Catégorie : Compétition Surf

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Coup d’envoi imminent à Punta Roca sous haute tension

    Le Championship Tour (CT) de la World Surf League s’installe au Salvador pour la cinquième étape de la saison. Alors qu’une houle massive et prometteuse est attendue sur le célèbre pointbreak en droite de Punta Roca, l’ambiance est électrique. Entre la course au titre mondial qui s’intensifie et les rebondissements de dernière minute dans les tableaux, cette édition 2026 s’annonce mémorable.

    Le cas Italo Ferreira : Huit points de suture et un tableau sous clé

    Actuel numéro 1 mondial après son récent triomphe en Nouvelle-Zélande, le Brésilien Italo Ferreira est au centre de toutes les interrogations. Blessé au genou par la dérive d’un surfeur amateur lors des entraînements, le champion olympique a dû recevoir huit points de suture (ou 10 points les récits varient). Selon les dernières informations en provenance du Salvador, le surfeur compte tout de même tenter de s’aligner sur sa série du premier tour, donc au round 2.

    Cette incertitude physique pourrait redistribuer les cartes de manière spectaculaire. Le règlement de la WSL stipule que si un athlète déclare forfait après le Round 1, aucun remplaçant n’est intégré : son adversaire direct au tour suivant accède directement au Round 3 par « walkover » (forfait). Ce scénario est suivi de très près par le Marocain Ramzi Boukhiam. Aligné dans le Heat 1 du premier tour, Boukhiam pourrait voir son horizon s’éclaircir considérablement vers le Round 3 s’il passe son premier obstacle et que le physique de Ferreira cède.

    Round 2 : Un tirage contrasté pour le clan français

    Les phases de repêchage du Round 2 proposent des trajectoires radicalement opposées pour les compétiteurs tricolores. Marco Mignot bénéficie d’une opportunité en or dans le Heat 5 avec un tirage abordable qui lui laisse de sérieuses chances de qualification pour les phases finales.

    La situation s’avère en revanche bien plus périlleuse pour le champion olympique Kauli Vaast. Le Tahitien se retrouve propulsé face à Filipe Toledo, un adversaire redoutable et particulièrement à l’aise sur les murs sculptés du Salvador. Vaast devra signer un coup d’éclat pour sortir le double champion du monde brésilien de la compétition. Chez les femmes, la tenante du titre Gabriela Bryan défendra son maillot jaune de leader face à une opposition féroce menée par Stephanie Gilmore et Caroline Marks, tandis que les Françaises Vahine Fierro et Tya Zebrowski feront face à de gros morceaux dès leur entrée en lice.

    Le tableau complet des séries (Round 1)

    Séries Hommes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Ramzi Boukhiam (MAR) vs Matthew McGillivray (RSA)
    • HEAT 2 : Luke Thompson (RSA) vs Melvin Ayala (SLV)
    • HEAT 3 : Eli Hanneman (HAW) vs Bryan Perez (SLV)
    • HEAT 4 : Seth Moniz (HAW) vs Oscar Berry (AUS)

    Séries Femmes – Tour 1 :

    • HEAT 1 : Vahine Fierro (FRA) vs Sally Fitzgibbons (AUS)
    • HEAT 2 : Erin Brooks (CAN) vs Yolanda Hopkins (POR)
    • HEAT 3 : Nadia Erostarbe (ESP) vs Francisca Veselko (POR)
    • HEAT 4 : Tyler Wright (AUS) vs Tya Zebrowski (FRA)
    • HEAT 5 : Stephanie Gilmore (AUS) vs Anat Lelior (ISR)
    • HEAT 6 : Isabella Nichols (AUS) vs Bella Kenworthy (USA)
    • HEAT 7 : Alyssa Spencer (USA) vs Brisa Hennessy (CRC)
    • HEAT 8 : Caroline Marks (USA) vs Kirra Pinkerton (USA)

    Affiches marquantes à suivre au Round 2 (Hommes) :

    • HEAT 5 : Marco Mignot (FRA) [Tirage favorable]
    • Série à élimination directe : Kauli Vaast (FRA) vs Filipe Toledo (BRA)
  • WSL 2026 : Ce que la WSL ne vous dit pas sur l’enfer tropical du Salvador Pro

    WSL 2026 : Ce que la WSL ne vous dit pas sur l’enfer tropical du Salvador Pro

    Le Championship Tour (CT) pose ses valises au Salvador du 5 au 15 juin pour le Surf City El Salvador Pro Presented by Corona Cero. Après une escale historique en Nouvelle-Zélande, les meilleurs surfeurs de la planète s’apprêtent à défier la légendaire droite de Punta Roca, située dans la région de La Libertad. Si l’enjeu sportif est colossal pour la course au titre mondial — avec la tenante du titre Gabriela Bryan en jaune et le champion olympique Italo Ferreira (il est annoncé absent d’après les rumeurs à cause d’un accident de surf) en pleine confiance —, les coulisses de cette étape réservent des réalités bien loin des clichés des cartes postales.

    Derrière la perfection des vagues se cache un quotidien local surprenant, fait de pièges physiques douloureux et d’une transformation politique radicale. Voici l’envers du décor que vous ne verrez pas forcément sur le live de la WSL.

    Sur cette vue de la pointe, on distingue la couleur sombre qui caractérise le rivage de La Libertad. Ce tapis de roche volcanique accumule la chaleur tout au long de la journée, créant une barrière thermique redoutable entre l’océan et la terre ferme pour les athlètes.

    1. Le calvaire des galets noirs : pas d’autographes à la sortie de l’eau

    C’est une scène récurrente qu’on ne voit pas toujours sur les vidéos. À Punta Roca, la plage est exclusivement recouverte de sable et de gros galets d’un noir volcanique intense. À la sortie de l’eau, les galets sont glissants, on voit les surfeurs et surfeuses pros sortirent difficilement. Sous le soleil de plomb du Salvador, ce sol se transforme en une véritable plaque de cuisson réfractaire.

    Pour les surfeurs qui sortent de leur série, le retour sur la terre ferme est un calvaire. Impossible de s’arrêter pour signer des autographes ou faire des selfies avec les fans massés sur le rivage : les athlètes doivent courir pieds nus sur les cailloux brûlants sous peine de se carboniser les pieds. Un sprint obligatoire qui prive le public de ses moments de complicité habituels.

    2. Le piège de la marée haute et des murs en béton

    Punta Roca offre des murs de droite exceptionnels, mais à marée haute, la configuration change du tout au tout et la sortie de l’eau devient une zone de combat. Lorsque l’océan remonte, le rivage disparaît et les vagues viennent se fracasser directement contre les murs en béton des habitations côtières.

    Ce phénomène crée un ressac ultra-violent. Lors des championnats du monde ISA, le public avait assisté, impuissant, au calvaire d’une longboardeuse en totale détresse, incapable de s’extraire de l’eau et projetée contre les structures en béton. En l’absence du vétéran Jordy Smith cette année (forfait sur blessure), les cadors du circuit comme Kanoa Igarashi ou les rookies vont devoir surveiller l’horaire des marées comme le lait sur le feu.

    3. « Surf City » : D’une zone rouge au paradis des influenceurs

    Il y a encore quelques années, le Salvador figurait parmi les pays les plus dangereux au monde en raison de la terreur imposée par les gangs. Tout a changé sous l’impulsion du président actuel au style de gouvernance ultra-autoritaire (souvent qualifié de dictateur), qui a fait incarcérer massivement les criminels. Pour redorer l’image du pays, l’État a tout misé sur le tourisme en labellisant toute une région « Surf City ».

    Le pays déroule désormais le tapis rouge pour les pros de manière unique au monde : la municipalité embauche des caméramans professionnels à plein temps sur la plage pour filmer gratuitement les sessions libres des surfeurs étrangers et leur donner les fichiers vidéo pour leurs réseaux sociaux. Mieux encore, l’État invite et prend en charge directement certains surfeurs de renom pour s’assurer une communication parfaite.

  • Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Italo Ferreira percuté à El Sunzal : le maillot jaune en sursis au Salvador

    Coup de tonnerre à quelques heures du lancement du Surf City El Salvador Pro. Le champion olympique et actuel leader du circuit mondial de la WSL, Italo Ferreira, a été victime d’un accident inattendu lors d’une session de free surf sur le spot d’El Sunzal.

    Selon plusieurs témoins sur place, le Brésilien partageait une session tranquille tout en donnant des conseils à sa compagne lorsqu’un longboardeur débutant l’a percuté de plein fouet. La trajectoire mal maîtrisée de l’amateur a causé une coupure profonde au niveau du genou de la jambe avant du champion.

    Évacué rapidement vers la ville côtière d’El Tunco, Italo Ferreira a dû recevoir plus de dix points de suture. Bien que la WSL confirme qu’il soit actuellement sous traitement, sans douleur aiguë et suivi de près par le staff médical, le doute plane sur sa participation. Positionné dans la série 9 du round 2, le Brésilien dispose d’environ deux jours de repos avant de devoir ramer sur les puissantes droites de Punta Roca. Sa décision finale dépendra uniquement du feu vert médical.

  • Jordy Smith forfait au Punta Roca Pro : le début de la fin pour le Sud-Africain ?

    Jordy Smith forfait au Punta Roca Pro : le début de la fin pour le Sud-Africain ?

    C’est la douche froide pour les fans de power surfing. Alors qu’il devait défendre son titre décroché en 2025 sur la mythique droite de Punta Roca, Jordy Smith vient d’annoncer son retrait de l’épreuve salvadorienne pour cause de blessure.

    Si la World Surf League n’a pas encore précisé la nature exacte de ce pépin physique, les conséquences au classement sont, elles, très claires. Actuellement enlisé à la 26ème place mondiale avec une saison 2026 compliquée (trois 17èmes places et une 9ème), le colosse sud-africain joue sa survie sur le Championship Tour. Sans un miracle lors de la seconde moitié de saison, il n’atteindra pas le top 22 qualificatif pour 2027. À 38 ans, on l’imagine mal retourner batailler sur les vagues souvent ingrates des Challenger Series.

    L’ironie du sort pour Matt McGillivray

    Pour remplacer Smith, la WSL a fait appel à son compatriote Matt McGillivray. Le clin d’œil du destin est cruel quand on sait que c’est précisément McGillivray que Jordy avait battu en finale ici-même l’an dernier.

    Première victime du mid-season cut la saison passée, McGillivray a soif de revanche. Mais le retour aux affaires s’annonce corsé : il va devoir dompter le nouveau format sans élimination directe qui donne du fil à retordre à beaucoup de surfeurs. Son premier obstacle en round 1 ? Ramzi Boukhiam. Et s’il passe, c’est l’actuel leader du classement, Italo Ferreira, qui l’attendra de pied ferme.

