Catégorie : Compétition Surf

  • Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un 45e anniversaire au goût amer

    Caraïbos Lacanau Pro 2026 : Un 45e anniversaire au goût amer

    Le plus vieux club de surf d’Europe s’apprête à célébrer une étape historique. Ce mercredi 8 juillet 2026, le Caraïbos Lacanau Pro lance sa 45e édition sur la Grande Plage. Au programme : une identité visuelle rétro inspirée des années 80, des contests de skate, des concerts et un village d’exposants ultra-complet. Sur le papier, la fête s’annonce belle. Dans l’eau, l’histoire est bien différente.

    Pour les passionnés de surf et les habitués du circuit, une question tourne en boucle : pourquoi l’évènement est à cette date ?

    Le sabordage en règle du plateau européen

    Historiquement ancré au milieu du mois d’août, le Lacanau Pro a été brutalement avancé du 8 au 13 juillet. Un choix de calendrier totalement déconnecté de la réalité du circuit mondial. Le premier événement des Challenger Series (CS) débute en effet le 12 juillet en Afrique du Sud.

    Conséquence directe de ce chevauchement absurde : le QS 2,000 canaulais perd instantanément ses plus grosses têtes d’affiche. Impossible pour les cadors du Vieux Continent de s’aligner en Gironde alors qu’ils doivent jouer leur qualification pour l’élite de l’autre côté du globe. Cette année, le public devra faire une croix sur des patrons du circuit comme Jorgann Couzinet ou Charly Quivront.

    Un mois d’août désert, le silence de la WSL

    Le plus rageant reste l’incohérence globale du calendrier estival de la World Surf League Europe. Le circuit régional prévoit un WQS en Angleterre au début du mois d’août, puis un autre en Galice à la toute fin du mois. Entre les deux ? Un immense vide de trois semaines en plein cœur de l’été.

    Pourquoi ne pas avoir maintenu Lacanau à sa date historique de la mi-août, ce qui aurait permis de construire un enchaînement logique et de garantir un plateau XXL ? Nous avons directement contacté la WSL pour tenter d’obtenir des explications sur ce choix. Pas de réponse pour l’instant.

    Si les jeunes talents comme Sam Piter, tenant du titre, ou Naïa Monte, tête de série numéro un chez les femmes, assureront le spectacle, cette 45e édition méritait un tout autre traitement de la part des instances du surf mondial.

  • Kelly Slater de retour à Tahiti : Wildcard légendaire et vagues parfaites aux Trials

    Kelly Slater de retour à Tahiti : Wildcard légendaire et vagues parfaites aux Trials

    Le King n’a pas dit son dernier mot. À 54 ans, Kelly Slater s’apprête à renfiler le lycra de compétition pour l’Outerknown Tahiti Pro 2026, du 8 au 18 août prochains. L’onze fois champion du monde a reçu une wildcard officielle de la WSL pour s’aligner sur l’un des spots les plus massifs et dangereux de la planète : Teahupo’o.

    Le GOAT de retour dans son jardin tahitien

    Après une lourde opération de la hanche fin 2025 et une vie de famille bien remplie aux côtés de Kalani Miller (le couple attend d’ailleurs un heureux événement), beaucoup pensaient Slater définitivement retraité du circuit d’élite. Erreur. Le surfeur américain revient sans pression, mais avec l’expérience unique de ses cinq victoires au « Bout du Monde ». Le timing est parfait : la marque de vêtements écoresponsables qu’il a fondée, Outerknown, est justement le sponsor titre de cette septième étape du CT. (Comme de par hasard)

    Un score parfait de 20/20 pour les locaux

    Mais le retour du GOAT ne sera pas la seule attraction à l’End of the Road. Les Trials locaux viennent de s’achever dans des conditions dantesques de 2 à 2,5 mètres, révélant la puissance de la nouvelle génération tahitienne.

    Chez les hommes, le redoutable local Eimeo Czermak a littéralement terrassé la concurrence. Il décroche son ticket pour le tableau principal après une série historique, scorant deux 10 parfaits pour un total intouchable de 20/20. Blessé à la cheville en finale, le jeune chargeur promet d’être rétabli à temps pour défier l’élite mondiale.

    Du côté des femmes, l’exploit est tout aussi retentissant. À seulement 13 ans, Kelia Gallina remporte les Trials féminins pour la deuxième année consécutive. Son engagement dans les tubes backside de Teahupo’o s’annonce déjà comme l’un des moments forts de cet été.

  • Un surfeur venu d’Iran crée la surprise sur la liste des inscrits du Lacanau Pro !

    Un surfeur venu d’Iran crée la surprise sur la liste des inscrits du Lacanau Pro !

    Alors que les yeux du monde du surf se tournent vers la Gironde pour le retour du mythique Lacanau Pro du 8 au 13 juillet prochains, un nom sur la liste des participants crée la surprise et bouscule toutes les attentes. Au milieu des 112 compétiteurs habitués des Qualifying Series (QS 2000), un profil retient particulièrement l’attention : celui de Mohammad Shahmoradi. Encore faut-il qu’il soit présent…

    Un profil atypique de 38 ans à l’assaut de la Gironde

    À 38 ans, cet athlète au parcours singulier va vivre sa toute première expérience sur le circuit de la World Surf League (WSL). Originaire d’Iran, ce passionné n’est pourtant pas un total inconnu puisqu’il a déjà représenté son pays lors des Mondiales ISA. Ancien joueur de basketball et de volleyball, cet amoureux de nature et de documentaires apporte un vent d’exotisme absolu sur l’étape française.

    Pas de points, mais un défi historique

    Le règlement de la WSL est pourtant strict : s’agissant d’un QS européen, Mohammad ne pourra prétendre à aucun point pour le classement continental. Qu’importe. Le surfeur iranien vient chercher l’expérience, se frotter à l’élite et, pourquoi pas, créer l’exploit en s’emparant d’un prize money en cas de phase finale. Une trajectoire unique qui prouve que le surf n’a définitivement pas de frontières.

    Espérons qu’il ait progressé depuis cette vidéo qui date d’il y a 10 ans.

  • Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Junior Pro Capbreton : Le réveil fracassant d’Axel Dominguez à la maison, clim chez les favorites

    Après une finale frustrante l’an passé et un début de saison laborieux, Axel Dominguez a choisi le meilleur moment pour signer le plus gros coup de sa jeune carrière. Chez les filles, le clan tricolore encaisse une sacrée déception alors que les cartes sont totalement rebattues sur le circuit européen.

    Le hold-up parfait d’un surfeur de l’ombre

    On connaissait son talent brut et son engagement lourd dans les tubes landais, mais Axel Dominguez devait encore prouver qu’il pouvait endosser le costume de pur compétiteur. C’est désormais chose faite. Arrivé à Capbreton à une modeste 26e place européenne, le surfeur de Seignosse a délivré une prestation clinique sur le spot du Santocha.

    En finale, le Landais de 18 ans a rapidement plié les débats avec un enchaînement chirurgical noté 7.00 et 7.27, laissant l’Italien Leonardo Apreda et la meute portugaise courir après le score. Grâce à ce premier titre JQS en carrière, il fait un bond spectaculaire à la 7e place du classement général. Un déclic mental majeur : pour espérer voir plus haut, Axel devra transformer ce coup d’éclat en régularité méthodique lors des prochaines étapes.

    Douche froide chez les filles et favoris au tapis

    Si les garçons jubilent, le tableau féminin laisse un goût amer aux locales. Alors que la tenante du titre Carla Morera De La Vall s’est fait sortir dès les demi-finales, c’est la Portugaise Lua Escudeiro qui a créé la surprise en s’imposant face à la Hollandaise Tiara van der Huls.

    Cette étape landaise aura agi comme un véritable rouleau compresseur pour les leaders du circuit. Le patron du classement masculin, Hans Odriozola, a lui aussi mordu la poussière en demi-finale. Prochain rendez-vous le WQS à Lacanau pour confirmer la révolte des outsiders.

  • Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Trials de Teahupoo 2026 : Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’offrent le ticket pour le CT

    Les trials de la septième étape du Championship Tour de la WSL viennent de livrer son verdict sur le spot le plus mythique de la planète. Après deux journées intenses de compétition dans les vagues de Teahupoo, les Trials de la Tahiti Pro 2026 ont couronné deux figures locales qui rejoignent officiellement l’élite mondiale pour le grand rendez-vous d’août prochain.

