Catégorie : surfer

  • Pourquoi la free surfeuse française Maud Le Car débarque sur OnlyFans

    Pourquoi la free surfeuse française Maud Le Car débarque sur OnlyFans

    On s’était posé la question il y a quelques mois : à quand une surfeuse ou un surfeur français sur OnlyFans ? Après de nombreuses signatures à travers le monde: Billy Kemper, Nathan Florence ou Lucia Martino… C’est désormais chose faite. Si le nom de la plateforme fait immédiatement penser à des contenus sulfureux, vous risquez d’être surpris. La free surfeuse tricolore Maud Le Car vient d’annoncer son arrivée sur le réseau, et elle compte bien en casser les codes.

    Un Vlog et un contenu pour les fans

    Oubliez les clichés. Sur son compte, dont l’accès est pour l’instant totalement gratuit, la rideuse ne proposera pas de contenu subversif, mais une immersion brute et sans filtre dans son quotidien d’athlète.

    Dans une récente publication sur Instagram, Maud a dévoilé les coulisses de ce projet atypique. Son objectif ? Vous embarquer avec elle dans ce qu’elle appelle « le vrai voyage derrière les rêves ». Concrètement, ses abonnés auront droit à ses routines d’entraînement, ses expéditions dans les grosses vagues, mais aussi un accès privilégié à son univers de peintre. Elle y partagera également ses engagements pour l’océan, notamment ses actions de terrain avec l’association Save La Mermaid.

    « Je partagerai le travail, les défis, les doutes, les aventures, et tous les petits moments qui accompagnent le fait d’essayer de s’améliorer chaque jour », explique-t-elle à sa communauté. Une façon de reprendre le contrôle de sa ligne éditoriale et de partager sa vie loin des algorithmes capricieux des réseaux traditionnels.

    La Française ne s’aventure d’ailleurs pas en terre inconnue. Elle intègre officiellement la « Team Athlètes » de la plateforme, rejoignant ainsi d’autres grands noms de la discipline qui ont déjà franchi le pas. Des pointures comme Moana Jones Wong (l’incontestable reine de Pipeline), le chargeur hawaïen Billy Kemper ou encore le Brésilien Pedro Scooby utilisent déjà ce canal pour diffuser leurs coulisses.

    Une nouvelle ère pour la création de contenu dans le surf de haut niveau commence.

  • Matahi Drollet lâche le palonnier pour la guitare avec son nouveau single « Hava’e »

    Matahi Drollet lâche le palonnier pour la guitare avec son nouveau single « Hava’e »

    Connu pour repousser les limites dans les vagues de Teahupo’o, le chargeur tahitien Matahi Drollet se lance un nouveau défi. En collaboration avec Mat Bastard, leader de Skip the Use, il vient de tourner fin août le clip de son premier single « Hava’e », véritable déclaration d’amour à la vague qui l’a vu grandir et bande originale de son futur documentaire.

    Une rencontre fortuite transformée en projet musical

    À l’origine, la musique ne devait être qu’un habillage sonore extérieur. Mat Bastard, producteur et co-compositeur du titre, s’était rendu en Polynésie pour travailler sur la bande originale d’un documentaire consacré au surfeur tahitien. L’objectif de ce long-métrage, réalisé par Thomas Bevilacqua : retracer la quête de Matahi Drollet sur les cinq vagues les plus dangereuses de la planète.

    La donne a changé lorsque le leader de Skip the Use a découvert que le chargeur jouait de la guitare dans sa « bamboo house ». Une passion cultivée depuis l’adolescence, jusqu’ici restée dans le cadre privé. Après avoir partagé quelques riffs, le musicien lui propose de composer ensemble. Le projet s’est concrétisé à une vitesse fulgurante, propulsant le jeune Polynésien sur la scène des Francofolies de La Rochelle en juillet dernier, pour une prestation en direct devant plus de 20 000 spectateurs.

    Hava’e : la personnification de la vague tahitienne

    Entièrement chanté en tahitien, le titre Hava’e rend un hommage direct aux racines du sportif. Plus qu’un simple spot de glisse, la vague est ici abordée comme une entité protectrice et formatrice. Matahi Drollet la décrit comme une figure maternelle ou un guide : un élément qui forge le caractère et vers lequel on finit inéluctablement par revenir.

    Ce single fera office de pilier central pour la bande-son du documentaire, dont la sortie en salles est espérée pour mai 2027. Le clip officiel, tourné le 29 août dernier, sera quant à lui dévoilé au public sur les plateformes dès le début de l’année 2027.

    Surfeurs et musiciens : une tradition bien ancrée au line-up

    Si la transition de Matahi Drollet vers les studios d’enregistrement peut surprendre le grand public, elle s’inscrit en réalité dans une longue tradition culturelle. L’océan a toujours influencé les musiciens passionnés de surf, et le passage du line-up à la scène est fréquent.

    La légende Kelly Slater et le stylé Rob Machado ont souvent prouvé que la guitare accompagnait naturellement le quiver lors des tournées mondiales. D’autres ont poussé l’exercice jusqu’à bâtir des carrières internationales colossales, à l’image de Jack Johnson ou de Donavon Frankenreiter, passés maîtres dans l’art de troquer la wax pour les scènes de festivals. Avec Hava’e, Matahi Drollet s’ajoute à cette liste.

  • Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Hécatombe des favorites au Fiji Pro : Hopkins et Hennessy en quarts

    Ce lundi 31 août 2026, les vagues de Cloudbreak (Fidji) ont été le théâtre de surprises majeures lors de la fin du Round 2 féminin du Fiji Pro. La rookie Yolanda Hopkins a notamment éliminé la numéro 1 mondiale Gabriela Bryan, bouleversant la course au titre sur le Championship Tour de la WSL.

    Une journée fatale pour les têtes de série

    Dans des conditions techniques de 1 à 1,5 mètre, l’outsider portugaise Yolanda Hopkins s’est imposée de justesse (10.17 contre 9.93) face à l’Hawaiienne Gabriela Bryan. Cette défaite prématurée de la leader du classement relance totalement la fin de saison.

    « Les conditions étaient changeantes, mais j’ai gardé mon rythme. J’ai vraiment consacré beaucoup de temps à m’entraîner pour ce type d’épreuve avec de gros barrels », a déclaré Hopkins via le communiqué officiel de la WSL.

    Hennessy et Peterson assurent leur place

    Autre coup de tonnerre, la Costaricienne Brisa Hennessy a vaincu la numéro 4 mondiale Molly Picklum, profitant de son expérience locale pour bloquer l’Australienne dans les derniers instants. Par ailleurs, Isabella Nichols et la vétérane américaine Lakey Peterson complètent le tableau des quarts de finale en éliminant respectivement les rookies Nadia Erostarbe et Francisca Veselko.

    Avec l’arrivée d’une nouvelle houle, l’organisation a décrété un jour de repos ce mardi. Le prochain call est fixé au mercredi 2 septembre pour lancer les quarts de finale féminins, dont un duel très attendu entre la Française Vahine Fierro et Erin Brooks.

  • Haakon VIII, le nouveau roi de Norvège qui rêvait du World Tour

    Haakon VIII, le nouveau roi de Norvège qui rêvait du World Tour

    Vendredi dernier, le roi Harald de Norvège s’est éteint à l’âge de 89 ans, laissant le trône à son fils, Haakon VIII. Ce que le grand public ignore, c’est que le nouveau monarque européen est un avide pratiquant de surf qui visait le plus haut niveau mondial.

    Un destin partagé entre la couronne et le CT

    Selon des déclarations récemment relayées par Surfer Magazine, Haakon VIII n’a jamais caché son amour inconditionnel pour les vagues. S’il n’avait pas été le premier dans l’ordre de succession, son plan de carrière était tout tracé : « J’aurais été un surfeur professionnel sur le World Tour. Peut-être même un ancien pro, car j’approche la cinquantaine », avait-il confié avec humour. On confirme que c’est une blague, cf la vidéo en-dessous.

    Le line-up attendra

    L’heure est aujourd’hui au recueillement. Après les 35 années de règne de son père, le nouveau roi troque sa planche de surf pour les plus hautes responsabilités d’État. « Nous sommes en deuil, mais savoir que beaucoup partagent notre peine nous donne de la force », a-t-il déclaré officiellement. Si la World Surf League devra se passer de ses services en compétition, Haakon VIII reste, aux côtés du Prince Harry, l’une des très rares têtes couronnées à fréquenter régulièrement les line-ups froids de l’Europe du Nord.

  • Fiji Pro 2026 : Vahine Fierro fonce en quarts et défend sa place sur le Tour

    Fiji Pro 2026 : Vahine Fierro fonce en quarts et défend sa place sur le Tour

    Ce vendredi 28 août 2026, la Française Vahine Fierro s’est hissée en quarts de finale du Fiji Pro à Cloudbreak. Face à l’Américaine Sawyer Lindblad, la Tahitienne a décroché une victoire déterminante pour espérer conserver sa place sur le Championship Tour (CT) la saison prochaine.

    Un heat décisif dans les tubes de Cloudbreak

    Dans des vagues glassy mais capricieuses d’un mètre à un mètre cinquante, le duel 100 % « goofy-foot » a tourné à l’avantage de la Française. Avec un score combiné de 11,67 contre 10,43 pour l’actuelle numéro 3 mondiale, Fierro a su parfaitement lire le plan d’eau. « J’ai eu quelques virages et un petit barrel aussi », a-t-elle confié au micro de la WSL, soulignant l’importance de son long tube noté 7,00 points dans un océan ralenti par le changement de marée.

    L’enjeu majeur du maintien sur le CT 2027

    Cette qualification marque le meilleur résultat de Vahine Fierro cette saison. Sous pression, la surfeuse devait impérativement performer à Fidji pour ne pas perdre sa place dans l’élite du surf mondial l’an prochain. Motivée par le soutien du staff local sur l’île de Tavarua, elle a su « oublier les quarts et le classement » pour se concentrer sur son surf.

    La compétition est actuellement en standby dans l’attente de la nouvelle houle annoncée. Au prochain tour, Vahine Fierro affrontera la Canadienne Erin Brooks dans un quart de finale de haut vol, avec l’objectif de valider définitivement son maintien.

