Catégorie : Compétition Surf

  • VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    La 6ème étape du Championship Tour (CT), le VIVO Rio Pro, s’annonce d’ores et déjà historique avant même son coup d’envoi à Saquarema du 19 au 27 juin. Entre un pactole inédit offert au vainqueur et des séries redoutables pour le clan tricolore, l’enjeu est colossal.

    La World Surf League (WSL) a frappé fort. Le vainqueur de cette étape brésilienne repartira avec le plus gros gain de l’année, frôlant les 150 000 dollars. Aux 80 000 $ de prize money habituel viendra s’ajouter un impressionnant 4×4 GWM Tank 300, évalué à environ 67 000 $. Pour Ivan Martinho, président de la WSL Latin America, cette alliance avec le constructeur automobile chinois démontre « la force commerciale du sport et l’importance du marché brésilien ». Une récompense XXL qui motive les troupes, alors que le grand absent de cette étape sera une nouvelle fois le Sud-Africain Jordy Smith, dont la blessure semble plus sérieuse que prévu. La deuxième wildcard reste, quant à elle, encore à définir.

    Un tirage corsé pour les surfeurs français

    Si la récompense fait rêver, la route vers la finale sera pavée d’obstacles, particulièrement pour nos représentants français qui héritent d’un tirage très complexe.

    Chez les femmes, le choc des générations est au rendez-vous. La jeune prodige Tya Zebrowski aura la lourde tâche de défier la légende australienne et octuple championne du monde Stephanie Gilmore dans la série 5. De son côté, Vahine Fierro affrontera une autre icône australienne, la redoutable Sally Fitzgibbons, dans la série 1.

    Chez les hommes, la tension sera palpable dès le Round 2. Kauli Vaast devra sortir le grand jeu face au prodige californien Crosby Colapinto (Série 10). Enfin, Marco Mignot sera opposé au puissant Hawaiien Barron Mamiya (Série 14), un tirage un peu plus clément, mais attention les deux surfeurs ont énormément de talent. Le spectacle est garanti ! Enfin, si les vagues sont au rendez-vous

  • La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    Huntington Beach, ses vagues estivales capricieuses, son sable brûlant… et maintenant, son potentiel de séduction optimisé par algorithme. La World Surf League vient de lâcher une annonce qui détonne au milieu des habituels classements du CT : pour l’US Open 2026, l’organisation s’associe officiellement à une application de rencontre.

    « SURF », l’appli qui filtre votre lifestyle

    L’application en question s’appelle tout simplement SURF (difficile de faire plus littéral). Mais ne vous y trompez pas, l’objectif n’est pas d’analyser la radicalité de vos cutbacks. Rob Long, le PDG de la plateforme, part d’un constat simple : les géants comme Tinder ou Bumble génèrent trop de bruit de fond et de déceptions pour les passionnés.

    L’idée est de connecter des célibataires qui partagent réellement le même mode de vie. En renseignant la « WSL » comme affiliation sur votre profil, vous accédez directement à une grille d’utilisateurs qui, comme vous, ont découvert l’appli via le tour pro.

    Le piège de la carte bleue

    Ici, oubliez le swipe compulsif à la recherche d’un shoot de dopamine. L’interface se veut différente en affichant les prétendants sous forme de mosaïque selon vos critères. Le petit détail qui pique ? Vos interactions gratuites sont limitées. Si vous voulez stalker tous les profils et distribuer des « likes » sans restriction sous le ponton californien, il faudra sortir la carte de crédit. L’amour n’a peut-être pas de prix, mais l’algorithme, si.

    Un retour aux sources pour Huntington ?

    Ceux qui connaissent l’histoire de l’US Open se souviennent des émeutes et de la vibe sulfureuse qui enflammaient le sud du pier de Huntington Beach par le passé. L’événement s’est considérablement assagi ces dernières années pour devenir très « famille ». Avec ce partenariat insolite, la directrice des revenus de la WSL, Nicole Metzger, espère ouvertement « faciliter de nouvelles connexions » réelles entre les fans. Une façon moderne et encadrée de raviver la flamme sur le sable.

    Quand on regarde le nombre de power couples historiques du surf pro (Tatiana Weston-Webb et Jesse Mendes, Jack Freestone et Alana Blanchard, Ethan Ewing et Sawyer Lindblad…), on se dit que l’océan reste un sacré aphrodisiaque. Reste à voir si, du 25 juillet au 2 août prochain, la magie opérera aussi sur smartphone.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Le spot de Punta Roca vient de délivrer un scénario que même les meilleurs experts d’Hollywood n’auraient pas pu prédire. Ce samedi 13 juin 2026, le Surf City El Salvador Pro s’est achevé dans une tempête d’émotions brutes, marquée par deux destins hors normes : le retour fracassant d’une jeune maman entrée dans la légende et les larmes d’un surfeur qui attendait son heure depuis dix ans.

    Leonardo Fioravanti : Dix ans de sacrifices pour une délivrance historique

    L’Italie tient enfin son tout premier champion sur le Championship Tour (CT). À 28 ans, Leonardo Fioravanti a brisé sa malédiction de la plus belle des manières. Après deux échecs cruels en finale du côté de Pipeline, le surfeur italien (habitant à Hossegor) a survolé les vagues du Salvador, s’affirmant comme le surfeur le plus affûté de la semaine. C’est d’ailleurs lui qui a signé l’unique note de 9,00 points du côté des quarts de finale.

    En finale, Fioravanti faisait face au monstre sacré et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien s’est présenté sur l’épreuve avec huit points de suture au genou à la suite d’un terrible choc avec un longboard deux jours avant le coup d’envoi. Malgré cette blessure, Ferreira a balayé Gabriel Medina en demi-finale dans un duel dantesque.

    Mais lors de l’ultime affrontement, l’Italien a immédiatement douché ses espoirs en scorant un 8,33 d’entrée de jeu grâce à des turns puissants et ultra-engagés. Incapable de trouver une seconde vague solide, Ferreira a dû s’avouer vaincu (15,33 contre 10,90).

    « Ça ne semble pas réel. J’ai dédié les dix dernières années de ma vie à obtenir cette victoire. J’ai frôlé le but si souvent… » a confié un Fioravanti en larmes à sa sortie de l’eau. Cette victoire propulse l’e Romain’italien à la 3e place mondiale, brisant le fameux squat brésilien au sommet du classement.

    Carissa Moore : La maman surfeuse dicte sa loi à la nouvelle génération

    Chez les femmes, le constat est tout aussi vertigineux. Après avoir pris une pause de deux ans pour donner naissance à sa fille et s’occuper de sa famille, Carissa Moore prouve que son esprit de compétition est resté absolument intact. En s’imposant face à sa rivale de toujours, Tyler Wright, l’Hawaïenne décroche sa deuxième victoire consécutive cette saison, juste après son sacre au New Zealand Pro.

    Il s’agit du 30e triomphe en carrière pour la quintuple championne du monde, qui teste actuellement une formule inédite : son mari officie à ses côtés en tant que coach. Un choix payant. Lors d’une finale de titans, Wright a brièvement pris les commandes à cinq minutes de la fin de la série avec une vague notée 6,17. Mais la réponse de Moore ne s’est pas fait attendre : un enchaînement chirurgical sur une section tendue, récompensé par un 6,67 qui lui redonne définitivement l’avantage (15,10 à 13,84).

    Cette victoire replace Moore au 2e rang mondial, juste derrière Gabriela Bryan. Elle confirme surtout la révolte du « club des trentenaires » (Moore, Wright, Gilmore, Peterson). Face à la fougue des adolescentes comme Caity Simmers, Caroline Marks ou Erin Brooks, qui glissent doucement au classement, les vétéranes ont décidé de verrouiller les podiums en 2026.

    Cap sur le Brésil : La tempête de Rio arrive

    Les surfeurs de l’élite n’auront pas le temps de célébrer bien longtemps. Dès le 19 juin, le circuit mondial se déplace en Amérique du Sud pour le VIVO Rio Pro. Gabriela Bryan portera la lyre jaune de leader chez les femmes, tandis qu’Italo Ferreira, boosté par son statut de finaliste héroïque, arrivera sur ses terres natales bien décidé à consolider son trône mondial. Fioravanti, lui, compte bien prouver que sa place dans le top 3 n’a absolument rien d’un hasard.

    Tous les résultats du Surf City El Salvador Pro 2026

    Finale Femmes

    • 1 – Carissa Moore (HAW) : 15.10
    • 2 – Tyler Wright (AUS) : 13.84

    Finale Hommes

    • 1 – Leonardo Fioravanti (ITA) : 15.33
    • 2 – Italo Ferreira (BRA) : 10.90

    Demi-finales Femmes

    • SÉRIE 1 : Carissa Moore (HAW) 12.17 bat Gabriela Bryan (HAW) 11.33
    • SÉRIE 2 : Tyler Wright (AUS) 13.00 bat Molly Picklum (AUS) 11.00

    Demi-finales Hommes

    • SÉRIE 1 : Leonardo Fioravanti (ITA) 12.00 bat Kanoa Igarashi (JPN) 10.10
    • SÉRIE 2 : Italo Ferreira (BRA) 14.70 bat Gabriel Medina (BRA) 14.17

    Quarts de finale Femmes

    • SÉRIE 1 : Gabriela Bryan (HAW) 14.83 bat Anat Lelior (ISR) 7.50
    • SÉRIE 2 : Carissa Moore (HAW) 13.67 bat Luana Silva (BRA) 6.07
    • SÉRIE 3 : Molly Picklum (AUS) 14.33 bat Caroline Marks (USA) 11.50
    • SÉRIE 4 : Tyler Wright (AUS) 13.33 bat Caitlin Simmers (USA) 12.27

    Quarts de finale Hommes

    • SÉRIE 1 : Kanoa Igarashi (JPN) 14.67 bat Callum Robson (AUS) 13.27
    • SÉRIE 2 : Leonardo Fioravanti (ITA) 15.93 bat Marco Mignot (FRA) 13.00
    • SÉRIE 3 : Italo Ferreira (BRA) 10.67 bat Kauli Vaast (FRA) 8.33
    • SÉRIE 4 : Gabriel Medina (BRA) 8.80 bat Alan Cleland (MEX) 8.10
  • Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Le verdict est tombé à La Centrale/Nord ! Après une journée de pur plaisir dans des vagues parfaites, la première édition française du Red Bull King of the Mousse a livré ses résultats.