    Un surfeur backside plus que doué

    Chez les hommes, c’est l’histoire d’une résurrection sportive. Eimeo Czermak, 23 ans, a prouvé que ses blessures graves de 2023 ne sont plus qu’un lointain souvenir. Le surfeur tahitien a survolé les débats, s’offrant même le luxe de scorer un parfait 20/20 lors de son quart de finale. En finale, face à un Matahi Drollet pourtant impérial, Czermak a su faire la différence pour l’emporter sur le fil avec un total de 17,33 points contre 16,04. Une démonstration backside de puissance et d’engagement qui promet pour le Main Event.

    Une surfeuse de 13 ans

    Du côté des femmes, le phénomène Kelia Gallina continue de bousculer la hiérarchie. À seulement 13 ans, celle que l’on surnomme déjà « Miss Teahupoo » réalise l’exploit de conserver son titre. Elle s’impose pour la deuxième année consécutive lors de ces Trials, dominant Kohai Fierro en finale (8,00 à 5,03). Sa précocité et sa lecture de la vague préfigurent un avenir brillant parmi l’élite mondiale.

    Grâce à ces victoires majeures à domicile, le contingent tahitien aura fière allure pour la Tahiti Pro 2026. Eimeo Czermak et Kelia Gallina s’aligneront aux côtés de Kauli Vaast, Vahine Fierro et de la jeune prodige Tya Zebrowski. Le rendez-vous est pris du 8 au 18 août pour voir ces tubes-riders locaux défier les meilleurs mondiaux sur la vague la plus dangereuse du monde.

  • Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton : Une première journée explosive sur la côte landaise

    Le coup d’envoi du Quiksilver & ROXY Junior Pro Capbreton a été donné ce vendredi 3 juillet 2026 sur le spot de Santocha. Sous un grand soleil estival et dans des vagues d’un mètre environ, les meilleurs espoirs du surf européen ont offert un spectacle intense. Si certains favoris ont tenu leur rang, cette première journée a surtout été marquée par un énorme coup de théâtre chez les filles.

    L’énorme surprise : Naïa Monte prend la porte !

    C’est la sensation de ce Round de 32 féminin. Attendue au tournant devant son public, la jeune star française Naïa Monte a été prématurément éliminée. Dans une série hyper serrée, la Guadeloupéenne Rose Calvez a su tirer son épingle du jeu en scorant la meilleure vague dans les dernières minutes. Elle se qualifie pour les quarts de finale en compagnie de la Basque Oihane Goñi, laissant une Naïa Monte impuissante, faute d’avoir pu améliorer son deuxième score.

    À l’inverse, la tenante du titre Carla Morera De La Vall n’a pas tremblé. L’Espagnole a survolé sa série avec un total solide de 14,00 points (deux vagues à 7,00 points), dominant la wildcard locale Charlie Leguay. La Néerlandaise Tiara Van Der Huls, victorieuse en Espagne la semaine dernière, continue elle aussi sa route.

    Les Bleus en progression chez les hommes

    Du côté des garçons, les Rounds de 64 et de 48 ont rendu leur verdict. L’international Sun Shlomo Malka a été le grand bonhomme du jour, signant le meilleur total (13,50 points) avant d’enchaîner une seconde victoire pour rejoindre les seizièmes de finale. Le Portugais Bruno Amado s’est également montré très affûté.

    La bonne nouvelle vient du clan tricolore : une solide délégation française composée de Hugo Flori, Jay Phipps, Malone Vieuge, Inigo Madina et Gabriel Abiven a brillamment validé son ticket pour la suite des hostilités. Seul bémol, l’actuel meilleur au classement junior, Alai Rodriguez Albeniz a été éliminé.

    Le prochain call est fixé à ce samedi 4 juillet à 9h00 pour un potentiel lancement des séries à 9h15.

  • Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Calendrier modifié en plein tour : la WSL a-t-elle vraiment tous les droits ?

    Le monde du surf professionnel est en ébullition. L’annonce surprise d’une nouvelle étape de la WSL en plein cœur de la saison a déclenché une vague de colère chez les pensionnaires du Championship Tour (CT). Parmi les voix les plus critiques, celle du triple champion du monde Gabriel Medina, qui a ouvertement qualifié la situation de « blague ». Les surfeurs pointent du doigt un changement des règles du jeu en cours de route. Mais l’organisation a-t-elle enfreint ses propres lois ? Nous avons plongé dans le Rule Book officiel 2026 de la WSL pour démêler le vrai du faux.

    Ce texte secret qui protège les patrons du circuit

    Si certains fans et les athlètes crient à l’injustice, la réalité juridique est implacable : la WSL s’est légalement blindée contre ce genre de contestations. Dès le préface du règlement, à la page 8 du Rule Book, tout est écrit noir sur blanc. L’organisation stipule qu’elle peut amender ou compléter son livre de règles périodiquement avec le consentement de l’Office des Tours et des Compétitions.

    Mieux encore, le document mentionne l’existence d’un organe ultra-restreint appelé le Comité Spécial. C’est ce groupe très fermé qui possède les pleins pouvoirs pour valider ou rejeter les modifications majeures du CT. Parmi ses compétences directes, on retrouve :

    • Le nombre et l’emplacement des événements du CT (y compris les changements matériels de dates);
    • Le nombre d’épreuves en piscine à vagues;
    • Le nombre de surfeurs sur le circuit.

    En clair, rajouter une compétition aux Philippines ou modifier le calendrier en cours d’année est une procédure 100 % légale et prévue par leurs propres statuts.

    2 personnes décident de l’avenir du surf mondial

    Derrière ce mystérieux Comité Spécial ne se cache pas une assemblée de dizaines de spécialistes, mais un duo très restreint. La définition de l’Appendix D précise que ce comité est composé de seulement deux membres:

    1. Un représentant des surfeurs du CT (choisi parmi une liste de 3 noms approuvée par la WSL).
    2. Un directeur de compétition nommé par la WSL (validé par les athlètes).

    Ce sont ces deux uniques personnes qui, dans l’ombre, font la pluie et le beau temps sur le circuit mondial. Si Medina ou d’autres s’indignent, leurs propres représentants ont techniquement dû apposer leur signature pour que l’événement soit validé. La WSL a le pouvoir légal de modifier son calendrier quand elle le souhaite, et les surfeurs n’ont d’autre choix que d’accepter la décision de ce binôme tout-puissant.

  • Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Pourquoi tous les regards du surf européen se tournent vers Capbreton ce week-end

    Le spot mythique du Santocha s’apprête à trembler. Du vendredi 3 au dimanche 5 juillet 2026, Capbreton accueille l’unique étape française du WSL Europe Junior Tour : le Quiksilver & ROXY Junior Pro. Durant trois jours, les meilleurs espoirs de moins de 20 ans vont s’affronter sur les vagues landaises pour ce troisième rendez-vous de la saison.

    L’enjeu est colossal pour la délégation tricolore qui évoluera à domicile. Si l’Espagnol Alfonso Suarez et l’Allemand Hans Odriozola mènent le tableau masculin, le contingent français doit prendre sa revanche avec un début d’année décevant. Chez les filles, la tenante du titre espagnole Carla Morera De La Vall devra faire face à une armada bleue ultra-déterminée, menée par Naïa Monte, Clémence Schorsch et la locale du Hossegor Surf Club, Malia Dupouy, bénéficiaire d’une wildcard.

    L’autre grande attraction de cette édition 2026 se passe hors de l’eau, ou plutôt sur la chaise de direction. L’ancien champion d’Europe Junior landais, Marc Lacomare, endosse pour la toute première fois le costume de directeur de compétition. Un passage de relais hautement symbolique pour celui qui a tant marqué le circuit professionnel et qui guidera désormais la nouvelle génération de surfeurs vers les sommets.

  • Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    Alerte calendrier : Le barrel parfait de Cloud 9 débarque sur le CT 2026 !

    C’est la grosse annonce qui secoue la planète surf. La World Surf League vient d’officialiser l’intégration de Cloud 9, la mythique droite des Philippines, au calendrier du Championship Tour (CT) pour les saisons 2026 et 2027. Historiquement classé comme un QS 6 000, le Philippines Pro est officiellement promu dans l’élite mondiale et se déroulera du 31 octobre au 10 novembre 2026.

    Une assurance anti-flat pour la WSL

    Cette intégration surprise comme 11e étape n’est pas un hasard. La WSL a choisi de blinder son calendrier pour garantir un minimum de 12 événements cette saison, au cas où le Surf Abu Dhabi Pro – la piscine à vagues de Kelly Slater – ne pourrait pas se dérouler comme prévu (conflit Iran – EU qui déborde un peu). Ce nouvel événement vient ainsi sécuriser l’intégrité du format de la course au titre mondial.

