Avez-vous déjà vu un surfeur passer si près du pire pour ensuite signer un véritable chef-d’œuvre dans la foulée ? C’est exactement ce qui s’est passé ce mercredi 5 août 2026 à l’US Open, et honnêtement, les images font froid dans le dos avant de laisser place à l’admiration.
Lors du troisième heat des seizièmes de finale, le Péruvien Alonso Correa (28 ans) s’élance pour un aerial engagé. Mais la manœuvre tourne très mal. Il perd le contrôle en plein vol et atterrit de tout son poids directement sur sa planche. Bilan de la chute : des côtes froissées et une board pulvérisée. En revoyant l’action, on se dit tous qu’il a eu une chance inouïe de ne pas atterrir sur ses dérives.
La logique voudrait qu’il abandonne. Mais c’est là que le mental de Correa force le respect. Il sort de l’eau, attrape une nouvelle planche en un éclair et retourne au line-up. Sa persévérance est immédiatement récompensée : il déniche un double barrel improbable qui lui vaut un 9,60 sur 10. C’est sans conteste la vague du jour dans une compétition souvent critiquée pour son manque d’action.
Le plus fou dans cette histoire ? Malgré ce score stratosphérique, Alonso n’a pas réussi à sortir de sa série face à Lucas Cassity et Deivid Silva. Il est éliminé, mais qu’importe le classement officiel : ce jour-là, le vrai vainqueur dans nos cœurs, c’est lui.
Ce jeudi 6 août 2026, le surfeur tricolore Sam Piter a signé une belle victoire dans sa jeune carrière en remportant le YETI Pro QS 4000 à Fistral Beach (Angleterre). Ce succès lui permet de s’emparer de la tête du classement européen de la World Surf League (WSL). Du côté féminin, la Française Nahia Milhau s’offre une très belle deuxième place.
Un « air reverse » salvateur pour Sam Piter
Face au favori local Lukas Skinner, double tenant du titre au Boardmasters, Sam Piter n’a jamais baissé les bras. Dans des conditions de vagues particulièrement difficiles, la finale masculine s’est transformée en un duel d’air intense. Alors que le Britannique avait pris l’avantage dès l’entame de la série, le Français de 22 ans a su garder son sang-froid.
À 30 secondes de la fin de la finale, Sam Piter a repéré une section idéale pour s’envoler. Il a exécuté un air reverse particulièrement technique et propre, récompensé par un 6,67 de la part des juges. Cette dernière vague lui permet de décrocher le titre de QS 4000. Il est dorénavant en tête du WQS Europe.
Les Françaises s’illustrent en finale féminine
Si la couronne féminine est revenue à la Basque Janire Gonzalez Etxabarri (qui prend également la pole position du QS européen), les surfeuses tricolores ont fait preuve d’un excellent niveau. La finale a notamment été marquée par la puissance de Clémence Schorsch. La Française a scoré la meilleure vague de la série en libérant ses dérives sur une grosse section. Malheureusement, une cruelle erreur de priorité dans les ultimes secondes de la série l’a sanctionnée d’une interférence, la reléguant à la quatrième place.
Cette erreur a finalement souri à sa compatriote, Nahia Milhau, qui s’empare d’une superbe deuxième place.
La course à la qualification pour les Challenger Series va rapidement s’accélérer. Les athlètes français prendront très vite la direction de l’Espagne pour deux épreuves consécutives, à commencer par le ABANCA Pantin Classic Galicia Pro, programmé du 25 au 30 août 2026.
Ce mercredi 5 août 2026, le YETI Pro QS 4 000 s’est ouvert sur le spot de Fistral Beach, à Newquay en Angleterre. Face à des conditions météo difficiles et une baisse de houle anticipée pour la suite de la période d’attente, l’organisation de la World Surf League (WSL) a enchaîné trois tours complets dès ce premier jour de compétition.
Deux podiums simultanés pour rallier les quarts masculins
Le choix d’activer deux zones de compétition simultanées (double bank) a imposé un rythme effréné aux séries masculines et féminines. Une stratégie violente mais efficace de la part de la direction de course : le tableau masculin a brûlé les étapes pour atteindre directement le stade des quarts de finale dès la fin d’après-midi.
À domicile, le local de Newquay Lukas Skinner (18 ans) a marqué les esprits. Signant le meilleur total de la journée avec un solide 17,00 sur 20 au Round of 64, le Britannique s’est qualifié pour les quarts de finale en remportant également sa série du Round of 32 devant le surfeur Enzo Cavallini.
De son côté, l’Espagnol Sean Gunning a composté son billet pour les quarts avec un total de 15,23 points, emmenant dans son sillage le Français Thomas Debierre. Le Guadeloupéen Maël Laborde a quant à lui vu son parcours s’arrêter prématurément au Round of 32 face à Uri Uziel et Hans Odriozola.
Van Der Huls et Machado prennent l’avantage chez les dames
Dans des vagues courtes et ventées, le tableau féminin a déjà réservé quelques surprises avec l’élimination précoce d’Érica Máximo. La Néerlandaise Tiara van der Huls, actuellement numéro 2 au classement européen QS, a tenu son rang en remportant sa série devant la Basque Sarah Leiceaga.
Dans l’ultime confrontation du jour, la Canarienne Lucía Machado s’est imposée en décrochant la meilleure vague féminine de la journée (8,17 points), devançant l’Allemande Camilla Kemp.
Le prochain call est programmé ce jeudi 6 août à 6h00 (GMT+1). L’objectif reste de couronner les vainqueurs du QS 4 000 avant de lancer les séries du Boardmasters Longboard Pro.
La Fédération Française de Surf a officialisé ce mardi 4 août 2026 le retour de sa compétition phare sur le littoral landais. Du 17 au 25 octobre prochain, les spots d’Hossegor, Seignosse et Capbreton recevront près de 550 athlètes pour décerner les titres nationaux. Une 62e édition marquée par neuf disciplines en lice et un direct prévu sur France Télévisions.
Les vagues d’Hossegor, Capbreton et Seignosse au cœur de l’action
L’automne landais offre traditionnellement des conditions optimales pour la pratique du surf à haut niveau. Les bancs de sable de La Gravière, des Culs Nus, des Estagnots ou encore du Santocha sont réputés pour récevoir les fortes houles d’octobre et produire des vagues creuses et puissantes.
C’est sur ces spots mondialement reconnus que la Fédération a choisi d’implanter l’événement pour la onzième fois depuis la création des « France » en 1964. Ce choix géographique garantit une exigence technique forte pour départager les meilleurs surfeurs du pays, sur un territoire intimement lié à l’histoire de la compétition.
Plus de 500 compétiteurs répartis dans neuf disciplines
Durant neuf jours de compétition, les catégories Open et Espoirs s’affronteront pour décrocher le titre de champion de France. Au total, 550 compétiteurs issus de toutes les phases de qualifications régionales feront le déplacement dans le Sud-Ouest.
Le programme sportif illustre la diversité des pratiques de la glisse. Les juges fédéraux évalueront les athlètes en shortboard, longboard, bodyboard, bodysurf, kneeboard, SUP surfing et surf tandem. Les épreuves de para surf et de para surf adapté figurent également au planning officiel. Leur intégration au cœur du grand rendez-vous annuel confirme la volonté de la FFS de favoriser l’égalité des chances et de rendre la discipline toujours plus accessible.
Trois heures de direct sur France Télévisions pour le shortboard
Pour amplifier le rayonnement de la discipline olympique, l’organisation renouvelle son partenariat de diffusion initié l’an dernier. Les phases finales du shortboard Open bénéficieront de trois heures de couverture en direct sur les antennes de France Télévisions.
Ce dispositif technique lourd inclura des caméras au cœur du line-up, des analyses de consultants et des réactions immédiates à la sortie de l’eau. Une vitrine importante pour le haut niveau national, dont les horaires précis de diffusion seront confirmés par le diffuseur public dans les prochaines semaines.
Parité et engagements éco-responsables
Au-delà des performances sportives, cette 62e édition s’appuie sur un cahier des charges sociétal et environnemental strict. Sur le plan de la communication, la FFS maintient une parité absolue sur l’ensemble de ses affiches officielles pour la deuxième année consécutive. Les compétitrices y bénéficient d’une visibilité strictement équivalente à celle de leurs homologues masculins.