    Chez les filles, c’est Jade Ouradou qui décroche la première place après avoir survolé ses séries sur sa planche en mousse, suivie de près par Gabriella Lailvaux et Laly Nicolas.

    Du côté des garçons, la bataille sur le banc de sable landais a été intense, mais c’est l’expérimenté Pierre-Olivier Coutant qui monte sur la plus haute marche du podium, devançant Hugo Flori et Axel Dominguez.

    Mention spéciale à Damien de Saint Remy : en plus de sa 8e place au général, il repart avec le très convoité Prix Spécial Tricks grâce aux cabrioles les plus folles de la journée. Un grand bravo aux 60 participants pour ce show mémorable. Vivement la prochaine édition !

    @icones_surf

    Première du « king of the mousse » de Red Bull, une première édition bien cool sur la plage de la Centrale à Hossegor #surf #surfing #surfer #surfers #waves #hossegor

    ♬ son original – Icônes Surf, le média surf – Icônes Surf, le média surf
  • Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    La compétition est lancée à Punta Roca. La cinquième étape du CT 2026 s’apprête à sacrer ses champions dans des conditions parfaites. Une houle solide de 1m50 à 2m déferle sur le fameux pointbreak en droite, offrant une toile idéale pour le très haut niveau.

    Le choc des titans chez les femmes

    Le tableau féminin s’ouvre sur une énorme pression. La numéro 1 mondiale Gabriela Bryan remet son titre en jeu face à Anat Lelior. Derrière, l’ambiance monte d’un cran avec une succession de duels légendaires : Luana Silva défie Carissa Moore, tandis que la tenante du titre mondial Molly Picklum affronte Caroline Marks. Pour finir, Tyler Wright se mesurera à Caitlin Simmers.

    Nos Français face aux monstres sacrés

    Côté messieurs, la tension est maximale pour le clan tricolore. Marco Mignot, impérial au buzzer aux tours précédents, affronte l’Italien Leonardo Fioravanti dans un derby européen bouillant.

    Le jeune rookie Kauli Vaast hérite quant à lui d’un monstre sacré : le champion du monde 2019 Italo Ferreira. En clôture de ces quarts, Gabriel Medina fera face au chouchou local Alan Cleland Jr. dans un duel électrique. Les phases finales s’enchaînent dès 7h05 heure locale.

  • CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.

    Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques

    Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.

    Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.

    L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.

  • deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    La folie s’empare d’El Salvador ! Le contingent tricolore fait vibrer le surf français sur cette étape du CT. Après la masterclass de Marco Mignot face à Yago Dora au tour précédent, c’est Kauli Vaast qui a dicté sa loi dans des vagues pourtant complexes.

    Opposé au redoutable Brésilien Joao Chianca, le Tahitien a sorti le grand jeu pour s’imposer avec un score solide de 12,76 contre 10,76. Une victoire nette et sans bavure qui valide son billet pour le top 8.

    Mais le véritable miracle du jour vient d’Italo Ferreira. Malgré une vilaine blessure et des points de suture tout frais, le champion olympique a surmonté la douleur pour éliminer Crosby Colapinto.

    Le décor des quarts de finale est planté : Marco Mignot affrontera Leonardo Fioravanti, tandis que Kauli Vaast se mesurera à ce guerrier d’Italo. Le choc s’annonce légendaire !

    Le souvenir d’Hossegor en 2019

    La dernière fois que deux surfeurs tricolores ont atteint simultanément le Top 8 d’un événement de l’élite mondiale, c’était lors du Quiksilver Pro France 2019. À l’époque :

    • Jérémy Florès avait tracé sa route dans des tubes parfaits pour s’offrir une victoire historique à domicile.
    • Marc Lacomare, invité sur l’épreuve (wildcard), avait enflammé le public landais en se hissant lui aussi en quarts de finale (battu de justesse par Jack Freestone).
  • Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Le 13 juin 2026, le spot de la Centrale à Hossegor accueille l’un des contests les plus décalés de la scène surf. Red Bull King of the Mousse pose une règle simple et impitoyable : tout le monde surfe en mousse, et personne ne choisit sa planche.

    La Roue du Shred : l’égaliseur ultime

    C’est le concept qui rend cet événement unique. À chaque série, les participants font tourner la fameuse Roue du Shred, qui leur impose aléatoirement une planche parmi plusieurs modèles de foamies : Beater, Stump, Skipper ou longboard en mousse. Résultat : impossible de s’appuyer sur un matériel taillé pour ses points forts. Un rider habitué aux shortboards peut très bien se retrouver à gérer un longboard en mousse, pendant qu’un longboardeur hérite d’un micro Stump.

    C’est précisément là que la magie opère. Le surf redevient un terrain de jeu brut, où l’adaptation, le style et l’audace comptent autant que le niveau technique. Et c’est filmé (du moins par Icônes Surf), commenté, et vécu depuis la plage par tous ceux qui viennent regarder.

    Des conditions surf de rêve pour la compétition

    C’est une journée magique qui s’annonce avec du soleil, de la chaleur et des vagues incroyables. Hasard du calendrier, des vagues de plus d’1m50 avec du vent offshore sur toute la journée sont prévus samedi.

    Un contest ouvert à tous, pas réservé aux élites

    Red Bull King of the Mousse ne s’adresse pas qu’aux pros. Équipes universitaires, clubs locaux, passionnés du coin : le format est pensé pour accueillir une vraie diversité de profils. Ce qui crée des confrontations imprévisibles — et souvent plus intéressantes à regarder qu’une compétition classique où les favoris sont connus d’avance.

    Les juges noteront le style, l’engagement et la capacité à tirer le meilleur d’une planche qu’on ne vous a pas laissé choisir. Plusieurs prix seront décernés en dehors du classement général : Meilleur trick, Meilleur style, Meilleur outfit. Autrement dit, même sans gagner la finale, il y a des raisons de se démarquer.

    Le programme du 13 juin

    L’événement se déroule sur toute la journée, dans le cadre de la Fête de la Plage à Hossegor :

    • 9h00 – 13h30 : Phases préliminaires
    • 13h30 – 14h50 : Demi-finales
    • 14h50 – 15h20 : Expression Session
    • 15h30 – 16h00 : Finale
    • À partir de 16h00 : After party et remise des prix

    L’accès est gratuit et ouvert à tous. Que vous veniez surfer ou simplement poser votre serviette sur la plage de la Centrale, le show sera aussi bien dans l’eau que sur la grève.

    Comment s’inscrire ?

    Les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel Red Bull. Que vous soyez compétiteur ou simple passionné qui veut passer une bonne journée à Hossegor, le 13 juin s’annonce comme l’un des rendez-vous surf de cet été.

    👉 S’inscrire au Red Bull King of the Mousse 2026


    Red Bull King of the Mousse — Samedi 13 juin 2026 — La Centrale, Hossegor. Entrée gratuite.

  • Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    J’ai vu la série et honnêtement, le braquage est total, mais tellement mérité. Dans un spot verrouillé par des bombes massives d’un bon 3 mètres, Marco Mignot s’est offert le scalp du champion du monde Yago Dora au terme d’un duel d’une rare violence physique.

    Le Français a immédiatement planté le décor en scorant un 6,67 après une prise de risque monstrueuse sur sa dernière manœuvre. Dos au mur dans ces conditions musclées, le Brésilien a poussé ses dérives à la limite, mais ses espoirs se sont fracassés sur ses fins de vagues. C’est finalement à la dernière minute, sur un ride ultra-engagé noté 6,17, que Marco arrache la victoire pour un minuscule 0,01 point. Les Brésiliens vont hurler au vol, mais le patron, c’est Marco.

  • Le coup de folie à la dernière seconde qui a enflammé le Salvador Pro

    Le coup de folie à la dernière seconde qui a enflammé le Salvador Pro

    Le Round 2 féminin du Surf City El Salvador Pro a offert un spectacle d’une intensité rare sur les droites de Punta Roca. Entre envolées de dernière minute et bonnes vagues, les meilleures surfeuses de la planète ont totalement redistribué les cartes avant les quarts de finale.

    Le pari fou de Carissa Moore face au chrono

    C’est l’image forte de cette troisième journée de compétition. Opposée à la redoutable Brisa Hennessy, la quintuple championne du monde Carissa Moore s’est retrouvée au pied du mur. À moins d’une minute de la sirène, l’Hawaïenne avait impérativement besoin d’un score pour inverser la tendance. C’est là qu’elle a choisi de s’envoler : un grab-rail air-reverse de dernière minute, plaqué in extremis au cœur de la mousse. Note finale : 5,80. Suffisant pour éliminer Hennessy et prouver qu’à ce niveau, la qualification se joue souvent au mental et à l’audace.