    « Aller sur un nouveau spot, c’est toujours excitant. Cloud 9 a l’air d’être un slab ultra fun qui finit en section à airs. En tant que régular, tuber sur mon frontside (face à la vague) n’arrive presque jamais à part à Backdoor, donc j’ai vraiment hâte ! »Leonardo Fioravanti, actuel numéro 1 mondial.

    Des ajustements majeurs au Portugal et à Abu Dhabi

    L’arrivée des Philippines provoque un jeu de chaises musicales en fin d’année. Le MEO Rip Curl Pro Portugal est avancé de six jours (16 au 25 octobre) pour ouvrir une fenêtre de tir à Cloud 9. De son côté, le Surf Abu Dhabi Pro est repoussé du 25 au 29 novembre, juste avant le Grand Prix de Formule 1.

    Le spot de Siargao accueillera un plateau réduit à 24 hommes et 16 femmes pour la phase cruciale du « postseason », juste avant le grand dénouement à Pipeline en décembre. Un rendez-vous historique qui s’annonce d’ores et déjà spectaculaire.

  • JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    JO 2028 : Le coup de poker des surfeurs pro se retourne contre eux

    C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde du surf professionnel. Après quatre mois de bras de fer intense en coulisses, la Fédération Internationale de Surf (ISA) et le Comité International Olympique ont cédé face à la fronde des athlètes du Championship Tour (CT). Menaçant tout simplement de boycotter les épreuves qualificatives pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028, les stars du circuit mondial ont fait plier les instances.

    Hier, l’ISA a officialisé une refonte majeure de son système de qualification. À première vue, c’est une victoire : le nombre de places directement réservées à l’élite mondiale du CT passe de 5 à 8 par genre.

    Le piège de la règle des quotas par nation

    Pourtant, cette victoire syndicale a un goût très amer pour certains. C’est le piège parfait du « faites attention à ce que vous souhaitez ». En parallèle de cette augmentation de places, l’ISA a réduit le quota maximal par pays, le faisant passer de trois à deux athlètes. De plus, la règle stricte limitant à un seul qualifié par pays via le classement CT reste inchangée.

    Pour les nations ultra-dominantes comme les États-Unis, l’Australie et le Brésil, la route vers Los Angeles devient un véritable parcours du combattant. Si l’on figeait les classements aujourd’hui, des surfeurs du top mondial comme Yago Dora ou l’ancienne championne olympique Carissa Moore se verraient privés de Jeux au profit d’athlètes moins bien classés, mais issus de nations moins représentées.

    Les grands gagnants de cette réforme

    À l’inverse, cette décision fait le bonheur des « petites » nations du surf. Des athlètes comme le Mexicain Alan Cleland, le Marocain Ramzi Boukhiam ou l’Italien Leonardo Fioravanti voient leur billet pour 2028 quasiment assuré sans avoir à passer par les redoutables World Surfing Games. La guerre psychologique ne fait que commencer.

  • JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    JQS Europe : Alerte rouge chez les garçons, les Françaises sauvent les meubles à Ferrol

    Après la deuxième étape du circuit Pro Junior de la WSL en Galice, le bilan est contrasté pour le clan tricolore. Si Naïa Monte brille, les garçons affichent un retard historique inquiétant avant l’étape capitale de Capbreton.

    Le GADIS Junior Pro Ferrol 2026 vient de rendre son verdict sur les vagues de la Playa de Esmelle. Si la victoire finale a échappé aux tricolores au profit de la surprise néerlandaise Tiara van der Huls et du Roumain John John Rabinovitch, c’est surtout le classement général européen qui interpelle.

    Des surfeurs bleus à la peine

    Historiquement dominateurs sur le circuit JQS depuis des décennies, les surfeurs français traversent une crise de résultats inédite. À l’issue des deux premières étapes (Maroc et Espagne), un seul Français figure désormais dans le top 20 européen : Alai Rodriguez Albeniz, 16 ans, solide sixième. Derrière lui, c’est le désert. De mémoire de suiveur, le clan tricolore n’avait jamais aligné si peu de représentants à ce niveau. Ce trou générationnel marquant sonne comme un véritable signal d’alarme pour la relève masculine.

    Les surfeuses françaises dominent

    Heureusement, le contingent féminin redonne le sourire et maintient la France à flot. À Ferrol, la jeune Naïa Monte s’est brillamment hissée en finale, ne cédant la première place qu’à quelques minutes de la sirène. Grâce à cette performance, elle grimpe sur la troisième marche du classement général. Le surf tricolore est d’ailleurs bien représenté avec quatre Françaises installées fermement dans le top 10 européen. Sans parler de Tya Zebrowski, qui vient d’atteindre sa première finale WCT à l’âge de 15 ans. Même constat pour Kiara Goold, qui est au même âge, est sur le circuit Challenger Series féminin.

    Allez les bleus, prochaine étape cette semaine à domicile, Capbreton.

  • Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    Le longboard de compétition est-il en train de s’autodétruire ?

    J’adore le longboard. C’est esthétique, c’est historique, c’est l’essence même de la glisse. Pourtant, après 18 ans à suivre le surf professionnel au quotidien, je craque : le circuit mondial m’ennuie profondément et sa mentalité actuelle me rebute.

    La guerre du longboard classic vs moderne

    Pourquoi ? Parce qu’on nous sert la même soupe en boucle. Des vagues d’un mètre propre, des point breaks standardisés, et des critères de jugement devenus totalement illisibles. Même avec des décennies de culture surf derrière moi, je ne comprends plus les notes des juges la majeure partie du temps. Le longboard est devenu le théâtre d’une guerre de clochers stérile entre les puristes nostalgiques du single fin classique et les acharnés du tri-fin ultra-moderne. Une niche dans la niche qui se regarde le nombril pendant que le navire coule.

    La réalité économique est pathétique : quand le troisième du classement européen doit renoncer aux étapes internationales parce que les prize money sont dérisoires et que voyager ne vaut plus le coup financièrement, c’est que le système est cassé.

    Le longboard intéresse t’il encore ?

    Et le pire, c’est que le public est demandeur ! Les réseaux sociaux ne mentent pas : une seule vague d’Édouard Delpero à Guéthary cumule 651 000 vues, et une bombe de Louis Marchiset à La Nord Hossegor frôle le million. Les internautes veulent voir du longboard, mais pas celui qu’on leur impose dans ces formats de compétition aseptisés.

    Il est temps de bousculer les codes. Pour être sacré champion du monde, un surfeur doit être complet : gracieux sur le nose, mais aussi capable de charger quand le plan d’eau s’énerve. La récente épreuve à Abu Dhabi a frôlé le ridicule : la majorité des compétiteurs étaient incapables de caler un tube proprement. On est bien loin des Hawaiiens qui allaient s’enfermer dans des cavernes à Pipeline avec des planches de 9 pieds. Si la discipline refuse de se moderniser et de montrer du gros surf, elle finira par mourir dans l’indifférence générale.

  • Comment Édouard Delpero a renversé la finale à Ferrol pour s’offrir l’Europe

    Comment Édouard Delpero a renversé la finale à Ferrol pour s’offrir l’Europe

    La plage d’Esmelle, en Galice, vient de vibrer au rythme des phases finales du GADIS Longboard Pro Ferrol. Dans des vagues de deux à trois pieds, cette ultime étape du circuit régional de la World Surf League (WSL) a sacré deux visages bien connus du circuit européen : le Français Édouard Delpero et la prodige italienne de 14 ans, Ginger Caimi. Tous deux repartent avec la couronne de champion d’Europe en poche.

    Le coup de poker d’Édouard Delpero en finale

    Après deux places de finaliste frustrantes lors des précédentes éditions à Ferrol, Édouard Delpero n’avait plus le droit à l’erreur. Pour décrocher ce titre européen, la victoire était obligatoire.

    Malmené en début de série par le Britannique Ben Skinner et l’Espagnol Jon Garmendia Gonzalez, le surfeur tricolore a dû prendre des risques. C’est finalement grâce à une trajectoire tendue et une note de 8,50 points (sur 10) qu’il a renversé la situation dans les dernières minutes.

    « C’était un vrai défi de revenir face à cette nouvelle génération, de prouver que je suis toujours là et que je veux gagner », a-t-il avoué.

    Grâce à ce finish, il valide sa requalification pour le circuit mondial qui débutera le mois prochain à l’US Open.

    Ginger Caimi, 14 ans et déjà intouchable

    Du côté des femmes, Ginger Caimi a survolé les débats. Arrivée en Galice avec le statut de favorite, l’Italienne a signé la meilleure performance du jour en finale avec deux vagues à 8,17 et 8,27 points. À seulement 14 ans, elle conserve son titre à Ferrol et s’offre son tout premier sacre européen devant la Française Alice Lemoigne.