    Le malheur de l’un fera-t-il la gloire de l’autre ? Réponse la semaine prochaine.

  • WSL 2026 : Carissa Moore et Italo Ferreira s’imposent à Raglan pour une finale historique

    WSL 2026 : Carissa Moore et Italo Ferreira s’imposent à Raglan pour une finale historique

    Le Corona Cero New Zealand Pro présenté par Bonsoy, quatrième étape du World Surf League (WSL) Championship Tour (CT) 2026, s’est achevé en apothéose sur le mythique pointbreak de Manu Bay, à Raglan. Dans des conditions parfaites offrant des vagues de plus d’un mètre cinquante, la compétition a sacré deux légendes de la discipline, champions olympiques à Tokyo et champions du monde 2019 : l’Hawaïenne Carissa Moore et le Brésilien Italo Ferreira. Cette étape inaugurale sur le sol néo-zélandais restera gravée dans les mémoires, marquée par le triomphe de deux athlètes récemment devenus parents.

    Le retour triomphal et symbolique de Carissa Moore

    Éloignée du circuit régulier depuis deux saisons pour donner naissance à sa fille Olena, la quintuple championne du monde Carissa Moore a signé un retour fracassant au premier plan. Dominant la compétition de bout en bout sur cette longue gauche néo-zélandaise, l’Hawaïenne a survolé chaque série. Elle a notamment signé le total le plus élevé de la saison en demi-finale avec un score quasi parfait de 19,00 points sur 20.

    En finale, Moore a dû faire face à la fougue de la jeune Américaine Sawyer Lindblad (20 ans). Menée après une note de 9,00 points de la Californienne, Moore a su répliquer à six minutes de la sirène grâce à un enchaînement engagé de trois manœuvres puissantes sur le backhand, gratifié d’un 9,40. Avec cette 29e victoire en carrière, elle consolide sa deuxième place historique au classement des victoires sur le CT et se repositionne au 6e rang mondial. Ce succès résonne comme un hommage à sa première victoire professionnelle acquise ici même en Nouvelle-Zélande en 2010, alors qu’elle n’avait que 17 ans.

    Italo Ferreira s’empare de la place de numéro un mondial

    Chez les hommes, Italo Ferreira a fait parler sa vitesse et son surf aérien explosif pour dominer l’Australien Morgan Cibilic. Face aux trajectoires puissantes et aux gros turns sur le backside de son adversaire, Ferreira a fait la différence en envoyant deux airs reverses consécutifs sur la même vague pour obtenir un score de 9,33.

    Grâce à cette 11e victoire sur le CT, sa première depuis plus d’un an, le surfeur brésilien s’empare de la tête du classement mondial et portera le lycra jaune de leader lors de la prochaine étape au Salvador. Cette victoire confirme la mainmise de la « Tempête Brésilienne » sur la saison 2026, le Brésil comptant désormais six représentants aux avant-postes du classement mondial.

    Résultats des finales du Corona Cero New Zealand Pro 2026

    Finale Femmes

    • 1. Carissa Moore (HAW) : 17.90 points
    • 2. Sawyer Lindblad (USA) : 16.67 points

    Finale Hommes

    • 1. Italo Ferreira (BRA) : 17.50 points
    • 2. Morgan Cibilic (AUS) : 15.80 points

    Demi-finales Hommes

    • Série 1 : Morgan Cibilic (AUS) 15.34 bat Griffin Colapinto (USA) 12.20
    • Série 2 : Italo Ferreira (BRA) 15.10 bat Yago Dora (BRA) 12.33
  • Panique à Raglan : une créature non identifiée a mordu un photographe de surf

    Panique à Raglan : une créature non identifiée a mordu un photographe de surf

    Le spot mythique de Manu Bay, en Nouvelle-Zélande, vient de vivre les minutes les plus folles et les plus flippantes de l’histoire du circuit mondial. Alors que la deuxième demi-finale masculine du New Zealand Pro battait son plein, le klaxon de la WSL a retenti pour une raison totalement inédite : une attaque en direct.

    L’instant où tout a basculé à Manu Bay

    Le légendaire photographe aquatique Ed Sloane flottait tranquillement au line-up, palmes aux pieds, pour shooter les trajectoires d’Italo Ferreira et Yago Dora. Soudain, de violents éclaboussements et un saut désespéré sur le jet-ski de la Water Patrol ont glacé le public. Une créature marine de grande taille venait de lui enfoncer les dents dans la cheville.

    Face à l’urgence, le directeur du circuit, Renato Hickel, a pris une décision historique : activer le tout premier Code Red de l’histoire de la WSL. Les surfeurs ont été évacués de l’eau en urgence absolue.

    « Les secours ont trouvé des marques de morsure profondes et sa palme a carrément été arrachée », confie un paramédical sur place.

    Transporté d’urgence à l’hôpital dans un état stable, Ed Sloane a rapidement donné des nouvelles rassurantes, remerciant la patrouille pour leur réactivité légendaire.

    Requin plat-nez ou otarie territoriale ?

    La question qui brûle toutes les lèvres sur le parking : qu’est-ce qui s’en est pris à Sloane ? Si le staff médical a d’abord évoqué une otarie à fourrure un peu trop agressive, les locaux penchent plutôt pour un coup du requin plat-nez (Sevengill), un prédateur très commun dans les eaux de l’île du Nord. C’est exactement cette espèce qui avait mordu le jeune Elliot Paerata-Reid au même endroit en 2006.

    Après de longues minutes d’angoisse et l’évacuation de quelques groms locaux qui tentaient bêtement de braver l’interdiction pour choper les vagues vides, la compétition a pu reprendre. Italo Ferreira a finalement survolé les débats pour s’offrir la victoire face à Morgan Cibilic, tandis que la nouvelle maman Carissa Moore dictait sa loi chez les femmes. Mais à Raglan, l’histoire retiendra surtout ce frisson venu des profondeurs.

  • Raglan 2026 : Dora claque un 10 parfait, Moore en mode déesse — la finale s’annonce brûlante

    Raglan 2026 : Dora claque un 10 parfait, Moore en mode déesse — la finale s’annonce brûlante

    On vous avait dit que le New Zealand Pro allait finir en beauté. Ce n’était pas qu’une promesse de communiqué de presse. La Journée 5 du Corona Cero New Zealand Pro Presented by Bonsoy à Raglan a tenu toutes ses promesses, avec deux performances qui vont rester dans les mémoires.

    Dora sort le 10 parfait au moment où tout semblait perdu

    Yago Dora (BRA), champion du monde en titre, était au bord du gouffre. Cole Houshmand venait de placer deux 8.50 d’affilée et le Brésilien avait besoin d’un 9.50 minimum, avec trois petites minutes au compteur. Là où d’autres auraient plié bagage mentalement, Dora a lancé un air avec rotation complète suivie d’un layback monumental. Les cinq juges ont affiché 10.00 à l’unanimité — le premier score parfait de la saison. Total de la série : 17.50. Le cadeau d’anniversaire en retard le plus spectaculaire du circuit.

    Moore, 19.00 et une fille qui apprend à applaudir

    En demi-finale féminine, Carissa Moore (HAW) a posté le meilleur total de la saison avec un score quasi-parfait de 19.00 sur 20, enchaînant trois notes dans les 9 points face à sa compatriote Bettylou Sakura Johnson. La championne olympique a surfé comme si elle avait quelque chose à prouver — et ce quelque chose, c’était peut-être à sa fille d’un an qui regardait depuis la plage. Difficile de faire plus fort comme décor de compétition.

    Le programme de la finale

    Côté hommes, Dora affrontera Italo Ferreira dans un choc de champions du monde brésiliens. De l’autre côté du tableau, Griffin Colapinto (USA), auteur d’un 17.10 face à Filipe Toledo (grosse surprise l’élimination de celui qui dominait jusqu’à présent le tableau masculin), jouera contre Morgan Cibilic (AUS). Chez les femmes, Moore retrouvera Sawyer Lindblad (USA), 20 ans, qui rêve de son premier titre CT.

    Le premier appel est à 7h15 NZST, ce qui correspond à 20h15 heure française (CEST, UTC+2) – Le départ possible de la finale est à 20h35 heure française.

  • Corona Cero New Zealand Pro : Toledo détrône Medina, Moore intouchable

    Corona Cero New Zealand Pro : Toledo détrône Medina, Moore intouchable

    Après une semaine d’attente interminable, la machine à vagues de Manu Bay s’est enfin mise en marche avec des gauches parfaites d’un bon mètre. Selon le communiqué de presse, le spot a tenu ses promesses, selon moi, c’est laconique, lent, long, répétitif. La journée a été fatale pour les leaders.

    Le choc Toledo Medina

    Le vrai choc de ce Round 3 ? Le duel fratricide brésilien. Filipe Toledo arrache la victoire à Gabriel Medina dans les toutes dernières secondes avec un 7.93 assassin. Sur un twin-fin ultra rapide, Toledo a non seulement égalisé leur face-à-face en carrière (5-5), mais il a surtout dépouillé son compatriote du précieux maillot jaune.

    La domination de Carissa Moore

    Chez les femmes, la pause aura été bénéfique pour Carissa Moore. La jeune maman a prouvé que son surf n’a rien perdu de sa magie. Avec un total monstrueux de 17.06 (le meilleur score de l’épreuve), elle a littéralement écrasé Caroline Marks. Elle file en demi-finale pour un choc 100% hawaïen face à Bettylou Sakura Johnson.

    La défaite de Marco Mignot

    Côté tricolore, la douche est froide. Notre rookie français Marco Mignot s’est heurté à un mur nommé Yago Dora. Le Brésilien a posé un 16.33 implacable sur les longues parois néo-zélandaises, stoppant net le parcours du Français.

    Selon le communiqué de presse, les phases finales s’annoncent épiques demain si le swell se maintient. Ils ont dit « si », wharffff

  • Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Scandale à Raglan : le jugement de la série Vaast-Robinson sous le feu des critiques

    Patrick Florès, l’ancien coach des Bleus, a lâché un post acerbe sur les réseaux : « Les juges WSL ne changeront jamais ». Et il n’est pas le seul à s’étrangler devant le résultat de la série opposant Kauli Vaast à Jack Robinson sur la mythique gauche néo-zélandaise.

    J’ai passé au crible ce heat. Au-delà de la frustration légitime des supporters, l’analyse technique du line-up met en lumière un traitement pour le moins douteux.