  • Ce surfeur prodige aurait pu dominer le World Tour, mais la rue en a décidé autrement

    Ce surfeur prodige aurait pu dominer le World Tour, mais la rue en a décidé autrement

    Vous avez sûrement déjà entendu parler du sulfureux « Biarritz Surf Gang ». Si vous avez regardé le documentaire, vous connaissez forcément ce visage marqué et ce sourire de défi. Olivier Nagouas, que tout le monde ici appelait « Kikette », s’est éteint à l’âge de 57 ans. Et croyez-moi, son parcours est le reflet brut d’une époque où le surf européen n’avait aucune limite.

    L’âge d’or et le talent pur

    On est au cœur des années 80. Sur les spots de la Grande Plage et de Marbella, une bande de gamins insolents bouscule l’ordre établi. Parmi Sammy, La Mouche ou Nabo, Kikette sort du lot. Il ne se contente pas d’être bon : il éclabousse l’eau de son talent. Champion d’Europe, il dispute les Mondiaux de 1986 et décroche une wild card prestigieuse pour l’Arena Surfmasters de Biarritz en 88. Face à des pointures comme Martin Potter, il prouve qu’un Français peut rivaliser avec l’élite mondiale. Avec ses potes, il voyage des mois entiers à Hawaii, Bali ou au Panama, sans un sou, avec pour seules armes des planches sous le bras et une caméra Super 8.

    Le point de bascule

    Mais si vous grattez un peu le vernis des mémoires locales, la face sombre de ce conte de fées refait surface. L’adrénaline des vagues ne suffisait plus. La suite s’écrit dans les nuits sans fin, les drogues dures et une longue descente aux enfers de plus de 25 ans. Il ira jusqu’à purger une peine de prison pour financer ses addictions. « Ce qui fait le plus mal, c’est de voir la mer à travers les barreaux », avouait-il sans filtre.

    Pourtant, l’océan finit toujours par laver les erreurs. En 2010, 24 ans après sa première sélection, il rechaussait le leash pour les Mondiaux Masters, arrachant une 17e place. Kikette incarnait ce surf viscéral, loin des stéréotypes lisses de notre époque. Un gars de Marbella qui s’est brûlé les ailes, mais dont la trace restera indélébile sur le sable biarrot.

  • Opéré de l’œil du surfeur, Jamie O’Brien vit un véritable cauchemar

    Opéré de l’œil du surfeur, Jamie O’Brien vit un véritable cauchemar

    Vous pensez que la pire angoisse d’un chargeur hawaiien est un violent wipeout sur la vague de Pipeline ? Détrompez-vous. Pour l’emblématique Jamie O’Brien, la descente aux enfers a commencé par une simple vision floue au réveil.

    Le célèbre YouTubeur vient de subir une lourde opération à l’œil droit pour retirer un ptérygion. Plus connue sous le nom redouté d’ »œil du surfeur », cette excroissance anormale menaçait directement sa vue. Une intervention chirurgicale qu’il a repoussée pendant trop longtemps, et qu’il paie aujourd’hui au prix fort.

    Le prix à payer : 6 mois d’isolement total

    Confiné loin de l’océan, J.O.B traverse une période extrêmement douloureuse. « C’est horrible. Aujourd’hui, c’est le cinquième ou sixième jour et je ne peux toujours pas ouvrir mon œil », a-t-il confié.

    Le verdict médical est strict : interdiction absolue de toucher l’eau douce pendant une semaine, et l’eau salée pendant au moins un mois. Mais la rééducation pourrait bien l’écarter du surf et de la pêche pour les six prochains mois. Une véritable éternité pour celui qui a passé sa vie dans les vagues, et un rappel brutal pour nous tous : protégez vos yeux à l’eau !

  • La maladie inavouable qui détruit silencieusement toutes vos sessions

    La maladie inavouable qui détruit silencieusement toutes vos sessions

    Tout surfeur normalement constitué a déjà contracté cette pathologie sans jamais l’assumer publiquement. Vous êtes seul sur un banc de sable correct, l’esprit tranquille. Soudain, un inconnu prend une vague à 200 mètres de là. Trente secondes plus tard, vous ramez frénétiquement dans sa direction. Les très sérieux chercheurs de l’Institut d’observation des line-ups ont enfin mis un nom sur ce fléau : le syndrome du pic d’à côté.

    Le mirage de la série parfaite

    Au line-up, le protocole est immuable. Le surfeur observe. Le surfeur doute. Le surfeur finit par ramer. Peu importe que la vague de l’inconnu ait lamentablement fermé ou qu’elle soit aussi molle qu’une houle d’août : l’important, c’est qu’elle a cassé ailleurs.

    Selon cette étude, 94 % d’entre nous se délocalisent pour rejoindre un pic strictement identique à celui que l’on vient de fuir. Les 6 % restants sont simplement ceux qui rentrent à la voiture.

    La preuve sociale aquatique

    Le second symptôme de ce syndrome est encore plus dévastateur. S’il y a quarante personnes agglutinées sur un même pic, votre cerveau en déduit que c’est obligatoirement « The Place To Be« . Vous rejoignez donc la meute, bataillez pendant quarante minutes pour ne absolument rien prendre, et rentrez chez vous persuadé d’avoir ramé sur le meilleur spot de la journée.

    Pendant ce temps-là, à 300 mètres de votre bouchon flottant, un grand débutant seul au monde enchaîne des séries parfaites. Personne ne le regarde. Il ne le sait même pas.

    Le traitement miracle

    Les scientifiques sont pourtant formels quant au remède : restez sur votre pic pourri. Statistiquement, il est prouvé qu’il redeviendra parfait à la seconde précise où vous déciderez finalement de le quitter.

  • Terrible accident pour Victor Bernado, transporté d’urgence par hélicoptère

    Terrible accident pour Victor Bernado, transporté d’urgence par hélicoptère

    Vous avez sans doute déjà admiré son style fluide et radical sur des planches alternatives. Aujourd’hui, le freesurfeur brésilien de 28 ans, Victor Bernardo, livre la bataille la plus importante de son existence.

    Dimanche 16 août, en Californie du Sud, Victor et son épouse Johnni ont été pris dans un accident de la route d’une violence inouïe. Le bilan fait froid dans le dos : transporté d’urgence par hélicoptère, Victor se prépare à subir de lourdes opérations chirurgicales, tandis que sa femme a été évacuée par ambulance. C’est le réalisateur Logan Dulien qui a alerté la communauté, avouant que l’issue « aurait facilement pu être fatale ».

    Le timing rend cette tragédie encore plus cruelle. Il y a quelques semaines à peine, Bernardo célébrait son invitation pour le très sélect Surfing Champions Trophy aux Maldives. Son rêve le plus cher ? Offrir à sa mère son tout premier voyage à l’international grâce à cet événement.


    Du triple champion du monde Mick Fanning à Kanoa Igarashi, l’élite du surf s’est immédiatement mobilisée pour envoyer du soutien. La route vers la rééducation sera longue et extrêmement coûteuse. Toute la communauté prie désormais pour un miracle et espère de bonnes nouvelles depuis l’hôpital.

  • Émotion et recueillement à Zurriola pour le dernier adieu au surfeur Asier Arretxea

    Émotion et recueillement à Zurriola pour le dernier adieu au surfeur Asier Arretxea

    Ce dimanche 16 août, la plage de Zurriola à Saint-Sébastien a été le théâtre d’une cérémonie particulièrement émouvante. Près de deux cents passionnés ont formé un cercle au large pour honorer la mémoire d’Asier Arretxea, figure incontournable du line-up, décédé subitement à l’âge de 54 ans.

    La communauté glisse du Gipuzkoa est en deuil. Mardi 11 août dernier, alors que le soleil se couchait sur le quartier de Gros, Asier Arretxea s’est éteint de causes naturelles alors qu’il pratiquait son sport de toujours sur son home spot. Quelques jours plus tard, la réponse de la communauté locale a été à la hauteur de l’empreinte laissée par le surfeur : immense.

    Un cercle commémoratif au coucher du soleil

    Dimanche en fin de journée, la plage de Zurriola était noire de monde. Pas moins de deux cents personnes ont ramé vers le large pour former un immense cercle de planches, rituel traditionnel pour rendre un dernier hommage aux enfants de l’océan. Les images partagées sur les réseaux sociaux témoignent de l’impact du cinquantenaire sur la scène locale.

    Surnommé affectueusement « Knuckles » par ses amis internationaux, Asier n’était pas seulement un habitué du pic. Il était considéré par beaucoup comme le véritable « ambassadeur de l’Aloha » à Saint-Sébastien. Toujours prompt à engager la conversation avec les surfeurs de passage, il incarnait cette générosité basque, associant volontiers une session à une soirée pintxos dans les rues de la vieille ville.

    « Un grand frère » pour toute une génération

    Les témoignages affluent pour saluer la mémoire d’un homme au caractère bien trempé, mais d’une profonde bienveillance. Le photographe et surfeur Gorka Ezkurgia a notamment pris la parole sur Instagram pour livrer un message poignant, représentatif du sentiment général.

    « Te connaissant depuis mes 14 ans, tu t’es toujours comporté comme un grand frère », souligne-t-il, rappelant les discussions animées qui faisaient le charme d’Asier. « Descendre à Gros, c’était savoir qu’on allait avoir droit à tes récits incroyables sur des tubes que tu ne rentrais qu’à moitié, pendant que ton chien Pintxo nous couvrait de bave. Tu es parti dans l’océan, chez toi, en faisant ce que tu aimais le plus. »

    Un rappel tragique pour les passionnés de glisse

    Au-delà de la perte d’un ami généreux et authentique, la disparition soudaine d’Asier Arretxea résonne comme un avertissement pour tous les pratiquants, jeunes ou vétérans. Ses proches ont d’ailleurs profité de cet hommage pour faire passer un message de prévention essentiel : l’importance du suivi médical.

    Prendre soin de soi, faire des bilans sanguins réguliers et consulter des médecins reste fondamental, même pour des surfeurs aguerris qui passent leur vie dans l’eau. L’esprit d’Asier continuera de flotter sur la gauche de la Zurriola, rappelant à chaque surfeur au pic de profiter de chaque vague comme si c’était la dernière.