    La compétition se poursuit ce week-end en Espagne avec le lancement des premiers rounds du GADIS Junior Pro Ferrol.

  • Vivo Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski frôle le sommet, Yago Dora s’empare du trône mondial

    Vivo Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski frôle le sommet, Yago Dora s’empare du trône mondial

    Le spot d’Itaúna à Saquarema n’a pas offert le spectacle de l’année pour le dénouement du ViVO Rio Pro 2026. Dans des vagues médiocres et particulièrement piégeuses, la jeune prodige française de 15 ans, Tya Zebrowski, a hissé le surf tricolore jusqu’en finale de cette épreuve du Championship Tour (CT), un record de précocité. Un parcours exceptionnel qui s’est malheureusement arrêté à une marche du sacre.

    Le coup de force tactique de Sawyer Lindblad

    Face à elle, l’Américaine Sawyer Lindblad (20 ans) traînait une lourde malédiction : trois finales sur le CT, trois places de dauphine. Dans ce duel de fin de tableau gâché par des vagues vraiment pas à la hauteur.

    Lindblad a su faire les choix les plus intelligents sur les sections molles pour sécuriser un total combiné modeste (autour des 7 points), s’offrant ainsi sa première victoire en carrière. Malgré une belle réaction sur son surf backside et un enchaînement engagé récompensé par la meilleure note du heat (5.57), Tya Zebrowski a cruellement manqué de vagues à fort potentiel dans les dernières minutes pour inverser la tendance. À seulement 15 ans, ce résultat à la mi-saison valide un potentiel hors norme.

    Yago Dora en jaune, Fioravanti s’incline

    Dans le tableau masculin, le public brésilien a bravé la météo pour gagner. Le local Yago Dora a littéralement enflammé le beach break en dominant l’Italien Leonardo Fioravanti lors de l’ultime face-à-face.

    Porté par une foule en délire, Dora décroche une victoire cruciale à domicile. avec sa pla ce en finale, l’italien Leonardo Fioraventi chipe la première place du classement général du WCT et portera le lycra jaune de leader mondial lors de la prochaine étape du circuit.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    VIVO Rio Pro 2026 : Tya Zebrowski s’envole en finale, Kauli Vaast stoppé net par les juges

    Cette journée brésilienne a soufflé le chaud et le froid sur le clan tricolore à Saquarema. Entre l’irrésistible ascension d’une prodige de 15 ans et une décision arbitrale litigieuse qui laisse un goût très amer, cette journée du VIVO Rio Pro 2026 restera gravé dans les mémoires.

    Tya Zebrowski : La reine de Saquarema est Française

    À seulement 15 ans, Tya Zebrowski n’en finit plus de bousculer la hiérarchie mondiale de l’élite. Opposée à l’Espagnole Nadia Erostarbe en demi-finale, la jeune rookie a livré un véritable récital de puissance, de fluidité et de timing. Sur un spot pourtant piégeux et changeant, Tya a fait parler son surf explosif sur le lip pour claquer un gros total de 14,84 points, laissant son adversaire en situation de combinaison pendant la majeure partie de la série.

    Avec cette victoire éclatante, elle s’offre sa place pour une finale au sommet face à la Californienne Sawyer Lindblad (qui a éliminé Caroline Marks). Au passage, elle prend une option sur le titre mondial de Rookie of the Year.

    Le coup de canif : Kauli Vaast éliminé dans la controverse

    L’ambiance est devenue beaucoup plus lourde lors du quart de finale masculin opposant Kauli Vaast à Ethan Ewing. Dans un duel de pur power surfing, le Tahitien a sorti toute sa panoplie de carves appuyés et de trajectoires massives. Pourtant, c’est une note qui a mis le feu aux poudres : un 7,00 attribué à l’Australien pour un enchaînement de deux virages, jugé largement surévalué par les observateurs et les fans en feu sur les réseaux sociaux.

    Malgré une réplique solide notée 6,17 et un gros air tenté dans les dernières secondes pour arracher la victoire, le champion olympique s’incline de justesse face à la glisse chirurgicale mais moins agressive d’Ewing. Une élimination frustrante tant le surfeur de Teahupo’o avait le rythme pour aller chercher le titre au Brésil.

  • Leandro Usuna : Le « Grinch » du surf argentin vise Los Angeles à 41 ans

    Leandro Usuna : Le « Grinch » du surf argentin vise Los Angeles à 41 ans

    Imaginez un hiver glacial sur la côte argentine. La neige tient sur le sable, le thermomètre frôle le zéro. Pourtant, un homme sprinte vers le shorebreak avec l’enthousiasme d’un gamin qui découvre l’océan. Ce surfeur, c’est Leandro « Lele » Usuna. Surnommé « Le Grinch » pour sa faim insatiable de vagues, le double champion du monde s’est lancé un défi complètement fou : décrocher son ticket pour les Jeux Olympiques de Los Angeles à près de 41 ans.

    Pour accomplir ce miracle, l’Argentin puise sa force là où personne ne l’attend : chez la légende du football, Diego Maradona.

    En 2014, avant de décrocher sa première couronne mondiale à Punta Rocas, Usuna s’était imposé un rituel immuable. Avant chaque série, il visionnait en boucle la célèbre vidéo de l’échauffement de Maradona avec le Napoli, jonglant et dansant avec le ballon sur le rythme de Live Is Life. Une décharge d’adrénaline pure et une leçon de joie brute qu’il transférait directement sur son shape. « J’avais cette chanson dans la tête en ramant au pic, j’étais gonflé à bloc, prêt pour le match », confie-t-il.

    Après avoir goûté à l’arène olympique à Tokyo en 2020 et manqué le train pour Tahiti, ce père de deux enfants refuse de raccrocher le Lycra de compétition. L’âge ? Un simple chiffre. Le déclic est venu en regardant le skateur Andy Macdonald fracasser le bowl de Paris à 51 ans.

    Pour Lele, glisser reste ce qui se rapproche le plus du rêve de voler. À l’aube de la quarantaine, Usuna prouve que la passion n’a pas de date d’expiration. Et qu’avec un peu de la magie d’El Pibe de Oro sous les dérives, aucun swell n’est trop gros.

  • Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Tya Zebrowski et Kauli Vaast s’offrent les patrons à Saquarema !

    Le spot de Saquarema a tremblé ce samedi 20 juin 2026. Alors que le public brésilien en ébullition attendait une démonstration de ses idoles locales pour cette 6e étape du Championship Tour (CT), ce sont deux surfeurs tricolores qui ont totalement volé la vedette. En éliminant des légendes absolues et des leaders mondiaux, Tya Zebrowski et Kauli Vaast ont signé une journée historique pour le surf français.

    À 15 ans, Tya Zebrowski éteint la légende Carissa Moore

    C’est l’image forte de ce VIVO Rio Pro. À seulement 15 ans, la plus jeune qualifiée de l’histoire du CT, Tya Zebrowski, vient de prouver qu’elle n’avait peur de personne. Après avoir écarté l’expérimentée Lakey Peterson au Round 2, la surfeuse tricolore retrouvait la quintuple championne du monde et médaillée d’or olympique, Carissa Moore, en quarts de finale.

    Loin d’être intimidée par le palmarès de l’Hawaïenne, Tya a surfé avec une maturité déconcertante pour s’imposer largement (12.70 contre 7.77). Une revanche éclatante après leur dernier duel à Snapper Rocks.

    « Elle m’avait battue là-bas, donc je ne voulais vraiment pas qu’elle recommence. J’ai juste essayé de rester concentrée sur mon propre surf. C’était une série incroyable et très stressante, mais je suis tellement heureuse », a confié la jeune prodige, qui se qualifie pour sa toute première demi-finale sur le CT face à l’Espagnole Nadia Erostarbe.

    Kauli Vaast fait taire l’arène brésilienne en sortant le n°1 mondial

    Chez les hommes, le défi qui attendait Kauli Vaast au Round 3 relevait presque de la mission impossible : affronter le champion du monde 2019 et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira, devant des milliers de fans brésiliens hurlants sur la plage.

    Dans la peau de l’underdog absolu, le champion olympique tahitien a fait preuve d’un sang-froid glacial. Grâce à un surf backside chirurgical et surpuissant, Vaast est parvenu à contrer la fougue de Ferreira sur ses propres terres. Un exploit retentissant qui propulse le rookie français en quarts de finale pour la troisième fois de la saison.

    « C’est un super jeu mental d’essayer de rester froid, concentré, et de faire son truc. Être dans cette situation face aux meilleurs me motive énormément », a déclaré le Tahitien.

