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  • La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    La WSL raye l’étape d’Abu Dhabi de son calendrier mondial 2026

    Ce vendredi 4 septembre 2026, la World Surf League a acté l’annulation officielle du Surf Abu Dhabi Pro, manche initialement programmée du 25 au 29 novembre aux Émirats arabes unis. Face aux restrictions pesant sur les liaisons aériennes internationales et à un climat géopolitique régional sous haute tension, la ligue a choisi la sécurité plutôt que le maintien d’une étape devenue intenable sur le plan logistique.

    Un retrait contraint par la situation régionale

    D’abord décalée d’octobre à fin novembre, la manche en bassin artificiel n’aura finalement pas lieu. Ryan Crosby, directeur général de la WSL, a confirmé une décision inévitable :

    « Les conditions actuelles et les contraintes logistiques ne permettaient pas d’avancer sereinement. C’est un choix difficile, mais c’était la seule décision raisonnable. »

    Entre les risques sécuritaires au Moyen-Orient et les perturbations du trafic aérien, l’organisation a privilégié l’intégrité physique des compétiteurs et du staff.

    Aucun impact sur la course au titre mondial

    Cette déprogrammation n’altère pas l’attribution des couronnes mondiales. Le format du Championship Tour intègre le retrait des trois plus mauvais scores de chaque surfeur, tandis que l’ajout récent du Philippines Pro compense cette disparition.

    Avant le Lexus Trestles Pro prévu du 11 au 20 septembre en Californie, l’Italien Leonardo Fioravanti et l’Hawaïenne Carissa Moore occupent la tête du classement général. La saison se clôturera en décembre sur le reef de Pipeline, à Hawaï.

  • Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Un 10 parfait et un total monstrueux de 19.07 : Kauli Vaast rentre dans l’histoire et donne rendez-vous à Medina

    Le prodige tahitien a une nouvelle fois repoussé les limites. Lors d’un Round 3 d’anthologie, Kauli Vaast s’est imposé avec brio face au Brésilien Miguel Pupo. Le clou du spectacle ? Une vague notée 10/10 grâce à un double tube magistral, propulsant son total à 19,07 points.

    L’histoire s’écrit sous nos yeux. On savait que Kauli Vaast était capable de coups d’éclat surtout sur des gauches tubulaires, mais ce qu’il a accompli lors de ce troisième tour relève du génie. Face à un Miguel Pupo pourtant très solide, le Tahitien a sorti le grand jeu, imposant un rythme infernal et une lecture de vague chirurgicale dès les premières minutes de la série.

    Un double tube d’une technicité rare

    Le moment de grâce est survenu à mi-parcours. Sur une vague offrant une section ultra-creuse, Vaast a fait parler sa science du placement. Après avoir disparu très profondément dans une première caverne, il a su ajuster sa vitesse avec une technique irréprochable pour s’extirper d’une seconde section tout aussi mutante. Un double tube magistral, salué par une ovation unanime depuis le channel. Les juges n’ont pas hésité une seule seconde : 10 parfait.

    En adossant ce 10 à un autre excellent ride (9,07), le champion olympique boucle sa série avec un total effrayant de 19,07 sur 20.

    Le premier 10 français depuis Jérémy Florès

    Ce score parfait résonne particulièrement dans l’histoire du surf tricolore. En effet, la dernière note parfaite de 10/10 obtenue par un Français sur le Championship Tour (WCT) de la World Surf League remonte à Jérémy Florès, lors du Billabong Pro Tahiti en août 2015. Lors du 3ème tour de cette compétition (qu’il finira d’ailleurs par remporter face à Gabriel Medina), Florès avait trouvé un tube ultra-profond à Teahupo’o, récompensé par la note suprême. Il est d’ailleurs impossible de parler de Jérémy Florès et de la note de 10 sans évoquer son exploit historique de 2011, toujours à Tahiti, où il avait réalisé l’un des rares 20/20 de l’histoire en scorant deux vagues parfaites (10 + 10) dans la même série.

    À titre de comparaison récente, si la nouvelle génération tahitienne brille intensément, la note parfaite de 10 leur échappait encore sur le circuit principal. Vahine Fierro a remporté le Shiseido Tahiti Pro en mai 2024 avec des scores excellents (dont un 9.63 en finale), mais c’est paradoxalement son adversaire Tatiana Weston-Webb qui avait obtenu un 10. De son côté, si Kauli Vaast a multiplié les vagues d’anthologie sur le WCT et aux Jeux Olympiques 2024 (où il a remporté l’or avec un 17.67 au total en finale), sa meilleure note individuelle sur le WCT frôlait le 10 sans l’atteindre. C’est désormais chose faite.

    Un quart de finale de gala face à Gabriel Medina

    La suite de la compétition s’annonce tout simplement explosive. Fort de cette dynamique incroyable et de son surf incandescent, Kauli Vaast retrouvera en quart de finale un adversaire de taille : le triple champion du monde Gabriel Medina. Ce remake de la demi-finale des Jeux Olympiques entre le prodige local et le titan brésilien s’annonce déjà comme le choc incontournable de l’épreuve.

    @icones_surf 10 points Kauli Vaast, le premier 10 points français en WCT depuis 2015 #surf #surfer #surfing #surfers #wsl @kaulivaast ♬ son original – Icônes Surf, le média surf

  • Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    Surf Pro : Pourquoi les WQS 6000 internationaux bouleversent la course au World Tour

    La World Surf League (WSL) opère une mutation stratégique dans sa pyramide de qualification. Avec l’arrivée des nouveaux WQS 6000 Internationaux, la frontière entre les circuits régionaux et le Challenger Series (CS) vole en éclats, redonnant à la course vers le Championship Tour (CT) l’intensité de l’ancien circuit mondial.

    Une passerelle directe vers le CT et le Challenger Series

    Depuis la réforme post-Covid de 2021, la hiérarchie semblait strictement cloisonnée : les Qualifying Series (WQS) se disputaient en circuits régionaux fermés pour accéder au Challenger Series, unique antichambre de l’élite.

    Le lancement de cinq étapes labellisées « QS 6000 International » (Pantín, Matosinhos, Saquarema, Cloud 9 et Taïwan) change la donne. Contrairement aux QS régionaux habituels, ces épreuves accueillent des compétiteurs du monde entier.

    Le barème redistribue les cartes :

    Profil du surfeurUtilisation des points (victoire = 6 000 pts)Impact stratégique
    Athlète du Challenger Series (CS)Intégrable comme l’un de ses 4 meilleurs résultats CSÉquivaut presque à une 3ᵉ place sur un CS (6 085 pts) pour valider l’accession au CT
    Surfeur régional (hors CS)Comptabilisé dans le classement QS de sa région d’origineBoost massif pour intégrer le circuit Challenger Series de la saison suivante

    Les surfeurs du Challenger Series ne peuvent intégrer qu’un seul résultat de QS 6000 dans leur total annuel, ce qui rend chaque participation particulièrement ciblée.

    Le retour des tableaux XXL sur les beach breaks

    Cette formule recrée l’effervescence de l’ancien World Qualifying Series d’avant 2021. Dès la première manche à Pantín, en Galice, les séries affichent une densité impressionnante : anciens pensionnaires du CT (Frederico Morais, Maxime Huscenot, Ian Gouveia, Teresa Bonvalot), jeunes prodiges du freesurf et du circuit (Sierra Kerr, Sky Brown, Hayden Rogers) et meilleurs espoirs européens.

    Si cette ouverture internationale complique la tâche des talents locaux — contraints de battre des prétendants au top mondial dès les premiers tours —, elle réintroduit une confrontation directe et élève le niveau d’exigence. Ces WQS 6000 s’imposent déjà comme stratégique dans la course aux points des surfeurs compétiteurs.

  • Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Ce lundi 31 août 2026, les vagues de Cloudbreak (Fidji) ont été le théâtre de surprises majeures lors de la fin du Round 2 féminin du Fiji Pro. La rookie Yolanda Hopkins a notamment éliminé la numéro 1 mondiale Gabriela Bryan, bouleversant la course au titre sur le Championship Tour de la WSL.

    Une journée fatale pour les têtes de série

    Dans des conditions techniques de 1 à 1,5 mètre, l’outsider portugaise Yolanda Hopkins s’est imposée de justesse (10.17 contre 9.93) face à l’Hawaiienne Gabriela Bryan. Cette défaite prématurée de la leader du classement relance totalement la fin de saison.

    « Les conditions étaient changeantes, mais j’ai gardé mon rythme. J’ai vraiment consacré beaucoup de temps à m’entraîner pour ce type d’épreuve avec de gros barrels », a déclaré Hopkins via le communiqué officiel de la WSL.

    Hennessy et Peterson assurent leur place

    Autre coup de tonnerre, la Costaricienne Brisa Hennessy a vaincu la numéro 4 mondiale Molly Picklum, profitant de son expérience locale pour bloquer l’Australienne dans les derniers instants. Par ailleurs, Isabella Nichols et la vétérane américaine Lakey Peterson complètent le tableau des quarts de finale en éliminant respectivement les rookies Nadia Erostarbe et Francisca Veselko.