Des initiatives éco-responsables encadreront également l’événement. La réduction de l’empreinte carbone via la gestion des déchets sur la plage et la promotion des mobilités douces feront partie du dispositif. Par ailleurs, des actions d’insertion sociale utilisant le surf comme outil éducatif pour les jeunes issus de milieux défavorisés seront déployées tout au long de la semaine.
Il ne reste plus qu’à attendre les premières grosses houles d’automne et la publication du calendrier détaillé des séries pour lancer définitivement cette grand-messe du surf tricolore.
La première moitié de saison du World Championship Tour manquait un peu de piquant ? Oubliez tout. La seconde partie du circuit démarre cette fin de semaine sur le spot le plus intimidant de la planète, et les cartes météo viennent de passer au rouge vif.
Attention, on est sur des prévisions à long terme pour l’instant….
Une montée en puissance dès ce vendredi
Un système dépressionnaire majeur traverse actuellement le sud de la Nouvelle-Zélande pour propulser un premier train de houle massif à travers le Pacifique Sud.
Dès ce vendredi — journée officielle de training pour les pro-surfeurs — le récif tahitien va se réveiller avec des séries frôlant déjà les 2,50 à 3 mètres (8-10 pieds). Samedi, pour l’ouverture de la waiting period, les conditions resteront très solides, peignées par un alizé de sud-est idéal.
Le choc annoncé du dimanche
Mais c’est la journée de dimanche qui fait trembler le paddock. Une seconde tempête, née sous la mer de Tasman avec un champ de vent exceptionnellement étendu, envoie une houle de sud-sud-ouest d’une période XXL (plus de 15 secondes).
Ce qui vous attend :
Des séries massives dépassant allègrement les 3 mètres à 4 mètres (9 à 12 pieds+).
Une lèvre d’une épaisseur terrifiante au-dessus d’un récif fleur de peau.
Un vent offshore modéré garantissant une lisibilité parfaite du plan d’eau.
Ce ne sera pas un « Code Red » impraticable réservé au tow-in, mais exactement la limite humaine de ce qui peut être ramé à la force des bras. À suivre de près les prochains jours
Un marathon de vagues jusqu’aux finales
La largeur et la puissance du système météo garantissent une décrue extrêmement lente. Lundi et mardi conserveront des vagues consistantes de 2,50 à 3 mètres, balayées par un vent virant plein Est.
Tous les voyants sont au vert : la compétition devrait s’enchaîner sans temps mort pour offrir un spectacle gravé dans les annales, du moins on espère…
Vous pensiez que la route vers les Jeux Olympiques était une formalité pour l’élite mondiale du surf ? Détrompez-vous. En coulisse, une véritable rébellion a failli tout faire exploser.
Selon de récentes indiscrétions dévoilées par Stab (le mag australien ), 92 % des surfeurs du Championship Tour (CT) s’étaient secrètement ligués pour boycotter les événements de l’ISA. Leur menace était aussi simple que brutale : si les critères de qualification olympiques initiaux n’étaient pas modifiés, ils renonçaient purement et simplement aux Jeux. Un coup de poker monumental.
Soutenus en bloc par la WSL et le syndicat des athlètes (WPS), ces pros mettaient littéralement leur rêve olympique dans la balance, risquant l’élimination d’office. Sans eux, l’épreuve de surf aux JO perdait tout son sens.
Face à cet ultimatum silencieux, le Comité International Olympique a vite compris l’urgence. Un émissaire a débarqué lors de l’étape néo-zélandaise du CT pour écouter la grogne. Résultat ? Une réunion de crise au sommet a forcé l’ISA à revoir sa copie.
Le système a changé in extremis. Les surfeurs ont gagné leur bras de fer, même si l’ISA a tout de même sécurisé un point essentiel : obliger l’élite à participer à ses futurs événements pré-qualificatifs. Un accord arraché sur le fil.
Ce dimanche 2 août 2026, l’Australienne Sierra Kerr et l’Américain Jake Marshall ont remporté le prestigieux Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Une victoire historique sur le circuit Challenger Series (CS) qui propulse les deux surfeurs en tête des classements pour la qualification au Championship Tour 2027.
Sierra Kerr au sommet, Johanne Defay stoppée en demies
La jeune prodige australienne Sierra Kerr, 19 ans et fille de l’iconique Josh Kerr, a décroché sa toute première victoire majeure sur le circuit Challenger Series. Ce triomphe marque un retour éclatant après des mois éloignés de la compétition en raison d’une grave maladie de Lyme.
Sur les vagues capricieuses de Surf City, Kerr a fait parler la poudre. Elle a notamment éliminé la Française Johanne Defay, pensionnaire du CT, lors d’une demi-finale maîtrisée (11.57 contre 9.70). En finale, elle a surclassé sa compatriote Isla Huppatz, championne du monde junior en titre, avec un score cumulé de 12.50. « C’est l’année la plus difficile de ma vie, je n’aurais jamais cru revenir ici et gagner », a déclaré la surfeuse aux micros de la WSL, très émue de soulever le trophée devant sa famille.
Jake Marshall triomphe à domicile face à Igarashi
Chez les hommes, la consécration est enfin arrivée pour Jake Marshall. Le Californien originaire d’Encinitas a vaincu le redoutable Japonais Kanoa Igarashi, double vainqueur de l’épreuve et grand favori local.
Dans une finale sous haute tension, Marshall a fait preuve d’une grande patience. Il a trouvé une vague décisive en fin de série pour scorer un excellent 8.00 grâce à un surf backside tranchant, portant son total à 14.77 points. Igarashi (14.07) échoue de justesse dans sa quête d’un troisième titre californien.
Après cette étape épique, les athlètes bénéficient d’une courte pause avant de reprendre la course à la qualification CS au Brésil puis au Portugal. De son côté, Kanoa Igarashi s’envole vers la Polynésie pour retrouver l’élite sur la redoutable vague de Teahupo’o.
Ce samedi 1er août 2026, la Française Johanne Defay a validé son ticket pour les demi-finales du Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Pour son retour officiel sur le circuit Challenger Series de la WSL après la naissance de son enfant, la Réunionnaise a impressionné par sa domination technique face à la jeune génération nord-américaine.
Une qualification autoritaire face aux jeunes talents
Opposée à la jeune prodige californienne Eden Walla lors des quarts de finale, Johanne Defay a immédiatement fait parler son expérience de pensionnaire du Championship Tour (CT). Sur le mythique spot de la jetée de Huntington, la surfeuse tricolore a géré sa série de main de maître, compilant un solide total de 14,76 points sur 20. Cette performance lui permet de rester en lice pour un nouveau titre à l’US Open, deuxième étape cruciale des Challenger Series 2026/2027.
La Française prouve qu’elle n’a rien perdu de sa puissance après sa pause maternité. « Je n’ai pas surfé en compétition depuis un moment, donc tout entraînement dans les vagues est bon à prendre », a déclaré Defay au micro de la World Surf League, soulignant le niveau de ses jeunes adversaires et rappelant avec le sourire les quinze années qui la séparent d’Eden Walla.
Les autres forces en présence pour le Finals Day
Du côté masculin, le spectacle a également répondu présent. Le Japonais Kanoa Igarashi s’affirme comme le grand favori après un excellent score de 15,57 points. Il retrouvera le Péruvien Lucca Mesinas dans un quart de finale de haut vol. L’armada brésilienne reste quant à elle très menaçante : Mateus Herdy et Deivid Silva ont remporté leurs séries respectives et sont prêts à freiner les surfeurs locaux de San Clemente comme Griffin Colapinto.
Le dénouement de la compétition est prévu ce dimanche à partir de 8h05 (heure locale), soit 17h05 heure française. Johanne Defay devra écarter la redoutable Australienne Sierra Kerr, championne du monde junior 2023, si elle souhaite accéder à la grande finale californienne.
La surfeuse française Johanne Defay a fait un retour remarqué à la compétition ce vendredi 31 juillet 2026, à l’occasion du Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach (Californie). Après avoir donné naissance à son premier enfant, la Réunionnaise a décroché son billet pour les quarts de finale de cette deuxième étape des Challenger Series (CS) de la World Surf League (WSL). Un retour aux sources réussi pour celle qui s’était déjà imposée sur ce spot mythique en 2015.
Une domination sans appel face à l’élite du Championship Tour
L’attente était grande autour du retour à l’eau de Johanne Defay. L’actuelle pensionnaire du Championship Tour (CT) n’a pas déçu ses supporters réunis sur la côte californienne. Lors des huitièmes de finale, la Française était opposée à une adversaire de taille : la Costaricienne Brisa Hennessy, elle aussi membre de l’élite mondiale du surf.