  • Vahine Fierro se livre : de la peur de Teahupo’o au sommet du surf mondial

    Vahine Fierro se livre : de la peur de Teahupo’o au sommet du surf mondial

    Aujourd’hui, elle est incontestablement la reine de la mythique vague polynésienne. Pourtant, la première rencontre entre Vahine Fierro et Teahupo’o a viré à la paralysie. Lors d’une récente entrevue accordée au média américain The Inertia, la surfeuse du Championship Tour (CT) a dévoilé l’envers du décor d’une ascension fascinante, loin des trajectoires toutes tracées.

    À seulement 16 ans, lors d’une compétition locale, Vahine se retrouve pétrifiée face à la puissance de Teahupoo. La peur est si viscérale qu’elle n’attrapera aucune vague et fuira le spot pendant deux longues années. Ce n’est pas l’ambition d’une victoire qui l’a ramenée au pic, mais la simple quête d’une sensation. En observant les surfeurs locaux irradier de bonheur en sortant des gros tubes, elle a voulu s’approprier ce sentiment. Le déclic opère à ses 19 ans, lorsqu’elle décroche le prix du meilleur tube féminin de l’année.

    Mais la véritable surprise de cet entretien, c’est que la chargeuse polynésienne se considère avant tout comme une spécialiste des petites conditions. Ayant grandi sur l’île préservée de Huahine, avec des vagues parfaites ridées en petit comité familial sur les planches shapées par son père, elle avoue n’avoir appris à surfer des gauches qu’à l’âge de 13 ans, lorsqu’elle a rejoint l’île principale pour s’ouvrir à la compétition.

    Ce bagage technique affûté, couplé à un entraînement acharné en amont des épreuves, explique sa maîtrise actuelle. Sa victoire historique au Tahiti Pro 2024 ne doit rien au hasard : elle est le fruit de dizaines de séries d’entraînement disputées face à Jérémy Florès et Kauli Vaast. Ce dernier reste d’ailleurs son partenaire de confiance absolu quand la houle grossit, capable de lui donner la motivation nécessaire pour s’engager sur les bombes.

    Désormais équipée par Britt Merrick et naviguant dans sa deuxième année sur le CT, la Tahitienne fait face à un nouveau défi de taille : trouver le point d’équilibre parfait entre l’exigence implacable du circuit mondial et l’essence de sa passion, le freesurf.

  • La folle vidéo IA de Kelly Slater fuyant l’hospice pour Teahupo’o

    La folle vidéo IA de Kelly Slater fuyant l’hospice pour Teahupo’o

    À 54 ans, Kelly Slater vient de signer un 9.67 héroïque à Teahupo’o face à Medina. Mais sur Instagram, ce sont trois vidéos IA délirantes qui volent la vedette.

    L’évasion de la maison de retraite

    On y voit le King s’échapper de son Ehpad pour dompter le monstre tahitien, avant de rentrer célébrer sa session avec les autres pensionnaires ! C’est tellement bien fait que le principal intéressé a lui-même commenté d’un mythique « What the fuck » accompagné de rires. Une parodie géniale pour couronner une performance qui l’est tout autant.

  • Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Le Retour de la Légende : Quiksilver Dévoile le Young Guns 2026

    Vingt-et-un ans après l’opus original de 2005 qui a profondément marqué la culture glisse, la marque à la montagne et à la vague ravive la flamme. Le nouveau film Quiksilver Young Guns 2026 est enfin disponible, et il vient secouer les standards du surf de haute performance.

    Un casting XXL dans le perfectionnement indonésien

    Pour faire honneur à ce monument de la vidéo de surf, l’équipe s’est engouffrée dans les tubes parfaits de l’archipel indonésien. À l’image, on retrouve logiquement la crème du surf mondial actuel. Griffin Colapinto et Kanoa Igarashi mènent la charge, solidement épaulés par des talents bruts tels qu’Al Cleland Jr., Kehu Butler, Hughie Vaughn sans oublier les trajectoires toujours électriques de Mikey Wright. Grosse section à Tahiti avec Kauli Vaast et Jérémy Florès sur un bon son de Capleton. Marco Mignot a également une grosse part.

    Entre sections aériennes ultra-techniques et carves surpuissants sur le rail, ce cru 2026 célèbre le style avec un engagement total. Un pur concentré d’action qui prouve que l’héritage Young Guns ne mourra jamais. À visionner d’urgence avant votre prochaine session.

  • Tahiti Pro 2026 : Teahupo’o XXL, Mignot éliminé, Moniz impressionne et Toledo chute

    Tahiti Pro 2026 : Teahupo’o XXL, Mignot éliminé, Moniz impressionne et Toledo chute

    Ce dimanche 9 août 2026, la septième étape du Championship Tour (CT) de la WSL à Teahupo’o (Tahiti) a été interrompue après seulement trois séries en raison de vents défavorables. Dans des vagues de 10 à 12 pieds, l’Hawaïen Seth Moniz a signé la performance du jour, tandis que le double champion du monde Filipe Toledo et le Français Marco Mignot ont été éliminés.

    Des conditions limites et une journée écourtée

    La houle tant attendue a bien touché la Polynésie française la nuit dernière, offrant au lever du jour des séries massives oscillant entre 10 et 12 pieds, avec quelques bombes encore plus imposantes sur le récif. Si le vent matinal a permis de lancer le deuxième tour de l’Outerknown Tahiti Pro, un flux cross-onshore tenace s’est rapidement levé.

    Après seulement trois séries, le directeur de compétition a pris la décision logique de suspendre l’événement. Le plan d’eau, balayé par ce vent latéral, rendait certaines vagues à la limite du surfable à la rame, posant un réel enjeu de sécurité pour les athlètes engagés sur ce spot réputé pour sa dangerosité.

    Seth Moniz trouve la sortie face au champion en titre

    La première série de la journée a offert un spectacle de haut vol malgré les éléments déchaînés. Seth Moniz (HAW) s’est particulièrement illustré face au champion du monde en titre, Yago Dora (BRA). L’Hawaïen a d’entrée de jeu trouvé un tube profond noté 8.17 sur 10, avant d’enchaîner avec un 7.80, totalisant un impressionnant 15.97.

    Malgré un lourd wipeout et un score de 6.33 en guise de réponse, Dora n’a pas pu rivaliser avec la lecture de vague de son adversaire. Actuellement 31e mondial et en quête de maintien sur le CT, l’Hawaïen décroche son premier ticket de l’année pour le troisième tour.

    « C’était rude là-bas », a confié Moniz aux médias de la WSL à sa sortie de l’eau. « Quand c’est gros et dangereux comme ça, l’aspect compétitif s’efface un peu au profit de la survie. Mon 8.17 est peut-être l’une des meilleures vagues de ma vie. »

    Le Français Marco Mignot cède de justesse

    Le deuxième duel du jour opposait l’Hawaïen Barron Mamiya au tricolore Marco Mignot. Mamiya a rapidement pris l’avantage avec un tube critique évalué à 7.17. Le surfeur français s’est battu pour recoller au score, mais Mamiya a sécurisé sa qualification (9.07 contre 7.84) grâce à un petit 1.90 glané dans les dernières minutes sur une vague intermédiaire.

    Filipe Toledo éliminé : une défaite à nuancer

    Le troisième et dernier heat du jour a vu l’élimination de Filipe Toledo par Connor O’Leary (JPN) dans une confrontation aux scores exceptionnellement bas (4.06 contre 1.63). Si le public et les observateurs attendaient au tournant le Brésilien dans des vagues consistantes, il est honnêtement difficile de le critiquer sur cette session.

    Le vent side avait alors rendu le plan d’eau tout sauf engageant, avec des murs d’eau hachés compliquant dangereusement les drops. Après un restart de la série, O’Leary a su tirer son épingle du jeu de justesse sur des vagues plus au sud et moins exposées au vent, gagnant ainsi le droit de poursuivre l’aventure.

    Prochain call à l’aube

    La compétition reste en standby en attendant une accalmie du vent. Le prochain appel est fixé au lundi 10 août à 7h00 (heure de Tahiti, soit 19 h heure française), pour un éventuel redémarrage à 7h35. Le prochain duel à suivre opposera le champion du monde 2019 Italo Ferreira (BRA) au rookie sud-africain Luke Thompson.

    Résultats round 2 des hommes Outerknown Tahiti Pro 2026:
    HEAT 1: Kauli Vaast (FRA) 13.50 DEF. Crosby Colapinto (USA) 10.16
    HEAT 2: Alan Cleland (MEX) 6.00 DEF. Samuel Pupo (BRA) 5.00
    HEAT 3: Seth Moniz (HAW) 15.97 DEF. Yago Dora (BRA) 14.33
    HEAT 4: Barron Mamiya (HAW) 9.07 DEF. Marco Mignot (FRA) 7.84
    HEAT 5: Connor O’Leary (JPN) 4.06 DEF. Filipe Toledo (BRA) 1.63

    Prochaine séries du round 2:
    HEAT 6: Italo Ferreira (BRA) vs. Luke Thompson (RSA)
    HEAT 7: Liam O’Brien (AUS) vs. Jake Marshall (USA)
    HEAT 8: Ethan Ewing (AUS) vs. Joel Vaughan (AUS)
    HEAT 9: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Ramzi Boukhiam (MAR)
    HEAT 10: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 11: Kanoa Igarashi (JPN) vs. Alejo Muniz (BRA)
    HEAT 12: George Pittar (AUS) vs. Cole Houshmand (USA)
    HEAT 13: Gabriel Medina (BRA) vs. Kelly Slater (USA)
    HEAT 14: Jack Robinson (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    HEAT 15: Griffin Colapinto (USA) vs. Rio Waida (INA)
    HEAT 16: Miguel Pupo (BRA) vs. Mateus Herdy (BRA)

    OuterknownSéries du premier tour féminin Tahiti Pro
    HEAT 1: Sally Fitzgibbons (AUS) vs. Anat Lelior (ISR)
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) vs. Erin Brooks (CAN)
    HEAT 3: Isabella Nichols (AUS) vs. Vahine Fierro (FRA)
    HEAT 4: Stephanie Gilmore (AUS) vs. Yolanda Hopkins (POR)
    HEAT 5: Alyssa Spencer (USA) vs. Bella Kenworthy (USA)
    HEAT 6: Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Brisa Hennessy (CRC)
    HEAT 7: Nadia Erostarbe (ESP) vs. Francisca Veselko (POR)
    HEAT 8: Tyler Wright (AUS) vs. Kelia Gallina (PYF)

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Vahine Fierro et Johanne Defay s’imposent dans la houle californienne

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Vahine Fierro et Johanne Defay s’imposent dans la houle californienne

    Ce mercredi 29 juillet 2026, la deuxième étape des Challenger Series a été secouée par l’ouragan Genevieve à Huntington Beach (Californie). Dans des vagues dépassant les deux mètres, les Françaises Vahine Fierro et Johanne Defay ont validé leur ticket pour les huitièmes de finale, confirmant leurs ambitions sur le circuit qualificatif de la World Surf League.