    Avec l’arrivée d’une nouvelle houle, l’organisation a décrété un jour de repos ce mardi. Le prochain call est fixé au mercredi 2 septembre pour lancer les quarts de finale féminins, dont un duel très attendu entre la Française Vahine Fierro et Erin Brooks.

  • Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    Kelly Slater privé de wildcard pour le retour du CT au Fiji Pro

    La World Surf League a confirmé le mercredi 19 août 2026 l’absence de Kelly Slater parmi les wildcards du Fiji Pro, prévu du 25 août au 4 septembre à Cloudbreak. La ligue a préféré miser sur la jeunesse et les talents locaux pour compléter le tableau de cette huitième étape du Championship Tour.

    La WSL privilégie l’équité sportive

    Après sa performance remarquée lors du Tahiti Pro, le public espérait revoir le surfeur de 54 ans prolonger le plaisir sur le Tour. Toutefois, la WSL a choisi de ne pas lui accorder d’invitation supplémentaire pour les Fidji. Ce choix reflète la volonté du circuit de maintenir un professionnalisme rigoureux, sans passe-droit permanent pour ses légendes. Par ailleurs, la marque Outerknown n’étant plus le sponsor titre de l’événement comme elle l’était en 2017, Slater ne disposait pas d’option contractuelle pour intégrer la compétition. Les fans pourront tout de même espérer le retrouver au Quiksilver Festival de Hossegor dans quelques semaines.

    La relève australienne et fidjienne à l’honneur

    À la place de l’Américain, la WSL a attribué une wildcard masculine à Jarvis Earle. Le champion du monde junior 2022 fera sa deuxième apparition sur le CT après Margaret River en 2023. Il sera accompagné par le vainqueur des trials locaux, Teo Degei, qui représentera son pays au plus haut niveau. Du côté féminin, la compétition s’annonce historique avec la qualification de Ulukilupetea « Tea » Kurop. À seulement 17 ans, elle devient la première femme fidjienne à participer à une épreuve du Championship Tour, avec l’ambition déclarée d’inspirer la nouvelle génération de surfeuses de l’archipel.

    Des enjeux majeurs pour le sommet du classement

    Le retour du roster complet sur la gauche mythique de Cloudbreak, inédit depuis 2017, s’annonce décisif. Alors que Jordy Smith, blessé, cède sa place au Sud-Africain Matthew McGilivray, les actuels porteurs du maillot jaune, Italo Ferreira et Gabriela Bryan, devront défendre leur avance. Avec des prévisions à long terme annonçant une houle puissante, les nouveaux venus pourraient bien bousculer l’élite mondiale à l’approche de la fin de saison.

  • Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    Avis de monstre à Teahupo’o : la mi-saison du WCT s’ouvre dans un chaos parfait

    La première moitié de saison du World Championship Tour manquait un peu de piquant ? Oubliez tout. La seconde partie du circuit démarre cette fin de semaine sur le spot le plus intimidant de la planète, et les cartes météo viennent de passer au rouge vif.

    Attention, on est sur des prévisions à long terme pour l’instant….

    Une montée en puissance dès ce vendredi

    Un système dépressionnaire majeur traverse actuellement le sud de la Nouvelle-Zélande pour propulser un premier train de houle massif à travers le Pacifique Sud.

    Dès ce vendredi — journée officielle de training pour les pro-surfeurs — le récif tahitien va se réveiller avec des séries frôlant déjà les 2,50 à 3 mètres (8-10 pieds). Samedi, pour l’ouverture de la waiting period, les conditions resteront très solides, peignées par un alizé de sud-est idéal.

    Le choc annoncé du dimanche

    Mais c’est la journée de dimanche qui fait trembler le paddock. Une seconde tempête, née sous la mer de Tasman avec un champ de vent exceptionnellement étendu, envoie une houle de sud-sud-ouest d’une période XXL (plus de 15 secondes).

    Ce qui vous attend :

    • Des séries massives dépassant allègrement les 3 mètres à 4 mètres (9 à 12 pieds+).
    • Une lèvre d’une épaisseur terrifiante au-dessus d’un récif fleur de peau.
    • Un vent offshore modéré garantissant une lisibilité parfaite du plan d’eau.

    Ce ne sera pas un « Code Red » impraticable réservé au tow-in, mais exactement la limite humaine de ce qui peut être ramé à la force des bras. À suivre de près les prochains jours

    Un marathon de vagues jusqu’aux finales

    La largeur et la puissance du système météo garantissent une décrue extrêmement lente. Lundi et mardi conserveront des vagues consistantes de 2,50 à 3 mètres, balayées par un vent virant plein Est.

    Tous les voyants sont au vert : la compétition devrait s’enchaîner sans temps mort pour offrir un spectacle gravé dans les annales, du moins on espère…

  • Cette petite phrase cachée de la WSL menace la qualification de 80 surfeurs (voici pourquoi)

    Cette petite phrase cachée de la WSL menace la qualification de 80 surfeurs (voici pourquoi)

    Le média Duke Surf a tiqué sur un détail qui est passé presque inaperçu. La World Surf League vient de publier les informations pour le très attendu US Open of Surfing. On y retrouve le format des Challenger Series que l’on connaît bien : 80 hommes et 48 femmes. Sauf qu’entre parenthèses, une précision sème la zizanie : la jauge pourrait être élargie pour « accueillir des participants supplémentaires du CT ».

    Aucun communiqué officiel n’a été publié, aucune alerte presse envoyée. Juste cette petite mention glissée l’air de rien.

    Pourquoi ça coince à l’eau ?

    Vous connaissez la rengaine. Les pensionnaires des CS (Challenger Series) se battent toute l’année avec le couteau entre les dents pour décrocher leur ticket pour l’élite. Voir débarquer les stars du Championship Tour sur leurs propres épreuves fait inévitablement grincer des dents. Les cadors du circuit viennent truster les bonnes vagues et stopper net les espoirs de qualification de ceux qui en ont pourtant le plus besoin.

    Alors oui, Huntington Beach n’est pas n’importe quelle étape. La WSL sait parfaitement qu’injecter des têtes d’affiche du CT rend l’événement bien plus attractif pour les marques. Sans oublier que ces remaniements de roster pourraient peser lourd dans les futures négociations avec l’ISA, le tour pro restant une voie royale de qualification pour les Jeux Olympiques.

  • MEO Rip Curl Pro Peniche : Les coulisses et le prix (salé) de l’expérience VIP de la WSL

    MEO Rip Curl Pro Peniche : Les coulisses et le prix (salé) de l’expérience VIP de la WSL

    Imaginez : 9 nuits face aux vagues mythiques de Peniche, un accès VIP exclusif à toutes les séries du MEO Rip Curl Pro, et un guide local aux petits oignons pour vous dégoter les meilleurs spots de surf sauvages du coin. Ça fait rêver ? C’est l’expérience ultra-VIP que propose la WSL pour son étape portugaise. Mais attendez de voir la douloureuse.

    Pour vivre ce fantasme de surfeur fortuné, le ticket d’entrée pique un peu les yeux. Il faudra débourser entre 6 295 $(en chambre double) et 8 295$ (si vous voyagez en solo). À ce tarif, le pack inclut l’hébergement haut de gamme, des guides locaux pour scorer des sessions parfaites hors des sentiers battus lors des jours de flat, et des excursions culturelles dans les plus beaux vignobles de la région.

    Mais voici le détail qui fâche : pour près de 8 300 $, vos billets d’avion ne sont pas compris. Pire encore, les repas du midi et du soir restent entièrement à votre charge. Seul le petit-déjeuner est inclus. À ce prix-là, on aurait au moins pu espérer un chef privé pour nous cuisiner des pastéis de nata tout chauds à la sortie de l’eau. Alors, expérience ultime ou folie pure ? On vous laisse faire le calcul.

  • Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Le monde du surf professionnel est en ébullition. L’annonce surprise d’une nouvelle étape de la WSL en plein cœur de la saison a déclenché une vague de colère chez les pensionnaires du Championship Tour (CT). Parmi les voix les plus critiques, celle du triple champion du monde Gabriel Medina, qui a ouvertement qualifié la situation de « blague ». Les surfeurs pointent du doigt un changement des règles du jeu en cours de route. Mais l’organisation a-t-elle enfreint ses propres lois ? Nous avons plongé dans le Rule Book officiel 2026 de la WSL pour démêler le vrai du faux.

    Ce texte secret qui protège les patrons du circuit

    Si certains fans et les athlètes crient à l’injustice, la réalité juridique est implacable : la WSL s’est légalement blindée contre ce genre de contestations. Dès le préface du règlement, à la page 8 du Rule Book, tout est écrit noir sur blanc. L’organisation stipule qu’elle peut amender ou compléter son livre de règles périodiquement avec le consentement de l’Office des Tours et des Compétitions.

