhiam qui sera le grand bénéficiaire de cette décision.

    Avec une confirmation officielle de la World Surf League, le Marocain a définitivement un pied sur le Championship Tour 2026. Une opportunité inespérée pour Ramzi Boukhiam, qui se retrouve propulsé au plus haut niveau après une période d’incertitude liée à une blessure sur le WCT. Une chance rare, qu’il devra saisir sans calcul.

    Une page se tourne… sans se refermer

    Pour les fans, la déception est réelle. Voir John John Florence s’éloigner une nouvelle fois du Tour laisse un vide sportif et émotionnel. Mais connaissant le personnage, personne n’ose vraiment parler de chapitre clos. Tant que John John surfe, l’histoire reste ouverte.

  • WSL vs Pedro Scooby : l’affaire Saquarema, du scandale de scoring à l’accord

    WSL vs Pedro Scooby : l’affaire Saquarema, du scandale de scoring à l’accord

    Il y a des polémiques qui durent le temps d’une story. Et puis il y a celles qui deviennent un cas d’école. À Saquarema, en 2025, on n’a pas seulement eu un débat classique de passionnés (“j’aurais mis 0,5 de plus”, “t’as vu la section ?”). On a eu un cocktail beaucoup plus sérieux : une contestation publique du jugement, des accusations de racisme, une démarche judiciaire engagée au Brésil… et, au final, une résolution discrète, loin des caméras, avec rétractation et accord entre les parties.

    Le point de départ : une note, deux vagues, et une vidéo qui met le feu

    L’étincelle, c’est un heat du Challenger Series à Saquarema. Dans le surf, la note n’est jamais “juste un chiffre” : c’est une décision qui résume un enchaînement de manœuvres, un choix de vague, un style, un niveau de risque, une comparaison directe avec l’adversaire… et parfois une frustration qui explose.

    Pedro Scooby, surfeur brésilien et personnalité ultra-médiatique, prend la parole publiquement. Son point de vue est simple et percutant : il compare deux vagues notées de manière très proche (voire identique selon la présentation qui circule) et estime que la vague de Weslley Dantas, plus engagée et plus “riche” en manœuvres, méritait mieux que celle de George Pittar. Là où l’histoire bascule, c’est que la critique ne reste pas cantonnée à “mauvaise appréciation”. Scooby associe cet épisode à une lecture beaucoup plus lourde : racisme, et impression que “le système choisit” qui doit avancer.

    Résultat : la polémique sort du microcosme surf. Elle se transforme en sujet grand public, parce qu’un avis amplifié par des millions d’abonnés n’est plus un commentaire.

    Pourquoi la WSL ne pouvait pas laisser passer

    La World Surf League vit d’un contrat implicite avec le public : “vous acceptez que le surf soit jugé, donc subjectif, parce que vous croyez au sérieux du cadre”. Si ce cadre est publiquement qualifié de raciste ou manipulé, on ne critique plus un heat : on attaque l’intégrité du produit sportif.

    Dans ce contexte, la réaction de la WSL est presque mécanique. Quand une organisation estime que son arbitrage est mis en cause au niveau de la réputation, elle cherche à reprendre le contrôle de deux choses :

    1. Les faits (qu’est-ce qui a été dit exactement ? sur quoi se base l’accusation ?)
    2. Le cadre (est-ce une opinion, une dénonciation, une affirmation ?)

    C’est là qu’intervient la démarche judiciaire : une demande formelle d’explications, déposée localement. En clair, on demande à la personne de préciser : “qu’entends-tu par là ? Maintiens-tu tes propos ? As-tu des preuves ?”. Ce n’est pas encore un “procès show” au sens populaire du terme ; c’est aussi une façon de fixer une version officielle, datée, opposable, dans un dossier.

    L’enjeu réel : le surf est subjectif… mais la confiance ne peut pas l’être

    On touche ici à un paradoxe permanent. Le surf est jugé parce qu’il n’est pas chronométrable comme un 100 mètres. Mais plus la discipline grandit, plus la demande de transparence augmente.