    Au prochain tour, Kauli Vaast aura un autre immense morceau face à lui : l’Australien Ethan Ewing. La française Tya Zebrowski sera confrontée en demi finale à l’espagnole Nadia Erostarbe. Le rendez-vous est pris ce dimanche 21 juin pour un Finals Day qui s’annonce d’ores et déjà grandiose pour le clan français.

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round One (Heats 7-8) Results
    HEAT 7: Bella Kenworthy (USA) 10.10 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 8.93
    HEAT 8: Tatiana Weston-Webb (BRA) 11.00 DEF. Tyler Wright (AUS) 10.46

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Round Two Results
    HEAT 1: Carissa Moore (HAW) 14.50 DEF. Erin Brooks (CAN) 13.30
    HEAT 2: Tya Zebrowski (FRA) 14.33 DEF. Lakey Peterson (USA) 11.03
    HEAT 3: Nadia Erostarbe (ESP) 8.40 DEF. Molly Picklum (AUS) 7.67
    HEAT 4: Caitlin Simmers (USA) 15.10 DEF. Bella Kenworthy (USA) 13.60
    HEAT 5: Gabriela Bryan (HAW) 17.33 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 13.26
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 14.00 DEF. Tatiana Weston-Webb (BRA) 13.00
    HEAT 7: Luana Silva (BRA) 12.47 DEF. Isabella Nichols (AUS) 12.20
    HEAT 8: Sawyer Lindblad (USA) 14.03 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 9.67

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Quarterfinal Results
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) 12.70 DEF. Carissa Moore (HAW) 7.77
    HEAT 2: Nadia Erostarbe (ESP) 15.83 DEF. Caitlin Simmers (USA) 12.23
    HEAT 3: Caroline Marks (USA) 13.04 DEF. Gabriela Bryan (HAW) 11.90
    HEAT 4: Sawyer Lindblad (USA) 12.86 DEF. Luana Silva (BRA) 12.26

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Round Three Results
    HEAT 1: Jack Robinson (AUS) vs. Samuel Pupo (BRA)
    HEAT 2: Leonardo Fioravanti (ITA) vs. Liam O’Brien (AUS)
    HEAT 3: Morgan Cibilic (AUS) vs. Matthew McGillivray (RSA)
    HEAT 4: Joao Chianca (BRA) vs. George Pittar (AUS)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Italo Ferreira (BRA) Kauli Vaast (FRA)
    HEAT 6: Ethan Ewing (AUS) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 7: Yago Dora (BRA) vs. Marco Mignot (FRA)
    HEAT 8: Callum Robson (AUS) def. Michael Pupo (BRA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Women’s Semifinal Matchups
    HEAT 1: Tya Zebrowski (FRA) vs. Nadia Erostarbe (ESP)
    HEAT 2: Caroline Marks (USA) vs. Sawyer Lindblad (USA)

    VIVO Rio Pro Presented by Corona Cero Men’s Quarterfinal Matchups
    HEAT 1: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 2: Morgan Cibilic (AUS) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 3: Kauli Vaast (FRA) vs. Ethan Ewing (AUS)
    HEAT 4: Yago Dora (BRA) vs. Miguel Pupo (BRA)

  • Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Rio Pro 2026, Kauli Vaast et Marco mignot s’imposent avec panache à saquarema

    Les Français ont fait le show dans les vagues puissantes de Saquarema. Lors du round 2 du Rio Pro, Kauli Vaast et Marco Mignot ont validé leur ticket pour le troisième tour, affichant chacun un surf aussi radical qu’intelligent.

    Vaast comme à la maison

    Opposé au Californien Crosby Colapinto, Kauli Vaast a dicté son rythme (13.73 contre 11.50). Sur les gauches brésiliennes, le Tahitien a fait parler sa puissance et son engagement, enchaînant notamment de gros laybacks. Dans des conditions solides balayées par un fort vent offshore, Vaast a déclaré se sentir presque « comme à la maison », profitant de sa meilleure session sur ce spot. De son côté, Colapinto, malgré une belle attaque backside au premier plan, s’est fait surprendre par une lèvre brésilienne fuyante et n’a pas pu combler son retard.

    Mignot, le coup de maître tactique

    Face à Barron Mamiya, Marco Mignot a livré une prestation de haut vol. Le Français a pris les commandes d’entrée grâce à un superbe air frontside full rotation parfaitement replaqué. En face, l’Hawaiien a misé son va-tout en cherchant des airs monstrueux, mais sans jamais trouver le replaquage.

    C’est dans les cinq dernières minutes que Mignot a prouvé toute sa maturité sur le CT. Alors que Mamiya, après avoir pris une gauche sans potentiel, a fait appel au jet ski. Le but, étant de s’isoler du français en allant à l’opposer de Marco Mignot, qui a alors la priorité. Marco a entamé une énorme rame pour le marquer à la culotte. À trente secondes du buzzer, l’Hawaiien trouve l’opportunité espérée, mais Mignot, fort de sa priorité, lui coupe la route avec sang-froid. Une stratégie redoutable qui propulse le Français au tour suivant.

  • Stab in the Dark 2026 : Hayden Cox et Dan Mann braquent les cadors du shape

    Stab in the Dark 2026 : Hayden Cox et Dan Mann braquent les cadors du shape

    Le concept de Stab in the Dark est simple mais redoutable : un surfeur d’élite teste à l’aveugle, sans logo ni marque, des planches 100% anonymes pour élire le meilleur shapeur de la planète. Pour cette édition 2026, c’est le redoutable surfeur styliste australien Ethan Ewing qui s’est plié au rôle de pilote d’essai en analysant chaque courbe des prototypes blancs

    Le verdict vient de tomber, secouant fermement le microcosme du shape. Contre toute attente, c’est Hayden Cox (le boss de Haydenshapes et créateur de la mythique Hypto Krypto) qui décroche la victoire. Une immense surprise pour le vainqueur lui-même, mais aussi pour Ewing.

    Le séisme ne s’arrête pas là : Dan Mann s’empare de la deuxième place. Sa sélection fait grincer des dents ceux qui criaient au favoritisme lorsque Kelly Slater l’avait choisi par le passé. Avec ce doublé inattendu, les monstres sacrés de l’industrie comme Sharpeye, Channel Islands (Merrick), Biolos (Lost) ou DHD — pourtant le shapeur officiel d’Ewing — restent aux portes du top deux. Un véritable camouflet pour les favoris historiques.

  • VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    VIVO Rio Pro 2026 : Un prize money historique et des duels au sommet pour les Français

    La 6ème étape du Championship Tour (CT), le VIVO Rio Pro, s’annonce d’ores et déjà historique avant même son coup d’envoi à Saquarema du 19 au 27 juin. Entre un pactole inédit offert au vainqueur et des séries redoutables pour le clan tricolore, l’enjeu est colossal.

    La World Surf League (WSL) a frappé fort. Le vainqueur de cette étape brésilienne repartira avec le plus gros gain de l’année, frôlant les 150 000 dollars. Aux 80 000 $ de prize money habituel viendra s’ajouter un impressionnant 4×4 GWM Tank 300, évalué à environ 67 000 $. Pour Ivan Martinho, président de la WSL Latin America, cette alliance avec le constructeur automobile chinois démontre « la force commerciale du sport et l’importance du marché brésilien ». Une récompense XXL qui motive les troupes, alors que le grand absent de cette étape sera une nouvelle fois le Sud-Africain Jordy Smith, dont la blessure semble plus sérieuse que prévu. La deuxième wildcard reste, quant à elle, encore à définir.

    Un tirage corsé pour les surfeurs français

    Si la récompense fait rêver, la route vers la finale sera pavée d’obstacles, particulièrement pour nos représentants français qui héritent d’un tirage très complexe.

    Chez les femmes, le choc des générations est au rendez-vous. La jeune prodige Tya Zebrowski aura la lourde tâche de défier la légende australienne et octuple championne du monde Stephanie Gilmore dans la série 5. De son côté, Vahine Fierro affrontera une autre icône australienne, la redoutable Sally Fitzgibbons, dans la série 1.

    Chez les hommes, la tension sera palpable dès le Round 2. Kauli Vaast devra sortir le grand jeu face au prodige californien Crosby Colapinto (Série 10). Enfin, Marco Mignot sera opposé au puissant Hawaiien Barron Mamiya (Série 14), un tirage un peu plus clément, mais attention les deux surfeurs ont énormément de talent. Le spectacle est garanti ! Enfin, si les vagues sont au rendez-vous

  • La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    La WSL joue les entremetteurs avec une appli de rencontre pour l’US Open 2026

    Huntington Beach, ses vagues estivales capricieuses, son sable brûlant… et maintenant, son potentiel de séduction optimisé par algorithme. La World Surf League vient de lâcher une annonce qui détonne au milieu des habituels classements du CT : pour l’US Open 2026, l’organisation s’associe officiellement à une application de rencontre.