    Mieux encore, le document mentionne l’existence d’un organe ultra-restreint appelé le Comité Spécial. C’est ce groupe très fermé qui possède les pleins pouvoirs pour valider ou rejeter les modifications majeures du CT. Parmi ses compétences directes, on retrouve :

    • Le nombre et l’emplacement des événements du CT (y compris les changements matériels de dates);
    • Le nombre d’épreuves en piscine à vagues;
    • Le nombre de surfeurs sur le circuit.

    En clair, rajouter une compétition aux Philippines ou modifier le calendrier en cours d’année est une procédure 100 % légale et prévue par leurs propres statuts.

    2 personnes décident de l’avenir du surf mondial

    Derrière ce mystérieux Comité Spécial ne se cache pas une assemblée de dizaines de spécialistes, mais un duo très restreint. La définition de l’Appendix D précise que ce comité est composé de seulement deux membres:

    1. Un représentant des surfeurs du CT (choisi parmi une liste de 3 noms approuvée par la WSL).
    2. Un directeur de compétition nommé par la WSL (validé par les athlètes).

    Ce sont ces deux uniques personnes qui, dans l’ombre, font la pluie et le beau temps sur le circuit mondial. Si Medina ou d’autres s’indignent, leurs propres représentants ont techniquement dû apposer leur signature pour que l’événement soit validé. La WSL a le pouvoir légal de modifier son calendrier quand elle le souhaite, et les surfeurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de ce binôme tout-puissant.

  • JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    Après la deuxième étape du circuit Pro Junior de la WSL en Galice, le bilan est contrasté pour le clan tricolore. Si Naïa Monte brille, les garçons affichent un retard historique inquiétant avant l’étape capitale de Capbreton.

    Le GADIS Junior Pro Ferrol 2026 vient de rendre son verdict sur les vagues de la Playa de Esmelle. Si la victoire finale a échappé aux tricolores au profit de la surprise néerlandaise Tiara van der Huls et du Roumain John John Rabinovitch, c’est surtout le classement général européen qui interpelle.

    Des surfeurs bleus à la peine

    Historiquement dominateurs sur le circuit JQS depuis des décennies, les surfeurs français traversent une crise de résultats inédite. À l’issue des deux premières étapes (Maroc et Espagne), un seul Français figure désormais dans le top 20 européen : Alai Rodriguez Albeniz, 16 ans, solide sixième. Derrière lui, c’est le désert. De mémoire de suiveur, le clan tricolore n’avait jamais aligné si peu de représentants à ce niveau. Ce trou générationnel marquant sonne comme un véritable signal d’alarme pour la relève masculine.

    Les surfeuses françaises dominent

    Heureusement, le contingent féminin redonne le sourire et maintient la France à flot. À Ferrol, la jeune Naïa Monte s’est brillamment hissée en finale, ne cédant la première place qu’à quelques minutes de la sirène. Grâce à cette performance, elle grimpe sur la troisième marche du classement général. Le surf tricolore est d’ailleurs bien représenté avec quatre Françaises installées fermement dans le top 10 européen. Sans parler de Tya Zebrowski, qui vient d’atteindre sa première finale WCT à l’âge de 15 ans. Même constat pour Kiara Goold, qui est au même âge, est sur le circuit Challenger Series féminin.

    Allez les bleus, prochaine étape cette semaine à domicile, Capbreton.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    Cette journée brésilienne a soufflé le chaud et le froid sur le clan tricolore à Saquarema. Entre l’irrésistible ascension d’une prodige de 15 ans et une décision arbitrale litigieuse qui laisse un goût très amer, cette journée du VIVO Rio Pro 2026 restera gravé dans les mémoires.

    Tya Zebrowski : La reine de Saquarema est Française

    À seulement 15 ans, Tya Zebrowski n’en finit plus de bousculer la hiérarchie mondiale de l’élite. Opposée à l’Espagnole Nadia Erostarbe en demi-finale, la jeune rookie a livré un véritable récital de puissance, de fluidité et de timing. Sur un spot pourtant piégeux et changeant, Tya a fait parler son surf explosif sur le lip pour claquer un gros total de 14,84 points, laissant son adversaire en situation de combinaison pendant la majeure partie de la série.

    Avec cette victoire éclatante, elle s’offre sa place pour une finale au sommet face à la Californienne Sawyer Lindblad (qui a éliminé Caroline Marks). Au passage, elle prend une option sur le titre mondial de Rookie of the Year.

    Le coup de canif : Kauli Vaast éliminé dans la controverse

    L’ambiance est devenue beaucoup plus lourde lors du quart de finale masculin opposant Kauli Vaast à Ethan Ewing. Dans un duel de pur power surfing, le Tahitien a sorti toute sa panoplie de carves appuyés et de trajectoires massives. Pourtant, c’est une note qui a mis le feu aux poudres : un 7,00 attribué à l’Australien pour un enchaînement de deux virages, jugé largement surévalué par les observateurs et les fans en feu sur les réseaux sociaux.

    Malgré une réplique solide notée 6,17 et un gros air tenté dans les dernières secondes pour arracher la victoire, le champion olympique s’incline de justesse face à la glisse chirurgicale mais moins agressive d’Ewing. Une élimination frustrante tant le surfeur de Teahupo’o avait le rythme pour aller chercher le titre au Brésil.

  • Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Le spot de Saquarema a tremblé ce samedi 20 juin 2026. Alors que le public brésilien en ébullition attendait une démonstration de ses idoles locales pour cette 6e étape du Championship Tour (CT), ce sont deux surfeurs tricolores qui ont totalement volé la vedette. En éliminant des légendes absolues et des leaders mondiaux, Tya Zebrowski et Kauli Vaast ont signé une journée historique pour le surf français.

    À 15 ans, Tya Zebrowski éteint la légende Carissa Moore

    C’est l’image forte de ce VIVO Rio Pro. À seulement 15 ans, la plus jeune qualifiée de l’histoire du CT, Tya Zebrowski, vient de prouver qu’elle n’avait peur de personne. Après avoir écarté l’expérimentée Lakey Peterson au Round 2, la surfeuse tricolore retrouvait la quintuple championne du monde et médaillée d’or olympique, Carissa Moore, en quarts de finale.

    Loin d’être intimidée par le palmarès de l’Hawaïenne, Tya a surfé avec une maturité déconcertante pour s’imposer largement (12.70 contre 7.77). Une revanche éclatante après leur dernier duel à Snapper Rocks.

    « Elle m’avait battue là-bas, donc je ne voulais vraiment pas qu’elle recommence. J’ai juste essayé de rester concentrée sur mon propre surf. C’était une série incroyable et très stressante, mais je suis tellement heureuse », a confié la jeune prodige, qui se qualifie pour sa toute première demi-finale sur le CT face à l’Espagnole Nadia Erostarbe.

    Kauli Vaast fait taire l’arène brésilienne en sortant le n°1 mondial

    Chez les hommes, le défi qui attendait Kauli Vaast au Round 3 relevait presque de la mission impossible : affronter le champion du monde 2019 et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira, devant des milliers de fans brésiliens hurlants sur la plage.

    Dans la peau de l’underdog absolu, le champion olympique tahitien a fait preuve d’un sang-froid glacial. Grâce à un surf backside chirurgical et surpuissant, Vaast est parvenu à contrer la fougue de Ferreira sur ses propres terres. Un exploit retentissant qui propulse le rookie français en quarts de finale pour la troisième fois de la saison.

    « C’est un super jeu mental d’essayer de rester froid, concentré, et de faire son truc. Être dans cette situation face aux meilleurs me motive énormément », a déclaré le Tahitien.

    Au prochain tour, Kauli Vaast aura un autre immense morceau face à lui : l’Australien Ethan Ewing. La française Tya Zebrowski sera confrontée en demi finale à l’espagnole Nadia Erostarbe. Le rendez-vous est pris ce dimanche 21 juin pour un Finals Day qui s’annonce d’ores et déjà grandiose pour le clan français.