    Le piège de Raglan : une opposition de styles

    Nous étions exactement dans la configuration annoncée : de très petites conditions qui transforment le point break en véritable concours de rollers. Sur cette gauche au profil spécifique, les deux surfeurs exploitaient des armes différentes :

    • L’option backside pour Robinson : L’Australien (regular) pouvait taper verticalement directement dans la poche, la section la plus critique. C’est un paramètre que les juges survalorisent quasi-systématiquement.
    • L’option frontside pour Vaast : Face à la lèvre, le goofy a su apporter une vraie variation dans ses turns, en maximisant le potentiel d’une vague manquant cruellement d’épaule.

    La bombe de Kauli, récompensée d’un 9 ? Une évidence. C’est la vague la plus longue, la mieux surfée avec de la variété en bonus, la meilleure vague de la série sans aucun doute.

    Le poids du « rookie tax » ou « local tax »

    La polémique se cache en réalité dans les autres scores de la série. Des dizièmes de point par ici, d’autres par là :

    • Le back-up de Kauli est sévèrement sous-évalué.
    • La dernière tentative de Jack bénéficie d’une notation extrêmement généreuse.

    À l’arrivée, seuls 0,27 point séparent les deux hommes. Cet écart artificiel ressemble au fameux « rookie tax », ce bonus tacite accordé aux vétérans du CT avant même le coup de corne. Le meilleur score de Jack est noté uniquement de 0,83 pt de moins que Kauli

    Le coup de grâce vient de la tour des juges. Avec quatre surfeurs français sur le WCT, nous n’avons aucun juge tricolore. Face à Kauli ce jour-là ? Un panel comptant trois Australiens prêts à évaluer leur compatriote. Je ne comprends pas pourquoi il y a un juge basque/espagnol, alors qu’il n’y a qu’une surfeuse sur le CT, et zéro juge français…..Tous ces détails participent aux doutes. Mais, au final, comme au rugby, il faut savoir respecter la décision des juges, même si c’est parfois difficile…

  • Stab High 2026 : Hughie Vaughan repousse les limites du surf aérien avec un run parfait

    Stab High 2026 : Hughie Vaughan repousse les limites du surf aérien avec un run parfait

    Le surf en piscine à vagues vient de franchir un cap irréversible. Le week-end dernier à Virginia Beach, l’édition 2026 du Stab High a prouvé que les manœuvres aériennes ne sont plus une simple catégorie bonus, mais le cœur même de la performance moderne.

    Le premier run parfait de l’histoire du pool surf

    Au centre de cette escalade technique, l’Australien Hughie Vaughan a redéfini les standards. Après avoir frôlé le plafond sur un gauche avec un stalefish twist hyper désaxé noté 49/50, le surfeur a trouvé les clés du score parfait sur la droite du bassin.

    En envoyant un lien backflip ultra-engagé, replaqué proprement, il a décroché le tout premier 50/50 de l’histoire de la compétition. Comme le souligne le juge en chef Nathan Fletcher, le niveau s’est tellement élevé que les airs gagnants d’il y a trois ans sont désormais les manœuvres de transition d’aujourd’hui.

    Sky Brown dicte sa loi face à Sierra Kerr

    Chez les femmes, la finale s’est transformée en une confrontation de styles très attendue. Face à la technicité de Sierra Kerr, Sky Brown a fait parler son héritage du skate. En misant sur une amplitude folle et un straight air massif parfaitement tweaké, elle s’est emparée du titre. Une victoire qui valide ses ambitions pour les Jeux de 2028, où elle compte doubler skate et surf.

    Chez les plus jeunes, la relève pousse déjà les murs. Isla Hardy a dominé la finale des Ladybirds en privilégiant l’amplitude à la rotation, tandis que le rookie King Nicol (fils de Yadin Nicol) a raflé la catégorie Bottle Rockets grâce à des grabs hyper techniques. À Virginia Beach, les juges ont été clairs : la prime va désormais à ceux qui osent mettre des airs loin au-dessus de la lèvre.

  • Corona Cero New Zealand Pro 2026 : Marco Mignot seul rescapé tricolore à Manu Bay

    Corona Cero New Zealand Pro 2026 : Marco Mignot seul rescapé tricolore à Manu Bay

    La nuit a été rude pour nos surfeurs sur le mythique spot de Manu Bay (Raglan), en Nouvelle-Zélande. Alors que la houle offrait des murs propres de plus d’un mètre pour ce deuxième jour de compétition sur le CT, les espoirs tricolores se sont heurtés à la dure loi des séries. Bilan des courses : il ne nous reste plus qu’un seul représentant en lice.

    La vague magique de Kauli Vaast n’a pas suffi

    C’était une affiche de la journée : le remake de la finale des Jeux de Paris 2024. Et le duel entre Kauli Vaast et l’Australien Jack Robinson a tenu toutes ses promesses. Le prodige tahitien a pourtant frappé un grand coup en dénichant la pépite de la journée, scorant un magistral 9.00 (la meilleure note individuelle du jour). Le bémol ? Dans des conditions capricieuses et lentes à se mettre en place, il lui aura manqué un véritable back-up. Faute d’une bonne deuxième vague, Kauli s’incline d’un souffle face à l’expérience et la régularité d’un Robinson redoutable (16.10 contre 15.83).

    Fin de parcours pour les Françaises

    Le couperet est également tombé sur le tableau féminin. Nos deux surfeuses n’ont pas réussi à franchir ce Round 2 particulièrement relevé :

    • Tya Zebrowski n’a pas pu créer l’exploit face à une Caroline Marks solide et très sélective sur ses choix de vagues (14.63 à 10.67).
    • Vahine Fierro voit elle aussi son aventure néo-zélandaise s’arrêter prématurément, éliminée d’un cheveu par Molly Picklum dans un heat au coude-à-coude (9.84 à 9.40).

    Marco Mignot, seul contre tous

    Au milieu de cette tempête, l’éclaircie est venue de Marco Mignot. Le Français a géré son heat avec intelligence pour se défaire de l’Hawaïen Barron Mamiya (13.16 à 9.50). Le voilà propulsé au Round 3, avec la lourde responsabilité de porter seul le drapeau tricolore pour la suite de l’événement. Mais la marche s’annonce immense : il devra affronter Yago Dora, auteur de la meilleure performance de la nuit avec un stratosphérique 17.76. Rendez-vous au prochain call !

  • CT Raglan : Les gauches parfaites sourient à Tya Zebrowski et Vahine Fierro

    CT Raglan : Les gauches parfaites sourient à Tya Zebrowski et Vahine Fierro

    Manu Bay a tenu ses promesses, mais avec une petite subtilité. Pour l’entame historique du Corona Cero New Zealand Pro, le mythique spot de Raglan a offert des gauches d’une pureté absolue. Mais à cette taille (autour du mètre), la vague a eu cette fâcheuse tendance à se transformer en un long concours de rollers. Sans véritable section critique pour engager de gros turns verticaux, il fallait une lecture de vague millimétrée, de la glisse pure et un rythme irréprochable. À ce petit jeu d’équilibriste, nos Françaises ont dicté leur loi lors de ce premier round.

    Tya Zebrowski brille pour la première fois

    On l’attendait depuis des semaines. Tya Zebrowski, du haut de ses 15 ans, a enfin conjuré le sort en s’offrant sa toute première victoire sur le Championship Tour. Face à l’Espagnole Nadia Erostarbe, la surfeuse a bien surfé sa série. Ce n’était clairement pas une question de niveau depuis le début de l’année, mais bien une histoire de petits ajustements tactiques qui font basculer un heat. Avec une maîtrise impressionnante et un total de 14.60, le déclic a bien eu lieu. La machine est lancée, du moins on l’espère.

    Avant cette série, Vahine Fierro avait également trouvé l’ouverture. Sur un spot qui favorise naturellement son surf frontside, la Tahitienne a écarté la vétérane Sally Fitzgibbons avec une belle fluidité.

    Début des séries hommes

    Du côté du tableau masculin, ce line-up a été une véritable cour de récréation pour les goofy-footers. Gabriel Medina a fracassé la lèvre avec son aisance habituelle, tandis que Filipe Toledo, ridant un twin fin atypique pour l’occasion, a prouvé que la vitesse primait sur tout le reste en scorant la meilleure vague du jour (8.83). Je me demande si ce n’est pas une première sur le WCT, du moins dans les temps modernes du world tour, un surfeur en twin fins…À vérifier

    Les résultats complets de ce premier jour à Raglan :

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 1 Hommes

    • HEAT 1: Luke Thompson (RSA) 12.50 DEF. Tom Butland (NZL) 10.10
    • HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) 14.50 DEF. Billy Stairmand (NZL) 12.97
    • HEAT 3: Eli Hanneman (HAW) 13.50 DEF. Oscar Berry (AUS) 13.33
    • HEAT 4: Seth Moniz (HAW) 12.10 DEF. Ramzi Boukhiam (MAR) 11.40

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 1 Femmes

    • HEAT 1: Vahine Fierro (FRA) 12.60 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 10.60
    • HEAT 2: Erin Brooks (CAN) 14.20 DEF. Yolanda Hopkins (POR) 11.30
    • HEAT 3: Tyler Wright (AUS) 12.50 DEF. Francisca Veselko (POR) 10.27
    • HEAT 4: Carissa Moore (HAW) 16.34 DEF. Bella Kenworthy (USA) 12.43
    • HEAT 5: Alyssa Spencer (USA) 14.10 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 11.74
    • HEAT 6: Tya Zebrowski (FRA) 14.60 DEF. Nadia Erostarbe (ESP) 10.73
    • HEAT 7: Stephanie Gilmore (AUS) 12.80 DEF. Anat Lelior (ISR) 5.87
    • HEAT 8: Bettylou Sakura Johnson (HAW) 14.16 DEF. Alani Morse (NZL) 8.30

    Corona Cero New Zealand Pro – Résultats Round 2 Hommes (Heats 1-8)

    • HEAT 1: Crosby Colapinto (USA) 10.70 DEF. Jordy Smith (RSA) 9.40
    • HEAT 2: Griffin Colapinto (USA) 14.17 DEF. Alan Cleland (MEX) 10.50
    • HEAT 3: Gabriel Medina (BRA) 15.20 DEF. Eli Hanneman (HAW) 10.06
    • HEAT 4: Filipe Toledo (BRA) 15.66 DEF. Joao Chianca (BRA) 10.84
    • HEAT 5: Liam O’Brien (AUS) 11.97 DEF. Jake Marshall (USA) 11.46
    • HEAT 6: Morgan Cibilic (AUS) 14.33 DEF. Ethan Ewing (AUS) 10.00
    • HEAT 7: Rio Waida (INA) 15.20 DEF. Connor O’Leary (JPN) 13.44
    • HEAT 8: Alejo Muniz (BRA) 15.50 DEF. George Pittar (AUS) 14.84
  • La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    La WSL débarque à Raglan : le pari néo-zélandais à 4 millions de dollars

    Il y a quelques décennies, j’ai eu l’occasion de ramer au pic à Raglan. Pour être tout à fait honnête avec vous, je n’en garde pas un souvenir impérissable (à l’inverse de ma femme). Je me rappelle surtout d’une session à la mauvaise marée, avec une houle un peu molle et des sections rapides tout bonnement impossibles à passer. Alors, quand la WSL a annoncé que le Championship Tour posait ses valises sur ce mythique point break gauche néo-zélandais, j’avoue avoir tiqué. Est-ce vraiment un spot de classe mondiale capable d’accueillir l’élite, ou un simple mirage marketing pour les réseaux sociaux ?