    Des conditions dantesques pour le Round of 32 féminin

    L’océan a radicalement changé de visage sur le spot de Surf City USA. L’arrivée très attendue de la houle générée par l’ouragan Genevieve a offert des murs d’eau solides, oscillant entre 1,80 et 2,50 mètres. Ces conditions physiques, couplées à un fort courant marin balayant la zone de line-up vers la célèbre jetée, ont obligé la direction de compétition de la WSL à autoriser l’assistance par jet-ski pour les athlètes.

    C’est sur ce chantier que les têtes de série ont fait leur entrée. L’Australienne Sophie McCulloch a frappé un grand coup en postant le meilleur total de la journée (15,77 points). Comme elle l’a souligné à sa sortie de l’eau, l’engagement sur les sections critiques et le choix de vagues étaient les clés de la notation face aux conditions de vagues.

    Vahine Fierro impériale, Johanne Defay solide pour son retour

    Le clan tricolore attendait beaucoup de ce tour et les leaders ont répondu présent. Vahine Fierro a maîtrisé son sujet d’une main de maître dans la sixième série. La Polynésienne s’est imposée avec un total de 12,47 points, dominant largement l’Australienne Ziggy Aloha Mackenzie. Sa lecture du plan d’eau lui ouvre les portes du Round of 16, où elle affrontera la redoutable Hawaïenne Bettylou Sakura Johnson.

    De son côté, Johanne Defay faisait son grand retour à la compétition. La Réunionnaise a assuré l’essentiel en prenant la deuxième place de son heat avec 12,26 points. Elle a su répondre avec expérience aux attaques de la jeune prodige américaine Eden Walla, victorieuse de la série avec 14,26 points. Johanne retrouvera la Costaricienne Brisa Hennessy au prochain tour, une confrontation qui s’annonce très tactique.

    Moins de réussite en revanche pour la surfeuse antillaise Tessa Thyssen. Malgré un réel engagement physique, elle termine troisième de sa série (8,60 points) derrière Brisa Hennessy et Anat Lelior, et quitte prématurément la compétition californienne.

    Le contingent masculin dans les starting-blocks

    Le tableau masculin a également débuté son Round of 80 dans des conditions tout aussi massives. Si le héros local Luke Guinaldo a enflammé la plage avec une victoire retentissante (14,23 points), le Français Tiago Carrique n’a malheureusement pas trouvé le rythme. Avec 9,73 points, il échoue à la troisième place de sa série et voit son parcours s’arrêter net.

    Tous les espoirs tricolores reposent désormais sur Jorgann Couzinet, Mihimana Braye et Charly Quivront. Les trois surfeurs feront leur entrée lors du Round of 64. Couzinet devra notamment se défaire du Péruvien Alonso Correa, auteur de la meilleure vague de la journée chez les hommes avec un excellent 8,00.

    Le prochain call est programmé par les organisateurs ce jeudi 30 juillet à 7h00 (heure du Pacifique), pour un possible lancement des séries à 7h35. Soit 16H pour le call et 16H35 pour le lancement des séries.

  • Disparition d’Arran Strong : tragédie en plein océan au large du Portugal

    Disparition d’Arran Strong : tragédie en plein océan au large du Portugal

    Il y a des moments où l’océan, que l’on aime tant, se transforme en un gouffre d’incompréhension. Hier, au large de la côte sud-ouest portugaise, le surfeur professionnel Arran Strong s’est volatilisé. Il avait 27 ans.

    Ce drame s’est noué lors d’un défi physique hors norme. Arran, un Britannique installé à Ericeira et très respecté pour son engagement sur les vagues les plus dangereuses d’Europe, accompagnait la légende locale José Maria Pyrrait (60 ans) pour une longue expédition en Stand-Up Paddle le long des côtes.

    L’instant glaçant où tout bascule

    Lundi matin, près d’Arrifana, les deux hommes font une pause banale au milieu des flots. Quelques gorgées d’eau, une photo, on discute. Puis, la routine reprend. Pyrrait, plus rapide à la rame, laisse Arran partir devant, comptant le rattraper dans la foulée. Mais quand le sexagénaire lève les yeux quelques instants plus tard, le sang se glace dans ses veines.

    « Quand je me suis arrêté pour l’attendre, j’ai vu sa planche dériver à une centaine de mètres », raconte Pyrrait, dévasté. « J’ai ramé aussi vite que possible, j’ai plongé d’innombrables fois pour le chercher, mais nous étions dans une zone très profonde et la visibilité était nulle. »

    « Il était comme un fils pour moi »

    Malgré le déploiement immédiat d’un dispositif massif – bateaux de pêcheurs locaux, police maritime, drones et même un avion de l’armée de l’air –, le jeune homme reste introuvable.

    Ce qui rend cette tragédie encore plus poignante, c’est le parcours d’Arran. Diagnostiqué à trois ans d’une maladie génétique rare augmentant les risques pulmonaires, il a toujours vécu avec l’urgence de l’instant présent, défiant les pronostics à chaque gros swell. Il a participé à de nombreuses compétitions européennes sur le circuit junior et open.

    Pour José Maria Pyrrait, la perte est insoutenable. « Il était comme un fils pour moi », a-t-il confié, rappelant qu’il l’entraînait depuis l’âge de ses 10 ans. Les recherches se poursuivent ce mardi, mais l’espoir de le retrouver en vie s’est tragiquement évaporé au large d’Arrifana.

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Désillusion française et vagues de surprises en Californie

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Désillusion française et vagues de surprises en Californie

    Les vagues californiennes de Huntington Beach ont livré leur verdict pour les huitièmes de finale du Lexus US Open of Surfing 2026. Si le spectacle était au rendez-vous ce lundi avec des conditions solides et propres le matin (1 à 1,5 mètre), la journée a été marquée par une immense déception pour le clan français. Lors de cette première étape du Longboard Tour (LT) 2026/2027 de la WSL, Edouard Delpero et Alice Lemoigne, nos deux têtes d’affiche, ont vu leur parcours s’arrêter prématurément.

    Les espoirs tricolores douchés avant les quarts

    Les séries à élimination directe ont été fatales aux surfeurs français, piégés par des adversaires en état de grâce et des conditions tactiques compliquées par le changement de marée.

    Chez les hommes, Edouard Delpero affrontait la wildcard américaine Tommy Coleman. Ce dernier, qui avait judicieusement shapé une planche sur mesure dix jours plus tôt en prévision de cette houle spécifique, a parfaitement su imposer son rythme. Malgré une relance en fin de série, l’ultime effort du Français n’a pas suffi. Delpero s’incline d’un cheveu avec un score de 11.76 contre 12.33 pour l’Américain.

    Le scénario a été tout aussi cruel du côté du tableau féminin. Alice Lemoigne n’est jamais vraiment parvenue à trouver son rythme face à la redoutable Brésilienne Chloe Calmon. Enfermée dans une série pauvre en opportunités majeures pour elle, la Réunionnaise s’incline logiquement (6.90 contre 10.17). Ironie de la compétition, Calmon s’est ensuite fait surprendre au buzzer en quarts de finale par la Japonaise Hiroka Yoshikawa.

    Hécatombe chez les favoris masculins

    Si l’élimination de Delpero est un coup dur, il n’est pas le seul cador à avoir mordu la poussière californienne. La journée a été le théâtre de bouleversements majeurs :

    • Le roi Jensen tombe : Quadruple champion du monde et grand favori, l’Américain Taylor Jensen visait une cinquième finale consécutive à l’US Open. Il a été stoppé net par le champion régional d’Amérique du Nord, Jack Van Wagoner. Ce dernier a d’ailleurs scoré la première « excellente note » de l’événement (8.00) en combinant un passage technique sur le nose et un flow impeccable sous la priorité de Jensen.
    • Inoue crée la sensation : Le Japonais Taka Inoue a arraché son premier quart de finale en carrière en sortant le Philippin Rogelio JR Esquievel (l’un des prétendants au titre mondial) grâce à un 6.30 décroché dans les derniers instants.

    Le choc des reines d’Hawaï et l’éclosion de Diaz

    Le tableau féminin a offert un niveau stratosphérique, couronné par un quart de finale d’anthologie (disputé plus tôt suite aux huitièmes) entre deux légendes d’Oahu : Kelis Kaleopa’a (Waikīkī) et la triple championne du monde Honolua Blomfield (North Shore). Si Blomfield a longtemps mené les débats, Kaleopa’a a trouvé la vague parfaite l’après-midi pour décrocher un 8.83 magistral (meilleure note de l’événement) et filer en demies.

    À noter également la performance remarquable de la rookie costaricienne Lia Diaz. Pour sa première qualification sur le Tour, elle s’est payé le luxe d’éliminer la championne du monde en titre Rachael Tilly en huitièmes, avant de céder face à l’expérience de Sophia Culhane en quarts.

    Avalon Gall (USA), tenante du titre de l’épreuve, continue quant à elle d’impressionner et sera bien présente pour le Finals Day.