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round One (Heats 7-8) Results
    HEAT 7: Bella Kenworthy (USA) 10.10 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 8.93
    HEAT 8: Tatiana Weston-Webb (BRA) 11.00 DEF. Tyler Wright (AUS) 10.46

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round Two Results
    HEAT 1: Carissa Moore (HAW) 14.50 DEF. Erin Brooks (CAN) 13.30
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) 14.33 DEF. Lakey Peterson (USA) 11.03
    HEAT 3: Nadia Erostarbe (ESP) 8.40 DEF. Molly Picklum (AUS) 7.67
    HEAT 4: Caitlin Simmers (USA) 15.10 DEF. Bella Kenworthy (USA) 13.60
    HEAT 5: Gabriela Bryan (HAW) 17.33 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 13.26
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 14.00 DEF. Tatiana Weston-Webb (BRA) 13.00
    HEAT 7: Luana Silva (BRA) 12.47 DEF. Isabella Nichols (AUS) 12.20
    HEAT 8: Sawyer Lindblad (USA) 14.03 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 9.67

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Quarterfinal Results
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) 12.70 DEF. Carissa Moore (HAW) 7.77
    HEAT 2: Nadia Erostarbe (ESP) 15.83 DEF. Caitlin Simmers (USA) 12.23
    HEAT 3: Caroline Marks (USA) 13.04 DEF. Gabriela Bryan (HAW) 11.90
    HEAT 4: Sawyer Lindblad (USA) 12.86 DEF. Luana Silva (BRA) 12.26

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Round Three Results
    HEAT 1: Jack Robinson (AUS) vs. Samuel Pupo (BRA)
    HEAT 2: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Liam O’Brien (AUS)
    HEAT 3: Morgan Cibilic (AUS) vs. Matthew McGillivray (RSA)
    HEAT 4: Joao Chianca (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Italo Ferreira (BRA) Kauli Vaast (FRA)
    HEAT 6: Ethan Ewing (AUS) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 7: Yago Dora (BRA) vs. Marco Mignot (FRA)
    HEAT 8: Callum Robson (AUS) def. Michael Pupo (BRA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Semifinal Matchups
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP)
    HEAT 2: Caroline Marks (USA) vs. Sawyer Lindblad (USA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Quarterfinal Matchups
    HEAT 1: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 3: Kauli Vaast (FRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
    HEAT 4: Yago Dora (BRA) vs. Miguel Pupo (BRA)

  • Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Les Français ont fait le show dans les vagues puissantes de Saquarema. Lors du round 2 du Rio Pro, Kauli Vaast et Marco Mignot ont validé leur ticket pour le troisième tour, affichant chacun un surf aussi radical qu’intelligent.

    Vaast comme à la maison

    Opposé au Californien Crosby Colapinto, Kauli Vaast a dicté son rythme (13.73 contre 11.50). Sur les gauches brésiliennes, le Tahitien a fait parler sa puissance et son engagement, enchaînant notamment de gros laybacks. Dans des conditions solides balayées par un fort vent offshore, Vaast a déclaré se sentir presque « comme à la maison », profitant de sa meilleure session sur ce spot. De son côté, Colapinto, malgré une belle attaque backside au premier plan, s’est fait surprendre par une lèvre brésilienne fuyante et n’a pas pu combler son retard.

    Mignot, le coup de maître tactique

    Face à Barron Mamiya, Marco Mignot a livré une prestation de haut vol. Le Français a pris les commandes d’entrée grâce à un superbe air frontside full rotation parfaitement replaqué. En face, l’Hawaiien a misé son va-tout en cherchant des airs monstrueux, mais sans jamais trouver le replaquage.

    C’est dans les cinq dernières minutes que Mignot a prouvé toute sa maturité sur le CT. Alors que Mamiya, après avoir pris une gauche sans potentiel, a fait appel au jet ski. Le but, étant de s’isoler du français en allant à l’opposer de Marco Mignot, qui a alors la priorité. Marco a entamé une énorme rame pour le marquer à la culotte. À trente secondes du buzzer, l’Hawaiien trouve l’opportunité espérée, mais Mignot, fort de sa priorité, lui coupe la route avec sang-froid. Une stratégie redoutable qui propulse le Français au tour suivant.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    La 6ème étape du Championship Tour (CT), le VIVO Rio Pro, s’annonce d’ores et déjà historique avant même son coup d’envoi à Saquarema du 19 au 27 juin. Entre un pactole inédit offert au vainqueur et des séries redoutables pour le clan tricolore, l’enjeu est colossal.

    La World Surf League (WSL) a frappé fort. Le vainqueur de cette étape brésilienne repartira avec le plus gros gain de l’année, frôlant les 150 000 dollars. Aux 80 000 $ de prize money habituel viendra s’ajouter un impressionnant 4×4 GWM Tank 300, évalué à environ 67 000 $. Pour Ivan Martinho, président de la WSL Latin America, cette alliance avec le constructeur automobile chinois démontre « la force commerciale du sport et l’importance du marché brésilien ». Une récompense XXL qui motive les troupes, alors que le grand absent de cette étape sera une nouvelle fois le Sud-Africain Jordy Smith, dont la blessure semble plus sérieuse que prévu. La deuxième wildcard reste, quant à elle, encore à définir.

    Un tirage corsé pour les surfeurs français

    Si la récompense fait rêver, la route vers la finale sera pavée d’obstacles, particulièrement pour nos représentants français qui héritent d’un tirage très complexe.

    Chez les femmes, le choc des générations est au rendez-vous. La jeune prodige Tya Zebrowski aura la lourde tâche de défier la légende australienne et octuple championne du monde Stephanie Gilmore dans la série 5. De son côté, Vahine Fierro affrontera une autre icône australienne, la redoutable Sally Fitzgibbons, dans la série 1.

    Chez les hommes, la tension sera palpable dès le Round 2. Kauli Vaast devra sortir le grand jeu face au prodige californien Crosby Colapinto (Série 10). Enfin, Marco Mignot sera opposé au puissant Hawaiien Barron Mamiya (Série 14), un tirage un peu plus clément, mais attention les deux surfeurs ont énormément de talent. Le spectacle est garanti ! Enfin, si les vagues sont au rendez-vous

  • La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    Huntington Beach, ses vagues estivales capricieuses, son sable brûlant… et maintenant, son potentiel de séduction optimisé par algorithme. La World Surf League vient de lâcher une annonce qui détonne au milieu des habituels classements du CT : pour l’US Open 2026, l’organisation s’associe officiellement à une application de rencontre.

    « SURF », l’appli qui filtre votre lifestyle

    L’application en question s’appelle tout simplement SURF (difficile de faire plus littéral). Mais ne vous y trompez pas, l’objectif n’est pas d’analyser la radicalité de vos cutbacks. Rob Long, le PDG de la plateforme, part d’un constat simple : les géants comme Tinder ou Bumble génèrent trop de bruit de fond et de déceptions pour les passionnés.

    L’idée est de connecter des célibataires qui partagent réellement le même mode de vie. En renseignant la « WSL » comme affiliation sur votre profil, vous accédez directement à une grille d’utilisateurs qui, comme vous, ont découvert l’appli via le tour pro.

    Le piège de la carte bleue

    Ici, oubliez le swipe compulsif à la recherche d’un shoot de dopamine. L’interface se veut différente en affichant les prétendants sous forme de mosaïque selon vos critères. Le petit détail qui pique ? Vos interactions gratuites sont limitées. Si vous voulez stalker tous les profils et distribuer des « likes » sans restriction sous le ponton californien, il faudra sortir la carte de crédit. L’amour n’a peut-être pas de prix, mais l’algorithme, si.

    Un retour aux sources pour Huntington ?

    Ceux qui connaissent l’histoire de l’US Open se souviennent des émeutes et de la vibe sulfureuse qui enflammaient le sud du pier de Huntington Beach par le passé. L’événement s’est considérablement assagi ces dernières années pour devenir très « famille ». Avec ce partenariat insolite, la directrice des revenus de la WSL, Nicole Metzger, espère ouvertement « faciliter de nouvelles connexions » réelles entre les fans. Une façon moderne et encadrée de raviver la flamme sur le sable.

    Quand on regarde le nombre de power couples historiques du surf pro (Tatiana Weston-Webb et Jesse Mendes, Jack Freestone et Alana Blanchard, Ethan Ewing et Sawyer Lindblad…), on se dit que l’océan reste un sacré aphrodisiaque. Reste à voir si, du 25 juillet au 2 août prochain, la magie opérera aussi sur smartphone.

  • CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.

    Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques

    Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.

    Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.

    L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.

  • Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    J’ai vu la série et honnêtement, le braquage est total, mais tellement mérité. Dans un spot verrouillé par des bombes massives d’un bon 3 mètres, Marco Mignot s’est offert le scalp du champion du monde Yago Dora au terme d’un duel d’une rare violence physique.

    Le Français a immédiatement planté le décor en scorant un 6,67 après une prise de risque monstrueuse sur sa dernière manœuvre. Dos au mur dans ces conditions musclées, le Brésilien a poussé ses dérives à la limite, mais ses espoirs se sont fracassés sur ses fins de vagues. C’est finalement à la dernière minute, sur un ride ultra-engagé noté 6,17, que Marco arrache la victoire pour un minuscule 0,01 point. Les Brésiliens vont hurler au vol, mais le patron, c’est Marco.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Le Championship Tour (CT) de la World Surf League s’installe au Salvador pour la cinquième étape de la saison. Alors qu’une houle massive et prometteuse est attendue sur le célèbre pointbreak en droite de Punta Roca, l’ambiance est électrique. Entre la course au titre mondial qui s’intensifie et les rebondissements de dernière minute dans les tableaux, cette édition 2026 s’annonce mémorable.

    Le cas Italo Ferreira : Huit points de suture et un tableau sous clé

    Actuel numéro 1 mondial après son récent triomphe en Nouvelle-Zélande, le Brésilien Italo Ferreira est au centre de toutes les interrogations. Blessé au genou par la dérive d’un surfeur amateur lors des entraînements, le champion olympique a dû recevoir huit points de suture (ou 10 points les récits varient). Selon les dernières informations en provenance du Salvador, le surfeur compte tout de même tenter de s’aligner sur sa série du premier tour, donc au round 2.