    Caity Simmers dicte sa loi

    Si Moore a signé le moment le plus dramatique de la journée, Caitlin Simmers a, elle, redéfini les standards de performance de l’épreuve du jour. Dans son duel face à sa compatriote Bella Kenworthy, la championne du monde 2024 a fait parler la poudre. Enchaînant des trajectoires ultra-agressives et une variété de manœuvres impressionnante, elle décroche un total brut de 16,50 points (8,00 + 8,50), le meilleur score de l’événement hommes et femmes confondus.

    De leur côté, la lycra jaune Gabriela Bryan et sa dauphine Luana Silva ont solidement tenu leur rang. La surprise du jour est signée par la rookie israélienne Anat Lelior, qui s’offre une place de choix en quarts après avoir éliminé Sawyer Lindblad grâce à un surf puissant et engagé.

    Round 2 des femmes au Salvador

    HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) 14.17 DEF. Yolanda Hopkins (POR) 8.17
    HEAT 2: Anat Lelior (ISR) 14.60 DEF. Sawyer Lindblad (USA) 12.06
    HEAT 3: Luana Silva (BRA) 12.50 DEF. Nadia Erostarbe (ESP) 10.90
    HEAT 4: Carissa Moore (HAW) 11.97 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 11.50
    HEAT 5: Molly Picklum (AUS) 13.66 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 10.23
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 12.17 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 10.00
    HEAT 7: Tyler Wright (AUS) 12.73 DEF. Lakey Peterson (USA) 9.94
    HEAT 8: Caitlin Simmers (USA) 16.50 DEF. Bella Kenworthy (USA) 11.10

    Quart de finale à Surf City El Salvador Pro:

    HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) vs. Anat Lelior (ISR)
    HEAT 2: Luana Silva (BRA) vs. Carissa Moore (HAW)
    HEAT 3: Molly Picklum (AUS) vs. Caroline Marks (USA)
    HEAT 4: Tyler Wright (AUS) vs. Caitlin Simmers (USA)

    Round 3 des hommes

    HEAT 1: Liam O’Brien (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    HEAT 2: Eli Hanneman (HAW) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 3: Marco Mignot (FRA) vs. Yago Dora (BRA)
    HEAT 4: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Crosby Colapinto (USA)
    HEAT 6: Kauli Vaast (FRA) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 7: Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS)
    HEAT 8: Barron Mamiya (HAW) vs. Alan Cleland (MEX)

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Une entame électrique entre miracles et arbitrages houleux

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Une entame électrique entre miracles et arbitrages houleux

    Le pointbreak de Punta Roca a tenu toutes ses promesses pour le lancement de la cinquième étape du Championship Tour (CT) 2026. Dans des droites solides de 2 mètres à 2 mètres 50, les meilleurs surfeurs du monde ont immédiatement été poussés dans leurs retranchements. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette première journée a déjà fait mal au clan français.

    L’exploit héroïque de Ramzi Boukhiam

    Aligné face au redoutable Sud-Africain Matthew McGillivray, le Marocain Ramzi Boukhiam a vécu un cauchemar absolu dès ses premières secondes à l’eau : sa planche fétiche s’est brisée en deux sur sa toute première vague.

    Obligé de revenir au bord en urgence pour changer de board, le goofy-footer ne s’est pas laissé démonter. Avec un sang-froid impressionnant, il est retourné au peak pour fracasser les murs de Punta Roca, scorant un 7.83 pour un total combiné de 14.50 points, s’offrant ainsi sa première victoire de série en 2026.

    Au prochain tour, un duel au sommet l’attend face au numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien, vainqueur en Nouvelle-Zélande, est pourtant en sursis après avoir été percuté par un longboardeur amateur lors d’un entraînement, un accident qui lui a valu entre 8 et 10 points de suture au genou selon les versions. Ce choc de titans s’annonce d’ores et déjà bouillant, ou pas si le brésilien abandonne.

    Le clan français face à la sévérité des juges

    Si le camp marocain jubile, l’amertume domine du côté des Françaises, où les critères de notation laissent une fois de plus planer le débat.

    Vahine Fierro s’est inclinée face à l’expérimentée Sally Fitzgibbons (8.93 contre 9.87). Si la défaite se joue sur de minces détails et une sélection de vagues perfectible, la sévérité des scores attribués à la tricolore interroge légitimement les fans. Il faudrait que je regarde encore une fois la série….

    Le scénario est encore plus rageant pour la jeune prodige de 16 ans, Tya Zebrowski, opposée à la double championne du monde Tyler Wright. Tya a payé le prix fort pour une chute sur la vague qui offrait pourtant le plus gros potentiel de points de la série. Malgré un surf frontside ultra-engagé et une lecture parfaite sur une vague plus petite, elle s’incline pour seulement un dixième de point (11.90 contre 12.00). Cruel et frustrant, tant le niveau global de la jeune Française paraissait supérieur et plus dynamique que celui de l’Australienne sur ce coup-là.

    Marco Mignot solide pour la suite

    Heureusement, le tableau masculin a apporté son lot de réconfort avec la qualification autoritaire de Marco Mignot lors du Round 2. Opposé à l’Indonésien Rio Waida, le Français a parfaitement géré son timing et la construction de son score pour plier le match (12.87 contre 6.67).

    Une bouffée d’oxygène pour le clan tricolore. Marco décroche ainsi son ticket pour le Round 3 où l’attend un morceau de choix : le champion du monde en titre, Yago Dora.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Le Championship Tour (CT) de la World Surf League s’installe au Salvador pour la cinquième étape de la saison. Alors qu’une houle massive et prometteuse est attendue sur le célèbre pointbreak en droite de Punta Roca, l’ambiance est électrique. Entre la course au titre mondial qui s’intensifie et les rebondissements de dernière minute dans les tableaux, cette édition 2026 s’annonce mémorable.

    Le cas Italo Ferreira : Huit points de suture et un tableau sous clé

    Actuel numéro 1 mondial après son récent triomphe en Nouvelle-Zélande, le Brésilien Italo Ferreira est au centre de toutes les interrogations. Blessé au genou par la dérive d’un surfeur amateur lors des entraînements, le champion olympique a dû recevoir huit points de suture (ou 10 points les récits varient). Selon les dernières informations en provenance du Salvador, le surfeur compte tout de même tenter de s’aligner sur sa série du premier tour, donc au round 2.

    Cette incertitude physique pourrait redistribuer les cartes de manière spectaculaire. Le règlement de la WSL stipule que si un athlète déclare forfait après le Round 1, aucun remplaçant n’est intégré : son adversaire direct au tour suivant accède directement au Round 3 par « walkover » (forfait). Ce scénario est suivi de très près par le Marocain Ramzi Boukhiam. Aligné dans le Heat 1 du premier tour, Boukhiam pourrait voir son horizon s’éclaircir considérablement vers le Round 3 s’il passe son premier obstacle et que le physique de Ferreira cède.

    Round 2 : Un tirage contrasté pour le clan français

    Les phases de repêchage du Round 2 proposent des trajectoires radicalement opposées pour les compétiteurs tricolores. Marco Mignot bénéficie d’une opportunité en or dans le Heat 5 avec un tirage abordable qui lui laisse de sérieuses chances de qualification pour les phases finales.

    La situation s’avère en revanche bien plus périlleuse pour le champion olympique Kauli Vaast. Le Tahitien se retrouve propulsé face à Filipe Toledo, un adversaire redoutable et particulièrement à l’aise sur les murs sculptés du Salvador. Vaast devra signer un coup d’éclat pour sortir le double champion du monde brésilien de la compétition. Chez les femmes, la tenante du titre Gabriela Bryan défendra son maillot jaune de leader face à une opposition féroce menée par Stephanie Gilmore et Caroline Marks, tandis que les Françaises Vahine Fierro et Tya Zebrowski feront face à de gros morceaux dès leur entrée en lice.

    Le tableau complet des séries (Round 1)

    Séries Hommes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) vs Matthew McGillivray (RSA)
    • HEAT 2 : Luke Thompson (RSA) vs Melvin Ayala (SLV)
    • HEAT 3 : Eli Hanneman (HAW) vs Bryan Perez (SLV)
    • HEAT 4 : Seth Moniz (HAW) vs Oscar Berry (AUS)

    Séries Femmes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Vahine Fierro (FRA) vs Sally Fitzgibbons (AUS)
    • HEAT 2 : Erin Brooks (CAN) vs Yolanda Hopkins (POR)
    • HEAT 3 : Nadia Erostarbe (ESP) vs Francisca Veselko (POR)
    • HEAT 4 : Tyler Wright (AUS) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • HEAT 5 : Stephanie Gilmore (AUS) vs Anat Lelior (ISR)
    • HEAT 6 : Isabella Nichols (AUS) vs Bella Kenworthy (USA)
    • HEAT 7 : Alyssa Spencer (USA) vs Brisa Hennessy (CRC)
    • HEAT 8 : Caroline Marks (USA) vs Kirra Pinkerton (USA)

    Affiches marquantes à suivre au Round 2 (Hommes) :

    • HEAT 5 : Marco Mignot (FRA) [Tirage favorable]
    • Série à élimination directe : Kauli Vaast (FRA) vs Filipe Toledo (BRA)
  • WSL 2026 : Ce que la WSL ne vous dit pas sur l’enfer tropical du Salvador Pro

    WSL 2026 : Ce que la WSL ne vous dit pas sur l’enfer tropical du Salvador Pro

    Le Championship Tour (CT) pose ses valises au Salvador du 5 au 15 juin pour le Surf City El Salvador Pro Presented by Corona Cero. Après une escale historique en Nouvelle-Zélande, les meilleurs surfeurs de la planète s’apprêtent à défier la légendaire droite de Punta Roca, située dans la région de La Libertad. Si l’enjeu sportif est colossal pour la course au titre mondial — avec la tenante du titre Gabriela Bryan en jaune et le champion olympique Italo Ferreira (il est annoncé absent d’après les rumeurs à cause d’un accident de surf) en pleine confiance —, les coulisses de cette étape réservent des réalités bien loin des clichés des cartes postales.