    Résultats complets de la journée

    Hommes – Huitièmes de finale (Round of 16)

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Jack Van Wagoner (USA)14.83Taylor Jensen (USA)9.67
    2Chase Lieder (USA)14.67Oliver Packham (RSA)12.26
    3Declan Wyton (AUS)13.33Jack Tyro (NZL)8.50
    4Taka Inoue (JPN)12.80Rogelio Jr Esquievel (PHL)11.87
    5Tommy Coleman (USA)12.33Edouard Delpero (FRA)11.76
    6Kaniela Stewart (HAW)13.30Cole Robbins (USA)11.13
    7Jomarie Ebueza (PHL)10.93Max Weston (AUS)10.34
    8Kevin Skvarna (USA)11.34Tony Silvagni (USA)10.23

    Femmes – Huitièmes de finale (Round of 16)

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Avalon Gall (USA)14.33Ginger Caimi (ITA)10.00
    2Tully White (AUS)8.94Mason Schremmer (USA)6.40
    3Honolua Blomfield (HAW)12.50Cash Hoover (USA)7.47
    4Kelis Kaleopaa (HAW)12.44Natsumi Taoka (JPN)8.47
    5Lia Diaz (CRC)10.43Rachael Tilly (USA)9.83
    6Sophia Culhane (HAW)11.00Natalia Wunderlich (HAW)9.17
    7Hiroka Yoshikawa (JPN)12.77Malia Ilagan (USA)10.50
    8Chloe Calmon (BRA)10.17Alice Lemoigne (FRA)6.90

    Femmes – Quarts de finale

    HeatVainqueurScoreÉliminéScore
    1Avalon Gall (USA)11.83Tully White (AUS)9.10
    2Kelis Kaleopaa (HAW)14.83Honolua Blomfield (HAW)12.54
    3Sophia Culhane (HAW)9.73Lia Diaz (CRC)3.00
    4Hiroka Yoshikawa (JPN)13.87

  • Lexus US Open of Surfing 2026 : Le récap de la première journée de longboard

    Lexus US Open of Surfing 2026 : Le récap de la première journée de longboard

    Si vous pensiez que le longboard manquait d’engagement, le coup d’envoi du Lexus US Open of Surfing 2026 à Huntington Beach va vous faire changer d’avis. Ce samedi, les vagues solides frôlaient les deux mètres. Le spectacle était total.

    Jensen intouchable, Tilly héroïque

    Je dois d’abord vous parler de Taylor Jensen. Le quadruple champion du monde a littéralement découpé le spot californien. Avec un score combiné de 14.66, il a prouvé qu’il venait avec la motivation de récupérer une cinquième couronne. Son aisance sur le nose, combinée à ses turns jusqu’à l’inside, fait toujours cas d’école. Côté Français, Edouard Delpero a également assuré l’essentiel avec un solide 13.26.

    Mais la vraie performance de la journée, celle qui force le respect, c’est Rachael Tilly. La Californienne a remporté sa série malgré une blessure qui aurait cloué 90% d’entre nous sur le sable : un ongle de gros orteil arraché juste avant la compétition. Un strap épais, une dose d’adrénaline, et elle file en 8es de finale, tout comme Honolua Blomfield.

    De l’autre côté du Pacifique, le clan japonais a scoré. Taka Inoue (13.57) et Natsumi Taoka (11.40) ont dominé leurs séries respectives avec une glisse d’une fluidité absolue.

    Seul bémol de la journée, Alice Lemoigne, wildcard de l’évènement, qui se retrouve au tour éliminatoire, après une deuxième place lors de ce premier tour.

    Tous les résultats du 1er tour (Round 1)

    Voici ce que vous devez retenir des tableaux de ce lancement de saison.

    Résultats Hommes

    • Heat 1 : T. Inoue (JPN) 13.57 bat J. Schweizer (URY) 10.74, M. Weston (AUS) 7.03
    • Heat 2 : D. Wyton (AUS) 12.37 bat K. McPhillips (USA) 11.57, T. Silvagni (USA) 6.77
    • Heat 3 : T. Jensen (USA) 14.66 bat T. Coleman (USA) 7.87, A. Dantas (POR) 7.10
    • Heat 4 : E. Delpero (FRA) 13.26 bat J. Ebueza (PHL) 11.30, G. Idone (USA) 7.23
    • Heat 5 : K. Skvarna (USA) 12.77 bat J. Van Wagoner (USA) 10.67, O. Packham (RSA) 9.47
    • Heat 6 : R. Jr Esquievel (PHL) 12.00 bat K. Sallas (HAW) 9.30, N. Brewer (AUS) 8.27
    • Heat 7 : J. Tyro (NZL) 9.57 bat J.M. Van Hohenstein (HAW) 8.83, K. Stewart (HAW) 6.70
    • Heat 8 : C. Lieder (USA) 12.57 bat B. Skinner (GBR) 10.20, C. Robbins (USA) 3.90

    Résultats Femmes

    • Heat 1 : H. Yoshikawa (JPN) 10.10 bat M. Ilagan (USA) 6.30, C. Gilmour (RSA) 5.87
    • Heat 2 : H. Blomfield (HAW) 10.73 bat C. Hoover (USA) 10.50, L. Stokes (CAN) 7.33
    • Heat 3 : A. Gall (USA) 10.33 bat G. Caimi (ITA) 9.34, S. Martinez (PUR) 5.60
    • Heat 4 : R. Tilly (USA) 10.60 bat S. Jarrard (ASM) 6.87, L. Steinriede (USA) 5.83
    • Heat 5 : C. Calmon (BRA) 10.00 bat A. Lemoigne (FRA) 8.93, B. Conroy (AUS) 3.37
    • Heat 6 : N. Taoka (JPN) 11.40 bat M.F. Reyes (PER) 10.57, K. Kaleopaa (HAW) 9.50
    • Heat 7 : T. White (AUS) 10.50 bat M. Schremmer (USA) 8.40, D. Novitasari (INA) 7.04
    • Heat 8 : N. Wunderlich (HAW) 7.83 bat S. Culhane (HAW) 7.76, L. Diaz (CRC) 4.97
  • Japon une destination méconnue des surfeurs

    Japon une destination méconnue des surfeurs

    Avez-vous déjà vu une vague tourner avec la perfection mécanique d’une piscine artificielle, dérouler sur un banc de sable translucide, sans la moindre personne à l’eau ? C’est exactement le spectacle irréel que vient d’offrir l’île de Niijima, un bloc volcanique situé à une centaine de kilomètres au sud de Tokyo.

    Le Super Typhon Bavi a envoyé une houle d’anthologie sur les côtes japonaises. Sur les images capturées datant de 2022, on observe une droite qui ressemble à un Hossegor sous stéroïdes. Une section de take-off vertigineuse, une vitesse folle down-the-line, et une lèvre épaisse qui jette lourdement sur le banc de sable — le genre d’impact qui mettrait à rude épreuve la stratification de n’importe quelle board. Et pourtant, le line-up est désespérément vide. Pourquoi personne ne profite de ces conditions d’une vie ?

    Le lourd tribut de la perfection japonaise

    La première explication est tristement météorologique. C’est l’une des plus vieilles contradictions de notre culture : les tempêtes capables de générer les ondes les plus parfaites de la planète sont bien souvent celles qui sèment la désolation sur leur passage. Pendant que Niijima envoyait des vagues parfaites sous des vents offshore parfaits, Bavi dévastait Guam et les Mariannes du Nord avec des vents destructeurs, des pluies diluviennes et des inondations meurtrières. Les autorités ont formellement interdit l’accès au littoral pour des raisons de survie.

    Pourtant, en voyant ces images d’un pic vierge, la toile s’est embrasée. Kalani Robb a résumé la frustration d’Internet d’un commentaire cinglant sur Instagram : « Mais qui filme ça sans aller à l’eau ? ». Mais derrière cette solitude forcée par la météo se cache une autre réalité de Niijima, bien connue des pros : un redoutable verrouillage local.

    Le jour où John John et Dane Reynolds ont payé le prix fort

    Ce line-up fantôme m’a immédiatement replongé dans l’un des trips les plus mythiques, et longtemps gardé secret, de l’histoire du freesurf. Retour en 2011. John John Florence (à peine 18 ans à l’époque), Dane Reynolds et Dylan Goodale fuient une houle ingérable à Yo-Yo’s en Indonésie. Épuisés de faire des canards, ils sautent dans un avion pour chasser un typhon au Japon devant l’objectif de Kai Neville.

    Ce qu’ils vont y trouver ? « La meilleure journée de surf de toute ma vie », avoue encore aujourd’hui John John.

    Mais l’histoire a failli s’arrêter sur le parking. Comme l’a révélé récemment Dane Reynolds, l’équipe a commis l’erreur classique : se garer au mauvais endroit et se mettre à l’eau sans parler à personne. Résultat ? Le lendemain matin, alors que le spot passait à la taille supérieure et crachait les plus beaux tubes de leur existence, les locaux leur ont purement et simplement signifié que la session était terminée pour eux. Ils n’étaient plus les bienvenus.

    La rançon de la gloire en planches de surf

    Il aura fallu toute la diplomatie de leur photographe, Yajiro, pour négocier aprement avec les locaux au McDonald’s du coin et obtenir un droit d’entrée hyper restrictif : un seul surfeur à la fois. La monnaie d’échange n’était pas non plus symbolique. « Nous avons dû leur céder des planches de surf pour calmer les tensions, c’est le standard partout où je vais », s’amuse John John Florence avec le recul.

    Une fois le péage acquitté, le trio a scoré une session légendaire. « C’était la combinaison parfaite de puissance et de vitesse, le tube épousait parfaitement la forme du banc de sable en revenant vers vous », se souvient JJF. Une journée tellement brutale que Dane Reynolds y a d’ailleurs laissé un bout de cartilage. Même Kelly Slater s’y est cassé les dents peu de temps après, se faisant d’abord refouler du spot avant d’être finalement autorisé à surfer, mais finissant par partir par principe.

    Alors, pourquoi le line-up de Niijima est-il resté désert sous le typhon Bavi ? Entre des conditions de survie dictées par une tempête destructrice et un localisme farouche qui ne pardonne aucune erreur de casting, le Japon conserve ses trésors avec une main de fer. Bavi nous aura au moins offert le spectacle visuel d’un mythe resté intact.