    Cette incertitude physique pourrait redistribuer les cartes de manière spectaculaire. Le règlement de la WSL stipule que si un athlète déclare forfait après le Round 1, aucun remplaçant n’est intégré : son adversaire direct au tour suivant accède directement au Round 3 par « walkover » (forfait). Ce scénario est suivi de très près par le Marocain Ramzi Boukhiam. Aligné dans le Heat 1 du premier tour, Boukhiam pourrait voir son horizon s’éclaircir considérablement vers le Round 3 s’il passe son premier obstacle et que le physique de Ferreira cède.

    Round 2 : Un tirage contrasté pour le clan français

    Les phases de repêchage du Round 2 proposent des trajectoires radicalement opposées pour les compétiteurs tricolores. Marco Mignot bénéficie d’une opportunité en or dans le Heat 5 avec un tirage abordable qui lui laisse de sérieuses chances de qualification pour les phases finales.

    La situation s’avère en revanche bien plus périlleuse pour le champion olympique Kauli Vaast. Le Tahitien se retrouve propulsé face à Filipe Toledo, un adversaire redoutable et particulièrement à l’aise sur les murs sculptés du Salvador. Vaast devra signer un coup d’éclat pour sortir le double champion du monde brésilien de la compétition. Chez les femmes, la tenante du titre Gabriela Bryan défendra son maillot jaune de leader face à une opposition féroce menée par Stephanie Gilmore et Caroline Marks, tandis que les Françaises Vahine Fierro et Tya Zebrowski feront face à de gros morceaux dès leur entrée en lice.

    Le tableau complet des séries (Round 1)

    Séries Hommes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) vs Matthew McGillivray (RSA)
    • HEAT 2 : Luke Thompson (RSA) vs Melvin Ayala (SLV)
    • HEAT 3 : Eli Hanneman (HAW) vs Bryan Perez (SLV)
    • HEAT 4 : Seth Moniz (HAW) vs Oscar Berry (AUS)

    Séries Femmes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Vahine Fierro (FRA) vs Sally Fitzgibbons (AUS)
    • HEAT 2 : Erin Brooks (CAN) vs Yolanda Hopkins (POR)
    • HEAT 3 : Nadia Erostarbe (ESP) vs Francisca Veselko (POR)
    • HEAT 4 : Tyler Wright (AUS) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • HEAT 5 : Stephanie Gilmore (AUS) vs Anat Lelior (ISR)
    • HEAT 6 : Isabella Nichols (AUS) vs Bella Kenworthy (USA)
    • HEAT 7 : Alyssa Spencer (USA) vs Brisa Hennessy (CRC)
    • HEAT 8 : Caroline Marks (USA) vs Kirra Pinkerton (USA)

    Affiches marquantes à suivre au Round 2 (Hommes) :

    • HEAT 5 : Marco Mignot (FRA) [Tirage favorable]
    • Série à élimination directe : Kauli Vaast (FRA) vs Filipe Toledo (BRA)
  • Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Coup de tonnerre à quelques heures du lancement du Surf City El Salvador Pro. Le champion olympique et actuel leader du circuit mondial de la WSL, Italo Ferreira, a été victime d’un accident inattendu lors d’une session de free surf sur le spot d’El Sunzal.

    Selon plusieurs témoins sur place, le Brésilien partageait une session tranquille tout en donnant des conseils à sa compagne lorsqu’un longboardeur débutant l’a percuté de plein fouet. La trajectoire mal maîtrisée de l’amateur a causé une coupure profonde au niveau du genou de la jambe avant du champion.

    Évacué rapidement vers la ville côtière d’El Tunco, Italo Ferreira a dû recevoir plus de dix points de suture. Bien que la WSL confirme qu’il soit actuellement sous traitement, sans douleur aiguë et suivi de près par le staff médical, le doute plane sur sa participation. Positionné dans la série 9 du round 2, le Brésilien dispose d’environ deux jours de repos avant de devoir ramer sur les puissantes droites de Punta Roca. Sa décision finale dépendra uniquement du feu vert médical.

  • Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Patrick Florès, l’ancien coach des Bleus, a lâché un post acerbe sur les réseaux : « Les juges WSL ne changeront jamais ». Et il n’est pas le seul à s’étrangler devant le résultat de la série opposant Kauli Vaast à Jack Robinson sur la mythique gauche néo-zélandaise.

    J’ai passé au crible ce heat. Au-delà de la frustration légitime des supporters, l’analyse technique du line-up met en lumière un traitement pour le moins douteux.

    Le piège de Raglan : une opposition de styles

    Nous étions exactement dans la configuration annoncée : de très petites conditions qui transforment le point break en véritable concours de rollers. Sur cette gauche au profil spécifique, les deux surfeurs exploitaient des armes différentes :

    • L’option backside pour Robinson : L’Australien (regular) pouvait taper verticalement directement dans la poche, la section la plus critique. C’est un paramètre que les juges survalorisent quasi-systématiquement.
    • L’option frontside pour Vaast : Face à la lèvre, le goofy a su apporter une vraie variation dans ses turns, en maximisant le potentiel d’une vague manquant cruellement d’épaule.

    La bombe de Kauli, récompensée d’un 9 ? Une évidence. C’est la vague la plus longue, la mieux surfée avec de la variété en bonus, la meilleure vague de la série sans aucun doute.

    Le poids du « rookie tax » ou « local tax »

    La polémique se cache en réalité dans les autres scores de la série. Des dizièmes de point par ici, d’autres par là :

    • Le back-up de Kauli est sévèrement sous-évalué.
    • La dernière tentative de Jack bénéficie d’une notation extrêmement généreuse.

    À l’arrivée, seuls 0,27 point séparent les deux hommes. Cet écart artificiel ressemble au fameux « rookie tax », ce bonus tacite accordé aux vétérans du CT avant même le coup de corne. Le meilleur score de Jack est noté uniquement de 0,83 pt de moins que Kauli

    Le coup de grâce vient de la tour des juges. Avec quatre surfeurs français sur le WCT, nous n’avons aucun juge tricolore. Face à Kauli ce jour-là ? Un panel comptant trois Australiens prêts à évaluer leur compatriote. Je ne comprends pas pourquoi il y a un juge basque/espagnol, alors qu’il n’y a qu’une surfeuse sur le CT, et zéro juge français…..Tous ces détails participent aux doutes. Mais, au final, comme au rugby, il faut savoir respecter la décision des juges, même si c’est parfois difficile…

  • La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    Il y a quelques décennies, j’ai eu l’occasion de ramer au pic à Raglan. Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’en garde pas un souvenir impérissable (à l’inverse de ma femme). Je me rappelle surtout d’une session à la mauvaise marée, avec une houle un peu molle et des sections rapides tout bonnement impossibles à passer. Alors, quand la WSL a annoncé que le Championship Tour posait ses valises sur ce mythique point break gauche néo-zélandais, j’avoue avoir tiqué. Est-ce vraiment un spot de classe mondiale capable d’accueillir l’élite, ou un simple mirage marketing pour les réseaux sociaux ?

    Un événement historique bouclé en un temps record

    Pourtant, sur l’île, l’excitation est palpable. Sous la houlette de Ben Kennings, l’incontournable directeur de Surfing New Zealand, ce projet colossal a été bouclé en à peine cinq mois. Un véritable tour de force logistique et financier qui coûte entre 3 et 4 millions de dollars.

    C’est le gouvernement néo-zélandais qui a majoritairement mis la main au portefeuille, voyant là une opportunité en or de stimuler le tourisme international. Selon Kennings, cet événement éclipse de loin tout ce que le pays a connu, des anciens CT féminins jusqu’aux fameux mondiaux ISA juniors marqués par le ride parfait de Gabriel Medina il y a quelques années. Le plus gros défi ? Sécuriser les accès et gérer le plan de circulation dans une zone aussi restreinte que la petite ville de Raglan, qui s’apprête à être prise d’assaut par les fans.

    Le test de vérité : loin des clips parfaits d’Instagram

    Mais les millions ne suffisent pas à sculpter une houle parfaite. On a tous vu ces vidéos incroyables où la gauche déroule à l’infini. La réalité quotidienne est souvent beaucoup moins flatteuse. Connor O’Leary est d’ailleurs récemment parti en reconnaissance sur le spot. Les images brutes de ses sessions d’entraînement confirment mes vieilles impressions.

    Loin des jours épiques, on le voit lutter pour trouver son rythme sur une vague capricieuse. Il alterne entre des sections molles hachées par le vent et quelques murs plus tendus lui permettant de lâcher ses puissants carves sur le rail. Quelques rares visions dans le tube apparaissent, mais elles se méritent.

    La vraie question est désormais de savoir quel visage Raglan choisira de montrer le jour J. L’océan décidera si ce pari à plusieurs millions est un coup de génie ou un flop magistral.

  • Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Depuis quelques jours, Des rumeurs persistantes ont fait leur apparition dans les médias spécialisés en Australie ou aux USA. Les indices s’accumulent : la World Surf League (WSL) ne se contente plus de chercher son second souffle, elle cherche un nouveau propriétaire.

