Le spot mythique de Manu Bay, en Nouvelle-Zélande, vient de vivre les minutes les plus folles et les plus flippantes de l’histoire du circuit mondial. Alors que la deuxième demi-finale masculine du New Zealand Pro battait son plein, le klaxon de la WSL a retenti pour une raison totalement inédite : une attaque en direct.
L’instant où tout a basculé à Manu Bay
Le légendaire photographe aquatique Ed Sloane flottait tranquillement au line-up, palmes aux pieds, pour shooter les trajectoires d’Italo Ferreira et Yago Dora. Soudain, de violents éclaboussements et un saut désespéré sur le jet-ski de la Water Patrol ont glacé le public. Une créature marine de grande taille venait de lui enfoncer les dents dans la cheville.
Face à l’urgence, le directeur du circuit, Renato Hickel, a pris une décision historique : activer le tout premier Code Red de l’histoire de la WSL. Les surfeurs ont été évacués de l’eau en urgence absolue.
« Les secours ont trouvé des marques de morsure profondes et sa palme a carrément été arrachée », confie un paramédical sur place.
Transporté d’urgence à l’hôpital dans un état stable, Ed Sloane a rapidement donné des nouvelles rassurantes, remerciant la patrouille pour leur réactivité légendaire.
Requin plat-nez ou otarie territoriale ?
La question qui brûle toutes les lèvres sur le parking : qu’est-ce qui s’en est pris à Sloane ? Si le staff médical a d’abord évoqué une otarie à fourrure un peu trop agressive, les locaux penchent plutôt pour un coup du requin plat-nez (Sevengill), un prédateur très commun dans les eaux de l’île du Nord. C’est exactement cette espèce qui avait mordu le jeune Elliot Paerata-Reid au même endroit en 2006.
Après de longues minutes d’angoisse et l’évacuation de quelques groms locaux qui tentaient bêtement de braver l’interdiction pour choper les vagues vides, la compétition a pu reprendre. Italo Ferreira a finalement survolé les débats pour s’offrir la victoire face à Morgan Cibilic, tandis que la nouvelle maman Carissa Moore dictait sa loi chez les femmes. Mais à Raglan, l’histoire retiendra surtout ce frisson venu des profondeurs.