    Derrière la perfection des vagues se cache un quotidien local surprenant, fait de pièges physiques douloureux et d’une transformation politique radicale. Voici l’envers du décor que vous ne verrez pas forcément sur le live de la WSL.

    Sur cette vue de la pointe, on distingue la couleur sombre qui caractérise le rivage de La Libertad. Ce tapis de roche volcanique accumule la chaleur tout au long de la journée, créant une barrière thermique redoutable entre l’océan et la terre ferme pour les athlètes.

    1. Le calvaire des galets noirs : pas d’autographes à la sortie de l’eau

    C’est une scène récurrente qu’on ne voit pas toujours sur les vidéos. À Punta Roca, la plage est exclusivement recouverte de sable et de gros galets d’un noir volcanique intense. À la sortie de l’eau, les galets sont glissants, on voit les surfeurs et surfeuses pros sortirent difficilement. Sous le soleil de plomb du Salvador, ce sol se transforme en une véritable plaque de cuisson réfractaire.

    Pour les surfeurs qui sortent de leur série, le retour sur la terre ferme est un calvaire. Impossible de s’arrêter pour signer des autographes ou faire des selfies avec les fans massés sur le rivage : les athlètes doivent courir pieds nus sur les cailloux brûlants sous peine de se carboniser les pieds. Un sprint obligatoire qui prive le public de ses moments de complicité habituels.

    2. Le piège de la marée haute et des murs en béton

    Punta Roca offre des murs de droite exceptionnels, mais à marée haute, la configuration change du tout au tout et la sortie de l’eau devient une zone de combat. Lorsque l’océan remonte, le rivage disparaît et les vagues viennent se fracasser directement contre les murs en béton des habitations côtières.

    Ce phénomène crée un ressac ultra-violent. Lors des championnats du monde ISA, le public avait assisté, impuissant, au calvaire d’une longboardeuse en totale détresse, incapable de s’extraire de l’eau et projetée contre les structures en béton. En l’absence du vétéran Jordy Smith cette année (forfait sur blessure), les cadors du circuit comme Kanoa Igarashi ou les rookies vont devoir surveiller l’horaire des marées comme le lait sur le feu.

    3. « Surf City » : D’une zone rouge au paradis des influenceurs

    Il y a encore quelques années, le Salvador figurait parmi les pays les plus dangereux au monde en raison de la terreur imposée par les gangs. Tout a changé sous l’impulsion du président actuel au style de gouvernance ultra-autoritaire (souvent qualifié de dictateur), qui a fait incarcérer massivement les criminels. Pour redorer l’image du pays, l’État a tout misé sur le tourisme en labellisant toute une région « Surf City ».

    Le pays déroule désormais le tapis rouge pour les pros de manière unique au monde : la municipalité embauche des caméramans professionnels à plein temps sur la plage pour filmer gratuitement les sessions libres des surfeurs étrangers et leur donner les fichiers vidéo pour leurs réseaux sociaux. Mieux encore, l’État invite et prend en charge directement certains surfeurs de renom pour s’assurer une communication parfaite.

  • Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Coup de tonnerre à quelques heures du lancement du Surf City El Salvador Pro. Le champion olympique et actuel leader du circuit mondial de la WSL, Italo Ferreira, a été victime d’un accident inattendu lors d’une session de free surf sur le spot d’El Sunzal.

    Selon plusieurs témoins sur place, le Brésilien partageait une session tranquille tout en donnant des conseils à sa compagne lorsqu’un longboardeur débutant l’a percuté de plein fouet. La trajectoire mal maîtrisée de l’amateur a causé une coupure profonde au niveau du genou de la jambe avant du champion.

    Évacué rapidement vers la ville côtière d’El Tunco, Italo Ferreira a dû recevoir plus de dix points de suture. Bien que la WSL confirme qu’il soit actuellement sous traitement, sans douleur aiguë et suivi de près par le staff médical, le doute plane sur sa participation. Positionné dans la série 9 du round 2, le Brésilien dispose d’environ deux jours de repos avant de devoir ramer sur les puissantes droites de Punta Roca. Sa décision finale dépendra uniquement du feu vert médical.

  • Jordy Smith forfait au Punta Roca Pro : le début de la fin pour le Sud-Africain ?

    Jordy Smith forfait au Punta Roca Pro : le début de la fin pour le Sud-Africain ?

    C’est la douche froide pour les fans de power surfing. Alors qu’il devait défendre son titre décroché en 2025 sur la mythique droite de Punta Roca, Jordy Smith vient d’annoncer son retrait de l’épreuve salvadorienne pour cause de blessure.

    Si la World Surf League n’a pas encore précisé la nature exacte de ce pépin physique, les conséquences au classement sont, elles, très claires. Actuellement enlisé à la 26ème place mondiale avec une saison 2026 compliquée (trois 17èmes places et une 9ème), le colosse sud-africain joue sa survie sur le Championship Tour. Sans un miracle lors de la seconde moitié de saison, il n’atteindra pas le top 22 qualificatif pour 2027. À 38 ans, on l’imagine mal retourner batailler sur les vagues souvent ingrates des Challenger Series.

    L’ironie du sort pour Matt McGillivray

    Pour remplacer Smith, la WSL a fait appel à son compatriote Matt McGillivray. Le clin d’œil du destin est cruel quand on sait que c’est précisément McGillivray que Jordy avait battu en finale ici-même l’an dernier.

    Première victime du mid-season cut la saison passée, McGillivray a soif de revanche. Mais le retour aux affaires s’annonce corsé : il va devoir dompter le nouveau format sans élimination directe qui donne du fil à retordre à beaucoup de surfeurs. Son premier obstacle en round 1 ? Ramzi Boukhiam. Et s’il passe, c’est l’actuel leader du classement, Italo Ferreira, qui l’attendra de pied ferme.

    Le malheur de l’un fera-t-il la gloire de l’autre ? Réponse la semaine prochaine.

  • WSL 2026 : Carissa Moore et Italo Ferreira s’imposent à Raglan pour une finale historique

    WSL 2026 : Carissa Moore et Italo Ferreira s’imposent à Raglan pour une finale historique

    Le Corona Cero New Zealand Pro présenté par Bonsoy, quatrième étape du World Surf League (WSL) Championship Tour (CT) 2026, s’est achevé en apothéose sur le mythique pointbreak de Manu Bay, à Raglan. Dans des conditions parfaites offrant des vagues de plus d’un mètre cinquante, la compétition a sacré deux légendes de la discipline, champions olympiques à Tokyo et champions du monde 2019 : l’Hawaïenne Carissa Moore et le Brésilien Italo Ferreira. Cette étape inaugurale sur le sol néo-zélandais restera gravée dans les mémoires, marquée par le triomphe de deux athlètes récemment devenus parents.

    Le retour triomphal et symbolique de Carissa Moore

    Éloignée du circuit régulier depuis deux saisons pour donner naissance à sa fille Olena, la quintuple championne du monde Carissa Moore a signé un retour fracassant au premier plan. Dominant la compétition de bout en bout sur cette longue gauche néo-zélandaise, l’Hawaïenne a survolé chaque série. Elle a notamment signé le total le plus élevé de la saison en demi-finale avec un score quasi parfait de 19,00 points sur 20.

    En finale, Moore a dû faire face à la fougue de la jeune Américaine Sawyer Lindblad (20 ans). Menée après une note de 9,00 points de la Californienne, Moore a su répliquer à six minutes de la sirène grâce à un enchaînement engagé de trois manœuvres puissantes sur le backhand, gratifié d’un 9,40. Avec cette 29e victoire en carrière, elle consolide sa deuxième place historique au classement des victoires sur le CT et se repositionne au 6e rang mondial. Ce succès résonne comme un hommage à sa première victoire professionnelle acquise ici même en Nouvelle-Zélande en 2010, alors qu’elle n’avait que 17 ans.

    Italo Ferreira s’empare de la place de numéro un mondial

    Chez les hommes, Italo Ferreira a fait parler sa vitesse et son surf aérien explosif pour dominer l’Australien Morgan Cibilic. Face aux trajectoires puissantes et aux gros turns sur le backside de son adversaire, Ferreira a fait la différence en envoyant deux airs reverses consécutifs sur la même vague pour obtenir un score de 9,33.

    Grâce à cette 11e victoire sur le CT, sa première depuis plus d’un an, le surfeur brésilien s’empare de la tête du classement mondial et portera le lycra jaune de leader lors de la prochaine étape au Salvador. Cette victoire confirme la mainmise de la « Tempête Brésilienne » sur la saison 2026, le Brésil comptant désormais six représentants aux avant-postes du classement mondial.