    « SURF », l’appli qui filtre votre lifestyle

    L’application en question s’appelle tout simplement SURF (difficile de faire plus littéral). Mais ne vous y trompez pas, l’objectif n’est pas d’analyser la radicalité de vos cutbacks. Rob Long, le PDG de la plateforme, part d’un constat simple : les géants comme Tinder ou Bumble génèrent trop de bruit de fond et de déceptions pour les passionnés.

    L’idée est de connecter des célibataires qui partagent réellement le même mode de vie. En renseignant la « WSL » comme affiliation sur votre profil, vous accédez directement à une grille d’utilisateurs qui, comme vous, ont découvert l’appli via le tour pro.

    Le piège de la carte bleue

    Ici, oubliez le swipe compulsif à la recherche d’un shoot de dopamine. L’interface se veut différente en affichant les prétendants sous forme de mosaïque selon vos critères. Le petit détail qui pique ? Vos interactions gratuites sont limitées. Si vous voulez stalker tous les profils et distribuer des « likes » sans restriction sous le ponton californien, il faudra sortir la carte de crédit. L’amour n’a peut-être pas de prix, mais l’algorithme, si.

    Un retour aux sources pour Huntington ?

    Ceux qui connaissent l’histoire de l’US Open se souviennent des émeutes et de la vibe sulfureuse qui enflammaient le sud du pier de Huntington Beach par le passé. L’événement s’est considérablement assagi ces dernières années pour devenir très « famille ». Avec ce partenariat insolite, la directrice des revenus de la WSL, Nicole Metzger, espère ouvertement « faciliter de nouvelles connexions » réelles entre les fans. Une façon moderne et encadrée de raviver la flamme sur le sable.

    Quand on regarde le nombre de power couples historiques du surf pro (Tatiana Weston-Webb et Jesse Mendes, Jack Freestone et Alana Blanchard, Ethan Ewing et Sawyer Lindblad…), on se dit que l’océan reste un sacré aphrodisiaque. Reste à voir si, du 25 juillet au 2 août prochain, la magie opérera aussi sur smartphone.

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Journée historique pour Fioravanti et Moore au Salvador

    Le spot de Punta Roca vient de délivrer un scénario que même les meilleurs experts d’Hollywood n’auraient pas pu prédire. Ce samedi 13 juin 2026, le Surf City El Salvador Pro s’est achevé dans une tempête d’émotions brutes, marquée par deux destins hors normes : le retour fracassant d’une jeune maman entrée dans la légende et les larmes d’un surfeur qui attendait son heure depuis dix ans.

    Leonardo Fioravanti : Dix ans de sacrifices pour une délivrance historique

    L’Italie tient enfin son tout premier champion sur le Championship Tour (CT). À 28 ans, Leonardo Fioravanti a brisé sa malédiction de la plus belle des manières. Après deux échecs cruels en finale du côté de Pipeline, le surfeur italien (habitant à Hossegor) a survolé les vagues du Salvador, s’affirmant comme le surfeur le plus affûté de la semaine. C’est d’ailleurs lui qui a signé l’unique note de 9,00 points du côté des quarts de finale.

    En finale, Fioravanti faisait face au monstre sacré et actuel numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien s’est présenté sur l’épreuve avec huit points de suture au genou à la suite d’un terrible choc avec un longboard deux jours avant le coup d’envoi. Malgré cette blessure, Ferreira a balayé Gabriel Medina en demi-finale dans un duel dantesque.

    Mais lors de l’ultime affrontement, l’Italien a immédiatement douché ses espoirs en scorant un 8,33 d’entrée de jeu grâce à des turns puissants et ultra-engagés. Incapable de trouver une seconde vague solide, Ferreira a dû s’avouer vaincu (15,33 contre 10,90).

    « Ça ne semble pas réel. J’ai dédié les dix dernières années de ma vie à obtenir cette victoire. J’ai frôlé le but si souvent… » a confié un Fioravanti en larmes à sa sortie de l’eau. Cette victoire propulse l’e Romain’italien à la 3e place mondiale, brisant le fameux squat brésilien au sommet du classement.

    Carissa Moore : La maman surfeuse dicte sa loi à la nouvelle génération

    Chez les femmes, le constat est tout aussi vertigineux. Après avoir pris une pause de deux ans pour donner naissance à sa fille et s’occuper de sa famille, Carissa Moore prouve que son esprit de compétition est resté absolument intact. En s’imposant face à sa rivale de toujours, Tyler Wright, l’Hawaïenne décroche sa deuxième victoire consécutive cette saison, juste après son sacre au New Zealand Pro.

    Il s’agit du 30e triomphe en carrière pour la quintuple championne du monde, qui teste actuellement une formule inédite : son mari officie à ses côtés en tant que coach. Un choix payant. Lors d’une finale de titans, Wright a brièvement pris les commandes à cinq minutes de la fin de la série avec une vague notée 6,17. Mais la réponse de Moore ne s’est pas fait attendre : un enchaînement chirurgical sur une section tendue, récompensé par un 6,67 qui lui redonne définitivement l’avantage (15,10 à 13,84).

    Cette victoire replace Moore au 2e rang mondial, juste derrière Gabriela Bryan. Elle confirme surtout la révolte du « club des trentenaires » (Moore, Wright, Gilmore, Peterson). Face à la fougue des adolescentes comme Caity Simmers, Caroline Marks ou Erin Brooks, qui glissent doucement au classement, les vétéranes ont décidé de verrouiller les podiums en 2026.

    Cap sur le Brésil : La tempête de Rio arrive

    Les surfeurs de l’élite n’auront pas le temps de célébrer bien longtemps. Dès le 19 juin, le circuit mondial se déplace en Amérique du Sud pour le VIVO Rio Pro. Gabriela Bryan portera la lyre jaune de leader chez les femmes, tandis qu’Italo Ferreira, boosté par son statut de finaliste héroïque, arrivera sur ses terres natales bien décidé à consolider son trône mondial. Fioravanti, lui, compte bien prouver que sa place dans le top 3 n’a absolument rien d’un hasard.

    Tous les résultats du Surf City El Salvador Pro 2026

    Finale Femmes

    • 1 – Carissa Moore (HAW) : 15.10
    • 2 – Tyler Wright (AUS) : 13.84

    Finale Hommes

    • 1 – Leonardo Fioravanti (ITA) : 15.33
    • 2 – Italo Ferreira (BRA) : 10.90

    Demi-finales Femmes

    • SÉRIE 1 : Carissa Moore (HAW) 12.17 bat Gabriela Bryan (HAW) 11.33
    • SÉRIE 2 : Tyler Wright (AUS) 13.00 bat Molly Picklum (AUS) 11.00

    Demi-finales Hommes

    • SÉRIE 1 : Leonardo Fioravanti (ITA) 12.00 bat Kanoa Igarashi (JPN) 10.10
    • SÉRIE 2 : Italo Ferreira (BRA) 14.70 bat Gabriel Medina (BRA) 14.17

    Quarts de finale Femmes

    • SÉRIE 1 : Gabriela Bryan (HAW) 14.83 bat Anat Lelior (ISR) 7.50
    • SÉRIE 2 : Carissa Moore (HAW) 13.67 bat Luana Silva (BRA) 6.07
    • SÉRIE 3 : Molly Picklum (AUS) 14.33 bat Caroline Marks (USA) 11.50
    • SÉRIE 4 : Tyler Wright (AUS) 13.33 bat Caitlin Simmers (USA) 12.27

    Quarts de finale Hommes

    • SÉRIE 1 : Kanoa Igarashi (JPN) 14.67 bat Callum Robson (AUS) 13.27
    • SÉRIE 2 : Leonardo Fioravanti (ITA) 15.93 bat Marco Mignot (FRA) 13.00
    • SÉRIE 3 : Italo Ferreira (BRA) 10.67 bat Kauli Vaast (FRA) 8.33
    • SÉRIE 4 : Gabriel Medina (BRA) 8.80 bat Alan Cleland (MEX) 8.10
  • Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : Pierre-Olivier Coutant et Jade Ouradou s’imposent à Hossegor

    Le verdict est tombé à La Centrale/Nord ! Après une journée de pur plaisir dans des vagues parfaites, la première édition française du Red Bull King of the Mousse a livré ses résultats.