Malgré l’enjeu et les mois d’absence, Defay a rapidement pris l’ascendant sur la série. En imposant son rythme et en exploitant au mieux les conditions changeantes du célèbre ponton d’Huntington Beach, elle s’est imposée avec un score solide de 12.83, contre seulement 6.00 pour Hennessy. Cette victoire nette confirme que la surfeuse tricolore a retrouvé toute son explosivité et sa lecture de vague, des qualités indispensables sur un spot aussi technique.
« J’aime vraiment la compétition, sentir ces papillons dans le ventre, et je ressens toujours le stress. Les deux séries que j’ai passées étaient intenses, mais c’est tellement gratifiant d’avancer avec de bons scores », a confié la Française. Elle précise d’ailleurs aborder cette épreuve avec une sérénité nouvelle : « J’ai l’esprit frais et aucune pression quant au résultat final. Je suis juste là pour m’amuser. Mes premières sessions d’entraînement ont été difficiles, je tombais beaucoup. Mais petit à petit, j’ai retrouvé mes repères et j’ai confiance en mon expérience sur cette vague. »
Le prodige Lucas Cassity et les locaux enflamment l’US Open
Si la performance de Defay est au cœur des attentions tricolores, l’US Open of Surfing a également été le théâtre d’exploits majeurs chez les hommes ce vendredi. Le jeune Mexicain Lucas Cassity, remplaçant intégré à la dernière minute, a signé la meilleure prestation de l’événement avec un score total exceptionnel de 16.87 sur 20. Dans une série très relevée face à des pointures comme Deivid Silva et Alonso Correa, Cassity a multiplié les manœuvres radicales, confirmant son statut de grand espoir du circuit.
Du côté des locaux californiens, le public a pu exulter grâce aux qualifications d’Alyssa Spencer et de Griffin Colapinto, tous deux auteurs de victoires arrachées in extremis. Le Japonais Kanoa Igarashi, déjà double vainqueur de l’épreuve par le passé, reste également en lice pour un historique troisième sacre.
Quel adversaire pour Johanne Defay en quarts de finale ?
La suite du parcours s’annonce passionnante pour la surfeuse française. En quarts de finale, Johanne Defay affrontera la jeune sensation américaine Eden Walla. Tout juste âgée de 17 ans, la native de San Clemente vient de s’offrir une victoire de prestige le jour de son anniversaire face à l’Israélienne Anat Lelior, en décrochant notamment un excellent 9.00.
Ce duel générationnel entre l’expérience de la Française et la fougue de la jeune prodige californienne s’annonce comme l’un des moments forts du week-end. Une victoire permettrait à Johanne Defay de se rapprocher d’un second titre historique à l’US Open, couronnant de la plus belle des manières son retour dans la grande famille du surf mondial.
Ce jeudi 30 et vendredi 31 juillet 2026, le Lexus US Open of Surfing a bénéficié de conditions exceptionnelles à Huntington Beach (Californie). Si les surfeurs tricolores ont trébuché d’entrée lors de cette deuxième étape des Challenger Series, Johanne Defay et Vahine Fierro s’apprêtent à disputer des huitièmes de finale explosifs face à de redoutables adversaires.
Une houle massive générée par l’ouragan Genevieve
La World Surf League (WSL) ne pouvait pas espérer de meilleures conditions pour lancer le tournoi masculin. Dès jeudi matin, le premier tour (Round of 64) s’est ouvert sur des vagues propres de deux mètres à deux mètres cinquante. Cette houle puissante, fruit de l’ouragan Genevieve, a offert aux compétiteurs un terrain de jeu idéal pour allier manœuvres aériennes et surf sur le rail près de la mythique jetée californienne.
Ce vendredi 31 juillet, la taille a légèrement baissé pour s’établir entre un mètre vingt et un mètre quatre-vingts, tout en conservant des séries permettant de lancer les 16es de finale masculins (Round of 32), immédiatement suivis des 8es de finale féminins.
Couzinet, Braye et Quivront stoppés d’entrée de jeu
Malgré ces vagues consistantes, le contingent masculin français n’a pas réussi à tirer son épingle du jeu face à une concurrence internationale féroce, mêlant habitués du Championship Tour (CT) et jeunes loups des Challenger Series.
Engagé dans la série 7 du premier tour jeudi, Jorgann Couzinet n’a pas pu se défaire d’un heat très dense face au Péruvien Alonso Correa, à l’Américain Hayden Rodgers et à l’Australien Winter Vincent. Le constat est identique pour Charly Quivront dans la série 9. Le Français s’est heurté à un mur nommé Griffin Colapinto, pensionnaire de l’élite mondiale et ancien vainqueur de l’épreuve, ainsi qu’aux Australiens et Espagnols de son tableau. Le tahitien Mihimana Braye a écopé d’une interférence, ce qui a anéanti ses chances de qualification.
Chocs de haut vol pour Defay et Fierro en huitièmes
La suite de la compétition s’écrira donc au féminin pour le clan français, avec un tableau de huitièmes de finale qui s’annonce palpitant et particulièrement complexe. La WSL a en effet programmé des affrontements dignes du circuit CT.
Dans la troisième série, Johanne Defay sera opposée à la Costaricaine Brisa Hennessy. Ce duel entre deux surfeuses du plus haut niveau mondial s’annonce tactique, l’expérience de la Réunionnaise dans les conditions changeantes de Huntington pouvant faire la différence.
De son côté, Vahine Fierro aura fort à faire dans la sixième série. La surfeuse polynésienne affrontera l’Hawaiienne Bettylou Sakura Johnson, tenante du titre du US Open (2023) et redoutable compétitrice dans les vagues de plage californiennes.
Le lancement de ces séries en tête-à-tête déterminera le casting des quarts de finale. La suite du programme dépendra de l’évolution de la houle ce week-end, mais la pression monte déjà pour les deux dernières représentantes tricolores qui ont l’opportunité de marquer de gros points sur cette étape cruciale du calendrier.
Ce mardi 28 juillet 2026, la plage d’Huntington Beach a sacré l’Américaine Avalon Gall et son compatriote Tommy Coleman lors du Lexus US Open of Surfing Longboard. En parallèle du spectacle offert par les spécialistes du noseride, le contingent français et tahitien a réalisé une entame en fanfare lors du coup d’envoi du tableau féminin des Challenger Series.
Avalon Gall conserve son titre, la sensation Tommy Coleman
Dans des conditions consistantes sur le spot californien, Avalon Gall (23 ans) a écrit une nouvelle page d’histoire en signant un doublé consécutif à domicile. Face à la Japonaise Hiroka Yoshikawa en finale, la surfeuse de Laguna Beach a su exploiter une erreur de priorité adverse à dix minutes du terme. Récompensée par une note de 7,83 pour un noseride incisif suivi d’enchaînements sur le rail, elle s’impose avec un total de 13,83 points contre 11,50.
Chez les hommes, la sensation est venue du jeune wildcard Tommy Coleman (22 ans). Évoluant sur une planche qu’il a lui-même shapée quelques jours avant l’événement, l’Américain a créé la surprise générale pour son tout premier arrêt sur le Longboard Tour. En finale, il s’est imposé face à l’Australien Declan Wyton avec un score combiné de 14,00 points contre 11,33, scellant un doublé californien sur cette première étape mondiale. (pour rappel il a éliminé Edouard Delpero plus tôt dans la compétition)
Les Tahitiennes cartonnent en Challenger Series
Le grand rayon de soleil de la journée provient du tableau féminin des Challenger Series (CS), où les espoirs polynésiennes ont fait parler leur surf au Round of 48. La jeune Tahitienne Kiara Goold a remporté la toute première série du jour avec un total de 12,43 points, devançant notamment la Brésilienne Laura Raupp et la Britannique Sky Brown. Dans la troisième série, Aelan Vaast a imité sa compatriote en s’imposant à son tour grâce à une prestation solide notée à 12,40 points.
Tessa Thyssen se qualifie, choc francophone à venir au Round of 32
La métropolitaine Tessa Thyssen a elle aussi décroché son billet pour le tour suivant. En accrochant la deuxième place du heat 4 avec un total de 9,40 points derrière la Californienne Eden Walla (11,10 points), la tricolore poursuit son aventure américaine.