    Or, sur un heat tendu, la perception du public est souvent binaire :

    • soit “les juges ont vu un détail que je n’ai pas vu” (confiance)
    • soit “il y a quelque chose derrière” (soupçon)

    Quand on ajoute une accusation de racisme, la barre monte d’un cran. Parce que même si, juridiquement, tout se joue sur la nature des propos et les preuves, symboliquement, on est sur une question qui dépasse la compétition : qui bénéficie du doute ? qui subit les biais ? qui a accès aux opportunités, aux sponsors, à la visibilité ?

    Le twist : une affaire “en cours”… alors que c’était déjà réglé

    Ce qui rend cet épisode fascinant, c’est sa deuxième vie médiatique. Des articles relancent l’histoire autour de la procédure engagée, donnant l’impression d’un conflit qui s’installe. Puis surgit l’information clé : le dossier est déjà clos depuis un moment, avec une résolution hors tribunal.

    La logique est classique dans les conflits à forte charge réputationnelle :

    • on discute
    • il peut y avoir une rétractation (totale ou partielle)
    • on acte un accord mutuel
    • et on évite l’escalade (qui serait souvent perdant-perdant)

    En clair : tout le monde a intérêt à éteindre l’incendie. La WSL protège la crédibilité de son système. Scooby évite que la polémique ne se transforme en feuilleton judiciaire long et coûteux, où chaque mot serait disséqué.

    Pourquoi ça reste un signal fort pour la suite

    Même “résolue”, l’affaire Saquarema laisse trois enseignements.

    1) Les athlètes-influenceurs pèsent autant que les athlètes-résultats
    Aujourd’hui, une déclaration peut secouer le circuit plus vite qu’un podium. L’audience est un levier de pouvoir, et la WSL doit composer avec.

    2) Le jugement est le talon d’Achille structurel du surf
    On peut perfectionner les critères, former, auditer, publier davantage de détails… mais il restera toujours un espace d’interprétation. La question devient : comment rendre cet espace acceptable, compréhensible, et perçu comme équitable ?

    3) La frontière entre critique légitime et accusation grave est devenue centrale
    Dire “je ne suis pas d’accord avec la note” est normal. Dire “c’est raciste / manipulé” engage un autre niveau de responsabilité. Dans l’ère des réseaux, cette frontière est franchie plus vite—et les institutions répliquent plus vite aussi.

    Et maintenant ?

    Le plus intéressant, ce n’est pas de “choisir un camp”. C’est de voir comment le surf va évoluer : plus de pédagogie sur le scoring, plus de transparence, peut-être des formats vidéo explicatifs, des communications plus réactives, et une gestion de crise mieux huilée.

    Parce que la prochaine polémique de notes n’est pas une possibilité. C’est une certitude. Et après Saquarema, tout le monde sait que ça peut aller plus loin qu’un débat de parking… jusqu’aux portes d’un tribunal, avant de revenir—silencieusement—à la table des discussions.

  • CT 2026 : le retour des superstars… dans le format le plus brutal de l’histoire du surf moderne

    CT 2026 : le retour des superstars… dans le format le plus brutal de l’histoire du surf moderne

    Le surf professionnel adore les revirements. Mais celui que vit la World Surf League en 2026 a quelque chose d’unique : alors qu’elle durcissait comme jamais son système de compétition, les plus grandes stars de la discipline ont décidé… de revenir. Carissa Moore, Stephanie Gilmore, John John Florence, Gabriel Medina : quatre icônes, quatre générations, quatre visions du surf, un même choix.

    Mais là où l’histoire devient fascinante, c’est que ce retour massif survient au moment précis où la WSL adopte son format le plus impitoyable, le plus sélectif de toute son histoire.
    Le CT 2026 est une révolution silencieuse : un mélange de nostalgie assumée et de modernité brutale qui redéfinit entièrement la manière de devenir champion du monde.

    Le retour du championnat cumulatif : la décision que voulaient les champions

    Finies les WSL Finals façon “champion du monde en une journée”. Terminé le format winner-takes-all sur un spot unique. La WSL a remis la couronne là où elle a toujours eu le plus de légitimité : sur la durée d’une saison complète.

    Ce retour à un titre construit étape après étape, performance après performance, a eu l’effet d’un électrochoc dans le monde du surf.