    Chez les filles, c’est Jade Ouradou qui décroche la première place après avoir survolé ses séries sur sa planche en mousse, suivie de près par Gabriella Lailvaux et Laly Nicolas.

    Du côté des garçons, la bataille sur le banc de sable landais a été intense, mais c’est l’expérimenté Pierre-Olivier Coutant qui monte sur la plus haute marche du podium, devançant Hugo Flori et Axel Dominguez.

    Mention spéciale à Damien de Saint Remy : en plus de sa 8e place au général, il repart avec le très convoité Prix Spécial Tricks grâce aux cabrioles les plus folles de la journée. Un grand bravo aux 60 participants pour ce show mémorable. Vivement la prochaine édition !

    @icones_surf

    Première du « king of the mousse » de Red Bull, une première édition bien cool sur la plage de la Centrale à Hossegor #surf #surfing #surfer #surfers #waves #hossegor

    ♬ son original – Icônes Surf, le média surf – Icônes Surf, le média surf
  • Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    Jour de finale au Salvador : pourquoi le dénouement de cette nuit va marquer l’histoire du CT

    La compétition est lancée à Punta Roca. La cinquième étape du CT 2026 s’apprête à sacrer ses champions dans des conditions parfaites. Une houle solide de 1m50 à 2m déferle sur le fameux pointbreak en droite, offrant une toile idéale pour le très haut niveau.

    Le choc des titans chez les femmes

    Le tableau féminin s’ouvre sur une énorme pression. La numéro 1 mondiale Gabriela Bryan remet son titre en jeu face à Anat Lelior. Derrière, l’ambiance monte d’un cran avec une succession de duels légendaires : Luana Silva défie Carissa Moore, tandis que la tenante du titre mondial Molly Picklum affronte Caroline Marks. Pour finir, Tyler Wright se mesurera à Caitlin Simmers.

    Nos Français face aux monstres sacrés

    Côté messieurs, la tension est maximale pour le clan tricolore. Marco Mignot, impérial au buzzer aux tours précédents, affronte l’Italien Leonardo Fioravanti dans un derby européen bouillant.

    Le jeune rookie Kauli Vaast hérite quant à lui d’un monstre sacré : le champion du monde 2019 Italo Ferreira. En clôture de ces quarts, Gabriel Medina fera face au chouchou local Alan Cleland Jr. dans un duel électrique. Les phases finales s’enchaînent dès 7h05 heure locale.

  • CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    CT au Salvador : Quand la WSL snobe des vagues magiques pour des prévisions

    Punta Roca a offert bien plus que prévu ces derniers jours pour le Surf City El Salvador Pro. Pourtant, la compétition est entrée dans une phase d’attente qui agace. Alors que des murs massifs, deux à trois fois au-dessus de la tête, déroulaient proprement sur le pointbreak salvadorien, les organisateurs ont décidé de lever le pied. Une décision incompréhensible, partagée par nos confrères du média Duke Surf (sur place), qui estiment à juste titre que les demi-finales auraient dû être bouclées depuis 24 heures, voir toute la compétition.

    Le coup de poker de Renato Hickel : Un pari ultra-risqué sous les tropiques

    Ce blocage met en lumière un problème récurrent : la dépendance aveugle de la direction de course aux outils de prévisions, Surfline en tête. L’application reine du secteur a pourtant montré ses limites flagrantes. Pendant deux jours, ses algorithmes affichaient du rouge (« conditions médiocres »), alors que le plan d’eau était fantastique. Ce n’est pas une surprise pour nous en France, où l’on sait pertinemment que Surfline est complètement « éclaté au sol » (c’est mon point de vue un peu radical) et pas du tout au niveau de sa réputation. Au Salvador, l’erreur informatique a sauté aux yeux de tout le monde.

    Le patron du circuit, Renato Hickel, a préféré parier sur une journée de samedi théoriquement « épique », quitte à envoyer les quarts de finale dans des vagues déclinantes le vendredi. C’est un coup de poker ultra-risqué. Sous les tropiques, le moindre grain ou phénomène local peut détruire un plan d’eau en quelques minutes, peu importe si les cartes météo virent au vert sur l’écran.

    L’époque des compétitions qui s’éternisent dans l’espoir d’un swell mythique commence à lasser. Quand les vagues sont là, il faut envoyer les séries. Vouloir miser sur « encore mieux » alors que le spectacle est déjà garanti est un luxe dangereux. Le verdict tombera d’ici quelques heures, mais on croise les doigts pour que ce choix ne transforme pas une édition historique en immense frustration.

  • deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    deux Français en quarts au Salvador face aux monstres du CT

    La folie s’empare d’El Salvador ! Le contingent tricolore fait vibrer le surf français sur cette étape du CT. Après la masterclass de Marco Mignot face à Yago Dora au tour précédent, c’est Kauli Vaast qui a dicté sa loi dans des vagues pourtant complexes.

    Opposé au redoutable Brésilien Joao Chianca, le Tahitien a sorti le grand jeu pour s’imposer avec un score solide de 12,76 contre 10,76. Une victoire nette et sans bavure qui valide son billet pour le top 8.

    Mais le véritable miracle du jour vient d’Italo Ferreira. Malgré une vilaine blessure et des points de suture tout frais, le champion olympique a surmonté la douleur pour éliminer Crosby Colapinto.

    Le décor des quarts de finale est planté : Marco Mignot affrontera Leonardo Fioravanti, tandis que Kauli Vaast se mesurera à ce guerrier d’Italo. Le choc s’annonce légendaire !

    Le souvenir d’Hossegor en 2019

    La dernière fois que deux surfeurs tricolores ont atteint simultanément le Top 8 d’un événement de l’élite mondiale, c’était lors du Quiksilver Pro France 2019. À l’époque :

    • Jérémy Florès avait tracé sa route dans des tubes parfaits pour s’offrir une victoire historique à domicile.
    • Marc Lacomare, invité sur l’épreuve (wildcard), avait enflammé le public landais en se hissant lui aussi en quarts de finale (battu de justesse par Jack Freestone).
  • Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Red Bull King of the Mousse : le contest surf le plus fou de l’été débarque à Hossegor

    Le 13 juin 2026, le spot de la Centrale à Hossegor accueille l’un des contests les plus décalés de la scène surf. Red Bull King of the Mousse pose une règle simple et impitoyable : tout le monde surfe en mousse, et personne ne choisit sa planche.

    La Roue du Shred : l’égaliseur ultime

    C’est le concept qui rend cet événement unique. À chaque série, les participants font tourner la fameuse Roue du Shred, qui leur impose aléatoirement une planche parmi plusieurs modèles de foamies : Beater, Stump, Skipper ou longboard en mousse. Résultat : impossible de s’appuyer sur un matériel taillé pour ses points forts. Un rider habitué aux shortboards peut très bien se retrouver à gérer un longboard en mousse, pendant qu’un longboardeur hérite d’un micro Stump.

    C’est précisément là que la magie opère. Le surf redevient un terrain de jeu brut, où l’adaptation, le style et l’audace comptent autant que le niveau technique. Et c’est filmé (du moins par Icônes Surf), commenté, et vécu depuis la plage par tous ceux qui viennent regarder.

    Des conditions surf de rêve pour la compétition

    C’est une journée magique qui s’annonce avec du soleil, de la chaleur et des vagues incroyables. Hasard du calendrier, des vagues de plus d’1m50 avec du vent offshore sur toute la journée sont prévus samedi.

    Un contest ouvert à tous, pas réservé aux élites

    Red Bull King of the Mousse ne s’adresse pas qu’aux pros. Équipes universitaires, clubs locaux, passionnés du coin : le format est pensé pour accueillir une vraie diversité de profils. Ce qui crée des confrontations imprévisibles — et souvent plus intéressantes à regarder qu’une compétition classique où les favoris sont connus d’avance.

    Les juges noteront le style, l’engagement et la capacité à tirer le meilleur d’une planche qu’on ne vous a pas laissé choisir. Plusieurs prix seront décernés en dehors du classement général : Meilleur trick, Meilleur style, Meilleur outfit. Autrement dit, même sans gagner la finale, il y a des raisons de se démarquer.

    Le programme du 13 juin

    L’événement se déroule sur toute la journée, dans le cadre de la Fête de la Plage à Hossegor :

    • 9h00 – 13h30 : Phases préliminaires
    • 13h30 – 14h50 : Demi-finales
    • 14h50 – 15h20 : Expression Session
    • 15h30 – 16h00 : Finale
    • À partir de 16h00 : After party et remise des prix

    L’accès est gratuit et ouvert à tous. Que vous veniez surfer ou simplement poser votre serviette sur la plage de la Centrale, le show sera aussi bien dans l’eau que sur la grève.