    Résultats des finales du Corona Cero New Zealand Pro 2026

    Finale Femmes

    • 1. Carissa Moore (HAW) : 17.90 points
    • 2. Sawyer Lindblad (USA) : 16.67 points

    Finale Hommes

    • 1. Italo Ferreira (BRA) : 17.50 points
    • 2. Morgan Cibilic (AUS) : 15.80 points

    Demi-finales Hommes

    • Série 1 : Morgan Cibilic (AUS) 15.34 bat Griffin Colapinto (USA) 12.20
    • Série 2 : Italo Ferreira (BRA) 15.10 bat Yago Dora (BRA) 12.33
  • Panique à Raglan : une créature non identifiée a mordu un photographe de surf

    Panique à Raglan : une créature non identifiée a mordu un photographe de surf

    Le spot mythique de Manu Bay, en Nouvelle-Zélande, vient de vivre les minutes les plus folles et les plus flippantes de l’histoire du circuit mondial. Alors que la deuxième demi-finale masculine du New Zealand Pro battait son plein, le klaxon de la WSL a retenti pour une raison totalement inédite : une attaque en direct.

    L’instant où tout a basculé à Manu Bay

    Le légendaire photographe aquatique Ed Sloane flottait tranquillement au line-up, palmes aux pieds, pour shooter les trajectoires d’Italo Ferreira et Yago Dora. Soudain, de violents éclaboussements et un saut désespéré sur le jet-ski de la Water Patrol ont glacé le public. Une créature marine de grande taille venait de lui enfoncer les dents dans la cheville.

    Face à l’urgence, le directeur du circuit, Renato Hickel, a pris une décision historique : activer le tout premier Code Red de l’histoire de la WSL. Les surfeurs ont été évacués de l’eau en urgence absolue.

    « Les secours ont trouvé des marques de morsure profondes et sa palme a carrément été arrachée », confie un paramédical sur place.

    Transporté d’urgence à l’hôpital dans un état stable, Ed Sloane a rapidement donné des nouvelles rassurantes, remerciant la patrouille pour leur réactivité légendaire.

    Requin plat-nez ou otarie territoriale ?

    La question qui brûle toutes les lèvres sur le parking : qu’est-ce qui s’en est pris à Sloane ? Si le staff médical a d’abord évoqué une otarie à fourrure un peu trop agressive, les locaux penchent plutôt pour un coup du requin plat-nez (Sevengill), un prédateur très commun dans les eaux de l’île du Nord. C’est exactement cette espèce qui avait mordu le jeune Elliot Paerata-Reid au même endroit en 2006.

    Après de longues minutes d’angoisse et l’évacuation de quelques groms locaux qui tentaient bêtement de braver l’interdiction pour choper les vagues vides, la compétition a pu reprendre. Italo Ferreira a finalement survolé les débats pour s’offrir la victoire face à Morgan Cibilic, tandis que la nouvelle maman Carissa Moore dictait sa loi chez les femmes. Mais à Raglan, l’histoire retiendra surtout ce frisson venu des profondeurs.

  • Raglan 2026 : Dora claque un 10 parfait, Moore en mode déesse — la finale s’annonce brûlante

    Raglan 2026 : Dora claque un 10 parfait, Moore en mode déesse — la finale s’annonce brûlante

    On vous avait dit que le New Zealand Pro allait finir en beauté. Ce n’était pas qu’une promesse de communiqué de presse. La Journée 5 du Corona Cero New Zealand Pro Presented by Bonsoy à Raglan a tenu toutes ses promesses, avec deux performances qui vont rester dans les mémoires.

    Dora sort le 10 parfait au moment où tout semblait perdu

    Yago Dora (BRA), champion du monde en titre, était au bord du gouffre. Cole Houshmand venait de placer deux 8.50 d’affilée et le Brésilien avait besoin d’un 9.50 minimum, avec trois petites minutes au compteur. Là où d’autres auraient plié bagage mentalement, Dora a lancé un air avec rotation complète suivie d’un layback monumental. Les cinq juges ont affiché 10.00 à l’unanimité — le premier score parfait de la saison. Total de la série : 17.50. Le cadeau d’anniversaire en retard le plus spectaculaire du circuit.

    Moore, 19.00 et une fille qui apprend à applaudir

    En demi-finale féminine, Carissa Moore (HAW) a posté le meilleur total de la saison avec un score quasi-parfait de 19.00 sur 20, enchaînant trois notes dans les 9 points face à sa compatriote Bettylou Sakura Johnson. La championne olympique a surfé comme si elle avait quelque chose à prouver — et ce quelque chose, c’était peut-être à sa fille d’un an qui regardait depuis la plage. Difficile de faire plus fort comme décor de compétition.

    Le programme de la finale

    Côté hommes, Dora affrontera Italo Ferreira dans un choc de champions du monde brésiliens. De l’autre côté du tableau, Griffin Colapinto (USA), auteur d’un 17.10 face à Filipe Toledo (grosse surprise l’élimination de celui qui dominait jusqu’à présent le tableau masculin), jouera contre Morgan Cibilic (AUS). Chez les femmes, Moore retrouvera Sawyer Lindblad (USA), 20 ans, qui rêve de son premier titre CT.

    Le premier appel est à 7h15 NZST, ce qui correspond à 20h15 heure française (CEST, UTC+2) – Le départ possible de la finale est à 20h35 heure française.

  • Corona Cero New Zealand Pro : Toledo détrône Medina, Moore intouchable

    Corona Cero New Zealand Pro : Toledo détrône Medina, Moore intouchable

    Après une semaine d’attente interminable, la machine à vagues de Manu Bay s’est enfin mise en marche avec des gauches parfaites d’un bon mètre. Selon le communiqué de presse, le spot a tenu ses promesses, selon moi, c’est laconique, lent, long, répétitif. La journée a été fatale pour les leaders.

    Le choc Toledo Medina

    Le vrai choc de ce Round 3 ? Le duel fratricide brésilien. Filipe Toledo arrache la victoire à Gabriel Medina dans les toutes dernières secondes avec un 7.93 assassin. Sur un twin-fin ultra rapide, Toledo a non seulement égalisé leur face-à-face en carrière (5-5), mais il a surtout dépouillé son compatriote du précieux maillot jaune.

    La domination de Carissa Moore

    Chez les femmes, la pause aura été bénéfique pour Carissa Moore. La jeune maman a prouvé que son surf n’a rien perdu de sa magie. Avec un total monstrueux de 17.06 (le meilleur score de l’épreuve), elle a littéralement écrasé Caroline Marks. Elle file en demi-finale pour un choc 100% hawaïen face à Bettylou Sakura Johnson.

    La défaite de Marco Mignot

    Côté tricolore, la douche est froide. Notre rookie français Marco Mignot s’est heurté à un mur nommé Yago Dora. Le Brésilien a posé un 16.33 implacable sur les longues parois néo-zélandaises, stoppant net le parcours du Français.

    Selon le communiqué de presse, les phases finales s’annoncent épiques demain si le swell se maintient. Ils ont dit « si », wharffff

  • Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Patrick Florès, l’ancien coach des Bleus, a lâché un post acerbe sur les réseaux : « Les juges WSL ne changeront jamais ». Et il n’est pas le seul à s’étrangler devant le résultat de la série opposant Kauli Vaast à Jack Robinson sur la mythique gauche néo-zélandaise.

    J’ai passé au crible ce heat. Au-delà de la frustration légitime des supporters, l’analyse technique du line-up met en lumière un traitement pour le moins douteux.

    Le piège de Raglan : une opposition de styles

    Nous étions exactement dans la configuration annoncée : de très petites conditions qui transforment le point break en véritable concours de rollers. Sur cette gauche au profil spécifique, les deux surfeurs exploitaient des armes différentes :

    • L’option backside pour Robinson : L’Australien (regular) pouvait taper verticalement directement dans la poche, la section la plus critique. C’est un paramètre que les juges survalorisent quasi-systématiquement.
    • L’option frontside pour Vaast : Face à la lèvre, le goofy a su apporter une vraie variation dans ses turns, en maximisant le potentiel d’une vague manquant cruellement d’épaule.

    La bombe de Kauli, récompensée d’un 9 ? Une évidence. C’est la vague la plus longue, la mieux surfée avec de la variété en bonus, la meilleure vague de la série sans aucun doute.

    Le poids du « rookie tax » ou « local tax »

    La polémique se cache en réalité dans les autres scores de la série. Des dizièmes de point par ici, d’autres par là :

    • Le back-up de Kauli est sévèrement sous-évalué.
    • La dernière tentative de Jack bénéficie d’une notation extrêmement généreuse.

    À l’arrivée, seuls 0,27 point séparent les deux hommes. Cet écart artificiel ressemble au fameux « rookie tax », ce bonus tacite accordé aux vétérans du CT avant même le coup de corne. Le meilleur score de Jack est noté uniquement de 0,83 pt de moins que Kauli

    Le coup de grâce vient de la tour des juges. Avec quatre surfeurs français sur le WCT, nous n’avons aucun juge tricolore. Face à Kauli ce jour-là ? Un panel comptant trois Australiens prêts à évaluer leur compatriote. Je ne comprends pas pourquoi il y a un juge basque/espagnol, alors qu’il n’y a qu’une surfeuse sur le CT, et zéro juge français…..Tous ces détails participent aux doutes. Mais, au final, comme au rugby, il faut savoir respecter la décision des juges, même si c’est parfois difficile…

  • Stab High 2026 : Hughie Vaughan repousse les limites du surf aérien avec un run parfait

    Stab High 2026 : Hughie Vaughan repousse les limites du surf aérien avec un run parfait

    Le surf en piscine à vagues vient de franchir un cap irréversible. Le week-end dernier à Virginia Beach, l’édition 2026 du Stab High a prouvé que les manœuvres aériennes ne sont plus une simple catégorie bonus, mais le cœur même de la performance moderne.