    John John Florence l’avait dit : “Un titre doit se jouer sur une saison entière, pas en un seul jour.”
    Carissa Moore a souffert de deux titres perdus malgré une saison parfaite.
    Steph Gilmore a toujours défendu l’idée que le champion doit être celui qui brille toute l’année.
    Medina, enfin, a toujours favorisé les systèmes exigeants et réguliers.

    En bref, les anciens champions du monde ont eu ce qu’ils voulaient. Simple, net, efficace.

    Sur le plan marketing, la WSL est gagnante : quatre méga-stars de retour, des millions d’abonnés qui réintègrent l’écosystème CT, et un engouement médiatique retrouvé.

    Mais sportivement ?
    L’histoire est beaucoup moins simple.

    Le format 2026 : une montée en puissance… dans un champ de mines

    Pendant que les superstars reprennent place dans le Tour, la WSL annonce des règles plus dures :
    plus de rounds non-éliminatoires
    plus aucune seconde chance
    chaque heat fait avancer ou sortir

    Le CT 2026 devient un système de survie permanente. Même les surfeurs les plus expérimentés n’ont plus le droit à un seul faux pas. C’est la fin du round 2, le round « Joker ». Le problème n’est pas seulement la sévérité des éliminations directes. Le cœur du débat se trouve déplacer ailleurs : dans le système de seeds et dans la manière dont les tableaux sont construits.

    Les wildcards : les vraies sacrifiées du nouveau système

    Contrairement aux rumeurs, aucune superstar ne revient en 2026 via une wildcard saisonnière.
    En revanche, ce sont bien les wildcards classiques — locales ou event wildcards — qui héritent d’un rôle quasi sacrificiel.

    Leur situation est extrêmement compliquée :

    • elles commencent obligatoirement en Round 1,
    • elles affrontent des surfers classés 29 à 34,
    • puis, si elles gagnent, elles tombent directement sur les seeds 1 à 4 (hommes) ou 1 à 8 (femmes),
    • le tout dans un format éliminatoire sans aucun repêchage.

    Le bracket 2026 ressemble plus à une colline verticale qu’à un escalier logique.
    Les wildcards, elles, commencent tout en bas… les pieds attachés.

    Ce n’est pas un hasard : le système est pensé pour “protéger” les têtes de série. Mais dans un format où la moindre erreur coûte toute une étape, cette protection devient un avantage énorme — quasi insurmontable.

    Et les superstars dans tout ça ?

    Ironiquement, les champions historiques — Moore, Gilmore, Florence, Medina — qui reviennent en 2026 ne subissent aucune pénalité structurelle.

    Ils ont :

    • un seed réel (au bout de la première épreuve, j’imagine),
    • une entrée dans le tableau équilibrée,
    • une progression logique,
    • la possibilité d’accumuler des points durablement,
    • et la saison pour construire leur titre.

    En clair :
    Ils reviennent dans le format le plus dur, mais aussi dans les conditions les plus favorables.

    Ce qui crée une situation paradoxale — presque théâtrale :

    • les légendes reviennent grâce à un format qu’ils ont toujours voulu,
    • ce format devient plus brutal que jamais,
    • mais ce sont les wildcards et les rookies… qui en paient le prix fort.

    Un CT 2026 plein de promesses et de dommages collatéraux

    Le surf professionnel vit une mutation rarissime. D’un côté, le retour d’un système plus crédible et respecté par les champions. De l’autre, une intensité compétitive qui n’a jamais été aussi élevée.

    Le CT 2026 sera un mélange explosif avec le retour des superstars, la brutalité du tableau en élimination directe pourrait bien créer autant de héros que de victimes.

    Une chose est sûre :
    la saison 2026 ne sera pas seulement un retour aux sources — ce sera un stress-test permanent.

  • Gabriel Medina revient sur le Tour en 2026 : une saison qui rassemble les légendes

    Gabriel Medina revient sur le Tour en 2026 : une saison qui rassemble les légendes

    L’annonce n’a surpris personne, mais elle fait plaisir à tout le monde : Gabriel Medina sera bien de retour sur le Championship Tour en 2026, porté par une wildcard Season et par une récupération enfin complète de sa blessure à l’épaule. C’était attendu, presque écrit d’avance… Pourtant, derrière cette décision logique se cache un phénomène bien plus intéressant : l’an 2026 marque le grand retour massif des champions du monde, un alignement rare de générations dorées prêt à remettre les pendules à l’heure au moment où le format historique du circuit est rétabli.