  • Coup d’arrêt brutal pour Dane Henry : une triple fracture freine sa course au CT

    Coup d’arrêt brutal pour Dane Henry : une triple fracture freine sa course au CT

    C’est sans aucun doute le junior qui nous a le plus impressionnés ces derniers mois. Mais à force de toujours vouloir repousser les limites de l’engagement, le corps finit parfois par présenter la facture.

    En plein freesurf sur le célèbre spot californien de Trestles, le jeune talent australien Dane Henry a vu sa saison basculer d’un coup. Le verdict médical fait froid dans le dos : une cheville fracturée à trois endroits en terminant une vague.

    Le rêve du CT 2027 en suspens

    Actuellement neuvième sur les Challenger Series après une entame solide à Ballito, le surfeur de 19 ans avait réalisé un bon début de saison pour rejoindre l’élite mondiale. Cette grave blessure l’écarte officiellement de l’US Open la semaine prochaine. L’inquiétude grandit aussi pour les étapes cruciales du Brésil et du Portugal prévues cet automne, qui risquent d’arriver bien trop tôt dans son processus de rééducation.

    L’Australie, qui attend désespérément un champion du monde depuis le dernier sacre de Mick Fanning en 2013, misait énormément sur le vainqueur des récents Mondiaux ISA. Même s’il s’est dit prêt à « accepter le processus pour revenir plus fort », le timing de cette longue convalescence pourrait lui coûter sa place dans le précieux top 10. Un terrible coup de frein pour un diamant brut qui semblait jusqu’ici inarrêtable.

  • « Tu vas mourir » : Quand Kelly Slater voulait interdire le gros surf à Maya Gabeira

    « Tu vas mourir » : Quand Kelly Slater voulait interdire le gros surf à Maya Gabeira

    On se souvient tous du légendaire Code Red Swell à Teahupoo en 2011. Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est le drame qui s’est joué en coulisses juste après le terrible wipeout de Maya Gabeira.

    Dans une récente interview, la chargeuse brésilienne a dévoilé le message choc envoyé par Kelly Slater en personne, peu après le drame : « Tu n’es pas prête. Tu mets les gens autour de toi en danger […] et je pense que si tu continues, tu vas mourir. Je te recommande vivement d’arrêter. »

    Une sentence glaciale. Maya raconte l’avoir lu, en avoir ri, avant de continuer sa route.

    Mais dans le milieu, les langues se délient. Le photographe emblématique Tom Servais a tenu à clarifier les choses : ce n’était pas du sexisme. Selon lui, Kelly et Laird Hamilton estimaient simplement que le courage de la surfeuse ne compensait pas son manque de technique pure. Julian Wilson, aux premières loges ce jour-là, appuie ce constat : « J’étais à trois mètres d’elle quand la première vague l’a balayée alors qu’elle nageait vers sa planche. […] C’était une situation terrifiante. »

    Ces sessions extrêmes n’ont pas seulement laissé des traces physiques, elles ont aussi fait exploser son entourage. Gabeira garde aujourd’hui une rancœur tenace envers son mentor de l’époque, Carlos Burle. La raison ? Après l’avoir réanimée lors d’un autre drame à Nazaré, il l’a expédiée à l’hôpital pour retourner surfer la vague du jour. Une trahison ultime qui s’est terminée par une bagarre à poings nus entre Burle et le petit ami de Maya, Sebastian Steudner.

    Dans le surf de gros, l’océan n’est décidément pas le seul à faire de violents dégâts.

  • Jérémy Florès remet les pendules à l’heure : « Un coach n’est pas là pour surfer à votre place »

    Jérémy Florès remet les pendules à l’heure : « Un coach n’est pas là pour surfer à votre place »

    Jérémy Florès a mené Kauli Vaast jusqu’à l’or olympique à Teahupo’o. Autant dire que niveau coaching, le Réunionnais sait de quoi il parle. Pourtant, l’ancien pensionnaire du CT vient de lâcher un message qui prend à contre-pied la tendance actuelle du « tout-analytique ».

    Aujourd’hui, les surfeurs de haut niveau sont entourés d’armadas : préparateurs physiques, analystes vidéo, psys. Une structure que Florès juge nécessaire pour la compétition moderne, mais qui cache un piège redoutable. « Le surf est censé être simple, instinctif », rappelle-t-il. Face à la sur-intellectualisation de la glisse, le constat est sans appel : à trop disséquer la technique, on en oublie l’océan.

    L’art avant la méthode

    Pour lui, la véritable essence du surf reste la liberté et le feeling. Son conseil aux jeunes loups du circuit ? Ne jamais perdre cette flamme spontanée. « C’est votre projet. C’est vous qui passez des heures à l’eau, qui gérez vos doutes et la pression », insiste-t-il, avant de lâcher la phrase qui résume tout : « Le rôle d’un coach n’est pas de surfer à votre place. »

    Le coach est une boussole, un regard extérieur pour booster la confiance. Mais au moment de ramer sur la série de sa vie, la méthode s’efface. Seul l’instinct reste.

  • Combien coûte réellement une place VIP au cœur d’un swell géant à Nazaré ?

    Combien coûte réellement une place VIP au cœur d’un swell géant à Nazaré ?

    Vous avez toujours rêvé de savoir ce qui se passe dans les coulisses d’une alerte rouge au Portugal ? Oubliez la falaise bondée, le froid glacial et les jumelles. Nic Von Rupp vient de lancer une offre qui vous plonge littéralement dans les entrailles du monstre. Mais attention, le ticket d’entrée risque de vous faire avaler la tasse.

    Pour la modique somme de 6 000 euros, le chargeur portugais vous ouvre les portes de son cercle très fermé. L’expérience commence bien avant la mise à l’eau : dès l’annonce d’une houle massive, vous intégrez son groupe WhatsApp privé pour suivre l’évolution des cartes. Une fois le feu vert donné, direction Lisbonne. Si le vol reste à votre charge, les transferts et deux nuits d’hôtel sont assurés.

    Au programme de cette immersion totale ? Vous assistez à la préparation millimétrée dans son hangar de Praia do Norte, avant de grimper sur un jet-ski pour deux heures d’action directement dans la zone de surf – heureusement à bonne distance des montagnes d’écume. La journée se poursuit avec une place de choix au sommet du fort, au chaud avec les spotters, avant de partager le débriefing. Vous finirez même dans le bain froid avec le surfeur avant un dîner exclusif pour célébrer la survie de l’équipe.

    Derrière cette offre hors norme se cache une réalité financière cruelle : surfer Nazaré coûte une fortune. La sécurité, l’entretien des machines et la logistique exigent des budgets colossaux. Très peu de surfeurs de gros vivent uniquement de leurs exploits à l’eau. Dans ce line-up devenu une véritable arène économique brassant des millions d’euros chaque hiver, les pilotes de jet-ski de classe mondiale gagnent d’ailleurs souvent mieux leur vie que les athlètes eux-mêmes.

    Nazaré n’est plus juste une vague, c’est une industrie. Alors, prêt à faire chauffer la carte bleue pour le frisson d’une vie ?

  • Filipe Toledo invité à Jaws par Albee Layer : l’heure de vérité a sonné

    Filipe Toledo invité à Jaws par Albee Layer : l’heure de vérité a sonné

    C’est une critique qui lui colle à la peau, et soyons honnêtes, elle est légitime. Malgré tout son immense talent, Filipe Toledo a une peur évidente des grosses vagues. Ses prestations souvent effacées sur des spots comme Pipeline ou Teahupo’o le prouvent régulièrement : il lui manque cet engagement total dans le surf pour s’asseoir définitivement à la table des vraies légendes de ce sport. Il n’est certes pas le seul sur le Tour dans cette situation, mais avec ses titres mondiaux, l’attente du public est impitoyable.

    Pourtant, l’histoire pourrait prendre une tournure inattendue. Lors d’un récent échange en podcast avec Jack Freestone, Albee Layer, l’un des locaux les plus engagés et francs de Maui, a tendu une perche redoutable au Brésilien : une invitation formelle à venir se frotter au monstre de Jaws (Pe’ahi).

    « Imaginez s’il le fait pour faire taire tous ses détracteurs », a glissé l’Hawaïen. Un avis validé par Freestone, intimement persuadé que Toledo a les capacités mentales pour relever le challenge.

    Il y a quelques semaines, le Brésilien évoquait justement son envie de se tester un jour à Nazaré et Jaws. L’invitation est désormais publique. Filipe Toledo ira-t-il chercher sa rédemption pour clouer le bec à ses haters ? (dont moi et je n’attends que ça) Le monde du surf n’attend que ça.

  • Un cercle de planches au large : Biarritz et Lacanau pleurent Salomé et Louis

    Un cercle de planches au large : Biarritz et Lacanau pleurent Salomé et Louis

    Le soleil déclinait sur la plage du Miramar, mais ce n’est pas la beauté du crépuscule qui a marqué ce mardi soir. C’est ce silence, lourd, presque palpable, que 150 surfeurs à Biarritz sont venus briser avec respect. Deux semaines après le drame qui a coûté la vie à Salomé Lasla Boireau et Louis Bel Chabauty, happés par l’effondrement d’une falaise au phare de Biarritz, la communauté a choisi l’eau pour leur dire au revoir.

    La famille nous a transmis cette vidéo pour la partager, et rendre un dernier hommage à Salomé et Louis, deux amoureux de l’océan. Toutes nos condoléances….

    Le « Paddle Out », un dernier lien avec l’océan

    Le rituel est connu des habitués des spots, mais chaque cérémonie reste unique dans sa douleur. Ramer jusqu’au pic, planche sous le bras, n’est pas un acte sportif ici : c’est une communion. Dans le creux des vagues, les planches se sont soudées pour former un cercle. Au centre, l’absence de Salomé et Louis, comblée par la mémoire de leurs proches.

    La symbolique a atteint son paroxysme lorsque la mère de Salomé, embarquée par la SNSM, a dispersé les cendres de sa fille. Dans ce geste, tout le paradoxe de notre passion a refait surface : cette mer qui nous donne tant et qui, parfois, reprend tout.