    Le premier run parfait de l’histoire du pool surf

    Au centre de cette escalade technique, l’Australien Hughie Vaughan a redéfini les standards. Après avoir frôlé le plafond sur un gauche avec un stalefish twist hyper désaxé noté 49/50, le surfeur a trouvé les clés du score parfait sur la droite du bassin.

    En envoyant un lien backflip ultra-engagé, replaqué proprement, il a décroché le tout premier 50/50 de l’histoire de la compétition. Comme le souligne le juge en chef Nathan Fletcher, le niveau s’est tellement élevé que les airs gagnants d’il y a trois ans sont désormais les manœuvres de transition d’aujourd’hui.

    Sky Brown dicte sa loi face à Sierra Kerr

    Chez les femmes, la finale s’est transformée en une confrontation de styles très attendue. Face à la technicité de Sierra Kerr, Sky Brown a fait parler son héritage du skate. En misant sur une amplitude folle et un straight air massif parfaitement tweaké, elle s’est emparée du titre. Une victoire qui valide ses ambitions pour les Jeux de 2028, où elle compte doubler skate et surf.

    Chez les plus jeunes, la relève pousse déjà les murs. Isla Hardy a dominé la finale des Ladybirds en privilégiant l’amplitude à la rotation, tandis que le rookie King Nicol (fils de Yadin Nicol) a raflé la catégorie Bottle Rockets grâce à des grabs hyper techniques. À Virginia Beach, les juges ont été clairs : la prime va désormais à ceux qui osent mettre des airs loin au-dessus de la lèvre.

  • Corona Cero New Zealand Pro 2026 : Marco Mignot seul rescapé tricolore à Manu Bay

    Corona Cero New Zealand Pro 2026 : Marco Mignot seul rescapé tricolore à Manu Bay

    La nuit a été rude pour nos surfeurs sur le mythique spot de Manu Bay (Raglan), en Nouvelle-Zélande. Alors que la houle offrait des murs propres de plus d’un mètre pour ce deuxième jour de compétition sur le CT, les espoirs tricolores se sont heurtés à la dure loi des séries. Bilan des courses : il ne nous reste plus qu’un seul représentant en lice.

    La vague magique de Kauli Vaast n’a pas suffi

    C’était une affiche de la journée : le remake de la finale des Jeux de Paris 2024. Et le duel entre Kauli Vaast et l’Australien Jack Robinson a tenu toutes ses promesses. Le prodige tahitien a pourtant frappé un grand coup en dénichant la pépite de la journée, scorant un magistral 9.00 (la meilleure note individuelle du jour). Le bémol ? Dans des conditions capricieuses et lentes à se mettre en place, il lui aura manqué un véritable back-up. Faute d’une bonne deuxième vague, Kauli s’incline d’un souffle face à l’expérience et la régularité d’un Robinson redoutable (16.10 contre 15.83).

    Fin de parcours pour les Françaises

    Le couperet est également tombé sur le tableau féminin. Nos deux surfeuses n’ont pas réussi à franchir ce Round 2 particulièrement relevé :

    • Tya Zebrowski n’a pas pu créer l’exploit face à une Caroline Marks solide et très sélective sur ses choix de vagues (14.63 à 10.67).
    • Vahine Fierro voit elle aussi son aventure néo-zélandaise s’arrêter prématurément, éliminée d’un cheveu par Molly Picklum dans un heat au coude-à-coude (9.84 à 9.40).

    Marco Mignot, seul contre tous

    Au milieu de cette tempête, l’éclaircie est venue de Marco Mignot. Le Français a géré son heat avec intelligence pour se défaire de l’Hawaïen Barron Mamiya (13.16 à 9.50). Le voilà propulsé au Round 3, avec la lourde responsabilité de porter seul le drapeau tricolore pour la suite de l’événement. Mais la marche s’annonce immense : il devra affronter Yago Dora, auteur de la meilleure performance de la nuit avec un stratosphérique 17.76. Rendez-vous au prochain call !

  • CT Raglan : Les gauches parfaites sourient à Tya Zebrowski et Vahine Fierro

    CT Raglan : Les gauches parfaites sourient à Tya Zebrowski et Vahine Fierro

    Manu Bay a tenu ses promesses, mais avec une petite subtilité. Pour l’entame historique du Corona Cero New Zealand Pro, le mythique spot de Raglan a offert des gauches d’une pureté absolue. Mais à cette taille (autour du mètre), la vague a eu cette fâcheuse tendance à se transformer en un long concours de rollers. Sans véritable section critique pour engager de gros turns verticaux, il fallait une lecture de vague millimétrée, de la glisse pure et un rythme irréprochable. À ce petit jeu d’équilibriste, nos Françaises ont dicté leur loi lors de ce premier round.

    Tya Zebrowski brille pour la première fois

    On l’attendait depuis des semaines. Tya Zebrowski, du haut de ses 15 ans, a enfin conjuré le sort en s’offrant sa toute première victoire sur le Championship Tour. Face à l’Espagnole Nadia Erostarbe, la surfeuse a bien surfé sa série. Ce n’était clairement pas une question de niveau depuis le début de l’année, mais bien une histoire de petits ajustements tactiques qui font basculer un heat. Avec une maîtrise impressionnante et un total de 14.60, le déclic a bien eu lieu. La machine est lancée, du moins on l’espère.

    Avant cette série, Vahine Fierro avait également trouvé l’ouverture. Sur un spot qui favorise naturellement son surf frontside, la Tahitienne a écarté la vétérane Sally Fitzgibbons avec une belle fluidité.

    Début des séries hommes

    Du côté du tableau masculin, ce line-up a été une véritable cour de récréation pour les goofy-footers. Gabriel Medina a fracassé la lèvre avec son aisance habituelle, tandis que Filipe Toledo, ridant un twin fin atypique pour l’occasion, a prouvé que la vitesse primait sur tout le reste en scorant la meilleure vague du jour (8.83). Je me demande si ce n’est pas une première sur le WCT, du moins dans les temps modernes du world tour, un surfeur en twin fins…À vérifier

    Les résultats complets de ce premier jour à Raglan :

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 1 Hommes

    • HEAT 1: Luke Thompson (RSA) 12.50 DEF. Tom Butland (NZL) 10.10
    • HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) 14.50 DEF. Billy Stairmand (NZL) 12.97
    • HEAT 3: Eli Hanneman (HAW) 13.50 DEF. Oscar Berry (AUS) 13.33
    • HEAT 4: Seth Moniz (HAW) 12.10 DEF. Ramzi Boukhiam (MAR) 11.40

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 1 Femmes

    • HEAT 1: Vahine Fierro (FRA) 12.60 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 10.60
    • HEAT 2: Erin Brooks (CAN) 14.20 DEF. Yolanda Hopkins (POR) 11.30
    • HEAT 3: Tyler Wright (AUS) 12.50 DEF. Francisca Veselko (POR) 10.27
    • HEAT 4: Carissa Moore (HAW) 16.34 DEF. Bella Kenworthy (USA) 12.43
    • HEAT 5: Alyssa Spencer (USA) 14.10 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 11.74
    • HEAT 6: Tya Zebrowski (FRA) 14.60 DEF. Nadia Erostarbe (ESP) 10.73
    • HEAT 7: Stephanie Gilmore (AUS) 12.80 DEF. Anat Lelior (ISR) 5.87
    • HEAT 8: Bettylou Sakura Johnson (HAW) 14.16 DEF. Alani Morse (NZL) 8.30

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 2 Hommes (Heats 1-8)

    • HEAT 1: Crosby Colapinto (USA) 10.70 DEF. Jordy Smith (RSA) 9.40
    • HEAT 2: Griffin Colapinto (USA) 14.17 DEF. Alan Cleland (MEX) 10.50
    • HEAT 3: Gabriel Medina (BRA) 15.20 DEF. Eli Hanneman (HAW) 10.06
    • HEAT 4: Filipe Toledo (BRA) 15.66 DEF. Joao Chianca (BRA) 10.84
    • HEAT 5: Liam O’Brien (AUS) 11.97 DEF. Jake Marshall (USA) 11.46
    • HEAT 6: Morgan Cibilic (AUS) 14.33 DEF. Ethan Ewing (AUS) 10.00
    • HEAT 7: Rio Waida (INA) 15.20 DEF. Connor O’Leary (JPN) 13.44
    • HEAT 8: Alejo Muniz (BRA) 15.50 DEF. George Pittar (AUS) 14.84
  • La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    Il y a quelques décennies, j’ai eu l’occasion de ramer au pic à Raglan. Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’en garde pas un souvenir impérissable (à l’inverse de ma femme). Je me rappelle surtout d’une session à la mauvaise marée, avec une houle un peu molle et des sections rapides tout bonnement impossibles à passer. Alors, quand la WSL a annoncé que le Championship Tour posait ses valises sur ce mythique point break gauche néo-zélandais, j’avoue avoir tiqué. Est-ce vraiment un spot de classe mondiale capable d’accueillir l’élite, ou un simple mirage marketing pour les réseaux sociaux ?

    Un événement historique bouclé en un temps record

    Pourtant, sur l’île, l’excitation est palpable. Sous la houlette de Ben Kennings, l’incontournable directeur de Surfing New Zealand, ce projet colossal a été bouclé en à peine cinq mois. Un véritable tour de force logistique et financier qui coûte entre 3 et 4 millions de dollars.