    Un retour annoncé, mais un symbole fort

    Gabriel Medina n’avait pas disparu, il s’était mis en retrait. Blessure à l’épaule en janvier 2025, besoin de reset mental et personnel… Un schéma presque cyclique pour la star brésilienne, qui jongle depuis quelques années entre quête de performance pure et nécessité de retrouver un équilibre de vie. Après plusieurs mois hors du CT, il a repris ses marques dans des wave pools brésiliennes où l’on a déjà revu son explosivité, son timing clinique et cette capacité unique à aligner des airs et des turns puissants. Gabriel Medina est sûrement, l’un des surfeurs les plus complets de sa génération, le tout accompagné d’une rame exceptionnelle….

    Le communiqué du jour officialise ce que tout le monde savait : Medina revient, en bonne santé, prêt à jouer la gagne, et la WSL lui donne une place pour toute la saison 2026 grâce à une wildcard logique pour un triple champion du monde.

    À 32 ans, il n’a rien perdu de ce qui fait de lui l’un des surfeurs les plus complets de l’histoire : 18 victoires sur le CT, trois titres mondiaux (2014, 2018, 2021), plus de dix ans dans la top 5, et un rôle absolument central dans l’avènement de la Brazilian Storm.

    2026, l’année où les champions reviennent tous

    Mais l’information la plus intéressante n’est peut-être pas son retour…
    Ce qui frappe, c’est à quel point 2026 attire les champions, presque comme si quelque chose les rappelait au front.

    Stephanie Gilmore ? De retour.
    John John Florence ? De retour.
    Carissa Moore ? De retour.
    Medina ? De retour.
    Et ce n’est pas tout : d’autres champions plus discrets ou en pause pourraient encore annoncer leur comeback.

    Coïncidence ? Pas vraiment.

    2026 marque le retour à un championship pur, où le titre se gagne sur l’ensemble de la saison, sans playoff final, sans format couperet. Un CT « old school », fondé sur la régularité, la stratégie, la gestion d’une année complète et la capacité à briller dans toutes les conditions.

    Ce format, c’est celui qui a sacré les plus grands noms de l’histoire.
    C’est aussi celui où les champions déjà établis excellent le plus naturellement.

    Et si les légendes voulaient reprendre leur place dans leur format ?

    Les playoffs ont créé de la tension, du spectacle, mais aussi de la frustration.
    Perdre un titre sur une seule journée à Trestles a laissé des traces : Medina en 2021, Filipe Toledo en 2023, Carissa Moore à plusieurs reprises…

    Revenir à une course annuelle remet au centre la science du Tour : lire les conditions, performer de Pipe à J-Bay, gérer les coups de mou, dominer sur la durée.
    Ce terrain-là, c’est celui des légendes, des surfeurs complets, de ceux qui savent remporter un world title… pas celui où une seule journée suffit.

    On a donc peut-être affaire à un retour motivé autant par le cœur que par le contexte compétitif.

    Medina, symbole d’une nouvelle ère ?

    Ce retour groupé pourrait marquer un tournant. On a longtemps parlé de « changement de génération », avec Jack Robinson, Ethan Ewing, Molly Picklum, Joao Chianca, ou encore Caitlin Simmers prêts à prendre le pouvoir.
    2026 est en train de rebattre les cartes.

    • Les jeunes arrivent en force.
    • Les champions reviennent en meute.
    • Le format évolue.

    Le Tour 2026 ressemble déjà à une saison mythique : un mix parfait entre la puissance des icônes et l’insolence des nouveaux talents.

    Medina, au milieu de tout ça, pourrait devenir le point d’équilibre : assez mature pour aborder un comeback avec lucidité, mais toujours affamé, toujours capable de sortir les moves les plus décisifs dans les moments clés.