    Un événement historique bouclé en un temps record

    Pourtant, sur l’île, l’excitation est palpable. Sous la houlette de Ben Kennings, l’incontournable directeur de Surfing New Zealand, ce projet colossal a été bouclé en à peine cinq mois. Un véritable tour de force logistique et financier qui coûte entre 3 et 4 millions de dollars.

    C’est le gouvernement néo-zélandais qui a majoritairement mis la main au portefeuille, voyant là une opportunité en or de stimuler le tourisme international. Selon Kennings, cet événement éclipse de loin tout ce que le pays a connu, des anciens CT féminins jusqu’aux fameux mondiaux ISA juniors marqués par le ride parfait de Gabriel Medina il y a quelques années. Le plus gros défi ? Sécuriser les accès et gérer le plan de circulation dans une zone aussi restreinte que la petite ville de Raglan, qui s’apprête à être prise d’assaut par les fans.

    Le test de vérité : loin des clips parfaits d’Instagram

    Mais les millions ne suffisent pas à sculpter une houle parfaite. On a tous vu ces vidéos incroyables où la gauche déroule à l’infini. La réalité quotidienne est souvent beaucoup moins flatteuse. Connor O’Leary est d’ailleurs récemment parti en reconnaissance sur le spot. Les images brutes de ses sessions d’entraînement confirment mes vieilles impressions.

    Loin des jours épiques, on le voit lutter pour trouver son rythme sur une vague capricieuse. Il alterne entre des sections molles hachées par le vent et quelques murs plus tendus lui permettant de lâcher ses puissants carves sur le rail. Quelques rares visions dans le tube apparaissent, mais elles se méritent.

    La vraie question est désormais de savoir quel visage Raglan choisira de montrer le jour J. L’océan décidera si ce pari à plusieurs millions est un coup de génie ou un flop magistral.

  • Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Le surf pro est-il en train de se vendre à Netflix ? Enquête sur un séisme

    Depuis quelques jours, Des rumeurs persistantes ont fait leur apparition dans les médias spécialisés en Australie ou aux USA. Les indices s’accumulent : la World Surf League (WSL) ne se contente plus de chercher son second souffle, elle cherche un nouveau propriétaire.

    J’ai analysé les récents mouvements de la ligue, de la vente discrète du Surf Ranch aux documents fuités vers les investisseurs. Si vous pensiez que le surf resterait cette petite niche « cool » et gratuite sur YouTube, préparez-vous à un réveil brutal.

    La vente « fantôme » du Surf Ranch : le premier domino

    C’est l’information qui a mis le feu aux poudres le 7 mai 2026. Sans aucun communiqué officiel, on a appris que la WSL n’est plus propriétaire de la piscine à vagues de Kelly Slater à Lemoore. Le temple de la perfection artificielle appartient désormais à Global Mutual Properties, un fonds immobilier basé à Los Angeles.

    Pourquoi est-ce un signal d’alarme ?

    • L’indépendance opérationnelle : La WSL et la Kelly Slater Wave Co. opéraient séparément depuis un an déjà.
    • Le « cash-out » : Se débarrasser d’un actif aussi coûteux en entretien est souvent la première étape avant de polir le bilan financier pour une vente globale.
    • L’échec du modèle : Après avoir tenté de dupliquer le Ranch au Texas ou en Floride sans succès, la ligue semble admettre que son avenir n’est pas dans la gestion immobilière, mais dans le contenu.

    Le « Raine Group » entre en scène : le surf à la sauce UFC

    Si le nom de Raine Group ne vous dit rien, sachez qu’ils sont les architectes des ventes de Manchester United et de l’UFC. Le fait que la WSL leur ait confié un mandat de vente ou de recherche d’investisseurs massifs prouve que Dirk Ziff, le propriétaire milliardaire, est prêt à passer la main.

    Après des années de philanthropie (on parle de centaines de millions de dollars injectés à perte), le business reprend ses droits. La WSL affiche fièrement 80 millions de spectateurs annuels et une croissance de 30 % sur le digital. C’est le moment idéal pour vendre une « marque » en pleine ascension, du moins sur le papier.

    Le chiffre à retenir : 77 % des abonnés Instagram de la WSL ne suivent aucune autre ligue sportive majeure. Une donnée qui fait saliver les annonceurs en quête d’une audience captive et exclusive.

    Le scénario « Netflix » : la fin du surf gratuit ?

    C’est là que le bât blesse pour nous, les fans. Si un géant comme Netflix, Disney ou Amazon rachète la ligue, le modèle actuel du « tout gratuit sur YouTube » va s’évaporer.

    Comme pour la Formule 1 avec Drive to Survive, l’objectif sera de transformer le surf en un produit de divertissement pur. Mais contrairement à la F1, le surf souffre d’un problème structurel : c’est techniquement complexe et parfois mortellement ennuyeux à regarder pour un néophyte.

    Attendre 15 minutes qu’une série rentre alors que deux surfeurs se battent pour la priorité, c’est passionnant pour un puriste, mais c’est un suicide d’audience pour un utilisateur de streaming lambda. Pour « vendre » le surf au grand public, les nouveaux propriétaires pourraient être tentés de dénaturer le format :

    1. Plus de piscines à vagues (pour le contrôle du temps et de l’image).
    2. Des formats ultra-courts (adieu les heats de 35 minutes).
    3. Un accès payant systématique.

    Pourquoi le surf restera (probablement) une niche

    On rêve tous de voir le surf exploser comme la F1 (enfin pas moi). Mais la F1 est simple : le premier qui passe la ligne gagne. En surf, le meilleur surfeur du monde peut perdre parce que l’océan n’a pas voulu lui envoyer de vagues. C’est cette part d’aléatoire qui fait la beauté de notre sport, mais c’est aussi ce qui empêche une monétisation industrielle.

    Alors, la WSL est-elle à vendre ? Oui, sans aucun doute. Est-ce que cela va améliorer notre expérience de visionnage ? Rien n’est moins sûr. On risque de voir débarquer une armée de « noobs » attirés par le lifestyle, tandis que nous devrons sortir la carte bleue pour voir nos athlètes préférés ramer dans le line-up.

    Le surf pro vit ses derniers instants d’innocence. Profitez bien de la prochaine étape, car on ne sait ce que pourrait nous coûter de visionner les prochaines compétitions de surf.

  • Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Morocco Mall Junior Pro : Un changement de génération à observer de près

    Le rideau est tombé sur le Morocco Mall Junior Pro Casablanca dans des conditions de surf optimales. Sur le spot d’Ain Diab, des vagues de 1,50 m et un vent offshore soutenu ont permis aux meilleurs espoirs européens et africains de s’exprimer. Si l’Espagnole Sol Borelli a décroché son premier titre et que le Britannique Lukas Skinner a marqué les esprits avec un 10 parfait en finale, les performances françaises méritent une analyse nuancée, loin des conclusions hâtives.

    Résultats des finales :

    • Femmes : 1. Sol Borelli (ESP), 2. Carla Morera De La Vall (ESP), 3. Ibone Gomez (ESP), 4. Lily Hirigoyen (FRA).
    • Hommes : 1. Lukas Skinner (GBR), 2. Joshua Karbus (IRL), 3. Hans Odriozola (DEU), 4. Alai Rodriguez Albeniz (FRA).

    Des finalistes tricolores prometteurs

    Contrairement aux idées reçues, le drapeau français était bien représenté lors de l’ultime journée. Chez les hommes, le jeune Alai Rodriguez Albeniz s’est hissé jusqu’en finale, terminant à une encourageante quatrième place. Chez les femmes, Lily Hirigoyen, seulement 16 ans, a imité son compatriote en décrochant également la quatrième place d’une finale très disputée.

    Ces résultats, bien que dépourvus de victoire, témoignent de la vitalité d’une nouvelle garde qui commence à peine son apprentissage sur le circuit. Parler de déclin serait prématuré ; il s’agit plutôt d’un renouvellement des cadres dans un contexte européen de plus en plus concurrentiel.

    Une hiérarchie européenne bousculée

    Il est indéniable que l’époque où les surfeurs français survolaient systématiquement les podiums Pro Junior semble s’estomper. La montée en puissance de nations comme la Grande-Bretagne, l’Irlande ou l’Espagne redistribue les cartes. Ce constat s’était déjà dessiné lors de la dernière saison WQS européenne, où le premier Français ne pointait qu’à la 7ème place du classement général.

    Toutefois, ce manque de domination immédiate chez les garçons doit être relativisé. Le surf français traverse un cycle de transition où les nouveaux visages doivent encore gagner en maturité physique et stratégique pour s’imposer face à des profils comme Skinner.

    L’arbre qui cache la forêt

    L’analyse serait incomplète sans mentionner les talents précoces qui brûlent les étapes. Si le circuit Junior paraît moins « bleu » qu’auparavant, c’est aussi parce que les meilleures pépites tricolores évoluent déjà à l’échelon supérieur. Tya Zebrowski, à seulement 15 ans, fait déjà partie du tour mondial et surclasserait sans difficulté le circuit junior si elle y participait. Le potentiel de la Tahitienne Kiara Goold suit une trajectoire similaire, confirmant que le réservoir de talent est loin d’être à sec.

    En conclusion, le bilan de Casablanca n’appelle pas à l’inquiétude mais à la lucidité. Entre une élite féminine déjà projetée vers les sommets mondiaux et une nouvelle génération masculine en plein rodage, le surf français apprend à composer avec une concurrence accrue. Laissons à ces jeunes le temps de faire leurs preuves.

  • Le circuit Pro Junior européen s’enflamme pour sa grande rentrée au Maroc

    Le circuit Pro Junior européen s’enflamme pour sa grande rentrée au Maroc

    La saison 2026 est officiellement lancée ! C’est sur le spot d’Ain Diab, à Casablanca, que les meilleurs espoirs du surf européen ont repris le chemin de la compétition pour le Morocco Mall Junior Pro Casablanca. Si vous pensiez que la reprise serait tranquille, les premiers heats ont prouvé tout le contraire.