    J’ai analysé les récents mouvements de la ligue, de la vente discrète du Surf Ranch aux documents fuités vers les investisseurs. Si vous pensiez que le surf resterait cette petite niche « cool » et gratuite sur YouTube, préparez-vous à un réveil brutal.

    La vente « fantôme » du Surf Ranch : le premier domino

    C’est l’information qui a mis le feu aux poudres le 7 mai 2026. Sans aucun communiqué officiel, on a appris que la WSL n’est plus propriétaire de la piscine à vagues de Kelly Slater à Lemoore. Le temple de la perfection artificielle appartient désormais à Global Mutual Properties, un fonds immobilier basé à Los Angeles.

    Pourquoi est-ce un signal d’alarme ?

    • L’indépendance opérationnelle : La WSL et la Kelly Slater Wave Co. opéraient séparément depuis un an déjà.
    • Le « cash-out » : Se débarrasser d’un actif aussi coûteux en entretien est souvent la première étape avant de polir le bilan financier pour une vente globale.
    • L’échec du modèle : Après avoir tenté de dupliquer le Ranch au Texas ou en Floride sans succès, la ligue semble admettre que son avenir n’est pas dans la gestion immobilière, mais dans le contenu.

    Le « Raine Group » entre en scène : le surf à la sauce UFC

    Si le nom de Raine Group ne vous dit rien, sachez qu’ils sont les architectes des ventes de Manchester United et de l’UFC. Le fait que la WSL leur ait confié un mandat de vente ou de recherche d’investisseurs massifs prouve que Dirk Ziff, le propriétaire milliardaire, est prêt à passer la main.

    Après des années de philanthropie (on parle de centaines de millions de dollars injectés à perte), le business reprend ses droits. La WSL affiche fièrement 80 millions de spectateurs annuels et une croissance de 30 % sur le digital. C’est le moment idéal pour vendre une « marque » en pleine ascension, du moins sur le papier.

    Le chiffre à retenir : 77 % des abonnés Instagram de la WSL ne suivent aucune autre ligue sportive majeure. Une donnée qui fait saliver les annonceurs en quête d’une audience captive et exclusive.

    Le scénario « Netflix » : la fin du surf gratuit ?

    C’est là que le bât blesse pour nous, les fans. Si un géant comme Netflix, Disney ou Amazon rachète la ligue, le modèle actuel du « tout gratuit sur YouTube » va s’évaporer.

    Comme pour la Formule 1 avec Drive to Survive, l’objectif sera de transformer le surf en un produit de divertissement pur. Mais contrairement à la F1, le surf souffre d’un problème structurel : c’est techniquement complexe et parfois mortellement ennuyeux à regarder pour un néophyte.

    Attendre 15 minutes qu’une série rentre alors que deux surfeurs se battent pour la priorité, c’est passionnant pour un puriste, mais c’est un suicide d’audience pour un utilisateur de streaming lambda. Pour « vendre » le surf au grand public, les nouveaux propriétaires pourraient être tentés de dénaturer le format :

    1. Plus de piscines à vagues (pour le contrôle du temps et de l’image).
    2. Des formats ultra-courts (adieu les heats de 35 minutes).
    3. Un accès payant systématique.

    Pourquoi le surf restera (probablement) une niche

    On rêve tous de voir le surf exploser comme la F1 (enfin pas moi). Mais la F1 est simple : le premier qui passe la ligne gagne. En surf, le meilleur surfeur du monde peut perdre parce que l’océan n’a pas voulu lui envoyer de vagues. C’est cette part d’aléatoire qui fait la beauté de notre sport, mais c’est aussi ce qui empêche une monétisation industrielle.

    Alors, la WSL est-elle à vendre ? Oui, sans aucun doute. Est-ce que cela va améliorer notre expérience de visionnage ? Rien n’est moins sûr. On risque de voir débarquer une armée de « noobs » attirés par le lifestyle, tandis que nous devrons sortir la carte bleue pour voir nos athlètes préférés ramer dans le line-up.

    Le surf pro vit ses derniers instants d’innocence. Profitez bien de la prochaine étape, car on ne sait ce que pourrait nous coûter de visionner les prochaines compétitions de surf.

  • Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Le rideau est tombé sur le Morocco Mall Junior Pro Casablanca dans des conditions de surf optimales. Sur le spot d’Ain Diab, des vagues de 1,50 m et un vent offshore soutenu ont permis aux meilleurs espoirs européens et africains de s’exprimer. Si l’Espagnole Sol Borelli a décroché son premier titre et que le Britannique Lukas Skinner a marqué les esprits avec un 10 parfait en finale, les performances françaises méritent une analyse nuancée, loin des conclusions hâtives.

    Résultats des finales :

    • Femmes : 1. Sol Borelli (ESP), 2. Carla Morera De La Vall (ESP), 3. Ibone Gomez (ESP), 4. Lily Hirigoyen (FRA).
    • Hommes : 1. Lukas Skinner (GBR), 2. Joshua Karbus (IRL), 3. Hans Odriozola (DEU), 4. Alai Rodriguez Albeniz (FRA).

    Des finalistes tricolores prometteurs

    Contrairement aux idées reçues, le drapeau français était bien représenté lors de l’ultime journée. Chez les hommes, le jeune Alai Rodriguez Albeniz s’est hissé jusqu’en finale, terminant à une encourageante quatrième place. Chez les femmes, Lily Hirigoyen, seulement 16 ans, a imité son compatriote en décrochant également la quatrième place d’une finale très disputée.

    Ces résultats, bien que dépourvus de victoire, témoignent de la vitalité d’une nouvelle garde qui commence à peine son apprentissage sur le circuit. Parler de déclin serait prématuré ; il s’agit plutôt d’un renouvellement des cadres dans un contexte européen de plus en plus concurrentiel.

    Une hiérarchie européenne bousculée

    Il est indéniable que l’époque où les surfeurs français survolaient systématiquement les podiums Pro Junior semble s’estomper. La montée en puissance de nations comme la Grande-Bretagne, l’Irlande ou l’Espagne redistribue les cartes. Ce constat s’était déjà dessiné lors de la dernière saison WQS européenne, où le premier Français ne pointait qu’à la 7ème place du classement général.

    Toutefois, ce manque de domination immédiate chez les garçons doit être relativisé. Le surf français traverse un cycle de transition où les nouveaux visages doivent encore gagner en maturité physique et stratégique pour s’imposer face à des profils comme Skinner.

    L’arbre qui cache la forêt

    L’analyse serait incomplète sans mentionner les talents précoces qui brûlent les étapes. Si le circuit Junior paraît moins « bleu » qu’auparavant, c’est aussi parce que les meilleures pépites tricolores évoluent déjà à l’échelon supérieur. Tya Zebrowski, à seulement 15 ans, fait déjà partie du tour mondial et surclasserait sans difficulté le circuit junior si elle y participait. Le potentiel de la Tahitienne Kiara Goold suit une trajectoire similaire, confirmant que le réservoir de talent est loin d’être à sec.

    En conclusion, le bilan de Casablanca n’appelle pas à l’inquiétude mais à la lucidité. Entre une élite féminine déjà projetée vers les sommets mondiaux et une nouvelle génération masculine en plein rodage, le surf français apprend à composer avec une concurrence accrue. Laissons à ces jeunes le temps de faire leurs preuves.

  • L’incroyable fiasco de Jacob Szekely : embauché puis viré par la WSL en une semaine

    L’incroyable fiasco de Jacob Szekely : embauché puis viré par la WSL en une semaine

    La World Surf League pensait faire un joli coup de communication en embauchant Jacob « Zeke » Szekely pour couvrir le Bonsoy Gold Coast Pro. L’idée de départ semblait bonne : ramener un vent de fraîcheur et un esprit décalé dans les coulisses, un peu comme le faisait Paul Fisher avec son micro atypique à la grande époque.

    Mais l’expérience a tourné court. Très court.

    Doté d’un pass VIP et payé par l’organisation, Zeke a eu carte blanche pour interroger tout le monde, des locaux australiens jusqu’aux stars du CT comme Kelly Slater, Italo Ferreira ou Griffin Colapinto. Le problème, c’est que ses questions n’avaient rien à voir avec les dérives ou la taille de la houle. Devant la caméra, il a préféré demander aux pros leur body count (nombre de conquêtes) ou s’ils préféraient Sydney Sweeney à Megan Fox.

    Forcément, le décalage frontal entre le lissage institutionnel de la WSL et l’humour brut du surfeur a fait des étincelles. Jugeant le contenu totalement inapproprié, la direction de la ligue a paniqué. Ils ont menacé de lui retirer son accréditation presse, annulé la collaboration sur-le-champ et exigé la suppression immédiate de son montage sur Instagram.

    Résultat des courses ? Zeke a été remercié en moins d’une semaine, mais il a évidemment tout balancé sur sa chaîne YouTube. « Je veux juste montrer à quel point ces gars sont drôles et cools en vrai », a-t-il expliqué. Un pari réussi pour l’audience, mais un cauchemar RP pour la WSL. Au pire, il lui reste toujours le Stab High… et son compte OnlyFans pour rebondir.