    Un calendrier taillé pour le spectacle

    Avec un retour qui débutera à Bells Beach avant de passer par Margaret River, Teahupoʻo, Saquarema, J-Bay, Tahiti, El Salvador, Trestles… et un Pipe Masters final en décembre, la saison coche toutes les cases pour offrir un duel épique entre générations.

    Medina a déjà remporté dans presque toutes ces destinations.
    Et Teahupoʻo ou Saquarema en pleine forme ? C’est presque son terrain de jeu.

    2026 sera l’année où toute une génération de champions revient défendre son héritage, face à une jeunesse impatiente de renverser la table.

    Et Medina le sait : 2026 pourrait être l’une des saisons les plus importantes de sa carrière.

  • Le retour tant attendu de John John Florence sur le CT en 2026

    Le retour tant attendu de John John Florence sur le CT en 2026

    L’annonce n’a surpris personne, mais elle a enthousiasmé tout le monde : John John Florence sera de retour sur le Championship Tour dès 2026, grâce au Season Wildcard qui lui a été attribué par la WSL. Le triple champion du monde, absent cette année pour voguer à travers le Pacifique avec sa famille, retrouve donc la compétition pour la saison qui marquera les 50 ans du CT. Et c’est peu dire que ce retour promet de rehausser le niveau… et le spectacle.

    Un come-back attendu, un champion reposé

    « J’apprécie vraiment que la WSL m’offre cette wildcard », confie Florence dans le communiqué officiel. Après avoir mis entre parenthèses le Tour début 2025 — alors qu’il était tout simplement le champion du monde en titre — l’Hawaïen a vécu une parenthèse unique : navigation, exploration des îles les plus reculées du Pacifique, sessions de rêve hors des radars… tout en profitant pleinement de sa femme Lauryn et de leur jeune fils.

    Cette pause n’était pas un retrait, mais un souffle. Un moyen de repartir avec l’envie, l’énergie et surtout la liberté retrouvée d’un surfeur qui, depuis 2011, vit sous la pression permanente du très haut niveau.

    Un palmarès hors norme, un style inimitable

    Florence, c’est d’abord un palmarès de légende :

    • Trois titres de champion du monde (2016, 2017, 2024)
    • Neuf victoires en CT
    • Cinq Triple Crown
    • Deux participations olympiques
    • Un exploit unique : gagner l’Eddie Aikau et le World Title la même année

    Mais au-delà des trophées, c’est son surf qui parle : puissant, aérien, fluide, explosif. Il a redéfini ce qu’il est possible de faire dans des vagues comme Margaret River ou Pipeline, où il possède certains des Perfect 10 les plus mythiques de l’histoire récente.

    Son dernier titre mondial, acquis en 2024 lors de sa première participation aux WSL Finals, a consacré un surfeur au sommet de son art.

    2026 : une saison symbolique et pleine de promesses

    La prochaine saison semble taillée sur mesure pour lui :

    • Ouverture à Bells Beach, où il s’est déjà imposé.
    • Clôture à Pipe, chez lui, dans l’arène où il a grandi entouré de Nathan et Ivan.

    Entre les deux, un Tour revisité pour les 50 ans de la WSL, avec une densité de talents impressionnante — de Medina à Robinson, en passant par les nouvelles révélations. Autant dire que le retour de JJF ajoute une dimension narrative parfaite : celle du champion revenu pour reconquérir son trône.

    Et pour les fans ? C’est simple : le meilleur surfeur de sa génération reprend le jersey. L’assurance d’un spectacle XXL.

  • Joel Tudor souffle le chaud et le froid après la victoire d’Édouard Delpero

    Joel Tudor souffle le chaud et le froid après la victoire d’Édouard Delpero

    Il ne peut pas s’en empêcher. À chaque fois qu’un contest de longboard WSL se termine, Joel Tudor y va de son avis tranchant. Le triple champion du monde, 49 ans, a une plume aussi affûtée qu’une dérive single fin, et cette fois, c’est la compétition d’Abou Dhabi qui a ravivé sa flamme polémique.

    Quelques heures après la victoire du Français Édouard Delpero et de l’Hawaïenne Honolua Blomfield, Tudor a posté un mème devenu viral :

    “La WSL a encore réglé la piscine à vagues sur le mode débutant pour les longboarders.”