    C’est le gouvernement néo-zélandais qui a majoritairement mis la main au portefeuille, voyant là une opportunité en or de stimuler le tourisme international. Selon Kennings, cet événement éclipse de loin tout ce que le pays a connu, des anciens CT féminins jusqu’aux fameux mondiaux ISA juniors marqués par le ride parfait de Gabriel Medina il y a quelques années. Le plus gros défi ? Sécuriser les accès et gérer le plan de circulation dans une zone aussi restreinte que la petite ville de Raglan, qui s’apprête à être prise d’assaut par les fans.

    Le test de vérité : loin des clips parfaits d’Instagram

    Mais les millions ne suffisent pas à sculpter une houle parfaite. On a tous vu ces vidéos incroyables où la gauche déroule à l’infini. La réalité quotidienne est souvent beaucoup moins flatteuse. Connor O’Leary est d’ailleurs récemment parti en reconnaissance sur le spot. Les images brutes de ses sessions d’entraînement confirment mes vieilles impressions.

    Loin des jours épiques, on le voit lutter pour trouver son rythme sur une vague capricieuse. Il alterne entre des sections molles hachées par le vent et quelques murs plus tendus lui permettant de lâcher ses puissants carves sur le rail. Quelques rares visions dans le tube apparaissent, mais elles se méritent.

    La vraie question est désormais de savoir quel visage Raglan choisira de montrer le jour J. L’océan décidera si ce pari à plusieurs millions est un coup de génie ou un flop magistral.

  • Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Depuis quelques jours, Des rumeurs persistantes ont fait leur apparition dans les médias spécialisés en Australie ou aux USA. Les indices s’accumulent : la World Surf League (WSL) ne se contente plus de chercher son second souffle, elle cherche un nouveau propriétaire.

    J’ai analysé les récents mouvements de la ligue, de la vente discrète du Surf Ranch aux documents fuités vers les investisseurs. Si vous pensiez que le surf resterait cette petite niche « cool » et gratuite sur YouTube, préparez-vous à un réveil brutal.

    La vente « fantôme » du Surf Ranch : le premier domino

    C’est l’information qui a mis le feu aux poudres le 7 mai 2026. Sans aucun communiqué officiel, on a appris que la WSL n’est plus propriétaire de la piscine à vagues de Kelly Slater à Lemoore. Le temple de la perfection artificielle appartient désormais à Global Mutual Properties, un fonds immobilier basé à Los Angeles.

    Pourquoi est-ce un signal d’alarme ?

    • L’indépendance opérationnelle : La WSL et la Kelly Slater Wave Co. opéraient séparément depuis un an déjà.
    • Le « cash-out » : Se débarrasser d’un actif aussi coûteux en entretien est souvent la première étape avant de polir le bilan financier pour une vente globale.
    • L’échec du modèle : Après avoir tenté de dupliquer le Ranch au Texas ou en Floride sans succès, la ligue semble admettre que son avenir n’est pas dans la gestion immobilière, mais dans le contenu.

    Le « Raine Group » entre en scène : le surf à la sauce UFC

    Si le nom de Raine Group ne vous dit rien, sachez qu’ils sont les architectes des ventes de Manchester United et de l’UFC. Le fait que la WSL leur ait confié un mandat de vente ou de recherche d’investisseurs massifs prouve que Dirk Ziff, le propriétaire milliardaire, est prêt à passer la main.

    Après des années de philanthropie (on parle de centaines de millions de dollars injectés à perte), le business reprend ses droits. La WSL affiche fièrement 80 millions de spectateurs annuels et une croissance de 30 % sur le digital. C’est le moment idéal pour vendre une « marque » en pleine ascension, du moins sur le papier.

    Le chiffre à retenir : 77 % des abonnés Instagram de la WSL ne suivent aucune autre ligue sportive majeure. Une donnée qui fait saliver les annonceurs en quête d’une audience captive et exclusive.

    Le scénario « Netflix » : la fin du surf gratuit ?

    C’est là que le bât blesse pour nous, les fans. Si un géant comme Netflix, Disney ou Amazon rachète la ligue, le modèle actuel du « tout gratuit sur YouTube » va s’évaporer.

    Comme pour la Formule 1 avec Drive to Survive, l’objectif sera de transformer le surf en un produit de divertissement pur. Mais contrairement à la F1, le surf souffre d’un problème structurel : c’est techniquement complexe et parfois mortellement ennuyeux à regarder pour un néophyte.

    Attendre 15 minutes qu’une série rentre alors que deux surfeurs se battent pour la priorité, c’est passionnant pour un puriste, mais c’est un suicide d’audience pour un utilisateur de streaming lambda. Pour « vendre » le surf au grand public, les nouveaux propriétaires pourraient être tentés de dénaturer le format :

    1. Plus de piscines à vagues (pour le contrôle du temps et de l’image).
    2. Des formats ultra-courts (adieu les heats de 35 minutes).
    3. Un accès payant systématique.

    Pourquoi le surf restera (probablement) une niche

    On rêve tous de voir le surf exploser comme la F1 (enfin pas moi). Mais la F1 est simple : le premier qui passe la ligne gagne. En surf, le meilleur surfeur du monde peut perdre parce que l’océan n’a pas voulu lui envoyer de vagues. C’est cette part d’aléatoire qui fait la beauté de notre sport, mais c’est aussi ce qui empêche une monétisation industrielle.

    Alors, la WSL est-elle à vendre ? Oui, sans aucun doute. Est-ce que cela va améliorer notre expérience de visionnage ? Rien n’est moins sûr. On risque de voir débarquer une armée de « noobs » attirés par le lifestyle, tandis que nous devrons sortir la carte bleue pour voir nos athlètes préférés ramer dans le line-up.

    Le surf pro vit ses derniers instants d’innocence. Profitez bien de la prochaine étape, car on ne sait ce que pourrait nous coûter de visionner les prochaines compétitions de surf.

  • Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Le rideau est tombé sur le Morocco Mall Junior Pro Casablanca dans des conditions de surf optimales. Sur le spot d’Ain Diab, des vagues de 1,50 m et un vent offshore soutenu ont permis aux meilleurs espoirs européens et africains de s’exprimer. Si l’Espagnole Sol Borelli a décroché son premier titre et que le Britannique Lukas Skinner a marqué les esprits avec un 10 parfait en finale, les performances françaises méritent une analyse nuancée, loin des conclusions hâtives.

    Résultats des finales :

    • Femmes : 1. Sol Borelli (ESP), 2. Carla Morera De La Vall (ESP), 3. Ibone Gomez (ESP), 4. Lily Hirigoyen (FRA).
    • Hommes : 1. Lukas Skinner (GBR), 2. Joshua Karbus (IRL), 3. Hans Odriozola (DEU), 4. Alai Rodriguez Albeniz (FRA).

    Des finalistes tricolores prometteurs

    Contrairement aux idées reçues, le drapeau français était bien représenté lors de l’ultime journée. Chez les hommes, le jeune Alai Rodriguez Albeniz s’est hissé jusqu’en finale, terminant à une encourageante quatrième place. Chez les femmes, Lily Hirigoyen, seulement 16 ans, a imité son compatriote en décrochant également la quatrième place d’une finale très disputée.

    Ces résultats, bien que dépourvus de victoire, témoignent de la vitalité d’une nouvelle garde qui commence à peine son apprentissage sur le circuit. Parler de déclin serait prématuré ; il s’agit plutôt d’un renouvellement des cadres dans un contexte européen de plus en plus concurrentiel.

    Une hiérarchie européenne bousculée

    Il est indéniable que l’époque où les surfeurs français survolaient systématiquement les podiums Pro Junior semble s’estomper. La montée en puissance de nations comme la Grande-Bretagne, l’Irlande ou l’Espagne redistribue les cartes. Ce constat s’était déjà dessiné lors de la dernière saison WQS européenne, où le premier Français ne pointait qu’à la 7ème place du classement général.

    Toutefois, ce manque de domination immédiate chez les garçons doit être relativisé. Le surf français traverse un cycle de transition où les nouveaux visages doivent encore gagner en maturité physique et stratégique pour s’imposer face à des profils comme Skinner.

    L’arbre qui cache la forêt

    L’analyse serait incomplète sans mentionner les talents précoces qui brûlent les étapes. Si le circuit Junior paraît moins « bleu » qu’auparavant, c’est aussi parce que les meilleures pépites tricolores évoluent déjà à l’échelon supérieur. Tya Zebrowski, à seulement 15 ans, fait déjà partie du tour mondial et surclasserait sans difficulté le circuit junior si elle y participait. Le potentiel de la Tahitienne Kiara Goold suit une trajectoire similaire, confirmant que le réservoir de talent est loin d’être à sec.

    En conclusion, le bilan de Casablanca n’appelle pas à l’inquiétude mais à la lucidité. Entre une élite féminine déjà projetée vers les sommets mondiaux et une nouvelle génération masculine en plein rodage, le surf français apprend à composer avec une concurrence accrue. Laissons à ces jeunes le temps de faire leurs preuves.

  • Le circuit Pro Junior européen s’enflamme pour sa grande rentrée au Maroc

    Le circuit Pro Junior européen s’enflamme pour sa grande rentrée au Maroc

    La saison 2026 est officiellement lancée ! C’est sur le spot d’Ain Diab, à Casablanca, que les meilleurs espoirs du surf européen ont repris le chemin de la compétition pour le Morocco Mall Junior Pro Casablanca. Si vous pensiez que la reprise serait tranquille, les premiers heats ont prouvé tout le contraire.