  • Coup de théâtre à Snapper Rocks : un requin interrompt le duel Fierro-Simmers

    Coup de théâtre à Snapper Rocks : un requin interrompt le duel Fierro-Simmers

    L’alerte a été donnée instantanément. Un requin a été identifié à moins de 500 mètres de la zone de compétition, déclenchant le protocole de sécurité strict de la WSL. Renato Hickel, vice-président du circuit, a été clair : aucune prise de risque.

    La série a été mise en pause, puis officiellement reportée au lendemain. Le suspense reste donc entier pour Vahine Fierro, qui devra soit reprendre là où elle s’était arrêtée, soit recommencer la série selon les conditions de demain matin.

    Une pluie de scores d’excellence

    Avant ce chaos final, une bonne journée avait débuté. Snapper Rocks a délivré des lignes parfaites de 1m50, permettant aux surfeurs de signer 11 scores dans la zone « excellente ».

    Les favoris en démonstration

    Pendant que les Australiens comme Jack Robinson et Ethan Ewing retrouvaient leur rythme à domicile, le Brésil a rappelé qui tenait les rênes. Filipe Toledo a survolé la journée avec un total stratosphérique de 18.00 points, incluant un 9.50, la meilleure note du contest. Il retrouvera son compatriote Gabriel Medina au prochain tour pour un choc de titans.


    Résultats du Round 2 (Hommes)

    VainqueurScoreÉliminéScore
    Marco Mignot (FRA)13.40Barron Mamiya (HAW)13.17
    Kauli Vaast (FRA)15.16Jordy Smith (RSA)13.40
    Ethan Ewing (AUS)15.50Rio Waida (INA)13.44
    Gabriel Medina (BRA)15.56Morgan Cibilic (AUS)10.17
    Filipe Toledo (BRA)18.00Cole Houshmand (USA)14.87

    Résultats partiels du Round 2 (Femmes)

    • Heat 1 : Gabriela Bryan (HAW) 16.66 bat Sally Fitzgibbons (AUS) 13.60
    • Heat 2 : Nadia Erostarbe (ESP) 14.67 bat Caroline Marks (USA) 13.93
    • Heat 3 (En cours) : Caitlin Simmers (USA) vs Vahine Fierro (FRA) – Suspendu (requin)
  • Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Le surf est-il devenu un sport de « flops » et de frustrations ? Pour cette première étape du Championship Tour 2026 à Bells Beach, on attendait du grand spectacle sur les vagues mythiques de Victoria. On a eu le droit à deux polémiques, pas plus : une dose massive de drama, des juges sous le feu des critiques avec deux polémiques, les deux seules choses à retenir, car côté surf, les vagues étaient nuls comme trop souvent à Bells Beach.

    1. Le « suicide » tactique de Jack Robinson (et le show de Sammy Pupo)

    C’est le premier gros séisme de la saison. Jack Robinson, l’un des favoris au titre, a quitté la compétition par la petite porte suite à une pénalité d’interférence. Sur le papier, la règle est simple.

    Alors qu’il restait 9 minutes et que Samuel Pupo tenait la priorité, Robinson a tenté un coup de poker : partir sur une vague pour forcer le Brésilien à l’utiliser ou pour améliorer son propre score. Résultat ? Une perte de contrôle au lip et une planche qui frôle Pupo. La sanction est tombée : interférence de priorité.

    Pour être honnête avec vous, c’est un cas d’école. D’un côté, Sammy Pupo en a rajouté des tonnes, jouant l’obstruction comme un attaquant de surface cherche le penalty. De l’autre, Jack a joué avec le feu et s’est brûlé. Même le « King » Kelly Slater y est allé de son petit commentaire assassin en soulignant que, de toute façon, Pupo « fumait » Robinson sur le plan du surf pur. Le verdict est amer, mais Robinson ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il a joué avec le feu et il a perdu.

    2. L’air « impossible » d’Italo Ferreira : Miracle ou mirage ?

    Si vous n’avez pas vu le replay de la série entre Italo Ferreira et Gabriel Medina, préparez-vous à hausser les sourcils. Italo nous a gratifié d’une manœuvre qui défie les lois de la physique : un air backside complet où ses pieds quittent totalement la planche en plein vol, avant qu’il ne retombe « par magie » dessus dans le bouillon.

    Le score ? Un 7.83. Pour les fans du champion olympique, c’est un vol pur et simple. Pour moi ? C’est la juste application du règlement.

    • Le critère de maîtrise : Le surf de compétition récompense la radicalité, certes, mais surtout le contrôle.
    • La comparaison avec Medina : En face, Gabriel Medina, de retour après sa blessure de 2025, a été clinique. Des rotations complètes, propres, engagées et surtout maîtrisées du début à la fin.

    Italo a réalisé un exploit de funambule, mais peut-on vraiment noter au sommet une manœuvre où le surfeur ne touche plus sa planche pendant la moitié du air ? Les juges ont tranché pour la technique plutôt que pour le spectaculaire désordonné.

    Le surf de jugement : Un éternel débat

    Ces deux polémiques nous rappellent une vérité fondamentale : le surf pro n’est pas une science exacte. C’est une affaire d’affinités, de lecture et parfois de « acting ». Que l’on soit pro-style ou pro-performance pure, il y a toujours débat dans le sport moderne….

    Et vous, vous auriez mis combien pour l’air d’Italo ?

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Journée noire pour les surfeuses françaises

    Le mythique « Bowl » de Bells Beach a montré son visage le plus capricieux pour le lancement de la saison féminine 2026 du Championship Tour (CT). Dans un swell désordonné de 1m50 à 2 mètres, marqué par des conditions de marée changeantes, le clan tricolore a malheureusement bu la tasse. Entre retours triomphaux et éliminations prématurées, cette deuxième journée de compétition restera gravée comme celle des paradoxes.

    Fin de parcours cruelle pour Vahine Fierro et Tya Zebrowski

    L’attente était immense, mais la déception est à la hauteur des espoirs placés en nos surfeuses françaises. Pour ses grands débuts sur le circuit d’élite, la jeune prodige de 15 ans Tya Zebrowski a dû s’incliner face à une Alyssa Spencer en état de grâce. En regardant la série, on avait l’impression que la française maitrisait le duel, mais dans les trois dernières minutes, l’Américaine a chopé une bombe, quelle a bien surfé avec un score fatal d 8.33.

    Le scénario est encore plus amer pour Vahine Fierro. Dans un duel ultra-serré face à l’Israélienne Anat Lelior, la surfeuse de Teahupo’o a manqué de réussite sur ses derniers choix de vagues. Anat Lelior l’emporte d’un cheveu (13.83 contre 13.50). Avec ces deux sorties de route dès le Round 1, la France perd ses deux meilleures chances de trophée à Victoria.

    Carissa Moore rayonne, Stephanie Gilmore chute

    C’était l’autre grand événement de la journée : le retour à la compétition des « Reines du surf ». Deux ans après s’être retirée pour devenir maman, la quintuple championne du monde Carissa Moore a prouvé qu’elle n’avait rien perdu de son « rail-to-rail » légendaire. Très sereine, elle s’impose face à Sawyer Lindblad et affiche ses ambitions pour une quatrième cloche à Bells.

    « Je n’arrivais même pas à marcher jusqu’à ma boîte aux lettres après l’accouchement il y a un an. Aujourd’hui, remettre un lycra et voir ma fille sur la plage, c’est ma plus belle victoire », a confié l’Hawaïenne avec émotion.

    À l’inverse, le conte de fées a tourné court pour Stephanie Gilmore. La « GOAT » australienne, en quête d’un cinquième titre ici, a paru manquer de rythme face à la Brésilienne Luana Silva. Un coup dur pour le public local qui espérait voir son icône aller loin.

    Séisme chez les hommes : le tenant du titre Ethan Ewing éliminé

    Le tableau masculin n’a pas été épargné par les surprises lors du Round 2. Le favori local et tenant du titre, Ethan Ewing, a été victime d’un véritable hold-up signé George Pittar. Dans un remake de leur duel de 2024, le jeune Australien a pris sa revanche en exploitant parfaitement une longue section ouverte pour décrocher un 7.67 salvateur, laissant Ewing sur le carreau.

    Les résultats notables du Round 1 (Femmes) :

    • Heat 2 : Alyssa Spencer (USA) 13.76 bat Tya Zebrowski (FRA) 12.16
    • Heat 5 : Anat Lelior (ISR) 13.83 bat Vahine Fierro (FRA) 13.50
    • Heat 6 : Carissa Moore (HAW) 11.50 bat Sawyer Lindblad (USA) 8.00
    • Heat 7 : Luana Silva (BRA) 11.83 bat Stephanie Gilmore (AUS) 6.10

    La suite de la compétition s’annonce électrique, avec des Français qui devront impérativement relever la tête dans les séries masculines restantes. Marco Mignot et Kauli Vaast sont attendus au tournant dès demain pour sauver l’honneur du surf tricolore.