    Le show monstrueux d’Erica Maximo

    S’il y a bien un nom à retenir de cette deuxième journée, c’est celui d’Erica Maximo. La Portugaise, qui dispute sa dernière année chez les juniors, n’est pas venue au Maroc pour faire de la figuration. Dans des vagues qui demandaient de l’engagement, elle a littéralement découpé le spot en signant un 8.00 d’entrée de jeu.

    Elle a ensuite enfoncé le clou avec un total de 15.00 points, le plus élevé de la journée. Sa puissance sur son backside (elle est goofy-foot) a laissé ses adversaires sans voix.

    Les pépites françaises et le duel des favoris

    Côté tricolore, la jeune Rose Calvez a montré qu’elle avait les nerfs solides. Malgré des conditions devenant piégeuses à marée basse, elle se hisse en quarts de finale. Chez les garçons, on a eu droit à un duel de haute voltige entre l’Italien Pietro Garroux et le prodige britannique Lukas Skinner. Les deux ne se sont pas lâchés d’une semelle, mais c’est l’Italien qui prend l’ascendant pour quelques fractions de points.

    À noter aussi la sensation Marley Benesenes Masse. À seulement 14 ans, le Français a posté le meilleur total masculin (14.30), prouvant que la « Next Gen » n’a peur de rien.

    Une seule chance de titre pour le Maroc

    Le public local a eu quelques sueurs froides : presque tout le contingent marocain a été éliminé. Tous les espoirs reposent désormais sur les épaules de Maria Elouedrhiri, seule représentante du pays encore en lice pour les quarts de finale.

    Prochain rendez-vous : Vendredi 8 mai à 14h00 (GMT+1) pour la suite de la compétition masculine.

  • Snapper Rocks : Le sacre de la Reine Gilmore et la précision d’Ewing

    Snapper Rocks : Le sacre de la Reine Gilmore et la précision d’Ewing

    Le spot de Snapper Rocks a rappelé aujourd’hui pourquoi il est le théâtre des plus grandes épopées du surf mondial. Pour cette édition 2026, le public australien a exulté devant le triomphe de ses deux protégés, Ethan Ewing et Stephanie Gilmore, au terme d’une journée riche en émotions.

    Kauli Vaast, éliminé en quart de finale

    Auteur d’un beau parcours le franco/tahitien a été éliminé par le vainqueur de la compétition en quart de finale Ethan Ewing. Un bon parcours pour le surfeur français en quête de résultat depuis le début du tour.

    Gilmore : La Queen reprend sa couronne

    Huit titres mondiaux ne lui suffisaient manifestement pas. Pour sa 51ème finale sur le Championship Tour, Stephanie Gilmore a fait étalage de toute sa science de la glisse. Face à une Luana Silva combative, l’Australienne a d’abord posé les bases avec un 7.83, avant de littéralement assommer la série.

    En allant chercher un 9.50 quasi parfait grâce à son flow légendaire, Gilmore décroche sa 7ème victoire à domicile et son 34ème trophée en carrière. Si Silva s’incline en finale, elle repart toutefois avec une récompense de taille : le lycra jaune de numéro 1 mondiale.

    Le séisme O’Leary et la maîtrise d’Ewing

    Le coup de tonnerre du jour a eu lieu dans les demi-finales. Alors que Filipe Toledo écrasait la compétition depuis le premier round, le Brésilien s’est fait surprendre par un Connor O’Leary transcendé. Une élimination directe qui a ouvert la voie à une finale 100 % australienne. Alors oui, Connor est « japonais » maintenant, mais tout le monde, même le public, il est australien…lol

    En finale, Ethan Ewing n’a laissé aucune place au doute. Avec son surf de rail si caractéristique, il a rapidement scoré un 8.33 pour mettre O’Leary dans les cordes. Malgré une belle réplique de l’enfant de Lennox Head, Ewing a verrouillé son deuxième succès sur le sol australien. Cette victoire le propulse à la 4ème place mondiale, confirmant qu’il faudra compter sur lui pour la course au titre final cette saison.

  • Snapper Rocks : Quand un requin s’invite dans le duel Fierro vs Simmers

    Snapper Rocks : Quand un requin s’invite dans le duel Fierro vs Simmers

    Imaginez la scène : le line-up parfait de Snapper Rocks, l’élite du surf mondial en plein « Bonsoy Gold Coast Pro », et seulement 5 minutes restantes au chrono lors d’un duel crucial entre la championne du monde Caity Simmers et notre Tahitienne Vahiné Fierro. Soudain, le sang-froid des officiels est mis à rude épreuve. Un invité surprise, un requin bouledogue d’environ 2 mètres, est repéré à moins de 500 mètres de la zone de compétition.

    Le protocole d’urgence activé

    Dès le signalement, la série a été immédiatement suspendue conformément aux protocoles de sécurité de la ligue. Si certains fans ont crié à l’interruption prématurée, Renato Hickel, vice-président des tours et de la compétition à la WSL, a été catégorique : la sécurité prime sur le spectacle. Les surfeuses ont été évacuées par les équipes de sécurité en jet-ski, laissant le score en suspens alors que Simmers menait la danse.

    Ce que dit le Rulebook 2026 (Règle 10.04)

    C’est ici que les notes du WSL Rule Book 2026 deviennent passionnantes pour tout mordu de stratégie. La règle 10.04 stipule qu’en cas de danger extrême ou de circonstances imprévues (incluant explicitement le risque d’attaque animale dans l’article 10.04(b)), le juge en chef doit stopper la série.

    Le règlement prévoit deux options pour la reprise (Règle 10.04(a)(iii)) :

    • Reprendre (Resume) : On relance le chrono là où il s’était arrêté, avec les mêmes positions et priorités.
    • Recommencer (Restart) : On efface tout et on repart de zéro si le juge estime que les conditions ont trop changé ou que l’équité est compromise.

    Une polémique qui divise le milieu

    L’interruption a déclenché un vif débat sur les réseaux sociaux. Chacun a son point de vue

    Finalement, la série a repris le lendemain et Caity Simmers a validé son ticket pour le tour suivant. Si le résultat sportif semble logique, l’épisode rappelle que même avec le règlement le plus précis du monde, c’est bien l’océan — et ses habitants — qui ont toujours le dernier mot. Restez prudents, l’été s’annonce « sharky ».

  • Bonsoy Gold Coast Pro : Kauli Vaast brise le plafond de verre et file en quarts

    Bonsoy Gold Coast Pro : Kauli Vaast brise le plafond de verre et file en quarts

    La nuit a été historique pour le clan tricolore à Snapper Rocks. Pour la première fois de la saison 2026, un Français intègre le tableau final d’une épreuve du Championship Tour (CT). Sous le soleil du Queensland, Kauli Vaast a marqué les esprits, tandis que le reste du tableau a vu les légendes reprendre leurs droits dans des vagues frôlant la perfection.

    Le duel fratricide : Kauli Vaast s’impose face à Marco Mignot

    C’était le choc que tous les fans de surf français attendaient au Round 3 : un face-à-face entre Kauli Vaast et Marco Mignot. Dans des conditions de trois à quatre pieds (environ 1,2 mètre), le champion olympique tahitien a su trouver le rythme nécessaire pour devancer son compatriote.

    Avec un total de 14,33, Vaast a pris le meilleur sur un Marco Mignot très solide (13,97) mais qui a manqué d’une seconde opportunité majeure pour renverser le score. Ce succès propulse Kauli Vaast en quarts de finale, une étape que les Français n’avaient pas encore atteinte cette année. Il y retrouvera l’Australien et enfant du pays, Ethan Ewing.

    Vahine Fierro sort avec les honneurs dans un contexte difficile

    Du côté des femmes, le parcours de Vahine Fierro s’arrête au Round 2. La Tahitienne affrontait la championne du monde en titre, Caity Simmers, dans une série qui portait encore les stigmates de la veille.

    Pour rappel, la confrontation avait été suspendue en raison de la présence d’un requin dans la zone de compétition, cassant totalement le rythme et la dynamique de la série. À la reprise, Fierro a dû composer avec une Simmers chirurgicale. Malgré quelques beaux enchaînements sur le rail, Vahine s’incline (14,26 contre 10,60). Une élimination qui laisse un goût amer.

    Filipe Toledo et Stephanie Gilmore : La démonstration de force

    Le reste de la compétition a été marqué par des performances stratosphériques. Filipe Toledo a envoyé un message clair à ses concurrents en réalisant le meilleur total de la saison avec un 18,94/20, incluant un 9,77. Sa victoire face à Gabriel Medina dans un « derby » brésilien restera comme l’un des moments forts de l’événement.

    Chez les femmes, l’inoxydable Stephanie Gilmore continue sa marche en avant à domicile. L’octuple championne du monde a éliminé Caity Simmers en quarts de finale, s’offrant une neuvième demi-finale sur la Gold Coast.

    Prochain rendez-vous : Finals Day imminent

    La WSL a émis une Yellow Alert pour demain, le 4 mai. Les prévisions annoncent des conditions en hausse, ce qui pourrait offrir un dénouement épique à cette troisième étape du Tour.

    Tableau des Quarts de finale (H) :

    • Heat 1 : Kauli Vaast (FRA) vs Ethan Ewing (AUS)
    • Heat 2 : Mateus Herdy (BRA) vs Liam O’Brien (AUS)
    • Heat 3 : Connor O’Leary (JPN) vs Leonardo Fioravanti (ITA)
    • Heat 4 : Filipe Toledo (BRA) vs Samuel Pupo (BRA)
  • Coup de théâtre à Snapper Rocks : un requin interrompt le duel Fierro-Simmers

    Coup de théâtre à Snapper Rocks : un requin interrompt le duel Fierro-Simmers

    L’alerte a été donnée instantanément. Un requin a été identifié à moins de 500 mètres de la zone de compétition, déclenchant le protocole de sécurité strict de la WSL. Renato Hickel, vice-président du circuit, a été clair : aucune prise de risque.

    La série a été mise en pause, puis officiellement reportée au lendemain. Le suspense reste donc entier pour Vahine Fierro, qui devra soit reprendre là où elle s’était arrêtée, soit recommencer la série selon les conditions de demain matin.

    Une pluie de scores d’excellence

    Avant ce chaos final, une bonne journée avait débuté. Snapper Rocks a délivré des lignes parfaites de 1m50, permettant aux surfeurs de signer 11 scores dans la zone « excellente ».

    Les favoris en démonstration

    Pendant que les Australiens comme Jack Robinson et Ethan Ewing retrouvaient leur rythme à domicile, le Brésil a rappelé qui tenait les rênes. Filipe Toledo a survolé la journée avec un total stratosphérique de 18.00 points, incluant un 9.50, la meilleure note du contest. Il retrouvera son compatriote Gabriel Medina au prochain tour pour un choc de titans.


