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Le 28 août 2026, à Capbreton, un surfeur de 57 ans heurtait violemment la digue du Prévent, terminant en arrêt cardio-respiratoire. Plus d’un mois après ce drame qui a marqué la communauté landaise, la victime, désormais en pleine rééducation, a souhaité prendre la parole pour rassurer sur son état de santé et rappeler l’imprévisibilité de l’océan.
Fin août, l’image avait glacé le sang des témoins présents sur la plage. Un surfeur percutait de plein fouet l’épi rocheux séparant le Santocha du Prévent. Récupéré in extremis, son pronostic vital était alors engagé. Un peu plus d’un mois après ce traumatisme, Sébastien a choisi de s’exprimer en nous contactant. Sorti d’affaire, il revient sur ce concours de circonstances tragique et donne des nouvelles encourageantes sur sa convalescence.
Un sauvetage décisif et un lourd bilan médical
La violence du choc frontal contre l’enrochement n’a laissé aucune chance au surfeur, provoquant un scalp complet, une perte de connaissance immédiate, puis un arrêt cardiaque caractéristique d’une noyade de stade 4. C’est la lucidité et l’intervention providentielle d’Isham, un bodyboarder présent sur le spot qui a aperçu un bras dépasser des rochers, qui a permis de déclencher l’alerte.
Sorti de l’eau avec l’aide des secouristes et autres témoins, Sébastien a bénéficié d’un massage cardiaque prodigué par Benji et Amandine, les nageurs-sauveteurs du poste local. « En moins de quatre minutes, ils m’ont permis de revenir à la vie », confie le quinquagénaire, profondément reconnaissant. Évacué vers le centre hospitalier de Bayonne par les pompiers, le bilan clinique est lourd : de multiples fractures aux vertèbres, aux côtes, au sternum et au bassin, accompagnées de 54 points de suture sur le crâne. Plongé dans un coma artificiel pendant cinq jours et intubé durant dix jours, le surfeur a entamé un véritable parcours du combattant. Transféré fin septembre au centre de rééducation, lors de son dernier mail la semaine dernière, il effectuait ses premiers pas.
Quand la houle déjoue toute expérience
Si le drapeau rouge hissé ce vendredi 28 août avait suscité quelques commentaires expéditifs sur l’imprudence supposée du surfeur dans certains médias. Sébastien est loin d’être un novice. Avec quarante années de surf à son actif, dont quatorze passées à affronter les vagues exigeantes des passes de Tahiti, comme l’intimidante gauche de Vairao, l’homme possède une solide lecture de l’océan.
L’accident résulte de circonstances aussi rares que brutales. Alors qu’il surfait une droite et sortait de la vague afin d’éviter la digue, un phénomène de double vague l’a projeté sur la digue sans lui laisser une chance. Vous voyez le phénomène dont je parle, une vague finit par rattraper celle sur laquelle il évoluait (un doublon, il sort de la première sans voir la deuxième juste derrière), le projetant avec fracas contre les blocs de pierre. Un scénario imprévisible, transformant une session de tous les jours en urgence absolue.
L’expérience face aux conditions engagées
Cet événement rappelle crûment que le surf reste un sport brut, soumis aux caprices des éléments. Nous ne reviendrons pas sur cette fausse polémique des drapeaux (les drapeaux c’est pour les baigneurs encore une fois, et en plus il n’était pas rouge au Prévent mais au Santocha).
Malgré la violence de l’impact et la gravité de ses blessures, la passion de Sébastien reste intacte. Il se projette déjà vers l’avenir, avec la ferme volonté de retrouver le line-up en douceur, entouré de ses amis, sur une planche longue et stable. Bon courage Sébastien, on est de tout coeur avec toi…Cet article a pour but de faire de la prévention mais également de rassurer des témoins de la scène qui nous ont contacté pour avoir des nouvelles.


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