L’Australienne Sierra Kerr a signé le meilleur score de ce premier tour (13,43 points), domptant un plan d’eau rendu difficile par de puissants courants. « Il y a énormément de jus. L’objectif était vraiment d’éviter les zones hachées pour trouver les vagues les plus lisses », expliquait la championne du monde junior 2023 à sa sortie de l’eau.
Le programme des Françaises au tour suivant
Le Round of 32 promet des duels à haute intensité pour le clan tricolore. Aelan Vaast et Tessa Thyssen se retrouveront directement opposées dans la même série (Heat 3) aux côtés de la Costaricienne Brisa Hennessy et de l’Israélienne Anat Lelior.
Le tour marquera également l’entrée en lice des têtes de série du Championship Tour : Johanne Defay sera alignée dans la quatrième série face à Bella Kenworthy, Eden Walla et Sanoa Dempfle-Olin, tandis que Vahine Fierro fera ses débuts dans la sixième série. La World Surf League prévoit un potentiel lancement des séries ce mercredi 29 juillet dès 7h35 heure locale.
La saison 2026/2027 du WSL Longboard Tour est officiellement lancée en Californie avec le Lexus US Open of Surfing. Si les redoutables repêchages ont fait leurs premières victimes ce dimanche à Huntington Beach, la Française Alice Lemoigne a su imposer son rythme pour rester en vie dans la compétition.
Confrontée à des vagues techniques d’un mètre à un mètre cinquante sur ce spot mythique, la Réunionnaise a fait parler son expérience. Engagée dans le septième heat éliminatoire, Lemoigne a écarté la Sud-Africaine Christy Gilmour avec un score de 9.16 contre 6.14. Une victoire nette qui lui permet de poursuivre sa route dans cette première étape majeure du circuit.
Le défi s’annonce désormais plus musclé pour la surfeuse tricolore en huitièmes de finale, où un choc de haut vol l’attend face à la Brésilienne Chloe Calmon (qu’elle avait affronté au round 1). Le clan français pourra également compter sur Edouard Delpero dans le tableau masculin, qui défiera l’Américain Tommy Coleman.
Cette journée sous haute tension a par ailleurs forcé les favoris hawaïens, à l’image de Sophia Culhane et Kaniela Stewart, à puiser dans leurs réserves pour sauver leur place.
L’odeur de la wax fraîche et l’effervescence mythique d’Huntington Beach sont de retour. Le Lexus US Open of Surfing 2026 lance officiellement la saison du World Surf League Longboard Tour ce 25 juillet. Oubliez les petites vagues poussives souvent redoutées en été, les prévisions annoncent un swell consistant pour enflammer le Pier californien. Si le champion du monde en titre Kai-Ellice Flint manque malheureusement à l’appel sur blessure, laissant le tableau masculin grand ouvert, tous les regards seront braqués sur Avalon Gall. Pour notre part, on surveillera particulièrement Edouard Delpero, vice champion du monde 2025. Avalon Gall, enfant du pays revient défendre sa couronne après un parcours royal l’an dernier. Entre la quête d’un titre champion du mon de WSL pour Edouard Delpero et l’arrivée de rookies affamés, cette première étape promet un spectacle total jusqu’au 29 juillet.
Un nouveau format pour plus de suspense
Cette année, la WSL a revu sa copie. La saison 2026/2027 s’articule autour de quatre étapes (contre un calendrier parfois plus décousu par le passé). Huntington Beach ouvre le bal avec 10 000 points à la clé pour les vainqueurs, avant que le tour ne prenne la direction de Bells Beach (Australie) en décembre, puis d’une toute nouvelle étape très attendue aux Philippines (La Union) en janvier 2027.
La grande nouveauté ? Il faudra figurer dans le Top 12 (et non plus le Top 8) à l’issue de ces trois épreuves pour décrocher son ticket pour la grande finale au Salvador en mars 2027.
Taylor Jensen en route vers l’histoire ?
À 42 ans, l’Américain Taylor Jensen continue de défier le temps. Fort de ses victoires ici-même en 2022 et 2024, le quadruple champion du monde visera une cinquième couronne cette saison pour asseoir définitivement son statut de légende. Sur un spot qu’il connaît par cœur et qui lui permet de dormir à la maison, le Californien a l’avantage du terrain. Avec des conditions qui s’annoncent solides, son surf puissant et son expérience du placement au pic seront des atouts majeurs.
Le tableau des séries (Round 1)
Voici les premiers affrontements qui attendent les 24 hommes et 24 femmes engagés pour ce premier tour.
Hommes – Round 1
Heat
Surfeur 1 (Rouge)
Surfeur 2 (Bleu)
Surfeur 3 (Blanc)
1
Max Weston (AUS)
Taka Inoue (JPN)
Julian Schweizer (URY)
2
Declan Wyton (AUS)
Tony Silvagni (USA)
Kai McPhillips (USA)
3
Taylor Jensen (USA)
António Dantas (POR)
Tommy Coleman (USA)
4
Edouard Delpero (FRA)
Jomaire Ebueza (ASM)
Gavin Idone (USA)
5
Kevin Skvarna (USA)
Oliver Packham (RSA)
Jack Van Wagoner (USA)
6
Rogelio JR Esquievel (ASM)
Kai Sallas (HAW)
Nicholas Brewer (AUS)
7
J.M. Van Hohenstein (HAW)
Kaniela Stewart (HAW)
Jack Tyro (AUS)
8
Chase Lieder (USA)
Cole Robbins (USA)
Ben Skinner (GBR)
Femmes – Round 1
Heat
Surfeuse 1 (Rouge)
Surfeuse 2 (Bleu)
Surfeuse 3 (Blanc)
1
Honolua Blomfield (HAW)
Alice Lemoigne (FRA)
Beatrice Conroy (AUS)
2
À confirmer
Malia Ilagan (USA)
Christy Gilmour (RSA)
3
Avalon Gall (USA)
Cash Hoover (USA)
Liv Stokes (CAN)
4
Rachael Tilly (USA)
Ginger Cami (ITA)
Story Martinez (PUR)
5
Hiroka Yoshikawa (JPN)
Natsumi Taoka (JPN)
Maria Fernanda Reyes (PER)
6
Chloe Calmon (BRA)
Mason Schremmer (USA)
Dhea Novitasari (INA)
7
Kelis Kaleopa’a (HAW)
Natalia Wunderlich (HAW)
Lia Diaz (CRC)
8
Tully White (AUS)
Sophia Culhane (HAW)
Sive Jarrard (HAW)
Le premier call de la compétition est fixé ce 25 juillet à 7h00 (heure locale) pour un lancement potentiel à 7h35. soit 16h00 en France pour un début potentiel de compétition à 16H35. Attention, les conditions s’annoncent parfaites pour ce premier jour de compétition.
Le média Duke Surf a tiqué sur un détail qui est passé presque inaperçu. La World Surf League vient de publier les informations pour le très attendu US Open of Surfing. On y retrouve le format des Challenger Series que l’on connaît bien : 80 hommes et 48 femmes. Sauf qu’entre parenthèses, une précision sème la zizanie : la jauge pourrait être élargie pour « accueillir des participants supplémentaires du CT ».
Aucun communiqué officiel n’a été publié, aucune alerte presse envoyée. Juste cette petite mention glissée l’air de rien.
Vous connaissez la rengaine. Les pensionnaires des CS (Challenger Series) se battent toute l’année avec le couteau entre les dents pour décrocher leur ticket pour l’élite. Voir débarquer les stars du Championship Tour sur leurs propres épreuves fait inévitablement grincer des dents. Les cadors du circuit viennent truster les bonnes vagues et stopper net les espoirs de qualification de ceux qui en ont pourtant le plus besoin.
Alors oui, Huntington Beach n’est pas n’importe quelle étape. La WSL sait parfaitement qu’injecter des têtes d’affiche du CT rend l’événement bien plus attractif pour les marques. Sans oublier que ces remaniements de roster pourraient peser lourd dans les futures négociations avec l’ISA, le tour pro restant une voie royale de qualification pour les Jeux Olympiques.
Le rendez-vous mythique d’Huntington Beach rouvre ses portes du 25 juillet au 2 août pour le Lexus US Open of Surfing 2026. Cette étape stratégique réunit simultanément le coup d’envoi du World Longboard Tour (LT) et la deuxième étape du Challenger Series (CS). Pour le clan français, l’enjeu est colossal avec pas moins de onze représentants engagés sur les vagues californiennes.