    Résultats du Round 2 (Hommes)

    VainqueurScoreÉliminéScore
    Marco Mignot (FRA)13.40Barron Mamiya (HAW)13.17
    Kauli Vaast (FRA)15.16Jordy Smith (RSA)13.40
    Ethan Ewing (AUS)15.50Rio Waida (INA)13.44
    Gabriel Medina (BRA)15.56Morgan Cibilic (AUS)10.17
    Filipe Toledo (BRA)18.00Cole Houshmand (USA)14.87

    Résultats partiels du Round 2 (Femmes)

    • Heat 1 : Gabriela Bryan (HAW) 16.66 bat Sally Fitzgibbons (AUS) 13.60
    • Heat 2 : Nadia Erostarbe (ESP) 14.67 bat Caroline Marks (USA) 13.93
    • Heat 3 (En cours) : Caitlin Simmers (USA) vs Vahine Fierro (FRA) – Suspendu (requin)
  • Snapper Rocks : Le clan tricolore dicte sa loi pour le retour du CT sur le Superbank

    Snapper Rocks : Le clan tricolore dicte sa loi pour le retour du CT sur le Superbank

    Le temple du surf australien n’avait plus vibré au rythme de l’élite mondiale depuis 2018. Pour ce premier jour du Bonsoy Gold Coast Pro 2026, les vagues de trois à quatre pieds de Snapper Rocks ont offert un spectacle à la hauteur de la légende. Mais au milieu des icônes locales comme Stephanie Gilmore, c’est bien une déferlante française qui a secoué le pointbreak. Avec trois qualifiés sur quatre engagés, la France réaliser enfin un bon début de compétition sur le world tour cette année.

    Vahine Fierro : La reine du bakcside a frappé

    Si l’on connaît le talent de Vahine Fierro dans les tubes de Teahupo’o, elle a prouvé aujourd’hui qu’elle était tout aussi redoutable sur les droites interminables du Queensland. Face à la redoutable Brisa Hennessy, la Tahitienne a livré une masterclass backside.

    Avec un total de 16,50 points — dont la meilleure note de la journée (8,67) — Vahine a montré une verticalité et un « flow » qui ont laissé les juges conquis. « Snapper est mon épreuve favorite, à égalité avec Teahupo’o », a-t-elle confié après sa série. Sa capacité à enchaîner les turns puissants sur le rail sans jamais perdre de vitesse la place désormais parmi les favorites de l’épreuve.

    Le duel fratricide : Vaast et Mignot se donnent rendez-vous

    Chez les hommes, la réussite est totale mais le tirage au sort cruel. Marco Mignot a ouvert le bal avec une incroyable remontée face à l’Hawaïen Barron Mamiya. Mené pendant 25 minutes, le Français a déniché une pépite dans les derniers instants pour claquer un 8,33 salvateur.

    Dans la foulée, Kauli Vaast, le champion olympique de Paris 2024, a littéralement éteint le vétéran Jordy Smith. Avec un surf backside d’une précision chirurgicale, Vaast a posté un 15,16 qui ne laissait aucune place au doute.

    Le « petit plus » de la rédac : La suite du tableau nous réserve un moment de haute tension. Puisque Kauli Vaast et Marco Mignot s’affronteront lors du Round 3, nous avons la certitude d’avoir un Français en quart de finale. C’est une excellente nouvelle, même si l’on aurait préféré voir nos deux champions s’éviter plus longtemps.

    Tya Zebrowski : La cruelle leçon du haut niveau

    C’est la seule ombre au tableau tricolore, mais quelle promesse pour l’avenir ! À seulement 15 ans, Tya Zebrowski a frôlé l’exploit monumental face à la quintuple championne du monde Carissa Moore. Tya a mené la série pendant presque l’intégralité du temps imparti, affichant une maturité technique déconcertante pour son âge.

    Il aura fallu un sursaut d’orgueil et une vague miraculeuse à la dernière seconde pour que Moore arrache la victoire. Les larmes de détresse de la jeune Française contrastaient avec les larmes de soulagement de l’Hawaïenne. C’est l’apprentissage cruel du WCT : le talent est là, immense, mais la gestion des dernières secondes et ce petit facteur chance manquent encore à l’appel. Nul doute que Tya reviendra plus forte, elle a prouvé aujourd’hui qu’elle avait déjà sa place dans la cour des grandes.

    Les légendes reprennent leurs marques

    Au-delà du clan français, la journée a été marquée par le retour aux affaires de Stephanie Gilmore. Après deux saisons sabbatiques, l’octuple championne du monde a enfin remporté sa première série de l’année sur son home spot, écartant la prodige Erin Brooks. De son côté, Carissa Moore, qui voyage désormais en tant que maman, a montré qu’elle n’avait rien perdu de sa hargne de compétitrice. Seul le premier tour et deux séries masculines ont été lancées.

    La compétition reprendra demain matin, samedi 2 mai, à 6h45 (heure locale). Restez connectés sur Icones Surf pour suivre les performances de Vahine, Kauli et Marco dans ce qui s’annonce déjà comme un week-end historique à Snapper Rocks.

    Résultats complets de la journée (Day 1)

    Femmes – Round 1 (Françaises & Tops) :

    • Vahine Fierro (FRA) 16.50 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 12.10
    • Carissa Moore (HAW) 12.33 DEF. Tya Zebrowski (FRA) 12.10
    • Stephanie Gilmore (AUS) 13.26 DEF. Erin Brooks (CAN) 12.63
    • Yolanda Hopkins (POR) 11.27 DEF. Francisca Veselko (POR) 10.86

    Hommes – Round 2 (Les Bleus qualifiés) :

    • Marco Mignot (FRA) 13.40 DEF. Barron Mamiya (HAW) 13.17
    • Kauli Vaast (FRA) 15.16 DEF. Jordy Smith (RSA) 13.40

    Les séries à ne pas manquer (Round 2 & 3)

    Le spectacle continue dès demain (samedi 2 mai) avec des duels qui sentent la poudre. Voici ce qu’il faut surveiller :

    Chez les femmes (Round 2) :

    • Série 3 : Caitlin Simmers (USA) vs. Vahine Fierro (FRA) (Un choc de styles monumental)
    • Série 4 : Bettylou Sakura Johnson (HAW) vs. Stephanie Gilmore (AUS)

    Chez les hommes (Fin du Round 2 & Round 3) :

    • Série 6 : Griffin Colapinto (USA) vs. Mateus Herdy (BRA)
    • Série 13 : Gabriel Medina (BRA) vs. Morgan Cibilic (AUS)
    • Le choc attendu : Kauli Vaast (FRA) vs. Marco Mignot (FRA) (Date et heure à confirmer selon l’avancée du Round 2).
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    Margaret River 2026 : Entre exploit historique de George Pittar et vagues capricieuses

    On attendait des tubes massifs sur le slab de The Box, on a eu… un concours de virages sur une section qui ferme. Pour cette deuxième étape du Championship Tour (CT) 2026 en Australie Occidentale, la frustration est palpable. Si Margaret River est capable du meilleur, cette édition restera celle d’un dimanche propre mais sans génie, où le talent pur a dû compenser des conditions de vagues loin des standards de rêve de l’Océan Indien.

    Le hold-up monumental de George Pittar

    Si vous ne connaissiez pas encore George Pittar, vous n’allez plus l’oublier. L’Australien de 23 ans a réalisé ce que les statisticiens appellent un « Giant-Slaying » parfait. Pour s’offrir sa première victoire sur le tour d’élite, Pittar n’a pas choisi le chemin le plus facile : il a éliminé, les uns après les autres, quatre champions du monde.

    Filipe Toledo, Yago Dora, Italo Ferreira et enfin, en finale, le « King » Gabriel Medina. Dans une finale tactique, Pittar a attendu patiemment la bombe de la série pour envoyer quatre turns sur le rail, d’une précision chirurgicale, notés 9.00. Un score qui a laissé Medina sans réponse, malgré toute sa hargne. Pour celui qui avait subi le « cut » de mi-saison l’an dernier sur cette même vague, la revanche est totale.

    Lakey Peterson : La patronne résiste à la nouvelle garde

    Chez les femmes, c’est l’expérience qui a parlé. À 31 ans, Lakey Peterson prouve qu’elle n’est pas prête à laisser sa place aux adolescentes qui poussent sur le tour. En s’imposant face à Luana Silva en finale, l’Américaine signe sa septième victoire en carrière et sa deuxième sur la terre des kangourous.

    Pourtant, le scénario était mal engagé. Luana Silva semblait tenir sa victoire grâce à un énorme virage sur la plus grosse vague de la série (6.83). Mais à moins de cinq minutes du terme, Peterson a trouvé l’ouverture sur un enchaînement de deux manoeuvres puissantes pour arracher un 6.40 salvateur.

    Nos Français « dans les choux » : L’heure de la réaction

    C’est le point noir de cette étape pour nous. Les surfeurs tricolores ont semblé manquer de rythme et de lecture sur ce plan d’eau haché de Margaret River. Éliminés prématurément, nos « Frenchies » pointent en bas de classement après les deux premières étapes.

    On le sait, le niveau est mondial, mais la réaction est attendue dès la prochaine étape. Le passage sur la Gold Coast (Snapper Rocks) sera crucial pour éviter de voir le haut du classement s’envoler définitivement. On espère que la magie des vagues du Queensland saura réveiller l’instinct de tueur de nos représentants.

    Classement mondial : Les nouveaux visages du Lycra Jaune

    À l’issue de cette étape mouvementée, le classement mondial subit un gros lifting :

    CatégorieLeader Mondial (N°1)
    HommesGabriel Medina (Brésil)
    FemmesGabriela Bryan (Hawaii)

    Malgré sa défaite en finale, Medina reprend les commandes du circuit, prouvant que son année sabbatique ne lui a rien fait perdre de son talent. Chez les femmes, Gabriela Bryan conserve sa première place de justesse.

    Prochain rendez-vous : le Bonsoy Gold Coast Pro, dès le 1er mai. On croise les doigts pour que Snapper Rocks nous offre enfin du grand spectacle.

  • Margaret River : pourquoi les pros risquent l’enfer sur ce spot

    Margaret River : pourquoi les pros risquent l’enfer sur ce spot

    Le streaming de la WSL nous montre des vagues bleues et des scores parfaits (quoique pas trop cette année encore). Mais derrière le vernis de la compétition, Margaret River cache une réalité que les caméras oublient souvent : c’est l’un des endroits les plus hostiles de la planète.