    Comment s’inscrire ?

    Les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel Red Bull. Que vous soyez compétiteur ou simple passionné qui veut passer une bonne journée à Hossegor, le 13 juin s’annonce comme l’un des rendez-vous surf de cet été.

    👉 S’inscrire au Red Bull King of the Mousse 2026


    Red Bull King of the Mousse — Samedi 13 juin 2026 — La Centrale, Hossegor. Entrée gratuite.

  • Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    Duel électrique dans un gros 3 M à El Salvador : comment Marco Mignot a fait plier Yago Dora

    J’ai vu la série et honnêtement, le braquage est total, mais tellement mérité. Dans un spot verrouillé par des bombes massives d’un bon 3 mètres, Marco Mignot s’est offert le scalp du champion du monde Yago Dora au terme d’un duel d’une rare violence physique.

    Le Français a immédiatement planté le décor en scorant un 6,67 après une prise de risque monstrueuse sur sa dernière manœuvre. Dos au mur dans ces conditions musclées, le Brésilien a poussé ses dérives à la limite, mais ses espoirs se sont fracassés sur ses fins de vagues. C’est finalement à la dernière minute, sur un ride ultra-engagé noté 6,17, que Marco arrache la victoire pour un minuscule 0,01 point. Les Brésiliens vont hurler au vol, mais le patron, c’est Marco.

  • Le coup de folie à la dernière seconde qui a enflammé le Salvador Pro

    Le coup de folie à la dernière seconde qui a enflammé le Salvador Pro

    Le Round 2 féminin du Surf City El Salvador Pro a offert un spectacle d’une intensité rare sur les droites de Punta Roca. Entre envolées de dernière minute et bonnes vagues, les meilleures surfeuses de la planète ont totalement redistribué les cartes avant les quarts de finale.

    Le pari fou de Carissa Moore face au chrono

    C’est l’image forte de cette troisième journée de compétition. Opposée à la redoutable Brisa Hennessy, la quintuple championne du monde Carissa Moore s’est retrouvée au pied du mur. À moins d’une minute de la sirène, l’Hawaïenne avait impérativement besoin d’un score pour inverser la tendance. C’est là qu’elle a choisi de s’envoler : un grab-rail air-reverse de dernière minute, plaqué in extremis au cœur de la mousse. Note finale : 5,80. Suffisant pour éliminer Hennessy et prouver qu’à ce niveau, la qualification se joue souvent au mental et à l’audace.

    Caity Simmers dicte sa loi

    Si Moore a signé le moment le plus dramatique de la journée, Caitlin Simmers a, elle, redéfini les standards de performance de l’épreuve du jour. Dans son duel face à sa compatriote Bella Kenworthy, la championne du monde 2024 a fait parler la poudre. Enchaînant des trajectoires ultra-agressives et une variété de manœuvres impressionnante, elle décroche un total brut de 16,50 points (8,00 + 8,50), le meilleur score de l’événement hommes et femmes confondus.

    De leur côté, la lycra jaune Gabriela Bryan et sa dauphine Luana Silva ont solidement tenu leur rang. La surprise du jour est signée par la rookie israélienne Anat Lelior, qui s’offre une place de choix en quarts après avoir éliminé Sawyer Lindblad grâce à un surf puissant et engagé.

    Round 2 des femmes au Salvador

    HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) 14.17 DEF. Yolanda Hopkins (POR) 8.17
    HEAT 2: Anat Lelior (ISR) 14.60 DEF. Sawyer Lindblad (USA) 12.06
    HEAT 3: Luana Silva (BRA) 12.50 DEF. Nadia Erostarbe (ESP) 10.90
    HEAT 4: Carissa Moore (HAW) 11.97 DEF. Brisa Hennessy (CRC) 11.50
    HEAT 5: Molly Picklum (AUS) 13.66 DEF. Sally Fitzgibbons (AUS) 10.23
    HEAT 6: Caroline Marks (USA) 12.17 DEF. Bettylou Sakura Johnson (HAW) 10.00
    HEAT 7: Tyler Wright (AUS) 12.73 DEF. Lakey Peterson (USA) 9.94
    HEAT 8: Caitlin Simmers (USA) 16.50 DEF. Bella Kenworthy (USA) 11.10

    Quart de finale à Surf City El Salvador Pro:

    HEAT 1: Gabriela Bryan (HAW) vs. Anat Lelior (ISR)
    HEAT 2: Luana Silva (BRA) vs. Carissa Moore (HAW)
    HEAT 3: Molly Picklum (AUS) vs. Caroline Marks (USA)
    HEAT 4: Tyler Wright (AUS) vs. Caitlin Simmers (USA)

    Round 3 des hommes

    HEAT 1: Liam O’Brien (AUS) vs. Callum Robson (AUS)
    HEAT 2: Eli Hanneman (HAW) vs. Kanoa Igarashi (JPN)
    HEAT 3: Marco Mignot (FRA) vs. Yago Dora (BRA)
    HEAT 4: Samuel Pupo (BRA) vs. Leonardo Fioravanti (ITA)
    HEAT 5: Italo Ferreira (BRA) vs. Crosby Colapinto (USA)
    HEAT 6: Kauli Vaast (FRA) vs. Joao Chianca (BRA)
    HEAT 7: Gabriel Medina (BRA) vs. Jack Robinson (AUS)
    HEAT 8: Barron Mamiya (HAW) vs. Alan Cleland (MEX)

  • Surf City El Salvador Pro 2026 : Une entame électrique entre miracles et arbitrages houleux

    Surf City El Salvador Pro 2026 : Une entame électrique entre miracles et arbitrages houleux

    Le pointbreak de Punta Roca a tenu toutes ses promesses pour le lancement de la cinquième étape du Championship Tour (CT) 2026. Dans des droites solides de 2 mètres à 2 mètres 50, les meilleurs surfeurs du monde ont immédiatement été poussés dans leurs retranchements. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette première journée a déjà fait mal au clan français.

    L’exploit héroïque de Ramzi Boukhiam

    Aligné face au redoutable Sud-Africain Matthew McGillivray, le Marocain Ramzi Boukhiam a vécu un cauchemar absolu dès ses premières secondes à l’eau : sa planche fétiche s’est brisée en deux sur sa toute première vague.

    Obligé de revenir au bord en urgence pour changer de board, le goofy-footer ne s’est pas laissé démonter. Avec un sang-froid impressionnant, il est retourné au peak pour fracasser les murs de Punta Roca, scorant un 7.83 pour un total combiné de 14.50 points, s’offrant ainsi sa première victoire de série en 2026.

    Au prochain tour, un duel au sommet l’attend face au numéro 1 mondial, Italo Ferreira. Le Brésilien, vainqueur en Nouvelle-Zélande, est pourtant en sursis après avoir été percuté par un longboardeur amateur lors d’un entraînement, un accident qui lui a valu entre 8 et 10 points de suture au genou selon les versions. Ce choc de titans s’annonce d’ores et déjà bouillant, ou pas si le brésilien abandonne.

    Le clan français face à la sévérité des juges

    Si le camp marocain jubile, l’amertume domine du côté des Françaises, où les critères de notation laissent une fois de plus planer le débat.

    Vahine Fierro s’est inclinée face à l’expérimentée Sally Fitzgibbons (8.93 contre 9.87). Si la défaite se joue sur de minces détails et une sélection de vagues perfectible, la sévérité des scores attribués à la tricolore interroge légitimement les fans. Il faudrait que je regarde encore une fois la série….

    Le scénario est encore plus rageant pour la jeune prodige de 16 ans, Tya Zebrowski, opposée à la double championne du monde Tyler Wright. Tya a payé le prix fort pour une chute sur la vague qui offrait pourtant le plus gros potentiel de points de la série. Malgré un surf frontside ultra-engagé et une lecture parfaite sur une vague plus petite, elle s’incline pour seulement un dixième de point (11.90 contre 12.00). Cruel et frustrant, tant le niveau global de la jeune Française paraissait supérieur et plus dynamique que celui de l’Australienne sur ce coup-là.

    Marco Mignot solide pour la suite

    Heureusement, le tableau masculin a apporté son lot de réconfort avec la qualification autoritaire de Marco Mignot lors du Round 2. Opposé à l’Indonésien Rio Waida, le Français a parfaitement géré son timing et la construction de son score pour plier le match (12.87 contre 6.67).

    Une bouffée d’oxygène pour le clan tricolore. Marco décroche ainsi son ticket pour le Round 3 où l’attend un morceau de choix : le champion du monde en titre, Yago Dora.