Une armada tricolore portée par le retour de Johanne Defay
L’attraction majeure de ce rendez-vous est sans conteste le grand retour à la compétition de Johanne Defay. La Réunionnaise effectue sa rentrée sur un spot exigeant qu’elle connaît parfaitement. À ses côtés sur le tableau féminin du Challenger Series, Vahine Fierro cherchera à relancer une dynamique positive après une première partie de saison compliquée sur le World Tour. Le contingent tricolore féminin s’annonce particulièrement dense avec la présence de Tessa Thyssen, Kiara Goold et la jeune Aelan Vaast.
Chez les hommes, la quête des points qualificatifs pour le CT 2027 passe par des prestations solides. Mihimana Braye, Jorgann Couzinet, Charly Quivront et Tiago Carrique seront tous sur le pont dès l’ouverture de la fenêtre CS le 28 juillet, face à une concurrence internationale féroce menée par le tenant du titre local Levi Slawson.
Côté longboard, la compétition débute dès ce samedi 25 juillet. Édouard Delpero portera les espoirs tricolores masculins, tandis qu’Alice Lemoigne bénéficie d’une wildcard précieuse pour tenter d’accrocher les sommets face à la tenante du titre Avalon Gall.
Oubliez les vagues molles et les séries sans fin. La première étape des Challenger Series 2026 à Ballito vient de nous offrir un beau spectacle. Deux athlètes ont littéralement retourné le spot sud-africain le samedi 18 juillet, chacun avec une histoire qui force le respect.
Le miracle portugais : Teresa Bonvalot revient de l’enfer
Imaginez devoir rester hors de l’eau pendant des mois après une opération chirurgicale compliquée due à de simples épines d’oursin plantées dans le pied. C’est le cauchemar qu’a vécu Teresa Bonvalot. Et pourtant, la native de Cascais a déjoué tous les pronostics.
Dans une finale 100 % portugaise – une première absolue en 57 ans d’histoire de l’événement – elle a affronté sa compatriote et grande amie Francisca « Kika » Veselko. Faisant preuve d’une intelligence tactique redoutable, Bonvalot s’est décalée plus au nord du banc de sable pour dénicher des vagues glassy dans le dos de son adversaire. Ses puissants turns backside ont été fatals.
« C’est irréel. Si vous m’aviez dit que j’allais gagner mon premier événement après si longtemps, je vous aurais cru en plein rêve », a lâché Bonvalot, submergée par l’émotion à sa sortie de l’eau.
Du côté de Veselko, cette deuxième place agit tout de même comme une bouffée d’oxygène après un début d’année sans gagner la moindre série sur le CT.
Cole Houshmand sort l’artillerie lourde (et frôle la casse)
Chez les hommes, le Californien Cole Houshmand avait faim. Très faim. Après une entame de saison laborieuse sur le Championship Tour, le vainqueur du Ballito Pro 2023 n’avait qu’un seul objectif : retrouver son rythme de croisière.
Mais face à lui en finale, le Brésilien Weslley Dantas (28 ans) était complètement en feu, multipliant les air reverses frontside hallucinants. Face à cette démonstration aérienne, Houshmand a dû prendre des risques insensés.
« Je pensais pouvoir m’en tenir à mon power surfing, mais quand il a posé ce premier air, j’ai su qu’il fallait que je joue à son jeu », a expliqué l’Américain.
Pour contrer Dantas, Houshmand s’est envolé sur une rampe de lancement parfaite pour replaquer un straight air massif. Un atterrissage d’une violence telle qu’il a avoué avoir eu peur de briser sa planche en deux. Verdict des juges ? Un 8.90/10 magistral qui plie le match et lui offre un deuxième titre à Ballito.
Houshmand et Bonvalot prennent ainsi la tête des classements Challenger Series. La prochaine bataille ? Le Lexus US Open of Surfing à Huntington Beach, dès le 25 juillet. La course à la qualification est officiellement lancée, et le niveau n’a jamais été aussi élevé.
Vous pensiez que le King avait définitivement tiré sa révérence ? Détrompez-vous. À 54 ans, Kelly Slater sera bien au line-up du prochain Outerknown Tahiti Pro 2026. Mais si son retour sur la mythique vague de Teahupoo aurait dû être une fête, il se transforme en polémique. Et pour cause : la manière dont il a obtenu sa wildcard est discutable.
Le sponsor, le boss et le passe-droit
Traditionnellement, le sponsor principal d’une étape du CT offre sa fameuse wildcard (invitation) à un jeune talent local. C’est l’occasion en or pour un rookie de briller face aux meilleurs mondiaux. Le hic ? Le sponsor à Tahiti s’appelle Outerknown. C’est la propre marque de vêtements « éco-responsables » de Kelly Slater.
Au lieu de propulser un prodige tahitien sur le devant de la scène, le divin chauve s’est tout simplement auto-invité.
Sur les réseaux, les médias et dans les podcasts spécialisés, la pilule a du mal à passer. Et soyons claire, la communauté est partagée entre :
La frustration : L’impression tenace que Slater « double tout le monde dans la file d’attente », comme il l’a souvent fait dans le passé.
L’erreur de com’ : La WSL aurait pu inviter Kelly pour l’ensemble de son œuvre, laissant la marque offrir sa place à un local.
Et s’il raflait la mise à la fin ?
Malgré l’agacement de voir le King confisquer la place d’un jeune, une vérité incontestable demeure. Slater est un maître absolu du tube. Si Teahupoo offre un swell ouest massif, son sens du placement sur le récif reste inégalé.
Dites-lui qu’il est trop vieux ou qu’il n’a plus le niveau, c’est exactement là qu’il devient le plus dangereux. S’il gagne ce contest, cela pourrait même lui donner des idées.
Slater n’a plus rien à prouver, mais il refuse de raccrocher. Coup de génie marketing ou ego démesuré ? Une chose est sûre : quand Kelly dropera sa première bombe à Teahupoo, vous arrêterez de scroller pour regarder comme tout le monde….
Le couperet est tombé sur les vagues sud-africaines de KwaDukuza. Alors que le Ballito Pro 2026, première étape des Challenger Series, entre dans sa phase finale, les deux derniers représentants français ont vu leur parcours s’arrêter net en huitièmes de finale. Le constat est lucide : nos surfeurs sont tombés sur plus forts qu’eux.
La puissance de Houshmand a eu raison de Braye
Dans la quatrième série de la journée, Mihimana Braye faisait face à un gros morceau : l’Américain Cole Houshmand, ancien vainqueur de l’épreuve. Le Tahitien n’a pas démérité, mais il a dû s’incliner face à l’évidence. Houshmand a dicté le rythme de bout en bout grâce à un surf tout en puissance et, surtout, un bon choix de vague. Ne voulant pas attendre les dernières minutes pour scorer, l’Américain a rapidement mis la pression pour s’imposer logiquement avec un total de 15.33 contre 11.36 pour Braye. Houshmand retrouvera le Brésilien Ian Gouveia en quarts.
Frustration pour Quivront face à Marshall
La série suivante n’a malheureusement pas ramené le sourire dans le camp tricolore. Charly Quivront affrontait le Californien Jake Marshall dans un duel tactique. Le scénario est tout aussi dur : il a simplement manqué une deuxième vague de qualité à Charly pour pouvoir rivaliser jusqu’au coup de corne. Marshall, plus opportuniste sur ses choix au line-up, valide son ticket pour les quarts sur un score de 13.83 à 12.00.
Le tableau final se dessine
Sans les Français, la compétition se poursuit avec un casting très relevé. Chez les hommes, l’Australien Jarvis Earle, impressionnant de fluidité (15.00), et le rookie californien Taj Lindblad seront à surveiller de près en quarts de finale. Du côté féminin, les affiches des demi-finales sont connues : la Basque Ariane Ochoa, tombeuse de Sierra Kerr au bout du suspense, défiera la Portugaise Francisca Veselko, tandis que la Péruvienne Sol Aguirre affrontera Teresa Bonvalot.
Le prochain call est fixé vendredi matin pour le couronnement des vainqueurs.
Imaginez : 9 nuits face aux vagues mythiques de Peniche, un accès VIP exclusif à toutes les séries du MEO Rip Curl Pro, et un guide local aux petits oignons pour vous dégoter les meilleurs spots de surf sauvages du coin. Ça fait rêver ? C’est l’expérience ultra-VIP que propose la WSL pour son étape portugaise. Mais attendez de voir la douloureuse.