    « Je vais lui mettre mon poing dans la gueule »

    Dans les années 70, poser sa planche à Margaret River était une déclaration de guerre. La communauté locale, composée de bûcherons et de fermiers installés là depuis 140 ans, ne voyait pas d’un bon œil l’arrivée de ces « outcasts » aux cheveux longs.

    L’ambiance dans les pubs de l’époque ? Électrique. Un local témoigne dans les archives : « Mon pays, c’est ici. Si un de ces types dit quoi que ce soit, je lui casse les dents. » Les tensions ne se réglaient pas avec des priorités à l’eau, mais à coup de phalanges sur le parking. Pour ces pionniers, le surf n’était pas un sport, c’était une intrusion.

    Des vendanges à l’impact zone : l’économie de la survie

    Saviez-vous que Margaret River doit son industrie du vin… aux surfeurs ? C’est l’un des paradoxes les plus fous du spot. Pour pouvoir se payer le droit de charger des murs de 15 tonnes l’après-midi, les surfeurs sont devenus la main-d’œuvre du vignoble naissant.

    Imaginez la scène : ramasser des grappes de raisin dans la brume glaciale du matin, le dos cassé, pour ensuite aller affronter des vagues capables de vous briser en deux. C’était ça, le deal. Pas de sponsors, pas de réseaux sociaux. Juste du raisin et de l’adrénaline pure.

    Le « Cimetière » n’était pas qu’une métaphore

    Le nom des pistes qui menaient aux spots n’avait rien de romantique. Dans les années 50, Mal Bramley et Warren McKinley devaient piloter leurs vieux pick-ups sur une piste de terre défoncée qui s’arrêtait pile devant le cimetière local. C’est de là qu’ils observaient les « monstres bleus » pour la première fois. Un message assez clair de la part du destin.

    Le supplice des pieds nus sur les « briques »

    Le vrai carnage, il se passe sur la section finale. Contrairement à d’autres spots de la WSL, la droite de Main Break vous force à un choix cornélien : soit vous sortez tôt et perdez des points, soit vous restez pour le « score » et vous finissez sur les briques.

    Les pros sont littéralement forcés de sauter de leur planche et de courir pieds nus sur un reef calcaire acéré, dans une zone où des tonnes d’eau vous tombent sur la tête. Un seul pied coincé dans un trou du récif et c’est la fracture garantie.

    « C’est ici qu’on sépare les hommes des enfants », disait Gary Elkerton. Aujourd’hui, alors que les planches volent en éclats et que les chevilles grincent, on comprend que Margaret River n’a jamais vraiment été apprivoisée. C’est toujours cette frontière sauvage, impitoyable, où chaque vague est une partie de poker avec le bloc opératoire.

    Alors, la prochaine fois que vous verrez un pro prendre un 9.0, regardez bien où il finit sa vague. Il ne cherche pas la plage, il cherche juste à survivre aux rochers.

  • Twin Fin Invitational : l’aventure sauvage de William Aliotti entre les Landes et Mundaka

    Twin Fin Invitational : l’aventure sauvage de William Aliotti entre les Landes et Mundaka

    ll aura fallu attendre six mois pour que les images sortent enfin, mais le spectacle justifie l’attente. Pour la deuxième édition de son Twin Fin Invitational, William Aliotti n’a pas fait les choses à moitié.

    Confronté à un Vieux-Boucau saturé et des conditions trop musclées pour les dérives jumelées, le crew a pris une décision radicale : l’exil au Pays Basque espagnol. Résultat ? Une démonstration de style sur les vagues infinis de Mundaka.

    Plus qu’une simple compétition, cette vidéo de 8 jours retrace l’immersion totale d’une équipe soudée sous le même toit. Entre sessions de repli mémorables, art et soirées se terminant à l’aube, l’événement prouve que le surf de haut niveau peut encore rimer avec liberté totale. Le casting est cinq étoiles, la glisse est pure, et malgré le timing décalé, l’énergie de cette « deuxième édition » nous donne déjà envie d’être à la suivante.

  • Vahine Fierro éliminée à Margaret River 2026

    Vahine Fierro éliminée à Margaret River 2026

    Le début de saison 2026 ressemble à une douche froide pour le clan tricolore sur le CT. Après un début de tour éprouvant, tous les espoirs reposaient sur les épaules de Vahine Fierro lors de ce Margaret River Pro 2026. Malheureusement, la sentence est tombée cette nuit : la « reine de Teahupo’o » s’arrête prématurément au Round 2. Voici pourquoi la marche était trop haute aujourd’hui.

    Le « mur » Caitlin Simmers

    On le savait, le tirage n’était pas un cadeau. Faire face à Caitlin Simmers, la championne du monde 2024, sur un spot aussi mouvant et complexe que Main Break. Mais la tahitienne avait montré dans le passé de belles aptitudes sur cet spot. Dans un surf haché de 1m50 à 2m à plus, balayé par un vent onshore capricieux, Vahine n’a jamais vraiment trouvé son rythme.

    Là où Simmers a réussi à poser des laybacks fluides et à lier ses manœuvres dans de belles sections. Vahine a semblé plus en difficulté pour exprimer sa puissance habituelle. Score final : 11.40 à 7.40. Une défaite nette qui laisse un goût amer, d’autant que le reste de la délégation française peine également à trouver la solution en ce début de World Tour.

    « Je veux juste surfer » : l’insolence de Simmers

    Caitlin Simmers, fidèle à elle-même, n’a même pas semblé forcer son talent. En sortie de série, elle confiait d’ailleurs :

    « Je voulais juste surfer. À Bells, je n’avais pas eu beaucoup d’opportunités, alors ici, j’ai juste essayé de faire au mieux avec ce qu’il y avait. Je n’ai toujours pas dépassé les 5 points sur une vague cette année, ça m’énerve un peu, mais je passe. »

    Cette exigence montre le niveau actuel du circuit mondial féminin : même en « petite forme », les leaders mondiales comme Simmers ou Molly Picklum (auteur d’un 15.50 stratosphérique) ne laissent aucune miette.

    Une hécatombe chez les favoris

    Vahine n’est pas la seule à avoir mordu la poussière. Chez les hommes, le choc des frères Colapinto a tourné à l’avantage du cadet, Crosby, qui élimine Griffin pour 0.24 point. Plus impressionnant encore, le « local hero » Jack Robinson a été mis à la porte par un Gabriel Medina des grands jours, prouvant que le Brésilien est loin d’être fini.

    Résultats : Western Australia Margaret River Pro (Jour 2)

    Round 2 Femmes (Séries de Vahine) :

    • HEAT 7 : Caitlin Simmers (USA) 11.40 bat Vahine Fierro (FRA) 7.40
    • HEAT 5 : Molly Picklum (AUS) 15.50 bat Sally Fitzgibbons (AUS) 9.30
    • HEAT 3 : Caroline Marks (USA) 12.27 bat Francisca Veselko (POR) 10.17

    Round 3 Hommes (Faits marquants) :

    • HEAT 4 : Gabriel Medina (BRA) 11.90 bat Jack Robinson (AUS) 10.63
    • HEAT 3 : Crosby Colapinto (USA) 13.67 bat Griffin Colapinto (USA) 13.43

    Le programme des Quarts de Finale à venir

    La compétition est actuellement en pause pour deux jours en raison de prévisions météo médiocres. Prochain call : mercredi 22 avril.

    Tableau Féminin :

    1. Gabriela Bryan (HAW) vs. Sawyer Lindblad (USA)
    2. Caroline Marks (USA) vs. Lakey Peterson (USA)
    3. Molly Picklum (AUS) vs. Luana Silva (BRA)
    4. Caitlin Simmers (USA) vs. Carissa Moore (HAW) — Le choc à ne pas rater !

    Tableau Masculin :

    1. Samuel Pupo (BRA) vs. Joel Vaughan (AUS)
    2. Crosby Colapinto (USA) vs. Gabriel Medina (BRA)
    3. Yago Dora (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    4. Italo Ferreira (BRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
  • L’affaire Dora-Willcox : Entre coups de poing, censure médiatique et réconciliation instagram

    L’affaire Dora-Willcox : Entre coups de poing, censure médiatique et réconciliation instagram

    Le surf professionnel aime nous vendre une image de fraternité universelle, baignée dans l’eau salée et le respect mutuel. Mais, ce qui a commencé comme un simple litige de priorité au Round 2 de Magaret River, s’est transformé en un psychodrame mêlant bagarre de parking, censure médiatique et réconciliation ultra-médiatisée.

    Plongée dans les coulisses de cette affaire.

    L’Étincelle : 23 Minutes de Tension

    Tout commence à l’eau. Yago Dora a la priorité. Jacob Willcox, l’enfant du pays, se retrouve sur sa trajectoire. Dora freine, perd la vague, et explose. Les images montrent des échanges verbaux musclés et des jets d’eau rageurs.

    Le verdict des juges tombe : pas d’interférence (3 voix contre 2). Dora gagne la série de justesse, mais la frustration est à son comble. En sortant de l’eau, l’entraîneur de Dora s’en prend verbalement à Willcox. L’adrénaline de la compétition vient de muter en quelque chose de beaucoup plus personnel. On vous a calé la vidéo youtube en dessous sur la scène (dans l’eau, pas sur le parking…lol)

    Le Parking de la Discorde et le « Stab-gate »

    C’est ici que l’histoire quitte le cadre sportif pour entrer dans la rubrique faits divers. Selon les rapports initiaux de Stab Magazine, la tension s’est déplacée sur le parking. Les « crews » des deux surfeurs en seraient venus aux mains, forçant la sécurité de la compétition à intervenir massivement.

    C’est là que le scandale médiatique éclate. Stab, média pourtant réputé pour son ton irrévérencieux et « sans filtre », publie l’info… avant de la supprimer brusquement. Pour Pablo Zanocchi de Duke Surf et de nombreux observateurs, le constat est amer : le média le plus puissant du milieu a plié sous la pression des marques et des agents. Cette « disparition » de l’article a laissé un goût de censure, prouvant que même les médias dits indépendants craignent parfois de ternir l’image des « Golden Boys » du CT.

    « Est-on si peu respectueux de son propre travail de journaliste pour laisser des marques dicter ce qui doit être lu ? » — La question de Zanocchi reste, encore aujourd’hui, un pavé dans la mare.

    Le « Hug » de la Paix : Réconciliation ou Relation Presse ?

    Face à l’ampleur de la rumeur, il fallait éteindre l’incendie. Le 17 avril, Yago Dora publie une photo sur Instagram : les deux surfeurs s’enlacent, souriants.

    « La compétition est la compétition, et ce genre de situations est inévitable ; nous avons mis tout cela derrière nous », écrit le Brésilien. Il reconnaît que les choses ont dérapé de manière « inutile » la veille et salue en Willcox un « formidable compétiteur ».