    Une tristesse qui traverse les côtes

    Cet hommage ne s’est pas limité au Pays basque. La veille, sur la plage Nord de Lacanau, c’est le HCL Océan Club qui s’est figé. Salomé, ancienne licenciée, y a laissé des souvenirs de bodyboard, de voyages et une joie de vivre que ses anciens camarades peinent encore à réaliser éteinte.

    Plus qu’une tragédie locale, c’est l’histoire de deux amoureux de l’océan, liés par le destin jusqu’à cette troublante ressemblance avec la légende de la Chambre d’Amour. S et L. Un écho qui, pour les parents de Louis, devient une étrange source de résilience. Face à l’horizon, le cercle s’est finalement ouvert, laissant les fleurs dériver vers le grand large. Un dernier salut, en toute simplicité.

  • Quand Lewis Hamilton troque son volant de F1 pour défier l’océan

    Quand Lewis Hamilton troque son volant de F1 pour défier l’océan

    Si vous pensiez que l’adrénaline de Lewis Hamilton se limitait aux cockpits étriqués et aux pointes à 350 km/h sur l’asphalte, vous faites fausse route. Loin de l’effervescence des paddocks, le septuple champion du monde de Formule 1 nourrit une obsession bien plus brute. Une passion viscérale pour l’océan qui l’a poussé à se frotter aux vagues les plus redoutables de la planète et à s’attirer le respect des plus grands noms du surf mondial.

    Une vidéo virale : un 360 old school qui enflamme le circuit

    C’est sur Instagram que le pilote britannique a récemment fait trembler la sphère surf. Oubliez les monoplaces, Hamilton s’est affiché sur un wake surf, sculptant une vague artificielle dans le sillage d’un bateau de haute performance. Mais ce n’est pas tant sa présence sur l’eau qui a choqué, c’est la manœuvre qu’il a plaquée avec une déconcertante facilité.

    Hamilton a posé un 360 degrés à plat sur la vague d’un bateau. Bon, pour être honnête, je n’ai pas crié d’extase, mais c’est plutôt cool de voir que Lewis Hamilton n’est pas le boss partout. Bon, bien évidemment, tout le monde l’applaudit alors que moi, personne ne m’envoie des DM. Kai Lenny a salué un moment « épique », le Brésilien Italo Ferreira a souligné qu’il « connaissait cette sensation », tandis que le compte officiel de la WSL n’a pu s’empêcher d’applaudir la performance. Il y en a qui cherche à avoir des places gratuites pour le prochain grand prix.

    25 pieds à Pipeline : la fois où il a cru voir sa dernière heure

    Mais l’engagement du Britannique ne se limite pas aux vagues dociles d’un lac ou aux piscines à vagues, bien qu’il soit un habitué du Surf Ranch de Lemoore. Son amour pour l’océan l’a conduit sur le North Shore d’Oahu, face à la reine des vagues : Pipeline.

    Dans une interview révélatrice, Hamilton a raconté cette session d’anthologie aux côtés du GOAT en personne, Kelly Slater. Le décor ? Un Pipe fumant, annoncé à « 25 pieds » selon les dires du pilote. Slater lui aurait formellement déconseillé d’y aller, ce à quoi Hamilton a répondu avec l’entêtement d’un champion : « Kelly, j’y vais. »

    La suite ressemble à un cauchemar pour n’importe quel surfeur amateur. Alors que Slater s’engouffrait dans un tunnel massif, Hamilton s’est retrouvé dans la zone d’impact. « J’ai dû m’assurer de ne pas être aspiré. J’ai plongé, s’est-il souvenu. J’ai attrapé le reef et j’ai prié. J’ai entendu la lèvre exploser derrière moi comme une bombe. Ma planche a été arrachée et coupée en deux. »

    Hamilton avoue avoir vu la mort de très près ce jour-là. Entre nous, annoncer 25 pieds à Pipe relève sans doute d’une petite exagération floridienne — il barbotait fort probablement sur l’épaule d’Ehukai Beach Park pour sauver sa peau. Mais survivre à un gros set fantôme sur ce banc de sable reste une épreuve terrifiante qui force le respect.

    La quête d’une connexion plus pure

    Pourquoi un homme qui risque sa vie à chaque virage sur circuit cherche-t-il à s’infliger de telles frayeurs sous l’eau ? La réponse réside dans la déconnexion absolue.

    Le surf est devenu son exutoire physique et émotionnel. Hamilton l’avoue lui-même : être au large, sentir la puissance de l’océan, le ramène à une humilité nécessaire. Il ne s’agit plus de dompter une machine sur-motorisée, mais d’accepter la suprématie de la nature. Il a d’ailleurs déclaré vouloir, un jour, surfer quotidiennement pour ne faire plus qu’un avec cet élément.

    Une belle leçon de lâcher-prise pour celui qui passe sa vie à traquer le moindre millième de seconde.

  • Caraïbos Lacanau Pro 2026 : L’hécatombe des têtes de série dans le piège girondin

    Caraïbos Lacanau Pro 2026 : L’hécatombe des têtes de série dans le piège girondin

    Organiser 32 séries en une seule journée n’est jamais une mince affaire. Mais quand l’océan décide de jouer avec les nerfs des compétiteurs en offrant des conditions aussi petites que capricieuses, cela se transforme vite en roulette russe. Ce vendredi, au Caraïbos Lacanau Pro, l’utilisation du double bank (nord et sud) a permis de boucler un programme dantesque, mais a surtout révélé à quel point ce spot peut devenir un véritable piège pour les favoris.

    Sam Piter, la cruelle désillusion

    On s’attendait à voir le tenant du titre dicter sa loi d’entrée de jeu. C’est malheureusement tout le contraire qui s’est produit. L’élimination prématurée de Sam Piter résume parfaitement cette hécatombe pour le clan français. Pénalisé par une interférence fatale dès le round of 32, le Landais n’a jamais pu combler son retard dans des vagues de petit temps qui n’offraient aucun droit à l’erreur. Dans cette série piège, c’est l’Argentin Uri Uziel (13.33) et le Français Luan Nogues qui tirent leur épingle du jeu. Ce scénario s’est répété : d’autres évidences du circuit comme Lukas Skinner ou Dylan Groen sont passées à la trappe.

    L’art de l’adaptation et les surprises

    Face à ces bancs de sable changeants, certains compétiteurs ont su faire parler leur créativité. L’Espagnol Ruben Vitoria a fait très forte impression en scorant un superbe 15.27, imité de près par Markel Vizcarguenaga (15.00) qui a réussi l’exploit de museler la fougue du prodige portugais Afonso Antunes.

    Les Françaises résistent dans le chaos

    Le tableau féminin a heureusement offert quelques bouffées d’air frais au camp tricolore. Même si la Canarienne Lucia Machado a survolé les débats avec l’une des meilleures vagues de la journée (8.33), la Française Maelys Jouault a prouvé que l’engagement total payait même dans le petit surf. Grâce à deux énormes turns pleins de puissance, elle décroche un excellent 8.50 et valide avec autorité son ticket pour les huitièmes de finale aux côtés de sa compatriote Lilou Rumiel.

    Une vraie journée de survie ! Le Caraïbos Lacanau Pro s’annonce plus indécis que jamais. Prochain call ce samedi matin pour la suite des hostilités.

  • Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    Le champion portugais Vasco Ribeiro de retour à l’eau après sa lourde suspension

    C’est le grand retour que le monde du surf n’attendait plus. Suspendu trois ans après avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage, Vasco Ribeiro s’apprête à renfiler le lycra de compétition dès ce mois de juillet 2026.

    L’Association Nationale des Surfeurs Portugais a officialisé la nouvelle : le quintuple champion national retrouvera les vagues dès le 14 juillet lors du Bom Petisco Peniche Pro. Il enchaînera ensuite sur le circuit Qualifying Series (QS) de la WSL, notamment au QS4000 de Newquay en août.

    À 31 ans, le champion du monde junior 2014 affirme avoir profité de cet exil forcé pour se reconstruire, loin de la pression médiatique. S’il revient, ce n’est pas pour régler ses comptes, mais par pur amour du sport.

    « Je ne reviens pas pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Je reviens parce que je suis toujours passionné par le surf. J’ai redécouvert la joie de surfer », confie-t-il avec humilité.

    Reste à savoir si l’ancien champion d’Europe Open saura retrouver son meilleur niveau et reconquérir le cœur des fans après trois ans passés loin du circuit mondial.

  • Alerte méduses : comment surfer en sécurité (et les vrais réflexes qui sauvent)

    Alerte méduses : comment surfer en sécurité (et les vrais réflexes qui sauvent)

    C’est le cauchemar de tout surfeur en session d’été en France. Vous êtes au line-up, vous attendez la série, et soudain, une douleur fulgurante, semblable à une décharge électrique ou à une brûlure au fer rouge, vous lacère le bras ou la jambe.

    Dans le sud-ouest, les bancs de créatures gélatineuses s’invitent régulièrement dans le line-up sous l’effet des vents et des courants de surface. Si certaines sont inoffensives, d’autres, comme la redoutable physalie, peuvent transformer une session de rêve en urgence médicale.

    Oubliez les mythes de plage et les remèdes de grand-mère qui aggravent la situation. Voici le guide ultime, scientifique et pratique, pour identifier le danger, adopter la bonne position en mer et appliquer les premiers secours validés par les professionnels de santé.

    1. Physalie, méduse pélagique, vive : qui est votre ennemi du jour ?

    Toutes les masses gélatineuses qui flottent sur l’eau ne se valent pas. Pour bien réagir, il faut savoir à quoi l’on se frotte. Sur notre littoral, quatre profils se détachent principalement.

    physalies danger surfeurs côte basque

    La Physalie (ou Galère Portugaise) : le vrai danger public

    Ce n’est pas une méduse, mais un superorganisme colonial. On la repère à son flotteur bleuté ou violacé gonflé d’air qui flotte hors de l’eau, comme une petite voile. Le vrai piège est invisible : ses filaments pêcheurs sous l’eau peuvent mesurer jusqu’à 10 ou 50 mètres de long. Ils sont extrêmement fins, presque invisibles dans l’écume, et leur venin reste actif des semaines, même si l’animal est mort ou échoué. Sa piqûre est sévère, hautement toxique, et peut provoquer des malaises.