Pour vivre ce fantasme de surfeur fortuné, le ticket d’entrée pique un peu les yeux. Il faudra débourser entre 6 295 $(en chambre double) et 8 295$ (si vous voyagez en solo). À ce tarif, le pack inclut l’hébergement haut de gamme, des guides locaux pour scorer des sessions parfaites hors des sentiers battus lors des jours de flat, et des excursions culturelles dans les plus beaux vignobles de la région.
Mais voici le détail qui fâche : pour près de 8 300 $, vos billets d’avion ne sont pas compris. Pire encore, les repas du midi et du soir restent entièrement à votre charge. Seul le petit-déjeuner est inclus. À ce prix-là, on aurait au moins pu espérer un chef privé pour nous cuisiner des pastéis de nata tout chauds à la sortie de l’eau. Alors, expérience ultime ou folie pure ? On vous laisse faire le calcul.
Le surf professionnel sait se montrer d’une injustice rare. Alors que les vagues consistantes de 4 à 6 pieds de Willard Beach offraient un spectacle impressionnant pour ce round de 32, le clan tricolore a vécu un ascenseur émotionnel intense. Au cœur de cette journée, le sort s’est acharné sur Jorgann Couzinet, éliminé prématurément de la compétition sud-africaine dans des circonstances particulièrement frustrantes.
Une série d’anthologie mais un manque d’opportunités pour Couzinet
Tout n’avait pas commencé de la meilleure des manières pour Jorgann Couzinet, qui a commis quelques erreurs de placement en début de heat. Pourtant, le Réunionnais s’est rapidement ressaisi pour se retrouver acteur de ce qui restera sans doute comme l’une des plus belles batailles de la journée.
Engagé dans un duel aérien et puissant face au Brésilien Weslley Dantas — auteur d’un énorme air reverse récompensé d’un 8,70 — Jorgann a répliqué avec ses armes : des turns ultra-engagés et des enchaînements puissants. Malheureusement, dans ce festival de gros combos et de manœuvres progressives, le Français a manqué d’une dernière vague offrant le potentiel nécessaire pour exprimer pleinement son surf et combler l’écart. Un manque de réussite qui lui coûte une place en huitièmes de finale, malgré une prestation qui aurait mérité de passer dans n’importe quelle autre série.
L’expérience paye pour Charly Quivront et Mihimana Braye
Si la pilule est difficile à avaler pour Couzinet, le reste du contingent bleu affiche une solidité exemplaire. Mihimana Braye et Charly Quivront ont parfaitement géré la pression en faisant parler leur expérience des Challenger Series.
Dans des conditions changeantes et sélectives, les deux surfeurs ont assuré l’essentiel sans chercher le coup d’éclat inutile. Une approche tactique et clinique qui leur permet de franchir ce tour crucial.
Ce résultat est particulièrement encourageant pour Charly Quivront. Par le passé, le Français avait parfois tendance à se faire piéger dans ce genre de séries à haute tension. En parvenant à sécuriser sa qualification avec autant de sang-froid, il prouve sa maturité et valide ses ambitions de qualification pour le CT.
La compétition continue en Afrique du Sud avec nos deux derniers représentants tricolores, déterminés à porter haut les couleurs françaises dans ces vagues de classe mondiale.
Le réveil est particulièrement difficile pour le clan tricolore en Afrique du Sud. Alors que le Ballito Pro ouvrait la saison des Challenger Series 2026 dans des conditions initialement idylliques, le surf français vient de perdre sa toute dernière représentante féminine. Tessa Thyssen a été éliminée ce matin au Round of 32, laissant un goût amer d’inachevé sur le spot de KwaDukuza.
Le piège d’un jour sans pour Tessa Thyssen
Il y a des jours où rien ne veut sourire, et ce mardi en fait clairement partie. Engagée dans la sixième série de la matinée face à l’Australienne Ellie Harrison et la Costaricienne Leilani McGonagle, Tessa Thyssen n’a jamais réussi à trouver le bon tempo, ni surtout les vagues capables de scorer.
Dans un line-up solide de 4 à 6 pieds devenu extrêmement sélectif, la Française s’est retrouvée bloquée, sans réelles opportunités pour exprimer son surf. Elle plie bagage prématurément avec un tout petit total de 5,06 points. Cette élimination frustrante sonne la fin des espoirs bleus dans le tableau féminin.
Du grand spectacle et des exploits héroïques
Si la déception est de mise côté français, le show a pourtant été grandiose avant que le vent onshore ne vienne gâcher la fête en début d’après-midi. La performance fracassante du jour est à mettre au crédit de la Basque Ariane Ochoa. Avec un surf backside ultra-engagé sur un mur massif double overhead, elle a envoyé deux énormes turns pour décrocher un 9,00 d’anthologie, éliminant au passage la pensionnaire de l’élite Isabella Nichols.
Autre démonstration de courage : celle de la Brésilienne Laura Raupp. Blessée au pied par ses propres dérives lors d’une session d’entraînement un peu plus tôt dans la semaine, elle a surfé avec trois points de suture pour s’offrir une victoire de prestige face à Francisca Veselko, grâce à un enchaînement noté 8,10.
Des dauphins au line-up et un vent capricieux
Le moment magique de la journée est survenu lors de la série ultra-serrée de la locale Sarah Baum et de la vétérante Sally Fitzgibbons. Un immense banc de dauphins est venu jouer les invités surprises, surfant les bombes sud-africaines aux côtés des compétitrices dans un final à couper le souffle où Baum a arraché la première place sous les acclamations du public.
La compétition masculine a ensuite été interrompue par les organisateurs après seulement deux séries à cause de la dégradation du plan d’eau. Si Ryan Kainalo et Vitor Ferreira ont validé leur ticket pour les huitièmes. Par contre, élimination du marocain Teva Bouchagua. On attend désormais l’entrée en lice des Français Mihimana Braye, Charly Quivront et Jorgann Couzinet, qui auront la lourde tâche de laver l’affront tricolore dès la prochaine occasion.
Vous connaissez la stratégie. S’inscrire à une épreuve QS locale sur le même spot, juste avant le grand lancement des Challenger Series. C’est le calcul tactique que font de nombreux surfeurs pros pour prendre leurs marques dans des conditions de compétition optimales.
L’Hawaïen Finn McGill avait exactement ce plan en tête pour Ballito, en Afrique du Sud. Et tout se passait à merveille. Il s’était hissé avec brio jusqu’en finale du QS 2000, validant haut la main sa préparation.
Une manœuvre banale, des conséquences désastreuses
Ce n’est pas sur un drop monstrueux du North Shore que le chargeur hawaïen a vu sa saison basculer. Sur la toute première vague de sa série, après avoir replaqué un turn floater, McGill chute au bottom turn. Il plante sa main dans l’eau, perd le contrôle de ses appuis et heurte violemment la surface, la tête la première.
Le verdict physique est immédiat : l’épaule saute.
Mais le cauchemar ne fait que commencer. Coincé dans la zone d’impact avec une épaule luxée, l’Hawaïen se fait littéralement chahuter par les séries suivantes. Heureusement, le compétiteur sud-africain Luke Thompson intervient pour le ramener vers le rivage. Sur le sable, le corps de McGill a tellement compensé que ses muscles sont complètement tétanisés. Les secours sont incapables de lui remettre l’épaule en place sur la plage, l’obligeant à un passage forcé par l’hôpital.
Un calendrier qui ne pardonne pas
« C’est nul que ça arrive la veille du début des Challenger Series, mais c’est la vie j’imagine », a déclaré McGill sur ses réseaux, prenant le temps de remercier ceux qui l’ont sorti de l’eau.
La réalité sportive est pourtant cruelle. Commencer la saison de qualification de cette façon est un véritable désastre. Contraint de se retirer du tableau du Ballito Pro qui vient de s’ouvrir, McGill voit sa campagne CS sérieusement compromise. Quand on sait que le circuit enchaîne directement avec l’US Open de Huntington Beach dans à peine 15 jours, on peut légitimement douter de sa présence en Californie. Le délai semble bien trop court pour rééduquer une articulation aussi cruciale.
Un choix de préparation qui était brillant sur le papier, anéanti en une fraction de seconde.