    Prochain call : Demain, 5 avril, à 6h45 (heure locale).

  • WCT 2026 : Pourquoi le Rip Curl Pro Bells Beach sera historique cette année

    WCT 2026 : Pourquoi le Rip Curl Pro Bells Beach sera historique cette année

    C’est le rendez-vous que tous les passionnés de surf attendaient. Ce soir, la cloche la plus célèbre du surf mondial s’apprête à résonner pour le lancement du Rip Curl Pro Bells Beach 2026 et de la saison de WCT. Pour cette 50ème édition du circuit professionnel, la World Surf League (WSL) frappe fort avec un plateau de stars rarement vu, mêlant jeunes loups affamés et icônes de la discipline de retour aux affaires.

    Le retour des « Queens » et du « King » brésilien

    L’attraction majeure de cette première étape est sans conteste le retour à la compétition de deux légendes : Stephanie Gilmore (8 titres mondiaux) et Carissa Moore (5 titres). Après une pause prolongée, les deux championnes reviennent avec un regard neuf. Moore, désormais maman, et Gilmore, revigorée, devront faire face à la nouvelle garde menée par la tenante du titre mondial, l’Australienne Molly Picklum, qui rêve de faire sonner la cloche à domicile.

    Chez les hommes, tous les regards sont braqués sur Gabriel Medina. Absent en 2025 pour blessure, le triple champion du monde revient avec le lycra numéro 1 et un nouveau coach de renom : Adriano de Souza. Face à lui, le champion en titre Yago Dora et l’Australien Jack Robinson, opéré du genou durant l’intersaison, comptent bien gâcher le retour du « King ».

    Prévisions météo : Un démarrage en fanfare

    Côté conditions, les nouvelles sont excellentes. Selon les dernières prévisions de Craig Brokensha, un premier swell solide devrait offrir des vagues d’environ de 80 cm à 1,2 m dès le premier jour, des conditions pas folles mais suffisantes pour lancer la compétition. Le vent de secteur nord-nord-ouest garantit des faces propres et lisses sur le spot de Bells, voire un repli sur Winki Pop si la marée haute de la mi-journée l’exige.

    Si les journées de jeudi et vendredi s’annoncent plus calmes, une nouvelle rentrée de houle est attendue pour le week-end de Pâques.

    Premier Call : Rendez-vous cette nuit !

    Pour ne rien rater du spectacle, il faudra veiller (ou se lever très tôt). Le premier call officiel est prévu à 7h45 AEDT, ce qui correspond à 22h45 ce soir, mardi 31 mars, heure de Paris. Un lancement de la compétition est fortement envisageable dès 23h00.

    Les Français en lice

    La délégation française sera particulièrement scrutée. Vahine Fierro, très attendue après ses performances à Tahiti, affrontera Anat Lelior au premier tour. La jeune prodige Tya Zebrowski aura fort à faire face à l’Américaine Alyssa Spencer. Chez les hommes, Marco Mignot affrontera Crosby Colapinto, alors que le rookie Kauli Vaast sera opposé à l’italien Leonardo Fioraventi.

    Pour rappel, le vainqueur du classement général sur les trois étapes australiennes (Bells, Margaret River et Gold Coast) repartira cette année avec un GWM Tank 300. Les enjeux sont posés !

  • Carnage au Pro Taghazout : Le Top 10 français prend la porte, les calculs s’annoncent sombres

    Carnage au Pro Taghazout : Le Top 10 français prend la porte, les calculs s’annoncent sombres

    C’est un vendredi noir pour nos tricolores hommes sur la plage d’Anza. Alors que le Pro Taghazout Bay 2026, l’épreuve la plus importante de la saison (QS 4,000), devait servir de tremplin vers les Challenger Series, elle s’est transformée en véritable cimetière pour les ambitions françaises. Dans des conditions onshore piégeuses de 80 cm à 1 mètre, le Round of 32 masculin a vu tomber les têtes de série les unes après les autres.

    L’hécatombe des cadres tricolores

    Le constat est glacial : alors que les points distribués ici sont cruciaux pour l’accession à l’élite mondiale, tout le contingent français présent dans le Top 10 européen a été balayé. Tiago Carrique, actuel numéro 2 continental, a subi un coup d’arrêt brutal, éliminé par le Portugais Frederico Morais et le basque Keoni Lasa.

    Il n’est malheureusement pas le seul. Nicolas Paulet, Noa Dupouy et Andy Criere quittent également la compétition prématurément. Sur les dix premiers du classement général avant cette étape, seuls deux rescapés pointent encore le bout de leur nez en 8èmes de finale : Guilherme Ribeiro et l’Espagnol Sean Gunning. Pour le reste de la délégation bleue, il va falloir sortir les calculatrices, et le résultat risque de piquer. La qualification pour les Challenger Series ne tient désormais plus qu’à un fil et dépendra des faux pas de leurs concurrents directs.

    Sean Gunning et Frederico Morais font le show

    Si les Français ont souffert, d’autres ont trouvé la clé du spot d’Anza. Sean Gunning a électrisé la foule en sortant un énorme « grab-rail air » noté 8.00 pour s’extirper d’une situation critique. De son côté, l’ancien pensionnaire du CT, Frederico Morais, a fait parler la puissance avec un enchaînement de trois turns massifs récompensés par un 8.33.

    Alys Barton survole les débats chez les femmes

    Chez les dames, la sensation du jour s’appelle Alys Barton. La Galloise a donné une véritable leçon de surf backside. Sur une vague qui semblait anodine au départ, elle a déclenché trois rollers critiques dans la « pocket » pour décrocher un 9.33, soit la meilleure note de toute la compétition jusqu’à présent.

    Côté Françaises, tout n’est pas noir : Nahia Milhau, Maëlys Jouault et Naïa Monte sauvent l’honneur et se qualifient pour les quarts de finale, rejoignant les redoutables Basques Janire Gonzalez Etxabarri et Ariane Ochoa.

    Le prochain call est fixé à samedi, 7h30 locales. Les phases finales s’annoncent sous haute tension.

  • Enfin du surf au Maroc : La compétition redémarre à Taghazout !

    Enfin du surf au Maroc : La compétition redémarre à Taghazout !

    Après trois jours de « lay days » à scruter l’horizon, l’attente est terminée. Les conditions sur le spot d’Anza se sont enfin réveillées ce vendredi 27 mars, permettant à la direction de course du QS 4,000 Pro Taghazout Bay de lancer les hostilités dès 8h15.

    L’enjeu est colossal : les surfeurs européens et africains chassent les derniers points précieux pour la qualification aux Challenger Series. Dans l’eau, le spectacle s’annonce bouillant avec une forte délégation française prête à en découdre. Noa Dupouy ouvre le bal dès le premier heat, tandis que Justin Becret devra batailler dans une série relevée face au leader du classement, le Portugais Guilherme Ribeiro. Chez les femmes, les regards seront tournés vers Lilou Rumiel et Nahia Milhau.

    Tableaux Complets des Séries – Vendredi 27 Mars

    Round of 32 – Hommes (Men)

    SérieAthlètes en lice
    HEAT 1Adin Masencamp (RSA), Noa Dupouy (FRA), Markel Vizcarguenaga (EUK), Ido Hagag (WRL)
    HEAT 2Luis Diaz (CNY), Slade Prestwich (RSA), Daniel Emslie (RSA), Charly Quivront (FRA)
    HEAT 3Justin Becret (FRA), Hans Odriozola (DEU), Francisco Ordonhas (POR), Guilherme Ribeiro (POR)
    HEAT 4Luke Van Wyk (RSA), Adur Amatriain (EUK), Andy Criere (ESP), Leo Paul Etienne (FRA)
    HEAT 5Conor Donegan Dos Santos (ESP), Beyrick De Vries (NLD), Martim Nunes (POR), Jacobo Trigo (ESP)
    HEAT 6Connor Slijpen (RSA), Lukas Skinner (GBR), Yago Dominguez (EUK), Sean Gunning (ESP)
    HEAT 7Keoni Lasa (EUK), Nicolas Paulet (FRA), Frederico Morais (POR), Tiago Carrique (FRA)
    HEAT 8Tomas Fernandes (POR), Nestor Garcia (ESP), Noe Ledee (FRA), Afonso Antunes (POR)

    Round of 16 – Femmes (Women)

    SérieAthlètes en lice
    HEAT 1Lilou Rumiel (FRA), Lauren Sandland (GBR), Janina Zeitler (DEU), Nahia Milhau (FRA)
    HEAT 2Alys Barton (GBR), Jessie Van Niekerk (RSA), Maria Salgado (POR), Lilias Tebbai (MAR)
    HEAT 3Tiara Van Der Huls (NLD), Sarah Leiceaga (FRA), Ariane Ochoa (EUK), Janire Gonzalez Etxabarri (EUK)
    HEAT 4Naïa Monte (FRA), Louise Lepront (RSA), Maelys Jouault (FRA), Lucia Machado (CNY)