    Finalement, un échange de coups n’a rien d’incroyable dans une histoire du surf avec des anecdotes plus folles les unes que les autres. À la base, on n’avait pas prévu de parler de cet incident, car on n’était pas témoin de la scène. Mais la censure de Stabmag aura finalement provoqué cet article….

  • Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Robinson, Italo, Medina : Le retour du WT à Bells Beach sous le signe du scandale

    Le surf est-il devenu un sport de « flops » et de frustrations ? Pour cette première étape du Championship Tour 2026 à Bells Beach, on attendait du grand spectacle sur les vagues mythiques de Victoria. On a eu le droit à deux polémiques, pas plus : une dose massive de drama, des juges sous le feu des critiques avec deux polémiques, les deux seules choses à retenir, car côté surf, les vagues étaient nuls comme trop souvent à Bells Beach.

    1. Le « suicide » tactique de Jack Robinson (et le show de Sammy Pupo)

    C’est le premier gros séisme de la saison. Jack Robinson, l’un des favoris au titre, a quitté la compétition par la petite porte suite à une pénalité d’interférence. Sur le papier, la règle est simple.

    Alors qu’il restait 9 minutes et que Samuel Pupo tenait la priorité, Robinson a tenté un coup de poker : partir sur une vague pour forcer le Brésilien à l’utiliser ou pour améliorer son propre score. Résultat ? Une perte de contrôle au lip et une planche qui frôle Pupo. La sanction est tombée : interférence de priorité.

    Pour être honnête avec vous, c’est un cas d’école. D’un côté, Sammy Pupo en a rajouté des tonnes, jouant l’obstruction comme un attaquant de surface cherche le penalty. De l’autre, Jack a joué avec le feu et s’est brûlé. Même le « King » Kelly Slater y est allé de son petit commentaire assassin en soulignant que, de toute façon, Pupo « fumait » Robinson sur le plan du surf pur. Le verdict est amer, mais Robinson ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Il a joué avec le feu et il a perdu.

    2. L’air « impossible » d’Italo Ferreira : Miracle ou mirage ?

    Si vous n’avez pas vu le replay de la série entre Italo Ferreira et Gabriel Medina, préparez-vous à hausser les sourcils. Italo nous a gratifié d’une manœuvre qui défie les lois de la physique : un air backside complet où ses pieds quittent totalement la planche en plein vol, avant qu’il ne retombe « par magie » dessus dans le bouillon.

    Le score ? Un 7.83. Pour les fans du champion olympique, c’est un vol pur et simple. Pour moi ? C’est la juste application du règlement.

    • Le critère de maîtrise : Le surf de compétition récompense la radicalité, certes, mais surtout le contrôle.
    • La comparaison avec Medina : En face, Gabriel Medina, de retour après sa blessure de 2025, a été clinique. Des rotations complètes, propres, engagées et surtout maîtrisées du début à la fin.

    Italo a réalisé un exploit de funambule, mais peut-on vraiment noter au sommet une manœuvre où le surfeur ne touche plus sa planche pendant la moitié du air ? Les juges ont tranché pour la technique plutôt que pour le spectaculaire désordonné.

    Le surf de jugement : Un éternel débat

    Ces deux polémiques nous rappellent une vérité fondamentale : le surf pro n’est pas une science exacte. C’est une affaire d’affinités, de lecture et parfois de « acting ». Que l’on soit pro-style ou pro-performance pure, il y a toujours débat dans le sport moderne….

    Et vous, vous auriez mis combien pour l’air d’Italo ?

  • À 34 ans, il réalise enfin son rêve à Bells Beach : le sacre fou de Miguel Pupo

    À 34 ans, il réalise enfin son rêve à Bells Beach : le sacre fou de Miguel Pupo

    Le célèbre spot de Bells Beach, en Australie, vient de livrer son verdict pour cette édition 2026, et le scénario semble tout droit sorti d’un film. Dans des vagues solides de 1m50 à 2m sur le spot de Winkipop, deux destins se sont croisés : celui d’un vétéran brésilien en quête de reconnaissance et d’une jeune hawaïenne bien décidée à régner sur le tour mondial.

    Le « vieux » lion Miguel Pupo enfin sur le toit du monde

    Si vous aviez dit à Miguel Pupo qu’il porterait le lycra jaune de leader mondial à 34 ans, il vous aurait sûrement ri au nez. Après 14 saisons passées sur le Championship Tour, le Brésilien a enfin fait résonner la cloche la plus convoitée du surf.

    En finale, il était opposé à son compatriote et champion du monde en titre, Yago Dora. Dans un duel de « goofy », une rareté à Bells qui n’était plus arrivée depuis 1993, Pupo a fait la différence dans les dix dernières minutes. Grâce à un enchaînement de trois gros turns backside d’une précision chirurgicale, il décroche un 8,10 salvateur.

    « Je vis ma carrière à l’envers », a confié Miguel, ému, avec sa deuxième victoire en carrière en poche. « Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma fille aînée, je lui ramène une cloche à la maison. »

    Gabriela Bryan : la nouvelle patronne du tour

    Côté féminin, la domination a été totale. Gabriela Bryan, la pépite de Kauai âgée de 24 ans, a littéralement survolé la compétition. Après une année 2025 exceptionnelle, elle commence 2026 de la plus belle des manières en dominant la championne du monde en titre, Molly Picklum, lors d’une finale à sens unique.

    Bryan a rapidement mis l’Australienne « en combo » (nécessitant deux nouvelles vagues pour repasser devant) grâce à des carves puissants et un engagement physique impressionnant. C’est sa cinquième victoire sur le CT, et la jeune hawaïenne s’affirme plus que jamais comme la prétendante numéro 1 au titre mondial cette saison.

    Cap sur Margaret River avec le maillot jaune

    Grâce à ces victoires, Pupo et Bryan s’emparent des commandes du classement général. Ils arriveront à Margaret River avec le statut de favoris et le précieux maillot jaune sur les épaules. Pour Pupo, c’est une première historique ; pour Bryan, c’est la confirmation d’un talent qui n’en finit plus de grandir. Une chose est sûre : le surf mondial a changé de visage en ce mois d’avril 2026.

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot tombe les armes à la main face à l’élite

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot tombe les armes à la main face à l’élite

    Le rêve australien s’arrête brutalement pour Marco Mignot. Engagé dans le Round 3 du Rip Curl Pro Bells Beach, le surfeur tricolore a touché du doigt l’exploit face à l’un des ténors du circuit, le Brésilien Yago Dora. Dans des conditions magnifiques mais capricieuses sur le spot de Winkipop, c’est un scénario frustrant qui a scellé le sort du dernier Français en lice.

    La meilleure vague, mais pas le backup

    Le heat avait pourtant bien commencé pour Mignot. Affichant un engagement total, il a posté la meilleure note de la série avec un solide 7,00 points, prouvant qu’il avait largement le niveau pour bousculer la hiérarchie mondiale. Avec un backup de 5,63, le total du Français semblait compétitif.

    Cependant, face à lui, la régularité de Yago Dora a fait la différence. Le Brésilien a su optimiser les sections offertes par le swell de 3-4 pieds pour prendre l’avantage.

    Neuf minutes d’agonie avec la priorité

    Le plus dur à avaler pour le clan français reste cette fin de série. Alors qu’il avait besoin d’un petit 5,67 pour reprendre la tête et créer la surprise, Marco Mignot a conservé la priorité pendant les neuf dernières minutes de la bataille.

    Malheureusement, Poseidon s’est montré avare. Dans une mer devenue soudainement trop calme et inconsistante, aucune opportunité ne s’est présentée au Français. Malgré une lecture de vague impeccable et une attente stratégique, le « set » de la délivrance n’est jamais venu.

    Cette élimination précoce à Winkipop laisse un goût amer, tant le surf produit par Mignot méritait un meilleur sort. Le pensionnaire de l’élite devra désormais se remobiliser pour la suite de la saison, avec la certitude que sa pointe de vitesse et son « power surfing » sont désormais au niveau des meilleurs mondiaux.

  • Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot en patron, la douche froide pour Kauli Vaast

    Rip Curl Pro Bells Beach 2026 : Marco Mignot en patron, la douche froide pour Kauli Vaast

    Après plusieurs jours de calme plat, la mythique cloche de Bells Beach a enfin résonné. Cette quatrième journée de compétition, marquée par une alternance entre le Bowl et le spot de Winkipop, a offert un scénario mitigé pour le clan tricolore. Si Marco Mignot a validé son ticket pour la suite avec brio, Kauli Vaast quitte prématurément Bells Beachavec un immense sentiment d’injustice.

    Marco Mignot dompte Crosby Colapinto

    Pour son entrée en lice, Marco Mignot n’a pas tremblé. Opposé à l’Américain Crosby Colapinto dans une série piégeuse sur des vagues de 1m20 à 1m50, le Français a fait preuve d’une maturité tactique. Avec un total de 11,83 points, il a su exploiter les sections les plus critiques du Bowl pour s’imposer. Mignot semble avoir trouvé le bon rythme sur ces longues droites australiennes, une victoire qui lui permet de rejoindre le Round 3 où il retrouvera le redoutable Yago Dora, champion du monde l’année précédente.

    Le cauchemar de Kauli Vaast : éliminé pour 0,07 !

    Le surf est parfois un sport de détails, et Kauli Vaast vient d’en faire la douloureuse expérience. Face à l’Italien Leonardo Fioravanti, le Tahitien a livré un duel de haute volée, tout en puissance et en flow. Malheureusement, le verdict des juges est tombé comme un couperet : 11,60 contre 11,67 pour Fioravanti. Pour seulement 0,07 point, le champion olympique voit son parcours s’arrêter net.

    La déferlante brésilienne et les favoris au tapis

    Derrière les performances françaises, la journée a été marquée par le réveil des brésiliens. Les champions du monde brésiliens ont fait la loi : Gabriel Medina, pour son grand retour sur le CT, a surclassé Alan Cleland, tandis que Filipe Toledo et Italo Ferreira ont également validé leur passage.

    Cependant, Bells Beach ne pardonne pas aux imprudents. Le tenant du titre Jack Robinson a été éliminé par Samuel Pupo, suite à une interférence coûteuse. Chez les femmes, la sensation vient de l’élimination de la n°2 mondiale Caroline Marks, sortie par Alyssa Spencer (qui avait éliminé la française Tya au round 2). De son côté, la championne du monde en titre Molly Picklum a affiché ses ambitions en scorant un 16,50, le meilleur total de l’épreuve.

    Prochain rendez-vous : Le « Call » est fixé à cette nuit pour la suite du Round 3, où Marco Mignot tentera de venger le clan français.