Le premier stop de la Challenger Series 2026 a tenu toutes ses promesses aujourd’hui en Afrique du Sud. Dans des vagues consistantes de 1,50 m à plus de 2 mètres (4 à 6 pieds), le spot de Ballito a offert un spectacle grandiose, mais surtout un scénario de rêve pour le surf tricolore. Trois Français officiels en lice, un « médocain d’adoption » sous drapeau marocain, et au final : quatre qualifications magistrales pour le Round of 32. Retour sur une journée parfaite.
Mihimana Braye dompte les favoris
Dans la cinquième série de la journée, le Tahitien Mihimana Braye a livré une prestation de patron. Opposé notamment au solide Brésilien Ian Gouveia et surtout au tenant du titre local, Luke Thompson, Mihimana n’a pas tremblé. En trouvant des trajectoires ultra-tendues et en fracassant les sections critiques backside, il s’empare de la première place avec un total de 12,64 points. Une victoire de prestige qui élimine d’entrée le champion en titre sud-africain et lance idéalement la dynamique bleue.
Jorgann Couzinet retrouve son surf de puissance
On connaît la hargne et la puissance de Jorgann Couzinet lorsque l’océan muscle son jeu. Le Réunionnais a retrouvé son meilleur niveau dans la série 15. Face à une opposition féroce menée par l’Américain Kade Matson, Jorgann a patiemment construit sa série. Grâce à ses turns puissants et engagés sur les sections critiques, il s’impose avec un excellent total de 14,10 points. Une première place rassurante qui prouve qu’il faudra compter sur lui pour la suite des hostilités.
Charly Quivront assure l’essentiel
De son côté, le Royannais Charly Quivront a dû batailler ferme dans la série 9. Face à un Jake Marshall (USA) très en jambes (13,23 points), Charly a su rester calme et passé cette série à l’expérience. Avec un total de 11,77 points, il s’octroie une deuxième place salvatrice, éliminant au passage l’Espagnol Conor Donegan Dos Santos. Le contrat est parfaitement rempli.
Teva Bouchgua, la surprise girondine
Impossible de ne pas associer à cette fête Teva Bouchgua. S’il surfe officiellement sous les couleurs du Maroc, le surfeur réside et s’entraîne quotidiennement à Carcans, en Gironde. Dans la deuxième série du jour, Teva s’est fendu d’une superbe prestation tactique (9,00 points) pour décrocher la deuxième place qualificative derrière le Brésilien Ryan Kainalo. Sa qualification vient compléter ce tableau idyllique pour le clan de l’Hexagone.
Les cadors au tapis, les jeunes s’envolent
Au-delà de la réussite tricolore, cette journée du Round of 64 a été marquée par d’énormes surprises. Le gros coup de tonnerre est venu de l’élimination de l’Australien Jacob Willcox (ex-pensionnaire de l’élite mondiale), sorti prématurément par le « giant-slayer » brésilien Vitor Ferreira.
Du côté du spectacle pur, le champion du monde junior WSL 2025, Dane Henry (AUS), a encore enflammé le spot avec ses envolées aériennes, tandis que le jeune Winter Vincent (AUS) a décroché la note du jour : un incroyable 9,33 après avoir survécu à un turn ultra-engagé dans une section qui fermait de manière terrifiante.
La prochaine décision de la direction de course aura lieu ce mardi 14 juillet à 6h30 (GMT+2) pour un lancement potentiel à 7h05.
Résultats des séries (Round of 64)
SÉRIE 2 : Ryan Kainalo (BRA) 12.17 DEF. Teva Bouchgua (MAR) 9.00, Taro Watanabe (USA) 8.83, Dimitri Poulos (USA) 8.67
SÉRIE 5 :Mihimana Braye (PYF) 12.64 DEF. Ian Gouveia (BRA) 12.47, Keijiro Nishi (JPN) 9.10, Luke Thompson (RSA) 7.10
La tension monte d’un cran entre le line-up et la tour des juges. Et cette fois, il ne s’agit pas d’une simple frustration liée à un score trop serré sur la dernière vague d’un heat, mais d’une remise en question brutale du casting même de la World Surf League.
L’interview de Griffin Colapinto
Au micro du podcast Stab Mic cette semaine, Griffin Colapinto a jeté un véritable pavé dans la mare. L’actuel top mondial estime que l’instance dirigeante devrait faire passer un test pratique sur l’eau à ses juges avant de valider leur embauche. La raison est implacable : un surfeur classique, même doté d’un excellent sens de l’observation, ne peut pas physiquement appréhender la biomécanique et la difficulté extrême d’un carving appuyé ou d’une rotation aérienne. Pour l’Américain, évaluer la justesse et l’engagement d’une manœuvre critique demande de l’avoir soi-même exécutée au plus haut niveau.
Un constat tranché qui a immédiatement fait réagir le GOAT en personne. Kelly Slater a appuyé le propos en faisant le parallèle avec d’autres disciplines ultra-exigeantes comme la gymnastique, les arts martiaux mixtes (MMA) ou le patinage artistique. L’ex-roi du Tour a souligné que le standard de jugement nécessitait une véritable expertise du terrain, tout en admettant qu’après une carrière éreintante sur le circuit, rares sont les anciens pros qui ont envie d’enfiler le maillot ingrat du juge.
Le cas Ben Dunn : l’évidence que la WSL ignore ?
Pourtant, c’est exactement vers ce vivier que la WSL devrait se tourner massivement. Si l’on se penche sur la liste des juges (comme celle qui avait fuité en 2018), certains profils d’anciens pensionnaires du WCT cochent toutes les cases pour rétablir cette légitimité.
Prenons l’exemple concret de Ben Dunn (fils dune coach surf très respecté). Ancien surfeur professionnel respecté, compétiteur féroce et habitué du WCT, l’Australien incarne le profil parfait. Il connaît la pression écrasante de la priorité, le timing d’une lecture de vague parfaite, et surtout, il maîtrise la technique pure. Intégrer davantage d’anciens guerriers du Tour de ce calibre dans la cabine permettrait non seulement d’affiner radicalement les scores, mais surtout de restaurer une confiance devenue très fragile entre les surfeurs et l’organisation.
La saison des Challenger Series (CS) 2026 vient d’être officiellement lancée sur la côte de KwaDukuza, en Afrique du Sud. Pour cette première journée du Ballito Pro 2026, l’océan a offert des conditions optimales : un plan d’eau propre de un mètre à un mètre cinquante, balayé par un vent offshore idéal. Si le spectacle international a tenu toutes ses promesses, la situation est déjà tendue pour le contingent tricolore.
Un effectif français réduit au strict minimum
Il faut se rendre à l’évidence : la délégation française est particulièrement mince cette année. Avec seulement quatre surfeurs et deux surfeuses engagés sur ce circuit d’accès à l’élite, les chances de qualification s’annoncent serrées, même si elles sont loin d’être nulles.
Ce manque de densité s’explique par deux facteurs majeurs :
Des WQS régionaux compliqués l’an dernier, qui ont laissé plusieurs de nos habitués sur le carreau.
L’élite qui a aspiré nos leaders, avec les montées légitimes de Kauli Vaast et Tya Zebrowski directement sur le CT.
Les premiers verdicts : Thyssen passe, Carrique et Goold éliminés
Dans l’eau, les premiers affrontements ont donné des résultats contrastés pour nos troupes. Tessa Thyssen a parfaitement fait parler son expérience du circuit international. Dans une série piégeuse du Round of 48, elle s’est imposée à l’expérience avec un total de 8,97 points, validant ainsi son ticket pour le tour suivant.
Le bilan est malheureusement plus lourd pour le reste des engagés du jour. Tiago Carrique s’arrête prématurément au Round of 80, terminant quatrième de sa série malgré un score honorable de 11,93 points. Même coup d’arrêt pour la jeune et très prometteuse Kiara Goold. À seulement 15 ans, elle quitte l’épreuve au Round of 48 avec un total de 9,96 points, impuissante face au festival de l’Australienne Sierra Kerr.
Tout l’espoir repose désormais sur l’entrée en lice de nos deux derniers guerriers dans le Round of 64 : Maihimana Braye que j’avais oublié dans un premier temps, Charly Quivront, redoutable quand les vagues sont bonnes, et Jorgann Couzinet, qui court après cette qualification de rêve depuis tant d’années.