    Le show monstrueux d’Erica Maximo

    S’il y a bien un nom à retenir de cette deuxième journée, c’est celui d’Erica Maximo. La Portugaise, qui dispute sa dernière année chez les juniors, n’est pas venue au Maroc pour faire de la figuration. Dans des vagues qui demandaient de l’engagement, elle a littéralement découpé le spot en signant un 8.00 d’entrée de jeu.

    Elle a ensuite enfoncé le clou avec un total de 15.00 points, le plus élevé de la journée. Sa puissance sur son backside (elle est goofy-foot) a laissé ses adversaires sans voix.

    Les pépites françaises et le duel des favoris

    Côté tricolore, la jeune Rose Calvez a montré qu’elle avait les nerfs solides. Malgré des conditions devenant piégeuses à marée basse, elle se hisse en quarts de finale. Chez les garçons, on a eu droit à un duel de haute voltige entre l’Italien Pietro Garroux et le prodige britannique Lukas Skinner. Les deux ne se sont pas lâchés d’une semelle, mais c’est l’Italien qui prend l’ascendant pour quelques fractions de points.

    À noter aussi la sensation Marley Benesenes Masse. À seulement 14 ans, le Français a posté le meilleur total masculin (14.30), prouvant que la « Next Gen » n’a peur de rien.

    Une seule chance de titre pour le Maroc

    Le public local a eu quelques sueurs froides : presque tout le contingent marocain a été éliminé. Tous les espoirs reposent désormais sur les épaules de Maria Elouedrhiri, seule représentante du pays encore en lice pour les quarts de finale.

    Prochain rendez-vous : Vendredi 8 mai à 14h00 (GMT+1) pour la suite de la compétition masculine.

  • Snapper Rocks : Le sacre de la Reine Gilmore et la précision d’Ewing

    Snapper Rocks : Le sacre de la Reine Gilmore et la précision d’Ewing

    Le spot de Snapper Rocks a rappelé aujourd’hui pourquoi il est le théâtre des plus grandes épopées du surf mondial. Pour cette édition 2026, le public australien a exulté devant le triomphe de ses deux protégés, Ethan Ewing et Stephanie Gilmore, au terme d’une journée riche en émotions.

    Kauli Vaast, éliminé en quart de finale

    Auteur d’un beau parcours le franco/tahitien a été éliminé par le vainqueur de la compétition en quart de finale Ethan Ewing. Un bon parcours pour le surfeur français en quête de résultat depuis le début du tour.

    Gilmore : La Queen reprend sa couronne

    Huit titres mondiaux ne lui suffisaient manifestement pas. Pour sa 51ème finale sur le Championship Tour, Stephanie Gilmore a fait étalage de toute sa science de la glisse. Face à une Luana Silva combative, l’Australienne a d’abord posé les bases avec un 7.83, avant de littéralement assommer la série.

    En allant chercher un 9.50 quasi parfait grâce à son flow légendaire, Gilmore décroche sa 7ème victoire à domicile et son 34ème trophée en carrière. Si Silva s’incline en finale, elle repart toutefois avec une récompense de taille : le lycra jaune de numéro 1 mondiale.

    Le séisme O’Leary et la maîtrise d’Ewing

    Le coup de tonnerre du jour a eu lieu dans les demi-finales. Alors que Filipe Toledo écrasait la compétition depuis le premier round, le Brésilien s’est fait surprendre par un Connor O’Leary transcendé. Une élimination directe qui a ouvert la voie à une finale 100 % australienne. Alors oui, Connor est « japonais » maintenant, mais tout le monde, même le public, il est australien…lol

    En finale, Ethan Ewing n’a laissé aucune place au doute. Avec son surf de rail si caractéristique, il a rapidement scoré un 8.33 pour mettre O’Leary dans les cordes. Malgré une belle réplique de l’enfant de Lennox Head, Ewing a verrouillé son deuxième succès sur le sol australien. Cette victoire le propulse à la 4ème place mondiale, confirmant qu’il faudra compter sur lui pour la course au titre final cette saison.

  • Snapper Rocks : Quand un requin s’invite dans le duel Fierro vs Simmers

    Snapper Rocks : Quand un requin s’invite dans le duel Fierro vs Simmers

    Imaginez la scène : le line-up parfait de Snapper Rocks, l’élite du surf mondial en plein « Bonsoy Gold Coast Pro », et seulement 5 minutes restantes au chrono lors d’un duel crucial entre la championne du monde Caity Simmers et notre Tahitienne Vahiné Fierro. Soudain, le sang-froid des officiels est mis à rude épreuve. Un invité surprise, un requin bouledogue d’environ 2 mètres, est repéré à moins de 500 mètres de la zone de compétition.

    Le protocole d’urgence activé

    Dès le signalement, la série a été immédiatement suspendue conformément aux protocoles de sécurité de la ligue. Si certains fans ont crié à l’interruption prématurée, Renato Hickel, vice-président des tours et de la compétition à la WSL, a été catégorique : la sécurité prime sur le spectacle. Les surfeuses ont été évacuées par les équipes de sécurité en jet-ski, laissant le score en suspens alors que Simmers menait la danse.

    Ce que dit le Rulebook 2026 (Règle 10.04)

    C’est ici que les notes du WSL Rule Book 2026 deviennent passionnantes pour tout mordu de stratégie. La règle 10.04 stipule qu’en cas de danger extrême ou de circonstances imprévues (incluant explicitement le risque d’attaque animale dans l’article 10.04(b)), le juge en chef doit stopper la série.

    Le règlement prévoit deux options pour la reprise (Règle 10.04(a)(iii)) :

    • Reprendre (Resume) : On relance le chrono là où il s’était arrêté, avec les mêmes positions et priorités.
    • Recommencer (Restart) : On efface tout et on repart de zéro si le juge estime que les conditions ont trop changé ou que l’équité est compromise.

    Une polémique qui divise le milieu

    L’interruption a déclenché un vif débat sur les réseaux sociaux. Chacun a son point de vue

    Finalement, la série a repris le lendemain et Caity Simmers a validé son ticket pour le tour suivant. Si le résultat sportif semble logique, l’épisode rappelle que même avec le règlement le plus précis du monde, c’est bien l’océan — et ses habitants — qui ont toujours le dernier mot. Restez prudents, l’été s’annonce « sharky ».

  • Bonsoy Gold Coast Pro : Kauli Vaast brise le plafond de verre et file en quarts

    Bonsoy Gold Coast Pro : Kauli Vaast brise le plafond de verre et file en quarts

    La nuit a été historique pour le clan tricolore à Snapper Rocks. Pour la première fois de la saison 2026, un Français intègre le tableau final d’une épreuve du Championship Tour (CT). Sous le soleil du Queensland, Kauli Vaast a marqué les esprits, tandis que le reste du tableau a vu les légendes reprendre leurs droits dans des vagues frôlant la perfection.

    Le duel fratricide : Kauli Vaast s’impose face à Marco Mignot

    C’était le choc que tous les fans de surf français attendaient au Round 3 : un face-à-face entre Kauli Vaast et Marco Mignot. Dans des conditions de trois à quatre pieds (environ 1,2 mètre), le champion olympique tahitien a su trouver le rythme nécessaire pour devancer son compatriote.

    Avec un total de 14,33, Vaast a pris le meilleur sur un Marco Mignot très solide (13,97) mais qui a manqué d’une seconde opportunité majeure pour renverser le score. Ce succès propulse Kauli Vaast en quarts de finale, une étape que les Français n’avaient pas encore atteinte cette année. Il y retrouvera l’Australien et enfant du pays, Ethan Ewing.

    Vahine Fierro sort avec les honneurs dans un contexte difficile

    Du côté des femmes, le parcours de Vahine Fierro s’arrête au Round 2. La Tahitienne affrontait la championne du monde en titre, Caity Simmers, dans une série qui portait encore les stigmates de la veille.

    Pour rappel, la confrontation avait été suspendue en raison de la présence d’un requin dans la zone de compétition, cassant totalement le rythme et la dynamique de la série. À la reprise, Fierro a dû composer avec une Simmers chirurgicale. Malgré quelques beaux enchaînements sur le rail, Vahine s’incline (14,26 contre 10,60). Une élimination qui laisse un goût amer.

    Filipe Toledo et Stephanie Gilmore : La démonstration de force

    Le reste de la compétition a été marqué par des performances stratosphériques. Filipe Toledo a envoyé un message clair à ses concurrents en réalisant le meilleur total de la saison avec un 18,94/20, incluant un 9,77. Sa victoire face à Gabriel Medina dans un « derby » brésilien restera comme l’un des moments forts de l’événement.

    Chez les femmes, l’inoxydable Stephanie Gilmore continue sa marche en avant à domicile. L’octuple championne du monde a éliminé Caity Simmers en quarts de finale, s’offrant une neuvième demi-finale sur la Gold Coast.

    Prochain rendez-vous : Finals Day imminent

    La WSL a émis une Yellow Alert pour demain, le 4 mai. Les prévisions annoncent des conditions en hausse, ce qui pourrait offrir un dénouement épique à cette troisième étape du Tour.

    Tableau des Quarts de finale (H) :

    • Heat 1 : Kauli Vaast (FRA) vs Ethan Ewing (AUS)
    • Heat 2 : Mateus Herdy (BRA) vs Liam O’Brien (AUS)
    • Heat 3 : Connor O’Leary (JPN) vs Leonardo Fioravanti (ITA)
    • Heat 4 : Filipe Toledo (BRA) vs Samuel Pupo (BRA)