    La Méduse Pélagique (Pelagia noctiluca) : la brûleuse violette

    Une vraie méduse, reconnaissable à son ombrelle rose, violette ou orange parsemée de petites verrues. Ses filaments d’un mètre sont très urticants et causent de douloureuses brûlures érythémateuses qui laissent des cicatrices tenaces.

    Méduse Pélagique

    Le Poumon de Mer et la Vélelle : les fausses alertes

    Le Poumon de mer (Rhizostoma pulmo) est une méduse géante, bleutée et massive, mais ses bras épais sont très faiblement urticants (un simple picotement). La Vélelle, quant à elle, ressemble à une mini-physalie bleue de 5 cm avec une petite voile rigide, mais elle est totalement inoffensive pour la peau humaine.

    Méduse vélelle

    Attention au sable et aux embruns : Ne confondez pas une piqûre de méduse avec celle d’une vive, ce poisson enfoui dans le sable dont l’épine dorsale inflige une douleur syncopale (qui se traite, elle, exclusivement par la chaleur). De même, la micro-algue Ostreopsis ovata peut saturer les embruns et provoquer des troubles respiratoires sans aucun contact direct.

    2. Le piège du line-up : pourquoi le surfeur est en première ligne

    Le surfeur réunit toutes les conditions pour croiser la route des filaments urticants. Allongé à la rame ou assis sur sa planche dans l’attente des vagues, ses mains, ses avant-bras et ses jambes baignent pile dans la couche d’eau superficielle où dérivent les méduses.

    Pire encore, la zone de surf (le line-up) se situe souvent là où les courants de dérive concentrent ces organismes avant leur échouage sur l’estran. Dans la zone de déferlement, la violence des vagues fragmente les filaments des physalies. Ces micro-morceaux invisibles mais hyper-venimeux restent en suspension. Vous pouvez ainsi vous faire piquer violemment au milieu des mousses sans qu’aucune méduse ne soit visible en surface.

    3. Le réflexe vital en mer : allongez-vous sur votre planche !

    C’est une directive stricte de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) que trop de surfeurs ignorent. Dès que vous ressentez la piqûre en mer : ne tentez pas de nager activement et ne paniquez pas.

    • Allongez-vous immédiatement à plat ventre sur votre planche de surf.
    • Restez solidaire de votre planche de surf.

    Pourquoi ? Le venin de la physalie peut provoquer des crampes musculaires violentes, des troubles cardiaques ou des malaises syncopaux en quelques minutes (envenimation de classe 2 ou 3). En restant allongé sur votre planche, vous évitez la noyade en cas de perte de connaissance et vous pouvez utiliser l’énergie des vagues pour vous laisser porter passivement vers le rivage.

    4. Protocole de premiers secours : les étapes validées (et les erreurs à proscrire)

    Une fois sur le sable, la prise en charge doit suivre un protocole strict élaboré par l’ARS Nouvelle-Aquitaine et le Centre Antipoison du CHU de Bordeaux. Le but : retirer les cellules venimeuses (les cnidocystes) encore collées à la peau sans les faire éclater.

    Étape 1 : Le rinçage à l’eau de mer

    Rincez abondamment la zone touchée à l’eau de mer claire. N’utilisez jamais d’eau douce. L’eau douce provoque un choc osmotique qui fait éclater les cellules venimeuses restantes, libérant une double dose de venin.

    Étape 2 : Le piégeage des filaments

    Pour décoller les filaments sans frotter (ce qui briserait les capsules), appliquez de la mousse à raser ou, si vous n’en avez pas sous la main, du sable sec.

    Interdiction formelle : N’utilisez pas de sable humide. Les grains d’eau salée agissent comme un papier de verre qui écrase les cellules urticantes et aggrave la brûlure.

    Étape 3 : Le raclage délicat

    Laissez sécher la mousse ou le sable quelques instants. À l’aide d’un morceau de carton rigide, d’une carte de crédit ou du dos d’un couteau, raclez délicatement la croûte en allant du bas vers le haut du membre pour soulever les résidus sans les écraser.

    Étape 4 : Désinfection et gestion de la douleur

    Appliquez un antiseptique incolore. Pour calmer l’inflammation de la physalie, appliquez de la glace enveloppée dans un linge. Le froid va contracter les vaisseaux et engourdir la douleur.

    (Note : Si le venin des méduses est théoriquement détruit par une chaleur à plus de 42°C, appliquer une source chaude sur une peau déjà gravement lésée par une physalie présente un risque majeur de brûlure secondaire. Les cliniciens privilégient donc la cryothérapie).

    5. Ce qu’il ne faut JAMAIS faire (Stop aux fake news)

    • Ne pas uriner sur la plaie : En plus d’être une légende urbaine dégradante, l’urine a une concentration variable qui peut provoquer l’éclatement des cellules venimeuses.
    • Ne pas appliquer d’alcool ou de vinaigre n’importe comment : Si le vinaigre (acide acétique) est recommandé pour les physalies de l’Atlantique car il bloque leur venin, il est formellement déconseillé pour la méduse pélagique (Pelagia noctiluca) sur nos côtes, car il peut stimuler la décharge de ses harpons urticants. Dans le doute, restez-en à l’eau de mer claire.

    6. Anticiper et alerter les secours

    La meilleure des protections reste la prévention. Avant de vous jeter à l’eau, adoptez les bons réflexes de sécurité.

    La combinaison en néoprène : votre meilleure armure

    Une combinaison intégrale reste la meilleure des protections contre les filaments. En période d’alerte aux méduses, évitez absolument les sessions en shortboard, en maillot de bain ou en lycra fin : les filaments coupés s’infiltrent sous le tissu et se frottent contre votre peau. Pour le visage et les mains, il existe des écrans solaires spécifiques anti-méduses (comme Safe Sea) qui inhibent le système de harponnage des cellules urticantes tout en respectant l’écosystème marin.

    Les outils numériques et la signalétique

    • L’application Kalilo : Développée par la Communauté d’Agglomération Pays Basque, cette application gratuite vous informe en temps réel des conditions sanitaires sur 35 plages. Une gouttelette violette signale un risque biologique (méduses ou algues).
    • Le drapeau violet : Sur la plage, le pavillon rectangulaire violet indique la présence d’espèces aquatiques dangereuses. S’il est associé au drapeau rouge, la baignade et le surf sont strictement interdits en raison d’invasions massives.

    [Tableau récapitulatif des secours]

    Type d’urgenceIntervenant / CanalNuméro utileAction
    En mer / Au largeCROSS (Secours maritimes)196 (ou VHF Canal 16)Déclenchement jet-ski ou hélicoptère pour treuillage
    Sur la plage (Malaise)SAMU / Sauveteurs côtiers112 ou 15Prise en charge médicale urgente et transfert hospitalier
    Doute toxicologiqueCentre Antipoison (Bordeaux)05 56 96 40 80Assistance médicale continue et gestion des venins
  • quand les records du monde s’achètent à coups de milliers de dollars

    quand les records du monde s’achètent à coups de milliers de dollars

    « J’ai vu des gens faire des conneries monumentales dans le rock, mais vous, vous êtes les plus grands malades de toute ma vie. » Lorsque Dave Grohl balance ça aux Billabong XXL Awards, le monde du surf sourit. Pourtant, derrière le glamour des trophées et l’héroïsme des images de Nazaré ou Jaws, se cache une réalité beaucoup plus sombre : une affaire de gros sous, de ego et de « junk science ».

    La science bidon des mesures de vagues

    Pour la première fois, des pointures comme Kai Lenny, Albee Layer et Andrew Cotton brisent l’omertà dans le podcast How Surfers Get Paid. Le constat est glacial : les records du monde de la plus grande vague surfée est bidon.

    « C’est juste des mecs qui inventent des trucs », balance carrément Andrew Cotton, dépité par le fait qu’il ait fallu quatre ans aux instances officielles pour valider le record de Sebastian Steudtner. Les surfeurs pointent du doigt une supercherie visuelle : selon l’angle de la caméra et l’élévation du spot, une vague de 12 mètres peut facilement en paraître 25 à l’écran.

    De Belharra à Nazaré : la longue histoire des records contestés

    Ce n’est pas la première fois que le surf XXL se prend les pieds dans le tapis des polémiques et de la politique des spots. En 2014, le Français Benjamin Sanchis domptait une montagne d’eau monumentale à Nazaré, estimée à plus de 100 pieds, avant de se faire balayer au bottom. Le verdict des XXL Awards ? Un simple prix du pire wipeout de l’année, refusant d’homologuer le record sous prétexte que la vague n’avait pas été terminée. Une décision qui avait laissé un goût amer en Europe, rappelant l’ambiance glaciale qui régnait déjà sur les podiums californiens au début des années 2000. À l’époque, l’éveil du monstre basque de Belharra par Peyo Lizarazu et Yannick Beven avait été accueilli par un mépris à peine dissimulé du microcosme hawaiien. Pour les gardiens autoproclamés du temple du North Shore, cette vague européenne, jugée trop molle et cassant sur un haut-fond plutôt que sur un récif à fleur d’eau, n’avait tout simplement pas sa place aux côtés de Jaws ou Maverick’s. Le business des records a ses favoris, et l’histoire montre qu’il ne s’écrit pas toujours de manière objective.

    25 000 dollars la photo : le business de l’extrême

    Au-delà du prestige, c’est une guerre financière qui se joue sur le dos des athlètes. Prenez l’exemple récent de l’Australienne Laura Enever. Lorsqu’elle a dompté son record du monde à la rame à Hawaï, elle a dû signer un chèque astronomique de 25 000 dollars au photographe Daniel Russo pour obtenir le cliché officiel obligatoire pour Guinness.

    Ce jour-là, le photographe a empoché plus de 35 000 dollars en vendant d’autres clichés et en facturant ses services de sécurité sur le reef. Pendant ce temps, les surfeurs risquent littéralement leur peau, parfois pour des clopinettes, au milieu de disputes violentes entre partenaires de jet-ski. Le surf de gros a perdu son âme, et ce sont les acteurs eux-mêmes qui le disent.