Le show international : Vaughan et Kerr affolent les compteurs
Hors de nos frontières, cette entame a été marquée par des performances stratosphériques. L’Australien Joel Vaughan a envoyé une rotation aérienne massive notée 9,00, s’offrant le meilleur ride de la journée chez les hommes.
Chez les femmes, la performance du jour revient à Sierra Kerr. De retour aux affaires après de sérieux pépins de santé, la championne du monde junior a littéralement fracassé les sections sud-africaines pour claquer un total impressionnant de 16,83 points, incluant une vague frôlant la perfection à 9,33.
Le prochain call est fixé à lundi matin, 6h30, heure locale.
La 45e édition du Caraïbos Lacanau Pro s’est achevée en apothéose sur la Grande Plage. Après un début de semaine marqué par de petites vagues capricieuses, les bancs de sable girondins se sont réveillés pour offrir des conditions inespérées le jour des phases finales. Au bout du suspense, l’Allemand Hans Odriozola (enfin espagnol à la base) et l’Américaine Victoria Duprat ont tous les deux décroché leur tout premier titre sur le circuit Qualifying Series (QS 2,000) de la WSL.
Le hold-up parfait de Victoria Duprat en vacances
C’est l’histoire insolite de ce week-end en Gironde. Championne scolaire en Californie, Victoria Duprat était simplement en vacances en France avec ses proches, sa mère shapant ses planches et son père officiant comme coach.
Inscrite pour le plaisir sur cette épreuve, la jeune Américaine a survolé les débats. Après avoir écarté la favorite Lucia Machado en demi-finale, elle a dicté son rythme face à la Portugaise Erica Maximo lors de l’ultime série (13,60 points). Portée par sa famille locale et ses amis d’enfance, Duprat s’offre une victoire aussi inattendue que mémorable sur ses terres d’adoption.
Hans Odriozola : le sacre après le duel fratricide
Chez les hommes, Hans Odriozola tient enfin sa délivrance. Souvent placé mais jamais couronné à Lacanau, l’Allemand a dû passer par un ascenseur émotionnel rare en demi-finale : affronter son propre frère, Kai.
Une fois ce duel familial particulièrement difficile à gérer mentalement digéré, Hans a profité des droites canaulaises pour exprimer son meilleur surf et dominer le Français Noe Ledee en finale. Un succès fondateur qui lance parfaitement sa saison vers son objectif majeur : la qualification pour les Challenger Series.
Le circuit européen de la WSL prend désormais la direction de l’Angleterre pour le Boardmasters (QS 4,000), prévu du 5 au 9 août prochains.
On dirait bien que les dieux de l’océan ont un ego à ménager. Eux non plus n’ont manifestement pas digéré le récent changement de date du Caraïbos Lacanau Pro. Résultat ? Ils font payer le prix fort aux compétiteurs cette semaine avec des conditions qu’on qualifiera poliment de « tricky ».
Hier, sur la Plage Centrale, les vagues étaient cruellement anémiques, transformant ces séries du Qualifying Series (QS) en véritable casse-tête. La direction de course en sue à grosses gouttes, au point d’envisager de lancer des doubles podiums aujourd’hui pour sauver les meubles et expédier un maximum de heats.
Mais c’est dans ces chantiers illisibles qu’on reconnaît les magiciens des petites vagues. À ce jeu de patience, les Français s’en sont sortis avec les honneurs lors du Round of 96. Enzo Cavallini a plié le game d’entrée avec deux vagues coup sur coup pour un total solide de 14.10, tandis qu’Inigo Madina arrachait sa qualification dans les derniers instants.
Côté femmes (Round of 48), l’Espagnole Carla Morera De La Vall a donné une leçon de glisse sur les sections plates (11.83). On retient surtout le duel acharné où la Guadeloupéenne Rose Calvez a finalement pris le dessus sur la Portugaise Erica Maximo avec deux scores autour de 6.00.
Prochain call prévu ce matin à 7h30. Reste à voir si Poséidon a décidé d’envoyer quelques lignes pendant la nuit.
Après une première édition couronnée de succès dans les tubes parfaits de Micronésie, le Natural Selection Surf change radicalement de décor pour 2026. Fini le spot unique, l’organisation mise cette année sur une expédition « off-the-grid » de dix jours à travers l’Afrique du Sud. L’objectif ? Couronner les freesurfeurs les plus complets, capables de s’adapter aussi bien à des beachbreaks massifs qu’à des pointbreaks interminables dans des eaux bien plus froides.
Les champions en titre, Soli Bailey et Milla « Coco » Brown, remettent leur couronne en jeu au sein d’un plateau de 12 athlètes incluant Noah Beschen, Eithan Osborne et Kirra Pinkerton. Seul absent notable : le Mexicain Alan Cleland Jr., désormais accaparé par sa récente qualification sur le Championship Tour. Sur le plan sportif, le système de jugement maison (le CREDO) reste la norme, privilégiant le style, l’engagement et la créativité pure plutôt que le comptage classique de manœuvres.
L’événement s’éloigne des formats compétitifs traditionnels pour se muer en un véritable trip vidéo. Capter l’action et construire un récit immersif sur dix jours de traque itinérante représente un défi logistique exigeant derrière la caméra, garantissant une production finale brute et authentique. Le résultat de cette aventure sera diffusé le 25 septembre sur Red Bull TV.
La saison européenne des Qualifying Series a officiellement repris ses droits à la Centrale. Si l’ouverture du Caraïbos Lacanau Pro s’est faite dans des vagues petites et particulièrement techniques, l’attention s’est très vite détournée du plan d’eau pour se concentrer sur le tableau des séries. L’attraction du jour portait un nom précis : Nommé Mignot.
Nommé Mignot, le frère de Marco Mignot
Le grand frère de Marco Mignot a créé l’événement de ce début de compétition en renfilant le lycra, lui qui avait mis la compétition entre parenthèses fin 2020. À 29 ans, l’ancien grand espoir du surf européen, toujours aussi redoutable dans les airs et létal sur les gauches, a prouvé que la magie opérait encore. Sur un spot qu’il connaît par cœur et qui lui a souvent réussi (deuxième du Lacanau Pro en 2015, troisième en 2018), le Franco-Mexicain a franchi brillamment ses deux premiers tours. Une performance marquante qui offre une belle respiration dans ce circuit ultra-compétitif.
Une compétition piège ?
Dans le reste des séries de cette journée d’ouverture réunissant 104 surfeurs, les pièges girondins ont fait des dégâts. Le Basque Markel Vizcarguenaga a affiché un surf incisif, enchaînant deux victoires consécutives pour valider son ticket pour le Round of 64. Une réussite qui a malheureusement fui le Français Gaspard Larsonneur, piégé d’entrée.
Le clan tricolore a tout de même su s’illustrer : Aaron Bacon a intelligemment construit sa série avec deux scores intermédiaires solides pour contenir le Portugais Afonso Antunes. Mael Laborde a dominé sa confrontation face à Bruno Amado, tandis que Jay Phipps et Esteban Coucoulis Lapierre se sont qualifiés ensemble lors de l’ultime heat. La stratégie de la patience a également souri à Dylan Groen (11.00 points de total) et Milo Shani, tous deux qualifiés.
La grand-messe annuelle du surf business européen a rendu son verdict sur les bancs de sable de Seignosse. Pour cette édition 2026 de l’EuroSIMA Beach Party, c’est l’équipe Quiksilver (pavillon Boardriders) qui soulève le trophée, dans des conditions… pour le moins capricieuses.
En effet, l’océan n’a pas vraiment joué le jeu. Le manque cruel de houle a contraint l’organisation à stopper les hostilités dès l’entame du deuxième tour. Le classement final a donc été scellé sur les deux meilleures vagues scorées lors du premier round. Un format express qui n’a pourtant pas tué le suspense ! Quiksilver s’adjuge la première place, talonné par l’équipe 1 de Rip Curl et la team Oxbow qui vient compléter ce podium. Billabong et Alltroc se glissent dans le top 5.
Après l’effort, la famille de la glisse s’est réunie au Jo&Joe pour la remise des prix, clôturant la journée par un cocktail devant le match des Bleus. L’esprit de communauté, véritable ADN de l’association aux 215 adhérents, était une fois de plus au rendez-vous.
Et Icones Surf dans tout ça ? Les rangs de la rédaction se limitant pour le moment à moi-même, difficile d’aligner un relais très compétitif à l’eau. Mais promis, on s’entraîne en secret pour venir bousculer la hiérarchie lors d’une prochaine édition !