    Et le message, limpide : selon Tudor, la WSL bride le niveau en proposant des vagues trop molles, trop faciles, presque insultantes pour les surfeurs de haut niveau. Et pour le coup, nous sommes d’accord et nous en avions parlé dans ce premier article, résumé de la journée 1 homme Abu dhabi 2025

    Mais comme souvent avec le Californien, le discours cache plusieurs couches de contradictions.

    Le roi du “classic” qui réclame du “modern”

    Ce qui fait sourire (jaune), c’est que Joel Tudor a lui-même milité pendant des années pour le retour du longboard classique, celui du style, du noseride et des planches single fin.
    Un surf élégant, mais par définition moins technique quand il s’agit d’engager backside dans un barrel ou de taper un roller vertical avec une seule dérive.

    Autrement dit, Tudor a contribué à façonner une génération de longboarders ultra-stylés, mais peu polyvalents. Et aujourd’hui, il s’étonne que la majorité d’entre eux “ne sache pas tuber”.

    “Le plus triste, c’est que la majorité de ceux qui participent ne savent même pas surfer un barrel”, a-t-il écrit sur Instagram.
    “S’il n’y a personne pour les guider, personne pour défendre le vrai longboard, alors la discipline est condamnée.”

    Sauf qu’en voulant protéger la pureté du style, Joel Tudor a aussi fermé la porte au modern longboard, celui qu’incarnent justement des surfeurs comme Édouard Delpero, Ben Skinner ou Harrison Roach : des riders capables d’allier grâce et puissance, noseride et tube.

    Les hommes et le tube backside : une réalité nuancée

    Pour autant, le constat de Tudor n’est pas entièrement faux.
    Si les longboardeuses comme Honolua Blomfield affichent souvent une technique fluide et complète, le niveau des femmes dans le tube est faible comme se fut le cas en shortboard dans le passé. Au niveau des hommes, on va dire que frontside la majorité s’en sorte bien, mais au niveau backside dans le tube la grande majorité des longboarders ne savent pas tuber, il faut le dire.
    Il faut le dire : 90 % des longboarders ne savent pas vraiment tuber backside. Non pas qu’ils ne puissent pas le faire, mais parce que le format de compétition et les spots choisis ne les y encouragent jamais.

    À Abou Dhabi, les vagues artificielles de la piscine WSL offrent peu de sections tubulaires, et un mur d’eau bien trop docile pour espérer un tube engagé.
    Alors évidemment, difficile de reprocher aux compétiteurs de “fuir le barrel” quand le barrel n’existe pas vraiment.

    La pique oubliée : Blomfield félicitée, Delpero ignoré

    Autre détail piquant : dans son discours incendiaire, Tudor félicite Honolua Blomfield (dans les commentaires) pour sa victoire… mais passe totalement sous silence Édouard Delpero.
    Un oubli ? Difficile à croire.

    Entre les deux hommes, le courant n’a jamais vraiment passé.
    Delpero incarne tout ce que Tudor déteste : un surf de longboard moderne, inspiré du shortboard, avec engagement, avec une configuration tri-fins.
    En clair, la tête de gondole du modern longboard.

    Pour Tudor, Delpero symbolise ce qu’il considère comme une “dérive” du longboard, celle où le style s’efface au profit de la performance.
    Mais la réalité est peut-être plus simple : Delpero représente l’évolution naturelle de la discipline, là où Tudor, lui, reste campé dans un passé idéalisé.

    Un débat sans fin, mais essentiel

    Cette nouvelle sortie médiatique relance un débat qui divise le longboard depuis toujours :
    Faut-il préserver le classic style, avec ses lignes pures et son minimalisme ?
    Ou faut-il embrasser le modern longboard, plus technique, plus radical, et plus proche du shortboard ?

    Entre les deux, la vérité est sans doute dans l’équilibre.
    Le longboard n’a jamais été aussi riche, ni aussi diversifié. Et s’il y a bien une chose que prouve la victoire d’Édouard Delpero à Abou Dhabi, c’est que le style et la technique peuvent cohabiter.
    Tudor le sait sans doute très bien. Mais fidèle à sa nature, il préfère encore allumer un feu pour rappeler qu’il existe.